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9e anniversaire de l'invasion de l'Irak
Appel du Collectif Échec à la guerre
pour le 19 mars 2011
Le 19 mars 2011 sera le 9e anniversaire de
l'invasion de l'Irak, invasion qui a été condamnée
partout dans le monde et qui
l'est encore aujourd'hui. L'exigence des peuples du monde pour la fin
de l'occupation de l'Irak et le retrait des troupes agressives
américaines et étrangères de l'Irak est toujours
à l'ordre du jour. Dans ce contexte, le Collectif Échec
à la guerre lance une
opération média pour faire paraître dans le journal
Le Devoir la Déclaration « Pour
en finir avec la logique de guerre et
de domination » présentée en conférence
de presse à la clôture du Sommet contre la guerre et le
militarisme de novembre 2010
adoptée par plus de 85 organismes à ce jour.
Le communiqué indique :
« À la fin de l'année 2010, le gouvernement
Harper, avec l'appui du Parti libéral, a une nouvelle
fois fait fi de la volonté populaire en prolongeant la
participation canadienne à la guerre d'occupation en Afghanistan
jusqu'en 2014,
dans un prétendu rôle de formation des forces de
sécurité afghanes... Et, depuis ce temps, le débat
parlementaire sur les questions de
guerre et de militarisme à Ottawa s'est limité à
exiger des appels d'offre pour l'achat d'avions de combat ou des
retombées
"équitables" pour le Québec... »
« Il nous apparaît impérieux,
dans un tel contexte, de rappeler avec force l'opposition majoritaire
de la population québécoise
et canadienne à toute présence militaire du Canada en
Afghanistan et aussi l'existence d'un mouvement significatif
d'opposition à la
montée du militarisme ici et ailleurs.
« L'opération média exige de
recueillir plusieurs milliers de dollars (environ 8 000 $
pour Le Devoir
seulement). Le collectif invite les organisations et individus à
contribuer de la façon suivante :
- une contribution financière des
85 organismes qui ont
déjà endossé la Déclaration (suggestion
50 $ ou plus) ;
- d'autres endossements d'organismes, accompagnés
d'une contribution financière similaire ;
- un grand nombre d'endossements individuels,
accompagnés d'une contribution financière (suggestion
10 $ ou plus).
- Vous pouvez endosser la Déclaration -- comme
organisme ou en tant qu'individu -- et indiquer le montant de votre
contribution en
vous rendant sur cette page du site du Collectif
(http ://www.echecalaguerre.org/index.php ?id=224)
D'autre part, nous vous demandons de faire rapidement
parvenir votre contribution à l'adresse suivante :
Collectif Échec à la guerre
65 ouest de Castelnau, bureau 302,
Montréal, Québec, H2R 2W3
(Faire votre chèque au nom du Collectif
Échec à la guerre, avec la mention "Publication de
la Déclaration").
DATE LIMITE : VENDREDI 11 MARS.
Compte-tenu de la longueur de la
Déclaration, il se peut que nous ne puissions pas publier la
liste des signataires dans la page
du Devoir. Dans ce cas, nous indiquerons, bien en vue, le
nombre total d'endossements reçus ainsi qu'un lien vers une page
du
site du Collectif où sera publiée la liste
complète.
Nous comptons sur votre participation, car c'est
uniquement avec des centaines de contributions que nous pouvons
réaliser l'objectif
de faire largement connaître nos prises de position à la
collectivité montréalaise et québécoise et
d'accroître la pression sur les
décideurs politiques... »
Pour en finir avec la logique de guerre et de
domination!
