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Mouvement
ouvrier
Exaltante journée d'action à Hamilton, Ontario
Dix milles travailleurs et alliés exigent que
les gouvernements prennent leurs responsabilités
- 31
janvier 2011 -
Le 29 janvier, la ville de Hamilton en Ontario a
accueilli le plus grand rassemblement de travailleurs et alliés
depuis 1996.
Dix milliers personnes, un contingent de travailleurs après
l'autre, sont venues exprimer leur appui à la section
1005 du Syndicat
des Métallos dans sa lutte contre le diktat arrogant de US Steel
et déclarer que leur cause est la même que celle des
métallos de
Hamilton : la sécurité pour tous.
L'atmosphère était surchargée même deux
heures avant le début du rassemblement avec l'arrivée
des gens de tous les milieux venus prendre part à
l'événement historique. Au moment du départ, la
rue qui avait été fermée à la
circulation pour l'occasion s'était transformée en une
mer de drapeaux et de bannières.
Le rassemblement a commencé sur les paroles du
poète attitré de la section locale 1005 des
Métallos, Bill Mahoney, exprimant
d'une voix forte et claire le mépris des travailleurs pour
l'arrogance et l'intimidation de US Steel.
Le premier à prendre la parole fut le maire de
Hamilton, Bob Bratina, qui a été fortement applaudi
lorsqu'il a annoncé que le
Conseil municipal a adopté à l'unanimité plusieurs
motions en appui au local 1005. Le président du 1005, Rolf
Gerstenberger, a souligné
la grande signification de la Journée d'action :
« Nous considérons que c'est un rassemblement
historique parce que c'est une
déclaration historique des travailleurs canadiens et des gens de
tous les milieux qu'ils sont déterminés à
résoudre la crise sur tous
les fronts, avec la crise économique à la base, en faveur
du peuple et non en faveur des riches. » La foule s'est
jointe à lui
pour scander : « Oui au droit public, non au droit de
monopole ! » et « À qui
l'économie ? Notre
économie ! Qui décide ? Nous
décidons ! » [Voir le discours au complet
ci-dessous]


    
De gauche à droite: Bob Bartina, Rolf
Gerstenberger, Sid Ryan, Leo Gerard, Ken Georgetti.
Sid Ryan est ensuite intervenu au nom de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario (FTO), la
centrale qui a lancé l'appel à la
Journée d'action en collaboration avec le Congrès du
travail du Canada (CTC), le Syndicat des Métallos, le Conseil
syndicat de Hamilton
et district et le local 1005 des Métallos. Il a
dénoncé le refus du gouvernement Harper de
défendre les droits des travailleurs et
de leurs communautés et sa soumission aux monopoles au
détriment de l'intérêt général de la
société. Les monopoles refusent la
responsabilité de garantir que leurs opérations soient un
avantage net pour le Canada, comme le prévoit la loi, a-t-il
dit. Dans son
discours et ses entrevues avec les médias, Sid Ryan a
souligné que le gouvernement Harper doit être tenu
responsable pour le rôle qu'il
joue dans la destruction de notre base manufacturière, qui
a entraîné des pertes d'emplois massives et
l'affaiblissement de l'économie
canadienne. Il a été suivi de Leo Gerard,
président du Syndicat des Métallos, et de Ken Georgetti,
président du CTC. Le député Chris
Charlton (Hamilton Mountain) a été invité à
parler de la Loi sur Investissement Canada qui est
censée garantir que les
acquisitions étrangères représentent
« un avantage net » pour le Canada. Mary Long,
présidente du Conseil syndical de Hamilton
et district, et présidente d'assemblée pour l'occasion, a
ensuite invité les chefs du NPD pour le Canada et l'Ontario,
Jack Layton et
Andrea Howarth, à prendre la parole.
La marche qui a suivi le rassemblement a
complètement fermé le centre-ville : les rues
étaient bondées de manifestants avec
leurs drapeaux, pancartes et bannières multicolores.
Parmi les nombreux syndicats
présents il y avait
un contingent d'environ 50 métallos venus du Québec. Ils
représentaient les
travailleurs des usines d'ArcelorMittal à Contrecoeur
(l'ancienne Sidbec-Dosco et l'ancienne Stelco), de la raffinerie de
cuivre de
Xstrata de Montréal, de l'usine de zinc d'Xstrata à
Valleyfield et des industries du textile et de l'alimentation. Les
dirigeants du
district 5 du Syndicat des Métallos ont marché
derrière une immense bannière « Métallo
Solidarité ». Ils portaient les
drapeaux de la lutte à Contrecoeur pour forcer ArcelorMittal
à bâtir une usine de poutrelles, comme le monopole
s'était engagé à le
faire lorsqu'il a fermé deux laminoirs en 2007.
