Le Marxiste-Léniniste

Numéro 186 - 8 décembre 2010

L'éducation est un droit!

Le gouvernement Charest répond aux demandes
légitimes des étudiants par une consultation
illégitime et la brutalité policière


À Québec le 6 décembre 2010 (Photos: AÉSS)

L'éducation est un droit!
Le gouvernement Charest répond aux demandes légitimes des étudiants par une consultation illégitime et la brutalité policière - Serge Lachapelle

Des attaques encore plus brutales se préparent contre les travailleurs accidentés
Tous à la défense des travailleurs accidentés! Une attaque contre un est une attaque contre tous! - Pierre Chénier

Hydro-électricité
«Nous vivons la violation du pacte social sur l'utilisation de l'hydroélectricité» - Entrevue: Marc Maltais, président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma
Pétition du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma

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L'éducation est un droit!

Le gouvernement Charest répond aux demandes
légitimes des étudiants par une consultation
illégitime et la brutalité policière


Jamais n'est apparu de façon plus claire le caractère illégitime de ce gouvernement qu'en ce 6 décembre à Québec où se tenait la « Rencontre des partenaires de l'éducation ». Près de 5000 étudiants et enseignants provenant de tous les collèges et universités du Québec ont bravé le froid et la tempête pour clamer haut et fort que l'éducation est un droit. Plus de 60 000 étudiants étaient en débrayage pour l'occasion. À Rouyn-Noranda les étudiants de l'université et des cégeps de l'Abitibi-Témiscamingue qui n'ont pu se déplacer à Québec ont tenu également une manifestation. Les pancartes, bannières et discours témoignaient de cette profonde aspiration à un Québec moderne qui reconnaîtra les droits de tous et toutes, y compris le droit à l'éducation.

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, qui co-présidait la « consultation », a déclaré : « Les universités ont un besoin urgent d'argent, les étudiants ne paient plus la juste part qu'ils doivent dans la société. C'était très clair dans le budget qu'il y aurait une hausse des droits, mais on voulait discuter avec les joueurs dans quel contexte, de quelle façon ils seraient modulés, comment l'accessibilité serait traité dans ce cas-là et quel engagement de performance les universités allaient fournir. »

Après le départ des organisations syndicales et étudiantes, parties quand le vice-premier ministre Raymond Bachand a déclaré que les décisions du gouvernement n'étaient pas à négocier, il ne restait plus à l'intérieur de l'Hôtel Hilton que la minorité qui rêve d'imposer son ordre du jour antisocial. La suite de la « consultation » n'a été qu'une surenchère entre les recteurs et le patronat à savoir qui proposerait le plus grand endettement pour les étudiants québécois.

Les représentants de la vaste majorité étaient à l'extérieur, à dire Non ! à la hausse, écartés, bousculés et repoussés par un énorme déploiement policier, pendant que les médias transmettaient les proclamations arrogantes du gouvernement.

Mais pour leur plus grand malheur, les forces du nouveau refusent de se taire. Le ministre Bachand a dit : « La hausse est déjà dans le budget et le gouvernement est déterminé à l'appliquer », les étudiants ont répondu : l'éducation est un droit !




(Photos: AÉSS)

Après avoir quitté, Louis-Philippe Savoie, président de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) a déclaré : « Ce gouvernement veut faire reculer de 45 ans le Québec en matière d'accessibilité aux études. Nous ne laisserons pas le gouvernement Charest endetter notre génération. Nous ne le laisserons pas continuer la hausse des frais de scolarité après 2012. Nous allons défendre une éducation universitaire accessible à tous, peu importe leur situation économique. »

« Aujourd'hui, le gouvernement du Parti libéral souhaite hypothéquer l'avenir des jeunes et des familles. C'est pour ça que nous sommes dans la rue pour le remettre à l'ordre, lui et sa ministre de l'Éducation. C'est la nouvelle génération qui aura à affronter les défis démographiques auxquels le Québec devra faire face. C'est, en fin de compte, les étudiants et leur famille qui proviennent de la classe moyenne et les milieux moins favorisés qui écoperont de cet endettement supplémentaire », a dit pour sa part Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiantes collégiale (FECQ).

