Après avoir quitté, Louis-Philippe
Savoie, président de la Fédération
étudiante universitaire (FEUQ) a déclaré :
« Ce gouvernement veut faire reculer de 45 ans le
Québec en matière d'accessibilité aux
études. Nous ne laisserons pas le gouvernement Charest endetter
notre génération. Nous ne le laisserons pas continuer la
hausse des frais de scolarité après 2012. Nous allons
défendre une éducation universitaire accessible à
tous, peu importe leur situation économique. »
« Aujourd'hui, le gouvernement du Parti
libéral souhaite hypothéquer l'avenir des jeunes et des
familles. C'est pour ça que nous sommes dans la rue pour le
remettre à l'ordre, lui et sa ministre de l'Éducation.
C'est la nouvelle génération qui aura à affronter
les défis démographiques auxquels le Québec devra
faire face. C'est, en fin de
compte, les étudiants et leur famille qui proviennent de la
classe moyenne et les milieux moins favorisés qui
écoperont de cet endettement supplémentaire »,
a dit pour sa part Léo Bureau-Blouin, président de la
Fédération étudiantes collégiale (FECQ).
« Aujourd'hui, nous sommes des milliers dans
la rue à crier notre colère au gouvernement
libéral. Il est grand temps qu'il comprenne que les
étudiants et étudiantes ne veulent pas de ces mesures
régressives ! » a déclaré
Élise Carrier-Martin, porte-parole de l'ASSÉ.
« Nous nous opposons fermement à toute
hausse des frais de scolarité. Pour nous, l'université
doit devenir de plus en plus accessible, pas l'inverse. Il ne faut pas
augmenter les frais, il faut les diminuer et atteindre la
gratuité scolaire ! », a renchérit
Dominique Bordeleau, porte-parole de l'Association
générale étudiante du
Cégep du Vieux-Montréal.
« Les affirmations voulant qu'une
augmentation massive des droits de scolarité n'affecte pas
l'accessibilité aux études relèvent de la
pensée magique », a souligné Claudette
Carbonneau, présidente de la CSN.

Des attaques encore plus brutales
se préparent contre les travailleurs accidentés
Tous à la défense des travailleurs
accidentés!
Une attaque contre un est une attaque contre tous!
- Pierre Chénier -
Le 24 novembre dernier, le Conseil du patronat du
Québec (CPQ) et la Fédération des Chambres de
commerce du Québec (FCCQ) ont émis un rapport conjoint
qui demande des changements antisociaux majeurs à la Loi
sur la santé et la sécurité du travail et au
régime d'indemnisation des travailleurs accidentés. Le
rapport
sera soumis au groupe de travail que la CSST a établi en mai
2009 pour réévaluer le système.
Le trait principal du rapport conjoint du CPQ-FCCQ est
d'en appeler à une dégradation drastique des conditions
de vie déjà déplorables des travailleurs
accidentés. Le rapport ne prend aucune responsabilité et
ne mentionne même pas que les travailleurs accidentés sont
déjà très pauvres et abusés par la CSST qui
les harcèle et les criminalise
plutôt que de défendre leurs droits. Le rapport conjoint
prétend que les maigres prestations des travailleurs
accidentés imposent aux entreprises qui font des affaires au
Québec des conditions non concurrentielles à ce qu'elles
sont ailleurs au Canada ou dans le monde. Il va même
jusqu'à demander que les conditions de vie des travailleurs
accidentés
soient dégradées encore davantage pour permettre à
la CSST de rembourser les plus de 3 milliards $ qu'elle a
perdus sur les marchés boursiers dans le cadre des pertes de la
Caisse de dépôt et placement en 2008. L'offensive
antisociale est telle que les membres les plus vulnérables de la
société sont blâmés pour la crise du
système
capitaliste et dépeints comme des abuseurs qui aggravent la
crise.
Le rapport débute par le mensonge habituel
à l'effet que le nombre des accidents de travail au
Québec a baissé de 29 % dans les derniers dix ans.
Tout travailleur sait que ce n'est pas le cas. Ce qui a baissé,
c'est le nombre des accidents qui ont été
déclarés et ont fait l'objet d'une réclamation et
non le nombre des accidents comme tel.
Cela n'est pas l'effet du hasard mais du harcèlement
systématique des monopoles qui font pression sur les
travailleurs pour qu'ils ne rapportent pas les accidents sinon gare aux
mesures disciplinaires. Cela est causé également par
l'utilisation des assignations temporaires qui permet d'éviter
que les accidents ne soient déclarés et par la
contestation
systématique par la CSST et son armée d'avocats et de
médecins des réclamations des travailleurs. On pousse les
travailleurs accidentés à l'isolement total.
