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La «Vision pour une nouvelle
frontière»
Le gouvernement Harper poursuit l'intégration
de l'État canadien à l'État américain
Il semble que le gouvernement de Stephen Harper
poursuive assidûment les plans d'annexion du Canada aux
États-Unis des Monopoles d'Amérique du Nord. Hier se
tenait une rencontre des ministres des Affaires
étrangères de l'Amérique du Nord à
Wakefield, Québec, avec la participation de la secrétaire
d'État
américaine Hillary Clinton et la secrétaire aux Affaires
étrangères du Mexique Patricia Espinosa. Ils ont
discuté du flux du commerce entre les trois pays en augmentant
le degré d'intégration des forces de
sécurité du Canada et du Mexique à celle des
États-Unis.
En plus de la rencontre d'hier, on apprend que des
négociations se poursuivent sur une entente pour établir
un périmètre de sécurité
nord-américain entre les États-Unis et le Canada. Selon
le projet d'entente appelé « Au-delà de la
frontière : Une vision commune de la sécurité
et de la compétitivité
de périmètre », les deux gouvernements ont
« l'intention de s'attaquer aux menaces au point le plus
avancé possible, ce qui veut dire à l'extérieur du
périmètre de nos deux pays ». Pour duper les
crédules, on ajoute : « et nous voulons le faire
d'une manière qui soit respectueuse de
la vie privée, des libertés civiles et des droits
humains ». En mars dernier, les États-Unis ont
annoncé qu'ils négociaient une entente semblable avec le
Mexique appelée « Vision pour une nouvelle
frontière ».
Selon les termes du projet d'accord entre le Canada et
les États-Unis, l'application de l'entente serait laissée
à un « groupe de travail
transfrontalier ». Composé de membres du personnel du
Conseil privé du Canada et du Conseil à la
sécurité nationale des États-Unis, le groupe
ferait rapport à ces
autorités respectives 120 jours après la signature de
l'accord.


Photos d'archives: Manifestations contre
le Partenariat pour la sécurité et la
prospérité
à Ottawa et Montebello, Québec, en août 2007.
Les Canadiens ont déjà rejeté cette
définition de la sécurité que l'on retrouve
également dans le Partenariat pour la sécurité et
la prospérité. Ils l'ont clairement exprimé en
2007 par des manifestations, des pétitions et d'autres
actions partout au pays contre le Sommet du Partenariat qui a eu lieu
à Montebello,
Québec. Le vaste déploiement de sécurité et
la répression violente des manifestants à Montebello ont
montré assez clairement que la conception de la
sécurité des élites dirigeantes de
l'Amérique du Nord n'a rien à voir avec la garantie des
droits et du bien-être des citoyens. Cette définition de
la sécurité est basée
sur la protection des intérêts des plus grands monopoles
d'Amérique du Nord et des impérialistes américains
dans leur quête de domination mondiale, qui ont
préséance sur les droits et intérêts des
citoyens, une sécurité dans laquelle la contradiction
entre l'autorité et les conditions est résolu par la
violence.
Pour les travailleurs, dont beaucoup sont engagés
dans des luttes contre le diktat de ces mêmes monopoles, la
sécurité signifie que tous doivent avoir un emploi qui
leur permette de pourvoir à leurs besoins et à ceux de
leur famille suivant un standard canadien, et qu'il y a suffisamment de
financement pour les
programmes sociaux qui complémentent le bien-être des
citoyens dans une société moderne.
Le gouvernement Harper se place au service des monopoles
pour faciliter le vol des ressources naturelles et la destruction du
secteur manufacturier et de l'économie, jetant les Canadiens
dans la pire insécurité. C'est précisément
à cette intégration économique et militaire du
Canada aux États-Unis des Monopoles
d'Amérique du Nord que les Canadiens s'opposent. Comment
l'intégration plus poussée des corps policiers, des
armées et des autres agences à ceux des États-Unis
va-t-elle résoudre les problèmes qui découlent de
l'insécurité des citoyens ? Elle ne peut
qu'accélérer la destruction de l'économie et
faciliter la
violation des droits au nom de la
« sécurité » de l'empire
étasunien, comme par exemple avec la déportation de
citoyens canadiens vers la torture à la demande des
États-Unis.
