Le Conseil de sécurité de l'ONU impose
des sanctions aux autorités libyennes

Non aux menaces d'usage de la force contre la Libye! Non à l'usage de la force dans le règlement des conflits entre nations et au sein des nations!

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) s'oppose à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer des sanctions à la Libye en vertu du Chapitre VII de la Charte de l'ONU. Le PCC(M-L) invite tous les Canadiens à se maintenir au courant de la situation qui change rapidement dans le Nord de l'Afrique et l'Asie occidentale et à rejeter la manipulation des événements par les États-Unis, l'OTAN et les autres qui n'ont pas à coeur les intérêts des peuples de leur pays et du monde. Nous invitons spécifiquement la classe ouvrière et les jeunes du Canada à prendre l'initiative des mouvements anti-guerre et pour la paix avec une position non équivoque contre les préparatifs d'une invasion de la Libye et à s'opposer aux efforts pour entraîner les Canadiens dans une frénésie d'opinion publique en faveur de l'application de la doctrine impérialiste de la « Responsabilité de protéger » sous prétexte d'« arrêter les tueries » en Libye. Prenons une position non équivoque contre l'effet d'entraînement créé pour exploiter des affirmations non fondées comme prétexte pour envahir la Libye et réaliser les visées des États-Unis et des autres ennemis des peuples !

L'usage de la force dans le règlement des conflits entre nations fait du tort aux peuples et aide ceux qui ou bien profitent de la vente des armes, ou bien vivent du pillage de pays étrangers, ou les deux. Comment les peuples peuvent-ils défendre et protéger leurs intérêts dans une situation pareille ? Il faut s'opposer à l'usage de la force pour commencer. C'est une voix dangereuse qui peut mener à une conflagration mondiale et une grande catastrophe pour l'humanité. Il est possible d'écarter ces dangers si nous nous engageons dans l'établissement d'un gouvernement anti-guerre au Canada et appuyons tous ceux qui oeuvrent à la même chose dans leur pays.

Non à l'usage de la force dans le règlement
des conflits entre nations et au sein des nations !

Haut de page


Les sanctions sont et demeurent des actes de guerre et d'intervention contre des nations souveraines – Bas les pattes de la Libye!

Le vendredi 25 février et tôt le samedi 26 février, les États-Unis, le Canada et l'Australie ont imposé des sanctions unilatérales, en dehors de l'autorité officielle de l'ONU, qui consistent à geler les avoirs financiers du gouvernement libyen détenus dans des institutions financières à l'étranger. Puis samedi en soirée, le Conseil de sécurité de l'ONU, invoquant l'autorité de l'article 41 de la Charte de l'ONU, a adopté à l'unanimité des sanctions contre la Libye visant « l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques ». (Voir ci-dessous le Chapitre VII de la Charte de l'ONU) Et ensuite,  le dimanche 27 février, le Canada a imposé des sanctions additionnelles.

L'expérience passée montre le danger que représente cette décision du Conseil de sécurité. Les sanctions ont eu un effet meurtrier en Irak. Leur objectif était de forcer Saddam Hussein à remettre le pouvoir d'État aux impérialistes américains, sinon à créer un « État échoué » pour ensuite invoquer la nécessité d'envahir pour prétendument protéger la population. La décision du Conseil de sécurité de l'ONU ouvre la porte à une intervention militaire en Libye sous prétexte de voir à l'application des sanctions et que la Libye est un « État échoué ».

Les explications données par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon confirment bien que le but des sanctions est le « changement de régime ».

« La résolution envoie un message ferme selon lequel des violations graves des droits de l'homme ne seront pas tolérées et que ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes », a dit le secrétaire général. « Les sanctions que vous avez imposées sont une étape nécessaire pour accélérer la transition vers un nouveau système de gouvernance qui aura l'assentiment et auquel participera le peuple. »

Il est donc clair que ce que Ban Ki-moon appelle « la communauté internationale » cherche à instituer « un nouveau système de gouvernance » en Libye. Mais la question se pose : de quel droit le Conseil de sécurité de l'ONU et les pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et d'autres anciennes puissances coloniales et leurs appendices comme le Canada et l'Australie vont-ils décider de quel « système de gouvernance » doit avoir le peuple libyen ?

