Terrorisme d'État au nom de la «guerre à la terreur»

Pour une enquête publique complète et immédiate sur la violence policière au G20 à Toronto

Le rapport final du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP) et de l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) sur la violence policière lors des manifestations du G20 à Toronto, a été publié le 28 février 2011. Intitulé « Troubler la paix », le rapport de 59 pages, « une enquête citoyenne sur l'imputabilité policière et la bonne gouvernance au Sommet du G20 de Toronto », donne suite aux audiences publiques tenues à Toronto les 10 et 11 novembre, ainsi qu'à Montréal le 12 novembre dernier. Les audiences ont examiné les activités illégales de la police durant le Sommet du G20 et les violations des droits humains fondamentaux des Canadiens.

Dans l'avant-propos, James Clancy, président national du SNEGSP, note : « Au cours des audiences, nous avons entendu des histoires choquantes d'excès de la police pendant le sommet du G20. Maintes et maintes fois, des témoins ont raconté leurs expériences impliquant la dispersion violente excessive de manifestations pacifiques par la police et le traitement déshumanisant de beaucoup de ceux qui ont été détenus. Plusieurs de ces personnes que nous avons entendues continuent d'être traumatisées par ces événements. » Le service de police de Toronto et la Police provinciale de l'Ontario ont également été invités à participer aux audiences mais ont refusé.

Le rapport donne des informations basées sur le témoignage de 63 participants ainsi que d'autres sources et rapports recueillis par les deux organisations. Parmi les participants à l'enquête il y a des juristes, des universitaires, des militants politiques, des syndiqués et simples citoyens, dont beaucoup de jeunes.

Le rapport met l'accent sur divers thèmes, comme la tentative par la police de saboter les manifestations et de criminaliser les manifestants avec des policiers espions infiltrés parmi les groupes de manifestations et les arrestations préventives des organisateurs politiques avant même que le sommet du G20 n'ait commencé. Certains des participants aux audiences ont dit que les policiers espions « ont encouragé » les actes de vandalisme qui ont ensuite été attribués aux manifestants afin de justifier la répression violente, y compris l'utilisation de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc contre les manifestants. Le rapport souligne que ces actes par la police ont eu un effet « paralysant » sur le droit des citoyens canadiens d'exercer leur droit de rassemblement pacifique et d'association, ainsi que leur droit à la protestation politique.

Le rapport indique clairement que le nombre impressionnant de policiers en tenue anti-émeute — armés jusqu'aux dents, certains à cheval — a militarisé la manifestation et loin de créer un environnement pacifique et sécuritaire pour la manifestation, cela a créé un climat de tension et d'intimidation qui a encouragé la confrontation.

Un autre thème du rapport porte sur les fouilles illégales à grande échelle qui ont été menées contre des manifestants et des passants, souvent loin de la barrière de sécurité où le sommet du G20 avait lieu. Même après que certaines personnes aient refusé d'être fouillées, la police a utilisé la force pour les fouiller et confisquer leurs effets personnels, y compris des médicaments et autres biens essentiels.

L'abus et l'humiliation de ceux qui ont été détenus sont également un thème omniprésent dans le rapport. Cela inclut les jeunes femmes et les hommes qui ont été inutilement fouillés à nu, d'autres qui ont été menacés de viol, ainsi que des propos racistes et homophobes qui ont été tenus à plusieurs reprises et en toute impunité par la police, en particulier au Centre de détention de l'avenue Eastern à Toronto, où la plupart des 1 105 personnes arrêtées ont été amenées. Les manifestants se sont vus également nier une assistance juridique selon les délais prescrits et une aide médicale selon les besoins, deux formes de torture.

Le document Troubler la paix examine les actes de terreur commis par la police lorsqu'elle a procédé à des arrestations massives dans la soirée du 26 juin près de l'Hôtel Novotel, sur l'Esplanade, « le confinement » et les arrestations de dizaines de personnes au coin des rues Queen et Spadina le 27 juin et l'arrestation de 70 militants dans la matinée du 27 juin à l'immeuble Graduate Students' Union de l'Université de Toronto pour « infractions liées à un complot ». Les « assauts » répétés par des policiers en uniforme et en civil armés de matraques contre des petits groupes de manifestants non armés à Queen's Park — la prétendue « zone de manifestation désignée » officielle, sont également condamnés.

Le SNEGSP et l'ACLC notent que « la majorité des arrestations qui ont eu lieu lors du G20 ont été exagérées et injustifiées. Des centaines de personnes ont été arrêtées pour perturbation de l'ordre public, y compris des personnes qui ont manifesté pacifiquement, faisant des reportages sur le G20 ou simplement se promenant dans les rues. Le fait qu'un si grand nombre de ces personnes n'aient pas été accusées ou aient depuis vu leurs accusations rejetées, abandonnées ou en sursis, semble indiquer que les arrestations ont été faites sans une base raisonnable ».

Le rapport Troubler la paix note que, malgré la violence généralisée et l'abus de droit qui ont eu lieu, il y a eu peu de gestes à ce jour de la part des responsables de ces actes massifs de violence policière contre le peuple en termes d'aveu et de responsabilité. Le rapport accuse le service de police de Toronto d'avoir mené une campagne de désinformation pour justifier ce qui ne peut être justifié et blâmer les victimes civiles de la violence policière, disant que ce sont ceux qui ont « agressé la police » et ainsi de suite. Il note que cela ne fait que rendre le public sceptique et cynique au sujet de la police et ne dissipe certainement tout sentiment que justice a été rendue.




À l'été 2010, des manifestations de masse ont eu lieu partout au Canada pour s'opposer à la violence policière au G20.

Une des conclusions les plus importantes du rapport est que la brutalité policière, la violence et l'abus à grande échelle des droits humains au sommet du G20 ne peuvent pas être attribuées à « quelques pommes pourries » au sein de la police, comme certains cherchent à le faire. Le rapport « encourage tous les Canadiens et Canadiennes à se joindre à nous pour exiger des gouvernements fédéral et ontarien l'ouverture immédiate d'une enquête publique conjointe afin que des comptes publics satisfaisants soient rendus aux Canadiens et Canadiennes sur ces questions vitales ».

Le rapport complet peut être consulté sur http://ccla.org/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Troubler-la-Paix-rapport-final.pdf

(Traduction : LML)

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Internationale

Hillary Clinton déclare la
guerre à l'information internationale

Le 2 mars, la secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton, a défendu le budget du Département d'État devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Elle a dit au comité que les États-Unis perdent la guerre mondiale de l'information et a demandé des fonds supplémentaires pour diffuser la propagande des États-Unis par le biais des « nouveaux médias », rapportent les agences d'information.

Mme Clinton a dit que les chaînes privées existantes ne sont pas à la hauteur de la tâche comparativement à des rivaux comme Al Jazeera, China Central Television (CCTV) et Russia Today (RT) — qu'elle visionne, a-t-elle ajouté.

Elle a dit que les États-Unis doivent multiplier les efforts de propagande et faire partie « du jeu » de faire « ce que nous faisons le mieux ».

« Durant la guerre froide nous avons fait un travail fabuleux pour diffuser largement le message de l'Amérique. Après la chute du Mur de Berlin, nous avons dit : "Bon, très bien, assez de cela, nous avons terminé" et malheureusement, nous payons le prix fort pour cela », a-t-elle dit . « Nos médias privés ne peuvent pas combler cette lacune. »

« Nous sommes engagés dans une guerre de l'information et nous perdons cette guerre. Al Jazeera est en train de la gagner, les Chinois ont ouvert un réseau mondial de télévision multi-

langue, les Russes ont ouvert un réseau de langue anglaise. Je les ai visionnés dans quelques pays et c'est très instructif », a-t-elle déclaré.

Les choses ont beaucoup évolué depuis l'époque où les médias occidentaux, y compris la BBC et CNN, avaient un monopole sur la couverture de l'information dans le monde, écrit Russia Today (RT), ajoutant que de plus en plus de téléspectateurs à travers le monde syntonisent divers médias étrangers pour avoir un nouveau regard sur les événements.

Tout est dans les chiffres, indique RT. Par exemple, la présence de RT sur YouTube est un véritable succès : près de 300 millions de visionnements, tandis que CNN International a du mal à atteindre 3 millions.

