Défense
des
droits syndicaux au Mexique
Les travailleurs canadiens à la défense
des travailleurs mexicains
- 15 février 2011-
Du 14 au 19 février 2011 se sont
tenues des journées internationales d'action à la
défense des droits syndicaux au Mexique. Il y aeu des
manifestations
à Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver.
Le 14 février à Toronto, des
travailleurs se sont rassemblés devant le consulat mexicain pour
condamner la répression des travailleurs par les monopoles et le
gouvernement mexicain et pour défendre les droits de ces
travailleurs à s'organiser.
Toronto, le 14
février 2011
Charlie Scibetta, l'assistant de Wayne Fraser le
directeur du district 6 du Syndicat des Métallos, a
rappelé que le 19 février 2006 une explosion
à la
mine de charbon Pasta de Conchos de Grupo Mexico dans le nord du pays a
causé la mort de 65 mineurs. Aujourd'hui, a-t-il dit,
près de cinq ans plus tard, les corps
de 63 des 65 mineurs sont toujours enterrés sous les
décombres et le gouvernement mexicain refuse toujours de
pourvuivre les responsables en justice. Les veuves
et les familles des mineurs n'ont jamais été
compensées. Plutôt que d'assurer que justice soit faite
pour les mineurs, a-t-il ajouté, le gouvernement du Mexique a
escaladé
ses attaques illégales et violentes contre le Syndicat national
des travailleurs miniers et métallurgistes qui demande justice
pour les travailleurs et leurs familles et réclame
que les corps des mineurs soient déterrés.
Scibetta a dit que cette situation est l'un des nombreux
exemples de la répression monopoliste et étatique des
travailleurs mexicains qui font face à la violence
organisée
par l'État chaque fois qu'ils exercent leur droit de s'organiser
et de présenter leurs justes demandes concernant leurs
conditions de travail. Des représentants du Syndicat
canadien des communications, de l'énergie et du papier, de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario et de la
Fraternité internationale des travailleurs de
l'électricité ont
dénoncé la répression qui s'abat aussi sur les
travailleurs d'autres secteurs comme le congédiement en masse de
40 000 travailleurs de l'électricité de la ville de
Mexico en
2009 et les attaques contre les travailleurs des centres d'appel
qui cherchaient à s'organiser en syndicats. Tous les
participants ont demandé l'arrêt immédiat de la
répression des travailleurs mexicains.
Le 15 février à Montréal, les
travailleurs ont manifesté devant le consulat mexicain sur la
rue Peel. « Le cas de la direction du Syndicat national des
travailleurs miniers et métallurgistes est
particulièrement honteux, a dit le secrétaire
général de la FTQ, Daniel Boyer, dans un appel à
marquer la journée mondiale des droits
des travailleurs mexcicains. Après avoir réclamé
justice pour les 63 mineurs morts dans la mine de charbon Pasta de
Conchos au nord du pays, les dirigeants syndicaux
ont été la cible de brutales répressions, au point
que le secrétaire général Napoleón
Gómez Urrutia a dû se réfugier au Canada pour
échapper à la violence. Autre exemple,
le gouvernement mexicain a limogé les 44 000 travailleurs
de la plus grande société de distribution
d'électricité et dissous le syndicat. »

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