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La
situation en Haïti
Non à la démocratie des escadrons de la
mort!
- 8 février 2011-
Le 2 février, le Conseil électoral
provisoire (CEP) d'Haïti a annoncé les prétendus
résultats de l'élection présidentielle du
28 novembre 2010. Cela ne fera
qu'aggraver la crise dans laquelle le pays est plongé. Les
agences
de nouvelles rapportent que Mirlande Manigat, épouse de
l'ex-président, et le musicien Michel Martelly
s'affronteront dans un deuxième tour en mars, tandis que le
candidat Jude Célestin, qui a l'appui du président
sortant René Préval, a été
écarté. Selon le CEP il est arrivé
troisième avec à peine 0,3 % moins de votes que
Martelly.
Les agences de nouvelles prétendent que les
résultats annoncés ne sont pas les mêmes que ceux
recommandés dans le rapport de la mission de l'Organisation des
États
américains (OÉA) rendu public le 10 janvier. Elles
laissent entendre que le rapport du CEP serait plus crédible que
les recommandations de l'OÉA, mais ce n'est pas le cas.
Comme l'OÉA, le CEP cherche lui aussi à secourir un
système électoral corrompu au-delà de tout espoir,
qui n'a de démocratique que le nom.
Kim Ives, de Haïti Liberté,
rapporte qu'avant l'annonce du CEP, les représentants des
États-Unis, de l'ONU et de l'OÉA ont fait plusieurs
déclarations
menaçantes à l'endroit du gouvernement Préval,
l'enjoignant d'obéir à leurs recommandations.
« Le CEP doit honorer ses engagements de
prendre totalement en compte les recommandations contenues dans le
rapport de l'OÉA », a dit Alain Le Roy,
secrétaire général adjoint de l'ONU à la
mi-janvier, ajoutant que « si le CEP en décidait
autrement, Haïti pourrait faire face à une crise
constitutionnelle, avec la
possibilité de troubles et
d'insécurité ». Par cette menace à
peine voilée, il exprime les désirs des puissances
étrangères qui se sont emparées d'Haïti et
qui croient que
personne ne s'en est aperçu. En fait, Le Roy se permet
même d'ajouter : « En ce moment crucial, il est
essentiel que le CEP puisse faire son travail sans
interférence politique. » La sienne non comprise,
cela s'entend.
Le 24 janvier, les ambassadeurs étasuniens,
français, brésiliens, espagnols et européens et le
chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en
Haïti
(MINUSTAH) Edmond Mulet auraient livré un ultimatum directement
au CEP, sans passer par Préval, l'enjoignant d'annoncer
« les résultats définitifs » avant
le 2 février sinon l'aide à la reconstruction
pourrait être coupée et le gouvernement Préval ne
sera pas reconnu au-delà du 7 février, la date de
l'échéance
constitutionnelle de son mandat. (Rappelons que cette date n'est pas
reconnue en Haïti. Le parlement, où la majorité des
sièges sont détenus par le parti de l'Unité, a
adopté
une motion prolongeant le mandat de Préval jusqu'au 14 mai
pour qu'il se termine exactement cinq ans après son
assermentation, qui avait été retardée à
cause du
coup d'État de 2004.)
Kim Ives poursuit :
« Au cours du week-end, le gouvernement
étasunien a également enlevé les visas de voyage
à 12 associés de Préval ainsi qu'aux anciens
et actuels
représentants du gouvernement : le ministre des Affaires
sociales Gérald Germain, l'ancien ministre de la Santé et
de l'Intérieur Jean Joseph Molière, l'ancien ministre
de l'Industrie et du Commerce Jean François Chamblain, l'ancien
ministre des Finances Fred Joseph, le sénateur du
département de l'Ouest John Joël Joseph, l'homme
d'affaires Dimitri Vorbe, le porte-parole présidentiel Assad
Volcy, les chefs de liaison avec les organisations populaires,
René Momplaisir et Lionel Calixte.
« Washington et ses alliés choisis sur
le tas disent à Haïti ce que les résultats de leur
élection doivent être », écrit Mark
Weisbrot, codirecteur du Washington
Center for Economic and Policy Research (CEPR) dans une lettre à
la rédaction parue dans l'édition du 23 janvier du Sun
Sentinel. « Bien sûr,
l'élection est illégitime d'abord parce que le nom du
parti politique le plus populaire du pays, Fanmi Lavalas, ne
paraîtra pas sur les bulletins de vote en raison de son
exclusion par la CPE. Surtout en raison de cette exclusion, seulement
environ un quart des électeurs en Haïti sont allés
aux urnes. [...] La grande crainte [des États-Unis et
de leurs alliés] est que si l'élection doit être
recommencée – comme il est évident qu'elle doit
être – cette exclusion arbitraire [..] peut être remise en
cause. »
Cela ne surprend personne que le ministre canadien des
Affaires étrangères Lawrence Cannon ait bien accueilli
l'annonce du CEP. Il a dit que « ces résultats sont
un pas positif vers l'élection d'un nouveau gouvernement
crédible », comme si le fait de le dire rendra le
processus corrompu plus démocratique.
Le gouvernement du Canada a contribué à la
destruction totale de l'intégrité de tout ce qui pouvait
être considéré comme démocratique en
Haïti avec sa participation
au coup d'État de 2004 et l'exclusion du Parti d'Aristide,
Fanmi Lavalas. Et maintenant le ministre déclare :
« Le Canada s'attend à ce que toutes les
parties assurent l'intégrité du processus
électoral à l'avenir et qu'elles collaborent à
l'établissement d'un consensus national en ce qui a trait
à la reconstruction du pays lors
de cet important tournant. »
Pour le comble de l'incohérence il ajoute :
« Le Canada exhorte de nouveau les dirigeants politiques
haïtiens à respecter leurs obligations
démocratiques.
Ils doivent veiller à ce que le processus électoral se
poursuive afin qu'une transition vers un nouveau gouvernement puisse
avoir lieu le plus tôt possible. Afin de renforcer
la démocratie en Haïti, il est primordial que le processus
et les résultats soient crédibles et
transparents. »
Le ministre continue par ailleurs de blâmer le
peuple haïtien pour ses misères, plutôt que les
forces du coup d'État et les intérêts d'affaires
dont le Canada fait partie.
Il dit : « La communauté internationale ne peut
pas rebâtir Haïti à elle seule. Le Canada a
répété à maintes reprises que la
stabilité politique ne peut être atteinte
que si les Haïtiens eux-mêmes élisent de façon
démocratique un gouvernement efficace, honnête et
responsable qui dirigera la population durant la prochaine étape
critique
de rétablissement et de reconstruction. »
Le rapport de la mission de
l'OÉA

Port-au-Prince, Haïti, le
8 décembre 2010 :
Manifestation contre les
résultats de l'élection
présidentielle, face aux troupes de l'ONU.
(Mediahacker).
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Quant au rapport de l'OÉA, même le
président Préval a dû faire remarquer que sept des
« experts » de
la mission sont des États-Unis, du Canada et de la France, les
trois pays qui ont orchestré le coup d'État de 2004, ce
qui rend le rapport très suspect.
D'autres notent qu'il est inutile de décider
quels candidats passeront au deuxième tour. Le rapport ferme les
yeux sur la disparition de 150 000 bulletins de vote et surtout
sur le fait que, selon les tendances observées dans les secteurs
où les bulletins sont manquants, ceux-ci auraient
favorisé Jude Célestin qui n'a que 0,3 % de moins
que le candidat de deuxième place selon les résultats
« officiels ».
LML dénonce l'ingérence des
impérialistes américains et du Canada, de la France et
des autres grandes puissances qui cherchent encore une fois à
faire des
Haïtiens un peuple esclave. Le peuple haïtien, qui a conquis
son émancipation et son indépendance par son
héroïsme et au prix de grands sacrifices, rejette ces
tentatives
de lui imposer une stratégie étrangère. Dans sa
lutte il a l'appui non équivoque de tous les peuples
épris de justice qui s'intéressent de près
à son sort et qui luttent contre
l'ingérence étrangère et pour le contrôle
souverain de leurs affaires chez eux.

Est-ce que les banques suisses vont
bloquer
l'émission à «Baby Doc» Duvalier
des fonds
haïtiens volés?
- 8 février 2011–
Depuis que Jean-Claude « Baby
Doc » Duvalier est arrivé en Haïti le
12 janvier, tous se demandent pourquoi il est
revenu. Le 21 janvier, Duvalier a finalement tenu sa
conférence de presse tant attendue. Disant qu'il a atterri
à
« l'aéroport international François
Duvalier », le nom qu'a porté l'aéroport
international Toussaint-Louverture avant son
départ, en 1986, précipité par un
soulèvement national, Baby Doc a dit qu'il est revenu
« pour rendre hommage aux nombreuses
victimes du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier
2010 » et est prêt à « toutes sortes
de persécutions » et
« harcèlement », a-t-il dit.
Alors qu'il offre ses « condoléances
à mes millions de partisans » qui, selon lui, ont
été persécutés, brutalisés et
tués
après son départ, il n'a pas présenté
d'excuses, mais seulement « une profonde tristesse envers
mes compatriotes qui
reconnaissent, à juste titre, qu'ils ont été
victimes sous mon gouvernement », pas
« de » son gouvernement. Pendant ce
temps, quatre anciens prisonniers politiques – Michèle Montas,
Alix Fils-Aimé, Nicole Magloire et Claude Rosier – ont
déposé le
19 janvier des accusations contre lui pour
« détention arbitraire, exil, destruction de biens,
torture physique et
psychologique, ainsi que violation des droits civils et
politiques ».
Il est également apparu que Duvalier ait pu
être rentré en Haïti dans le but de mettre la main
sur 7,6 millions $ que les
autorités suisses ont refusé de lui remettre. Cette somme
provenant des fonds qu'il a volés pendant sa dictature doit
être retournée au
gouvernement haïtien. Duvalier espère
récupérer l'argent s'il parvient à entrer en
Haïti et repartir sans être poursuivi et reconnu
coupable de détournement de fonds.
Cependant, les agences de nouvelles rapportent que la
Suisse a empêché Duvalier d'accéder à ses
fonds gelés en vertu de la nouvelle
législation suisse qui est entrée en vigueur le 1er
février. Surnommée la « loi
Duvalier », la législation a été
adoptée en
vitesse l'an dernier par le Parlement suisse pour faciliter la
restitution des avoirs volés par des politiciens corrompus ou
cupides
vers leur pays d'origine. Le ministère des Affaires
étrangères suisse a confirmé sur son site Internet
la nouvelle loi sur la
restitution des avoirs des personnes politiquement exposées.
« Les fonds Duvalier ont ensuite été
bloqués en vertu de l'article
14 », afin d'entamer la procédure judiciaire de
saisie, a-t-il ajouté.
Le gouvernement suisse peut maintenant demander au
ministère des Finances de déposer une demande de
confiscation des avoirs auprès
du Tribunal administratif fédéral, a
déclaré la porte-parole du ministère des Affaires
étrangères Jenny Piaget. Dans le cas de
Duvalier, la date limite de confiscation « est seulement un
an », a déclaré Piaget, comparativement
à 10 ans pour les nouveaux
cas ultérieurs. Duvalier a toujours « la
possibilité de démontrer l'origine licite des fonds
gelés ».
Mais ce ne sont pas les seuls fonds que Duvalier
convoite. À la suite de sa conférence de presse, trois
Nord-Américains -- l'ex
congressiste de Géorgie Bob Barr, conseiller de longue date de
la famille Duvalier, l'avocat Ed Marger et l'avocat Mike Puglise -- ont
répondu aux questions des journalistes.
« Marger, qui s'est occupé de la
plupart des questions, a dit qu'ils sont là pour aider Duvalier
à collecter des fonds non
versés pour la reconstruction promis par les États-Unis
et d'autres pays à la conférence de l'ONU des donateurs
le 31 mars
2010 », a déclaré Jonathan Katz de l'AP.
