100e anniversaire de la Journée internationale de la femme

Le 8 mars à Montréal:
Les femmes à la défense des droits de tous!

Le 8 mars, Journée internationale de la femme, les femmes au Québec ont démontré leur opposition aux directions antisociales et antipeuple imposées par les gouvernements Charest/Harper. À Montréal il y a eu un rassemblement au Complexe Desjardins dans le centre-ville pour dénoncer la destruction des services publics aux mains du gouvernement Charest et l'imposition de la taxe santé. Ensuite plus de 300 femmes et leurs organisations ont marché sur la rue Sainte-Catherine. Avant le départ, les différentes oratrices ont salué le 100e anniversaire de la Journée internationale de la femme et son esprit, réaffirmant l'opposition des femmes et de la société entière à l'exploitation, au racisme, à la guerre et aux agressions et à toutes les injustices. Elles ont salué les femmes du monde dont celles en lutte au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à la défense de leur souveraineté.

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Centenaire de la Journée internationale de la femme

Notre sécurité est dans
la lutte pour les droits de tous!

À l'occasion de la Journée internationale de la femme, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses salutations révolutionnaires à toutes les femmes qui militent dans ses rangs et dans le mouvement ouvrier, aux femmes de tous les secteurs de la société et aux femmes du monde qui luttent pour un avenir pour elles-mêmes, leur famille et leur peuple. Nous saluons les luttes que mènent les femmes partout pour leurs droits politiques, économiques, culturels et sociaux et contre la guerre impérialiste.

Nous saluons les activités organisées au Canada et dans le monde à l'occasion du centenaire de la Journée internationale de la femme et nous profitons de l'occasion pour saluer la contribution de la communiste allemande Clara Zetkin qui a proposé la journée de la femme en 1910. Révolutionnaire depuis sa jeunesse, elle fut forcée à l'exil à plusieurs reprises à cause de ses activités politiques. Elle a toujours mené par l'exemple, en continuant d'avancer dans les conditions difficiles. À son instar et à celui de toutes les femmes qui ont repris l'appel de 1910, aujourd'hui partout dans le monde les femmes ne cèdent pas leur place dans la lutte contre l'offensive néolibérale antisociale, elles s'opposent résolument à l'agression et à la guerre impérialistes et elles exigent que ce soient les peuples qui soient investi du pouvoir souverain, pas le système impérialiste d'États et ses oligarchies clientes. Si les femmes jouent un rôle dirigeant dans les luttes d'aujourd'hui, c'est en continuation directe de la marche ininterrompue des femmes dans toutes les grandes batailles depuis la première Journée internationale de la femme en 1910.


Montréal, Journée internationale de la femme 2010

Partout au Canada, l'opposition des femmes à l'offensive néolibérale antisociale fait partie du mouvement de la classe ouvrière qui développe sa politique indépendante pour résoudre la crise à l'avantage du peuple plutôt que des riches. En tant que productrices de la richesse dont dépend la société et en tant que celles qui mettent au monde et élèvent la prochaine génération, les femmes réclament leur droit à la richesse qu'elles produisent et exigent qu'elle serve à financer les programmes sociaux nécessaires pour garantir les droits de tous en pratique. Cela comprend le droit à la santé, la sécurité et le bien-être des aînés et des enfants, l'éducation et les loisirs pour les jeunes et tout ce dont les êtres humains ont besoin pour s'épanouir.

La participation militante des femmes à la Journée d'action de Hamilton le 29 janvier a été une contribution décisive au succès de cette journée exaltante. De même la participation des femmes sera essentielle à la mobilisation pour la Journée d'action du 9 avril à Toronto contre la destruction et la privatisation des services publics et aux rassemblements du Premier Mai et à la manifestation sur la colline parlementaire à Ottawa le Premier Mai appelée par la section locale 1005 du Syndicat des Métallos pour exiger que les gouvernements défendent le droit public et non le droit de monopole. La participation à ces événements sera un pas pour répondre à la question « Qui décide ? » un retentissant : « Nous décidons ! »

Cela est d'autant plus nécessaire que le gouvernement Harper et sa succession de ministres anti-femme à la tête de Condition féminine Canada ainsi les gouvernements à tous les niveaux continuent de démanteler les arrangements qui offrent ne serait-ce qu'un minimum de sécurité aux femmes. Le gouvernement Harper refuse de financer les enquêtes sur la disparition et le meurtre de milliers de femmes, dont la majorité sont autochtones. Il a récemment décidé de permettre encore une fois aux agents des douanes d'entrer dans les abris pour femmes pour distribuer des ordres de déportation. Il a coupé ou réduit les budgets pour des programmes sociaux comme les garderies et les programmes pour les nouveaux immigrants et il a abandonné plus des deux tiers des travailleurs à la pauvreté dans la vieillesse. C'est un message clair des pouvoirs en place : tout est permis contre les femmes et elles et leurs confrères travailleurs, les jeunes, les retraités, les minorités nationales, les Premières Nations et tous les autres doivent se débrouiller seuls. C'est inacceptable.

Pendant ce temps, alors que les impérialistes américains, l'OTAN, le Canada et d'autres menacent de déclencher une « intervention humanitaire » en Libye comme prélude à d'autres catastrophes pour les peuples de la région, les femmes sont aussi aux premiers rangs du mouvement anti-guerre. Plus que jamais, il faut un gouvernement anti-guerre. Un gouvernement anti-guerre refusera de participer aux crimes contre la paix et contre l'humanité et sera un facteur pour la paix dans le monde en défendent résolument la souveraineté de toutes les nations et en s'opposant à l'usage de la force dans le règlement des conflits entre nations et au sein des nations.

En cette Journée internationale de la femme, les femmes ont besoin d'un Canada souverain avec une économie qui suffit à ses besoins et qui garantit les droits et la sécurité de tous. Elles ont besoin d'une Opposition ouvrière pour exiger que les gouvernements défendent le droit public, pas le droit de monopole. Elles ont besoin d'un gouvernement anti-guerre qui est un facteur de paix. Appuyons les femmes qui luttent pour réaliser leurs aspirations !

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À titre d'information

Quelques faits sur les femmes au travail

En décembre 2010, Statistiques Canada a publié deux rapports faisant partie de Les femmes au Canada : Rapport statistique basé sur le sexe, « Travail payé » et « Bien-être économique ». Les faits et les données de ces rapports fournissent un tableau de la situation actuelle des femmes au Canada, et font mentir la rhétorique du gouvernement Harper selon laquelle au Canada les femmes ont atteint « l'égalité ».

- En 2009, 58,3 % ou 8,1 millions de femmes étaient employées au Canada. Comparé à 41,9 % en 1976, cela constitue plus du double des 3,62 millions de femmes qui travaillaient à cette époque. En 1976, les femmes représentaient 37,1 % de tous les travailleurs ; en 2009 ce nombre avait augmenté à 47,9 %. Le pourcentage de femmes employées comprend des femmes âgées de 15 à 65 ans. En 2009, un peu plus de 77 % des femmes âgées de 25 à 54 ans étaient employées, alors qu'entre 83 et 84 % des hommes de ce groupe d'âge l'étaient.

- Le pourcentage de femmes employées a atteint un sommet en 2008, à 59,3 %, et a perdu un point de pourcentage pendant la récente crise économique. En même temps, les femmes étaient moins sévèrement affectées que les hommes, le pourcentage des hommes employés chutant de 2,9 % à 65,2 % en 2009. Lors des deux récessions précédentes, au début des années 80 et 90, le pourcentage de femmes employées n'a pas baissé de façon aussi significative que celui des hommes.

- Pendant la plus récente crise économique, les femmes de presque tous les groupes d'âge ont été affectées, mais les femmes de 15 à 24 ans ont été plus durement touchées, leur taux d'emploi tombant à 3,2 %.

Dans une comparaison de l'effet de l'approfondissement de la crise économique sur le taux d'emploi parmi les hommes et les femmes de tous les groupes d'âge, c'est seulement parmi les femmes de 55 à 64 ans que l'approfondissement actuel de la crise a donné un résultat d'accroissement du taux d'emploi – passant de 51,9 % en 2008 à 53,1 % en 2009.