Rejetons l'attitude servile du gouvernement Harper
envers les plans d'empire des États-Unis, qui portent atteinte
à la souveraineté du Canada et au droit des Canadiens de
vivre dans la sécurité.
Non à la « vision pour
une nouvelle frontière » !
Annexion, non ! Souveraineté, oui !

Vers un périmètre de
sécurité nord-américain
- Dana Gabriel,
beyourownleader.blogspot.com, 11 décembre 2010 -
Il y a de nombreux rapports
qui circulent à l'effet que le Canada et les États-Unis
négocient secrètement un accord sur la
sécurité et le commerce qui pourrait être
signé dès janvier 2011. Le projet d'accord
établirait un périmètre de sécurité
comme moyen de mieux garantir la sécurité de
l'Amérique du Nord et
de stimuler le commerce. Le Partenariat sur la sécurité
et la prospérité (PSP) et plusieurs autres initiatives
Canada-États-Unis ont permis aux deux pays d'avancer
progressivement vers la création d'un périmètre de
sécurité commun.
L'idée d'un périmètre de
sécurité Canada-États-Unis n'est pas nouvelle.
Plusieurs ententes bilatérales ces dernières
années ont préparé le terrain pour faire de ce
concept une réalité. En 2006, le NORAD a ajouté
des missions de surveillance maritime à ses tâches pour
faire face à de nouvelles menaces continentales.
Les armées des deux pays ont signé le Plan d'assistance
civile en 2008, qui permet aux forces armées d'un pays de
soutenir l'autre dans des situations d'urgence. Aux termes du programme
Shiprider qui est devenu permanent en 2009, les autorités
chargées de l'application de la loi des deux pays peuvent agir
conjointement
dans leurs voies maritimes partagées pour combattre les
activités criminelles. D'autres projets conjoints ont
également facilité la progression vers un
périmètre de sécurité commun. En juillet
dernier, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews,
et la secrétaire du département de la
Sécurité intérieure des États-Unis,
Janet Napolitano, ont annoncé de nouvelles initiatives de
coopération pour combattre les menaces et
accélérer les déplacements et le commerce. Il
semblerait que certaines priorités de sécurité du
PSP aient été incorporées au projet de
périmètre.
Le réseau CTV a obtenu une copie d'une
ébauche du projet d'entente canado-étasunien qui indique
que les deux pays « ont l'intention de poursuivre une
approche périmètre au problème de la
sécurité, de travailler ensemble aux frontières et
à l'intérieur et à l'extérieur de leurs
frontières de façon à soutenir
la compétitivité économique, la création
d'emplois et la prospérité, dans un partenariat pour
améliorer notre sécurité et
accélérer le mouvement légitime des personnes et
des biens entre les deux pays ». Le projet d'entente touche
à des questions de gestion commune des frontières, comme
par exemple une stratégie
intégrée pour le fret, une approche commune pour la
sécurité et le contrôle des ports et des
frontières et un partage de renseignements sur les
déplacements transfrontaliers entre les agences de l'ordre des
deux pays. Selon CTV, « l'application de l'accord
Canada-États-Unis, appelée 'Au-delà de la
frontière :
Une vision commune d'un périmètre de
sécurité et de compétitivité', serait
assurée par le nouveau Beyond the Border Working
Group. » L'existence d'un périmètre de
sécurité commun pourrait forcer le Canada à
harmoniser ses politiques sur l'immigration et les
réfugiés avec celles des États-Unis, ce qui aurait
pour conséquence de porter encore atteinte à sa
souveraineté. Cela pourrait également permettre aux
États-Unis d'exercer un contrôle sur le Canada en cas
d'attaque terroriste ou de toute autre menace perçue pour
l'Amérique du Nord.
Le Conseil des Canadiens, qui a joué un
rôle important dans la dénonciation du PSP,
considère le périmètre de sécurité
continentale comme non nécessaire et invasif. Dans un
communiqué de presse il reconnaît que « depuis
2001, les demandes de sécurité des États-Unis pour
ses deux voisins ont toutes
porté atteinte à la vie privée et aux besoins
réels de sécurité du public ». Il
poursuit en disant que « l'harmonisation a violé des
libertés civiles sans améliorer du tout les relations
commerciales entre le Canada et les États-Unis ».
