Le gouvernement Charest continue de
défendre avec vantardise son budget antisocial en
répétant qu'il faut
maintenir le cap pour obtenir le déficit zéro. Lors du
dépôt du budget,
la première annonce que le ministre des finances Raymond Bachand
a fait
est celle-ci : « J'annonce que nous prévoyons
aujourd'hui un déficit de
3,8 milliards $ en 2011-2012 et de
1,5 milliards $ en 2012-2013, et que
le budget du gouvernement du Québec sera en équilibre
budgétaire, comme
prévu, en 2013-2014. »
Mais qui a décidé des dépenses
à faire et qu'il faut éliminer le
déficit ? Que savons-nous de la dette du Québec et
de comment elle a
été encourue ? Quand une famille fait un budget et
décide d'emprunter
ou de s'endetter pour améliorer sa situation (acheter une
maison, une
voiture, payer des études pour les enfants) elle le fait en
toute connaissance de cause et avec un plan de remboursement
précis. On
ne peut pas en dire autant de la dette du Québec. Il est
intéressant de
voir, quand on visite le site du ministère des Finances, qu'il
n'y a
aucune description simple et précise de ce qu'est la dette du
Québec,
d'où elle vient, comment elle a été encourue et
pourquoi. Qui a
profité de cet endettement du gouvernement ? Mais
entre-temps le
gouvernement coupe dans les services à la population et en
redemande au
nom du déficit zéro.
Ce que l'on sait, c'est que le gouvernement trouve de
l'argent ou
vote des lois pour sauver des monopoles, comme pour Tembec en
Abitibi-Témiscamingue, ou leur offrir des milliards de dollars
en
routes et infrastructures pour servir leurs desseins d'exploiter nos
richesses naturelles. Mais quand le peuple demande la reconnaissance de
ses
droits à la santé, à l'éducation, à
un moyen de subsistance, à un
emploi décent ou à la sécurité à la
retraite, il n'a pas d'argent.
Il faut enquêter les origines de cette dette pour
démystifier cette
comptabilité impénétrable que le gouvernement
utilise pour justifier
les mesures antisociales.
Le budget Bachand prive les citoyens d'une vision
centrée sur l'être
humain, dans laquelle la richesse sociale créée par la
classe ouvrière
et le peuple doit servir leurs besoins et intérêts. En
fait, il va même
plus loin et les prive carrément de cette richesse qu'ils
créent. Cette
richesse doit servir d'abord et avant tout à garantir les droits
qui
appartiennent à tous du fait qu'ils sont humains. Mais le budget
Bachand ne part pas de la responsabilité sociale de servir les
besoins
de tous. Ce budget est antisocial parce qu'il part d'une vision
centrée
sur le capital, celle qui dit qu'il faut payer les riches parce que la
société aurait besoin d'eux ou aurait une dette envers
eux.
Nous avons besoin d'une nouvelle direction pour le
Québec, une
direction centrée sur l'être humain. Le gouvernement
Charest s'en sauve
avec son programme antisocial, anti-peuple et antinational à
cause de
l'absence d'une opposition effective qui mettra fin au programme de
payer les riches. Il est clair que les travailleurs doivent s'organiser
pour devenir les décideurs !