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Le Conseil de sécurité de
l'ONU impose
des sanctions aux autorités libyennes
Non aux menaces d'usage de la force contre la Libye!
Non à l'usage de la force dans le règlement des conflits
entre nations et au sein des nations!
- Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) -
28 février 2011
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) s'oppose à la décision du
Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer des sanctions
à la Libye en vertu du Chapitre
VII de la Charte de l'ONU. Le PCC(M-L) invite tous les Canadiens
à se maintenir au courant de la situation qui change rapidement
dans le Nord de l'Afrique et l'Asie
occidentale et à rejeter la manipulation des
événements par les États-Unis, l'OTAN et les
autres qui n'ont pas à coeur les intérêts des
peuples de leur pays et du monde. Nous
invitons spécifiquement la classe ouvrière et les jeunes
du Canada à prendre l'initiative des mouvements anti-guerre et
pour la paix avec une position non équivoque contre
les préparatifs d'une invasion de la Libye et à s'opposer
aux efforts pour entraîner les Canadiens dans une
frénésie d'opinion publique en faveur de l'application de
la doctrine
impérialiste de la « Responsabilité de
protéger » sous prétexte
d'« arrêter les tueries » en Libye. Prenons
une position non équivoque contre l'effet
d'entraînement créé pour exploiter des affirmations
non fondées comme prétexte pour envahir la Libye et
réaliser les visées des États-Unis et des autres
ennemis des
peuples !
L'usage de la force dans le
règlement des
conflits entre nations fait du tort aux peuples et aide ceux qui ou
bien profitent de la vente des armes, ou bien vivent du pillage
de pays étrangers, ou les deux. Comment les peuples peuvent-ils
défendre et protéger leurs intérêts dans une
situation pareille ? Il faut s'opposer à l'usage de la
force
pour commencer. C'est une voix dangereuse qui peut mener à une
conflagration mondiale et une grande catastrophe pour
l'humanité. Il est possible d'écarter ces dangers
si nous nous engageons dans l'établissement d'un gouvernement
anti-guerre au Canada et appuyons tous ceux qui oeuvrent à la
même chose dans leur pays.
Non à l'usage de la force dans le
règlement
des conflits entre nations et au sein des
nations !

Les sanctions sont et demeurent des actes de guerre et
d'intervention contre des nations souveraines – Bas les pattes de la
Libye!
Le vendredi 25 février et tôt le
samedi 26 février, les États-Unis, le Canada et
l'Australie ont imposé des sanctions
unilatérales, en dehors de l'autorité officielle de
l'ONU, qui consistent à geler les avoirs financiers du
gouvernement libyen détenus
dans des institutions financières à l'étranger.
Puis samedi en soirée, le Conseil de sécurité de
l'ONU, invoquant l'autorité de
l'article 41 de la Charte de l'ONU, a adopté à
l'unanimité des sanctions contre la Libye visant
« l'interruption complète ou
partielle des relations économiques et des communications
ferroviaires, maritimes, aériennes, postales,
télégraphiques,
radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi
que la rupture des relations diplomatiques ». (Voir
ci-dessous
le Chapitre VII de la Charte de l'ONU) Et ensuite, le
dimanche 27 février, le Canada a imposé des
sanctions
additionnelles.
L'expérience passée montre le danger que
représente cette décision du Conseil de
sécurité. Les sanctions ont eu un effet meurtrier
en Irak. Leur objectif était de forcer Saddam Hussein à
remettre le pouvoir d'État aux impérialistes
américains, sinon à créer un
« État échoué » pour ensuite
invoquer la nécessité d'envahir pour prétendument
protéger la population. La décision du Conseil
de sécurité de l'ONU ouvre la porte à une
intervention militaire en Libye sous prétexte de voir à
l'application des sanctions et que la
Libye est un « État échoué ».
Les explications données par le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon confirment bien que le but
des sanctions est le
« changement de régime ».
« La résolution envoie un message
ferme selon lequel des violations graves des droits de l'homme ne
seront pas tolérées et que
ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes »,
a dit le secrétaire général. « Les
sanctions que vous avez
imposées sont une étape nécessaire pour
accélérer la transition vers un nouveau système de
gouvernance qui aura l'assentiment et auquel
participera le peuple. »
Il est donc clair que ce que Ban Ki-moon appelle
« la communauté internationale » cherche
à instituer « un nouveau
système de gouvernance » en Libye. Mais la question
se pose : de quel droit le Conseil de sécurité de
l'ONU et les pays comme
les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et
d'autres anciennes puissances coloniales et leurs appendices comme le
Canada et l'Australie vont-ils décider de quel
« système de gouvernance » doit avoir le
peuple libyen ?
Les États-Unis sont à cet égard
l'initiateur d'un effort pour créer un État
échoué en Libye et le Canada leur emboîte le pas.
Dimanche, la secrétaire d'État Hillary Clinton a dit que
les États-Unis sont disposés à « offrir
une aide de toute espèce »
aux Libyens qui cherchent à renverser le régime et
à former un gouvernement de transition. « Ce n'est
que le début de ce qui va
suivre Kadhafi », a-t-elle dit. « Mais d'abord
nous devons voir à la défaite de ce régime sans
autre effusion de
sang. »
Malgré l'effort pour leur donner de la
légitimité, en les appuyant ainsi sur l'autorité
du Conseil de sécurité, les sanctions sont
et demeurent des actes de guerre et d'intervention dans les affaires
intérieures d'un pays souverain. Il semble que l'absence de tout
signe de mobilisation des forces libyennes contre un pays voisin soit
l'élément manquant qui permette une intervention
militaire
immédiate. La situation demeure néanmoins dangereuse et
très volatile, puisque les États-Unis et leurs principaux
alliés ont mobilisé
les médias monopolisés pour créer un climat
d'hystérie pour rallier l'opinion publique en faveur d'une
intervention pour « arrêter
les tueries » par les forces toujours fidèles au
colonel Kadhafi. Dans l'édition de dimanche
(26 février) du New York
Times on lit :
« Contrairement à l'Égypte et
à la Tunisie, il manque à la Libye la main solide d'une
armée pour empêcher l'effondrement du
gouvernement. Elle n'a pas de parlement, pas de syndicats, pas de
partis politiques, pas de société civile, pas
d'organismes non
gouvernementaux. Son seul ministère suffisamment fort est celui
des entreprises pétrolières d'État. Le fait que
certains experts
prédisent que le prochain gouvernement pourrait être
construit sur un ministère du pétrole montre bien
l'absence d'options.
« Le pire des scénarios, si la
révolte en venait à renverser le gouvernement, un
scénario inquiétant pour les agences du
contre-terrorisme étasuniennes, serait celui d'un Afghanistan ou
d'une Somalie : le scénario d'un État
échoué où Al-Qaïda ou
d'autres groupes radicaux peuvent exploiter le chaos et agir en toute
impunité. »

Bombardement
de Belgrade, en Yougoslavie, le 24 mars
1999, premier jour de la campagne meurtrière qui a fait
pleuvoir des milliers d'ogives sur la ville au nom de
la «sécurité humaine».
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Le scénario que sont en train d'exécuter
les impérialistes en Libye a été mis au point en
1991, lorsque la « Coalition des
volontaires » a envahi l'Iraq avec l'opération
Desert Storm. Les services secrets des États-Unis avaient
créé un prétexte en
diffusant des récits d'atrocités qu'auraient commises les
forces de Saddam Hussein dans des orphelinats au Koweït pour
provoquer
l'indignation internationale en faveur d'une invasion. D'autres
mensonges éhontés servent depuis à justifier le
crime d'agression
contre plusieurs pays souverains au nom d'idéaux
supérieurs. Le principe adopté par la Charte de l'ONU que
les conflits entre nations
et au sein des nations doivent être résolus par la
négociation et sans l'usage de la force a été
abandonné. Le même scénario a été
joué
avant le bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN. Ces forces qui se
disent les défenseurs des droits humains ont fait circuler des
rumeurs de génocide contre les Kosovars pour formuler la
doctrine impérialiste de « la responsabilité
de protéger ». Après les
attentats du 11 septembre 2011, la Charte de l'ONU a
été foulée au pied à maintes reprises par
les États-Unis et leurs alliés qui
ont commencé à invoquer la « guerre contre la
terreur » pour commettre des crimes contre la paix et des
crimes contre
l'humanité.
Dans le cas de la Libye, nous sommes encore une fois
témoins du même scénario d'invasion sur la base de
preuves fabriquées. Les
accusations non documentées de génocide et de tueries de
masse par le gouvernement libyen contre son propre peuple sont
répétées sans
fin. Le mouvement anti-guerre a combattu chacun des faux
prétextes utilisés, y compris celui de la
prétendue possession d'armes de
destruction massive par Saddam Hussein, pour justifier des crimes
contre la paix et des crimes contre l'humanité en Irak, en
Afghanistan et maintenant au Pakistan, sans compter les
prétextes utilisés par les sionistes israéliens et
leurs alliés pour commettre
sans relâche des crimes contre le peuple palestinien à
Gaza et en Cisjordanie.
Peu importe le prétexte invoqué, les
marxistes-léninistes canadiens s'opposent résolument
à l'usage de la violence pour étouffer la
création d'une opinion publique favorable à des solutions
pacifiques. Cette violence sert à écraser les mouvements
politiques qui
cherchent à s'engager dans des projets d'édification
nationale au service des intérêts du peuple.

La danse macabre du cynisme
- Fidel Castro, 23 février 2011 -
La politique de pillage imposée par les
États-Unis et leurs alliés de l'OTAN au Moyen-Orient est
entrée en crise. Et cette crise est due, forcément,
à la hausse des cours
des céréales dont les retombées ont
été plus fortes dans les pays arabes où la
rareté de l'eau, les zones désertiques et la
pauvreté du peuple généralisée contrastent
avec les
revenus très élevés des secteurs
privilégiés liés aux énormes ressources
pétrolières.
Alors que les prix des aliments ont triplé, les
fortunes immobilières et les trésors de la
minorité aristocratique se chiffrent à des billions de
dollars.
Le monde arabe, de culture et de religion
majoritairement musulmane, s'est en plus senti humilié par la
mise en place, à feu et à sang, d'un État qui n'a
respecté aucune
des obligations élémentaires ayant présidé
à sa création dans le cadre de l'ordre colonial qui
existait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui
permit aux puissances
victorieuses de fonder l'ONU et d'imposer les règles du jeu
régissant le commerce et l'économie mondiaux.
La trahison de Anouar El-Sadate à Camp David a
empêché l'existence de l'État arabe palestinien
visé dans les accords de l'ONU de novembre 1947, si bien
qu'Israël
est devenu une forte puissance nucléaire alliée des
États-Unis et de l'OTAN.
Le complexe militaro-industriel étasunien a
livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à
Israël et même aux États arabes que celui-ci
soumettait et humiliait.
Le génie s'est échappé de la
bouteille, et l'OTAN ne sait pas comment le contrôler.
Il va s'efforcer de tirer le plus gros profit des
regrettables événements libyens. Nul n'est capable de
savoir actuellement ce qu'il se passe dans ce pays. L'Empire a fait
publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions,
jusqu'aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la
désinformation.
De toute évidence, une guerre civile se
déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle
éclaté ? Qui en paiera les
conséquences ? L'agence Reuters, se faisant
l'écho d'une banque japonaise bien connue, la Nomura, a
signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous
les records :
« "Si la Libye et l'Algérie
arrêtaient leur production pétrolière, les cours
pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l'OPEP verrait
réduite sa capacité inutilisée
à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux niveaux de
la guerre du Golfe, et au record de 147 dollars le baril
établi en 2008", a affirmé la banque dans une
note. »
Qui pourrait payer des prix pareils ? Quelles en
seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?
Les principaux leaders de l'OTAN jubilent. Le Premier
ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « ...a
admis dans un discours au
Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d'avoir
soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde
arabe. » Félicitons-le du moins pour sa
franchise.
Son collègue français Nicolas Sarkozy a
déclaré : « La poursuite de la
répression brutale et sanglante contre la population civile
libyenne est
répugnante. »
Le ministre italien des Affaires
étrangères, Franco Frattini, a jugé
« crédible » la quantité de mille
morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de
"bain de sang".
Selon Hillary Clinton, le « bain de
sang » est « absolument inacceptable »
et « doit cesser ».
Pour Ban Ki-moon, « le recours à la
violence dans ce pays est absolument inacceptable... le Conseil de
sécurité agira en accord avec les décisions de la
communauté
internationale... nous envisageons une série de
variantes. »
En fait, ce qu'attend Ban Ki-moon, c'est qu'Obama dise
le dernier mot.
Le président étasunien a parlé ce
mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire
d'État partirait en Europe afin de décider avec les
alliés de l'OTAN des mesures
à prendre. À le voir, on constatait qu'il ne voulait pas
laisser filer l'occasion de se colleter avec le sénateur
républicain d'extrême droite, John McCain, avec le
sénateur pro-
israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les
dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par
le Parti démocrate.
Les médias de l'Empire ont préparé
le terrain en vue d'une action. Une intervention militaire en Libye
n'aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à
l'Europe
les presque deux millions de barils par jour de pétrole
léger qu'elle importe, si des événements qui
mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi
n'intervenaient pas
avant.
De toute façon, le rôle d'Obama est
plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et
musulman si une telle équipée faisait couler à
flot le sang libyen ? La
vague révolutionnaire déclenchée en Égypte
freinera-t-elle une intervention de l'OTAN en Libye ?
L'invasion de l'Iraq déclenchée par Bush
sous de faux prétexte – mission remplie ! s'était-il
exclamé – a coûté la vie à plus d'un million
d'Arabes
innocents.
Nul dans le monde n'acceptera jamais la mort de civils
innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les
États-Unis et l'OTAN appliqueront-ils un jour ce même
principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs
soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?
C'est vraiment la danse macabre du cynisme !
Fidel Castro Ruz
Le 23 février 2011
19 h 42

Les sources non fiables de l'information
«fiable» des impérialistes
Le monde n'a pas
oublié la débâcle
de Colin Powell au sujet de l'information fiable sur les
« armes de destruction massive ». Mais la
question de l'utilisation
des « armes de tromperie massive » est aussi
sérieuse aujourd'hui qu'elle l'était alors. Autrement
dit,
si l'information n'est pas fiable, comment pouvez-vous
adopter un ensemble de sanctions internationales et déclarer
qu'un État ait échoué, justifiant ainsi une
intervention étrangère sur la base de cette
information ?
Selon les sénateurs libéral et
conservateur Roméo Dallaire et Hugh Siege qui ont écrit
le 24 février dans la Gazette de Montréal
que
« Les informations fiables ont été difficiles
à obtenir, car une grande partie de la Libye demeure sous un
embargo sur l'information, avec l'accès à l'Internet
étouffé
et seulement un service téléphonique limité et
intermittent. Cependant, les rapports de l'International Crisis Group
et Human Rights Watch indiquent que plus de 300 civils
ont été tués aveuglément par des avions
militaires du régime, les forces armées et des
mercenaires. Le ministre des Affaires étrangères de
l'Italie, Franco Frattini, a même
déclaré que " les estimations d'environ
1 000 tués sont crédibles. " »
(traduction du LML)
En fait, les renseignements disponibles à propos
des sources de la prétendue information sont très
fiables. L'International Crisis Group est une organisation non
gouvernementale (ONG) avec un budget annuel de plus de
15 M $. Elle a été co-fondée par Mark
Malloch Brown, ancien vice-président de la Banque mondiale,
l'ancien ambassadeur américain Morton Abramowitz et le
sénateur américain George Mitchell, l'envoyé
actuel pour la paix au Moyen-Orient de l'administration Obama.
Le Groupe est financé par la Fondation Carnegie, la Fondation
Ford, la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que l'Open Society
Institute de George Soros. Les principaux
conseillers sont, entre autres, l'ancien secrétaire
d'État américain Zbigniew Brzezinski, l'ancien
sous-secrétaire d'État américain Richard Armitage
et le président israélien
Shimon Pérès.
L'actuelle présidente et chef de la direction de
l'International Crisis Group est l'ancienne juge de la Cour
suprême du Canada, Louise Arbour, qui a rendu de
précieux services aux impérialistes suite aux
bombardements de la Yougoslavie par l'OTAN. En tant que procureur en
chef du Tribunal pénal international pour l'ex-
Yougoslavie, elle n'a même pas envisagé la
nécessité de poursuivre les États-Unis,
l'Allemagne ou tout autre pays de l'OTAN pour crimes contre la paix et
crimes de guerre.
Arbour a également agi à titre de conseillère
officieuse pour Daniel Bellemare, le procureur en chef du Tribunal
spécial sur le Liban, sur la façon de mettre en place des
procès par contumace des membres du Hezbollah dont on s'attend
qu'ils seront inculpés pour l'assassinat de Rafic Hariri. Il
peut donc être conclu en toute confiance que
l'International Crisis Group n'est pas une partie
désintéressée et que son information est
très louche.
Une autre source de tout ce bruit non fondé sur
les atrocités que le régime libyen a prétendument
commises contre son propre peuple est Mohammed Abdalla Ali
du Front national pour le salut de la Libye (FNSL). Abdalla est
l'adjoint d'Ibrahim Abdulaziz Sahad, le secrétaire
général du comité exécutif. Selon Wikipédia,
le
FNSL
a
été
établi
le
7 octobre 1981, lors
d'une conférence de presse tenue à Khartoum, au Soudan.
Son premier chef a été Muhammad Yusuf al-Magariaf,
anciennement ambassadeur de la Libye en Inde. Actuellement, le FNSL est
dirigé par Ibrahim Abdulaziz Sahad, un ancien officier militaire
et diplomate libyen. Le plus récent
Congrès national du FNSL a eu lieu aux États-Unis en
juillet 2007. Le FNSL a été basé au Soudan
jusqu'en 1985 au moment de la chute du régime du colonel
Nimeiry.
Il s'est opposé au régime militaire et dictatorial en
Libye et a appelé à un gouvernement démocratique
avec des garanties constitutionnelles, des élections libres, la
liberté
de presse et la séparation des différents pouvoirs,
exécutif, législatif et judiciaire. Le FNSL a
lancé une vaste campagne pour renverser Kadhafi en Libye, en
établissant une
station de radio à ondes courtes, un camp d'entraînement
militaire de commandos et a également publié un bulletin
bi-mensuel, Al Inqadh (le Salut). Selon diverses sources,
l'Agence centrale de renseignements américaine, la CIA, a
formé et financé le FNSL.
Une autre source indique que le FNSL a
été l'un des sept autres groupes d'opposition libyenne
qui ont fondé la Conférence nationale pour l'opposition
libyenne
(CNOL) en juin 2005 lors de la première conférence
tenue par la CNOL à Londres, en Angleterre. Le FNSL et trois
autres organisations se sont retirés de cette alliance
en février 2008 à cause de points de vue divergents.
Le FNSL a poursuivi sa campagne médiatique, utilisant
principalement les médias en ligne. « Bien que
relativement plus faible qu'avant et sans méthode claire pour
réaliser son objectif de renverser le régime de Kadhafi
en Libye, le FNSL continue d'être reconnu comme le
mouvement principal d'opposition au régime du colonel Kadhafi en
Libye. » (Left Source)
On rapporte également que
« l'opposition » libyenne
« dirige » littéralement « les
protestations en cours à Washington, DC. ».
Dans un article en date du 23 février, l'écrivain
irlandais Tony Cartalucci déclare :
« Des révélations incroyables
ont été mises à jour sur les troubles en Libye. Le
chef du groupe d'opposition libyen qui organise des manifestations tant
à l'intérieur et à l'extérieur de la Libye,
est actuellement à Washington, DC, d'où il dirige avec
son organisation les soulèvements et le désordre dans ce
pays nord-
africain.
« Un entretien avec Ibrahim Sahad du Front
national pour le salut de la Libye (FNSL) sur la chaîne ABC en
Australie, met en relief tous les points saillants
couverts la semaine dernière par les grands médias
d'entreprise, avec comme arrière-plan la Maison Blanche et le
Washington Monument.
« Sahad répète les appels de
l'International Crisis Group dirigé par Soros / Brzezinski pour
que le Conseil de sécurité se réunisse et discute
d'une intervention
face au refus de Kadhafi de plier. « Ibrahim Sahad et son
FNSL ont fondé la Conférence nationale de l'opposition
libyenne (CNOL) à Londres en 2005. Ce groupe
en particulier a fait des pieds et des mains pour ne pas paraître
avoir été influencé ou soutenu par les
États-Unis. [...]
« Le CNOL de Sahad a commencé
à organiser « la journée de la
colère » du 17 février au moment
même où l'Égypte est tombée afin
que l'ensemble des grands médias puisse porter leur attention et
mettre l'accent sur la Libye. Cela a fait l'affaire des médias
qui n'ont eu qu'à se déplacer du Caire à la
frontière ouest de l'Égypte et attendre que les hommes de
Sahad sur le terrain leur assurent une base d'opérations, sans
doute dans la ville libyenne orientale de Benghazi.
[...]
« Il s'avère qu'autant les services
de nouvelles des grandes entreprises que les mouvements.org
financés par le Secrétariat d'État des
États-Unis et les
entreprises reçoivent leurs rapports entièrement à
partir de la CNOL de Sahad à Washington, qui affirme recevoir
« de sources directes » des rapports provenant
de la Libye. Les autres membres du FNSL dont un à Dubaï,
fournissent également aux médias cette information
« de sources directes » . Ces rapports sont
devenus la base d'accusations de
« génocide », la convocation du Conseil de
sécurité des Nations unies, les sanctions
économiques, les menaces dirigées contre
les forces de sécurité libyennes qui tentent de
réprimer les manifestants et les zones d'exclusion
aérienne que fait respecter l'OTAN .

À titre d'information
Chapitre VII
de la Charte de l'ONU
Action en cas de menace contre la paix,
de rupture de
la paix et d'acte d'agression
Article 39
Le Conseil de sécurité constate
l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou
d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide
quelles mesures seront prises conformément aux Articles
41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la
sécurité internationales.
Article 40
Afin d'empêcher la situation de s'aggraver,
le Conseil de sécurité, avant de faire les
recommandations ou de décider des mesures à prendre
conformément à l'Article
39, peut inviter les parties intéressées à se
conformer aux mesures provisoires qu'il juge nécessaires ou
souhaitables. Ces mesures provisoires ne préjugent en rien les
droits,
les prétentions ou la position des parties
intéressées. En cas de non-exécution de ces
mesures provisoires, le Conseil de sécurité tient
dûment compte de cette défaillance.
Article 41
Le Conseil de sécurité peut
décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force
armée doivent être prises pour donner effet à ses
décisions, et peut inviter
les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci
peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des
relations économiques et des communications
ferroviaires, maritimes, aériennes, postales,
télégraphiques, radioélectriques et des autres
moyens de communication, ainsi que la rupture des relations
diplomatiques.
Article 42
Si le Conseil de sécurité estime
que les mesures prévues à l'Article 41 seraient
inadéquates ou qu'elles se sont révélées
telles, il peut entreprendre, au moyen
de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il
juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la
paix et de la sécurité internationales. Cette action peut
comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres
opérations exécutées par des forces
aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

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