Le Marxiste-Léniniste

Numéro 188 - 14 décembre 2010

La «Vision pour une nouvelle frontière»

Le gouvernement Harper poursuit l'intégration
de l'État canadien à l'État américain

La «Vision pour une nouvelle frontière»
Le gouvernement Harper poursuit l'intégration de l'État canadien à l'État américain
Vers un périmètre de sécurité nord-américain - Dana Gabriel, beyourownleader.blogspot.com

Cuba
Campagne pour la libération des Cinq Héros cubains faits prisonniers politiques aux États-Unis
Déclaration finale du VIe Colloque pour la libération des Cinq et contre le terrorisme
L'aide humanitaire en Haïti sous la direction de Cuba

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La «Vision pour une nouvelle frontière»

Le gouvernement Harper poursuit l'intégration
de l'État canadien à l'État américain

Il semble que le gouvernement de Stephen Harper poursuive assidûment les plans d'annexion du Canada aux États-Unis des Monopoles d'Amérique du Nord. Hier se tenait une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord à Wakefield, Québec, avec la participation de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et la secrétaire aux Affaires étrangères du Mexique Patricia Espinosa. Ils ont discuté du flux du commerce entre les trois pays en augmentant le degré d'intégration des forces de sécurité du Canada et du Mexique à celle des États-Unis.

En plus de la rencontre d'hier, on apprend que des négociations se poursuivent sur une entente pour établir un périmètre de sécurité nord-américain entre les États-Unis et le Canada. Selon le projet d'entente appelé « Au-delà de la frontière : Une vision commune de la sécurité et de la compétitivité de périmètre », les deux gouvernements ont « l'intention de s'attaquer aux menaces au point le plus avancé possible, ce qui veut dire à l'extérieur du périmètre de nos deux pays ». Pour duper les crédules, on ajoute : « et nous voulons le faire d'une manière qui soit respectueuse de la vie privée, des libertés civiles et des droits humains ». En mars dernier, les États-Unis ont annoncé qu'ils négociaient une entente semblable avec le Mexique appelée « Vision pour une nouvelle frontière ».

Selon les termes du projet d'accord entre le Canada et les États-Unis, l'application de l'entente serait laissée à un « groupe de travail transfrontalier ». Composé de membres du personnel du Conseil privé du Canada et du Conseil à la sécurité nationale des États-Unis, le groupe ferait rapport à ces autorités respectives 120 jours après la signature de l'accord.


Photos d'archives: Manifestations contre le Partenariat pour la sécurité et la prospérité
à Ottawa et Montebello, Québec, en août 2007.

Les Canadiens ont déjà rejeté cette définition de la sécurité que l'on retrouve également dans le Partenariat pour la sécurité et la prospérité. Ils l'ont clairement exprimé en 2007 par des manifestations, des pétitions et d'autres actions partout au pays contre le Sommet du Partenariat qui a eu lieu à Montebello, Québec. Le vaste déploiement de sécurité et la répression violente des manifestants à Montebello ont montré assez clairement que la conception de la sécurité des élites dirigeantes de l'Amérique du Nord n'a rien à voir avec la garantie des droits et du bien-être des citoyens. Cette définition de la sécurité est basée sur la protection des intérêts des plus grands monopoles d'Amérique du Nord et des impérialistes américains dans leur quête de domination mondiale, qui ont préséance sur les droits et intérêts des citoyens, une sécurité dans laquelle la contradiction entre l'autorité et les conditions est résolu par la violence.

Pour les travailleurs, dont beaucoup sont engagés dans des luttes contre le diktat de ces mêmes monopoles, la sécurité signifie que tous doivent avoir un emploi qui leur permette de pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille suivant un standard canadien, et qu'il y a suffisamment de financement pour les programmes sociaux qui complémentent le bien-être des citoyens dans une société moderne.