Les travailleurs de l'automobile étaient
représentés par plusieurs militants contingents venus
d'aussi loin qu'Oshawa et Windsor.
Ils ont marché derrière la fameuse bannière :
« Riposter fait une différence ». Ils ont
salué l'esprit de 46, lorsque les
travailleurs de l'automobile et de l'acier ont ensemble forcé
les grandes compagnies à établir de nouvelles relations
de travail au
lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, qui allaient permettre
au mouvement syndical d'affirmer ses droits et les droits de tous
contre l'offensive déchaînée du capital.

Le contingent du PCC(M-L) s'est rallié
derrière la bannière des Jeunes pour le renouveau
démocratique « Il est possible de
bâtir un Canada populaire » et portait les
bannières « Arrêtez de payer les riches !
Augmentez les investissements dans
les programmes sociaux ! » et « Notre
sécurité est dans la lutte pour les droits de
tous ! » Deux milles copies
du Forum ouvrier, supplément du Marxiste-Léniniste,
ont
été
vendues
et
distribuées
durant
la
journée.
Un contingent de quelque 40 jeunes s'est dispersé
dans la foule pour recueillir des dons pour la campagne de
panneaux-réclames de la
section locale 1005 qui décorent la ville depuis quelque
temps. Ils ont recueilli suffisamment d'argent pour payer le panneau-
réclame du mois de février.
Il y avait de militants
contingents de travailleurs de
tous les secteurs de l'économie, comme les employés du
transport public de
Toronto qui avaient reçu l'appui de la section 1005 des
métallos lors de leur lutte contre la loi de retour au travail
en 2008, et
de nombreux autres syndicats tant du secteur privé que public,
comme le syndicat des travailleurs de Vale Inco à Sudbury, le
Syndicat
des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Syndicat
canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP),
les
enseignant du primaire, du secondaire et du collégial et de
nombreux autres, ainsi que des contingents d'étudiants et de
familles
ouvrières.
La marche s'est terminée au Centre des
congrès de Hamilton où des centaines de personnes se sont
entassées pour entendre les
représentants des syndicats et autres organisations parler de
l'unité des travailleurs et du peuple, de leurs luttes communes.
Parmi
les orateurs il y avait le président national du STTP Denis
Lemin, le président de la section locale 6887 du Syndicat
des Métallos
(Xstrata cuivre) Gilles Bordeleau, le président de la section
locale 113 du Syndicat du transport en commun (ATU) Bob Kinnear,
Floyd Montour des Six Nations de Grande-Rivière et la critique
libérale pour le travail Maria Minna. Les participants ont aussi
chaleureusement accueilli Napoleon Gomez venu s'adresser à eux
au nom de l'Union nationale des travailleurs des mines et de la
sidérurgie du Mexique (Los Mineros).
À la fin de la journée, des
représentants du 1005 ont dit au LML qu'ils
étaient très satisfaits de la Journée
d'action. Ils se sont dits convaincus que les travailleurs en lockout
vont progresser dans leur lutte contre l'arrogance de US Steel.
Ils ont parlé de la nécessité de travailler fort
pour unir les Canadiens en une seule voix à la défense du
droit public et de tenir les
gouvernements responsables. Le local 1005 a appelé tous les
Canadiens, toutes affiliations politiques confondues, à parler
d'une
seule voix pour le droit public et contre le droit de monopole et
à exiger que les gouvernements s'acquittent de leur devoir de
défendre le droit public. Toutes les délégations
avec qui LML s'est entretenu durant le rassemblement et la
marche étaient
animées du même esprit. Il y avait un sentiment palpable
d'exaltation, expression de la confiance créée par cette
démonstration d'unité
en appui au 1005 et à sa demande que les gouvernements
défendent le droit public et arrêtent de servir les
intérêts étroits des
monopoles. Les pancartes et les slogans exprimaient tous la lutte
commune des travailleurs et de leurs alliés, que ce que vivent
les
métallos de US Steel et la ville de Hamilton (les fermetures,
les pertes d'emplois, la demandes de concessions des monopoles qui
veulent que les travailleurs renoncent à leurs pensions,
avantages sociaux et sécurité d'emploi) est vécu
dans les communautés partout
au Canada ainsi qu'aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Les
travailleurs ont exprimé maintes et maintes fois la confiance
dans la
position de principe du 1005 et dans la voie qu'il trace pour unir
tout le monde dans une Opposition ouvrière qui créera les
conditions nécessaires pour exiger des comptes des monopoles.
LML félicite les organisateurs de la
Journée d'action et en particulier les simples syndicalistes et
les jeunes qui ont été
la voix de la nécessité historique qu'il faut tenir les
gouvernements responsables.
Nous reproduisons le discours prononcé par le
président de la section locale 1005 Rolf Gerstenberger et
des photos du
rassemblement, de la marche et de la réunion au Centre des
congrès.

Sortir des sentiers battus dans la lutte
pour les droits de tous
Les gouvernements doivent s'acquitter
de leur devoir!
Oui au droit public, non
au droit de monopole!
- Discours de Rolf Gerstenberger,
président, section locale 1005,
Syndicat des Métallos,
Journée d'action de Hamilton, 29 janvier 2011 -
La section 1005 apprécie sincèrement
la présence de tout le monde venu ici aujourd'hui. Nous
considérons que c'est un rassemblement historique parce que
c'est
une déclaration historique des travailleurs canadiens et des
gens de tous les milieux qu'ils sont déterminés à
résoudre la crise sur tous les fronts, avec la crise
économique
à la base, en faveur du peuple et non en faveur des riches.
Ensemble, donnons-nous un programme pour exiger que les gouvernements
s'acquittent de leur devoir et défendent
le droit public, pas le droit de monopole.
Nous sommes rassemblés ici aujourd'hui pour cette
journée d'action pour défendre et affirmer nos droits.
Dans le monde moderne, les humains ont des droits en vertu
de leur existence en tant qu'humains. Les gouvernements et ceux qui
emploient des êtres humains doivent reconnaître ces droits
et les garantir. Nos droits aujourd'hui peuvent
généralement être définis comme étant
le droit public. Ils comprennent le droit à un moyen de
subsistance et à la sécurité à la retraite
parce que nous sommes les producteurs
de toute la richesse dont dépend la société pour
son existence. Nos droits comprennent le droit de contrôler les
décisions qui affectent nos vies, nos moyens de subsistance,
notre sécurité et nos pensions, mais ce droit de
décider a été usurpé par les riches et
leurs gouvernements.
Les monopoles, y compris les grandes banques et les
autres entreprises financières privées, et les
gouvernements à leur service ont leur propre conception des
droits et,
ce qui est plus important, ils ont aussi le pouvoir politique et
économique d'imposer leurs intérêts et
d'écraser le droit public. Pour eux il y a des limites dites
raisonnables
aux droits que nous avons tous du fait de notre existence et ils se
donnent le droit de décider ce qui est raisonnable et ce qui ne
l'est pas. Pour eux, les droits que doit faire
respecter la société moderne sont des privilèges
accordés selon ce qui sert les intérêts
étroits des monopoles. C'est ce qu'on appelle
généralement le droit de monopole.
En décembre dernier nous avons été
témoins d'un exemple dégoûtant du droit de monopole
qui foule le droit public, lors du sommet national sur les pensions
à
Kananaskis, en Alberta. Sans aucun avertissement, le gouvernement
Harper est revenu sur sa promesse de renforcer le régime de
pensions du Canada à prestations déterminées
et indexées et dit qu'il veut lui substituer un autre de ces
plans d'épargne enregistrés qu'aiment tant les
entreprises financières. En faisant cela, il trahit la
responsabilité
sociale du gouvernement canadien de garantir les pensions à
prestations déterminées et indexées pour tous les
Canadiens.
La protection de faillite de Nortel et l'assaut
généralisé contre les plans de retraite et
d'incapacité et autres avantages sociaux de ses employés
sont un triste exemple
de méthode qu'utilise le droit de monopole pour supplanter le
droit public. De nombreuses autres compagnies se sont servies et se
servent de la protection de la faillite, y compris
certains des monopoles les plus riches au monde, pour se soustraire
à leurs obligations concernant les pensions et autres
responsabilités sociales. AbitibiBowater vient de
sortir de la protection de faillite et les travailleurs y perdent gros.
C'est injuste et les gouvernements doivent faire leur devoir et
défendre les Canadiens et le droit public
en opposition à ces entreprises et au droit de monopole.
Il y en a maintenant qui suggère que les pensions
à prestations déterminées des employés de
la fonction publique aux niveaux fédéral, provincial et
municipal soient la
prochaine cible.
Les forces néolibérales les plus
pro-monopolistes ont pris le pouvoir au niveau fédéral
ainsi que dans plusieurs provinces et plusieurs des grandes villes,
comme Toronto.
Ces gens veulent privatiser les services publics comme les Postes et
les services municipaux. Cette attaque comprend la négation du
droit à la sécurité à la retraite pour tous
et de la notion même d'une société moderne qui
garantit les droits de tous, où les gouvernements ont le devoir
et la responsabilité première de défendre le droit
public contre
le droit de monopole. La lutte du peuple contre US Steel s'apparente
à la lutte du peuple contre Vale, le monopole mondial de
l'industrie minière. Ces monopoles mondiaux,
et d'autres comme Xstrata, se sont engagés à maintenir
certains niveaux d'emploi et de production lorsqu'ils ont acquis
Stelco, Inco et Falconbridge et ont aussitôt abandonné
cet engagement. US Steel a conclu un accord avec le gouvernement de
l'Ontario sur les pensions en vertu duquel il s'engageait à
garantir les régimes de pensions à prestations
déterminées et indexées des métallos. Il a
déjà renié l'entente sur le maintien des niveaux
d'emploi et de production et détruit le régime de
retraite à l'aciérie Lake Erie et
veut maintenant imposer la même chose aux métallos de la
section 1005 à Hamilton. Ça ne doit pas passer et
ça ne passera pas !
Ces monopoles poussent les travailleurs canadiens trop
loin. Avec cette Journée d'action, les travailleurs avertissent
les monopoles mondiaux et les politiciens à leur service
que cet abus doit cesser ! Les travailleurs sont les producteurs
de toute richesse et les fournisseurs de tous les services. Nous sommes
la source de la richesse que les
riches et les monopoles convoitent. Les travailleurs les avertissent
qu'ils ne doivent pas mordre la main qui les nourrit, qu'ils feraient
mieux de ne pas sous-estimer la classe
ouvrière canadienne.
La conscience sociale des travailleurs comprend la
conception que la sécurité ne réside pas dans
l'annexion du Canada à l'empire américain, une fausse
sécurité qui sert
le droit de monopole et qui est hors du contrôle des Canadiens.
Dans la conscience sociale des travailleurs, la sécurité
de tous réside dans la lutte pour défendre les droits
de tous, la lutte pour un Canada souverain muni d'une économie
qui suffit à ses besoins et qui est basée sur un secteur
manufacturier solide et la satisfaction des besoins
de la population et de l'intérêt général de
la société, un Canada qui participe au commerce
extérieur sur la base de l'avantage réciproque et qui est
un facteur de paix, pas
de guerre. Nous souhaitons la même chose aux travailleurs et aux
peuples des États-Unis, du Mexique et d'ailleurs.
Nous nous sommes rassemblés ici aujourd'hui parce
que nous osons sortir des sentiers battus dans notre pensée,
organisation et résistance aux monopoles et aux
gouvernements à leur service. Nous sommes les héritiers
de nos ancêtres qui sont sortis des sentiers battus après
la Deuxième Guerre mondiale. Notre devoir est de faire
la même chose dans les conditions nouvelles de la mondialisation
néolibérale et du pouvoir sans précédent
des riches et de leurs monopoles. Notre devoir est de sortir des
sentiers battus surtout pour ce qui est de tenir les gouvernements
responsables. Les gouvernements doivent s'acquitter de leur
devoir ! Ils doivent défendre le droit
public et non le droit de monopole !
Nous pouvons défendre nos pensions, nos salaires,
nos moyens de subsistance, notre sécurité et notre mode
de vie si nous nous appuyons sur nos propres efforts et sur
le peuple, et si nous sortons des sentiers battus pour affirmer nos
droits politiques en tant que producteurs de toute la richesse et
fournisseurs de tous les services. Nous
sommes la colonne vertébrale de l'économie
socialisée. Nous devons le devenir aussi pour ce qui est des
prises de décisions !
La section locale 1005 du Syndicat des
Métallos se rendra sur la colline parlementaire le Premier Mai
pour exiger que les gouvernements résolvent la crise en faveur
des Canadiens, pas des riches. Nous vous invitons tous à vous
joindre à nous pour que le message soit encore plus fort :
Oui au droit public, non au droit de
monopole !
Pour contacter la section locale 1005 du Syndicat
des Métallos : 905-537-1417 ou info@uswa1005.ca. Site
web : www.uswa1005.ca
(Traduction: Le
Marxiste-Léniniste)

 
 

 


 
 
 
 

 

 
   
  
   
 
 

Militante participation des ouvriers
québécois
à la journée d'action à
Hamilton
Une forte délégation de Métallos
du Québec est
allée appuyer les lock-outés de la
SL 1005
- Communiqué du syndicat des
métallos, www.metallos.org,
1er février 2011 –
Environ 10 000 personnes ont manifesté de
façon très énergique le 29 janvier dernier
dans les rues de Hamilton pour appuyer les 900 travailleurs en lockout
de
la section locale 1005, de US Steel.
Une forte délégation de métallos du
Québec est venue appuyer les confrères de la SL 1005. Une
cinquantaine de personnes se sont levées en pleine nuit, pour
faire plus
de 7 heures d'autobus afin de participer à la manifestation.
L'adjoint du directeur québécois, Guy
Farrell, a pris la parole au cours du rassemblement, soulignant que la
cause défendue par les travailleurs de Hamilton rejoint les
préoccupations des Métallos du Québec, où
les régimes de retraites sont aussi attaqués. Il a aussi
fait le rapprochement entre la lutte des travailleurs de l'acier du
Québec
pour un laminoir à poutrelles et celle menée par les
confrères du Canada anglais pour le maintien d'un secteur de
l'acier.

Ce que les travailleurs avaient à dire
- 2 février 2011-
Le Centre ouvrier du Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) a eu des discussions animées avec
les travailleurs tout au long de la journée d'action. D'une
seule
voix, ceux-ci ont exprimé leur enthousiasme d'être
là tous ensemble pour appuyer la lutte des Métallos de la
section 1005 qui est la lutte de tous les travailleurs et
ils ont aussi exprimé combien il est urgent de forcer les
monopoles et leurs gouvernements à assumer leurs
responsabilités. Voici ce qu'ils avaient à dire.
Un métallo de
Contrecoeur (l'usine
d'ArcelorMittal, anciennement Sidbec) : Nous sommes venus ici
plus de 50 travailleurs du Québec organisés
en un contingent de l'acier. Nous voulons tout d'abord appuyer les
travailleurs du 1005 qui ont été mis en lock-out par
US Steel. La section 1005 est venue
nous appuyer en juin 2009 quand nous avons manifesté pour
demander que ArcelorMittal construise un laminoir à poutrelles
dans notre usine. Nous sommes ici
également parce que nous travaillons dans le même secteur.
Nos employeurs sont différents mais nos problèmes sont
les mêmes. Nous sommes convaincus que ArcelorMittal,
qui possède deux usines à Contrecoeur, regarde
très attentivement ce qui se passe à Hamilton. Si US
Steel est capable d'imposer ses concessions, ArcelorMittal va essayer
de nous les imposer à nous aussi. Si US Steel est capable
d'ouvrir le chemin, les autres vont s'y engouffrer eux aussi. Nous
demandons toujours à ArcelorMittal de construire
un laminoir à poutrelles pour compenser pour sa fermeture du
laminoir à chaud et du laminoir à froid en 2007. Notre
demande tient toujours mais ArcelorMittal ne se
reconnaît aucune responsabilité envers les centaines
d'emplois qu'il a éliminés en 2007 et les dommages
que cela a causés à l'industrie sidérurgique au
Québec.
Un représentant du Syndicat des
Métallos : Il faut revoir les arrangements entre les
gouvernements et les compagnies étrangères qui font
affaire au
Canada. Il ne reste plus aucune compagnie d'acier canadienne dans le
pays. Elles ont toutes été vendues à des
intérêts étrangers. Quand des compagnies
étrangères opèrent
au Canada, les gouvernements doivent se tenir debout et garantir les
droits pour lesquels nous nous sommes battus depuis des
décennies, notamment en ce qui concerne les
pensions. La section 1005 a 9000 pensionnés et US Steel ne
leur montre aucun respect. Envoyer les pensionnés à
l'abattoir comme ils le font doit être déclaré
illégal.
Les gouvernements doivent établir des limites qu'on ne peut pas
dépasser. Il y a des choses qui peuvent être
négociées entre les compagnies étrangères
et les travailleurs
mais il y en a d'autres qui doivent être déclarées
intouchables comme les pensions. Au lieu de cela, nous voyons les
gouvernements agir en collusion avec les entreprises
étrangères pour attaquer les travailleurs. Ces
entreprises deviennent de plus en plus effrénées dans
leurs demandes quand elles réalisent que les gouvernements en
place, que
ce soit au Québec ou au Canada, ne leur tiennent pas tête.
Si ces gouvernements ne sont pas prêts à prendre leurs
responsabilités, alors ils ne peuvent pas rester au pouvoir.
Nous sommes venus ici aujourd'hui pour envoyer un message très
clair. Nous les syndicats n'avons pas le pouvoir monétaire mais
nous avons le pouvoir de la solidarité.
Un travailleur de Xstrata à
Montréal : Je travaille à la raffinerie de
cuivre autrefois Noranda/Falconbridge et maintenant membre de l'empire
Xstrata.
Nous sommes ici pour appuyer la section 1005 parce que peu importe
d'où nous sommes et notre secteur de l'économie nous
sommes tous des travailleurs et c'est
notre lutte à tous. En plus, les travailleurs du 1005 sont
venus appuyer les Métallos à Contrecoeur en juin
2009 lors de la manifestation pour demander un
laminoir à poutrelles et nous mêmes de Xstrata nous y
étions. Lors de notre dernière ronde de
négociations pour une convention collective, les
représentants de Xstrata nous
ont dit que nos pensions ne correspondent plus à ce qui existe
dans le secteur mais ils n'ont pas demandé de changer le fonds
de pension, C'est bien possible qu'ils vont
le faire aux prochaines négociations.
Un métallo de
ArcelorMital à
Contrecoeur (anciennement Stelco) : Notre usine a
déjà été Stelco alors pour nous la section
1005 c'est un peu
de la famille. La chose principale c'est que ces grandes
multinationales nous attaquent et nous sommes certains que
ArcelorMittal surveille très étroitement ce qui se passe
ici à Hamilton. Si US Steel est capable d'arracher quelque chose
aux travailleurs de Hamilton, ArcelorMittal va se servir de cela contre
nous. Nous sommes tous unis et c'est
particulièrement important pour les travailleurs du même
secteur sinon on se fait attaquer un à la fois.
Un retraité de la
section 1005 : J'ai
travaillé
à
Stelco
pendant 35 ans. Le rassemblement
d'aujourd'hui est important parce que ces travailleurs
méritent d'être traités avec respect au lieu
d'être attaqués comme ils le sont. Stelco a
été vendu à US Steel et celui-ci s'est
engagé à faire toutes sortes de bonnes choses mais
il a renié tout cela depuis. Dès le début, je me
suis douté que c'est ce qui arriverait quand j'ai appris que Big
Brother venait d'acheter Stelco. Je pense qu'ils l'ont acheté
pour le fermer afin de desservir le marché qu'ils ont ici
à partir des États-Unis. Je participe dans l'action
d'aujourd'hui pour exprimer mon appréciation pour ce que font
ces 900 travailleurs de la section locale. Ils ont toute mon
admiration. Je sais très bien ce qu'ils vivent en ce moment
parce que j'ai moi-même participé dans trois grèves
contre Stelco. Je sais ce que c'est d'être dehors au lieu
d'être en dedans à travailler. C'est très courageux
ce qu'ils font. Ils se disent que nous les anciens nous nous sommes
battus pour eux et que maintenant c'est à leur tour de se battre
pour nous. Les plus jeunes veillent sur les plus anciens comme nous
nous avons veillé sur les jeunes. Nous
devons veiller l'un sur l'autre. C'est comme une famille qui
défend tous ses membres.
Un travailleur de Vale de Sudbury : Nous
sommes ici aujourd'hui pour exprimer notre solidarité. C'est une
question de première importance pour tous
les travailleurs du Canada. C'est pour cela que notre contingent est
venu de Sudbury. La section 1005 a appuyé notre lutte et
nous sommes venus appuyer la leur. C'est
un combat commun contre les grandes multinationales. Nous devons tous
nous appuyer et dire qu'assez c'est assez. C'est pour ça que
nous sommes ici. C'est ça l'esprit de
la journée.
Un travailleur de l'automobile de Windsor : Pour
moi
la
question
principale
ce
sont
les
pensions.
Les
pensions c'est
quelque chose d'important pour
tous les Canadiens. US Steel est en train d'essayer de voler les
pensions des travailleurs. La lutte ici est menée par les
Métallos, moi je suis TCA mais nous sommes tous
des travailleurs et nous sommes tous ensemble unis dans cette bataille.
C'est le temps maintenant d'être tous ensemble et je parle ici
non seulement de tous les travailleurs
mais de tous les Canadiens. Il y a plein de gens âgés
aujourd'hui qui vivent dans la pauvreté. On ne peut pas accepter
cela au Canada en 2011.
Un métallo de Pensylvanie : Je suis
ici pour exprimer ma solidarité. Les syndicats ce sont les
travailleurs, peu importe d'où ils viennent, du pays dans
lequel ils vivent ; nous sommes tous des travailleurs et c'est de
cela qu'il s'agit aujourd'hui, de ce qui arrive aux millions de gens
ordinaires. C'est pour cela que je
suis venu ici. Toute question qui concerne un syndicat affecte aussi
tous les autres. Si nous ne nous appuyons pas mutuellement, alors ils
nous divisent. Notre lutte est celle
de tous les gens ordinaires, peu importe le pays où ils vivent.
Nous faisons face ici à une grande multinationale. Si nous ne
nous tenons pas ensemble, alors nous sommes
attaqués l'un après l'autre.
Un employé municipal de Hamilton : Pour
moi
la
question
première
ce
sont
les
pensions.
Cela
vaut la
peine de se battre pour elles. Je suis un jeune
travailleur. J'ai 25 ans et je veux toucher une pension quand je
prends ma retraite. On ne peut pas les laisser voler nos pensions.
C'est une honte de voir nos aînés
devoir retourner au travail et même devoir occuper deux emplois
après avoir pris leur retraite parce qu'ils n'ont pas les moyens
de se procurer les choses de base de la vie.
Même les choses de première nécessité leur
sont enlevées. Nous sommes tous unis, nous combattons tous
ensemble et nous nous appuyons les uns les autres et nous luttons
pour la même cause. Je suis fier d'être de la même
ville que les Métallos de la section 1005 qui
défendent leurs 9000 pensionnés. Je suis fier d'avoir ce
syndicat dans
notre ville.
Un électricien de Toronto : Nous
sommes très contents d'être ici. Ma préoccupation
aujourd'hui ce sont les pensions négociées. Une attaque
contre
les pensions de quiconque est quelque chose d'odieux, et mettre en
lock-out des travailleurs pour les forcer à faire des
concessions qui affectent les retraités c'est quelque
chose d'inadmissible. On demande à 900 travailleurs actifs de
voter pour priver 9000 pensionnés de l'indexation de leurs
pensions, les mêmes 9000 travailleurs qui ont mis
le fonds de pension en place avant même que ces 900 travailleurs
soient engagés.
Il faut changer les politiques du gouvernement
fédéral en ce qui concerne les investissements
étrangers. La majorité des actions dans toute entreprise
qui opère au Canada
devrait être entre des mains canadiennes. Il ne faut pas
permettre à des entreprises américaines de venir nous
dire que nos pensions et nos salaires doivent être coupés
et que
nos conditions de travail doivent retourner cinquante ans en
arrière. Il faut changer cela. Nous ne pouvons pas gagner cette
bataille seulement avec nos conventions collectives.
C'est au niveau du gouvernement que cela doit se jouer.
Une travailleuse des postes de Toronto : Nous
sommes
ici
pour
dire
aux
travailleurs
de
l'acier
que
nous les appuyons
et pour combattre tous ensemble
les attaques contre la classe ouvrière. Notre convention
collective se termine le 31 janvier. Postes Canada veut nous
imposer à nous aussi des pensions et des conditions
de travail à deux vitesses. Nous faisons face au même
genre de concessions que celles demandées aux travailleurs du
1005. Nous nous appuyons les uns les autres parce
que notre combat est le même. C'est un combat contre les attaques
contre la classe ouvrière toute entière.
Un acteur de Toronto : C'est important que
le mouvement syndical dans son ensemble s'unisse contre ces attaques
contre les pensions des travailleurs,
lesquelles sont faites au nom de la relance suite au désastre
financier qui a été créé par Wall Street
mais dont on fait porter le fardeau aux travailleurs. On utilise la
détresse
économique comme prétexte pour exiger des concessions
dans les conventions collectives et pour attaquer les veuves et les
pensionnés ce qui est absolument odieux. La
question qui se pose ici c'est quel genre de société nous
voulons et les acteurs ont un rôle important à jouer pour
aider à y répondre. Notre travail est d'exprimer ce que
les Canadiens ressentent, ce qu'est leur vie et ce qu'elle est devenue
suite aux attaques contre les travailleurs. Nous sommes très
heureux de faire notre part.
Un enseignant du secondaire de Timmins : Si
on veut apprécier l'importance de l'action d'aujourd'hui, on a
juste à se rendre à Timmins pour voir
comment les politiques des gouvernements sont en train de fermer le
nord de l'Ontario. C'est incroyable. J'habite une petite ville
forestière qui s'appelle Smooth Rock Falls.
Tembec y a fermé l'usine de papier qui était de loin le
plus gros employeur de la ville. Ça vous explique pourquoi je
suis ici aujourd'hui. Nous n'avons plus aucun contrôle
sur notre destinée. Nous avons de la forêt en abondance
mais nous ne pouvons pas y toucher. Avant, au moins, les droits de
coupe étaient liés à la communauté et
à ses usines.
Aujourd'hui, quand les gens de la communauté présentent
des projets, ils se font dire que c'est bien joli mais qu'il n'y a pas
de bois disponible parce qu'il appartient aux
grandes multinationales. Les gouvernements refusent de révoquer
leurs permis de coupe pour allouer du bois aux communautés. Nous
avons des projets mais on nous empêche
de les mettre en oeuvre.
Une travailleuse du transport public à
Brantford en Ontario : Je participe à l'action
aujourd'hui parce que nous devons nous appuyer les uns les
autres. La chose la plus importante pour moi aujourd'hui ce sont les
pensions et la protection des emplois. Combien y a-t-il d'entreprises
privées qui offrent encore un fonds
de pension à leurs travailleurs ? Nous devons nous assurer
que les pensions seront là pour nous et nos enfants. C'est
totalement honteux de la part de US Steel de
demander à 900 travailleurs actifs de prendre un vote contre les
pensions de 9000 retraités. Nous devons tous protéger ce
pour quoi nous avons tant combattu dans le passé.
Certains d'entre nous sont TCA, d'autres sont Métallos ou SCFP
mais ça n'est pas cela qui compte aujourd'hui. Nous menons tous
le même combat et nous avons les mêmes
buts.
Un organisateur des travailleurs accidentés en
Ontario : La présence des travailleurs
accidentés aujourd'hui est très importante. Les
gouvernements
se doivent de protéger les pensions pour lesquelles les
travailleurs de l'acier se sont battus toute leur vie. On ne doit pas
permettre à des investisseurs étrangers de venir ici
s'emparer de ce qui appartient aux travailleurs. Nous devons tous nous
unir pour empêcher que des choses comme celles-là se
produisent. Aujourd'hui, ce sont les Métallos
qui sont montés au front pour nous tous. Nous apprécions
beaucoup le travail qu'ils font. Leur combat c'est notre combat
à tous. L'enjeu, c'est le Canada et le régime de
pensions. Le gouvernement Harper veut démanteler et privatiser
le régime de pensions. Selon lui, personne ne doit avoir de
pension qui est garantie. La même chose s'applique
aux travailleurs accidentés. Les gouvernements ont
éliminé l'idée que la compensation des
travailleurs accidentés est une forme de pension et qu'elle doit
être garantie. Ils
coupent les prestations des travailleurs accidentés sous
n'importe quel prétexte. Nous sommes tous impliqués dans
ce combat.
Un travailleur de la construction de Toronto : Je
suis
venu
ici
pour
manifester
pour
les
pensionnés
et
pour
appuyer les travailleurs canadiens. Cette
question dépasse le cadre de syndiqués versus non
syndiqués ; c'est une lutte pour le respect et la
dignité de nos aînés. Tous les Canadiens sont
concernés. Le
gouvernement fédéral doit prendre ses
responsabilités. C'est lui qui permet à des
multinationales étrangères de venir ici acheter les
entreprises canadiennes mais il ne met
en place aucune mesure pour protéger la population. Il ne prend
aucune mesure pour sauvegarder ce qui nous appartient. L'exemple de US
Steel nous le montre de manière
frappante.
Une enseignante du secondaire à Toronto :
C'est très important que tous les travailleurs
s'unissent, en particulier contre les attaques contre les fonds
de pension à travers le pays. Une victoire de US Steel contre
les retraités et les travailleurs actifs nous rendrait
très vulnérables. L'heure est à l'unité de
tous les travailleurs
de tous les secteurs dans la défense des droits des travailleurs
et en particulier des pensions. Le dernier numéro du magazine The
Economist
parle ouvertement
de la guerre à venir contre les syndicats du secteur public.
Une travailleuse de la santé de Toronto :
Pour moi la première chose aujourd'hui c'est la
solidarité avec les travailleurs de la section 1005. Nous devons
les appuyer par tous les moyens possibles parce que US Steel viole les
droits qui leur appartiennent en tant qu'êtres humains. Ils s'en
prennent à leurs pensions. D'abord
ils les ont mis à pied et maintenant ils les ont mis en
lock-out. Je suis venue pour dire que nous sommes tous unis. Cela nous
rend plus fort. Ce qui se passe ici a des
ramifications pour tous les syndicats de travailleurs. Nous pouvons
tous subir ce genre d'attaques. Ce que font les Métallos de
Hamilton est très important.
Un travailleur de la santé de Kitchener :
Nous participons aujourd'hui à la lutte la plus
importante du moment, soit celle des travailleurs pour protéger
les pensions contre les grandes corporations privées et les
intérêts étrangers. Ces deux questions sont
inter-reliées. Les métallos à la retraite ont
besoin de leurs pensions
aujourd'hui et les travailleurs plus jeunes vont en avoir besoin quand
ils prendront leur retraite. C'est le même combat pour tous.
C'est notre combat à tous et tous doivent
affirmer leur solidarité. Nous devons tous faire nôtre la
lutte des 9000 retraités et des 900 travailleurs actifs.
Un travailleur de Siemens de Hamilton : Ça
va
être
toute
une
lutte.
Nous
avons
besoin
de
tout le monde et
pas seulement des travailleurs syndiqués.
Les actions ne doivent pas se limiter à la ville de Hamilton, il
faut en organiser partout au Canada. Les travailleurs devraient pouvoir
jouir d'une retraite en dignité mais
leurs pensions leur sont volées. Une fois que les pensions du
secteur privé auront été éliminées
alors ce sera le tour des pensions des syndicats du secteur public. On
cherche
à éliminer toute vie décente à la retraite.
En ce qui concerne l'usine de Siemens à Hamilton, le plan est
toujours de la fermer en juillet prochain. Le carnet de commandes
est plein et nos travailleurs font beaucoup de temps
supplémentaire mais l'entreprise va quand même fermer. Les
gouvernements refusent de faire quoi que ce soit pour
empêcher la fermeture. Ils disent qu'ils ne peuvent rien faire,
que la décision de fermer est une décision d'affaires
privée. Nous ne sommes pas d'accord. Les gouvernements
ont mis des millions en deniers publics dans les coffres de Siemens au
fil des années. Est-ce qu'ils sont en train de nous dire que
toutes ces subventions ne leur donnent pas
le droit d'intervenir ?

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