Amérique latine
12e anniversaire de la révolution bolivarienne

Célébration d'une date importante
- 4 février 2011 -


Photos d'archive: Le président vénézuélien Hugo Chavez célèbre la Journée de la dignité nationale le 5 février
2010 (gauche) et la Journée nationale de la jeunesse le 12 février 2010.

Le 2 février, à Ottawa, des fleurs ont été déposées au pied de la statue de Simón Bolívar pour marquer le 12e anniversaire de la révolution bolivarienne. De même, les gens dans 42 pays ont célébré le nouvel anniversaire du processus de transformation politico-sociale en cours au Venezuela, notamment en Argentine, en Algérie, en Bolivie, au Brésil, au Belgique, en Colombie, au Canada, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.


Statue de Simón Bolívar, à Ottawa.

À Cuba, les Vénézuéliens et les représentants des autres pays d'Amérique latine ont marché sur l'Avenida de los Presidentes dans le centre-ville de La Havane pour célébrer le 12e anniversaire du gouvernement bolivarien du Venezuela et appuyer le président Hugo Chávez.

Des centaines de personnes de différentes nationalités se sont jointes à la marche, dirigée par le député Carlos Escarrá de l'Assemblée nationale vénézuélienne et Kenia Serrano, la présidente de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP), qui a pris fin devant le monument à Simon Bolivar où un hommage a été rendu à l'homme connu comme le libérateur du Venezuela.

« Nous affirmons fermement notre soutien au peuple vénézuélien qui a décidé de changer le cours de son histoire et de mettre fin à la longue nuit néolibérale de décennies de manipulation. Rendant hommage à partir de Cuba à ces peuples qui nous sont si chers, qui se battent, résistent et avancent, est un acte conforme à cette fraternité unique entre Chávez et Fidel », a déclaré Serrano.

Pour sa part, Escarrá a noté que, quels que soient les désirs de l'empire, « Cuba et le Venezuela demeureront toujours unis pour la liberté de l'Amérique latine ».

Le président Chávez a exprimé ses remerciements pour ces manifestations d'appui à son gouvernement et a souligné qu'il se sent « profondément ému que le Venezuela est aujourd'hui plus que jamais accompagné », rapporte l'agence Telesur.

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Le Venezuela:
La Révolution est là pour y rester


La Havane, Cuba, le 2 février 2011: Célébration interna-
tionale du 12e anniversaire de la Révolution bolivarienne.

Le 12e anniversaire d'un événement qui a marqué le début de la transformation politique et sociale de notre continent a été célébré dans plusieurs pays : la Révolution bolivarienne sous la conduction du président Hugo Chavez.

À partir du 2 février 1999, la vie a commencé à changer pour la grande majorité de la population de ce pays, marginalisée et appauvrie au milieu d'énormes richesses, desquelles elle a été exclue durant des décennies de régimes néolibéraux.

Pour nos pays aussi, ce même jour, un nouveau modèle de relation a commencé à prendre forme. Basé sur le principe de la solidarité et la coopération, ce modèle s'éloigne des schémas de Washington et de son projet de domination continentale.

Une douzaine d'années n'est pas beaucoup de temps. Pourtant les résultats, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Patrie de Bolivar, sont considérables.

Lorsque Hugo Chávez est arrivé à la présidence, un grand nombre d'hôpitaux publics étaient fermés. Il n'y avait pas de budget pour payer des médecins et pour acheter des médicaments. La santé était une grande affaire privée où le malade n'était pas un patient mais un client. S'il pouvait payer, il était soigné. Au cas contraire, il était ignoré.

Depuis lors 533 Centres de Diagnostic Intégral ont été mis en fonctionnement. Plus de 13 000 centres de santé ont été ouverts, ainsi que 570 salles de rééducation, 459 opticiens populaires et 12 installations odontologiques.

Plus de 100 000 médecins ont accompli des missions dans ce pays en vertu du programme de coopération de santé. Ils ont offert plus de 55 millions de consultations gratuites à des personnes ayant de bas revenus.

En matière d'éducation, l'analphabétisme a été enrayé de ce pays. Le Venezuela est devenu ainsi le second pays de l'Amérique latine, après Cuba à avoir relevé ce défi. Cinq cent cinquante-sept centres d'enseignement élémentaire ont été construits. Après l'élimination du paiement et la distribution d'outils et d'uniformes de façon gratuite, les inscriptions des écoliers ont augmenté de 24 %.

Les jeunes sont devenus des protagonistes des tâches d'attention sociale, de prévention de consommation de drogues parmi les adolescents ou dans l'appui aux mères adolescentes pour leur permettre de poursuivre leurs études.

Le Venezuela s'efforce de garantir la souveraineté alimentaire, qui est la mère de toutes les souverainetés dans n'importe quel pays du monde. Pour ce faire, l'État deviendra cette année, le principal fournisseur d'aliments de consommation populaire et appuiera tous ceux qui voudront devenir des producteurs, une mesure visant à éliminer ou diminuer les importations dans ce secteur.

En plus de favoriser une transformation intérieure, la Révolution bolivarienne a été aussi le catalyseur de nouveaux liens dans la région. Grâce à elle, des initiatives qui sont devenues ensuite des modèles d'intégration, ont été mises en application, telles que l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique, ALBA, qui est un espace géopolitique très dynamique.

L'ALBA et ses principaux instruments, comme le Traité de commerce des peuples, la Banque du Sud et le Système unique de compensation régionale, SUCRE, embryon de la monnaie régionale, donnent forme à ce qui durant plus de deux siècles a été un rêve : l'intégration des peuples, entre eux et en faveur d'eux sans ingérences étrangères.

Avec des avancées et des obstacles aussi, au milieu d'une ambiance hostile, alimentée par les États-Unis, leurs alliés des oligarchies locales et d'autres qui ne supportent pas de constater que la Révolution bolivarienne s'enracine, s'unit à nos racines historiques et culturelles, parce qu'elle est arrivée pour rester.

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