« Aujourd'hui, nous sommes des milliers dans la rue à crier notre colère au gouvernement libéral. Il est grand temps qu'il comprenne que les étudiants et étudiantes ne veulent pas de ces mesures régressives ! » a déclaré Élise Carrier-Martin, porte-parole de l'ASSÉ.

« Nous nous opposons fermement à toute hausse des frais de scolarité. Pour nous, l'université doit devenir de plus en plus accessible, pas l'inverse. Il ne faut pas augmenter les frais, il faut les diminuer et atteindre la gratuité scolaire ! », a renchérit Dominique Bordeleau, porte-parole de l'Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal.

« Les affirmations voulant qu'une augmentation massive des droits de scolarité n'affecte pas l'accessibilité aux études relèvent de la pensée magique », a souligné Claudette Carbonneau, présidente de la CSN.

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Des attaques encore plus brutales
se préparent contre les travailleurs accidentés

Tous à la défense des travailleurs accidentés!
Une attaque contre un est une attaque contre tous!

Le 24 novembre dernier, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ) ont émis un rapport conjoint qui demande des changements antisociaux majeurs à la Loi sur la santé et la sécurité du travail et au régime d'indemnisation des travailleurs accidentés. Le rapport sera soumis au groupe de travail que la CSST a établi en mai 2009 pour réévaluer le système.

Le trait principal du rapport conjoint du CPQ-FCCQ est d'en appeler à une dégradation drastique des conditions de vie déjà déplorables des travailleurs accidentés. Le rapport ne prend aucune responsabilité et ne mentionne même pas que les travailleurs accidentés sont déjà très pauvres et abusés par la CSST qui les harcèle et les criminalise plutôt que de défendre leurs droits. Le rapport conjoint prétend que les maigres prestations des travailleurs accidentés imposent aux entreprises qui font des affaires au Québec des conditions non concurrentielles à ce qu'elles sont ailleurs au Canada ou dans le monde. Il va même jusqu'à demander que les conditions de vie des travailleurs accidentés soient dégradées encore davantage pour permettre à la CSST de rembourser les plus de 3 milliards $ qu'elle a perdus sur les marchés boursiers dans le cadre des pertes de la Caisse de dépôt et placement en 2008. L'offensive antisociale est telle que les membres les plus vulnérables de la société sont blâmés pour la crise du système capitaliste et dépeints comme des abuseurs qui aggravent la crise.

Le rapport débute par le mensonge habituel à l'effet que le nombre des accidents de travail au Québec a baissé de 29 % dans les derniers dix ans. Tout travailleur sait que ce n'est pas le cas. Ce qui a baissé, c'est le nombre des accidents qui ont été déclarés et ont fait l'objet d'une réclamation et non le nombre des accidents comme tel. Cela n'est pas l'effet du hasard mais du harcèlement systématique des monopoles qui font pression sur les travailleurs pour qu'ils ne rapportent pas les accidents sinon gare aux mesures disciplinaires. Cela est causé également par l'utilisation des assignations temporaires qui permet d'éviter que les accidents ne soient déclarés et par la contestation systématique par la CSST et son armée d'avocats et de médecins des réclamations des travailleurs. On pousse les travailleurs accidentés à l'isolement total.

Marc Bouchard, le coordonnateur de l'Association des travailleuses et travailleurs accidentés de l'Abitibi-Témiscamingue, confiait récemment au LML que les assignations temporaires sont de plus en plus un moyen détourné de congédier les travailleurs accidentés. « On utilise de plus en plus les assignations temporaires pour se débarasser des travailleurs accidentés. D'abord on leur dit d'aller en assignation temporaire plutôt que de déclarer leur accident. Puis, au bout d'un certain temps, ils sont congédiés. C'est illégal selon la loi au Québec de congédier les travailleurs accidentés, mais cette façon de faire permet de contourner la loi. »

Pendant qu'il ferme les yeux sur la réalité dans les endroits de travail, le rapport invite à un débat à savoir comment il se fait que les coûts à la CSST montent en flèche alors que le nombre des accidents est censé diminuer. Il cache ce qui se passe dans le système. Les travailleurs accidentés estiment que 85 % du budget de la CSST va à son immense appareil de contestation des réclamations, de réduction et d'arrêt de leurs prestations, d'espionnage contre eux, etc. On ne leur permet pas d'avoir de la tranquillité d'esprit, de se faire soigner de façon humaine pour qu'ils récupèrent autant que possible tout en jouissant de paiements d'indemnisation adéquats.

On estime que le Bureau d'évaluation médicale auquel les employeurs et la CSST réfèrent plus de 10 000 travailleurs accidentés chaque année conteste plus de 75 % des diagnostics et des avis des médecins traitants des travailleurs. Quand le BEM demande une révision du cas, les travailleurs font face à un tribunal de dernier recours appelé la Commission des lésions professionnelles qui dans plus de deux tiers des cas infirme la demande du BEM ! Les travailleurs accidentés passent leur vie dans un processus judiciarisé, ce qu'ils appellent une médecine de contestation plutôt qu'une médecine qui soigne.

Au lieu d'étudier ce phénomène pour y retracer le gaspillage d'argent, si c'est là ce qui les intéresse, le CPQ et la FCCQ inventent des concepts scandaleux comme la « surindemnisation » et la « chronicité des lésions » (des lésions spécifiques que les médecins traitants voileraient en lésions chroniques pour allonger la période de prestations) et plusieurs autres. Ils proposent des mesures dont le but avoué est de réduire les prestations d'indemnisation et de réduire la période de temps pendant laquelle les travailleurs les reçoivent.

Dans le système actuel, par exemple, les travailleurs accidentés qui sont déclarés aptes à occuper un emploi convenable ont droit à un an de recherche d'emploi avec pleine prestation. Le rapport propose que cette période soit ramenée à 15 semaines.

Le rapport propose aussi que la CSST arrête de financer les traitements de physiothérapie des travailleurs, lesquels sont si vitaux pour eux, après 30 traitements. Cela veut dire que non seulement les travailleurs accidentés se font couper un service aussi critique mais qu'on les pousse vers les cliniques privées de physio.

« C'est quelque chose que nous vivons déjà, a dit Marc Bouchard. La CSST n'a pas attendu le rapport pour couper les traitements de physiothérapie aux accidentés du travail. La CSST en a déjà informé plusieurs qu'elle arrêtait de financer leur physio et d'autres traitements de même que des médicaments. Les travailleurs sont poussés vers les services privatisés. Ils doivent soit payer les services de leur propre poche, soit essayer de se placer sur l'aide sociale afin qu'elle les paie. C'est très pervers d'utiliser la situation précaire des accidentés du travail, qui ont le plus besoin de traitements et de médicaments, pour alimenter la privatisation des services de santé. »

Au sujet de la soi-disant surindemnisation, le rapport propose entres autres choses que la période de temps pendant laquelle l'accidenté reçoit une indemnisation tout en recevant une pension de retraite soit réduite.

« Le but du rapport est on ne peut plus clair, a dit Marc. C'est de nier tout droit aux travailleurs accidentés. Ça serait plus simple de les mettre tous face au mur et de les descendre. Nous ne devons pas permettre que ces attaques passent. Nous devons exiger en particulier que les députés défendent leurs électeurs. C'est leur devoir de le faire. C'est pour ça qu'ils sont là ! »

Ce combat est le combat de tous les travailleurs du Québec. Une attaque contre un est une attaque contre tous ! Non seulement il ne faut pas que les conditions de vie des accidentés du travail se dégradent encore davantage, mais il faut que leurs conditions soient améliorées immédiatement tant du point de vue indemnisation que de soins médicaux adéquats qui les aident à se remettre au lieu de les harceler. Les associations de défense des travailleurs accidentés ont à cet égard des demandes concrètes qui permettraient d'améliorer tout de suite la situation des accidentés. C'est notre lutte à tous et nous devons intensifier notre combat à la défense des droits de tous !

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Secteur de l'aluminium

«Nous vivons la violation du pacte social
sur l'utilisation de l'hydroélectricité»

Les travailleurs du complexe d'aluminium de Rio Tinto à Alcan mènent en ce moment une campagne publicitaire sur le thème « Leur nécessité : l'hydroélectricité – Nos ressources, nos emplois : notre priorité ». Ils font aussi circuler une pétition qui demande au gouvernement Charest de révéler les ententes secrètes qui ont été signées entre son gouvernement, Hydro-Québec et Rio Tinto Alcan quand Rio Tinto a acheté Alcan en 2007. La pétition demande aussi que le gouvernement Charest impose des planchers d'emplois bien rémunérés aux monopoles qui exploitent nos ressources naturelles. Ce travail fait partie de la lutte des travailleurs de toute la région contre le pillage de ses ressources naturelles et humaines. La délégation du Saguenay-Lac-St-Jean et du haut du Lac-Chibougamau-Chapais a d'ailleurs présenté une résolution contre ce pillage et pour l'examen de la question de la nationalisation des ressources naturelles au récent congrès de la FTQ, laquelle a été adoptée à l'unanimité (voir LML du 2 décembre 2010). Le Marxiste-Léniniste s'est entretenu récemment avec Marc Maltais, le président du Syndicat des travailleurs de d'aluminium d'Alma.

LML : Quels travailleurs le syndicat représente-t-il ?

Marc Maltais : Notre section est la section locale 9490 du Syndicat des métallos. Nous représentons les 805 travailleurs de la production au complexe Rio Tinto Alcan à Alma. Nous produisons de l'aluminium de première fusion.

LML : Quel est le but de votre campagne publicitaire ?

MM : Son but général est de mobiliser la population d'ici pour demander le maintien et la création d'emplois de qualité. Rio Tinto axe sa conception sur le tonnage et sa capacité de production supérieure. Nous, on travaille sur les retombées pour la région. Notre débat ne porte pas sur les critères de la rentabilité ou de la compétitivité à l'effet que par rapport à la tonne d'aluminium nous sommes les champions au niveau mondial. Lorsque Rio Tinto nous dit que selon sa conception nos salaires sont trop élevés, nous sommes insensibles à cela.

La compagnie profite énormément des avantages hydroélectriques. Alcan a été soustraite à la nationalisation de l'hydroélectricité au début des années 1960. Une des conditions du gouvernement du Québec à cette époque était de laisser Alcan profiter du bassin hydroélectrique à condition que cela serve à faire marcher les usines ici. C'est un genre de prix à payer dans la région.

Ils doivent le payer ce prix. C'est pourquoi un de nos slogans c'est « Leur nécessité l'hydroélectricité - Nos ressources, nos emplois c'est notre priorité ». C'est vraiment le coeur de cette campagne là. Nous disons à Rio Tinto Alcan que tous les emplois qu'ils vont créer à travers l'exploitation de nos richesses naturelles doivent se traduire par des emplois de qualité bien payés. On ne veut pas que nos emplois soient envoyés en sous-traitance qui est du cheap labour. Cela ne fait vraiment pas partie de l'entente historique.

En ce moment, en ce qui concerne le centre de réfection des cuves, Rio Tinto octroie une partie des travaux à la sous-traitance. Ces questions-là sont encadrées dans notre convention collective. Ce qui s'est passé au centre de réfection des cuves, ce sont des emplois occupés par des syndiqués aujourd'hui qu'on ne remplacera pas par de la main d'oeuvre syndiquée mais par des sous-traitants. C'est carrément de la mutation d'une classe de travailleurs à une autre et de ce fait un appauvrissement collectif. C'est la masse salariale dans la région qui diminue. C'est une question régionale en ce qui nous concerne. C'est un combat pour l'avenir de la région. Selon nous cela est fait en violation de la convention collective en vigueur. Rio Tinto dit respecter les contrats de travail mais selon nous ce n'est pas le cas du tout. Nous sommes présentement devant la Commission des relations du travail à ce sujet. Dans le moment ce sont 69 emplois qui sont en litige.

Nous considérons que nous vivons la violation du pacte social qui a existé dès l'époque de Duplessis, qui a été reconduit de gouvernement en gouvernement et qui a donné lieu à des ententes sur les ressources hydroélectriques, des baux en échange du fonctionnement des usines. Les ententes étaient de 25 ans mais le gouvernement Charest en a fait une entente de 50 ans et en plus il a gelé le prix du courant pour 50 ans.

Nous demandons aussi que les ententes secrètes signées par le gouvernement Charest et Hydro-Québec avec Rio Tinto lors de son achat d'Alcan en 2007 soient rendues publiques. C'est le gouvernement Charest qui a établi les Conférences régionales des élus en 2004 dont le mandat déclaré était de négocier toute question relative au développement économique régional. Mais ce même gouvernement a tout simplement passé par-dessus la CRÉ au moment de l'achat. Certaines parties de l'entente ont été rendues publiques mais d'autres sont toujours secrètes. Une entente secrète, quand on vous cache quelque chose, c'est parce qu'il y a quelque chose d'important là-dedans. Au-delà de la question de la perte des secrets industriels, nous ce qu'on dit c'est que, comme les ressources naturelles nous appartiennent, nous sommes en droit de savoir à quelles conditions elles sont cédées. Comment peut-on exercer quelque contrôle que ce soit si les ententes sont secrètes ? Lors de la négociation des baux hydroélectriques, le gouvernement Charest savait qu'Alcan avait toujours accepté de garantir des emplois et de laisser de l'argent ici mais il a changé cela, alors il y a une intention derrière cela.

Nous voulons démontrer que la population n'a pas eu son dû dans les conditions de l'achat. Nous devons nous rappeler que le développement de la base industrielle du Lac St-Jean s'est fait à coup d'expropriation de populations. Cela a été fait d'une manière cowboy et cela continue maintenant.

LML : Vous demandez aussi l'agrandissement du complexe Alma.

MM : Oui. En 2005, nous avons négocié avec Rio Tinto que si elle annonçait avant la fin de 2010 un projet d'agrandissement du complexe d'au moins 600 millions $ qui équivalait à 2 000 heures de travaux, alors la convention qui est en vigueur aujourd'hui serait reconduite jusqu'en 2015. Cependant la semaine passée, alors que nous étions réunis en congrès de la FTQ, Rio Tinto nous a annoncé qu'il n'y aurait pas d'annonce alors la convention ne sera pas reconduite et nous allons en négocier une nouvelle.

Il faut comprendre que ce que nous vivons avec la crise forestière depuis les années 80 nous a donné un goût amer de cette médecine qui se fait sur le dos de la région. Ayant déjà goûté à cette médecine, les gens deviennent de plus en plus conscients et mobilisables pour défendre notre richesse collective.

Nous voulons contrôler nos destinées. Cela fait plus de 30 ans que ça va mal ici. On vit un bilan négatif depuis longtemps et nous voulons que nos enfants puissent prospérer dans cette région. C'est très important.

On l'a bien vu au congrès de la FTQ. Si on ne se prend pas en mains, si on les laisse faire et on ne dit pas un mot, on se fait déculotter et on se retrouve avec une situation où l'on n'a même plus le droit de lever des griefs.

C'est le retour du Far West, du moins de ce qu'on a lu à son sujet. Nous ne pouvons pas accepter de reculer.

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Pétition du Syndicat des travailleurs
de l'aluminium d'Alma

CONSIDÉRANT que le gouvernement a agi en catimini en vendant à rabais nos richesses naturelles sans que la population du Québec, en particulier de la région du Saguenay-Lac-St-Jean, ait eu un véritable droit de regard ;

CONSIDÉRANT que ce même gouvernement semble dilapider petit à petit notre patrimoine en cédant nos droits à des intérêts privés tout en tenant à l'écart la Conférence régionale des élus (CRÉ) lors de ces attributions ;

CONSIDÉRANT que Rio Tinto Alcan profite d'avantages exceptionnels quant aux droits hydriques qui lui sont octroyés et que cette même compagnie tarde à annoncer l'expansion de l'Aluminerie Alma qui pourrait créer environ 150 emplois directs et avoir des retombées importantes lors de la construction ;

CONSIDÉRANT que Rio Tinto Alcan sabre dans sa main-d'oeuvre syndiquée au profit de la sous-traitance, produisant ainsi un appauvrissement collectif ;

EN CONSÉQUENCE, nous soussignés, demandons à l'Assemblée nationale du Québec d'intervenir auprès du gouvernement du Québec afin de rendre public les termes de l'entente secrète intervenue entre la société d'État Hydro-Québec, Rio Tinto Alcan et le gouvernement du Québec.

De plus, nous demandons que ce gouvernement garantisse la création et le maintien d'un niveau d'emplois syndiqués de qualité et bien rémunérés en échange de l'exploitation de nos richesses.

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