« Il a dit que Duvalier peut les gérer plus
efficacement que l'ancien président
américain Bill Clinton et les distribuer plus justement que
l'actuel président haïtien René
Préval. »
Kim Ives, rédacteur en chef d'Haïti
Liberté, souligne qu'il est clair que
Duvalier n'est pas satisfait des 800
millions $ que lui et ses complices ont détourné
dans les années 80. Il est revenu en Haïti pour voir s'il
peut – avec l'aide de
Barr et compagnie – filer avec une partie des 10 milliards $ que
d'autres pays ont promis pour la reconstruction d'Haïti.

Les Cubains aux premières lignes
du combat
contre l'épidémie de choléra
Une aide humanitaire effective

Des membres de la brigade
médicale cubaine à l'oeure en Haïti.
Un rapport officiel du ministère haïtien de
la Santé publique indique que depuis le 24 janvier,
près de 4 030 personnes
ont perdu la vie suite à l'épidémie de
choléra, tandis que 209 034 personnes sont
infectées par la maladie.
La brigade médicale cubaine en Haïti, forte
de 1 200 personnes en raison d'un envoi de personnel
supplémentaire en décembre,
poursuit son travail de première ligne pour contenir
l'épidémie. Fort de son expérience internationale
en aide humanitaire médicale et
plus précisément en Haïti depuis 12 ans, le
personnel cubain constitue un contingent aguerri et intrépide.
Alors que le reste de
l'aide étrangère est principalement concentrée
dans la capitale, Port-au-Prince, le personnel médical cubain va
à la recherche de
victimes du choléra dans les régions rurales
éloignées. Le Dr Lorenzo Somarriba, coordonnateur de la
Brigade médicale de Cuba en Haïti
et vice-ministre cubain de la Santé, en conversation avec
Reuters en décembre, a indiqué : « Nous
ne cherchons pas la
publicité, nous cherchons les malades. » Il a
ajouté : « Les médecins cubains
travaillent dans les endroits les plus
difficiles. Notre politique consiste à travailler
prioritairement dans les régions à l'extérieur de
la capitale nationale », une
réalité reconnue autant par les autorités de la
Santé haïtiennes qu'étrangères.
« Nous connaissons le terrain. Nos gens parlent le
créole et le peuple nous connaît », a dit
Somarriba, citant en exemple la brigade médicale de Cuba
présente en Haïti depuis douze
ans. Le personnel médical cubain est d'abord venu en Haïti
suite à l'ouragan George en 1998. Il a aussi observé que
lorsque l'épidémie
de choléra s'est déclarée le 15 octobre 2010,
les médecins et infirmières cubains qui se trouvaient en
Haïti ont été les premiers
à intervenir à Mirebalais au Département Centre,
sonnant l'alarme suite aux sévères cas de
diarrhée, après quoi l'épidémie de
choléra
fut confirmée.
Le Brésil aide aussi Cuba dans l'accomplissement
de cette importante mission. À la rencontre du 2 janvier
à Brasilia, la
nouvelle présidente du Brésil Dilma Rousseff et le
premier vice-président cubain José Ramon Machado ont
convenu d'une augmentation de l'aide à Haïti. Le
Brésil s'est déjà engagé à
contribuer 80
millions $ pour le financement d'un accord trilatérale
entre le Brésil, Cuba et Haïti. Ce programme comprend la
rénovation et la
reconstruction d'hôpitaux, de cliniques médicales et
d'autres centres de soins de base, l'établissement d'un Centre
national
d'épidémiologie, la mise en service d'ambulances et des
campagnes de vaccination et d'éducation publique. Le
Brésil et Cuba
« chercheront d'autres moyens aux termes des accords
existants pour apporter une aide plus effective et complète dans
le domaine
de la santé en Haïti », a dit la
présidente brésilienne.

Le Réseau canadien pour Cuba intensifie sa
campagne «Cuba pour Haïti»

Le 5 mai 2010 : le porte-parole
du CNC, Isaac Saney (au centre)
à la Havane en
présence de jeunes Haïtiens en formation
en
médecine à l'École de médecine de
l'Amérique latine à Cuba.