« L'auditoire sans cesse croissant de RT est une indication que les jours du monopole sur les médias sont terminés et que les gens demandent plus de réflexion multi-polaire », a déclaré le diffuseur. Il a donné l'exemple de la couverture d'Al Jazeera des mouvements d'opposition au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, « qui, la plupart du temps, éclipse la présentation de la presse américaine des événements ». Le rapport de RT poursuit :

« Cependant, tout le monde n'est pas satisfait de la plus grande variété de choix de médias. Le chef de l'agence fédérale qui gère la radiodiffusion internationale dirigée par le gouvernement des États-Unis a essentiellement appelé tous ces médias étrangers des ennemis.

« L'an dernier, Walter Isaacson, qui dirige l'organisme fédéral de radiodiffusion internationale gérée par le gouvernement des États-Unis, y compris Voice of America, a mis en garde contre l'influence des médias étrangers.

« Nous ne pouvons pas nous permettre d'être exclus par nos ennemis, dit-il, dans un plaidoyer tristement célèbre pour obtenir des fonds supplémentaires. Cependant, il est revenu plus tard sur sa déclaration, disant qu'il a été mal compris.

« Le journaliste et cinéaste Danny Schechter dit que les États-Unis ne peuvent plus maintenir un monopole de l'information. »

« Les États-Unis sont sur la défensive, en partie parce qu'ils ne peuvent plus monopoliser non seulement les conditions du pouvoir dans ces pays mais aussi les conditions du débat », a déclaré Schechter. « Il y a une d'autres sources d'information. Il y a d'autres points de vue et ces points de vue sont très dommageables pour un pays qui croit que son point de vue est le seul point de vue. »

(Russia Today)

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Documents révélateurs de l'Agence
de sécurité d'État égyptienne

Des agences de nouvelles rapportent que des documents récupérés des flammes à même l'Agence de sécurité d'État égyptienne semblent étoffer la thèse à l'effet que le régime Moubarak aurait lui-même planifié et exécuté l'attentat terroriste à la bombe de l'hotel in Sharm el-Sheik en 2005. Les lecteurs se rappelleront comment cet attentat avait servi de prétexte aux gouvernements des États-Unis, du Canada et d'autres pays et de leurs agences de nouvelles pour une campagne hystérique visant à resserrer la sécurité et intensifier leur « guerre contre le terrorisme » ayant pour cible l' « extrémisme islamique ».

Lors du weekend du 5 mars, « des citoyens égyptiens ont envahi un édifice en flammes, jusque là le site de la sécurité d'État dans la banlieue du Caire, Nasr City. Soupçonnant que des preuves importantes se faisaient détruire de façon volontaire, ces citoyens ont pénétré l'édifice au péril de leur vie, sauvant des flammes le plus grand nombre de documents possible, » rapportent les agences de nouvelles.

Des opérations semblables avaient été menées à Alexandria, Demanhur et dans d'autres villes égyptiennes, lors desquelles des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur tentaient fébrilement de détruire toutes preuves liant le gouvernement à des violations des droits de la personne, à des affaires de corruption et à d’autres actions illégales, notent les agences de nouvelles. Ces documents sont maintenant disponibles depuis qu'ils ont été publiés sur Amn Dawla Leaks, d'après le nom de l'édifice de la sécurité d'État à Nasr City, ajoutent-elles.

Selon des analyses initiales, « certains des documents sont sans doute des falsifications, d'autres pourraient l'être, alors que d'autres semblent être tout à fait authentiques ». Les documents les plus compromettants reliés à l'attentat terroriste de 2005 restent à être authentifiés.

Le document du nom de « L'ordre 231 », s'il est véridique, semble prouver que le ministre égyptien de l'Intérieur était impliqué dans l'attentat à la bombe sur l'hotel Mövenpick dans le centre touristique de Sharm el-Sheikh, dans la mer Rouge , alors que plus de 80 personnes ont été tuées.

Le document, portant la signature d'agents de la sécurité d'État et adressé au ministre de l'Intérieur, dit : « Nous nous sommes réunis hier [ici il s'agit de quatre personnes et de leur nom] et nous avons ratifié tous les détails du plan...Nous avons décidé de cibler trois voitures piégées...la première devant exploser dans l'entrée de l'hotel Mövenpick ; la deuxième près du centre touristique ; et la troisième dans le village de Mövenpick — le tout appartenant à Hussein Salem...Nous avons convenu que l'opération débuterait dès la première heure du 23 juillet 2005. »

Un autre document non-authentifié publié sur Amn Dawla Leaks révèle un conflit d'affaires entre Gamal Moubarak, le fils influent de l'ex-président, Hosni Moubarak, et M. Salem, le propriétaire du centre touristique de Mövenpick.