Le gouvernement Harper se place au service des monopoles pour faciliter le vol des ressources naturelles et la destruction du secteur manufacturier et de l'économie, jetant les Canadiens dans la pire insécurité. C'est précisément à cette intégration économique et militaire du Canada aux États-Unis des Monopoles d'Amérique du Nord que les Canadiens s'opposent. Comment l'intégration plus poussée des corps policiers, des armées et des autres agences à ceux des États-Unis va-t-elle résoudre les problèmes qui découlent de l'insécurité des citoyens ? Elle ne peut qu'accélérer la destruction de l'économie et faciliter la violation des droits au nom de la « sécurité » de l'empire étasunien, comme par exemple avec la déportation de citoyens canadiens vers la torture à la demande des États-Unis.

Rejetons l'attitude servile du gouvernement Harper envers les plans d'empire des États-Unis, qui portent atteinte à la souveraineté du Canada et au droit des Canadiens de vivre dans la sécurité.

Non à la « vision pour une nouvelle frontière » !
Annexion, non ! Souveraineté, oui !

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Vers un périmètre de sécurité nord-américain

Il y a de nombreux rapports qui circulent à l'effet que le Canada et les États-Unis négocient secrètement un accord sur la sécurité et le commerce qui pourrait être signé dès janvier 2011. Le projet d'accord établirait un périmètre de sécurité comme moyen de mieux garantir la sécurité de l'Amérique du Nord et de stimuler le commerce. Le Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP) et plusieurs autres initiatives Canada-États-Unis ont permis aux deux pays d'avancer progressivement vers la création d'un périmètre de sécurité commun.

L'idée d'un périmètre de sécurité Canada-États-Unis n'est pas nouvelle. Plusieurs ententes bilatérales ces dernières années ont préparé le terrain pour faire de ce concept une réalité. En 2006, le NORAD a ajouté des missions de surveillance maritime à ses tâches pour faire face à de nouvelles menaces continentales. Les armées des deux pays ont signé le Plan d'assistance civile en 2008, qui permet aux forces armées d'un pays de soutenir l'autre dans des situations d'urgence. Aux termes du programme Shiprider qui est devenu permanent en 2009, les autorités chargées de l'application de la loi des deux pays peuvent agir conjointement dans leurs voies maritimes partagées pour combattre les activités criminelles. D'autres projets conjoints ont également facilité la progression vers un périmètre de sécurité commun. En juillet dernier, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, et la secrétaire du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, Janet Napolitano, ont annoncé de nouvelles initiatives de coopération pour combattre les menaces et accélérer les déplacements et le commerce. Il semblerait que certaines priorités de sécurité du PSP aient été incorporées au projet de périmètre.

Le réseau CTV a obtenu une copie d'une ébauche du projet d'entente canado-étasunien qui indique que les deux pays « ont l'intention de poursuivre une approche périmètre au problème de la sécurité, de travailler ensemble aux frontières et à l'intérieur et à l'extérieur de leurs frontières de façon à soutenir la compétitivité économique, la création d'emplois et la prospérité, dans un partenariat pour améliorer notre sécurité et accélérer le mouvement légitime des personnes et des biens entre les deux pays ». Le projet d'entente touche à des questions de gestion commune des frontières, comme par exemple une stratégie intégrée pour le fret, une approche commune pour la sécurité et le contrôle des ports et des frontières et un partage de renseignements sur les déplacements transfrontaliers entre les agences de l'ordre des deux pays. Selon CTV, « l'application de l'accord Canada-États-Unis, appelée 'Au-delà de la frontière : Une vision commune d'un périmètre de sécurité et de compétitivité', serait assurée par le nouveau Beyond the Border Working Group. » L'existence d'un périmètre de sécurité commun pourrait forcer le Canada à harmoniser ses politiques sur l'immigration et les réfugiés avec celles des États-Unis, ce qui aurait pour conséquence de porter encore atteinte à sa souveraineté. Cela pourrait également permettre aux États-Unis d'exercer un contrôle sur le Canada en cas d'attaque terroriste ou de toute autre menace perçue pour l'Amérique du Nord.

Le Conseil des Canadiens, qui a joué un rôle important dans la dénonciation du PSP, considère le périmètre de sécurité continentale comme non nécessaire et invasif. Dans un communiqué de presse il reconnaît que « depuis 2001, les demandes de sécurité des États-Unis pour ses deux voisins ont toutes porté atteinte à la vie privée et aux besoins réels de sécurité du public ». Il poursuit en disant que « l'harmonisation a violé des libertés civiles sans améliorer du tout les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis ». Stuart Trew, chef de la campagne du Conseil des Canadiens en matière de commerce, dit que « nous avons déjà emprunté cette route auparavant, il s'agissait du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité, mais les Nord-Américains l'ont rejeté ». Il ajoute : « Le Canada s'est armé et sécurisé jusqu'aux dents pour satisfaire les États-Unis mais ce n'est pas le périmètre de sécurité qui va ressusciter l'économie américaine. La crise économique est la vraie raison pour laquelle il y a ralentissement à la frontière ». Le Conseil des Canadiens « demande que le gouvernement Harper donne au parlement et au public la chance de voir et de débattre de la Vision de nouvelle frontière avant que le Canada ne signe quoi que ce soit ».

Les conservateurs pourraient avoir de la difficulté à vendre leur idée puisqu'il y a déjà une opposition grandissante et cela pourrait les amener à jouer la carte de la peur. Le Canada sera l'hôte de la rencontre des ministres des Affaires étrangères nord-américains le 13 décembre. Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a expliqué que cette rencontre « est une tribune importante pour l'identification des priorités trilatérales et des modalités de collaboration en tant que partenaires en Amérique du Nord ». Il ajoute : « Elle offre aussi une excellente occasion de mener des discussions bilatérales avec la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton et la secrétaire aux Affaires étrangères Patricia Espinosa ». La rencontre trilatérale abordera des sujets comme « l'état de l'économie et la prospérité de l'Amérique du Nord, la sécurité mondiale, l'énergie et les changements climatiques, la santé et la sécurité des citoyens, ainsi que les enjeux touchant l'ensemble de l'hémisphère occidental ». Le projet d'entente sur un périmètre de sécurité Canada-États-Unis pourrait également être à l'ordre du jour. En mars, les États-Unis et le Mexique ont annoncé des plans semblables.

Au récent sommet du G20 tenu en Corée du sud, le président mexicain Felipe Calderon a rencontré le premier ministre canadien Stephen Harper. Selon le site web de l'ambassade du Mexique au Canada, ils se sont entendus « sur l'importance du prochain sommet des chefs d'État de l'Amérique du Nord, qui se tiendra au Canada au début de 2011. Ils ont souligné leur volonté commune d'encourager la coopération régionale dans les domaines comme la compétitivité, la sécurité et l'environnement ». Bien qu'il n'y ait pas eu de sommet des chefs d'État cette année, le président Calderon a tout de même fait un voyage aux États-Unis et un autre au Canada pour renforcer les liens de l'ALÉNA. D'autres éléments importants du PSP se poursuivent sous les radars par des initiatives bilatérales et l'intégration plus poussée de l'Amérique du Nord. On dit que le projet d'accord canado-étasunien sur la sécurité et le commerce pourrait être annoncé en janvier. Un sommet des chefs d'État au début de 2011 pourrait être l'occasion de dévoiler un périmètre de sécurité continentale qui comprend les frontières nord et sud, ce qui pourrait signaler à plusieurs égards le couronnement de l'Union nord-américaine.

* Dana Gabriel est un activiste et chercheur indépendant. Il écrit sur le commerce, la mondialisation, la souveraineté, la sécurité et d'autres sujets. Contact : beyourownleader@hotmail.com.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Cuba

Campagne pour la libération des Cinq Héros cubains faits prisonniers politiques aux États-Unis


Des activistes venus de partout dans le monde au VIe Colloque pour la libération des Cinq à Holguin,
Cuba, du 17 au 21 novembre 2010.

Du 17 au 21 novembre se tenait à Holguin, Cuba, le VIe Colloque international pour la libération des Cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux États-Unis. Le colloque a entre autres lancé l'appel à une campagne de cinq jours pour la libération des Cinq à compter du 10 décembre, Journée international des droits de l'Homme.

Dans un communiqué du 13 octobre 2010, Amnistie internationale demande au gouvernement étasunien de revoir le cas des Cinq et de réparer toute injustice par le processus de clémence au cas où les nouvelles interjections en appel n'aboutissent pas à temps.

Le président Obama a plus que suffisamment de preuves de l'innocence des Cinq. Le Comité international pour la libération des Cinq Cubains lance, à compter du 10 décembre, une campagne de lettres, de courriels, de télécopies et de télégrammes à la Maison blanche pour cinq jours consécutifs pour demander la libération des cinq patriotes cubains.


Rencontre de Holguin

Près de 350 représentants de 56 pays, y compris les dirigeants sociaux et des militants d'Amérique latine, d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Australie et des États-Unis, se sont réunis pour discuter des cas de René Gonzalez, Ramon Labañino, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero - internationalement connus sous le nom des Cinq Cubains - qui ont été arrêtés et condamnés à des peines sévères et injustes pour avoir surveillé des groupes d'extrême-droite anti-cubains en Floride du Sud qui ont planifié et mené des attaques contre l'île.

Amauri Torno, représentant de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP) à Holguín, a déclaré à ACN que « la solidarité internationale avec les Cinq Cubains et la connaissance générale de leur cas s'accroissent chaque année et ce colloque joue un rôle important dans ce sens. »




Aaron Mercredi et Veronika Tonkovidova, des membres du Comité de Vancouver pour la libération des Cinq, qui ont participé au récent colloque, rapportent que les cinq jours de réunions, discussions et ateliers ont été axés sur le travail important fait durant la dernière année de la campagne, les récents développements dans l'affaire et le travail essentiel que les organisations du monde entier doivent prendre en main durant l'année à venir.

Le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, Ricardo Alarcón, a livré un puissant message au colloque durant son allocution d'ouverture transmise par vidéo, où il a souligné l'importance d'aborder la question des Cinq Cubains aux États-Unis au cours des deux dernières années de mandat du président Obama. En outre, il a souligné le nouvel outil important dans la lutte, qui est le rapport publié récemment par Amnistie Internationale qui a appelé le gouvernement des États-Unis à revoir l'affaire et alléger toute injustice.

Plusieurs séances plénières entre les délégués ont eu lieu en tant que groupes d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient renouvelant leur solidarité et leur engagement à créer un fort mouvement dans leur propre pays. Les événements de la journée ont inclus la participation des membres de la famille des Cinq, qui ont encouragé les groupes à redoubler d'efforts et, par leur exemple, servent de source d'inspiration malgré la séparation de leurs proches.

Les différents individus et groupes membres du Réseau canadien sur Cuba (CNC) ont participé au colloque afin de planifier le travail à venir au Canada. Le Comité de Vancouver pour la libération des Cinq, l'Association d'amitié Canada-Cuba à Vancouver, l'Association d'amitié Cuba-Niagara, le Syndicat canadien des travailleurs des postes (STTP) et l'organisation Worker-to-Worker ont tous participé au colloque de cette année. En outre, le Comité Fabio Di Celmo pour les 5 et le parti Rhinocéros de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba, ont fait part de l'expérience du mouvement au Québec.

Des discussions ont eu lieu entre les participants de chaque région géographique sur la façon de faire progresser la campagne régionale, tandis que les participants ont également eu l'occasion de discuter sur comment adapter la campagne selon leur propre profession, qu'il s'agisse d'un avocat, un travailleur, un étudiant, un journaliste, un artiste ou un intellectuel. Les délégués ont également pris part à une marche aux côtés de 10 000 Cubains vers le mémorial dédié à Che Guevara situé aux abords de la ville afin de se mobiliser pour la libération des Cinq.

(Ahora, Granma International, le Comité de Vancouver pour la libération des Cinq)

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Déclaration finale du VIe Colloque pour la libération des Cinq et contre le terrorisme

Les Colloques tenus à Holguín depuis six ans font preuve de l'importance et de la solidarité croissante que cette injustice colossale envers les Cinq éveille dans le coeur de milliers d'amis de Cuba.

Au total les peines imposées à nos Cinq Frères jusqu'à présent comptent deux condamnations à perpétuité plus 99 ans d'emprisonnement. Les ressources légales s'épuisent ; d'ailleurs, ni les visas multiples aux proches, ni les visas humanitaires à Olga et Adriana n'ont pas été octroyés.

Tandis que les Cinq restent injustement emprisonnés, des terroristes internationaux avoués, dont Orlando Bosch Ávila et Luis Posada Carriles, reçoivent des hommages dans des universités de Miami et ne seront jugés que pour avoir menti aux autorités migratoires au lieu d'être jugé en tant que terroristes responsables de la mort de milliards d'innocents.

Les récentes déclarations du terroriste international Francisco Chávez Abarca, main droite de Luis Posada Carriles, arrêté au Venezuela le 1er juillet dernier et puis extradé vers Cuba, dévoilent les plans qui sont préparés impunément sur le territoire étasunien contre l'île, le Venezuela et d'autres pays .

La non réponse à la demande d'extradition du criminel Luis Posada Carriles au Venezuela présentée depuis plus de cinq ans par le gouvernement bolivarien, et le refus d'extrader Roberto Guillermo Bravo à l'Argentine, responsable de l'assassinat de 16 prisonniers politiques, font preuve de la dimension réelle du gouvernement étasunien qui manque de morale à l'heure de parler des Droits de l'Homme et de la lutte contre le terrorisme, d'autant que ce pays-là a gardé injustement dans ses prisons les Cinq pendant plus de douze ans alors que des terroristes se promènent en toute liberté dans les rues de Miami.

Le cas des Cinq s'avère absolument politique et seulement la solidarité internationale parviendra à les faire retourner chez leurs compatriotes et leurs familles. Nous avons conscience de l'étape dans laquelle nous sommes. C'est pourquoi il est indispensable d'intensifier les actions durant les deux premières années du gouvernement d'Obama.

Il faut travailler tous ensemble et multiplier les actions menées par des milliers de mains qui se lèvent comme un seul poignet en dénombrant plus de 300 comités solidaires répandus dans 111 pays dans le but de les libérer.

Les plus de 300 délégués de 50 pays qui assistent au VIe Colloque international pour la libération des Cinq et contre le terrorisme convoquent à :

1. Accroître le travail avec des parlementaires, syndicalistes, religieux , des personnalités et mouvements sociaux ; y compris ceux des États-Unis . Demander des déclarations du Parlement Européen, Parlacen et Parlatino. Employer plusieurs résolutions, motions et d'autres documents qui ont été approuvés auparavant par les parlements.

2. Employer le document récemment lancé par Amnistie internationale au sujet des Cinq à chaque opportunité que ce soit convenable, surtout il faudra l'envoyer au gouvernement étasunien ; tout comme la décision du Groupe de travail sur les arrêts arbitraires des Nations unies.

3. Continuer à encourager le déroulement des journées de solidarité avec les Cinq du 12 septembre (date de leur arrestation) au 8 octobre, en mettant l'accent sur le 6 octobre en tant que date déclarée par Cuba « Journée des victimes du terrorisme » ; et le 8 juin lorsque ce jour-là les Cinq ont été injustement déclarés coupables.

