Agression et infuence impérialistes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Condamnons l'agression contre la Libye!
Non à l'utilisation de la force dans le règlement
des conflits entre les peuples!

Le PMLQ dénonce vigoureusement le gouvernement canadien et les grandes puissances, États-Unis, France, Grande Bretagne et autres qui ont lancé une attaque en règle contre la Libye et la souveraineté du pays. Les bombardements des populations, accompagnés des déclarations honteuses de la coalition internationale réunie en France pour « peaufiner la stratégie » sur la base de la « nécessité d'intervenir militairement », sont des actes de gangsters. C'est tout simplement un carnage, des actes de lâcheté, de barbarie et d'inhumanité totale, faisant des victimes parmi les civils et des dégâts dans des installations civiles, dont des routes, aéroports et hôpitaux. Cette première frappe militaire appelée « Aube de l'odyssée » n'a rien à voir avec protéger les civils mais tout à voir avec les visées des États-Unis qui ambitionnent de s'emparer du contrôle des ressources et du pouvoir politique de la Libye.

Les partis politiques à la Chambre des communes sont empressés d'appuyer la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Honte sur eux ! Stephen Harper dit agir au nom de la démocratie. Qu'est-ce que cette démocratie et ces institutions dites démocratiques qui appuient la guerre et l'agression au service des grandes puissances, les États-Unis en tête ? Non à ces institutions dites démocratiques et qui n'ont de démocratiques que le nom et qui servent à légitimer la guerre et l'agression contre un peuple souverain.

Nous avons l'expérience de la guerre en Irak, justifiée sur la base de mensonges à propos des armes de destruction massive. Nous avons l'expérience de la manipulation médiatique pour désinformer et démoniser Saddam Hussein pour préparer une opinion publique favorable à l'agression. Aujourd'hui, on démonise le régime Kadhafi pour justifier l'injustifiable. Il y a les « bons dictateurs » et les « mauvais dictateurs ». Il y a de « bonnes démocraties », le Canada, les États-Unis, la France, des pays « civilisés », marchands d'armes et de guerre, agresseurs qui défient le droit international ; il y a des démocraties qui vont dans la bonne direction et d'autres qui deviennent paria, des régimes extrêmes que les puissances déclarent avoir « le droit de renverser » pour appliquer « le droit de protéger ». C'est la politique de deux poids deux mesures au son des bombardements et des avions de guerre.

Le PMLQ dénonce aussi fermement les médias monopolisés de ce monde qui se bataillent à savoir qui sera le premier à citer Harper, Obama, Sarkozy et qui bombardent l'opinion publique des justifications des fauteurs de guerre avec tous les mensonges et la désinformation qui les accompagnent. C'est la méthode nazie de répéter un mensonge à l'infini pour qu'on finisse par le croire.

Le PMLQ appelle le peuple du Québec, les travailleurs, les femmes, les jeunes à s'opposer fermement à l'agression impérialiste en Libye, à défendre la souveraineté du peuple libyen, sans ingérence étrangère, menaces et diktats et à prendre l'initiative d'intensifier le mouvement anti-guerre contre la participation du Canada dans ces activités meurtrières contre le peuple libyen.

Le 19 mars 2011 est le 8e anniversaire de l'invasion de l'Irak et le peuple du Québec s'est dressé pour s'opposer fermement et par milliers à cette guerre d'agression contre le peuple irakien et par la suite contre la guerre d'occupation en Afghanistan et n'a cessé depuis. Aujourd'hui, il faut dire non au gangstérisme international, non à l'agression contre la Libye, non à la participation du Canada et des grandes puissances au nom de la démocratie, du devoir de protéger, de l'aide humanitaire et de toutes ces justifications en Libye ! Luttons pour un gouvernement anti-guerre au Québec et au Canada !

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Non au gangstérisme international
au nom de la «protection des civils»!
Appuyons l'appel à un cessez-le-feu!

