C'est dans ce sens que va notre mobilisation. C'est pour cela que la population de la région endosse notre discours et comprend nos demandes. Elle voit bien que les grandes entreprises se déresponsabilisent face à la question de l'emploi. Selon un sondage fait par une radio régionale, 82 % de la population comprend nos objectifs et les appuie. La conscience grandit parmi les gens qu'il ne faut pas laisser aller les choses. Nous multiplions nos interventions médiatiques dans lesquelles le point central c'est de rappeler à la mémoire des gens ce qu'ils valent. Nous avons mené une campagne de publicité de trois semaines à la télé, la radio et dans les journaux. Nous avons déposé une pétition à l'Assemblée nationale pour la défense des emplois. Nous avons organisé des manifestations notamment devant les bureaux du ministre Serge Simard qui est le ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région de la Côte-Nord. Nous nous sommes réunis dans nos instances syndicales aux niveaux local, régional et national. Nous avons rencontré les politiciens municipaux. Certains comme la Chambre de commerce ont cherché à créer de la confusion en prétendant que nous sommes contre toute sous-traitance, contre les fournisseurs de services et contre les équipementiers qui ont une expertise sur un aspect ou l'autre de l'industrie, que nous voulons empêcher les gens de la région de travailler. Ça n'est pas ça du tout. Nos travailleurs à l'usine par exemple n'ont aucune expertise en fabrication d'équipements pour travailler dans des alumineries. Loin de nous attaquer aux équipementiers, c'est un de nos arguments face aux actionnaires pour étendre la production régionale que nous avons les meilleurs équipementiers du monde et la meilleure expertise du monde dans la région. Nous ne sommes pas contre l'érection de nouvelles usines d'aluminium, au contraire nous en avons besoin pour diversifier l'activité économique régionale et faire travailler nos gens. Nous voulons un discours d'essor économique pas de dépression économique. Nous ne sommes pas un comité de survie régionale mais un comité de promotion sociale. Il ne faut pas laisser le débat se faire détourner. Ce à quoi nous nous opposons c'est à la vampirisation des emplois, aux attaques contre les emplois bien rémunérés. C'est dans ce sens que nous nous opposons notamment à l'envoi de ces 69 emplois en sous-traitance. À ce sujet nous intervenons à la Commission des relations du travail et nous sommes aussi en procédure de griefs. Cette lutte va démontrer la portée et la force de nos conventions collectives. Si nous n'y trouvons pas les outils pour gagner notre cause, nous allons prendre en main le travail nécessaire qui s'imposera. Nous allons débuter bientôt nos négociations pour un nouveau contrat de travail. Nous avons des objectifs bien définis et nos membres sont mobilisés. Nous sommes optimistes face aux perspectives que nous offre l'année 2011.
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