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Le Réseau canadien pour Cuba intensifie sa
campagne « Cuba pour Haïti » en appui au
travail du personnel médical et humanitaire cubain en
Haïti. Le
professeur Keith Ellis, coordonnateur de la campagne, rapporte que la
campagne de financement va très bien et que le réseau a
pu recueillir 214 000 $ jusqu'à
présent dans le compte établi à La Havane à
cette fin.
« Nous devons poursuivre notre campagne sans
relâche, en mettant à profit l'imagination habile de
l'esprit cubain, tout en étant pleinement conscients des
propagandes rusées qui cherchent sournoisement à saper
nos efforts », a dit Keith Ellis qui poursuit en
disant : « À titre d'illustration, des sources
étasuniennes, connaissant l'efficacité des efforts
humanitaires cubains, ont rempli les pages de certains quotidiens
d'articles qui laissent entendre que les États-Unis
coopèrent
avec Cuba dans son travail en Haïti. Ce genre d'‘information', qui
n'a rien de vrai, laisse croire en un internationalisme positif
authentique qui prônerait l'humanitarisme
et la coopération, alors qu'aucun mérite ne va aux
États-Unis. Une telle propagande fait en sorte que toute
opposition cubaine aux agissements des États-Unis pourrait
sembler
être de l'obstructionnisme obstiné. De façon
définitive, elle est nuisible à nos efforts de
levée de fonds puisque l'impression est créée
qu'avec les grandes ressources matérielles
à la disposition des États-Unis et que ce pays pourrait
en théorie mettre à la disposition de Cuba pour son
travail en Haïti, nos propres efforts pour appuyer Cuba dans son
travail auprès d'Haïti ne sont pas d'une importance vitale.
En réalité, ces vastes ressources matérielles sont
inexistantes pour les Haïtiens, puisque les montants substantiels
promis à Haïti par les États-Unis (et par d'autres
pays riches) ne se rendent pas en Haïti, mis à part les
sommes consacrées au maintien de 20 000 troupes dans ce pays.
Souvenons-nous que, dès les premières 24 heures du
séisme, des médecins cubains avaient traité
1 109 patients haïtiens alors que l'équipe
médicale des
États-Unis, à bord le bâtiment hospitalier
étasunien, USNC Comfort, a passé près de
deux mois dans un port haïtien, prodiguant des soins très
utiles à seulement
871 patients.
« [...] Les contributions financières
Cuba pour Haïti sont déposées dans un compte
bancaire spécial à Cuba, garantissant ainsi que tous les
dons servent
à 100 % à l'appui médical et à l'aide
à Haïti. Nous n'avons pas de dépenses
administratives. Tout le travail pour cette campagne est basé
sur le bénévolat. Nous
travaillons directement avec l'ambassade de Cuba à Ottawa et le
consulat général à Toronto. »
LML lance l'appel à tous et à
toutes d'appuyer l'important travail des brigades médicales et
humanitaires cubaines en Haïti et de faire connaître la
campagne Cuba pour Haïti. Vous pouvez faire parvenir
vos dons comme suit : faire un chèque à l'intention
du Mackenzie-Papineau Memorial Fund. Il est important
d'inscrire « Cuba pour Haïti » sur la ligne
indiquant la raison du chèque, et de faire parvenir le
chèque à l'adresse suivante : Le Mackenzie-Papineau
Memorial Fund, à l'attention de Sharon Skup, 56 Riverwood
Terrace, Bolton, Ontario, L7E 1S4. Un reçu pour oeuvre de
bienfaisance sera émis par le
Mackenzie-Papineau Memorial Fund (Organisation charitable – Revenu
Canada Reg. #88876 9197RR0001). Si vous êtes
intéressés à participer ou à vous
informer davantage au sujet de la campagne Cuba pour Haïti,
contactez
Keith
Ellis.
Téléphone : 905-822-1972,
courrier électronique :
zellis@yorku.ca..

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