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La « consultation des partenaires
de
l'éducation »
Non à la hausse des droits de scolarité!
C'est au gouvernement à rendre des comptes,
pas aux étudiants!
Le gouvernement libéral de Jean Charest, qui est
allé plus loin que tout autre avant lui dans l'abandon des
responsabilités sociales de l'État envers la
société, l'économie et l'avenir du Québec,
voudrait que les étudiants et enseignants se joignent à
lui dans un « consensus » sur l'abandon des
responsabilités
de l'État en matière d'éducation. Il tient
aujourd'hui à Québec sa « Rencontre des
partenaires de l'éducation » pour
« trouver des solutions au problème de financement
des universités » mais avec pour précondition
que les étudiants doivent payer. Le
Marxiste-Léniniste salue les
étudiants qui poursuivent leur tradition militante d'affirmer
leurs droits et qui refusent de faire les
frais des plans antisociaux et antinationaux du gouvernement.
Il y a quelque chose qui cloche quand on entend un appel
à la consultation de la part d'un gouvernement qui se fait un
honneur d'user de sa prérogative royale envers et contre tous.
Nous y reviendrons sur ce prétendu « courage de faire
ce qui n'est pas populaire » pour « le bien
supérieur de
la nation ». Pour l'instant il suffit de poser la
question : qui décide de ce qui est « le bien
supérieur de la nation » ? Pour ce qui est de la
dilapidation de l'éducation, les étudiants et enseignants
ne sont pas dupes et leur défense résolue de leurs droits
et de la mission essentielle de l'éducation
est mille fois plus courageuse. Ce sont eux qui ont le courage de
« faire ce qui est impopulaire » (auprès
des pouvoirs en place et des grands médias) et qui
défendent ainsi le droit de tous les Québécois de
décider ce qui est dans l'intérêt supérieur
du Québec.

Montréal le 1er avril 2010 suite au
dépôt du budget Charest.
Les étudiants refusent la démagogie
à propos de la nécessité de hausser les droits de
scolarité au Québec pour être « à
parité avec les universités canadiennes »,
parce que les universités seraient à court de source de
financement et qu'elles doivent « performer sur le
marché international ».
Ils font valoir que les hausses des droits auront un impact réel
sur l'accès à l'éducation, surtout quand du
même coup le gouvernement frappe dans le système d'aide
financière. Les étudiants sont déjà
endettés de dizaines de milliers de dollars durant les
études, sans compter que cette pression financière se
répercute
sérieusement sur les conditions d'études. Non au
dégel et non à la hausse des droits de
scolarité ! L'éducation doit être accessible
à tous !
La ministre de l'Éducation déclare que le
point de départ de la « consultation sur le
financement des universités » doit être la
reconnaissance que « le gouvernement n'a pas
d'argent ». « Pas d'argent » est le
nouveau slogan des gouvernements qui considèrent que
l'État n'a
pas de responsabilité envers le niveau de culture
général de la population, pas de responsabilité
envers le niveau de santé général de la
population, pas de responsabilité envers le bien-être des
travailleurs à la retraite, pas de responsabilité envers
le saccage de l'environnement et la destruction de notre secteur
manufacturier,
mais une responsabilité sacrée d'utiliser des dizaines de
milliards de dollars des fonds publics pour aider les monopoles en
vertu de leur rôle de « créateurs de
richesse ». C'est le monde à l'envers. Ces
« créateurs de richesse » prennent ce
qu'ils veulent puis s'en vont ailleurs et dans l'économie
mondialisée cela veut dire abandonner à la
désintégration tout ce qui est le propre d'une nation.
Non aux politiques antisociales et antinationales des
libéraux !
Dans le seul document rendu disponible pour la
« rencontre des partenaires », la ministre de
l'Éducation dit qu'il faut laisser les universités
ajuster les frais de scolarité selon leurs besoins et de son
côté le gouvernement exigera d'elles « une
reddition de compte et la performance ».
Premièrement, c'est aberrant d'entendre un gouvernement, qui est
depuis des mois au banc des accusés pour la corruption et le
financement illégal et refuse d'y répondre, venir dire
qu'il exigera des comptes des
universités qui obéissent au même roi et
maître que lui – la concurrence du marché.
Deuxièmement, et c'est ce qui est encore plus
trompeur dans les prétentions de la ministre, le gouvernement
exigera une « reddition de compte et la
performance » envers quel objectif ? Comme Jean Charest
qui dit prendre des décisions impopulaires pour « le
bien supérieur » en
se gardant bien de définir ce « bien
supérieur », la ministre prend bien soin de ne pas
définir cette « performance ». La logique
du gouvernement Charest en matière de financement des
universités est que les universités doivent
« performer sur le plan national mais aussi sur le plan
international ».
En fait, c'est la même logique que celle qui
justifie la remise de milliards de dollars des fonds publics aux
monopoles pour qu'ils performent sur le marché mondial. On
prétend que c'est cela le moteur du développement
économique du Québec, et dans le cas de
l'éducation la ministre dit carrément que
l'amélioration
de la qualité et de l'accès à l'éducation
passe par la performance des universités sur le marché.
C'est carrément un mensonge. Ces politiques
néolibérales ont démontré depuis trente ans
qu'elles ne mènent qu'à la destruction des institutions
nationales, du tissu national, et notamment du secteur manufacturier et
de
la capacité de l'économie québécoise de
suffire à ses besoins.

Quand l'objectif, la direction essentielle de
l'économie, est de tout mettre à la disposition des plus
gros et des plus grands pour qu'ils réussissent sur les
marchés mondiaux dans l'espoir de quelques retombées
illusoires pour la population locale et la nation, le mot performance a
un sens bien différent.
C'est au peuple d'appuyer les étudiants et
enseignants et d'exiger une reddition de compte, non seulement des
universités, mais aussi des gouvernements qui tournent le dos
à leurs responsabilités sociales. Sa définition
de la performance part de sa responsabilité envers ses
propres intérêts et envers l'intérêt
général
de la société.
Non à la hausse des droits de
scolarité !
Arrêtez de payer les riches, augmentez les investissements
dans les programmes sociaux !

Un consensus clair: préserver
l'accessibilité aux études et stopper la hausse des
droits de scolarité
- Alliance sociale, 5 décembre
2010 –
Lors de la Rencontre des partenaires en
éducation, qui se tiendra demain à Québec,
l'Alliance sociale souhaite un consensus clair quant à la
nécessité de préserver l'accessibilité aux
études universitaires et de stopper la hausse des droits de
scolarité.
La rencontre propose entre autres aux participants de
trouver des solutions pour renflouer les coffres des universités
québécoises. Le gouvernement libéral évoque
depuis le dernier budget la possibilité d'augmenter la
contribution étudiante au-delà de son niveau de
2012 (2 168 $ par année).
Pour l'Alliance sociale, il est clair que les étudiants
collaborent déjà beaucoup. À titre d'exemple,
ceux-ci ont triplé leur contribution au réseau
universitaire depuis la fin des années 80 et la situation
financière des étudiants s'est considérablement
détériorée comme le démontre l'étude
Sources et modes de financement
des étudiants de premier cycle, menée pour le compte de
la FEUQ.
Pour l'Alliance sociale, le financement adéquat
des universités passe par une fiscalité progressive. En
ce sens, il est déplorable que la ministre de
l'Éducation, Line Beauchamp, accompagnée par le ministre
des Finances, Raymond Bachand, refuse d'entrée de jeu de
discuter de l'impôt sur le revenu des particuliers
les mieux nantis et des entreprises. L'Alliance sociale fera bloc lors
de cette rencontre et lors des consultations
prébudgétaires pour revendiquer une fiscalité plus
progressive.
Le mythe des prêts et bourses
Selon l'Alliance sociale, les prêts et bourses ne
pourront pas combler le manque à gagner créé par
une nouvelle hausse des droits de scolarité. En effet, une
récente publication du Conseil supérieur de
l'éducation (CSE) démontre que les enfants des
ménages gagnant
moins de 25 000 $ par année sont ceux qui
fréquentent le moins l'université, deux fois moins que
leurs homologues de ménages gagnant 100 000 $ et plus. Ce
sont les enfants provenant de familles qui gagnent entre
25 000 $ et 50 000 $ qui ont le plus à perdre
d'une hausse
des droits de scolarité. La raison est fort simple : la
classe moyenne est exclue du programme de prêts et bourses.
Déjà en novembre 2008, le ministère de
l'Éducation constatait qu'il manquait 238,9 M $
à ce programme pour qu'il corresponde au réel coût
de la vie.
L'Alliance sociale continue de dénoncer le fait
que les transferts fédéraux dédiés à
l'éducation supérieure n'ont jamais été
restaurés depuis la coupe drastique du milieu des années
90. On compte toujours à cet égard un manque à
gagner de 800 millions $ pour le Québec seulement. Par
ailleurs, en dépit
de la création du Programme canadien de bourses aux
étudiants (PCBE), les étudiants québécois
n'ont toujours pas vu l'ombre d'une bonification de leur aide
gouvernementale cette année, bien que le gouvernement du
Québec ait reçu 235 M $ en 2009-2010
plutôt que les 205 M $ versés
en 2008-2009.
Remettre l'éducation au sommet des
priorités du gouvernement
Enfin, l'Alliance sociale souhaite démontrer
l'importance de l'éducation postsecondaire pour le
Québec. Des progrès hors du commun ont été
réalisés au Québec depuis les années 60,
mais l'accessibilité aux études demeure fragile et risque
de diminuer si on augmente les droits de scolarité.
Une récente étude de la FEUQ
démontrait que 45 % des jeunes universitaires sont des
étudiants de première génération. Cette
statistique passe à 70 % pour les régions. De plus,
dans un contexte où 70 % des nouveaux emplois
nécessiteront une formation postsecondaire, le gouvernement doit
tout mettre en oeuvre pour favoriser l'accès aux études
universitaires. L'Alliance sociale rappelle que cette idée avait
d'ailleurs fait consensus au sommet économique de Lévis
en février 2010.
L'Alliance sociale compte faire de ces questions
d'accessibilité et de démocratisation l'axe majeur de ses
interventions lors de cette rencontre.
Membres de l'Alliance sociale : FTQ, CSN, CSQ, CSD,
SFPQ, APTS, SPGQ, FEUQ, FECQ

Recherche de la CREPUQ: L'ASSÉ appelle à
la prudence au sujet du sous-financement
- Association pour une solidarité
syndicale étudiante, 2 décembre 2010 -

(Photo:
ASSÉ)
|
L'Association pour une solidarité syndicale
étudiante (ASSÉ) s'insurge contre les propositions
formulées aujourd'hui par la Conférence des recteurs et
principaux d'universités (CREPUQ) pour remédier au
sous-financement universitaire et appelle à la prudence à
ce sujet. En effet, une récente étude de l'Institut
de recherche et d'information socio-économique (IRIS)
démontrait qu'entre 1997 et 2005, les revenus totaux des
universités ont augmenté de 71 %, alors que,
pendant la même période, l'augmentation de l'effectif
étudiant n'a été que de 18 %.
« Comme l'a récemment démontré l'IRIS,
depuis
la fin des années 1990, le financement des universités a
augmenté beaucoup plus rapidement que la fréquentation
étudiante. Peut-on vraiment parler de sous-financement dans ce
contexte ? », s'interroge Gabriel Nadeau-Dubois,
porte-parole de l'ASSÉ.
À quelques jours de la rencontre des partenaires
de l'éducation sur l'avenir des universités, la CREPUQ
tente manifestement d'installer un climat de panique au sujet du
financement universitaire, afin de légitimer une nouvelle hausse
des frais de scolarité. « La CREPUQ pose un faux
dilemme entre un financement
adéquat des universités et des frais de scolarité
abordables. Nous devons absolument refuser de faire ce
choix », poursuit M. Nadeau-Dubois.
L'ASSÉ s'indigne aussi du fait que la recherche
de la CREPUQ reste silencieuse sur la finalité des
universités. Pour l'ASSÉ, si les universités
doivent être financées convenablement, elles doivent
surtout être à la hauteur de leur idéal
constitutif. « Encore une fois, on demande beaucoup
d'argent, mais le
silence est complet sur ce qu'on devrait faire avec cet argent :
enseigner à des êtres humains ou faire de la recherche et
développement pour les entreprises
privées ? », poursuit M. Nadeau-Dubois.
Seule association étudiante nationale comprenant
des membres de tous les cycles d'enseignement supérieur
confondus, l'ASSÉ regroupe actuellement près de
45 000 membres dans les cégeps et les universités du
Québec. Elle milite depuis sa création pour
l'accessibilité à un système d'éducation
gratuit,
public et de qualité.

La malhonnêteté intellectuelle est
l'invitée-mystère
de la Rencontre des partenaires de l'éducation!
- FECQ et FEUQ, 2 décembre 2010 -
À la suite de la publication du cahier de
consultation, à peine dix jours avant la Rencontre des
partenaires de l'éducation (RPE) du 6 décembre, la
Fédération étudiante collégiale du
Québec (FECQ) et la Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ) sont amèrement
déçues de la qualité du document
de consultation soumis par le ministère de l'Éducation,
du Loisir et du Sport (MELS). « Il semble bien qu'il y ait
un nouveau participant à cette rencontre, la
malhonnêteté intellectuelle. À voir comment le
gouvernement fait ses calculs, on comprend très bien pourquoi on
est dans le pétrin financier ! »,
commente Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQ.
En effet, d'entrée de jeu, on compare la
participation aux études universitaires entre l'Ontario et le
Québec. Pourtant, oubli magistral de la part du MELS, il
n'inclut pas les cégeps dans son calcul. « On compare
des pommes avec des oranges. Un des outils que s'est donné le
Québec pour favoriser la participation
aux études postsecondaires, ce sont les cégeps. Les
oublier, c'est carrément être de mauvaise
foi ! », rajoute Léo Bureau-Blouin,
président de la FECQ.
La malhonnêteté frise le mensonge lorsque
le document aborde la question des frais de scolarité et qu'il
les compare avec ceux de la fin des années soixante. En 1968,
avant même la fondation de l'Université du Québec,
les frais institutionnels obligatoires (frais divers de gestion)
n'existaient pas. Or en 2010-2011,
ces frais qui sont inclus dans la facture étudiante atteignent,
en moyenne, plus de 600 $. « Il est clair que la
facture étudiante semble moins élevée lorsqu'on
oublie sciemment près de 30 % de la facture des
étudiants. Les étudiants payent ces sommes. Elles
existent réellement et le ministère les
fait disparaître derrière un tableau
faussé », précise M. Savoie.
Le manque de rigueur intellectuelle atteint son comble
lorsque le MELS renie même les propos du Conseil des ministres de
l'Éducation du Canada en affirmant que les frais de
scolarité n'ont aucun impact sur l'accessibilité aux
études. Ce Conseil a récemment affirmé que toutes
les études sérieuses démontraient
un lien direct entre la hausse des frais de scolarité et la
baisse de l'accessibilité aux études. « Quand
on calcule l'effet des cégeps et la politique de gel des frais
de scolarité qui a prévalu auparavant, on se rend bien
compte que c'est au Québec que le taux de participation aux
études est le plus élevé, et ce peu
importe la provenance socioéconomique de
l'étudiant », affirme M. Bureau-Blouin.
À regarder le document, il semble pour la FECQ et
la FEUQ que le gouvernement tente de revenir 40 ans en arrière.
« Il est de plus en plus clair que le gouvernement tente de
transférer la dette de l'État sur le dos des
étudiants. Au lieu de voir l'éducation comme un
investissement qui va garantir l'avenir
du Québec, il ne voit que la dépense à court
terme. Ce gouvernement a décidément une très
courte vue », concluent MM. Savoie et Bureau-Blouin.
La Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ) et la
Fédération étudiante universitaire du
Québec (FEUQ) représentent ensemble plus de 180 000
étudiants au Québec.

À Montréal le 23 novembre
Vigoureuse manifestation contre les politiques
antisociales des libéraux
- Serge Lachapelle -
Le 23 novembre à midi, plus d'un millier de
personnes ont répondu à l'appel de la Coalition
opposée à la tarification et à la privatisation
des services publics pour manifester contre les politiques antisociales
des libéraux. Parmi les manifestants, il y avait des
travailleurs et travailleuses dont un fort contingent
de la Fédération des infirmiers et infirmières du
Québec (FIQ), des représentants des Travailleurs
canadiens de l'automobile, des secteurs public et para-public et de
l'éducation dont des membres de l'Association des
retraités de l'éducation du Québec. Il y avait
également de nombreux groupes de femmes ainsi que
des activistes de groupes communautaires. Mais ce sont les
étudiants dont plusieurs étaient en grève qui ont
donné le ton avec leurs slogans, bannières et pancartes
militants. On pouvait lire : « Charest,
les
Québécois
veulent
ton
renvoi ! »,
« Un
mouton
à
la tête
de la nation ! », « Pour les droits, non la
droite ! », « C'est encore le peuple qui
paye ! De l'argent pour l'éducation par pour la
corruption ! »


À
Montréal le 23 novembre devant les bureaux
d'Hydro-Québec. (Photo FFQ)
Tout au long du parcours, les appuis venaient de toute
part. Arrivés devant les entrées de l'édifice
d'Hydro-Québec, les manifestants ont déjoué la
vigilance des policiers pour y bloquer les entrées pendant plus
d'une heure. « En bloquant Hydro-Québec, nous
démontrons notre volonté de tout mettre en
oeuvre pour bloquer les mesures injustes du budget, dont la hausse
brutale des tarifs d'électricité », a
expliqué Marie-Êve Rancourt, porte-parole de la Coalition.
« Depuis la présentation de son
budget, le 29 mars, le premier ministre Charest et son
gouvernement ont fait la sourde oreille aux protestations de la
population. Leur seule concession a été l'abandon du
ticket modérateur sur la santé et encore là, ils
nous ont avertis qu'ils allaient trouver l'argent ailleurs
dans nos poches. Comme le gouvernement ne comprend pas nous devons
monter le ton ».
Une autre porte-parole, Régine Laurent,
présidente de la Fédération interprofessionnelle
de la santé du Québec (FIQ), a qualifié de faux
l'argument selon lequel le gouvernement n'a pas le choix :
« Oui le gouvernement a le choix. Il a le choix d'aller
chercher l'argent où il se trouve, en augmentant
l'impôt des contribuables à plus haut revenu et des
grandes entreprises. Il a le choix de revoir les privilèges
fiscaux dont ils disposent, d'augmenter les redevances des compagnies
minières, d'introduire des mesures de contrôle du prix des
médicaments. Il a le choix de lutter plus agressivement contre
l'évasion fiscale.
Il a le choix de revoir son calendrier d'atteinte du déficit
zéro. »
Des manifestations semblables ont également eu
lieu dans d'autres villes.
Dans le secteur de Hull, à Gatineau, les
manifestants ont bloqué l'entrée d'un centre de
santé privé. Comme l'a souligné David
Clément, du Réseau Vigilance Ouatouais, « nous
en avons contre les mesures qui touchent à des services publics
et qui, par conséquent briment les droits fondamentaux des
citoyens ».
À Québec, les étudiants du
cégep François-Xavier-Garneau ont bloqué
symboliquement le boulevard Charest.
À Rivière-du-Loup, des membres de la
Fédération de la santé et des services sociaux de
la CSN ont manifesté devant l'Hôtel Universel. Ils ont
bloqué symboliquement une partie du boulevard
Hôtel-de-Ville.
À Sherbrooke, les manifestants ont peint avec de
la gouache des slogans sur la chaussée et sur un édifice
gouvernemental. Ils ont été intimidés par la
police qui a procédé à l'arrestation de cinq
d'entre eux et les a détenus une heure et demie et ce sans
qu'aucune accusation ne soit portée.
Toutes les actions ont fait ressortir la
détermination des manifestants à poursuivre la lutte
jusqu'à la victoire, soit jusqu'au retrait de ce budget
antisocial.
Comme l'a souligné Thérèse Rondeau,
coresponsable du Collectif de lutte à la pauvreté
Centre-du-Québec : « Il y a des mythes à
déboulonner au sujet de la tarification des services publics. Le
discours alarmiste du gouvernement Charest ne tient plus la route, la
population n'est pas dupe. Il est possible
de financer adéquatement les services publics et les programmes
et ainsi préserver le bien commun. »
« Non seulement voulons-nous empêcher
la présentation d'un autre budget des "lucides", mais l'objectif
avoué de la Coalition est de forcer le gouvernement Charest
à faire marche arrière sur les compressions
budgétaires et l'ensemble des mesures régressives
contenues dans son dernier budget », a
précisé Marie-Êve Rancourt. « L'abandon
du ticket modérateur en santé est la preuve même
qu'il est possible de faire reculer le gouvernement Charest. C'est une
invitation à redoubler d'efforts et de mobilisation pour obtenir
des gains encore plus substantiels. »

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