Aujourd'hui dans l'histoire
1943: La bataille de Stalingrad

L'historique victoire soviétique
qui a inspiré le monde


Le monument-ensemble aux héros de la bataille de Stalingrad situé au Mamayev Kurgan au centre de la ville de Volgograd (le nom actuel de Stalingrad). Le Mamayev Kurgan, commandant la partie principale de Volgograd, a été le principal maillon de la défense commune du Front de Stalingrad. Il est devenu une position clé dans la lutte pour les rives de Volga. Ici, dans les derniers mois de 1942, de violents combats ont eu lieu.
(mamayevhill.volgadmin.ru)

Peu d'événements ont capturé l'imagination des peuples du monde autant que la bataille de Stalingrad. Les temps étaient très sombres. Déjà avant la guerre, la perfidie était à l'ordre du jour, les gouvernements britannique et français et les autres prétendus défenseurs de la liberté et la démocratie ayant abandonné les peuples. La trahison ne s'est pas terminée à Munich. Elle s'est étendue à tous les domaines d'activité, parallèlement à l'infiltration des ministères, des industries et des secteurs d'intérêt stratégique des pays étrangers par les nazis. En rendant les pays des Balkans dépendants de leur système de crédits bloqués, les nazis avaient ouvert la voie à la prise du pouvoir dans ces pays le temps venu. Alors commencèrent les années sombres de l'agression nazie contre les pays d'Europe, accompagnée des pires crimes contre l'humanité et autres atrocités pour briser l'esprit humain.

Les peuples de l'Union soviétique, qui étaient préparés à cette agression, ont riposté. Avec eux ont combattu les partisans des pays occupés, dans les rangs desquels les communistes se sont le plus illustrés. Le courage de leurs convictions a donné à la résistance sa capacité de triompher des plus grands périls. Avec eux, on trouve également les armées des Alliés et les autres peuples héroïques tels que les peuples chinois, coréen, vietnamien et ceux d'autres pays d'Asie, comme les Indiens qui, dans les rangs des armées alliées de leurs maîtres coloniaux, ont combattu et péri en grand nombre dans la lutte contre Tojo. On trouve aussi de nombreux peuples arabes, les Africains et tous les peuples pris dans le tourbillon de la guerre antifasciste.


Un soldat soviétique hisse le drapeau rouge
de la victoire le 2 février 1943 à Stalingrad

Le 2 février 2011 est le 68e anniversaire de l'éclatante victoire soviétique à Stalingrad. Cette bataille est inscrite dans les annales de l'histoire comme point tournant où les choses ont basculé en faveur des peuples dans la grande guerre antifasciste et s'est gagnée l'admiration et la gratitude des peuples du monde entier.

En cette occasion, LML publie l'article « La bataille de Stalingrad – tournant décisif de la Deuxième Guerre mondiale » de Dougal MacDonald.

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Tournant décisif de la Deuxième Guerre mondiale


À gauche : Les forces soviétiques à l'offensive au Nord de Stalingrad, fin novembre 1942,
lors de l'Opération Uranus. À droite : des soldats soviétiques à l'aciérie Octobre rouge.

L'historique victoire soviétique à Stalingrad, le 2 février 1943, marque le tournant de la Deuxième Guerre mondiale. Quatre mois avant cette victoire, en octobre 1942, les armées nazies se trouvaient à peine à 120 km de Moscou, avaient fait irruption dans Stalingrad et pénétré les contreforts du Caucase. L'Union soviétique faisait face à 257 divisions ennemies de 10 000 à 15 000 soldats chacune, dont 207 allemandes, mais même en ces jours terribles, l'armée et le peuple soviétiques, dirigés par Staline, ont trouvé la force d'arrêter l'ennemi et de lui porter des coups féroces. Rapidement, ils ont inversé le cours des événements. Les troupes soviétiques sont passées à l'offensive et ont redoublé leurs coups puissants contre les Allemands, d'abord à Stalingrad, puis à Koursk.

La bataille de Stalingrad a commencé le 22 juillet 1942 avec les bombardements intensifs de la Luftwaffe. L'attaque au sol a été menée par la 6e armée de campagne allemande et la 4e armée blindée (Panzer) allemande, soutenues par des troupes roumaines, italiennes, hongroises et croates. Des combats acharnés ont fait rage pour chaque pouce de chaque rue, maison, cave et escalier. Les Soviétiques avaient transformé les immeubles, les usines, les entrepôts, les maisons et les bâtiments administratifs en fortifications hérissées de mitrailleuses, de fusils anti-chars, de mortiers, des mines, des barbelés, des tireurs d'élite et de petites unités de mitrailleurs et de grenadiers entraînés pour les combats de maison à maison. Après trois mois de lente progression, les Allemands ont finalement atteint les rives du fleuve de la ville en ruine, mais les combats se sont poursuivis plus féroces que jamais. Les combats pour l'aciérie Octobre rouge, l'usine de tracteurs Dzerjinski et l'usine d'armement Barrikady ont capté l'attention du monde entier.

La contre-offensive de l'Armée rouge, l'Opération Uranus, est lancée le 19 novembre 1942. Les unités soviétiques à l'offensive écrasent les unités roumaines qui tenaient le flanc Nord de la 6e armée allemande. Le 20 novembre, une deuxième offensive soviétique est lancée au Sud de Stalingrad contre les lignes occupées par des forces roumaines, qui sont bousculées presque immédiatement. Les forces soviétiques foncent alors vers l'Ouest en un mouvement de tenailles et font leur jonction deux jours plus tard près de Kalach, refermant l'encerclement autour de Stalingrad. Près de 290 000 soldats allemands et roumains sont maintenant encerclés dans le chaudron de Stalingrad. Les forces soviétiques consolident leurs positions autour de Stalingrad et les violents combats pour réduire les poches allemandes commencent. Les Allemands subissent des pertes énormes en hommes et en matériel, mais Hitler leur ordonne de ne pas capituler. Finalement, le 31 janvier, le feld-maréchal allemand Friedrich Paulus et son état-major se rendent. Trois jours plus tard, le 2 février 1943, les restes de l'armée allemande capitulent. Après la bataille, les corps de 147 200 soldats et officiers allemands tués et ceux de 46 700 soldats et officiers soviétiques sont retrouvés et inhumés.



Des soldats de l'Armée rouge à la bataille de Stalingrad.

Dans un discours le 23 février 1943, le général américain Douglas McArthur a déclaré : « Jamais je n'ai observé une résistance si efficace aux coups les plus durs d'un ennemi jusqu'à présent invaincu, suivie d'une contre-attaque formidable qui est en train de repousser l'ennemi dans son pays. L'ampleur et la grandeur de cet effort en font le plus grand exploit militaire de toute l'histoire ». Saluant l'énorme contribution de l'armée et du peuple soviétiques à la défaite du fascisme, le président américain Franklin Roosevelt déclarait dans son discours du 28 juillet 1943 : « Le monde n'a jamais vu une plus grande dévotion, détermination et abnégation que celles montrées par le peuple russe et ses armées sous la direction du maréchal Joseph Staline. » Le 4 janvier 1943, le magazine d'actualité américain Time déclarait Staline « Homme de l'année 1942 ».


Un chasseur allemand abattu à Stalingrad. 

La bataille de Stalingrad, qui signifiait le début de la fin de l'armée fasciste allemande, a été rapidement suivie par la bataille de Koursk qui s'est terminée le 23 août 1943 par la déroute de l'offensive des deux principaux groupes d'armée allemands et le passage des troupes soviétiques à la contre-offensive, ouvrant la voie à la puissante offensive d'été de l'Armée Rouge. La bataille de Koursk a été la dernière tentative des Allemands de lancer une grande offensive d'été et, si elle réussissait, de se remettre de leurs pertes. L'Armée rouge a repoussé l'offensive allemande, est passée à l'offensive et, par une série de coups répétés, a rejeté au cours de l'été les troupes allemandes-fascistes au-delà du Dniepr.

Après Stalingrad et Koursk, l'Armée rouge n'a jamais laissé l'initiative lui échapper. Tout au long de l'été 1943, ses coups sont devenus de plus en plus durs, sa maîtrise militaire n'a cessé de croître de mois en mois. Les troupes soviétiques ont remporté de grandes victoires et infligé une défaite après l'autre aux troupes allemandes. Les hitlériens ont été repoussés jusqu'à l'écrasement final du Troisième Reich à Berlin le 9 mai 1945. Ce jour-là, les forces antifascistes du monde, avec l'Union soviétique et les communistes de tous les pays à la tête du mouvement de résistance, ont proclamé leur victoire sur les nazis hitlériens forcés à la capitulation sans condition.

(Traduction: Le Marxiste-Léniniste)

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Lettre à la rédaction

Stalingrad et la traîtrise aujourd'hui
- 6 février 2011 -

La traîtrise est toujours la norme, et une des formes qu'elle prend aujourd'hui est la publication de différents comptes-rendus falsifiés à propos de la bataille de Stalingrad. L'exemple le plus récent est le livre Stalingrad, par Anthony Beevor (1999). Cette « pièce maîtresse de recherche historique » n'est rien d'autre qu'une attaque à peine déguisée contre l'Union soviétique et Staline, basée sur la répétition des falsifications de l'histoire créées par les nazis et reprises par les impérialistes américains et leurs alliés après la guerre. Elle pourrait très bien servir de publication de propagande nazie.

Dans son livre, Beevor révèle clairement à qui vont ses sympathies. Il ne salue jamais la signification de Stalingrad dans la grande victoire sur le nazisme, comme l'ont fait les peuples du monde. Au lieu de cela, son livre est rempli d'expressions admiratives pour les nazis, comme : « Les pilotes de la Luftwaffe ont expédié leurs ennemis ' mit Eleganz ', les jeunes pilotes combattants bronzés », et « la vision magique d'un chevalier teuton aérien dans son armure brillante ». Il louange l'armée nazie, en parlant de ses généraux « légendaires » et « brillants », provenant des « meilleures familles ». Bien sûr, il ne peut répondre à la question à savoir pourquoi ces « brillants » bouchers nazis ont été honteusement défaits à cause de ce qu'il appelle « la succession des mauvais calculs obsessionnels de Staline ».

Au lieu d'attaquer les nazis, comme le ferait quiconque possède une once de sentiment anti-fasciste, Beevor attaque ceux qui ont combattu les nazis. Il décrit la population soviétique comme accueillante envers les nazis, met de côté les accomplissements de l'armée soviétique, caricature les généraux soviétiques et, bien sûr, attaque avec virulence la direction et la personnalité de Joseph Staline, qui a mené l'Union soviétique à la victoire sur les nazis. Il n'est pas surprenant d'apprendre que l'une de ses « sources » est l'agent de police britannique Robert Conquest, devenu plus tard agent de la CIA, qui a consacré sa vie à l'élaboration de propagande anti-soviétique. Ce qui est aussi significatif est ce que Beevor omet dans son livre. Il ne dit rien à propos des millions de Soviétiques exécutés par les nazis et rien non plus à propos de la mise en esclavage du peuple soviétique par les nazis. Ces événements catastrophiques sont sans intérêt pour lui.

Le livre de Beevor est un exemple de plus de la façon dont les impérialistes américains et leurs lieutenants continuent de falsifier délibérément l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Cela fait partie de leurs attaques contre tout ce qui est progressiste. L'objectif derrière ces falsifications est de préparer une relève des forces fascistes et de leur fournir tout l'appui pour organiser contre les peuples d'aujourd'hui. Les travailleurs ne doivent pas contempler cette campagne de falsification les bras croisés, parce que sa raison d'être n'est pas simplement de falsifier, mais d'organiser un mouvement fasciste et de justifier l'agression fasciste. De telles tentatives délibérées de causer un désastre pour la classe ouvrière et les peuples doivent être résolument dénoncées.

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