Les États-Unis sont à cet égard l'initiateur d'un effort pour créer un État échoué en Libye et le Canada leur emboîte le pas. Dimanche, la secrétaire d'État Hillary Clinton a dit que les États-Unis sont disposés à « offrir une aide de toute espèce » aux Libyens qui cherchent à renverser le régime et à former un gouvernement de transition. « Ce n'est que le début de ce qui va suivre Kadhafi », a-t-elle dit. « Mais d'abord nous devons voir à la défaite de ce régime sans autre effusion de sang. »

Malgré l'effort pour leur donner de la légitimité, en les appuyant ainsi sur l'autorité du Conseil de sécurité, les sanctions sont et demeurent des actes de guerre et d'intervention dans les affaires intérieures d'un pays souverain. Il semble que l'absence de tout signe de mobilisation des forces libyennes contre un pays voisin soit l'élément manquant qui permette une intervention militaire immédiate. La situation demeure néanmoins dangereuse et très volatile, puisque les États-Unis et leurs principaux alliés ont mobilisé les médias monopolisés pour créer un climat d'hystérie pour rallier l'opinion publique en faveur d'une intervention pour « arrêter les tueries » par les forces toujours fidèles au colonel Kadhafi. Dans l'édition de dimanche (26 février) du New York Times on lit :

« Contrairement à l'Égypte et à la Tunisie, il manque à la Libye la main solide d'une armée pour empêcher l'effondrement du gouvernement. Elle n'a pas de parlement, pas de syndicats, pas de partis politiques, pas de société civile, pas d'organismes non gouvernementaux. Son seul ministère suffisamment fort est celui des entreprises pétrolières d'État. Le fait que certains experts prédisent que le prochain gouvernement pourrait être construit sur un ministère du pétrole montre bien l'absence d'options.

« Le pire des scénarios, si la révolte en venait à renverser le gouvernement, un scénario inquiétant pour les agences du contre-terrorisme étasuniennes, serait celui d'un Afghanistan ou d'une Somalie : le scénario d'un État échoué où Al-Qaïda ou d'autres groupes radicaux peuvent exploiter le chaos et agir en toute impunité. »


Bombardement de Belgrade, en Yougoslavie, le 24 mars
1999, premier jour de la campagne meurtrière qui a fait
pleuvoir des milliers d'ogives sur la ville au nom de
la «sécurité humaine».

Le scénario que sont en train d'exécuter les impérialistes en Libye a été mis au point en 1991, lorsque la « Coalition des volontaires » a envahi l'Iraq avec l'opération Desert Storm. Les services secrets des États-Unis avaient créé un prétexte en diffusant des récits d'atrocités qu'auraient commises les forces de Saddam Hussein dans des orphelinats au Koweït pour provoquer l'indignation internationale en faveur d'une invasion. D'autres mensonges éhontés servent depuis à justifier le crime d'agression contre plusieurs pays souverains au nom d'idéaux supérieurs. Le principe adopté par la Charte de l'ONU que les conflits entre nations et au sein des nations doivent être résolus par la négociation et sans l'usage de la force a été abandonné. Le même scénario a été joué avant le bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN. Ces forces qui se disent les défenseurs des droits humains ont fait circuler des rumeurs de génocide contre les Kosovars pour formuler la doctrine impérialiste de « la responsabilité de protéger ». Après les attentats du 11 septembre 2011, la Charte de l'ONU a été foulée au pied à maintes reprises par les États-Unis et leurs alliés qui ont commencé à invoquer la « guerre contre la terreur » pour commettre des crimes contre la paix et des crimes contre l'humanité.

Dans le cas de la Libye, nous sommes encore une fois témoins du même scénario d'invasion sur la base de preuves fabriquées. Les accusations non documentées de génocide et de tueries de masse par le gouvernement libyen contre son propre peuple sont répétées sans fin. Le mouvement anti-guerre a combattu chacun des faux prétextes utilisés, y compris celui de la prétendue possession d'armes de destruction massive par Saddam Hussein, pour justifier des crimes contre la paix et des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan et maintenant au Pakistan, sans compter les prétextes utilisés par les sionistes israéliens et leurs alliés pour commettre sans relâche des crimes contre le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.

Peu importe le prétexte invoqué, les marxistes-léninistes canadiens s'opposent résolument à l'usage de la violence pour étouffer la création d'une opinion publique favorable à des solutions pacifiques. Cette violence sert à écraser les mouvements politiques qui cherchent à s'engager dans des projets d'édification nationale au service des intérêts du peuple.

Haut de page


La danse macabre du cynisme

La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. Et cette crise est due, forcément, à la hausse des cours des céréales dont les retombées ont été plus fortes dans les pays arabes où la rareté de l'eau, les zones désertiques et la pauvreté du peuple généralisée contrastent avec les revenus très élevés des secteurs privilégiés liés aux énormes ressources pétrolières.

Alors que les prix des aliments ont triplé, les fortunes immobilières et les trésors de la minorité aristocratique se chiffrent à des billions de dollars.

Le monde arabe, de culture et de religion majoritairement musulmane, s'est en plus senti humilié par la mise en place, à feu et à sang, d'un État qui n'a respecté aucune des obligations élémentaires ayant présidé à sa création dans le cadre de l'ordre colonial qui existait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui permit aux puissances victorieuses de fonder l'ONU et d'imposer les règles du jeu régissant le commerce et l'économie mondiaux.

La trahison de Anouar El-Sadate à Camp David a empêché l'existence de l'État arabe palestinien visé dans les accords de l'ONU de novembre 1947, si bien qu'Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l'OTAN.

Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.

Le génie s'est échappé de la bouteille, et l'OTAN ne sait pas comment le contrôler.

Il va s'efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n'est capable de savoir actuellement ce qu'il se passe dans ce pays. L'Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu'aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.

De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L'agence Reuters, se faisant l'écho d'une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :

« "Si la Libye et l'Algérie arrêtaient leur production pétrolière, les cours pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l'OPEP verrait réduite sa capacité inutilisée à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux niveaux de la guerre du Golfe, et au record de 147 dollars le baril établi en 2008", a affirmé la banque dans une note. »

Qui pourrait payer des prix pareils ? Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?

Les principaux leaders de l'OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « ...a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d'avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » Félicitons-le du moins pour sa franchise.

Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »

Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de "bain de sang".

Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».

Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable... le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale... nous envisageons une série de variantes. »

En fait, ce qu'attend Ban Ki-moon, c'est qu'Obama dise le dernier mot.

Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d'État partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l'OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu'il ne voulait pas laisser filer l'occasion de se colleter avec le sénateur républicain d'extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro- israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.

Les médias de l'Empire ont préparé le terrain en vue d'une action. Une intervention militaire en Libye n'aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l'Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu'elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n'intervenaient pas avant.

De toute façon, le rôle d'Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l'OTAN en Libye ?

L'invasion de l'Iraq déclenchée par Bush sous de faux prétexte – mission remplie ! s'était-il exclamé – a coûté la vie à plus d'un million d'Arabes innocents.

Nul dans le monde n'acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l'OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?

C'est vraiment la danse macabre du cynisme !

Fidel Castro Ruz
Le 23 février 2011
19 h 42

Haut de page


Les sources non fiables de l'information
«fiable» des impérialistes

Le monde n'a pas oublié la débâcle de Colin Powell au sujet de l'information fiable sur les « armes de destruction massive ». Mais la question de l'utilisation des « armes de tromperie massive » est aussi sérieuse aujourd'hui qu'elle l'était alors. Autrement dit, si l'information n'est pas fiable, comment pouvez-vous adopter un ensemble de sanctions internationales et déclarer qu'un État ait échoué, justifiant ainsi une intervention étrangère sur la base de cette information ?

Selon les sénateurs libéral et conservateur Roméo Dallaire et Hugh Siege qui ont écrit le 24 février dans la Gazette de Montréal que « Les informations fiables ont été difficiles à obtenir, car une grande partie de la Libye demeure sous un embargo sur l'information, avec l'accès à l'Internet étouffé et seulement un service téléphonique limité et intermittent. Cependant, les rapports de l'International Crisis Group et Human Rights Watch indiquent que plus de 300 civils ont été tués aveuglément par des avions militaires du régime, les forces armées et des mercenaires. Le ministre des Affaires étrangères de l'Italie, Franco Frattini, a même déclaré que " les estimations d'environ 1 000 tués sont crédibles. " » (traduction du LML)

En fait, les renseignements disponibles à propos des sources de la prétendue information sont très fiables. L'International Crisis Group est une organisation non gouvernementale (ONG) avec un budget annuel de plus de 15 M $. Elle a été co-fondée par Mark Malloch Brown, ancien vice-président de la Banque mondiale, l'ancien ambassadeur américain Morton Abramowitz et le sénateur américain George Mitchell, l'envoyé actuel pour la paix au Moyen-Orient de l'administration Obama. Le Groupe est financé par la Fondation Carnegie, la Fondation Ford, la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que l'Open Society Institute de George Soros. Les principaux conseillers sont, entre autres, l'ancien secrétaire d'État américain Zbigniew Brzezinski, l'ancien sous-secrétaire d'État américain Richard Armitage et le président israélien Shimon Pérès.

L'actuelle présidente et chef de la direction de l'International Crisis Group est l'ancienne juge de la Cour suprême du Canada, Louise Arbour, qui a rendu de précieux services aux impérialistes suite aux bombardements de la Yougoslavie par l'OTAN. En tant que procureur en chef du Tribunal pénal international pour l'ex- Yougoslavie, elle n'a même pas envisagé la nécessité de poursuivre les États-Unis, l'Allemagne ou tout autre pays de l'OTAN pour crimes contre la paix et crimes de guerre. Arbour a également agi à titre de conseillère officieuse pour Daniel Bellemare, le procureur en chef du Tribunal spécial sur le Liban, sur la façon de mettre en place des procès par contumace des membres du Hezbollah dont on s'attend qu'ils seront inculpés pour l'assassinat de Rafic Hariri. Il peut donc être conclu en toute confiance que l'International Crisis Group n'est pas une partie désintéressée et que son information est très louche.

Une autre source de tout ce bruit non fondé sur les atrocités que le régime libyen a prétendument commises contre son propre peuple est Mohammed Abdalla Ali du Front national pour le salut de la Libye (FNSL). Abdalla est l'adjoint d'Ibrahim Abdulaziz Sahad, le secrétaire général du comité exécutif. Selon Wikipédia, le FNSL a été établi le 7 octobre 1981, lors d'une conférence de presse tenue à Khartoum, au Soudan. Son premier chef a été Muhammad Yusuf al-Magariaf, anciennement ambassadeur de la Libye en Inde. Actuellement, le FNSL est dirigé par Ibrahim Abdulaziz Sahad, un ancien officier militaire et diplomate libyen. Le plus récent Congrès national du FNSL a eu lieu aux États-Unis en juillet 2007. Le FNSL a été basé au Soudan jusqu'en 1985 au moment de la chute du régime du colonel Nimeiry. Il s'est opposé au régime militaire et dictatorial en Libye et a appelé à un gouvernement démocratique avec des garanties constitutionnelles, des élections libres, la liberté de presse et la séparation des différents pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Le FNSL a lancé une vaste campagne pour renverser Kadhafi en Libye, en établissant une station de radio à ondes courtes, un camp d'entraînement militaire de commandos et a également publié un bulletin bi-mensuel, Al Inqadh (le Salut). Selon diverses sources, l'Agence centrale de renseignements américaine, la CIA, a formé et financé le FNSL.

Une autre source indique que le FNSL a été l'un des sept autres groupes d'opposition libyenne qui ont fondé la Conférence nationale pour l'opposition libyenne (CNOL) en juin 2005 lors de la première conférence tenue par la CNOL à Londres, en Angleterre. Le FNSL et trois autres organisations se sont retirés de cette alliance en février 2008 à cause de points de vue divergents. Le FNSL a poursuivi sa campagne médiatique, utilisant principalement les médias en ligne. « Bien que relativement plus faible qu'avant et sans méthode claire pour réaliser son objectif de renverser le régime de Kadhafi en Libye, le FNSL continue d'être reconnu comme le mouvement principal d'opposition au régime du colonel Kadhafi en Libye. » (Left Source)

On rapporte également que « l'opposition » libyenne « dirige » littéralement « les protestations en cours à Washington, DC. ». Dans un article en date du 23 février, l'écrivain irlandais Tony Cartalucci déclare :

« Des révélations incroyables ont été mises à jour sur les troubles en Libye. Le chef du groupe d'opposition libyen qui organise des manifestations tant à l'intérieur et à l'extérieur de la Libye, est actuellement à Washington, DC, d'où il dirige avec son organisation les soulèvements et le désordre dans ce pays nord- africain.

« Un entretien avec Ibrahim Sahad du Front national pour le salut de la Libye (FNSL) sur la chaîne ABC en Australie, met en relief tous les points saillants couverts la semaine dernière par les grands médias d'entreprise, avec comme arrière-plan la Maison Blanche et le Washington Monument.

« Sahad répète les appels de l'International Crisis Group dirigé par Soros / Brzezinski pour que le Conseil de sécurité se réunisse et discute d'une intervention face au refus de Kadhafi de plier. « Ibrahim Sahad et son FNSL ont fondé la Conférence nationale de l'opposition libyenne (CNOL) à Londres en 2005. Ce groupe en particulier a fait des pieds et des mains pour ne pas paraître avoir été influencé ou soutenu par les États-Unis. [...]

« Le CNOL de Sahad a commencé à organiser « la journée de la colère » du 17 février au moment même où l'Égypte est tombée afin que l'ensemble des grands médias puisse porter leur attention et mettre l'accent sur la Libye. Cela a fait l'affaire des médias qui n'ont eu qu'à se déplacer du Caire à la frontière ouest de l'Égypte et attendre que les hommes de Sahad sur le terrain leur assurent une base d'opérations, sans doute dans la ville libyenne orientale de Benghazi. [...]

« Il s'avère qu'autant les services de nouvelles des grandes entreprises que les mouvements.org financés par le Secrétariat d'État des États-Unis et les entreprises reçoivent leurs rapports entièrement à partir de la CNOL de Sahad à Washington, qui affirme recevoir « de sources directes » des rapports provenant de la Libye. Les autres membres du FNSL dont un à Dubaï, fournissent également aux médias cette information « de sources directes » . Ces rapports sont devenus la base d'accusations de « génocide », la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies, les sanctions économiques, les menaces dirigées contre les forces de sécurité libyennes qui tentent de réprimer les manifestants et les zones d'exclusion aérienne que fait respecter l'OTAN .

Haut de page


À titre d'information
Chapitre VII de la Charte de l'ONU

Action en cas de menace contre la paix,
de rupture de la paix et d'acte d'agression

Article 39

Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Article 40

Afin d'empêcher la situation de s'aggraver, le Conseil de sécurité, avant de faire les recommandations ou de décider des mesures à prendre conformément à l'Article 39, peut inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu'il juge nécessaires ou souhaitables. Ces mesures provisoires ne préjugent en rien les droits, les prétentions ou la position des parties intéressées. En cas de non-exécution de ces mesures provisoires, le Conseil de sécurité tient dûment compte de cette défaillance.

Article 41

Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.

Article 42

Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

Haut de page


Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca