Indices économiques

Variation de l'indice des prix
à la consommation pour le mois de janvier 2011

Des extraits ci-joints du rapport de Statistique Canada montrent que l'indice des prix à la consommation a augmenté durant les 7 derniers mois.

L'Ontario a eu la deuxième plus grande hausse des prix, précédée de la Nouvelle-Écosse.

Les prix à la consommation ont progressé de 2,3 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier 2011, après avoir enregistré une hausse de 2,4 % en décembre 2010.

Les prix de l'énergie ont augmenté de 9,0 % au cours de la période de 12 mois terminée en janvier, après avoir connu une hausse de 10,5 % en décembre. En janvier, les prix de l'essence ont affiché une hausse de 13,0 %, soit une augmentation égale à celle observée en décembre. Les consommateurs ont également payé 6,4 % de plus pour l'électricité en janvier comparativement au même mois l'année précédente.

Sur une base mensuelle désaisonnalisée, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3 % de décembre 2010 à janvier 2011, soit la septième hausse mensuelle consécutive. De plus, l'indice des prix du transport, qui comprend l'essence, a également augmenté pour un septième mois de suite, affichant une hausse de 1,1 % de décembre à janvier. L'indice des prix des aliments a progressé de 0,5 %, soit une hausse identique à celle observée en décembre.

Variation sur 12 mois :
sept des huit composantes principales affichent une hausse

Sur une base annuelle, les prix ont augmenté dans sept des huit composantes principales de l'IPC durant l'année qui s'est terminée en janvier. Seule la composante de l'habillement et des chaussures a fait exception.

La hausse la plus forte a été observée dans la composante du transport, dans laquelle les prix ont progressé de 4,8 % au cours de la période de 12 mois terminée en janvier, après s'être accrus de 4,9 % en décembre.

En plus de la hausse des prix de l'essence au cours de la période de 12 mois terminée en janvier, les consommateurs ont payé 4,8 % de plus pour les primes d'assurance de véhicules automobiles. Ils ont aussi payé plus pour l'achat de véhicules automobiles et le transport aérien.

Les prix du logement ont augmenté de 2,2 % en janvier, après avoir progressé de 2,7 % en décembre. Outre la hausse des prix de l'électricité, le coût de remplacement par le propriétaire a augmenté de 3,6 %.

Les prix des aliments ont augmenté de 2,1 % au cours de la période de 12 mois terminée en janvier, après une hausse de 1,7 % en décembre. Les consommateurs ont payé 4,0 % de plus pour la viande et 10,7 % de plus pour le sucre et les confiseries. Les prix des aliments achetés au restaurant ont également progressé de 2,7 %.

L'indice des prix des loisirs, de la formation et de la lecture a progressé de 1,6 % en janvier, après avoir augmenté de 1,1 % en décembre. Les prix des services de câblodistribution et de satellite ainsi que ceux de l'utilisation d'installations et de services de loisirs ont enregistré une hausse. Par contre, les prix du matériel et des fournitures informatiques ainsi que de l'équipement vidéo ont baissé.

Les prix des dépenses courantes, de l'ameublement et de l'équipement du ménage se sont accrus de 1,6 % entre janvier 2010 et janvier 2011. Dans cette composante, des prix plus élevés ont été enregistrés pour plusieurs éléments, notamment la garde des enfants et les services domestiques.

Les prix des boissons alcoolisées et des produits du tabac ont augmenté de 3,1 % en janvier.

Les consommateurs ont payé 5,4 % de plus pour les cigarettes.

En janvier, la baisse des prix de l'habillement et des chaussures s'est poursuivie sur une base annuelle. Les prix des vêtements et des chaussures ont diminué de 2,4 % en janvier, après avoir baissé de 2,0 % en décembre. Les consommateurs ont payé moins cher les vêtements pour femmes et les vêtements pour enfants.

Les provinces

Les prix à la consommation ont augmenté dans toutes les provinces entre janvier 2010 et janvier 2011.

Les conducteurs ont continué à faire face à une hausse d'au moins 10 % des prix de l'essence dans la plupart des provinces.

En Ontario, les prix à la consommation ont augmenté de 2,9 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier, après avoir progressé de 3,3 % en décembre. Les prix de l'essence ont enregistré une hausse de 15,6 %. Les consommateurs ontariens ont également payé plus pour les primes d'assurance de véhicules automobiles et l'électricité.

Le 1er janvier 2011, la hausse de la taxe de vente du Québec a eu des effets sur les prix à la consommation. Au Québec, les prix à la consommation ont progressé de 2,1 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier, après avoir enregistré une hausse de 1,6 % en décembre. Les prix de l'essence ont augmenté de 12,9 %, tandis que les prix de la viande ont progressé de 4,9 %.

En Colombie-Britannique, les prix ont augmenté de 2,3 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier. Les consommateurs de cette province ont payé 10,9 % de plus pour l'essence et 7,9 % de plus pour les aliments achetés au restaurant. Les prix de l'électricité et le coût de remplacement par le propriétaire ont également augmenté.

En Alberta, les prix ont progressé de 1,0 % en janvier, après avoir connu une hausse de 0,8 % en décembre. Les conducteurs albertains ont payé 11,4 % de plus à la pompe. Les prix du gaz naturel, pour lesquels de plus grandes variations sont observées en Alberta, ont diminué de 24,2 % au cours de la période de 12 mois qui s'est terminée en janvier. Cela tranche avec la diminution de 3,3 % pour l'ensemble du Canada.

Au Manitoba, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0 %, après avoir enregistré une hausse de 1,2 % en décembre. Près de la moitié de l'augmentation de 0,8 point de pourcentage peut être attribuée aux prix plus élevés de l'essence.

Note de Statistique Canada aux lecteurs

Le 1er janvier 2011, la taxe de vente du Québec est passée de 7,5 % à 8,5 %. Au Québec, si les prix avant taxes n'avaient pas changé, cette variation de la taxe aurait fait augmenter l'IPC d'ensemble d'environ un demi-point de pourcentage dans cette province.
    À l'échelle nationale, sous les mêmes hypothèses, cette variation du taux de taxation aurait fait augmenter l'IPC d'ensemble d'environ 0,1 point de pourcentage.

Tableau 1: Indice des prix à la consommation
et composantes principales, Canada

  Importance relative1 Janvier 2010 Décembre 2010 Janvier 2011 Décembre 2010 à janvier 2011 Janvier 2010 à janvier 2011
    Données non désaisonnalisées
  % (2002=100) variation en %
Ensemble 100,002 115,1 117,5 117,8 0,3 2,3
Aliments 17,04 122,3 123,9 124,9 0,8 2,1
Logement 26,62 121,8 124,6 124,5 -0,1 2,2
Dépenses courantes, ameublement et équipement du ménage 11,10 107,9 109,3 109,6 0,3 1,6
Habillement et chaussures 5,36 90,1 88,8 87,9 -1,0 -2,4
Transports 19,88 117,2 121,2 122,8 1,3 4,8
Santé et soins personnels 4,73 113,8 115,8 115,8 0,0 1,8
Loisirs, formation et lecture 12,20 101,1 103,9 102,7 -1,2 1,6
Boissons alcoolisées et produits du tabac 3,07 131,1 134,6 135,2 0,4 3,1
Agrégats spéciaux            
Indice de référence3 82,71 114,4 116,0 116,0 0,0 1,4
Ensemble hors énergie 90,62 113,6 115,4 115,5 0,1 1,7
Énergie 9,38 133,9 144,0 146,0 1,4 9,0
Essence 4,92 144,8 158,0 163,6 3,5 13,0
Ensemble hors aliments et énergie 73,57 111,6 113,5 113,4 -0,1 1,6
Biens 48,78 108,4 110,0 110,5 0,5 1,9
Services 51,22 121,8 124,9 125,0 0,1 2,6
1. Panier de 2005, selon les prix d'avril 2007, Canada, en vigueur à partir de mai 2007. Les pondérations détaillées sont offertes sous la section Documentation de l'enquête 2301 (www.statcan.gc.ca/imdb-bmdi/index-fra.htm).
2. Le total des chiffres peut ne pas correspondre à 100 % en raison de l'arrondissement.
3. La mesure de l'indice de référence exclut de l'Indice des prix à la consommation (IPC) d'ensemble l'effet des modifications des impôts indirects et huit des composantes les plus volatiles identifiées par la Banque du Canada, soit les fruits, les préparations à base de fruits et les noix; les légumes et les préparations à base de légumes; le coût d'intérêt hypothécaire; le gaz naturel; le mazout et les autres combustibles; l'essence; le transport interurbain; les produits du tabac et les articles pour fumeurs. Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de l'inflation mesurée par l'indice de référence, prière de consulter le site Web de la Banque du Canada (www.banqueducanada.ca/fr/inflation/index.htm).


Tableau 2: Indice des prix à la consommation par province,
et pour Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit

  Importance relative1 Janvier 2010 Décembre 2010 Janvier 2011 Décembre 2010 à janvier 2011 Janvier 2010 à janvier 2011
    Données non désaisonnalisées
  % (2002=100) variation en %
Canada 100,002 115,1 117,5 117,8 0,3 2,3
Terre-Neuve-et-Labrador 1,27 116,5 118,1 119,0 0,8 2,1
Île-du-Prince-Édouard 0,35 118,7 119,9 120,1 0,2 1,2
Nouvelle-Écosse 2,56 116,9 119,4 120,4 0,8 3,0
Nouveau-Brunswick 1,97 115,4 116,6 117,2 0,5 1,6
Québec 21,05 114,0 115,8 116,4 0,5 2,1
Ontario 41,22 114,5 117,9 117,8 -0,1 2,9
Manitoba 3,06 114,3 115,6 116,6 0,9 2,0
Saskatchewan 2,64 117,5 119,4 120,1 0,6 2,2
Alberta 11,43 122,3 122,9 123,5 0,5 1,0
Colombie-Britannique 14,29 112,2 114,6 114,8 0,2 2,3
Whitehorse 0,06 113,9 115,6 115,9 0,3 1,8
Yellowknife 0,08 116,8 119,2 119,3 0,1 2,1
Iqaluit (déc. 2002=100) 0,02 111,3 112,1 112,5 0,4 1,1
1. Panier de 2005, selon les prix d'avril 2007, Canada, en vigueur à partir de mai 2007. Les pondérations détaillées sont offertes sous la section Documentation de l'enquête 2301 (www.statcan.gc.ca/imdb-bmdi/index-fra.htm).
2. Le total des chiffres peut ne pas correspondre à 100 % en raison de l'arrondissement.

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Analyse du ralentissement du marché du travail

En octobre 2008, l'emploi avait atteint un sommet au Canada. Au cours des 12 mois qui ont suivi, le marché du travail a perdu plus de 400 000 emplois, mais il s'est rapidement redressé l'année suivante. Les données de l'Enquête sur la population active de janvier 2011 indiquent que l'emploi a nécessité 27 mois pour revenir complètement au niveau affiché en octobre 2008.

Bien que l'emploi se soit redressé, il y a plus de gens sans emploi qu'avant le ralentissement économique. Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre de personnes sans emploi a augmenté de 800 000. Ces personnes comprennent les chômeurs et celles qui ne recherchaient pas un emploi et qui n'étaient donc pas considérées comme étant actives sur le marché du travail. [Le nombre total de chomeurs en janvier 2011 était de 1 449 600 -- Statscan.]

Quoi qu'il en soit, plusieurs indicateurs du ralentissement de la demande de main-d'oeuvre (par exemple le nombre de chômeurs, le chômage de longue durée et le travail à temps partiel involontaire) étaient toujours au-delà de leur niveau d'avant le ralentissement.

Chômage

Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre des personnes considérées comme des chômeurs s'est accru de 341 000 (+31 %).

Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre des mises à pied permanentes a augmenté d'environ 86 000 (+30 %).

D'autres catégories de chômeurs ont également augmenté à un rythme plus lent. Par exemple, le nombre des « personnes qui deviennent membres de la population active » (celles sans expérience de travail préalable) et des « personnes qui redeviennent membres de la population active » (celles qui retournent dans la population active après une certaine absence) s'est accru de 33 % au cours du récent ralentissement.

Tout pris en compte, les mises à pied permanentes ont représenté un peu moins de 30 % de la hausse du nombre de chômeurs pendant le récent ralentissement.

Chômage de longue durée

Le chômage de longue durée est un indicateur du ralentissement de la demande de main-d'oeuvre et de ses conséquences pour les particuliers. Un peu avant le récent ralentissement, plus de 80 % des chômeurs étaient sans emploi depuis 25 semaines ou moins, alors que moins de 8 % étaient au chômage depuis au moins un an.

Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre de chômeurs sans emploi depuis au moins un an a presque doublé. Si on leur ajoutait les chômeurs sans emploi pendant une période de 26 à 51 semaines, ces travailleurs représentaient 23 % des chômeurs en octobre 2010, par rapport à 15 % en octobre 2008.

Inactifs sur le marché du travail

Entre octobre 2008 et octobre 2010, le nombre des personnes âgées de 15 ans et plus qui n'avaient pas d'emploi et qui n'étaient pas à la recherche d'un emploi, soit les inactifs, a augmenté de 458 000 (+5 %).

Les chercheurs découragés (ceux qui renoncent à chercher un emploi parce qu'ils pensent qu'aucun emploi n'est disponible) sont fréquemment désignés comme une source de croissance du nombre des inactifs dans les ralentissements du marché du travail. Toutefois, leur proportion dans le nombre des inactifs est faible (moins de 1 %), de sorte qu'elle a eu peu d'influence sur le nombre total.

En fait, l'accroissement du nombre des inactifs de la récente période de deux ans est principalement attribuable à une hausse du nombre des étudiants, qui a augmenté de près de 250 000 (+17 %) pendant cette période. Une augmentation de la population étudiante ne signifie pas nécessairement un mouvement de retour aux études chez les travailleurs ; elle peut également signifier que les étudiants actuels n'ont pas participé au marché du travail en raison du ralentissement de l'embauche.

Le nombre des personnes âgées d'au moins 65 ans a aussi contribué à la hausse générale du nombre des inactifs, une conséquence naturelle du vieillissement de la population.

Travailleurs à temps partiel involontaire

Il y avait tout de même 113 000 emplois à temps plein de moins en octobre 2010 qu'en octobre 2008.

Par contre, le nombre des travailleurs à temps partiel s'est accru de plus de 50 000, bien que cette hausse n'ait pas été uniforme dans toutes les catégories de travailleurs à temps partiel.

Les personnes qui travaillaient à temps partiel, mais qui auraient voulu travailler à temps plein, que l'on appelle également les travailleurs à temps partiel involontaire, ont vu leur nombre s'accroître de 140 000 (+20 %) pendant la période. Par ailleurs, le nombre de personnes qui travaillaient à temps partiel parce qu'elles le voulaient a baissé d'environ 87 000.

L'article « Analyse du ralentissement du marché du travail » figure maintenant dans le numéro de février 2011 de la publication en ligne L'emploi et le revenu en perspective, vol. 23, no 1 (75-001-X, gratuite)

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