4. Créer de nouvelles façons de communiquer afin que la vérité soit entendue par tous et toutes et que la diffusion du cas des Cinq s'augmente parmi les secteurs sociaux les plus vastes.

5. Tenir à Washington une conférence internationale pour sommer des personnalités étasuniennes et d'autres pays à demander au président Obama de :

- Exercer ses facultés et mettre en liberté les Cinq.
- Lever les blocus génocide contre Cuba.
- Respecter la volonté des peuples du monde.

6. Exiger des visas multiples pour tous les proches des Cinq, notamment pour Olga Salanueva et Adriana Pérez. Faire appel à la Commission internationale pour le droit de visite des familles et aux sentiments de Michelle Obama, en tant que mère et épouse, et continuer à encourager les initiatives et actions des comités.

7. Diffuser et donner de l'élan à la demande de liberté pour les Cinq, de la part d'artistes, personnalités et des leaders d'opinion, par le moyen de leurs relations avec des medias, dont la presse, la radio et la télévision, ainsi que par des moyens alternatifs, dont des panneaux, cartes, lettres, appels téléphoniques, vidéos, dépliants aux niveaux local, national et international. Trouver un chanteur populaire disposé à écrire une chanson sur les Cinq et puis des chanteurs de plusieurs parties du monde qui la chanteraient à la fois.

8. Arranger des conférences sur le cas des Cinq dans des universités étasuniennes et ailleurs en présence de juristes très connus.

9. Mettre au courant Cubainformación des actions menées afin de se soutenir entre comités lors des campagnes.

10. Accroître l'emploi des réseaux sociaux, dont twitter et facebook, blogs, e-mails, radios communautaires, chaînes de TV et sur Internet.

11. Sommer les gens à des rassemblements, concerts, pièces de théâtre, expositions, concours et d'autres activités servant à dénoncer le cas et à faire appel à la solidarité depuis tous espaces culturels possibles. Encourager des activités sportives dont des marathons, des matchs de baseball ou football, entre autres.

12. Dénoncer l'impunité et la politique deux poids deux mesures menée par un gouvernement qui déclare lutter contre le terrorisme, lorsqu'il protège des terroristes internationaux comme Luis Posada Carriles et Orlando Bosch Ávila. Exiger la fin de l'impunité, la désintégration des organisations terroristes ayant pour siège la ville de Miami, le jugement et la condamnation des assassins de nos peuples.

13. Reproduire le documentaire « Les raisons de Cuba » contenant les déclarations du terroriste international Francisco Chávez Abarca afin de dénoncer les formes de terrorisme menées envers Cuba et nos peuples.

14. Se servir de la digitalisation des nouveaux graphismes sur les Cinq pour la répandre dans plusieurs pays.

15. Lancer un appel dans le Festival de la jeunesse et les étudiants, qui aura lieu en Afrique du Sud, au soutien à la demande universelle pour que le président Obama libère immédiatement et inconditionnellement les Cinq Héros cubains.

Arrêtez l'injustice. Libérez-les tout de suite !

Holguín. Cuba
20 novembre 2010
Année 52 de la Révolution

(Cubanismo.net)

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L'aide humanitaire en Haïti sous la direction de Cuba

Cuba continue de se distinguer par sa contribution de premier plan pour aider le peuple haïtien à reprendre le contrôle de ses affaires. Il continue de renforcer sa présence déjà importante de brigades humanitaires en Haïti et plus récemment, le 25 novembre, en réponse à une demande urgente de l'ONU à ses pays membres pour 350 médecins et 2000 infirmières pour lutter contre l'épidémie de choléra.

Le 3 décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, s'est adressé à l'Assemblée générale des Nations unies pour décrire l'étendue de l'épidémie et demander une aide d'urgence des pays membres. Il a indiqué que l'épidémie « s'est étendue à l'ensemble des 10 départements du pays, ainsi qu'à la capitale, Port-au-Prince. Selon le ministère haïtien de la santé, le nombre de décès a dépassé 1800 et le nombre d'infections se rapproche de 81 000. Bien que ces chiffres soient alarmants, les nouvelles encourageantes sont que le taux de mortalité a diminué au cours des six dernières semaines, passant de 7,6 % à 3,6 %.


Des médecins cubains en action dans les centres mis en place par les brigades médicales cubaines
à travers Haïti pour endiguer l'épidémie de choléra. (CubaDebate)

« Parce que l'épidémie est concentrée dans les bidonvilles et les zones rurales où de nombreuses personnes n'ont pas facilement accès aux hôpitaux et cliniques, ces chiffres sont au mieux des estimations approximatives. Nos équipes croient que le nombre réel de décès et des infections actuelles pourrait en fait être deux fois plus élevé [...].

« De toute évidence, il continue malheureusement de se propager. C'est le résultat d'une souche particulièrement virulente de choléra, ainsi que les problèmes sous-jacents : un système de santé national précaire, des conditions sanitaires déplorables et le manque d'eau potable et d'autres services de base. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) estiment que l'épidémie pourra toucher jusqu'à 650 000 personnes dans les six prochains mois.

Alors que d'autres pays beaucoup plus riches n'ont pas encore pris d'engagement en réponse à la demande de l'ONU dans les jours qui ont suivi, le dirigeant de la Révolution cubaine Fidel Castro, dans une réflexion intitulée « le sous-développement et le génocide », a rapporté le 26 novembre que « notre parti et notre gouvernement ont décidé aujourd'hui de renforcer la Brigade médicale cubaine en Haïti par un contingent de la brigade Henry Reeve composé de 300 médecins, personnels infirmiers et techniciens de la santé, ce qui portera le total de nos coopérants à plus de 1 200. »

Il a souligné que « presque 40 % des malades ont été soignés par la Brigade médicale cubaine qui compte 965 médecins, personnels infirmiers et techniciens, et qui est parvenue à réduire le nombre de décès à moins de 1 %. Compte tenu de ce niveau de soins, le nombre de décès ne devrait pas dépasser 700. Les personnes décédées étaient en règle générale extrêmement affaiblies par la dénutrition ou des causes semblables. Quand la maladie est dépistée à temps, les enfants meurent rarement.

« Il est extrêmement important d'éviter que l'épidémie s'étende à d'autres pays latino-américains et caribéens, car elle y causerait dans les circonstances actuelles des dommages énormes.. »

Comme ce fut le cas avant et après le séisme du 12 janvier, l'aide de Cuba est considérable, même si une fois de plus, son rôle dirigeant en Haïti est absent des rapports sur la situation par les médias monopolisés. Dans une réflexion du 27 novembre intitulée « Pas de décès par choléra depuis une semaine », Fidel Castro présente l'étendue de la présence cubaine :

« La mission médicale cubaine s'occupe de 37 centres de lutte contre l'épidémie où, jusqu'à aujourd'hui, elle a pris soin de 26 040 personnes touchées par le choléra, auxquels vont immédiatement s'ajouter, avec la brigade Henry Reeve, 12 autres centres médicaux (pour un total de 49) avec 1100 nouveaux lits, dans des tentes qui ont été conçues et réalisées à ces fins en Norvège et dans d'autres pays, déjà achetés avec les fonds d'aide aux sinistrés du tremblement de terre, livrés à Cuba par le Venezuela pour la reconstruction du système de santé haïtien.

« Des nouvelles encourageantes nous parviennent en fin de journée du Dr Somarriba [chef de la mission médicale cubaine] : au cours des sept derniers jours il n'y a pas eu un seul décès dû au choléra dans les centres pris en charge par la Mission médicale cubaine. Ce résultat sera impossible à maintenir car d'autres facteurs peuvent entrer en jeu mais l'expérience acquise, les méthodes adéquates et le degré de dévouement réalisés sont très encourageants. »

Dans sa réflexion du 30 novembre, intitulée « Nouvelles du choléra en Haïti », Fidel Castro fait une mise à jour :

« On comptabilisait hier, 29 novembre, 75 888 cholériques, dont 27 015 ont été traités par la Brigade médicale cubaine qui a enregistré 254 décès, soit 0,94 %.