Ce conflit serait à l'origine du choix de l'hotel Mövenpick en tant que lieu pour le présumé attentat terroriste, qui fut plus tard attribué à un groupe membre d'Al Quaida jusque là inconnu. L'attentat, qui mit fin de façon temporaire à l'industrie du tourisme en Égypte, servit de prétexte au gouvernement pour intensifier ses attaques contre le mouvement islamique.

Les analystes discutent présentement de l'authenticité de ces fuites. Les faits relatés dans les document sont conformes, ce qui peut indiquer à peu près n'importe quoi, écrivent les agences de nouvelles. « Certains prétendent que les services secrets n'auraient jamais confirmé ces opérations par écrit. D'autres prétendent qu'un tel volume de documents, vraisemblement dans leur version originale, n'auraient pu être falsifiés tout en restant si véridiques, si peu de temps après que les édifices de la sécurité d'État aient été pris d'assaut ».

Certains des documents confisqués expliquent comment les résultats des élections de 2010 auraient été falsifiés ; d'autres contiennent des rapports ayant pour sujet des transferts illégaux de fonds faits par des haut-fonctionnaires du régime ; d'autres révélent comment certaines propriétés d'État auraient changé de mains suite à des manoeuvres de corruption ; et d'autres révélent des incidents de torture et d'intimidation.

On rapporte à l'heure actuelle que le major-général, Mansour el-Essawy, le nouveau ministre de l'Intérieur, a annoncé la dissolution officielle de l'appareil de sécurité dans une déclaration faite le 15 mars. Il a dit qu'une nouvelle agence responsable de défendre la sécurité nationale et de combattre le terrorisme serait formée sous peu « conformément à la constitution et aux principes des droits de la personne ».

Nouvelles connexes

Dans la même veine, le procureur général de l'Égypte a initié une enquête pour faire la lumière sur l'ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adly, et son présumé rôle dans les attentats commis la veille du Jour de l'An à l'église al-Qiddissin en Alexandria qui ont causé la mort de 24 personnes, selon les déclarations d'un avocat égyptien telles que rapportées dans Al Arabiya.

L'avocat, Ramzi Mamdouh, dit qu'il a fait une proclamation au procureur Abd al-Majid Mahmud l'ordonnant de faire la lumière sur des rapports émanant des médias à l'effet que l'ancien ministre de l'Intérieur avait lui-même été à l'origine de l'attentat meurtrier dans le but d'en faire porter le blâme sur les Islamiques, pour qu'ensuite le gouvernement puisse sévir davantage contre eux et ainsi se gagner un plus grand appui de la part des gouvernements occidentaux.

Mahmud a confirmé que l'information présentée dans certains rapports est « sérieuse ».

(Der Speigel, Afrol, ABC News, Al Arabiya)

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Un documentaire révèle davantage les plans subversifs des États-Unis contre Cuba

De nouveaux plans subversifs du gouvernement des États-Unis contre Cuba ont été dévoilés lors de l'épisode « Vérités et principes » de la série documentaire « Les raisons de Cuba », diffusé le 7 mars par la télévision cubaine.

Le documentaire, qui dénonce les efforts incessants des États-Unis pour déstabiliser la société cubaine depuis les années 1980 jusqu'à nos jours, montre qu'en ce moment, ils concentrent leurs efforts sur la mise en place de réseaux pour la réception et la transmission d'informations encodées à Cuba, y compris des plans pour introduire de nouvelles technologies liées à la radio, la télévision, l'Internet et les antennes satellite.

La directrice du département de l'Amérique du Nord au ministère cubain des Affaires étrangères, Josefina Vidal, a déclaré qu'après que la politique de la guerre sale du gouvernement des États-Unis contre Cuba a commencé à être mise en doute, ils ont fait certaines modifications pour que les actions contre-révolutionnaires puissent sembler légales. Elle a ajouté que plusieurs administrations des États-Unis ont affecté d'importantes sommes d'argent à cette fin, y compris le gouvernement de Barack Obama.

À cet égard, Josefina Vidal a noté que le président des États-Unis a approuvé un budget de 40 millions $ pour poursuivre la mise en uvre de projets de subversion créés par son prédécesseur, George W. Bush.

Dans le documentaire, Dalexis Gonzalez, un ingénieur cubain en télécommunications, explique en détail le travail de spécialistes en sécurité informatique financés par l'Agence centrale de renseignement (CIA) pour établir des réseaux numériques illégaux d'échange de données codées.

Leur principal objectif, dit-il, est de déstabiliser le projet social cubain, camoufler les activités d'espionnage et fausser la réalité cubaine.

On voit dans le documentaire des images et des documents prouvant les activités illicites d'agents étrangers et l'introduction de matériel technique pour la fabrication de l'équipement, en violation flagrante du droit souverain de tout pays en matière de télécommunications.

(Prensa Latina)

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Un citoyen américain condamné à 15 ans d'emprisonnement pour des crimes contre Cuba

Le 12 mars, un tribunal cubain a condamné à 15 ans d'emprisonnement un citoyen américain, Alan Gross, après l'avoir trouvé coupable d'actes contre l'indépendance ou l'intégrité territoriale de l'État cubain. Gross était en attente de sa sentence après sa condamnation le 5 mars.

Selon un reportage de la télévision cubaine, le tribunal a rendu sa décision en prenant en considération le grand nombre de preuves amenées par les témoignages, les experts et les preuves documentées présentées pendant le procès. Ces preuves démontraient la participation directe de l'entrepreneur américain à un projet subversif visant à détruire la Révolution par le biais de la création de réseaux de communication clandestins, hors du contrôle des autorités cubaines, dans le but d'alimenter des provocations contre-révolutionnaires. Les transmissions auraient visé les jeunes, les universités, les centres culturels et religieux, les femmes et les groupes ethniques.

On rapporte dans la presse cubaine que durant le procès l'accusé a reconnu que l'objectif du projet subversif était la promotion de plans de déstabilisation dans différents secteurs sociaux. Il a prétendu qu'il avait été utilisé et manipulé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), rattachée au département d'État, qui finance l'entrepreneur gouvernemental Alternatives de développement (DAI), au nom duquel Gross s'est rendu à Cuba.

Gross a aussi déclaré qu'il avait été utilisé et trahi par la DAI et a accusé cette dernière de l'avoir mis en péril et de l'avoir lancé dans la situation actuelle, ce qui a ruiné sa vie et le revenu de sa famille.

Le tribunal a entendu les déclarations de dix témoins, de neuf experts qui ont présenté 26 rapports, en plus d'un abondant matériel et de preuves documentées soumises par le bureau du procureur.

Selon un communiqué officiel à propos de la condamnation de Gross, publié le 5 mars, le gouvernement cubain a souligné que le département d'État américain est responsable de l'appui aux programmes politiques de déstabilisation contre les gouvernements ciblés par la Maison-Blanche en Amérique latine et dans plusieurs autres régions du monde.

L'épouse de Gross, des procureurs et des représentants consulaires de la Section des intérêts américains à la Havane ont assisté au procès. Gross peut faire appel de sa sentence devant le département des crimes contre la sécurité d'État de la Cour suprême populaire.

(Prensa Latina)

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Procès du terroriste Posada Carriles

Le procès du terroriste avoué des États-Unis, Luis Posada Carriles, a lieu depuis janvier à El Paso, au Texas. En dépit d'être un terroriste qui a avoué être au service des États-Unis, Posada fait face uniquement à des accusations de fraudes liées à l'immigration par rapport à son entrée aux États-Unis en 2005.

En février, la juge Kathleen Cardone a autorisé le témoignage de deux experts en provenance de Cuba. Le lieutenant-colonel Roberto Hernandez Caballero, un enquêteur du ministère cubain de l'Intérieur, qui a commencé son témoignage le 9 février. Le médecin légiste cubain Ilena Vizcano Dime est également venu témoigner. Les deux ont fait partie de l'équipe qui a enquêté sur les attentats de 1997 planifiés par Posada Carriles aux hôtels de La Havane, dans lequel le touriste canadien d'origine italienne Fabio di Celmo a été tué. Parmi les accusations de fraude auxquelles fait face Posada Carriles, il y a le fait qu'il a nié tout lien avec ces événements lorsqu'il a été interrogé en 2005 par un juge d'immigration des États-Unis. Il a menti aux autorités d'immigration sur la façon dont il est entré aux États-Unis, a déclaré le témoin du procureur, Gilberto Abascal. La juge Cardone a permis à Abascal de décrire au jury les détails du voyage fait sur le Santrina, le bateau qui a amené illégalement Posada Carriles d'Isla Mujeres, au Mexique, à Miami, en Floride.

Selon l'avocat José Pertierra, représentant la république du Venezuela au procès, c'est la preuve cruciale que le terroriste a falsifié sa déclaration faite aux autorités d'immigration sur la façon dont il est entré dans le pays. L'accusé a dit aux agents d'immigration qu'il a traversé la frontière en autobus, avec l'aide de passeurs. Abascal a confirmé la thèse du gouvernement des États-Unis sur l'arrivée de Posada au pays à bord du Santrina, qui est la propriété de Santiago Alvarez, un financier et un ami de Posada.

Les procureurs ont déposé des accusations contre Posada pour avoir menti sur la façon dont il arrivé en territoire étasunien et sa participation aux attentats terroristes dans les hôtels de La Havane en 1997.

Les procureurs ont montré plusieurs photos de Posada et ses complices à Isla Mujeres et à Panama à Abascal, qui a identifié le terroriste, ainsi que Santiago Alvarez, Osvaldo Mitat, Ruben Lopez Castro et Pépin (José Hilario) Pujol comme étant des compagnons de voyage en provenance du Mexique.

Les experts cubains participent au procès parce que le gouvernement cubain désire apporter son assistance à la poursuite, ce qui comprend les quatre dossiers de la preuve, y compris le matériel utilisé pour les bombes, des vidéos avec des déclarations des témoins et des détenus, et les appels téléphoniques entre les autorités cubaines et les participants aux attentats. Cette coopération intervient malgré le fait que la compétence du tribunal est jusqu'ici limitée aux accusations liées à l'immigration tandis que les peuples des Amériques, en particulier de Cuba, veulent que Posada soit tenu responsable des nombreux attentats terroristes qu'il a directement planifiés, aidés ou réalisés sur plusieurs décennies dans divers pays.

Malgré que le procès de Posada se limite aux accusations liées à l'immigration, il est éclaboussé par des révélations de gestes posés par les autorités étasuniennes pour protéger leur agent et tolérer le terrorisme contre Cuba et d'autres pays.

Pertierra a dit qu'il a été révélé le 21 janvier que la procureur des États-Unis, Caroline Heck Miller, a refusé de porter des accusations au criminel contre Posada Carriles en dépit d'une demande à cet effet du département de la sécurité intérieure (DHS), selon le témoignage de l'avocate du DHS, Gina Garrett- Jackson. Répondant aux questions de la défense, Garrett-Jackson, la procureur du DHS qui a mené en 2005 la cause de demande d'asile de Posada, a déclaré qu'elle a demandé à Heck Miller de poursuivre au criminel Posada, plutôt que de simplement s'en tenir à un cas d'expulsion.

Pertierra note également que Heck Miller n'est pas n'importe qui, mais la même procureur « qui a insisté pour amener devant les tribunaux la cause des Cinq Cubains, qui a refusé de déplacer leur procès hors de Miami et qui a contribué à leur condamnation à des peines injustement longues ».

« Incroyable mais vrai, comme nous l'avons appris aujourd'hui, elle est également la procureur de Miami qui a décidé en 2005 de ne pas porter des accusations criminelles contre Luis Posada Carriles : l'homme qui a dirigé la campagne terroriste contre Cuba que les Cinq ont essayé d'arrêter pour sauver des vies. Ce sont quelques-unes des vérités cachées que la cause devant les tribunaux contre Posada Carriles est en train de révéler ici, à El Paso », a dit Pertierra.

Le gouvernement cubain a également accordé à l'Associated Press des entrevues avec certains des collaborateurs terroristes de Posada, Otto René Rodriguez et Ernesto Cruz Leon, qui ont été condamnés et emprisonnés à Cuba.

(Granma, Associated Press, Prensa Latina)

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