- Déclaration du Sommet populaire
contre la guerre et le
militarisme,
Montréal, 21 novembre 2010 -
En tant qu'organismes québécois
voués à la défense et à
l'élargissement des droits civils et politiques,
économiques, sociaux et
culturels, ici et partout dans le monde,
En tant que citoyennes et citoyens du Québec
épris de paix et de justice et soucieux de développer des
relations internationales de
coopération fondée sur l'égalité et la
solidarité,
1. NOUS SOMMES INDIGNÉ-ES
de la spirale guerrière et
antidémocratique dans laquelle le Canada s'enfonce de plus en
plus ;
de la participation du Canada, depuis octobre 2001,
à une guerre d'occupation en Afghanistan qui sème mort et
destruction sous
prétexte de lutte pour la démocratie, la
sécurité et les droits des femmes dans ce pays et qui
s'étend maintenant au
Pakistan ;
du vote du Parlement canadien prolongeant cette
intervention au moins jusqu'en juillet 2011, à l'encontre de la
volonté de la
majorité de la population ;
de l'allocation à cette logique guerrière
de fonds publics sans cesse croissants (au Canada seulement,
58 millions de dollars
par jour en 2009-2010) au détriment des dépenses sociales
et d'une véritable aide au développement ;
de la complicité du Canada avec la torture, tant
celle des Afghans faits prisonniers dans les combats que celle de
certains
citoyens canadiens dans des prisons étrangères ;
de la militarisation de la société
canadienne qui engendre l'augmentation de la violence, notamment envers
les femmes ;
de la campagne de peur axée sur une menace
terroriste exagérée pour justifier la guerre et plusieurs
mesures de surveillance et de
répression qui érodent nos droits et
libertés ;
de l'omniprésence des activités de
relations publiques de l'armée canadienne dans les grands
événements sportifs, sociaux et
familiaux et de leurs campagnes de recrutement dans les institutions
d'enseignement jusque dans les écoles primaires ;
des conséquences socio-environnementales de plus
en plus graves des guerres et des entraînements militaires ;
de la militarisation croissante de l'Arctique, qui va
de pair avec des projets économiques néfastes pour
l'environnement et la
négation des droits des peuples autochtones.
2. NOUS DÉNONÇONS LES
« VA-T-EN-GUERRE » ICI MÊME AU CANADA :
les gouvernements canadiens successifs, libéraux
et conservateurs, qui nous ont entraînés dans cette
dynamique et ont justifié la
guerre avec des faux arguments ;
les grands milieux d'affaires – Conseil canadien des
chefs d'entreprises en tête – qui n'y voient que des occasions de
profits, notamment pour l'industrie militaire ;
les partis politiques qui mettent en oeuvre des
politiques guerrières ou qui ne s'y opposent que du bout des
lèvres ;
les grands médias qui véhiculent peu
l'opposition de la majorité de la population à la guerre
et ne présentent pas ses
conséquences tragiques pour les populations civiles.
3. NOUS REJETONS CATÉGORIQUEMENT le faux discours
de la « guerre contre le terrorisme » et
l'implication militaire, directe
ou indirecte, du Canada aux côtés des États-Unis
dans le cadre d'une politique visant à étendre leur
hégémonie à l'ensemble de la
planète et caractérisée par :
plusieurs guerres déclenchées et
menées en violation du droit international, dont le droit
humanitaire international : Kosovo
en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003, Liban en 2006, Gaza en
2009 ; et d'autres appréhendées, contre l'Iran et la
Corée du
Nord, que l'on menace même de frappes nucléaires ;
le détournement du Conseil de
sécurité qui ne condamne ni ces agressions
illégales, ni les crimes de guerre qu'elles entraînent,
ni les projets flagrants de mainmise étrangère mis en
oeuvre par les agresseurs à l'encontre du droit
international ;
l'élargissement provocateur de l'OTAN vers l'Est
et sa double transformation en tant que bras armé de
l'hégémonie étasunienne
intervenant partout dans le monde et en tant que mandataire de l'ONU,
jetant ainsi un profond discrédit sur l'ONU aux yeux de
l'opinion
publique mondiale ;
les menaces et les plans de déstabilisation
à l'égard de certains pays qui refusent de se soumettre
au « Nouvel ordre
mondial » imposé par les États-Unis ;
la relance d'une course aux armements, y compris le
développement de nouvelles armes nucléaires et une
militarisation accrue de
l'espace.
4. NOUS APPELONS LA POPULATION QUÉBÉCOISE
À SE MOBILISER pour contribuer à renverser cette
dynamique mondiale destructrice en
exigeant
du Gouvernement du Canada :
le retrait immédiat des troupes canadiennes de
l'Afghanistan ;
la réduction importante des dépenses
militaires et la tenue d'un vaste débat public sur la politique
étrangère canadienne, le rôle
de l'armée, l'industrie militaire et le commerce des armes ;
la fin du partenariat militaire avec les
États-Unis, y compris le retrait du Canada de l'OTAN ;
la fin de son discours d'instrumentalisation des droits
des femmes et de promotion de la « responsabilité de
protéger »
pour justifier la guerre et la condamnation ferme de toute intervention
non conforme au droit international ;
et de la communauté internationale :
le renouvellement démocratique de l'ONU,
notamment par le respect intégral de sa Charte, le renforcement
du rôle de l'Assemblée
générale et une réforme en profondeur du Conseil
de sécurité dont l'abolition du droit de veto ;
l'application de la résolution 1325 du
Conseil de sécurité de l'ONU concernant l'implication des
femmes dans la prévention et
le règlement des conflits ainsi que les processus de paix.)

Le
sommet
populaire
contre la guerre
et le militarisme exige le retrait immédiat
des troupes canadiennes de l'Afghanistan!
Du 19 au 21 novembre 2010, plus de 200
personnes de tout âge et de tous les milieux se sont
réunies à Montréal pour
participer au sommet populaire contre la guerre et le militarisme
organisé par le Collectif Échec à la guerre. Des
organisations et des
activistes de divers coins du Québec, dont le Saguenay-Lac
Saint-Jean, la Mauricie, Québec, Gaspésie, les
Laurentides et la région de
Montréal, actifs dans le mouvement antiguerre, étaient
présents. Au terme du sommet, le Collectif Échec à
la guerre a émis un
communiqué qui indique : « Alors même que
les dirigeants du Canada et des autres pays membres de l'OTAN,
réunis en sommet à
Lisbonne, ont décidé de prolonger la guerre en
Afghanistan jusqu'en 2014 et même après – à
l'encontre de la volonté de leurs
populations – les participants et participantes au Sommet ont
réitéré la demande du retrait immédiat des
troupes canadiennes de
l'Afghanistan et, de plus, exigé le retrait du Canada de l'OTAN,
une alliance guerrière et antidémocratique, comme ses
plus récentes
décisions l'ont encore démontré. »
Les conférences, ateliers et discussions ont fait
ressortir les préoccupations des participants face aux
activités guerrières du
gouvernement canadien et des grandes puissances et les actions qui
s'organisent pour s'y opposer : campagne d'envois de cartes
postales « Stoppons les dépenses
militaires » à Trois-Rivières, montage d'un
vidéo contre la guerre par une organisation de
femmes de la Gaspésie, actions pour empêcher le
recrutement militaire aux cégeps de l'Outaouais, André
Laurendeau et Trois-Rivières et à l'UQAM, revendications
et journée d'action pour le retrait des troupes canadiennes
d'Afghanistan et contre le
recrutement militaire menées par la Marche mondiale des femmes
au Québec et plusieurs autres.
Les participants ont discuté des enjeux qui se
posent pour le mouvement anti-guerre, dont la militarisation de
l'espace public,
l'intensification du recrutement militaire auprès de la jeunesse
comme chair à canon pour les guerres d'agression, la
désinformation et
la manipulation des aspirations du peuple à la paix et à
la démocratie véritable. Le discours qui cherche à
légitimer l'agression et
l'ingérence des grandes puissances en Afghanistan et ailleurs
avec le droit d'ingérence et les attaques préventives au
nom de la
défense des droits de la personne, de la sécurité
et de la démocratie a été condamné. Les
participants ont dégagé des pistes d'action
sur le recrutement dans les établissements scolaires,
l'environnement, les dépenses militaires, les droits des femmes,
l'aide
internationale et les armes nucléaires.
À
la
fin du sommet, la déclaration
conjointe « Pour en finir avec la logique de guerre et de
domination », endossée par
plus de 70 organisations étudiantes, des organismes de femmes,
de défense de droits, de groupes religieux, de syndicats et de
partis
politiques au Québec et du Canada a été rendu
publique. (Voir
ci-dessus)

Bulletin du 28 février 2011 • Retour
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