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Mouvement
ouvrier
Négociations de l'unité urbaine
Le STTP demande la conciliation
- Denis Lemelin, président
national et négociateur en chef,
STTP, le 21 janver 2011-
Dans le but de forcer l'employeur à
négocier, le Conseil exécutif national a voté
unanimement en faveur de la présentation d'une demande de
conciliation aux termes
du Code canadien du travail. Suite à cette demande, le
gouvernement nommera un conciliateur qui essaiera d'amener les parties
à conclure une entente négociée. Selon les
dispositions du Code, la nomination d'un conciliateur enclenche aussi
le « compte à rebours » au terme duquel
les parties obtiendront le droit de déclencher
légalement une grève ou un lockout.
Le compte à rebours a commencé
Le Code canadien du travail prévoit un
échéancier dans le but de promouvoir les
négociations. Les dates exactes de cet
échéancier dépendent de la date à laquelle
le ministre du Travail nomme le conciliateur.
L'échéancier ne permet toutefois pas beaucoup de
flexibilité. Selon le Code, le
ministre dispose d'un maximum de 15 jours, après avoir
reçu une demande de conciliation, pour nommer un conciliateur.
Le processus de conciliation dure au moins
14 jours et peut s'étendre sur une période maximale
de 60 jours. À la fin de cette période, le conciliateur
doit remettre son rapport au ministre. Les parties disposent
ensuite d'une période de 21 jours pour en arriver à
une entente. À défaut d'une entente, les parties
obtiennent le droit de grève ou de lockout. Puisque notre
demande
de conciliation a été déposée le
21 janvier 2011, le STTP et Postes Canada obtiendront le droit de
grève ou de lockout au plus tard à la fin du mois
d'avril, à moins
que les deux parties n'acceptent de prolonger le délai.
La conciliation est essentielle pour faire bouger
Postes Canada
Le Conseil exécutif national a
décidé de présenter une demande de conciliation
pour obliger
Postes Canada à abandonner la ligne dure qu'elle a
adoptée. Elle doit revoir sa position en ce qui concerne les
reculs qu'elle veut imposer à l'ensemble des employées et
employés. Elle doit aussi revoir ses demandes qui visent
à imposer des salaires, des avantages sociaux et un
régime de retraite inférieurs pour le personnel qui sera
embauché
après la signature de la nouvelle convention collective.
Notre avenir est entre nos mains
Pour le moment, le STTP ne ménagera aucun effort
pour conclure une entente négociée. Le Comité de
négociation a
effectué des recherches sur les différents enjeux et il
est prêt à présenter des justifications solides
pour chacune de nos revendications. Cependant, si l'on se fie à
l'expérience
passée, mêmes les meilleurs arguments ne parviennent pas
à convaincre l'employeur. C'est pourquoi il importe que vous
fassiez savoir à Postes Canada qu'elle doit
« négocier maintenant ». Il existe de
nombreuses façons de communiquer ce message à
l'employeur. Participez aux prochaines journées d'actions qui
seront
organisées par votre section locale. Tenez-vous au courant des
négociations en consultant le site Web du Syndicat au
www.sttp.ca et en lisant les blogues, les feuilles de
renseignements et les bulletins. Vous pouvez aussi envoyer un message
de soutien au Comité de négociation.
Mais avant tout, si nous devons tenir un vote de
grève, il sera alors très important que vous assistiez
à la réunion sur le vote, que vous vous informiez des
enjeux et que
vous participiez au vote secret. En nous serrant les coudes, nous
pourrons négocier une bonne convention collective qui
répondra à nos aspirations en matière
d'égalité et
de respect et qui nous permettra d'obtenir notre juste part des
avantages découlant des nouvelles technologies.
Solidarité,
Denis Lemelin
Président national et négociateur en chef

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