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) s'oppose catégoriquement à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour se débarrasser du régime Kadhafi et prendre le contrôle de la Libye, en y installant un pouvoir politique qui convienne aux États-Unis dans leur rivalité et collusion avec les puissances européennes.

L'histoire présente et passée montre clairement que cette autorisation de l'ONU n'est pas pour protéger des civils mais bien pour servir les visées des États-Unis, du côté de qui le Canada est rangé, et des puissances européennes qui sont à la fois rivales et complices des efforts des États-Unis pour s'emparer du contrôle des ressources et du pouvoir politique de la Libye. Toute prétention que les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne ou le Canada sont animés par des motifs humanitaires est risible, comme l'est aussi la notion que la résolution a été adoptée à la demande des pays arabes. Il est absurde de croire que des réactionnaires comme la dynastie saoudienne représentent l'opinion arabe ou que le secrétaire actuel de la Ligue arabe, Amr Moussa, parle au nom de la Ligue arabe. Moussa cherche à obtenir les faveurs des États-Unis et des anciennes puissances coloniales parce qu'il veut être président d'Égypte et est tout sauf un défenseur des principes de l'ONU.

Il en va de même de la crédibilité du représentant du Liban au Conseil de sécurité, Nawaf Salem, qui a rendu ce service aux États-Unis, à la France et à la Grande-Bretagne en présentant la résolution. Ce dernier agit comme représentant du Liban depuis janvier 2010 mais en janvier dernier le gouvernement libanais a été défait et le nouveau gouvernement n'a pas encore été formé. Il est le promoteur du Tribunal spécial sur l'assassinat de Rafik Harriri, perçu comme un outil politique pour désarmer et isoler la résistance à l'agression israélienne au Liban. Sa prétention à représenter le gouvernement libanais est discutable, c'est le moins qu'on puisse dire.

Connaissant le pouvoir destructeur que possèdent les États-Unis, l'OTAN et les puissances d'Europe, les peuples du monde peuvent certainement prédire que l'application de la résolution sur la zone d'interdiction de vol ne peut qu'entraîner massacre et destruction. L'ingérence dans ce qui est de toute évidence devenu un guerre civile en Libye, peu importe le prétexte invoqué, ne peut en aucune façon servir la cause des peuples ou de la paix ou de la stabilité. C'est une ingérence étrangère qui met en marche des forces capables d'usurper le pouvoir par la force et nous savons que cette usurpation est la raison pour laquelle les peuples, dans quelle que région du monde que ce soit, ne parviennent pas à résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés par leurs propres efforts, en se servant de leur propre matériel de pensée et en mobilisant leurs propres ressources. Une fois le diktat étranger imposé, la catastrophe s'ensuit et tout est fait pour empêcher le peuple de s'organiser en un mouvement politique capable de réaliser ses aspirations.

Le PCC(M-L) condamne également avec tout le mépris qu'ils méritent l'hypocrisie des États-Unis, du Canada et des puissances européennes qui cherchent à justifier la résolution de l'ONU contre la Libye en disant vouloir protéger des civils mais qui n'appliquent pas la même mesure pour protéger les civils qui subissent l'assaut de l'armée saoudienne au Bahreïn. Bien loin de favoriser la paix et la sécurité pour tous, c'est du gangstérisme international et il faut résolument s'y opposer.

Le PCC(M-L) dénonce également la « doctrine Obama » qui donne aux États-Unis une nouvelle raison d'État : l'usage de la force militaire contre les « mauvais dictateurs » comme Kadhafi mais des « modifications de régime » (« regime altération ») lorsqu'il s'agit de « dictateurs amis » comme la famille d'Al Khalifa au Bahreïn et la dynastie saoudienne en Arabie saoudite. Dans les premiers cas, l'administration Obama est prête à la guerre pour protéger la démocratie tandis que dans les seconds, ce sont les dictateurs amis qui font la guerre en son nom. Cela n'a rien de nouveau.

Le PCC(M-L) appelle les travailleurs et leurs alliés au Canada à prendre l'initiative du mouvement anti-guerre avec une position catégorique contre la résolution de l'ONU.