Marc Bouchard, le coordonnateur de l'Association des
travailleuses et travailleurs accidentés de
l'Abitibi-Témiscamingue, confiait récemment au LML
que les assignations temporaires sont de plus en plus un moyen
détourné de congédier les travailleurs
accidentés. « On utilise de plus en plus les
assignations temporaires pour
se débarasser des travailleurs accidentés. D'abord on
leur dit d'aller en assignation temporaire plutôt que de
déclarer leur accident. Puis, au bout d'un certain temps, ils
sont congédiés. C'est illégal selon la loi au
Québec de congédier les travailleurs accidentés,
mais cette façon de faire permet de contourner la
loi. »
Pendant qu'il ferme les yeux sur la
réalité dans les endroits de travail, le rapport invite
à un débat à savoir comment il se fait que les
coûts à la CSST montent en flèche alors que le
nombre des accidents est censé diminuer. Il cache ce qui se
passe dans le système. Les travailleurs accidentés
estiment que 85 % du budget de la CSST va à
son immense appareil de contestation des réclamations, de
réduction et d'arrêt de leurs prestations, d'espionnage
contre eux, etc. On ne leur permet pas d'avoir de la
tranquillité d'esprit, de se faire soigner de façon
humaine pour qu'ils récupèrent autant que possible tout
en jouissant de paiements d'indemnisation adéquats.
On estime que le Bureau d'évaluation
médicale auquel les employeurs et la CSST réfèrent
plus de 10 000 travailleurs accidentés chaque année
conteste plus de 75 % des diagnostics et des avis des
médecins traitants des travailleurs. Quand le BEM demande une
révision du cas, les travailleurs font face à un tribunal
de dernier recours
appelé la Commission des lésions professionnelles qui
dans plus de deux tiers des cas infirme la demande du BEM ! Les
travailleurs accidentés passent leur vie dans un processus
judiciarisé, ce qu'ils appellent une médecine de
contestation plutôt qu'une médecine qui soigne.
Au lieu d'étudier ce phénomène pour
y retracer le gaspillage d'argent, si c'est là ce qui les
intéresse, le CPQ et la FCCQ inventent des concepts scandaleux
comme la « surindemnisation » et la
« chronicité des lésions » (des
lésions spécifiques que les médecins traitants
voileraient en lésions chroniques pour allonger la
période de prestations) et plusieurs autres. Ils proposent des
mesures dont le but avoué est de réduire les prestations
d'indemnisation et de réduire la période de temps pendant
laquelle les travailleurs les reçoivent.
Dans le système actuel, par exemple, les
travailleurs accidentés qui sont déclarés aptes
à occuper un emploi convenable ont droit à un an de
recherche d'emploi avec pleine prestation. Le rapport propose que cette
période soit ramenée à 15 semaines.
Le rapport propose aussi que la CSST arrête de
financer les traitements de physiothérapie des travailleurs,
lesquels sont si vitaux pour eux, après 30 traitements. Cela
veut dire que non seulement les travailleurs accidentés se font
couper un service aussi critique mais qu'on les pousse vers les
cliniques privées de physio.
« C'est quelque chose que nous vivons
déjà, a dit Marc Bouchard. La CSST n'a pas attendu le
rapport pour couper les traitements de physiothérapie aux
accidentés du travail. La CSST en a déjà
informé plusieurs qu'elle arrêtait de financer leur physio
et d'autres traitements de même que des médicaments. Les
travailleurs sont poussés
vers les services privatisés. Ils doivent soit payer les
services de leur propre poche, soit essayer de se placer sur l'aide
sociale afin qu'elle les paie. C'est très pervers d'utiliser la
situation précaire des accidentés du travail, qui ont le
plus besoin de traitements et de médicaments, pour alimenter la
privatisation des services de santé. »
Au sujet de la soi-disant surindemnisation, le rapport
propose entres autres choses que la période de temps pendant
laquelle l'accidenté reçoit une indemnisation tout en
recevant une pension de retraite soit réduite.
« Le but du rapport est on ne peut plus
clair, a dit Marc. C'est de nier tout droit aux travailleurs
accidentés. Ça serait plus simple de les mettre tous face
au mur et de les descendre. Nous ne devons pas permettre que ces
attaques passent. Nous devons exiger en particulier que les
députés défendent leurs électeurs. C'est
leur devoir de le
faire. C'est pour ça qu'ils sont là ! »
Ce combat est le combat de tous les travailleurs du
Québec. Une attaque contre un est une attaque contre tous !
Non seulement il ne faut pas que les conditions de vie des
accidentés du travail se dégradent encore davantage, mais
il faut
que leurs conditions soient améliorées
immédiatement tant du point de vue indemnisation que de soins
médicaux adéquats qui les aident à se remettre au
lieu de les harceler. Les associations de défense des
travailleurs accidentés ont à cet égard des
demandes concrètes qui permettraient d'améliorer tout de
suite la situation des accidentés. C'est notre lutte à
tous et nous devons intensifier notre combat à la défense
des droits de tous !

Secteur de l'aluminium
«Nous vivons la violation du pacte social
sur l'utilisation de l'hydroélectricité»
- Entrevue: Marc Maltais,
président du Syndicat des travailleurs
de l'aluminium d'Alma -
Les travailleurs du complexe d'aluminium de Rio Tinto
à Alcan mènent en ce moment une campagne publicitaire sur
le thème « Leur nécessité :
l'hydroélectricité – Nos ressources, nos emplois :
notre priorité ». Ils font aussi circuler une
pétition qui demande au gouvernement Charest de
révéler les ententes secrètes
qui ont été signées entre son gouvernement,
Hydro-Québec et Rio Tinto Alcan quand Rio Tinto a acheté
Alcan en 2007. La pétition demande aussi que le gouvernement
Charest impose des planchers d'emplois bien
rémunérés aux monopoles qui exploitent nos
ressources naturelles. Ce travail fait partie de la lutte des
travailleurs de toute la région
contre le pillage de ses ressources naturelles et humaines. La
délégation du Saguenay-Lac-St-Jean et du haut du
Lac-Chibougamau-Chapais a d'ailleurs présenté une
résolution contre ce pillage et pour l'examen de la question de
la nationalisation des ressources naturelles au récent
congrès de la FTQ, laquelle a été adoptée
à l'unanimité (voir LML
du 2 décembre 2010). Le Marxiste-Léniniste s'est
entretenu
récemment
avec Marc Maltais, le président du
Syndicat des travailleurs de d'aluminium d'Alma.
LML : Quels travailleurs
le syndicat représente-t-il ?
Marc Maltais : Notre section est la section
locale 9490 du Syndicat des métallos. Nous représentons
les 805 travailleurs de la production au complexe Rio Tinto Alcan
à Alma. Nous produisons de l'aluminium de première fusion.
LML : Quel est le but de
votre campagne publicitaire ?
MM : Son but général est de
mobiliser la population d'ici pour demander le maintien et la
création d'emplois de qualité. Rio Tinto axe sa
conception sur le tonnage et sa capacité de production
supérieure. Nous, on travaille sur les retombées pour la
région. Notre débat ne porte pas sur les critères
de la rentabilité ou de la
compétitivité à l'effet que par rapport à
la tonne d'aluminium nous sommes les champions au niveau mondial.
Lorsque Rio Tinto nous dit que selon sa conception nos salaires sont
trop élevés, nous sommes insensibles à cela.
La compagnie profite énormément des
avantages hydroélectriques. Alcan a été soustraite
à la nationalisation de l'hydroélectricité au
début des années 1960. Une des conditions du gouvernement
du Québec à cette époque était de laisser
Alcan profiter du bassin hydroélectrique à condition que
cela serve à faire marcher les usines ici. C'est un
genre de prix à payer dans la région.
Ils doivent le payer ce prix. C'est pourquoi un de nos
slogans c'est « Leur nécessité
l'hydroélectricité - Nos ressources, nos emplois c'est
notre priorité ». C'est vraiment le coeur de cette
campagne là. Nous disons à Rio Tinto Alcan que tous les
emplois qu'ils vont créer à travers l'exploitation de nos
richesses naturelles doivent se
traduire par des emplois de qualité bien payés. On ne
veut pas que nos emplois soient envoyés en sous-traitance qui
est du cheap labour. Cela ne fait vraiment pas partie de l'entente
historique.
En ce moment, en ce qui concerne le centre de
réfection des cuves, Rio Tinto octroie une partie des travaux
à la sous-traitance. Ces questions-là sont
encadrées dans notre convention collective. Ce qui s'est
passé au centre de réfection des cuves, ce sont des
emplois occupés par des syndiqués aujourd'hui qu'on ne
remplacera pas par de la main
d'oeuvre syndiquée mais par des sous-traitants. C'est
carrément de la mutation d'une classe de travailleurs à
une autre et de ce fait un appauvrissement collectif. C'est la masse
salariale dans la région qui diminue. C'est une question
régionale en ce qui nous concerne. C'est un combat pour l'avenir
de la région. Selon nous cela est fait en violation
de la convention collective en vigueur. Rio Tinto dit respecter les
contrats de travail mais selon nous ce n'est pas le cas du tout. Nous
sommes présentement devant la Commission des relations du
travail à ce sujet. Dans le moment ce sont 69 emplois qui
sont en litige.
Nous considérons que nous vivons la violation du
pacte social qui a existé dès l'époque de
Duplessis, qui a été reconduit de gouvernement en
gouvernement et qui a donné lieu à des ententes sur les
ressources hydroélectriques, des baux en échange du
fonctionnement des usines. Les ententes étaient de 25 ans
mais le gouvernement
Charest en a fait une entente de 50 ans et en plus il a gelé le
prix du courant pour 50 ans.
Nous demandons aussi que les ententes secrètes
signées par le gouvernement Charest et Hydro-Québec avec
Rio Tinto lors de son achat d'Alcan en 2007 soient rendues
publiques. C'est le gouvernement Charest qui a établi les
Conférences régionales des élus en 2004 dont
le mandat déclaré était de négocier toute
question relative
au développement économique régional. Mais ce
même gouvernement a tout simplement passé par-dessus la
CRÉ au moment de l'achat. Certaines parties de l'entente ont
été rendues publiques mais d'autres sont toujours
secrètes. Une entente secrète, quand on vous cache
quelque chose, c'est parce qu'il y a quelque chose d'important
là-dedans.
Au-delà de la question de la perte des secrets industriels, nous
ce qu'on dit c'est que, comme les ressources naturelles nous
appartiennent, nous sommes en droit de savoir à quelles
conditions elles sont cédées. Comment peut-on exercer
quelque contrôle que ce soit si les ententes sont
secrètes ? Lors de la négociation des baux
hydroélectriques, le gouvernement Charest savait qu'Alcan avait
toujours accepté de garantir des emplois et de laisser de
l'argent ici mais il a changé cela, alors il y a une intention
derrière cela.
Nous voulons démontrer que la population n'a pas
eu son dû dans les conditions de l'achat. Nous devons nous
rappeler que le développement de la base industrielle du Lac
St-Jean s'est fait à coup d'expropriation de populations. Cela
a été fait d'une manière cowboy et cela continue
maintenant.
LML : Vous demandez aussi
l'agrandissement du complexe Alma.
MM : Oui. En 2005, nous avons
négocié avec Rio Tinto que si elle annonçait avant
la fin de 2010 un projet d'agrandissement du complexe d'au moins 600
millions $ qui équivalait à 2 000 heures de
travaux, alors la convention qui est en vigueur aujourd'hui serait
reconduite jusqu'en 2015. Cependant la semaine
passée, alors que nous étions réunis en
congrès de la FTQ, Rio Tinto nous a annoncé qu'il n'y
aurait pas d'annonce alors la convention ne sera pas reconduite et nous
allons en négocier une nouvelle.
Il faut comprendre que ce que nous vivons avec la crise
forestière depuis les années 80 nous a donné un
goût amer de cette médecine qui se fait sur le dos de la
région. Ayant déjà goûté à
cette médecine, les gens deviennent de plus en plus conscients
et mobilisables pour défendre notre richesse collective.
Nous voulons contrôler nos destinées. Cela
fait plus de 30 ans que ça va mal ici. On vit un bilan
négatif depuis longtemps et nous voulons que nos enfants
puissent prospérer dans cette région. C'est très
important.
On l'a bien vu au congrès de la FTQ. Si on ne se
prend pas en mains, si on les laisse faire et on ne dit pas un mot, on
se fait déculotter et on se retrouve avec une situation
où l'on n'a même plus le droit de lever des griefs.
C'est le retour du Far West, du moins de ce qu'on a lu
à son sujet. Nous ne pouvons pas accepter de reculer.

Pétition du Syndicat des travailleurs
de l'aluminium d'Alma
CONSIDÉRANT que le gouvernement a agi en catimini
en vendant à rabais nos richesses naturelles sans que la
population du Québec, en particulier de la région du
Saguenay-Lac-St-Jean, ait eu un véritable droit de regard ;
CONSIDÉRANT que ce même gouvernement semble
dilapider petit à petit notre patrimoine en cédant nos
droits à des intérêts privés tout en tenant
à l'écart la Conférence régionale des
élus (CRÉ) lors de ces attributions ;
CONSIDÉRANT que Rio Tinto Alcan profite
d'avantages exceptionnels quant aux droits hydriques qui lui sont
octroyés et que cette même compagnie tarde à
annoncer l'expansion de l'Aluminerie Alma qui pourrait créer
environ 150 emplois directs et avoir des retombées importantes
lors de la construction ;
CONSIDÉRANT que Rio Tinto Alcan sabre dans sa
main-d'oeuvre syndiquée au profit de la sous-traitance,
produisant ainsi un appauvrissement collectif ;
EN CONSÉQUENCE, nous soussignés, demandons
à l'Assemblée nationale du Québec d'intervenir
auprès du gouvernement du Québec afin de rendre public
les termes de l'entente secrète intervenue entre la
société d'État Hydro-Québec, Rio Tinto
Alcan et le gouvernement du Québec.
De plus, nous demandons que ce gouvernement garantisse
la création et le maintien d'un niveau d'emplois
syndiqués de qualité et bien
rémunérés en échange de l'exploitation de
nos richesses.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca