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Révolution
en
Égypte
La révolution égyptienne et
les médias de masse canadiens
- Hilary LeBlanc, 17 février 2011
-
La couverture qu'ont fait les médias de masse
canadiens de la révolution égyptienne est
méprisable. Leur malhonnêteté se voit sur quatre
points :
- la
désinformation, surtout en ce qui a trait au rôle du
militaire au sein de l'État ;
- le dogmatisme de la
démocratie impérialiste ;
- l'arrogance eurocentriste qui se manifeste par une opposition
à tout
« détournement du mouvement démocratique par
des demandes extrémistes » ;
- et l'hypocrisie d'un appui soudain au peuple égyptien et d'une
condamnation soudaine au président Moubarak sans pour autant
exiger un
changement de régime dans l'État vassal étasunien
et anglo-sioniste de Moubarak et
de toutes ses institutions, en particulier la police militaire et
politique.
La désinformation
Le soulèvement du peuple égyptien fut
attaqué par la violence et l'intimidation organisées de
l'État. Le peuple y a riposté avec
courage, discipline et détermination: plus d'une centaine
de personnes ont succombé à la répression du
régime, des milliers d'autres ont été
blessées et un nombre indéterminé ont
été arrêtées ou sont disparues au nom des
« lois d'urgence » qui sont en place depuis
trente ans et sont aujourd'hui appliquée directement par le
commandement militaire.
Les médias de masse canadiens ont beaucoup
relevé la nature pacifique du soulèvement, minimisant de
façon délibérée la résistance
héroïque du peuple à la violence
organisée de l'État, ainsi que la discipline de masse,
les talents organisationnels, la conscience claire et
l'héroïsme du peuple face aux nombreuses provocations
violentes
de la part de la police, de hooligans et d'éléments
criminels.
 
Funérailles
sur la place Tahrir, au Caire, pour les victimes de la
répression violente du gouvernement, le 12 février 2011
Les médias de masse ont
délibérément semé la confusion sur ce
qu'est un État moderne dont les institutions les plus dominantes
et importantes sont le militaire, la police
politique et le gouvernement, avec son imposante bureaucratie et ses
nombreuses agences. En ce qui concerne l'Égypte, les liens entre
le militaire et l'impérialisme étasunien
sont profonds, surtout au sein du corps dirigeant des officiers. Les
généraux sont responsables de la distribution du budget
militaire, qui comprend plus d'un milliard provenant
des États-Unis. Cette mainmise sur les finances accordent aux
officiers dirigeants des liens économiques, politiques et
sociaux avec des fournisseurs de biens de toutes sortes
en Égypte et à l'étranger, en particulier avec
l'industrie de l'armement aux États-Unis. Ces liens
économiques, politiques et sociaux entre officiers militaires
égyptiens et
les États-Unis ont été solidifiés sur le
plan idéologique par un entraînement et une formation dans
les universités militaires étasuniennes et par des
missions d'entraînement
et des échanges conjoints réguliers. L'infiltration
des forces militaires
égyptiennes par l'impérialisme étasunien est un
atout important qui transforme l'État
en entier en un vassal
des États-Unis ainsi qu'en une cible de la mondialisation
néolibérale, bloquant ainsi le développement d'un
État égyptien qui conserve sa dignité, où
les Égyptiens contrôlent la direction de l'économie
et des affaires
politiques.
On ne peut prétendre pour autant que la force
militaire égyptienne ou toute autre force militaire
infiltrée par l'impérialisme n'a pas de contradictions en
son sein se
manifestant au niveau des colonels et les rangs inférieurs, des
contradictions particulièrement aigües entre le corps des
officiers dirigeants et les masses des soldats subalternes. Cependant,
ces
contradictions sont, de façon générale,
étouffées par une la discipline
militaire et la cour
martiale, et pour que ce statu quo soit renversé, une vaste
mobilisation et un mouvement de masse sont nécessaires.
Les généraux de toutes les armées
s'attendent à ce que leurs ordres soient obéis sans
hésitation suivant la discipline militaire.
L'impérialisme impose sa
tendance à la négation des droits humains. Il exige que
la société soit imprégnée de formes de
discipline militaire alors que les conditions modernes exigent le
contraire
– la reconnaissance pratique du fait que les individus ont des droits
du fait qu'ils sont des êtres humains. Seule une
résistance résolue et conséquente dirigée
par la classe
ouvrière qui se constitue en la nation pour défendre les
droits de tous peut renverser la fascisation multilatérale de la
vie et ouvrir la voie au progrès.
Tout comme le pouvoir économique est
concentré dans des monopoles mondiaux toujours plus grands, le
pouvoir politique est de plus en plus concentré dans des organes
d'exécution à tous les niveaux annexés aux
États impérialistes les plus puissants. C'est le cas du
Canada annexé aux États-Unis : le premier
ministre canadien, les
premiers ministres provinciaux et les maires des plus grandes villes
rendent des comptes aux monopoles mondiaux et non aux Canadiens; la
police militaire et
politique est de plus en plus glorifiée, s'infiltre la vie
civile et des pouvoirs spéciaux lui sont accordés
pour nier tous les droits.
Suggérer, comme le font les médias de
masse
canadiens, que les forces militaires égyptiennes telles qu'elles
existent aujourd'hui peuvent diriger et jouer un rôle positif
dans une transformation vers une démocratie du peuple et vers un
changement de régime est de la désinformation
délibére.
Cette désinformation joue également un rôle dans la
propagation de la confusion au Canada sur la nature de
l'État canadien et sur les divers liens entre les institutions
civiles de l'État et la police politique et militaire,
tant domestiques qu'étrangères, qui sont toutes des
organes de la dictature de la classe capitaliste monopoliste.
Le dogmatisme de la
démocratie impérialiste
Les médias de masse
ne se lassent pas de dire que le mouvement pour la
démocratie égyptienne doit être l'oeuvre
des Égyptiens eux-mêmes, mais ils ne peuvent
s'empêcher de dire en conclusion que le dogme de la
démocratie impérialiste est la voie que le
peuple doit suivre. Le dogme
de la démocratie impérialiste comprend la formulation
générale de la « démocratie
occidentale » qui, dans ses grands traits, comprend une
course entre partis
électoraux avec la promotion de candidats
privilégiés choisis dans des
« élections libres et équitables »
afin qu'ils représentent des intérêts sectaires au
sein d'un
parlement fondé sur le modèle de Westminster. Bien
sûr, si une élection ne donne pas le résultat
escompté, en ce sens qu'il n'est pas favorable aux
intérêts des puissances
étrangères, alors l'obsession électorale est vite
remplacée par un souci de stabilité. Les
défenseurs de ce dogme impérialiste ne saisissent tout
simplement pas qu'un système
politique moderne ainsi que ce qui le caractérise doivent
être le résultat des conditions économiques,
sociales, culturelles et nationales du pays lui-même et de ses
conditions
historiques. Ceci n'est possible que si ce système est
guidé par le fruit de la pensée propre à son
peuple,
ainsi que par le renouveau constant de cette pensée sous la
forme d'une
théorie politique moderne. Le peuple égyptien fait partie
de la nation arabe et ses besoins politiques et autres sont le
résultat de conditions économiques rétrogressives
de
mondialisation néolibérale, de l'histoire de la
domination anglo-sioniste sur leurs vies et sur l'Égypte en
particulier, et de la nécessité de défendre les
droits de tous. Le point
de départ de la démocratie du peuple égyptien est
comment il parviendra à gérer les réalités
qui le confrontent d'une façon qui favorise ses
intérêts. Par la force des choses,
il doit créer un pouvoir qui bloque l'ingérence des
impérialistes étrangers dans ses prises de
décision souveraines. Les caractéristiques de cette
démocratie vont se révéler
à mesure que sera surmontée l'ingérence de
l'impérialisme étasunien dans ses affaires politiques.