Stuart Trew, chef de la campagne du Conseil des Canadiens en
matière
de commerce, dit que « nous avons déjà
emprunté cette route auparavant, il s'agissait du Partenariat
nord-américain pour la sécurité et la
prospérité, mais les Nord-Américains l'ont
rejeté ». Il ajoute : « Le Canada
s'est armé et sécurisé jusqu'aux dents pour
satisfaire les États-Unis mais ce
n'est pas le périmètre de sécurité qui va
ressusciter l'économie américaine. La crise
économique est la vraie raison pour laquelle il y a
ralentissement à la frontière ». Le Conseil
des Canadiens « demande que le gouvernement Harper donne au
parlement et au public la chance de voir et de débattre de
la Vision de nouvelle frontière avant que le Canada ne signe
quoi que ce soit ».
Les conservateurs pourraient avoir de la
difficulté à vendre leur idée puisqu'il y a
déjà une opposition grandissante et cela pourrait les
amener à jouer la carte de la peur. Le Canada sera l'hôte
de la rencontre des ministres des Affaires étrangères
nord-américains le 13 décembre. Le ministre des
Affaires
étrangères Lawrence Cannon a expliqué que cette
rencontre « est une tribune importante pour l'identification
des priorités trilatérales et des modalités de
collaboration en tant que partenaires en Amérique du
Nord ». Il ajoute : « Elle offre aussi une
excellente occasion de mener des discussions
bilatérales avec la secrétaire d'État Hillary
Rodham Clinton et la secrétaire aux Affaires
étrangères Patricia Espinosa ». La rencontre
trilatérale abordera des sujets comme « l'état
de l'économie et la prospérité de
l'Amérique du Nord, la sécurité mondiale,
l'énergie et les changements climatiques, la santé
et la sécurité des citoyens, ainsi que les enjeux
touchant l'ensemble de l'hémisphère
occidental ». Le projet d'entente sur un
périmètre de sécurité
Canada-États-Unis pourrait également être à
l'ordre du jour. En mars, les États-Unis et le Mexique ont
annoncé des plans semblables.
Au récent sommet du G20 tenu en Corée du
sud, le président mexicain Felipe Calderon a rencontré le
premier ministre canadien Stephen Harper. Selon le site web de
l'ambassade du Mexique au Canada, ils se sont entendus « sur
l'importance du prochain sommet des chefs d'État de
l'Amérique du Nord,
qui se tiendra au Canada au début de 2011. Ils ont
souligné leur volonté commune d'encourager la
coopération régionale dans les domaines comme la
compétitivité, la sécurité et
l'environnement ». Bien qu'il n'y ait pas eu de sommet des
chefs d'État cette année, le président Calderon a
tout de même fait un
voyage aux États-Unis et un autre au Canada pour renforcer les
liens de l'ALÉNA. D'autres éléments importants du
PSP se poursuivent sous les radars par des initiatives
bilatérales et l'intégration plus poussée de
l'Amérique du Nord. On dit que le projet d'accord
canado-étasunien sur la sécurité et le commerce
pourrait
être annoncé en janvier. Un sommet des chefs d'État
au début de 2011 pourrait être l'occasion de
dévoiler un périmètre de sécurité
continentale qui comprend les frontières nord et sud, ce qui
pourrait signaler à plusieurs égards le couronnement de
l'Union nord-américaine.
* Dana Gabriel est un
activiste et chercheur
indépendant. Il écrit sur le commerce, la mondialisation,
la souveraineté, la sécurité et d'autres sujets.
Contact : beyourownleader@hotmail.com.

Cuba
Campagne pour la libération des Cinq
Héros cubains faits prisonniers politiques aux États-Unis
Des activistes venus de
partout dans le monde au VIe Colloque pour la libération des
Cinq à Holguin,
Cuba, du 17 au 21 novembre 2010.
Du 17 au 21 novembre se tenait à
Holguin, Cuba, le VIe Colloque international pour la libération
des Cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux
États-Unis. Le colloque a entre autres lancé l'appel
à une campagne de cinq jours pour la libération des Cinq
à compter du 10 décembre,
Journée international des droits de l'Homme.
Dans un communiqué du 13 octobre 2010,
Amnistie internationale demande au gouvernement étasunien de
revoir le cas des Cinq et de réparer toute injustice par le
processus de clémence au cas où les nouvelles
interjections en appel n'aboutissent pas à temps.
Le président Obama a plus que suffisamment de
preuves de l'innocence des Cinq. Le Comité international pour la
libération des Cinq Cubains lance, à compter du 10
décembre, une campagne de lettres, de courriels, de
télécopies et de télégrammes à la
Maison blanche pour cinq jours consécutifs pour demander
la libération des cinq patriotes cubains.
Rencontre
de
Holguin
Près
de
350
représentants
de
56 pays,
y
compris
les
dirigeants
sociaux
et
des
militants d'Amérique latine, d'Europe, d'Asie, d'Afrique,
d'Australie et des
États-Unis, se sont réunis pour discuter des cas de
René Gonzalez, Ramon
Labañino, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez et Antonio
Guerrero -
internationalement connus sous le nom des Cinq Cubains - qui ont
été arrêtés et
condamnés à des peines sévères et injustes
pour avoir surveillé des groupes
d'extrême-droite anti-cubains en Floride du Sud qui ont
planifié et mené des
attaques contre l'île.
Amauri
Torno,
représentant
de
l'Institut
cubain
d'amitié
avec
les
peuples
(ICAP)
à
Holguín,
a
déclaré à ACN que
« la solidarité internationale avec les Cinq
Cubains et la connaissance générale de leur cas
s'accroissent chaque année et
ce colloque joue un rôle important dans ce sens. »
Aaron
Mercredi
et
Veronika
Tonkovidova,
des
membres
du
Comité
de
Vancouver
pour
la
libération
des Cinq, qui ont participé au récent
colloque, rapportent que les
cinq jours de réunions, discussions et ateliers ont
été axés sur le travail
important fait durant la dernière année de la campagne,
les récents
développements dans l'affaire et le travail essentiel que les
organisations du
monde entier doivent prendre en main durant l'année à
venir.
Le
président
de
l'Assemblée
nationale
du
pouvoir
populaire,
Ricardo
Alarcón,
a
livré
un
puissant
message au colloque durant son allocution
d'ouverture
transmise par vidéo, où il a souligné l'importance
d'aborder la question des
Cinq Cubains aux États-Unis au cours des deux dernières
années de mandat du
président Obama. En outre, il a souligné le nouvel outil
important dans la
lutte, qui est le rapport publié récemment par Amnistie
Internationale qui a
appelé le gouvernement des États-Unis à revoir
l'affaire et alléger toute
injustice.
Plusieurs
séances
plénières
entre
les
délégués
ont
eu
lieu
en
tant
que
groupes
d'Amérique
du Nord, d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient
renouvelant
leur solidarité et leur engagement à créer un fort
mouvement dans leur propre
pays. Les événements de la journée ont inclus la
participation des membres de
la famille des Cinq, qui ont encouragé les groupes à
redoubler d'efforts et,
par leur exemple, servent de source d'inspiration malgré la
séparation de leurs
proches.
Les
différents
individus
et
groupes
membres
du
Réseau
canadien
sur
Cuba
(CNC)
ont
participé
au colloque afin de planifier le travail à
venir au Canada. Le Comité
de Vancouver pour la libération des Cinq, l'Association
d'amitié Canada-Cuba à
Vancouver, l'Association d'amitié Cuba-Niagara, le Syndicat
canadien des
travailleurs des postes (STTP) et l'organisation Worker-to-Worker ont
tous
participé au colloque de cette année. En outre, le
Comité Fabio Di Celmo pour
les 5 et le parti Rhinocéros de la Table de concertation de
solidarité
Québec-Cuba, ont fait part de l'expérience du mouvement
au Québec.
Des
discussions
ont
eu
lieu
entre
les
participants
de
chaque
région
géographique
sur
la
façon de faire progresser la campagne régionale,
tandis que les
participants ont également eu l'occasion de discuter sur comment
adapter la
campagne selon leur propre profession, qu'il s'agisse d'un avocat, un
travailleur, un étudiant, un journaliste, un artiste ou un
intellectuel. Les
délégués ont également pris part à
une marche aux côtés de 10 000 Cubains vers
le mémorial dédié à Che Guevara
situé aux abords de la ville afin de se
mobiliser pour la libération des Cinq.
(Ahora, Granma International, le
Comité de Vancouver
pour la libération des
Cinq)

Déclaration finale du VIe Colloque pour la
libération des Cinq et contre le terrorisme
- 20 novembre 2010 –
Les Colloques tenus à Holguín depuis six
ans font preuve de l'importance et de la solidarité croissante
que cette injustice colossale envers les Cinq éveille dans le
coeur de milliers d'amis de Cuba.
Au total les peines imposées à nos Cinq
Frères jusqu'à présent comptent deux condamnations
à perpétuité plus 99 ans d'emprisonnement.
Les ressources légales s'épuisent ; d'ailleurs, ni
les visas multiples aux proches, ni les visas humanitaires à
Olga et Adriana n'ont pas été octroyés.
Tandis que les Cinq restent injustement
emprisonnés, des terroristes internationaux avoués, dont
Orlando Bosch Ávila et Luis Posada Carriles, reçoivent
des hommages dans des universités de Miami et ne seront
jugés que pour avoir menti aux autorités migratoires au
lieu d'être jugé en tant que terroristes responsables
de la mort de milliards d'innocents.
Les récentes déclarations du terroriste
international Francisco Chávez Abarca, main droite de Luis
Posada Carriles, arrêté au Venezuela le 1er juillet
dernier et puis extradé vers Cuba, dévoilent les plans
qui sont préparés impunément sur le territoire
étasunien contre l'île, le Venezuela et d'autres pays .
La non réponse à la demande d'extradition
du criminel Luis Posada Carriles au Venezuela présentée
depuis plus de cinq ans par le gouvernement bolivarien, et le refus
d'extrader Roberto Guillermo Bravo à l'Argentine, responsable de
l'assassinat de 16 prisonniers politiques, font preuve de la
dimension
réelle du gouvernement étasunien qui manque de morale
à l'heure de parler des Droits de l'Homme et de la lutte contre
le terrorisme, d'autant que ce pays-là a gardé
injustement dans ses prisons les Cinq pendant plus de douze ans alors
que des terroristes se promènent en toute liberté dans
les rues de Miami.
Le cas des Cinq s'avère absolument politique et
seulement la solidarité internationale parviendra à les
faire retourner chez leurs compatriotes et leurs familles. Nous avons
conscience de l'étape dans laquelle nous sommes. C'est pourquoi
il est indispensable d'intensifier les actions durant les deux
premières années
du gouvernement d'Obama.
Il faut travailler tous ensemble et multiplier les
actions menées par des milliers de mains qui se lèvent
comme un seul poignet en dénombrant plus de 300 comités
solidaires répandus dans 111 pays dans le but de les
libérer.
Les plus de 300 délégués de 50 pays
qui assistent au VIe Colloque international pour la libération
des Cinq et contre le terrorisme convoquent à :
1. Accroître le travail avec des parlementaires,
syndicalistes, religieux , des personnalités et mouvements
sociaux ; y compris ceux des États-Unis . Demander des
déclarations du Parlement Européen, Parlacen et
Parlatino. Employer plusieurs résolutions, motions et d'autres
documents qui ont été approuvés
auparavant par les parlements.
2. Employer le document récemment lancé
par
Amnistie internationale au sujet des Cinq à chaque
opportunité que ce soit convenable, surtout il faudra l'envoyer
au gouvernement étasunien ; tout comme la décision
du Groupe de travail sur les arrêts arbitraires des Nations unies.
3. Continuer à encourager le déroulement
des
journées de solidarité avec les Cinq du 12 septembre
(date de leur arrestation) au 8 octobre, en mettant l'accent sur
le 6 octobre en tant que date déclarée par Cuba
« Journée des victimes du
terrorisme » ; et le 8 juin lorsque
ce jour-là les Cinq ont été injustement
déclarés coupables.
4. Créer de nouvelles façons de
communiquer
afin que la vérité soit entendue par tous et toutes et
que la diffusion du cas des Cinq s'augmente parmi les secteurs sociaux
les plus vastes.
5. Tenir à Washington une conférence
internationale pour sommer des personnalités étasuniennes
et d'autres pays à demander au président Obama de :
- Exercer ses facultés et mettre en
liberté les Cinq.
- Lever les blocus génocide contre Cuba.
- Respecter la volonté des peuples du monde.
6. Exiger des visas multiples pour tous les proches des Cinq, notamment
pour Olga Salanueva et Adriana Pérez. Faire appel à la
Commission internationale pour le droit de visite des familles et aux
sentiments de Michelle Obama, en tant que mère et épouse,
et continuer à encourager les initiatives et actions des
comités.
7. Diffuser et donner de l'élan à la
demande de
liberté pour les Cinq, de la part d'artistes,
personnalités et des leaders d'opinion, par le moyen de leurs
relations avec des medias, dont la presse, la radio et la
télévision, ainsi que par des moyens alternatifs, dont
des panneaux, cartes, lettres, appels téléphoniques,
vidéos,
dépliants aux niveaux local, national et international. Trouver
un
chanteur populaire disposé à écrire une chanson
sur les Cinq et puis des chanteurs de plusieurs parties du monde qui la
chanteraient à la fois.
8. Arranger des conférences sur le cas des Cinq
dans des
universités étasuniennes et ailleurs en présence
de juristes très connus.
9. Mettre au courant Cubainformación des actions menées
afin de se soutenir entre comités lors des campagnes.
10. Accroître l'emploi des réseaux sociaux,
dont twitter et
facebook, blogs, e-mails, radios communautaires, chaînes de TV et
sur Internet.
11. Sommer les gens à des rassemblements,
concerts, pièces
de théâtre, expositions, concours et d'autres
activités servant à dénoncer le cas et à
faire appel à la solidarité depuis tous espaces culturels
possibles. Encourager des activités sportives dont des
marathons, des matchs de baseball ou football, entre autres.
12. Dénoncer l'impunité et la politique
deux poids deux
mesures menée par un gouvernement qui déclare lutter
contre le terrorisme, lorsqu'il protège des terroristes
internationaux comme Luis Posada Carriles et Orlando Bosch
Ávila. Exiger la fin de l'impunité, la
désintégration des organisations terroristes ayant pour
siège la ville de Miami, le jugement et la condamnation des
assassins de nos peuples.
13. Reproduire le documentaire « Les raisons
de
Cuba » contenant les déclarations du terroriste
international Francisco Chávez Abarca afin de dénoncer
les formes de terrorisme menées envers Cuba et nos peuples.
14. Se servir de la digitalisation des nouveaux
graphismes sur les Cinq
pour la répandre dans plusieurs pays.
15. Lancer un appel dans le Festival de la jeunesse et
les
étudiants, qui aura lieu en Afrique du Sud, au soutien à
la demande universelle pour que le président Obama libère
immédiatement et inconditionnellement les Cinq Héros
cubains.
Arrêtez l'injustice. Libérez-les tout de
suite !
Holguín. Cuba
20 novembre 2010
Année 52 de la Révolution

L'aide humanitaire en Haïti sous la direction de
Cuba
Cuba continue de se distinguer par sa contribution de
premier plan pour aider le peuple haïtien à reprendre le
contrôle de ses affaires. Il continue de renforcer sa
présence déjà importante de brigades humanitaires
en Haïti et plus récemment, le 25 novembre, en
réponse à une demande urgente de l'ONU
à ses pays membres pour 350 médecins et 2000
infirmières pour lutter contre l'épidémie de
choléra.
Le 3 décembre, le secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki Moon, s'est adressé
à l'Assemblée générale des Nations unies
pour décrire l'étendue de l'épidémie et
demander une aide d'urgence des pays membres. Il a indiqué que
l'épidémie « s'est étendue à
l'ensemble des 10 départements du pays, ainsi
qu'à la capitale, Port-au-Prince. Selon le ministère
haïtien de la santé, le nombre de décès a
dépassé 1800 et le nombre d'infections se rapproche de
81 000. Bien que ces chiffres soient alarmants, les nouvelles
encourageantes sont que le taux de mortalité a diminué au
cours des six dernières semaines, passant
de 7,6 % à 3,6 %.

Des médecins
cubains en action dans les centres mis en place par les brigades
médicales cubaines
à travers Haïti pour endiguer l'épidémie de
choléra. (CubaDebate)
« Parce que l'épidémie est
concentrée dans les bidonvilles et les zones rurales où
de nombreuses personnes n'ont pas facilement accès aux
hôpitaux et cliniques, ces chiffres sont au mieux des estimations
approximatives. Nos équipes croient que le nombre réel de
décès et des infections actuelles pourrait
en fait être deux fois plus élevé [...].
« De toute évidence, il continue
malheureusement de se propager. C'est le résultat d'une souche
particulièrement virulente de choléra, ainsi que les
problèmes sous-jacents : un système de santé
national précaire, des conditions sanitaires déplorables
et le manque d'eau potable et d'autres services de
base. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et
l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) estiment
que l'épidémie pourra toucher jusqu'à 650 000
personnes dans les six prochains mois.
Alors que d'autres pays beaucoup plus riches n'ont pas
encore pris d'engagement en réponse à la demande de l'ONU
dans les jours qui ont suivi, le dirigeant de la Révolution
cubaine Fidel Castro, dans une réflexion intitulée
« le sous-développement et le
génocide », a rapporté le 26 novembre
que « notre parti et notre gouvernement ont
décidé aujourd'hui de renforcer la Brigade
médicale cubaine en Haïti par un contingent de la brigade
Henry Reeve composé de 300 médecins, personnels
infirmiers et techniciens de la santé, ce qui portera le total
de nos coopérants à plus de 1 200. »
Il a souligné que « presque 40 %
des malades ont été soignés par la Brigade
médicale cubaine qui compte 965 médecins, personnels
infirmiers et techniciens, et qui est parvenue à réduire
le nombre de décès à moins de 1 %. Compte
tenu de ce niveau de soins, le nombre de décès ne devrait
pas dépasser 700. Les personnes décédées
étaient en règle générale extrêmement
affaiblies par la dénutrition ou des causes semblables. Quand la
maladie est dépistée à temps, les enfants meurent
rarement.
« Il est extrêmement important
d'éviter que l'épidémie s'étende à
d'autres pays latino-américains et caribéens, car elle y
causerait dans les circonstances actuelles des dommages
énormes.. »
Comme ce fut le cas avant et après le
séisme du 12 janvier, l'aide de Cuba est
considérable, même si une fois de plus, son rôle
dirigeant en Haïti est absent des rapports sur la situation par
les
médias monopolisés. Dans une réflexion du
27 novembre intitulée « Pas de
décès par choléra depuis
une semaine », Fidel Castro présente l'étendue
de la présence cubaine :
« La mission médicale cubaine s'occupe
de 37 centres de lutte contre l'épidémie où,
jusqu'à aujourd'hui, elle a pris soin de 26 040 personnes
touchées par le choléra, auxquels vont
immédiatement s'ajouter, avec la brigade Henry Reeve,
12 autres centres médicaux (pour un total de 49)
avec 1100 nouveaux lits, dans des tentes qui ont été
conçues et réalisées à ces fins en
Norvège et dans d'autres pays, déjà achetés
avec les fonds d'aide aux sinistrés du tremblement de terre,
livrés à Cuba par le Venezuela pour la reconstruction du
système de santé haïtien.
« Des nouvelles encourageantes nous
parviennent en fin de journée du Dr Somarriba [chef de la
mission médicale cubaine] : au cours des sept derniers
jours il n'y a pas eu un seul décès dû au
choléra dans les centres pris en charge par la Mission
médicale cubaine. Ce résultat sera impossible à
maintenir
car d'autres facteurs peuvent entrer en jeu mais l'expérience
acquise, les méthodes adéquates et le degré de
dévouement réalisés sont très
encourageants. »
Dans sa réflexion du 30 novembre,
intitulée « Nouvelles du choléra en
Haïti », Fidel Castro fait une mise à jour :
« On comptabilisait hier, 29 novembre,
75 888 cholériques, dont 27 015 ont
été traités par la Brigade médicale cubaine
qui a enregistré 254 décès, soit 0,94 %.
« Les autres installations
hospitalières publiques, des ONG et privées ont
traité 48 875 cholériques, dont 1467 sont
décédés, soit 3,0015 %.
« Aujourd'hui, 30 novembre, la Mission
médicale cubaine qui compte dans ses rangs, soit dit en passant,
201 diplômés de l'École
latino-américaine de médecine, a traité
521 patients, soit un total de 27 536.
« Dimanche dernier, 28 novembre,
dix-huit personnes provenant d'une sous-commune appelée Plateau
sont arrivées dans un état très critique au Centre
de traitement du choléra de l'hôpital de
référence communautaire situé dans la commune
L'Estère, dans le département d'Artibonite, et ont
été aussitôt
traités par les onze médecins et les douze
infirmières de la Brigade médicale cubaine qui y
travaille et qui, heureusement, a pu leur sauver la vie à tous.
« Le lendemain, lundi 29, onze autres
personnes, dont un enfant de cinq ans dont les parents étaient
morts du choléra, sont arrivées de cette même
sous-commune. De nouveau, leur vie a été sauvée.
« Compte tenu de cette situation, le docteur
Somarriba, chef de la Mission médicale, a décidé
d'envoyer dans cette sous-commune cinq médecins, deux
infirmières, un infirmier et un rééducateur
à bord d'un véhicule tout terrain avec toutes les
ressources requises pour traiter les cas d'urgence.
« Quatre des cinq médecins sont
diplômés de l'ELAM : une Uruguayenne, un Paraguayen,
un Nicaraguayen et un Haïtien. Le cinquième est le chef de
la brigade cubaine dans le département d'Artibonite.
« Pour atteindre cette sous-commune, ils ont
fait six kilomètres en voiture, six kilomètres à
pied sur une route non goudronnée et deux autres
kilomètres sur un terrain escarpé, transportant
eux-mêmes les équipements et les ressources. [...]
« Quand l'équipe est arrivée
à Plateau, le pasteur protestant s'est offert à organiser
dans le temple même un centre de traitement, avec six lits
pliants et quatre bancs, ce qui permettait d'accueillir d'urgence dix
personnes.
« Huit, dont trois en état critique,
ont été admis aujourd'hui. [...]
« La mission a décidé d'ouvrir
dans cette communauté reculée un Centre de traitement du
choléra qui comptera vingt-quatre lits. Les ressources
arriveront demain, dont un groupe électrogène. [...]
« Aucun décès n'a
été enregistré aujourd'hui. Un autre centre a
été ouvert un peu plus au nord, soit un total de
trente-huit centres et unités de traitement du choléra.
« Je raconte ce cas pour expliquer les
circonstances dans lesquelles on travaille et les méthodes
employées pour lutter contre l'épidémie qui,
à raison de dizaines de morts par jour, aura bientôt fait
deux mille victimes.
« Compte tenu des méthodes de soin
employées et des renforts en personnel prévus, il sera
plus difficile que le nombre de décès progresse au
même rythme. »
Il conclut en disant : « N'oublions
jamais qu'Haïti doit par ailleurs être reconstruite depuis
ses fondations avec l'aide et la coopération de tous. C'est ce
que nous espérons pour son peuple noble et
dévoué. »
Le Marxiste-Léniniste salue les brigades
cubaines et l'aide inestimable qu'elles apportent au peuple
haïtien dans sa lutte héroïque pour surmonter
l'épidémie. Pour soutenir le travail des brigades
cubaines, des dons peuvent être faits à la campagne
« Cuba pour Haïti » du Réseau
canadien
pour Cuba. Pour plus de détails, communiquer avec Keith Ellis,
coordonnateur du Réseau pour Haïti, au 905-822-1972,
zellis@yorku.ca

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