Mouvement ouvrier
Négociations de l'unité urbaine

Le STTP demande la conciliation

Dans le but de forcer l'employeur à négocier, le Conseil exécutif national a voté unanimement en faveur de la présentation d'une demande de conciliation aux termes du Code canadien du travail. Suite à cette demande, le gouvernement nommera un conciliateur qui essaiera d'amener les parties à conclure une entente négociée. Selon les dispositions du Code, la nomination d'un conciliateur enclenche aussi le « compte à rebours » au terme duquel les parties obtiendront le droit de déclencher légalement une grève ou un lockout.

Le compte à rebours a commencé

Le Code canadien du travail prévoit un échéancier dans le but de promouvoir les négociations. Les dates exactes de cet échéancier dépendent de la date à laquelle le ministre du Travail nomme le conciliateur. L'échéancier ne permet toutefois pas beaucoup de flexibilité. Selon le Code, le ministre dispose d'un maximum de 15 jours, après avoir reçu une demande de conciliation, pour nommer un conciliateur. Le processus de conciliation dure au moins 14 jours et peut s'étendre sur une période maximale de 60 jours. À la fin de cette période, le conciliateur doit remettre son rapport au ministre. Les parties disposent ensuite d'une période de 21 jours pour en arriver à une entente. À défaut d'une entente, les parties obtiennent le droit de grève ou de lockout. Puisque notre demande de conciliation a été déposée le 21 janvier 2011, le STTP et Postes Canada obtiendront le droit de grève ou de lockout au plus tard à la fin du mois d'avril, à moins que les deux parties n'acceptent de prolonger le délai.

La conciliation est essentielle pour faire bouger Postes Canada

Le Conseil exécutif national a décidé de présenter une demande de conciliation pour obliger Postes Canada à abandonner la ligne dure qu'elle a adoptée. Elle doit revoir sa position en ce qui concerne les reculs qu'elle veut imposer à l'ensemble des employées et employés. Elle doit aussi revoir ses demandes qui visent à imposer des salaires, des avantages sociaux et un régime de retraite inférieurs pour le personnel qui sera embauché après la signature de la nouvelle convention collective.

Notre avenir est entre nos mains

Pour le moment, le STTP ne ménagera aucun effort pour conclure une entente négociée. Le Comité de négociation a effectué des recherches sur les différents enjeux et il est prêt à présenter des justifications solides pour chacune de nos revendications. Cependant, si l'on se fie à l'expérience passée, mêmes les meilleurs arguments ne parviennent pas à convaincre l'employeur. C'est pourquoi il importe que vous fassiez savoir à Postes Canada qu'elle doit « négocier maintenant ». Il existe de nombreuses façons de communiquer ce message à l'employeur. Participez aux prochaines journées d'actions qui seront organisées par votre section locale. Tenez-vous au courant des négociations en consultant le site Web du Syndicat au www.sttp.ca et en lisant les blogues, les feuilles de renseignements et les bulletins. Vous pouvez aussi envoyer un message de soutien au Comité de négociation.

Mais avant tout, si nous devons tenir un vote de grève, il sera alors très important que vous assistiez à la réunion sur le vote, que vous vous informiez des enjeux et que vous participiez au vote secret. En nous serrant les coudes, nous pourrons négocier une bonne convention collective qui répondra à nos aspirations en matière d'égalité et de respect et qui nous permettra d'obtenir notre juste part des avantages découlant des nouvelles technologies.

Solidarité,

Denis Lemelin
Président national et négociateur en chef

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