Une formule politique fixe, venant d'une des premières
périodes de l'histoire
du capitalisme anglo-étasunien dominée par des hommes de
propriété européens et restructurée afin de
servir la mondialisation néolibérale n'a rien à
offrir au peuple égyptien
ni à aucun autre peuple. Par le passé, cette formule n'a
offert qu'oppression, subjugation et négation de tous droits.
Aujourd'hui, elle n'offre que destruction, violence,
assassinats ciblés – et asservissement pour tous.
L'arrogance eurocentriste
Partout dans le monde, ces régimes qui luttent et
qui cherchent à s'ouvrir une voie qui sert les
intérêts de leur peuple en opposition
au système impérialiste d'États sont constamment
attaqués comme étant despotiques et comme agissant contre
les normes eurocentristes de la démocratie impérialiste.
L'arrogance de l'impérialisme anglo-étasunien a
mené à
des guerres d'agression dans l'ancienne Yougoslavie, en Irak et en
Afghanistan afin d'y forcer un changement de régime et de
ramener
ces pays fermement au sein du système impérialiste
d'États. Les menaces sont proférés sans
relâche à l'intention de tout autre pays qui vit
indépendamment des normes de
la démocratie impérialiste tels que Cuba, le
Vénézuela, la République populaire
démocratique de Corée, l'Iran, le Zimbabwe et tout autre
pays qui ose s'avancer sur une
voie vers l'indépendance et de nouveaux arrangements qui ne sont
pas ceux des impérialistes. Il y a eu des coups d'État
nouveau style en Haïti et
au Honduras au nom de la défense de la démocratie et
ainsi de suite.
Même avant que le peuple égyptien n'ait
complété sa tâche révolutionnaire de
renverser le régime anglo-sioniste, les médias de masse
canadiens font déjà leurs mises
en garde au cas ou on tenterait de détourner le mouvement pour
la démocratie vers une déviation « despotique
» égyptienne qui lui est propre et
s'éloignant de la norme eurocentriste. Il importe peu aux
média canadiens que les Égyptiens désirent un
véritable changement de régime et de nouveaux
arrangements qui
servent leurs intérêts et qui garantissent leurs droits et
leur indépendance en opposition à l'impérialisme.
L'arrogance des médias est insupportable et doit être
dénoncée. L'impact local de cette arrogance est qu'elle
bloque la discussion sur quelle voie suivre au-delà de la
démocratie impérialiste et de l'annexion ici même,
chez
nous, au Canada.
L'hypocrisie du changement
de camp
L'impérialisme étasunien a financé
et appuyé la dictature militaire de Moubarak depuis le
début.
L'une après l'autre, les administrations étasuniennes ont
tout fait en leur pouvoir pour contrer l'émergence d'un
mouvement démocratique populaire. Elles ont donné des
milliard de dollars pour renforcer la police militaire et politique
égyptienne chargée de réprimer le peuple
égyptien. Depuis
dix ans, toute opposition au régime Moubarak a
été dénoncée comme étant terroriste
et sujette à de sévères sanctions, incluant
toute personne aux États-Unis qui appuie tout mouvement pour se
débarrasser du régime
anglo-sioniste égyptien. Au Canada, Harper poursuit cet objectif
jusqu'à l'absurde en criminalisant toute critique de
l'Israël sioniste.
Pour le comble de l'hypocrisie, lorsque les
États-Unis et les médias de masse canadiens ont
constaté que les masses égyptiennes brandissaient avec
héroïsme
la bannière du changement révolutionnaire, ils se soient
retournés contre leur président vassal et ont
exigé son
départ. Dans son nouvel enthousiasme, le président
étasunien Obama n'a pas offert aux peuples du monde les excuses
des
États-Unis pour avoir financé et imposé le
régime de Moubarak au peuple de l'Égypte et à la
nation arabe pendant
trois décennies.
Les États-Unis s'opposent au changement de
régime du peuple égyptien. Ils veulent
gérer une « transition pacifique » vers la
démocratie
impérialiste en inondant le pays de politiciens professionnels
liés aux ONG, en continuant de financer la police militaire et
politique et en faisant cheminer de
l'argent sale vers divers partis politiques et organisations dans le
but de conserver l'Égypte en tant qu'État vassal
étasunien et anglo-sioniste.