« Les autres installations hospitalières publiques, des ONG et privées ont traité 48 875 cholériques, dont 1467 sont décédés, soit 3,0015 %.

« Aujourd'hui, 30 novembre, la Mission médicale cubaine qui compte dans ses rangs, soit dit en passant, 201 diplômés de l'École latino-américaine de médecine, a traité 521 patients, soit un total de 27 536.

« Dimanche dernier, 28 novembre, dix-huit personnes provenant d'une sous-commune appelée Plateau sont arrivées dans un état très critique au Centre de traitement du choléra de l'hôpital de référence communautaire situé dans la commune L'Estère, dans le département d'Artibonite, et ont été aussitôt traités par les onze médecins et les douze infirmières de la Brigade médicale cubaine qui y travaille et qui, heureusement, a pu leur sauver la vie à tous.

« Le lendemain, lundi 29, onze autres personnes, dont un enfant de cinq ans dont les parents étaient morts du choléra, sont arrivées de cette même sous-commune. De nouveau, leur vie a été sauvée.

« Compte tenu de cette situation, le docteur Somarriba, chef de la Mission médicale, a décidé d'envoyer dans cette sous-commune cinq médecins, deux infirmières, un infirmier et un rééducateur à bord d'un véhicule tout terrain avec toutes les ressources requises pour traiter les cas d'urgence.

« Quatre des cinq médecins sont diplômés de l'ELAM : une Uruguayenne, un Paraguayen, un Nicaraguayen et un Haïtien. Le cinquième est le chef de la brigade cubaine dans le département d'Artibonite.

« Pour atteindre cette sous-commune, ils ont fait six kilomètres en voiture, six kilomètres à pied sur une route non goudronnée et deux autres kilomètres sur un terrain escarpé, transportant eux-mêmes les équipements et les ressources. [...]

« Quand l'équipe est arrivée à Plateau, le pasteur protestant s'est offert à organiser dans le temple même un centre de traitement, avec six lits pliants et quatre bancs, ce qui permettait d'accueillir d'urgence dix personnes.

« Huit, dont trois en état critique, ont été admis aujourd'hui. [...]

« La mission a décidé d'ouvrir dans cette communauté reculée un Centre de traitement du choléra qui comptera vingt-quatre lits. Les ressources arriveront demain, dont un groupe électrogène. [...]

« Aucun décès n'a été enregistré aujourd'hui. Un autre centre a été ouvert un peu plus au nord, soit un total de trente-huit centres et unités de traitement du choléra.

« Je raconte ce cas pour expliquer les circonstances dans lesquelles on travaille et les méthodes employées pour lutter contre l'épidémie qui, à raison de dizaines de morts par jour, aura bientôt fait deux mille victimes.

« Compte tenu des méthodes de soin employées et des renforts en personnel prévus, il sera plus difficile que le nombre de décès progresse au même rythme. »

Il conclut en disant : « N'oublions jamais qu'Haïti doit par ailleurs être reconstruite depuis ses fondations avec l'aide et la coopération de tous. C'est ce que nous espérons pour son peuple noble et dévoué. »

Le Marxiste-Léniniste salue les brigades cubaines et l'aide inestimable qu'elles apportent au peuple haïtien dans sa lutte héroïque pour surmonter l'épidémie. Pour soutenir le travail des brigades cubaines, des dons peuvent être faits à la campagne « Cuba pour Haïti » du Réseau canadien pour Cuba. Pour plus de détails, communiquer avec Keith Ellis, coordonnateur du Réseau pour Haïti, au 905-822-1972, zellis@yorku.ca

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