Non au gangstérisme international au nom de la « protection de civils » !
Appuyons l'appel à un cessez-le-feu !

Cliquer ici pour le texte de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU

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Bahreïn: Les États-Unis soutiennent
l'intervention militaire de l'Arabie saoudite
et entrent en conflit avec l'Iran

Le 14 mars, l'Arabie saoudite et son partenaire du Conseil de coopération du Golfe, les Émirats arabes unis, ont déployé 1 000 soldats, 500 membres de services de sécurité et véhicules blindés de transport de troupes tout au long du pont-jetée du roi Fahd, pour se rendre au Barheïn et aider à redresser la monarchie, après un mois de protestations contre la dynastie Al Khalifa. Le jour suivant, le gouvernement du Bahreïn a déclaré l'état d'urgence pour trois mois et autorisé les militaires « à prendre les mesures nécessaires pour restaurer la sécurité nationale ». Le 16 mars, les forces de sécurité du gouvernement ont lancé une violente attaque contre les protestataires dans la capitale du pays, avec des chars d'assaut, des véhicules blindés de transport de personnel et des hélicoptères, tuant au moins deux personnes et faisant des centaines de blessés.


De la fumée émane de la ville de tentes sur la Place de la Perle le 16 mars 2011, après que les forces du gouvernement, appuyées par des forces étrangères, aient fait évacuer la Place. Des manifestations récentes sur la Place ont rassemblé plus de 100 000 personnes, ou un cinquième de la population du Barheïn.

Deux semaines auparavant, le journal égyptien Al-Masry Al Youm rapportait que le gouvernement saoudien avait envoyé environ trente chars d'assaut au Bahreïn.

Dans l'intervalle, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a effectué une visite au Bahreïn les 11 et 12 mars et y a rencontré le roi Hamad bin Isa al-khalifa et le prince Salman bin Hamad bin Isa al-Khalifa. Le premier est commandant en chef et le deuxième commandant suprême adjoint des forces de défense du Bahreïn. Le monarque a suivi un entraînement militaire avec l'armée britannique, à la défunte Mons School des officiers, et a plus tard fréquenté le Collège américain du commandement de l'armée et de l'état-major général à Fort Leavenworth, au Kansas. Il a obtenu son diplôme en 1973.

Le chef du Pentagone et ancien directeur de la CIA était en compagnie de deux hommes qui parlaient sa langue.

Gates a fait des commentaires approbateurs à propos de ses hôtes :

« Je suis convaincu qu'ils sont tous les deux sérieux en ce qui concerne des réformes réelles. Je crois qu'à présent, nous devons nous occuper de leur offrir quelqu'un à qui parler. Il faut que l'opposition accepte de s'asseoir avec le gouvernement et fasse avancer ce processus ».


Des protestataires bloquent la route alors qu'ils marchent vers le havre financier du Barhein.

Il a louangé la « volonté du roi et du prince de prendre un engagement avec l'opposition », vantant leurs efforts comme étant « un modèle pour toute la région » — le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Le Bahreïn se trouve directement face à l'Iran, de l'autre côté du Golfe persique.

Le secrétaire à la Défense a confirmé qu'il y a eu « beaucoup de discussions à propos de l'Iran » entre lui-même et ses interlocuteurs royaux et a ajouté : « Une des questions discutées, en ce qui concerne la Libye, est bien sûr, une zone d'exclusion de vol. Si nous avons la directive d'imposer une zone d'exclusion de vol, nous avons les ressources pour le faire. »

Le 7 mars, les ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil de coopération du Golfe — le Barheïn, le Koweit, Oman, le Quatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis — ont demandé l'imposition d'une zone d'exclusion de vol au-dessus de la Libye. Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Sheik Abdullah bin Zayed al-Nahyan, a imploré : « Nous appelons la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à prendre sa responsabilité historique et à protéger ce cher peuple. » Une semaine après cet étalage de sollicitude peu convaincant, des membres dirigeants de l'organisation ont envoyé des troupes au Barheïn pour réprimer les protestations dirigées contre l'autocratie héréditaire.

En septembre dernier, le Financial Times a rapporté que les États-Unis avaient conclu des accords pour fournir à quatre membres du Conseil de coopération du Golfe — l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweit et Oman — des armes pour une valeur de 123 milliards $, dans un geste spectaculaire de confrontation avec l'Iran dans le Golfe persique. L'Arabie saoudite hérite de plus de la moitié du total, 67 milliards $, destinés à 84 avions à réaction F-15, 70 navires armés, 72 hélicoptères Black Hawk, et des milliers de bombes intelligentes guidées au laser. C'est la plus importante transaction d'armes de l'histoire des États-Unis. Même avant que ces transactions ne soient finalisées, l'Institut international de Stockholm de recherche pour la paix annonçait en décembre dernier que Washington comptait 54 % des ventes d'armes aux États du Golfe persique entre 2005 et 2009, et la France 21 %.



Des soldats d'Arabie saoudite et d'autres nations du Conseil de coopération
du golfe envahissent le Bahreïn le 14 mars 2011.

Gates est retourné à Washington le 12 mars en partance de Manama, la capitale du Bahreïn, mettant fin à un voyage qui avait commencé en Afghanistan cinq jours plus tôt. Après quoi, il était allé à Stuttgard, en Allemagne, aux quartiers généraux du Commandement américain pour l'Afrique, où il a présidé au transfert du commandement du général William Ward au général Carter Ham ; il est allé ensuite aux quartiers généraux de l'OTAN à Bruxelles où il a participé à deux jours de meetings avec les 27 chefs de la Défense de l'Alliance et ceux de 20 autres pays qui fournissent des troupes à la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN en Afghanistan.

Le secrétaire de presse du Pentagone, Geoff Morrell, a déclaré à propos des relations américaines avec les alliés au Moyen-Orient : « Tous les . . . profonds intérêts stratégiques que nous avons avec eux demeurent les mêmes qu'il y a six mois. »

Le fait que les forces militaires saoudiennes soient entrées au Bahreïn deux jours après que le secrétaire Gates ait quitté le pays amène toute personne sensée à conclure que le chef du Pentagone a discuté d'autre chose que de l'Iran et de la Libye avec les deux chefs du gouvernement du royaume et les officiels de la défense, bien que les discussions sur l'Iran étaient sans doute reliées à celles concernant un déploiement appuyé par les États-Unis de l'Arabie saoudite et d'autres forces du Conseil de coopération du Golfe au Bahreïn, où 70-75 % de la population est musulmane chiite et la famille dirigeante sunnite.

En réaction, des milliers de Bahreïnites ont organisé une manifestation à l'extérieur de l'ambassade de l'Arabie saoudite le 15 mars 2011.

Un manifestant bahreïnite cité par Reuters le 15 mars commentait l'incursion militaire dirigée par l'Arabie saoudite en ces termes : « Cela fait partie d'un plan régional et ils se battent sur notre (terre). Si les Américains étaient des vrais hommes ils iraient combattre l'Iran directement , et non dans notre pays. »

La Cinquième Flotte américaine, une des six flottes qu'utilise Washington pour patrouiller dans les mers et les océans du monde, a ses quartiers généraux près de Manama, où entre 4 000 à 6 000 militaires américains sont stationnés. Contrairement à la Tunisie et à l'Égypte, qui sont des partenaires militaires des Américains mais n'abritent pas de bases américaines, le Bahreïn est vital pour la stratégie militaire et énergétique internationale des États-Unis; toute affinité de doctrine qui accroît tant soi peu l'influence de l'Iran chez son voisin du Golfe persique est un anathème pour la Maison-Blanche, le département d'État et le Pentagone.