Ce que les États-Unis n'ont toujours pas compris,
c'est qu'ils n'y parviendront pas.
(Traduction:
LML)

Tableau chronologique: 1869 à 2007
1869 : La construction du Canal de Suez est
terminée, annonçant le début d'une nouvelle
ère d'ingérence britannique et française dans les
affaires
intérieures égyptiennes. À cette époque,
l'Égypte est gouvernée par un khédive - un
souverain absolu, dont les descendants héritent du pouvoir. Le
khédive égyptien est
soutenu par la Grande-Bretagne et la France, contre l'empire ottoman.
En échange de leur protection, le khédive accorde divers
privilèges britanniques et français en
Égypte.
1879 : Le premier parti politique national
en Égypte moderne est formé, nommé le Parti
nationaliste égyptien. Sous le commandement du
général
Ahmad Urabi, il est une expression du peuple égyptien qui
s'efforce d'éliminer l'influence étrangère dans
leur pays.
1882 : Craignant un défi à
leur contrôle, la Grande-Bretagne et la France interviennent
militairement en Égypte. Ils bombardent massivement Alexandrie
qui est le bastion de la résistance à cette
époque. Finalement, à la bataille de Tel Elkebir, ils ont
écrasé l'armée égyptienne (maintenant sous
le commandement du Parti
nationaliste égyptien d'Urabi). Suite à cette victoire
militaire, ils ont transformé de facto l'Égypte en un
protectorat britannique.
1919 : Le pays tout entier se dresse contre
la domination britannique dans sa première révolution
moderne après l'exil de Saad Zaghloul, le chef du
parti Wafid, l'ancien Parti nationaliste égyptien. La
révolte contraint finalement le gouvernement britannique
d'émettre une déclaration unilatérale
d'indépendance de
l'Égypte.
1922 : Sous les auspices de la
Grande-Bretagne, le royaume égyptien moderne est établi,
avec Faoud en tant que roi et Zaghloul en tant que premier
ministre.
1948 : Israël est formé
après que les forces anti-sionistes en Palestine aient
été vaincues
militairement, en grande partie due à la corruption du roi
d'Égypte
et de son administration. Cela a conduit à la formation du
Mouvement des officiers libres en Égypte.
1951 : Le roi d'Égypte, longtemps de
mèche avec les colonialistes européens ainsi qu'avec les
Britanniques, brûle Le Caire afin d'écraser un nouveau
soulèvement populaire pour une véritable
indépendance de l'Égypte.
1952 : Le Mouvement des officiers libres,
sous la direction du populaire et bien-aimé Jamal Abdul Nasser,
dirige un mouvement populaire qui renverse
le régime. Finalement, ils sont en mesure de constituer un
nouveau gouvernement, avec le héros révolutionnaire
Nasser en tant que premier ministre.
1953 : Naissance de la république
égyptienne.
1956 : Juin : Les forces britanniques
complétent leur retrait de la zone d'occupation du canal de Suez
et de l'Égypte dans son ensemble.
Juillet : Nasser, maintenant président,
nationalise le canal de Suez, ce qui provoque une grande liesse
populaire à travers le monde arabe.
Octobre : L'agression tripartite contre
l'Égypte - Grande-Bretagne, France et Israël envahissent la
région du Sinaï en Égypte et alignent leurs troupes
le
long du canal de Suez.
1958 : La République arabe unie
(RAU) est établie par l'Égypte et la Syrie sous le
commandement du président Nasser. Elle vise à être
une organisation
de tous les pays du Moyen-Orient, unis pour un avantage mutuel et
contre l'impérialisme anglo-américain.
1961 : La dissolution de la RAU
après un coup d'État en Syrie soutenu par les
États-Unis.
1967 : L'Égypte perd la guerre des
Six Jours contre Israël, ce qui conduit à la
démission de Nasser. En raison des manifestations de masse
populaires
s'opposant à sa démission, Nasser reprend finalement son
poste de président du pays.
1970 : Mort tragique du président
Jamal Abdel Nasser.
