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Non au prolongement de la mission canadienne
en Afghanistan! Canada, hors d'Afghanistan!
L'occupation doit cesser tout de suite!
- Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) -
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) condamne la décision du premier
ministre Stephen Harper de prolonger la mission canadienne en
Afghanistan jusqu'en 2014.
L'annonce de cette décision vient une semaine
avant le sommet de l'OTAN à Lisbonne où cette alliance
agressive adoptera son nouveau concept stratégique qui comprend
la possibilité d'introduire les armes nucléaires en Asie
centrale.
Le PCC(M-L) condamne également la
désinformation qui sert à justifier le prolongement de la
participation canadienne aux différentes facettes de cette
occupation en disant que c'est pour des fins humanitaires ou que le
prolongement de la mission doit passer par un débat ou un vote
au parlement. C'est précisément
la prétention de souci humanitaire des impérialistes qui
devient aujourd'hui la justification pour violer la souveraineté
des pays et s'ingérer dans leurs affaires au point de les
envahir et des les occuper.
L'occupation de l'Afghanistan est une agression ouverte,
un crime contre l'humanité et un crime contre la paix, le plus
haineux des crimes de guerre. Il n'y a rien à
débattre : les peuples du monde ont déjà
rejeté sans équivoque le diktat des impérialistes
que « la force fait le droit ». Les Canadiens
se sont opposés à la participation du Canada à la
guerre en Afghanistan depuis le tout début et n'ont cessé
d'exiger que le Canada ramène ses troupes au pays tout de
suite !
Non à la participation du Canada
à
la guerre et à l'agression en Afghanistan !
Ramenez les
troupes maintenant !
Organisons-nous pour nous donner un
gouvernement anti-guerre !
Référence
Conférence de presse sur l'extension de la
mission canadienne en Afghanistan
Le ministre des Affaires étrangères
Lawrence Cannon, le ministre de la Défense nationale Peter
MacKay et la ministre de la Coopération internationale Beverley
Oda ont tenu une conférence de presse hier, le 16 novembre,
pour donner des détails sur l'extension de la mission canadienne
en Afghanistan.
Les trois ministres ont dit que l'extension de la
mission canadienne en Afghanistan au-delà de 2011 sera
d'environ 3 ans, soit jusqu'en 2014 et comprendra l'envoie
d'environ 950 membres des Forces canadiennes, qui sont environ
3 000 en ce moment dans le cadre de l'occupation de l'Afghanistan.
Les troupes et autres membres du personnel qui vont demeurer en
Afghanistan vont se déplacer de la base de Kandahar vers Kaboul
d'ici juillet 2011. Les principales dépenses prévues pour
le prolongement de la mission iront à la formation des soldats
afghans dans une base près de Kaboul, au coût de 500
millions $
par année, et au travail de développement qui
coûtera 100 millions $ par année. Le total des
dépenses atteindra 700 millions $ annuellement. Les
ministres ont laissé la porte ouverte à d'autres
dépenses en disant que leur montant total ne sera pas connu
avant 2014.
Le ministre Cannon a dit que le pays était en
ruines quand la mission a débuté. Il a dit que le taux
des naissances a augmenté et le taux de mortalité
diminué, négligeant de mentionner que l'occupation a fait
grimper le nombre des morts de civils en grande partie à
cause des frappes aériennes de l'OTAN contre
des civils. Cannon a dit qu'en dépit des pressions
exercées par ses alliés de l'OTAN, le Canada se retire de
sa mission de combat dans la province de Kandahar afin de poursuivre le
travail de développement et de renforcer la démocratie.
Le ministre de la Défense nationale Peter MacKay
a fait l'éloge des militaires et dit que l'aide au
développement n'aurait jamais été possible sans
l'occupation militaire. Il a prétendu que les forces
d'occupation canadiennes ont contribué à construire un
pays plus stable. Il a aussi tenté de perpétuer le mythe
qui
a servi de justification à l'invasion de l'Afghanistan, à
savoir que l'occupation étrangère de l'Afghanistan va
garantir que le pays « ne sera plus jamais un incubateur du
terrorisme ». Le rôle des forces militaires
canadiennes, a-t-il ajouté, sera de former l'armée
afghane pour « assumer la responsabilité
de la sécurité et de la souveraineté des
Afghans ».
En guise de conclusion, la ministre Oda a repris
plusieurs des allégations de ses deux collègues pour
justifier le maintien de la présence canadienne en Afghanistan,
soit que l'occupation a amélioré les services de
santé et la scolarisation des femmes, a fourni des programmes de
crédits, permis la construction d'écoles,
etc., et elle a ajouté que le Canada « va accorder
une importance particulière aux femmes dans son travail en
Afghanistan ».
À une question d'un journaliste au sujet du grand
nombre de désertions et de défections dans les rangs de
ceux qui sont en train d'être formés pour faire partie de
l'armée afghane et des problèmes que cela pose à
l'OTAN, Peter MacKay a répondu que les défections sont
dues au fait que les Afghans sont « illettrés
et sans instruction ».

Le Canada doit se retirer
de l'Afghanistan maintenant!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec -
Le PMLQ condamne résolument le
gouvernement
Harper et les libéraux de Michael Ignatieff pour la
décision de prolonger en toute impunité et au
mépris de l'opinion populaire la mission canadienne en
Afghanistan jusqu'en 2014. Le PMLQ dénonce aussi les
prétentions de « non-combat » qui
accompagnent cette annonce, car elles ne servent qu'à masquer le
fait que le gouvernement de Stephen Harper est un gouvernement
pro-guerre au service de la stratégie d'ensemble de
l'impérialisme américain, de ses plans de guerre et
d'agression contre les peuples du monde.
Que ce soit soit au combat ou en mission de formation,
au nom de la sécurité, de l'aide ou autre, les troupes
canadiennes n'ont pas d'affaires en Afghanistan et cette guerre
d'agression et d'occupation est illégale, illégitime et
une atteinte aux principes modernes régissant les rapports entre
nations.
Stephen Harper déclare qu'il ne veut pas mettre
en péril « les gains pour lesquels les Canadiens se
sont battus ». Mais à quels gains fait-il
référence ? Il ne s'agit sûrement pas des
gains réalisés par les peuples du monde au fil des
siècles dans leurs efforts pour établir des rapports
modernes
entre nations. Il ne parle sûrement pas des gains
réalisés par la grande lutte antifasciste durant la
Deuxième Guerre mondiale pour dire Plus Jamais ! à
l'agression et aux crimes contre la paix, qui ont été
déclarés les plus grands crimes contre l'humanité.
Non, là-dessus Stephen Harper, les libéraux et toute
l'agression
contre l'Afghanistan défendent non pas un gain mais un retour en
arrière dans les rapports entre nations et une attaque contre la
paix.
La classe ouvrière et le peuple du Québec
ne considèrent pas les « gains » dont
parle Harper comme des gains à leur avantage ou à
l'avantage de la paix. C'est pourquoi ils ont condamné
l'agression de l'Afghanistan dès le premier jour, le
17 octobre 2001, et n'ont cessé d'exiger la fin de
l'occupation
et le retrait des troupes depuis.
Cette récente décision et les
justifications qui l'accompagnent doivent être
dénoncées avec tout le mépris qu'elles
méritent. Elles sont source de grande inquiétude pour les
Québécois et les Canadiens et montrent l'urgence de
s'organiser pour changer la direction très dangereuse que prend
ce gouvernement pro-guerre.
La lutte pour un gouvernement anti-guerre qui jouera un rôle en
faveur de la souveraineté des peuples du monde et qui refusera
de mettre les ressources matérielles, humaines et
financières du pays à la disposition des bâtisseurs
d'empire est plus que jamais à l'ordre du jour.
Le Canada doit se retirer de
l'Afghanistan maintenant !
Troupes canadiennes, hors
d'Afghanistan ! Luttons pour un gouvernement anti-guerre !
Appuyons la lutte des peuples du monde pour leur
souveraineté !

19-21novembre, Montréal
Sommet populaire contre la guerre et le militarisme
Au moment même où l'OTAN tiendra à
Lisbonne un sommet pour débattre d'un nouveau
« concept stratégique » pour cette
alliance militaire, se tiendra à Montréal, du 19 au
21 novembre prochain, un Sommet populaire contre la guerre et le
militarisme. Pour plus de détails voir :
www.echecalaguerre.org

Le mini «commandant-en-chef»
Harper au
service des États-Unis et de l'OTAN
- Pierre Soublière -

Photo d'archive:
Manifestation contre la guerre à
Ottawa le 18 mars 2006.
|
Pendant la « Semaine du
Souvenir », Harper a annoncé qu'il ne respecterait
pas sa promesse de retirer les troupes canadiennes de l'Afghanistan en
2011. Il serait sans doute intéressant de se rappeler pourquoi
Harper avait choisi cette date. Quel était le plan du Grand
Architecte ?
L'idée de retirer les troupes en 2011 a
été initialement mise de l'avant par Obama dans un
discours qu'il avait livré à l'Académie militaire
de West Point en 2009. À ce moment-là, il s'était
engagé à envoyer 30 000 autres soldats américaines
en Afghanistan. Le but de cette escalade, selon
Obama, était de « cibler l'insurrection et renforcer
les centres peuplés importants » et renverser le
momentum des insurgés talibans. Toujours selon Obama, ces
troupes
allaient « accroître notre capacité de former
des Forces de sécurité afghanes compétentes, et
d'en devenir les
partenaires pour que davantage d'Afghans puissent se joindre à
la bataille ». Ceci, en conséquence, permettrait de
« créer les conditions par lesquelles les
États-Unis pourraient transférer leur
responsabilité aux Afghans ». Ceci amènerait
aussi le nombre de soldats des États-Unis
et de l'OTAN en Afghanistan à 150 000, sans parler d'une
armée afghane d'un demi-million ou plus.
Ces estimations de retrait de troupes en
2011 n'avaient pas sitôt été
énoncées qu'elles furent contredites par le conseiller
à la Sécurité nationale, James Jones, qui avait
déclaré à l'émission « State of
the Union » de CNN : « Nous avons des
intérêts stratégiques
en Asie du Sud qui ne devraient pas être mesurés en termes
de temps précis. Nous serons dans la région pour un bon
bout de temps. » Ce point de vue a été
réitéré par le chef du Pentagone, le
général David Petraeus, qui avait reconnu publiquement
qu'il n'existait aucun plan pour des
« sorties précipitées » et qu'il
pouvait y avoir « des dizaines de milliers de soldats
américains en Afghanistan pour encore de nombreuses
années ».
Ainsi, il semblerait que la seule chose de laquelle
Harper se retire, c'est de son engagement de se retirer. Cela n'a rien
d'une surprise à la lumière des faits ci-haut
mentionnés. Une lutte ardue a éclaté sur le
rôle actuel de l'OTAN en tant que force mondiale pour la
sécurité. Cette lutte, en fait,
a commencé au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale
sur la question de la vraie nature de l'impérialisme
américain. Le fameux prix Nobel de la Paix accordé
à Obama en 2009 est partie intégrante de cette
tentative globale de donner au rôle agressif, belliciste et
dangereux de l'OTAN
un caractère positif, voire même le rôle d'un
réel facteur favorisant la paix et la sécurité
dans le monde. Ceci était manifeste dans l'une des
déclarations du comité responsable du prix Nobel de la
Paix à l'effet que « sous le leadership d'Obama, le
Conseil de Sécurité de l'ONU a accordé son
appui unanime à la vision d'un monde sans armes
nucléaires ». Or, ceci s'avère une fraude
puisqu'il ne fait que prêter légitimité au
chantage, à la pression et aux menaces d'agression militaire de
la part des États-Unis contre la République populaire
démocratique de Corée et l'Iran. Pendant ce temps, les
États-Unis sont à développer un
« Système mondial de défense antimissile de
première frappe » – c'est-à-dire, une
première frappe utilisant des armes nucléaires – ainsi
que des projets
tels un laser aéroporté qui ferait la gloire de Ronald
Reagan.
L'acte de foi dans l'impérialisme
étasunien et dans l'OTAN a aussi été
répété tout au long de la « Semaine du
Souvenir », alors que la pub et les émissions du
gouvernement et des médias ont volontairement réduit la
grande guerre anti-fasciste que fut la Deuxième Guerre mondiale
en un acte de « mégalomane » tout en
répétant ad nauseam que toutes les guerres
menées depuis la Première Guerre mondiale – y inclus,
bien sûr, la Deuxième Guerre mondiale ainsi que
l'agression contre la Corée, le Viet Nam et l'Afghanistan, pour
ne nommer que celles-là
– étaient partie intégrante de la défense des
droits et des libertés telles que nous les connaissons
aujourd'hui.
Au-delà du fait que Harper ne faisait que
répéter la position étasunienne
« officielle » telle qu'exprimée par Obama
en 2009, cette question fait ressortir le besoin d'en finir avec
l'abandon de la souveraineté par l'État canadien en
matières internationales, qui marche au pas des
commandants des États-Unis et de l'OTAN, et de mettre fin
à la participation du Canada à ces guerres d'agression
qui créent le réel danger d'une autre guerre mondiale.

Manoeuvres pour prolonger l'occupation
canadienne de
l'Afghanistan
- Philip Fernandez -
Dans sa chronique du 4 juin 2010, le journaliste
du Toronto Star Thomas Walkom note :
« Juste au moment où nous avons
pensé que le Canada va sortir de la guerre en Afghanistan, les
libéraux veulent nous y entraîner de nouveau. Depuis
plusieurs mois, des membres influents du parti de Michael Ignatieff
font valoir qu'ils sont insatisfaits avec le plan – que les
libéraux
ont d'abord appuyé – de mettre fin à la présence
militaire canadienne à Kandahar d'ici la fin de l'année
prochaine. Mais cette semaine, le porte-parole libéral en
matière des Affaires étrangères, Bob Rae, a
été plus explicite à propos de la nouvelle
position de son parti. Parlant aux journalistes
après une visite entourée de mystère à
Kandahar par les membres d'un comité spécial de la
Chambre des communes, Rae a indiqué que son parti est favorable
au maintien de soldats canadiens en Afghanistan en tant que soi-disant
instructeurs militaires, même après
l'échéance de 2011. »
Rae avait dit à ce moment-là que le
Parti libéral était « ouvert à des
discussions sérieuses » avec le gouvernement Harper
en ce qui concerne le prolongement au-delà de 2011 du
rôle militaire des troupes canadiennes en qualité de
non-combattants.
Walkom note que « la formation
militaire » dans une zone de guerre « comprend
presque toujours des combats » et que « les
soldats canadiens qui forment des soldats afghans ne les
entraînent pas seulement en paradant dans des
défilés. Ils les accompagnent
au combat. » Il cite Stephen Harper qui a reçu
« avec intérêt » les commentaires de
Rae.
Le Parti libéral a donc joué un
rôle clé pour permettre au gouvernement Harper de
prolonger la mission militaire en Afghanistan. C'est le même
Parti libéral qui a été catégorique en
2007 que les troupes doivent se retirer de l'Afghanistan en 2009,
puis a marchandé un compromis avec
Harper pour faire adopter une résolution au Parlement que les
troupes canadiennes se retirent en 2011.
Quelles sont les conclusions à tirer de
cela ?
La première, à savoir doit-il y avoir
un débat parlementaire sur le prolongement du rôle
militaire du Canada en Afghanistan, détourne l'attention du fait
que la guerre et l'occupation de l'Afghanistan menées par les
États-Unis et l'OTAN, auxquelles le Canada prend part,
étaient illégales et
injustes et le demeurent encore aujourd'hui. C'est encore une guerre
d'agression, un crime contre l'humanité et un crime contre la
paix – que le droit international considère comme le plus grand
crime contre l'humanité. Cela exige la fin immédiate de
l'occupation, des réparations au peuple afghan
et la traduction en justice des responsables de ces crimes.
La présence permanente du Canada en
Afghanistan souligne la nécessité d'intensifier la
lutte pour ramener les troupes canadiennes et mettre fin au rôle
du Canada dans l'occupation de l'Afghanistan.

À titre d'information
Rapport du Comité spécial sur
la
mission canadienne en Afghanistan
- Elaine Baetz -
Le Comité spécial de la Chambre des
communes sur la mission canadienne en Afghanistan a
présenté son premier rapport au Parlement le
17 juin, recommandant que le Canada demeure en Afghanistan
au-delà de juillet 2011. Basé sur sa visite en
Afghanistan du 28 mai au 3 juin,
le comité déclare : « La fin de la
mission de combat du Canada en 2011 ne devrait en aucun cas
marquer la fin d'un engagement du Canada et des Canadiens. Nous sommes
allés trop loin et avons consenti des sacrifices trop lourds
pour abandonner le peuple afghan. Il faudrait
prendre une décision définitive sur la question avant la
fin de 2010. »
Selon le rapport, le but de la visite était de
consulter les Afghans, ainsi que des hauts fonctionnaires et diplomates
canadiens, onusiens, alliés et de l'OTAN « au sujet
de l'état de la mission canadienne et pour étudier des
idées quant à son avenir ». Le Comité
spécial a lui-même vu le jour le 13 mars 2008, lors
de
la discussion sur la motion qui prolongeait jusqu'en juillet
2011 la participation du Canada à la guerre en Afghanistan.
Les membres actuels du Comité spécial
sont : le président Garry Breitkreuz (conservateur),
vice-président Bryon Wilfert (libéral), Jim Abbott
(conservateur), Claude Bachand (Bloc québécois), Bob
Dechert (conservateur), Stéphane Dion (libéral), Jean
Dorion (Bloc québécois), Jack Harris
(NPD), Laurie Hawn (conservateur), Greg Kerr (conservateur), Deepak
Obhrai (conservateur) et Bob Rae (libéral).
Le rapport indique :
« Le 13 mars 2008, le Parlement a
adopté une motion prolongeant la présence militaire
canadienne à Kandahar, dans le cadre de la Force internationale
d'assistance à la sécurité (FIAS), au-delà
de février 2009 et jusqu'en juillet 2011, pour former des
forces de sécurité nationale
afghanes, assurer la sécurité de la reconstruction et des
efforts de développement dans la province Kandahar et maintenir
la responsabilité du Canada envers l'Équipe provinciale
de reconstruction à Kandahar. La motion prévoyait
l'augmentation de l'effort canadien sur les plans de la diplomatie
et du développement, ce qui a été fait. Le
prolongement de la mission militaire a été assorti d'un
certain nombre de conditions qui ont toutes été
respectées. D'abord, le Comité a été
établi en 2008. Puis, comme il avait été
demandé, un autre groupe de combat a été
déployé dans la province de Kandahar.
Le gouvernement du Canada a fourni des hélicoptères de
transport moyen-lourd et de manoeuvre, et des véhicules
aériens sans pilote à haute performance. Une nouvelle
Mission de formation de l'OTAN en Afghanistan a été
établie et s'efforce d'atteindre des objectifs fermes dans la
formation et
l'équipement des Forces de sécurité nationale
afghanes. Enfin, l'OTAN a été prévenue que
l'engagement militaire du Canada à Kandahar prendrait fin en
juillet 2011 et que toutes les troupes canadiennes devaient se
retirer au plus tard en décembre 2011. »
Le nombre de troupes étrangères en
Afghanistan a augmenté de près de 250 % depuis 2008.
Les États-Unis et l'OTAN ont maintenant plus de 150 000 soldats
là-bas. En 2008, il y avait environ 34 000 soldats
américains et 28 000 soldats de pays de l'OTAN en
Afghanistan.
Les chiffres actuels comprennent des troupes dont c'est le premier
engagement provenant de l'Arménie, la Géorgie, la
Colombie, la Mongolie, la Malaisie, le Monténégro et
Tonga. Trente-neuf pays européens ont maintenant des troupes
affectées à l'OTAN, selon le commandant sortant de la US
Air Forces en Europe, le général Brady Roger. L'escalade
récente des troupes signifie que le nombre de pays fournissant
des contingents militaires pour la guerre en Afghanistan et ceux qui
ont perdu des soldats sont sans précédent. Depuis le
18 avril 2002, 150 soldats canadiens ont été
tués
en Afghanistan. Depuis le 1er octobre 2009, vingt et un soldats ont
été tués.
Le 7 octobre a marqué le début de
la dixième année de la guerre illégale
menée par les États-Unis en Afghanistan. L'OTAN s'est
jointe à la guerre et en août 2003 a officiellement
pris le commandement de la Force internationale d'assistance à
la sécurité (FIAS). Le 12 septembre
2001, les États-Unis ont invoqué l'article 5 de
l'OTAN, la clause d'assistance militaire collective. Autant l'invasion
que l'implication de l'OTAN ont été faites sur la base
que les États-Unis ont été attaqués par
l'Afghanistan le 11 septembre 2001 pour dissimuler le fait
que les États-Unis
ont des desseins impérialistes de longue date dans la
région.

Le Canada et la violation du droit international
- Elaine Baetz -
La participation du Canada à l'occupation de
l'Afghanistan remonte à sa participation à l'invasion
illégale de ce pays le 7 octobre 2001. Depuis le
début de cette complicité dans ce crime international,
les militaires canadiens ont aussi été complices de la
torture de détenus afghans.
Le 4 octobre, une audience publique de la
Commission des plaintes de la Police militaire a entendu qu'environ
21 % des prisonniers afghans mis en détention par
l'armée canadienne fin 2007 et début
2008 disent avoir été maltraités. Huit des
38 prisonniers afghans
interrogés par des diplomates canadiens pendant une
période de neuf mois ont rapporté des formes d'abus de la
part des autorités afghanes. Cette nouvelle information a
été présentée lors d'un témoignage
du général de division Guy Laroche, à l'audience
de la CPPM, qui commandait les militaires
à Kandahar pendant cette période.
À la Chambre des communes le lendemain, le
député du Bloc québécois Claude Bachand
s'est dit inquiet que ce témoignage signifie que le Canada a
enfreint le droit international. « Malgré ces
allégations, les transferts de prisonniers ont continué.
Selon le général Laroche, il avait besoin
de preuve d'abus avant qu'il puisse arrêter les
transferts. » Le député Bachand a dit :
« Mais selon la Convention de Genève, les transferts
doivent cesser s'il y a des soupçons de torture. Est-ce que le
témoignage du général ne prouve pas que le Canada
a failli à son devoir en
ce qui a trait à la torture et qu'il a violé la
Convention de Genève ? », a-t-il demandé.
Le ministre de la Défense du gouvernement
Harper, Peter McKay, a répondu qu'une fois que des
allégations crédibles leur sont parvenues, les transferts
ont cessé. Depuis ce temps, ils prétendent être
au-dessus de tout reproche.
Mais le député Bachand a
répondu : « Contrairement aux
déclarations du général et la réponse que
le ministre vient de nous donner, la Convention (de Genève) ne
demande pas de preuve de torture. Même un simple soupçon
signifie que les transferts doivent cesser. » Il a
demandé : « Est-ce que le gouvernement admet
qu'en appliquant ce principe de précaution aux détenus
afghans, il a failli à ses obligations sous la Convention de
Genève ? »
Le député du NPD Jack Harris a
ajouté : « Le général Laroche a
déclaré sous serment qu'il avait besoin de preuves
solides d'abus avant de cesser les transferts. Selon le droit
international, c'est le contraire. Nous avons besoin d'être
sûrs que les détenus transférés ne
risqueront
pas la torture ou des abus.
« Est-ce que le ministre peut nous dire
quelles recommandations sur la torture ont été
données au général Laroche et pourquoi son
gouvernement a continué d'autoriser le transferts de
détenus ? », a-t-il demandé.
Le ministre McKay n'a pas répondu à la
question, se contentant de réaffirmer que les actions du
gouvernement Harper sont conformes à son interprétation
de la convention et qu'il a « amélioré
l'arrangement concernant les transferts qui remontent à
2007 ». Il a mis de côté les
allégations de la complicité du gouvernement Harper dans
la torture. « Je souhaite que l'honorable
député ait une vision plus large et mette de
côté pour un moment sa fixation sur la santé et le
bien-être des prisonniers talibans. » Au lieu de cela,
il a brossé un tableau de conte de fée
d'aide humanitaire amenée par les occupants impérialistes
au peuple d'Afghanistan : « Jour après jour,
année après année, des progrès se font, que
ce soit en éducation, dans l'infrastructure, ou dans n'importe
quel des autres efforts que nous déployons pour améliorer
ce pays. »
Le député Jack Harris, se
référant à un rapport DFAIT de juin 2007, a
noté que « trois des quatre détenus
interrogés ont dit qu'ils avaient été
fouettés avec des câbles, avaient reçu des chocs
électriques, ou avaient été maltraités
d'autres façons pendant
la détention NDS (National Directorate of Security). Toute
personne raisonnable
considérerait cela comme des abus. Cependant le Canada a
transféré 96 détenus cette
année-là et n'a pas cessé avant novembre,
lorsqu'ils ont vu les câbles de leurs yeux. »
Le député Harris a
déclaré : « Les Canadiens ont le droit de
connaître la vérité. Pourquoi le gouvernement ne
demande-t-il pas une enquête publique ? »
Le ministre de la Défense nationale McKay s'en
est remis au commandant sur le terrain comme étant
« la personne la mieux placée pour prendre les
décisions concernant les transferts ». Il a
déclaré : « Et c'est exactement ce qui
s'est passé à ce sujet. La décision était
basée sur les faits présentés au commandant, qui
avait des informations de divers ministères et agences avec
lesquels il travaillait étroitement, comme les Affaires
étrangères et les Services correctionnels du
Canada. »
Malgré le droit international et les
différentes conventions auxquelles l'humanité a
élaboré, le ministre McKay a suggéré que le
député Harris aille au-delà de cette question de
torture : « Je suggérerais à l'honorable
député d'avoir une vue plus large. Je l'invite à
regarder toutes
les situations auxquelles nous faisons face sur le terrain en
Afghanistan, à voir les progrès qui se font avec les
enfants et dans les soins de santé. »
Le Rapport de mi-année 2010 sur la Protection
des civils dans un conflit armée, un rapport de la section des
droit humains de la Mission d'aide en Afghanistan de l'ONU (UNAMA)
publié le 10 août, rapporte une augmentation de 31 %
du nombre de civils tués en Afghanistan dans les
six premiers mois de 2010, comparé à la même
période en 2009. Selon le rapport, le nombre total de victimes
civiles dans les six premiers mois de cette année est de
3 268, ce qui comprend 1 271 morts et
1 997 blessés. Le rapport affirme que les enfants et
les femmes
afghans portent de plus en plus le plus lourd de ce conflit. Ils sont
tués et blessés dans leurs maisons et leurs
communautés en plus grand nombre que jamais.

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