- Le taux d'emploi des femmes avec enfants a augmenté de façon générale depuis les trois dernières décennies. En 2009, 72,9 % des femmes avec enfants de moins de 16 ans vivant à la maison (comparé à 80,4 % de celles sans enfants) faisaient partie de la force de travail. C'est une très grande augmentation comparé aux données de 39,1 % en 1976.

- Les mères seules sont moins présentes sur le marché du travail que les mères de familles avec deux parents. En 2009, 68,9 % des mères seules avec des enfants de moins de 16 ans vivant à la maison étaient employées, comparé à 73,8 % des mères de familles avec deux parents. Cela représente un changement majeur depuis la fin des années 70, alors que les mères seules étaient plus présentes sur le marché du travail. Cependant, de 1995 à 2008, la proportion de mères seules au travail a augmenté de 20 %.

Travail à temps partiel

- Environ 73 % des femmes employées travaillaient à temps plein en 2009, mais les femmes avaient plus tendance que les hommes à travailler à temps partiel, et près de 7 travailleurs à temps partiel sur 10 en 2009 (2,2 %) étaient des femmes. Cette proportion a peu changée durant les trois dernières décennies. Le nombre de femmes travaillant moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal a augmenté légèrement, passant de 23,6 % en 1976 à 26,9 % en 2009.

- En 2009, 54,8 % des femmes de 15 à 24 ans travaillaient à temps partiel, comparé à 38,7 % des hommes du même groupe d'âge.

- Environ 20 % des femmes de 25 à 54 ans et 28,3 % de celles âgées de 55 à 64 ans travaillaient à temps partiel en 2009, ce qui contraste avec les taux des hommes à temps partiel dans ces groupes d'âge, qui étaient de 5,8 % et de 5,1 % respectivement.

- En 2009, près d'une travailleuse à temps partiel sur cinq disait travailler à temps partiel à cause de responsabilités personnelles ou familiales. De ce nombre, 13,4 % disaient ne pas travailler à temps complet parce qu'elles s'occupaient des enfants. Dans un contraste très marquée, seulement 2,3 % des hommes travaillant à temps partiel donnait cette raison pour ne pas travailler à temps plein.

- 25,9 % des femmes employées à temps partiel en 2009 rapportaient vouloir un travail à temps plein, mais ne trouver que du travail à temps partiel.

- Les femmes constituent une portion grandissante des travailleurs qui occupent plus d'un emploi. Déjà en 2009, environ 56 % des travailleurs détenant des emplois multiples étaient des femmes. Le pourcentage de femmes occupant plus d'un emploi continue d'augmenter, tandis que le pourcentage d'hommes reste relativement constant. En 1987, 4,0 % des femmes au travail occupaient plusieurs emplois ; 6,2 % des travailleuses avaient plus d'un emploi en 2009 ; tandis que chez les hommes, le pourcentage de travailleurs ayant plus d'un emploi est passé de 4,2 % à 4,4 % seulement.

- Durant les crises économiques, de plus en plus de gens se tournent vers le travail autonome ; un nombre grandissant de femmes sont des travailleuses autonomes. En 2009, près d'un million de femmes, 11,9 % de toutes les femmes au travail, étaient travailleuses autonomes, en hausse de 8,6 % en 1976. Les femmes constituaient 35,5 % de tous les travailleurs autonomes en 2009, en hausse par rapport à 30,7 % en 1991 et à 26,3 % en 1976.

Taux de syndicalisation

- Le pourcentage de femmes occupant des emplois syndiqués a augmenté de façon substantielle depuis 1976, alors qu'il a chuté parmi les hommes. En 1976, 22,3 % des femmes occupaient des emplois syndiqués ; en 2009 cela avait grimpé à 32,6 %. La syndicalisation des hommes a décru passant de 39 % en 1976 à 30, 3 % en 2009. Les taux de syndicalisation étaient donc un peu plus élevés chez les femmes que chez les hommes en 2009.

Le taux de syndicalisation est plus élevé chez les travailleurs plus âgés des deux sexes. Par exemple, alors que 15,4 % des femmes au travail âgées de 15 à 24 ans occupaient des emplois syndiquées, plus de 35 % des femmes des groupes d'âge plus avancé occupaient des emplois syndiqués.

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Bulletin du 14 mars 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca