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Bertha Williams a donné l'exemple de la façon dont le gouvernement libéral de Campbell en Colombie-Britannique, en collaboration avec le gouvernement fédéral, a soudoyé les membres de la Première Nation de Tsawwassen, en particulier ceux qui ne vivent pas sur leurs terres ancestrales, en acceptant un arrangement à « tenure simple ». En échange de 16 millions $ à répartir entre les membres du groupe et d'autres concessions, la Première Nation Tsawwassen abandonne toutes futures revendications territoriales sur son territoire traditionnel. Les négociations autour du traité de Tsawwassen ont commencé en 2002 et le traité est entré en vigueur en 2009. Williams a souligné que le processus du traité dans son ensemble était imposé par le gouvernement de la Colombie-Britannique malgré l'opposition par de nombreuses personnes. Elle a souligné la façon dont des pots de vin du gouvernement et le processus du traité qui a suivi ont semé la division parmi la communauté, ce qui a provoqué beaucoup de conflits. Elle a ajouté qu'elle a envoyé en vain des lettres au gouvernement fédéral et à d'autres organismes car tous les niveaux du gouvernement font collusion dans cette activité criminelle. Elle a dit qu'elle et d'autres dans la communauté se battent encore, en notant qu'elle a amené la cause de son peuple devant l'Organisation des Nations unies. La professeure Palmater a noté que les idéologues conservateurs comme Tom Flanagan ont préparé le terrain pour les politiques du gouvernement Harper. Elle a parlé de la façon dont Flanagan a écrit que les peuples des Premières Nations doivent renoncer à leur « vision socialiste, communiste des droits collectifs » et se joindre au « monde moderne ». Selon la notion colonialiste de Flanagan, a noté Palmater, la voie à suivre pour les Premières Nations au Canada est d'abandonner la gestion collective de leurs terres traditionnelles et devenir des propriétaires individuels avec la « sécurité » de pouvoir faire ce qu'ils veulent faire avec leur titre de propriété. En d'autres termes, à adopter la « tenure simple » comme un « choix ».
Pamela Palmater a souligné que l'appropriation à « tenure simple » des terres de réserve a été introduite dans certaines régions des États-Unis avec des conséquences désastreuses en ouvrant la voie à des entreprises extérieures et aux monopoles de s'approprier les terres de réserve. Elle a déclaré qu'il existe de claires indications que le gouvernement Harper a l'intention de présenter durant la session de printemps du parlement une législation portant sur « la propriété foncière des Premières Nations ». Ce projet de loi visera à introduire l'appropriation privée des terres des réserves. Cela ouvrira la porte aux monopoles d'exploitation des ressources, telles que celles dans les secteurs minier et forestier, d'acheter des terres dans les réserves des familles appauvries des Premières Nations qui doivent vendre leurs biens pour survivre. En outre, cette législation ouvre la porte au gouvernement fédéral d'abroger sa responsabilité fiduciaire envers les Premières Nations parce que ces dernières se sont maintenant vues octroyer les moyens d'assurer leur propre sécurité économique. Armand MacKenzie a noté que les peuples autochtones tirent leurs moyens d'existence de la terre et que leur relation avec la terre n'est pas fondée sur des rapports de propriété capitalistes, c'est-à-dire que la terre ne peut être « possédée ». Il a souligné que les peuples autochtones sont au nombre d'environ un million au Canada et réclament environ 70 % de la masse terrestre. Par conséquent, il n'est pas fortuit que les gouvernements fédéral et provinciaux tentent depuis 1867 d'assimiler les peuples autochtones au « Canada » afin de faciliter l'exploitation des terres et des ressources qui existent sur ce vaste territoire. Il a souligné qu'il est impératif que les Canadiens se tiennent avec les peuples autochtones qui luttent pour leur survie et dit que l'avenir du Canada et des Canadiens est lié à ces luttes et qu'ensemble, les Canadiens et les peuples autochtones doivent se battre pour leur avenir.
Une discussion animée a suivi. Les participants ont souligné que la privatisation des terres des réserves peut nier les revendications territoriales autochtones, car ces terres font partie dans la plupart, sinon tous les cas, des terres traditionnelles. Tous ceux présents se sont opposés aux plans du gouvernement Harper alors même que des participants ont énoncé de diverses façons que la lutte des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour leurs droits héréditaires et des traités est liée à la lutte des Canadiens pour le renouveau politique – pour un nouveau Canada qui reconnaît les droits et les revendications de tous, y compris ceux des peuples autochtones. Un intervenant a souligné que les peuples autochtones ne peuvent pas attendre des solutions de ceux au pouvoir : « Personne ne va nous donner la souveraineté – la souveraineté est quelque chose que nous avons à faire valoir pour nous-mêmes, c'est son essence. » La question de l'opposition au racisme et à la politique coloniale du gouvernement canadien a été discutée dans un exposé présenté par Arthur Manuel (Secwepemc), le samedi 27 novembre, à une session sur « La mobilisation en appui au Canada pour mettre en oeuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ». Manuel a souligné que les conditions sociales des peuples autochtones au Canada sont directement liées à la politique coloniale raciste de l'État canadien qui cherche à exterminer les droits des peuples autochtones. Il a souligné qu'après quatre années de tergiversations, le gouvernement canadien a finalement approuvé la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, mais a noté que cet endossement ne signifie pas que le gouvernement Harper ou tout gouvernement provincial va véritablement travailler d'une manière nouvelle avec les peuples autochtones. L'État canadien et les gouvernements, a-t-il dit, sont « coincés » dans la protection de certains intérêts et il est de la responsabilité des Canadiens de lutter pour des changements politiques qui se traduiront par une nouvelle relation avec les peuples autochtones au Canada.
Listes noires et certificats de sécurité Journée d'action en solidarité avec Abousfian Abdelrazik et contre la liste noire de l'ONU
Le Projet Retour au bercail organise une journée d'action à cette occasion en solidarité avec Abousfian Abdelrazik et contre le régime de liste noire de l'ONU. Le Réseau de la Commission populaire explique : « La liste 1267 est un outil international servant à interdire de voyager et à imposer un gel des actifs financiers des individus et des organisations. La liste est gérée par le Conseil de sécurité des Nations unies mais mise en oeuvre par chaque État membre de l'ONU. La liste représente un nouveau régime mondial de contrôle étatique dans lequel les États coopèrent de manière transfrontalière afin d'imposer à des individus comme à des organisations, des sanctions fondées sur des motifs politiques. » Ce régime de contrôle politique est clairement en violation des droits de l'homme. Le Réseau de la commission populaire offre l'information suivante. Contexte
Abdelrazik, un Canadien, a été détenu à la demande du SCRS alors qu'il effectuait un voyage au Soudan. Torturé pendant plusieurs années, il a finalement été relâché pour apprendre qu'il avait été placé sur la liste 1267, ce qui constitue un prétexte pour empêcher son retour au Canada. Après avoir rendu son histoire publique, Abdelrazik a été retenu pendant une année complète à l'ambassade canadienne au Soudan. Abdelrazik a finalement pu rentrer à Montréal en juin 2009. Il demeure cependant confiné dans une prison virtuelle : le régime 1267 gèle ses actifs financiers et l'empêche de voyager. Plus d'un an et demi après son retour, Abdelrazik continue de lutter pour que son nom soit retiré de la liste et pour que les fonctionnaires canadiens responsables de sa torture, de sa détention et de son exil forcé au Soudan, en soient tenus responsables. Le 10 décembre 2009, Journée internationale des droits humains, le projet Retour au bercail a tenu un rassemblement au centre-ville de Montréal afin de demander qu'Abdelrazik soit immédiatement retiré de la liste. Un an plus tard, nous sommes contraint-es de reprendre la rue, car son nom figure toujours sur la liste 1267. Depuis sa détention initiale au Soudan jusqu'à maintenant, Abdelrazik n'a été accusé d'aucun crime. Les deux agences de renseignement canadiennes ont déclaré en 2007 ne rien retenir contre Abdelrazik. Le cas d'Abdelrazik n'est pas unique : presque 450 personnes et organisations se trouvent sur la liste 1267 de l'ONU et encore davantage se trouvent sur d'autres listes terroristes ou d'interdiction de vol. Plusieurs personnes, comme Abdelrazik, n'ont jamais été accusées d'aucun crime. Certaines, comme Abdelrazik, ont été emprisonnées et torturées au nom de la sécurité. La liste 1267 est basée sur de vagues accusations « d'association » et sur la présomption de culpabilité plutôt que sur la présomption d'innocence. Les individus dont le nom y figure n'ont aucune occasion de remettre en question leur inscription à cette liste ni aucune chance de se voir retirer de la liste une fois qu'ils y ont été inscrits. Tout membre du Conseil de sécurité peut apposer son veto à une demande de retrait de la liste sans devoir fournir la moindre raison. Le projet Retour au Bercail demande l'abolition de cette liste et des autres listes similaires qui permettent la globalisation du contrôle étatique et de la répression, qui font la promotion du racisme et de l'islamophobie, et qui encouragent un climat de peur et de paranoïa. Forum du Réseau de la Commission populaireQUELLE SÉCURITÉ ? NOTRE SÉCURITÉ ! Organisons la riposte à la dérive sécuritaire 4 à 6 février 2011, Montréal Plus d'info : www.commissionpopulaire.org/fr/forum
Abolissez les certificats de sécurité!
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| Ottawa Conférence de presse de Sophie Harkat sur la décision du juge Noël Vendredi le 10 décembre – 10 h 30 Hotel Delta, Salle Algonquin, 361 rue Queen La conférence sera aussi diffusée en direct à : www.livestream.com/prismmagazine ou www.prism-magazine.com/prism-tv Rassemblement en appui à Mohamed Harkat et pour l'abolition des certificats de sécurité Vendredi le 10 décembre - 17 h Monument des droits humains (Lisgar et Elgin) Organisé par : Justice pour Mohamed Harkat Information www.justiceforharkat.com Montréal Manifestation Vendredi le 10 décembre – Midi devant les bureaux du SCRS 715, rue Peel (coin Ste-Antoine, métro Bonaventure). Information : commissionpopulaire@gmail.com |
Le 10 décembre est la Journée internationale des droits humains. C'est aussi le 8e anniversaire de l'arrestation de Mohamed en vertu d'un certificat de sécurité. Les certificats de sécurité, qui font partie de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, permettent au gouvernement fédéral de détenir et de déporter sans accusation des résidents permanents et des non-citoyens et de leur refuser l'accès à la preuve.
Le 9 décembre, le juge de la Cour suprême Simon Noël a émis son jugement que l'émission d'un certificat de sécurité contre Momahed Harkat est « raisonnable ». La cour fait ainsi fi des agissements du SCRS (qui conseille au gouvernement d'émettre le certificat) et accepte ses allégations de terrorisme contre M. Harkat. Cette décision le place encore une fois devant la possibilité d'être déporté en Algérie, où les allégations non prouvées du gouvernement canadien le mettent en danger.
Le gouvernement fédéral a maintenu Mohamed Harkat en détention sans accusation du 10 décembre 2002 jusqu'au 23 mai 2006, y compris un an en détention cellulaire et un passage à la prison de Millhaven en Ontario, appelée le « Guantanamo Nord », construite spécialement pour détenir des personnes visées par des certificats de sécurité. Il a été libéré pour une caution de 100 000 $ et des conditions extrêmement sévères, faisant de lui un prisonnier dans sa demeure.
En juin 2006, la Cour suprême du Canada a entendu la cause Harkat c. Canada sur la constitutionnalité des certificats de sécurité et le 22 décembre 2007 le juge en chef Allan Lutfy a autorisé une revue de l'ordre de déportation de la Cour fédérale.
L'affaire a langui devant les tribunaux depuis à cause du refus du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) de donner accès à la preuve à la défense. Le 24 septembre 2008, le juge Noël a jugé que le SCRS devait divulguer sa preuve « secrète » contre Mohamed Harkat, à lui et à son avocat. Plus de sept mois plus tard, en mai 2009, le juge a trouvé qu'il était « troublant » que le SCRS ne soit pas disposé à partager sa preuve sur la fiabilité d'un dénonciateur et a ordonné au SCRS de donner accès à l'avocat de la défense à ses dossiers confidentiels. Le SCRS a prétendu avoir détruit les originaux de la preuve et la défense n'a eu droit qu'à des copies.
Abolissez les certificats de
sécurité !
Justice pour Mohamed Harkat !
Les cinq antiterroristes cubains

Du 17 au 21 novembre se tenait à Holguin, Cuba, le VIe Colloque international pour la libération des Cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux États-Unis. Le colloque a entre autres lancé l'appel à une campagne de cinq jours pour la libération des Cinq à compter du 10 décembre, Journée international des droits de l'Homme.
Dans un communiqué du 13 octobre 2010, Amnistie internationale demande au gouvernement étasunien de revoir le cas des Cinq et de réparer toute injustice par le processus de clémence au cas où les nouvelles interjections en appel n'aboutissent pas à temps.
Le président Obama a plus que suffisamment de preuve de l'innocence des Cinq. Le Comité international pour la libération des Cinq Cubains lance, à compter du 10 décembre, une campagne de lettres, de courriels, de télécopies et de télégrammes à la Maison blanche pour cinq jours consécutifs pour demander la libération des cinq patriotes cubains.
Près de 350 représentants de 56 pays, y compris les dirigeants sociaux et des militants d'Amérique latine, d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Australie et des États-Unis, se sont réunis pour discuter des cas de René Gonzalez, Ramon Labañino, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero - internationalement connus sous le nom des Cinq Cubains - qui ont été arrêtés et condamnés à des peines sévères et injustes pour avoir surveillé des groupes d'extrême-droite anti-cubains en Floride du Sud qui ont planifié et mené des attaques contre l'île.






Amauri Torno, représentant de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP) à Holguín, a déclaré à ACN que « la solidarité internationale avec les Cinq Cubains et la connaissance générale de leur cas s'accroissent chaque année et ce colloque joue un rôle important dans ce sens. »
Aaron Mercredi et Veronika Tonkovidova, des membres du Comité de Vancouver pour la libération des Cinq, qui ont participé au récent colloque, rapportent que les cinq jours de réunions, discussions et ateliers ont été axés sur le travail important fait durant la dernière année de la campagne, les récents développements dans l'affaire et le travail essentiel que les organisations du monde entier doivent prendre en main durant l'année à venir.
Le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, Ricardo Alarcón, a livré un puissant message au colloque durant son allocution d'ouverture transmise par vidéo, où il a souligné l'importance d'aborder la question des Cinq Cubains aux États-Unis au cours des deux dernières années de mandat du président Obama. En outre, il a souligné le nouvel outil important dans la lutte, qui est le rapport publié récemment par Amnistie Internationale qui a appelé le gouvernement des États-Unis à revoir l'affaire et alléger toute injustice.
Plusieurs séances plénières entre les délégués ont eu lieu en tant que groupes d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient renouvelant leur solidarité et leur engagement à créer un fort mouvement dans leur propre pays. Les événements de la journée ont inclus la participation des membres de la famille des Cinq, qui ont encouragé les groupes à redoubler d'efforts et, par leur exemple, servent de source d'inspiration malgré la séparation de leurs proches.
Les différents individus et groupes membres du Réseau canadien sur Cuba (CNC) ont participé au colloque afin de planifier le travail à venir au Canada. Le Comité de Vancouver pour la libération des Cinq, l'Association d'amitié Canada-Cuba à Vancouver, l'Association d'amitié Cuba-Niagara, le Syndicat canadien des travailleurs des postes (STTP) et l'organisation Worker-to-Worker ont tous participé au colloque de cette année. En outre, le Comité Fabio Di Celmo pour les 5 et le parti Rhinocéros de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba, ont fait part de l'expérience du mouvement au Québec.
Des
discussions
ont
eu
lieu
entre
les participants de chaque région
géographique
sur la façon de faire progresser la campagne régionale,
tandis que les
participants ont également eu l'occasion de discuter sur comment
adapter la
campagne selon leur propre profession, qu'il s'agisse d'un avocat, un
travailleur, un étudiant, un journaliste, un artiste ou un
intellectuel. Les
délégués ont également pris part à
une marche aux côtés de 10 000 Cubains vers
le mémorial dédié à Che Guevara
situé aux abords de la ville afin de se
mobiliser pour la libération des Cinq.
(Ahora, Granma International, le Comité de Vancouver pour la libération des Cinq)
Les Colloques tenus à Holguín depuis six ans font preuve de l'importance et de la solidarité croissante que cette injustice colossale envers les Cinq éveille dans le coeur de milliers d'amis de Cuba.
Au total les peines imposées à nos Cinq Frères jusqu'à présent comptent deux condamnations à perpétuité plus 99 ans d'emprisonnement. Les ressources légales s'épuisent ; d'ailleurs, ni les visas multiples aux proches, ni les visas humanitaires à Olga et Adriana n'ont pas été octroyés.
Tandis que les Cinq restent injustement emprisonnés, des terroristes internationaux avoués, dont Orlando Bosch Ávila et Luis Posada Carriles, reçoivent des hommages dans des universités de Miami et ne seront jugés que pour avoir menti aux autorités migratoires au lieu d'être jugé en tant que terroristes responsables de la mort de milliards d'innocents.
Les récentes déclarations du terroriste international Francisco Chávez Abarca, main droite de Luis Posada Carriles, arrêté au Venezuela le 1er juillet dernier et puis extradé vers Cuba, dévoilent les plans qui sont préparés impunément sur le territoire étasunien contre l'île, le Venezuela et d'autres pays .
La non réponse à la demande d'extradition du criminel Luis Posada Carriles au Venezuela présentée depuis plus de cinq ans par le gouvernement bolivarien, et le refus d'extrader Roberto Guillermo Bravo à l'Argentine, responsable de l'assassinat de 16 prisonniers politiques, font preuve de la dimension réelle du gouvernement étasunien qui manque de morale à l'heure de parler des Droits de l'Homme et de la lutte contre le terrorisme, d'autant que ce pays-là a gardé injustement dans ses prisons les Cinq pendant plus de douze ans alors que des terroristes se promènent en toute liberté dans les rues de Miami.
Le cas des Cinq s'avère absolument politique et seulement la solidarité internationale parviendra à les faire retourner chez leurs compatriotes et leurs familles. Nous avons conscience de l'étape dans laquelle nous sommes. C'est pourquoi il est indispensable d'intensifier les actions durant les deux premières années du gouvernement d'Obama.
Il faut travailler tous ensemble et multiplier les actions menées par des milliers de mains qui se lèvent comme un seul poignet en dénombrant plus de 300 comités solidaires répandus dans 111 pays dans le but de les libérer.
Les plus de 300 délégués de 50 pays qui assistent au VIe Colloque international pour la libération des Cinq et contre le terrorisme convoquent à :
1. Accroître le travail avec des parlementaires, syndicalistes, religieux , des personnalités et mouvements sociaux ; y compris ceux des États-Unis . Demander des déclarations du Parlement Européen, Parlacen et Parlatino. Employer plusieurs résolutions, motions et d'autres documents qui ont été approuvés auparavant par les parlements.
2. Employer le document récemment lancé par Amnistie internationale au sujet des Cinq à chaque opportunité que ce soit convenable, surtout il faudra l'envoyer au gouvernement étasunien ; tout comme la décision du Groupe de travail sur les arrêts arbitraires des Nations unies.
3. Continuer à encourager le déroulement des journées de solidarité avec les Cinq du 12 septembre (date de leur arrestation) au 8 octobre, en mettant l'accent sur le 6 octobre en tant que date déclarée par Cuba « Journée des victimes du terrorisme » ; et le 8 juin lorsque ce jour-là les Cinq ont été injustement déclarés coupables.
4. Créer de nouvelles façons de communiquer afin que la vérité soit entendue par tous et toutes et que la diffusion du cas des Cinq s'augmente parmi les secteurs sociaux les plus vastes.
5. Tenir à Washington une conférence internationale pour sommer des personnalités étasuniennes et d'autres pays à demander au président Obama de :
- Exercer ses facultés et mettre en
liberté les Cinq.
- Lever les blocus génocide contre Cuba.
- Respecter la volonté des peuples du monde.
6. Exiger des visas multiples pour tous les proches des Cinq, notamment
pour Olga Salanueva et Adriana Pérez. Faire appel à la
Commission internationale pour le droit de visite des familles et aux
sentiments de Michelle Obama, en tant que mère et épouse,
et continuer à encourager les initiatives et actions des
comités.
7. Diffuser et donner de l'élan à la
demande de
liberté pour les Cinq, de la part d'artistes,
personnalités et des leaders d'opinion, par le moyen de leurs
relations avec des medias, dont la presse, la radio et la
télévision, ainsi que par des moyens alternatifs, dont
des panneaux, cartes, lettres, appels téléphoniques,
vidéos,
dépliants aux niveaux local, national et international. Trouver
un
chanteur populaire disposé à écrire une chanson
sur les Cinq et puis des chanteurs de plusieurs parties du monde qui la
chanteraient à la fois.
8. Arranger des conférences sur le cas des Cinq
dans des
universités étasuniennes et ailleurs en présence
de juristes très connus.
9. Mettre au courant Cubainformación des actions menées
afin de se soutenir entre comités lors des campagnes.
10. Accroître l'emploi des réseaux sociaux,
dont twitter et
facebook, blogs, e-mails, radios communautaires, chaînes de TV et
sur Internet.
11. Sommer les gens à des rassemblements,
concerts, pièces
de théâtre, expositions, concours et d'autres
activités servant à dénoncer le cas et à
faire appel à la solidarité depuis tous espaces culturels
possibles. Encourager des activités sportives dont des
marathons, des matchs de baseball ou football, entre autres.
12. Dénoncer l'impunité et la politique
deux poids deux
mesures menée par un gouvernement qui déclare lutter
contre le terrorisme, lorsqu'il protège des terroristes
internationaux comme Luis Posada Carriles et Orlando Bosch
Ávila. Exiger la fin de l'impunité, la
désintégration des organisations terroristes ayant pour
siège la ville de Miami, le jugement et la condamnation des
assassins de nos peuples.
13. Reproduire le documentaire « Les raisons
de
Cuba » contenant les déclarations du terroriste
international Francisco Chávez Abarca afin de dénoncer
les formes de terrorisme menées envers Cuba et nos peuples.
14. Se servir de la digitalisation des nouveaux
graphismes sur les Cinq
pour la répandre dans plusieurs pays.
15. Lancer un appel dans le Festival de la jeunesse et les étudiants, qui aura lieu en Afrique du Sud, au soutien à la demande universelle pour que le président Obama libère immédiatement et inconditionnellement les Cinq Héros cubains.
Arrêtez l'injustice. Libérez-les tout de suite !
Holguín. Cuba
20 novembre 2010
Année 52 de la Révolution
(Cubanismo.net)
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Marxiste-Léniniste
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