1973 : Guerre d'octobre.
1977 : Le président Sadate dirige la
visite égyptienne tristement célèbre en
Israël, établissant des liens diplomatiques entre les deux
pays pour la
première fois depuis la fondation de l'État sioniste.
1979 : Sadate et le premier ministre
israélien Menahem Begin signent le Traité de paix de Camp
David, ramenant pleinement l'Égypte dans le giron
d'influence anglo-sioniste.
1981 : Sadate est assassiné lors
d'un défilé militaire. Le vice-président Moubarak
prend le relais, en déclarant l'état d'urgence dans le
pays. Cet état
d'urgence n'a jamais été révoqué
jusqu'à ce jour. En vertu de l'état d'urgence
évoqué par Moubarak depuis son arrivée au pouvoir,
l'Égypte est une république
semi-présidentielle régie par la loi d'urgence (Loi no.
162 datant de 1958). Techniquement, cela signifie que
l'Égypte est sous un régime militaire, l'armée
ayant le
pouvoir absolu et le président en tant que commandant
suprême de l'armée. Ainsi, Moubarak est le commandant
suprême de l'armée. En vertu de la loi, les pouvoirs de
la police
sont élargis, les droits constitutionnels suspendus et la
censure légalisée. La loi encadre fortement toute
activité politique non-gouvernementale, y compris des
manifestations
de rue. Tous les partis politiques doivent être approuvés
par le régime au pouvoir. La loi permet la détention
arbitraire et à long terme sans accusation, les procès
secrets
sans preuves, les exécutions secrètes et elle suspend
également l'habeas corpus.
Quelque 17 000 personnes ont été
détenues en vertu de la loi d'urgence. Les estimations du nombre
de prisonniers politiques sont aussi élevées que 30 000.
Bien entendu, ces chiffres officiels sont très suspects. Le
régime égyptien a utilisé les pouvoirs absolus
accordés par l'état d'urgence pour
systématiquement détenir en prison,
attaquer et éliminer tous les opposants politiques qui ne
peuvent jamais contester une élection. Il est également
important de noter que presque tous les journaux en Égypte
sont directement détenus et gérés par le
régime.
1989 : L'Égypte a été
réadmise en tant que membre à part entière de la
Ligue arabe et le siège de la Ligue a été
transféré à son emplacement d'origine
au Caire après avoir été déplacé
vers la Tunisie après le traité de paix de Camp David.
1991 : L'Égypte participe avec les
États-Unis à l'opération Tempête du
désert contre l'Irak, la première fois dans l'histoire
moderne que l'armée
égyptienne mène une guerre contre un autre pays arabe.
2003 : Le Mouvement égyptien pour le
changement, connu sous le nom Kefaya (arabe pour
« assez »), a été lancé pour
s'opposer au
régime Moubarak et pour mettre en place des réformes
démocratiques et plus de libertés civiles.
2005 : Des élections
présidentielles ont lieu en Égypte, où Moubarak
redevient encore président. Avant cela, Moubarak a
été réélu président pour des
mandats de quatre ans lors des référendums tenus en 1987,
1993, 1999 et 2005. Moubarak a été le seul candidat
autorisé par le Parlement à se présenter. Le
26 février 2005, après beaucoup de pressions
intérieures et internationales pour une réforme
démocratique, Moubarak demande au Parlement qui est en grande
partie
servile de modifier la loi afin de permettre la tenue
d'élections présidentielles comportant plusieurs
candidats. Le 8 septembre 2005, le journaliste bien connu Ayman
Nour, un dissident et candidat du Parti Elghad (arabe pour demain), a
contesté les résultats des élections et a
demandé la tenue d'une nouvelle élection. Le
24 décembre
2005, dans une démarche largement considérée comme
de la persécution politique, Ayman Nour a été
déclaré coupable de fabrication de faux documents et
condamné à
cinq ans de travaux forcés.
2007 : L'Égypte a travaillé
main dans la main avec l'État sioniste afin d'imposer un
siège illégal génocidaire aux 1,5 millions de
Palestiniens
de Gaza.

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