La zone de responsabilité de la Cinquième Flotte comprend 2,5 millions de milles carrés d'eaux, y compris le Golfe persique, la Mer rouge, le Golfe d'Oman, la Mer d'Oman et l'Océan indien, jusqu'au Kenya au sud. Des porte-avions, des destroyers et autres navires de guerre y sont assignés en rotation. La flotte est la composante navale du US Central Command, partageant un commandement et des quartiers généraux au Bahreïn avec les Forces navales centrales américaines. Le domaine de compétence du Central Command s'étend de l'Égypte à l'ouest jusqu'au Kazakhstan, jusqu'aux frontières de la Russie et de la Chine à l'est. La Cinquième Flotte compte approximativement 30 000 personnes stationnées à travers la région.

(Source : Rick Rozoff, Stop NATO, le 16 mars 2011)

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Photos de récents développements

Égypte

Les Égyptiens continuent de faire valoir leurs demandes à la place Tahrir. Le 15 mars 2011, la Coalition des jeunes du 25 janvier a refusé une offre de rencontrer la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton en visite en disant qu'elle n'est pas la bienvenue et a condamné la politique de soutien des États-Unis envers la dictature Moubarak. Ils ont déclaré que « le peuple égyptien est maître de ses terres et de son destin et n'acceptera que des relations égales d'amitié et de respect entre les peuples de l'Égypte et des États-Unis. »


Protestations à la place Tahrir le 23 février 2011 qui ont été surnommées « Nettoyage du vendredi : Protégeons la Révolution » et qui marquent un mois depuis que la révolution populaire a commencé.

Yémen


Protestations exigeant le départ du président Ali Abdallah Saleh et de son gouvernement se poursuivent sans relâche. En haut : Sana'a, le 11 mars 2011. Enn bas : le 24 février 2011.

Arabie saoudite


Des manifestations récentes pour la libération des prisonniers politiques. À gauche : le 13 mars 2011, au ministère de l'Intérieur dans la capitale Riyad À droite : le 17 février 2011, manifestation à Awwamiya,

Algérie


Le 24 février, un état d'urgence en vigueur depuis 19 ans a été levé en Algérie, suite à des protestations
sans précédent. La fin des pouvoirs d'urgence a été l'une des demandes des groupes d'opposition qui ont
organisé des manifestations hebdomadaires pour des changements politiques et sociaux, au mépris des
lois d'urgence. Protestations récentes dans la capitale Alger : en haut : protestation contre les problèmes
du logement le 16 mars ; en bas à gauche : manifestation d'étudiants en génie le 12 février ; en bas à
droite : protestation des pharmaciens le 23 février.

Tunis

Le premier ministre par intérim de la Tunisie Mohamed Ghannouchi a démissionné le 27 février 2011 au milieu des protestations de masse. Ghannouchi a annoncé sa décision dans une apparition à la télévision impromptue, malgré les déclarations antérieures qu'il resterait en fonction jusqu'aux élections générales, qui doivent avoir lieu dans quatre mois. À droite : protestations contre la visite de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton le 16 mars. À gauche : manifestation de masse à Tunis le 25 février.

Irak

Ces dernières semaines, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer des réformes sociales et économiques, de meilleurs services publics et pour protester contre le chômage, une forte hausse des prix des denrées alimentaires et la corruption. À gauche : Bagdad, le 12 mars 2011 ; à droite : le 25 février 2011.


Le 12 mars 2011, quelque 4 000 manifestants, en colère contre la corruption et la montée du chômage, descendent dans les rues de la zone semi-autonome kurde du nord de l'Irak pour exiger la démission du gouvernement régional du Kurdistan du président Massoud Barzani.

Palestine

Le 16 mars 2011, la bande de Gaza, après un raid aérien israélien. Depuis la fin de l'opération « Plomb durci » de janvier 2009, les forces israéliennes ont continué à commettre des crimes de guerre contre Gaza en effectuant un grand nombre d'attaques terrestres et aériennes (y compris les assassinats ciblés par des drones), tuant des civils et endommageant des biens, rapportent les agences de nouvelles.

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Bulletin du 21 mars 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca