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US Steel décrète un lockout
Rassemblement en appui aux métallos de Hamilton
Plus de 600 métallos et supporters se sont
rassemblés aux portes de l'aciérie de Hamilton dimanche
le 7 novembre au moment où US Steel fermait ses portes
après avoir mis les syndiqués du Local 1005 en
lockout. Ils étaient venus dire Non ! à l'arrogance
du monopole américain qui exige
des concessions inacceptables, refuse de négocier de bonne foi
et décrète maintenant un lockout. US Steel a deux
objectifs : briser le syndicat en abandonnant les nouveaux
employés à un régime de pension à
contributions déterminées et éliminer la clause
d'indexation pour les retraités. Les intervenants au
rassemblement ont dénoncé l'intransigeance de la
compagnie et exprimé leur appui à la position prise par
la section local 1005 du syndicat des Métallos, qui refuse
d'abandonner les nouveaux employés et les retraités.
La compagnie a fait entrer le personnel cadre par
autobus à 15 heures. Elle aurait l'intention de faire une
rotation du personnel aux deux semaines, comme durant le lockout contre
les métallos des ateliers Lake Erie. Elle a embauché la
firme AFI Security, le même groupe de briseurs de grève
qui a servi
contre les mineurs de Vale Inco à Sudbury. Les travailleurs et
les retraités ont commencé à arriver vers
18 heures. À 22 h 30, il y avait tellement de monde
que les agents étaient incapables de fermer la
clôture !
Ce qu'ils ont dit
Gary Howe, Local 1005 des Métallos,
vice-président et maître de cérémonie
[En parlant de ce qui s'est produit il y a trois ans,
quand Stelco a été acheté par US Steel] :
« Je pense que les gens de Hamilton, et de partout au
Canada, peuvent voir clairement l'objetif de cette grande
société américaine. Honte à US Steel !
Notre ville mérite mieux. Nos retraités méritent
mieux. »
Mary Long, présidente du Conseil syndical de
Hamilton
« Je suis venue vous dire que nous du Conseil
syndical de Hamilton, nous sommes avec vous et nous serons avec vous
jusqu'au bout, quand vous obtiendrez ce que vous
réclamez. »


De gauche à
droite: GaryHowe, vice-président, section locale 1005 du
syndicat des Métallos; Mary Long,
présidente du Conseil syndical de Hamilton; Darren Green,
président du Conseil régional des métallos de
Hamilton.
Darren Green, président du Conseil
régional des métallos de Hamilton
« J'étais avec vous durant la
grève de 1981, quand l'usine où je travaille, Parkdale
Works, faisait partie de Stelco, et je suis encore avec vous
aujourd'hui. Je veux que vous sachiez que le Conseil régional
est avec vous, que tous les anciens travailleurs de Stelco sont avec
vous. Si vous avez besoin
de nous, nous sommes là. »
Dave Christopherson, député de Hamilton
Centre, NPD
« Demandez-le aux gens d'ici ce qu'a
été l'"avantage net" de l'acquisition de Stelco par US
Steel. Où est-il cet avantage net ? Le ministre
fédéral de l'Industrie est venu il n'y a pas très
longtemps faire son Ponce Pilate. Il s'est lavé les mains de
tout cela en disant que US Steel n'était tenue de respecter
ses engagements envers le gouvernement canadien que jusqu'au
31 octobre. Il a dit qu'après le 31 octobre, la
compagnie peut faire ce qu'elle veut. Moi je dis à Tony Clement
et à Stephen Harper : vous ne pouvez pas faire ce que vous
voulez aux travailleurs de ce pays parce que nous n'allons
pas nous laisser faire. » [...]
« Je n'ai pas mêlé aux
négociations, mais on ne peut pas être un résident
de Hamilton et ne pas être en colère devant ce qui se
passe. Comment peut-on dire à nos retraités
qu'après toutes ces années de travail, vous ne serez pas
protégés contre l'inflation ? Que va valoir cette
pension sans indexation ?
Qu'est-ce que cela fait pour la qualité de vie à la
retraite ? Ils méritent cette pension. »
Paul Miller, député provincial de
Hamilton Est, NPD, et ancien travailleur de Stelco pendant 32 ans
« Nous envoyons un message clair à US
Steel : quand vous venez au Canada, vous devez respecter nos lois
et les lois du travail et vous devez traiter les travailleurs avec
respect, sinon vous n'êtes pas les bienvenus. En Amérique
du Nord, il y a une campagne pour briser les syndicats et obliger tout
le monde à travailler pour 12 $ l'heure. Nous n'allons pas
rester les bras croisés à attendre que cela nous
arrive. »


De gauche à droite: Le
député David Christopherson; le député Paul
Miller; le maire de Hamilton Bob Bratina.
Bob Bratina, maire de Hamilton, ancien
métallos, fils et petit-fils de métallos
« Je vous parle en tant que citoyen de
Hamilton qui s'inquiète pour vous et vos familles, qui
s'inquiète de voir le Canada perdre sa capacité de
produire de l'acier et d'être forcé de compter sur les
pays étrangers pour notre acier stratégique. Nous pouvons
produire cet acier ici. Nous devons vous remettre
au travail et nous allons faire tout ce qui est possible pour vous
remettre au travail. J'ai honte que nous soyons ici ce soir
derrière des clôtures fermées, quand nous savons
que nous pouvons produire un très bon acier à un prix
compétitif. Les propriétaires de l'usine n'agissent pas
équitablement, et sans doute pas
légalement non plus. »
Rolf Gerstenberger, président de la section
1005 du syndicat des Métallos

« Je veux que tout le monde sache ce qui se
passe et ce qu'on nous demande de faire. La première demande de
la compagnie est que le syndicat abandonne ses 9 000
retraités. La deuxième est de priver la nouvelle
génération de métallos d'un véritable
régime de retraite. En même temps, les
propriétaires
veulent se placer en position de pouvoir fermer l'usine et
éliminer les pensions complètement. Ils savent que la loi
sur les relations de travail de l'Ontario leur permet d'obliger la
tenue d'un vote [sur leur offre]. Le gouvernement viendrait tenir le
vote à notre place et le vote serait final. Mais la compagnie ne
veut
pas faire cela, elle veut que nous, le syndicat, demandions à
nos membres de voter pour pouvoir dire plus tard que c'est le syndicat
qui a abandonné les retraités et les nouveaux
employés.
[...]
« US Steel cherche
délibérément à créer la division
dans nos rangs. Il dit que nous devons être démocratiques
et faire voter nos membres. Comment est-ce démocratique que 900
travailleurs votent d'abandonner 9 000 retraités qui n'ont
pas droit de vote ? Si vous décidez de voter contre vos
propres conditions de travail, c'est une chose, mais comment
pouvez-vous voter contre les conditions de vie de 9 000 personnes
qui ont travaillé toute leur vie et qui n'auront pas voix au
chapitre ? Et comment peut-on voter d'obliger ceux qui ne sont
même pas encore embauchés d'avoir un plan d'épargne
plutôt qu'un vrai régime de pension ? C'est cela le
diktat que la compagnie nous impose... Nous lui répondons que
nous avons le devoir de veiller au bien de la nouvelle
génération et de veiller à ce que nos
retraités puissent vivre dans la dignité et ne pas
être obligés de s'inquiéter de ce qui va advenir de
leurs
pensions. Nous sommes tous ensemble là-dedans.
[...]
« Alors nous demandons à tous les
élus du Canada de s'unir et d'arrêter ces gens, pas
seulement US Steel, mais tous les autres comme Vale Inco, Xstrata, BPH
Billiton, qui viennent ici et veulent imposer leur volonté aux
Canadiens, décider de l'avenir de nos industries et de nos
ressources. »

Les métallos de Stelco disent Non!
au diktat arrogant de la compagnie
- Section locale 1005 du syndicat des
Métallos, le 8 novembre 2010 -
Hier soir [dimanche], à l'entrée de la rue
Wilcox, les métallos et les retraités de Stelco et
beaucoup de personnes concernées, des jeunes et des
étudiants, des représentants d'autres syndicats et des
élus de Hamilton, ont participé à un rassemblement
pour dire un Non ! sans équivoque au diktat arrogant de
US Steel. Selon les estimés des services de police, il y avait
entre 600 et 800 personnes. L'atmosphère était
très positive. Les retraités ont parlé des
grèves passées et de leurs nombreuses expériences
et les travailleurs actuels, les jeunes surtout, ont discuté de
ce qu'il faut faire pour défendre leurs intérêts et
ceux des
retraités, et en fait de tous les travailleurs canadiens.
Beaucoup reconnaissent que ce n'est pas comme durant les conflits
passés, quand les lignes de piquetage étaient le front de
bataille. Les travailleurs vont défendre les lignes et ils ont
besoin de l'appui de la communauté, mais ils ont aussi besoin
que les gouvernements
du Canada et de l'Ontario assument leur responsabilité et
défendent les intérêts des Canadiens.
La section locale 1005 apprécie l'esprit
formidable des métallos actifs et à la retraite et de la
communauté. Nous apprécions beaucoup le grand appui que
nous recevons du maire Bob Bratina et des conseillers, des
députés Paul Miller (NDP) Dave Christopherson (NPD), qui
a parlé au nom de tous les députés
de la région présents, des jeunes et des étudiants
et des représentants de nombreux syndicats. Comme l'a
expliqué le président du 1005, Rolf Gerstenberger, il ne
s'agit pas seulement d'exprimer la solidarité avec nous, bien
que cette solidarité soit inestimable. C'est une cause qui
appartient à tout Hamilton mais aussi
à tous les Canadiens. C'est dans notre intérêt
à tous d'établir des relations de travail qui ne traitent
pas les travailleurs comme des esclaves, nos ressources comme des
possessions privées à voter et nos communautés
comme des masses passives qui doivent obéir aux quatre
volontés des monopoles étrangers.
L'arrogance d'un vice-roi
étranger
Quand on vient dans un pays étranger, la moindre
des choses est de respecter ses règles. Un monopole
étranger appelé US Steel arrive chez nous et
déclare avec la plus belle arrogance que les Canadiens doivent
être « réalistes ». Pour prouver
qu'il n'est pas « complètement
irréaliste »,
le syndicat est censé reconnaître « les
intérêts et politiques manufacturiers et commerciaux des
États-Unis ». Il est censé adopter la culture
du « chacun pour soi » et accepter la descente en
spirale des conditions de vie et de travail.
Pour atteindre ses visées commerciales au
détriment du Canada, US Steel décide de fermer le dernier
fourneau de Stelco à Hamilton et d'exiger des concessions sur
les pensions, qu'il avait pourtant juré de protéger quand
il a acheté l'aciérie il y a trois ans. Il dicte ensuite
de nouvelles normes de relations de travail
en passant par dessus le syndicat et en présentant son offre
directement aux travailleurs. Il affirme que le refus du syndicat de
soumettre cette offre unilatérale à un vote est
« complètement irréaliste ».
Lorsque le 1005 refuse de soumettre l'offre au
vote, la compagnie met les travailleurs en lockout et déclare,
comme le font les idéologues de droite, que la position du
syndicat est « idéologique ». Et
évidemment, son interprétation de ce qui est
réaliste n'est pas, elle,
« idéologique » ! On nous dit que ce
qui est « réaliste », c'est de croire que
la compagnie se soucie des travailleurs et qu'il faut se méfier
du « méchant syndicat » parce qu'il serait
« idéologique ». Comme l'a dit Rolf au
rassemblent, c'est un discours absurde.
Accepter ce diktat nous rabaisserait au niveau
d'esclaves et ouvrirait la porte à un traitement encore pire.
Hier soir, Rolf a dit que le 1005 est convaincu que les
travailleurs canadiens ont la force et la volonté d'exercer leur
droit de dire non et de ne pas accepter ces balivernes qui sortent de
la bouche des
représentants d'un conglomérat étranger qui agit
comme un vice-roi.
Au nom du 1005, Rolf a dit : « US Steel
cherche délibérément à créer la
division dans nos rangs. Il dit que nous devons être
démocratiques et faire voter nos membres. Comment est-ce
démocratique que 900 travailleurs votent d'abandonner 9 000
retraités qui n'ont pas droit de vote ?
Si vous décidez de voter contre vos propres conditions de
travail, c'est une chose, mais comment pouvez-vous voter contre les
conditions de vie de 9 000 personnes qui ont travaillé
toute leur vie et qui n'auront pas voix au chapitre ? Et comment
peut-on voter d'obliger ceux qui ne sont même pas encore
embauchés d'avoir un plan d'épargne plutôt qu'un
vrai régime de pension ? C'est cela le diktat que la
compagnie nous impose... Nous lui répondons que nous avons le
devoir de veiller au bien de la nouvelle génération et de
veiller à ce que nos retraités puissent vivre dans la
dignité et ne pas être obligés de
s'inquiéter de ce qui va advenir de leurs pensions. Nous sommes
tous ensemble là-dedans. »

Brésil: Dilma Rousseff élue
présidente
Les Brésiliens votent pour la consolidation des
réformes pro-sociales et contre le néolibéralisme
Le 31 octobre, les Brésiliens sont
allés aux urnes pour le second tour de l'élection
présidentielle du pays. Comme prévu, Dilma Rousseff,
candidate du Parti des travailleurs du Brésil (PT) et ancienne
chef de cabinet pour le président sortant, Luis
« Lula » da Silva, a battu le conservateur
José
Serra soutenu par le Parti social-démocrate(PSDB). Rousseff a
reçu 56,05 % des voix, contre 43,94 % pour Serra. Elle
et son vice-président Michel Temer, le président du Parti
pour le mouvement démocratique brésilien, occuperont
leurs fonctions le 1er janvier 2011.
Le Marxiste-léniniste félicite la
présidente élue, Dilma Rousseff, le président da
Silva, le PT, la large coalition de partis soutenant le PT, en
particulier au Parti communiste du Brésil (PCdoB), qui est
à la tête de la consolidation de l'unité du peuple,
et le peuple brésilien pour cette victoire. L'élection
de Rousseff en tant que première femme présidente du
Brésil est une victoire en soi et permettra aux forces sociales
progressistes de consolider et de faire progresser les changements
exigés par les masses du peuple, qui réclament des
solutions aux problèmes de la société et qui
veulent prendre le contrôle sur leurs
affaires.
Depuis l'élection présidentielle de 2002,
l'élite des riches soutenant Serra a utilisé son droit de
propriété des médias monopolisés pour
abaisser le niveau du discours politique dans l'espoir que cela serve
ses intérêts étroits. Le premier tour de
l'élection a été l'occasion d'une campagne de
calomnies et d'autres
attaques sans scrupules par ces forces. Ce voyoutisme a continué
au second tour mais a été désavoué une fois
de plus avec la défaite de Serra.

À gauche: Les
Brésiliens célèbrent la victoire de Dilma Rousseff
dans la capitale, Brazilia, le 31 octobre 2010.
À droite: La nouvelle présidente félicitée
par ses supporters lors du rassemblement de la victoire.(Agencia Brasil)
Dans Vermelho, journal du PCdoB, Umberto
Martins note que « Serra s'est allié aux secteurs et
aux comportements les plus réactionnaires [de l'Église
catholique], mobilisant les prêtres, pasteurs et
évêques pour une campagne de salissage contre
Dilma ». Même le pape s'en est mêlé
durant
les derniers jours de la campagne, prêchant contre ce qu'il
appelle « la candidate de l'avortement », dit
Martins. Cependant, les résultats des élections montrent
que cet obscurantisme religieux a été rejeté,
écrit-il.
Martins décrit le rôle de deux des
porte-voix de l'impérialisme anglo-américain – The
Economist et le Financial Times – durant la campagne.
« Dans les derniers moments de la campagne, The
Economist et le Financial Times, qui s'étaient
maintenus prudemment
à l'écart du scrutin lors du premier tour, avec la
résurrection de la possibilité d'une victoire au second
tour, ont décidé de s'en mêler et ont
déclaré leur appui à Serra. » Il note
que les deux publications « reflètent le choix des
capitaux étrangers et ont tenté d'influer sur la
situation dans l'espoir que le
programme de privatisation sera repris par le PSDB. [...] Ils ont
échoué. »
Le second tour du 31 octobre met un terme aux
élections générales de 2010 au Brésil, qui
ont permis d'élire 54 des 81 sièges du
Sénat, les 513 membres de la Chambre des
députés
et les 1035 députés des 27 législatures
des États.
Lors des élections sénatoriales, la
coalition au pouvoir (composée d'un bloc de gauche et du bloc
des partis centristes) a gagné sept sièges, tandis que la
coalition de l'opposition a en perdu 11 et les trois partis
indépendants ont remporté quatre sièges de plus.
À la Chambre des députés, la
coalition au pouvoir a également augmenté ses
sièges de 14, tandis que l'opposition en a perdu 20. Entre eux,
les partis indépendants ont gagné six sièges.
Aux législatures des États, la coalition
au pouvoir a réalisé un gain net de
73 sièges, tandis que l'opposition en a perdu 96, les
partis indépendants gagnant beaucoup de leurs sièges au
détriment de cette dernière.
Les résultats montrent que l'élection de
Dilma Rousseff en tant que présidente du Brésil incarne
la volonté de poursuivre les progrès et le changement et
le rejet de la réaction et du néolibéralisme.

Le Brésil élit Dilma pour faire avancer
les réformes
- Vermelho, le 31octobre 2010 –
L'âme brésilienne s'est
éveillée et est alerte. Voilà une des conclusions
de la victoire de Dilma Rousseff à la présidence à
l'élection d'aujourd'hui. En lui accordant plus de
55,5 millions de voix (plus de 56 % du total), le peuple
brésilien a réaffirmé aux urnes l'option du
changement et du progrès
qu'il avait choisie en 2002 et en 2006 en élisant Lula
à la magistrature suprême de la nation.
Dilma représente la continuation du projet que
l'électorat a approuvé et confirmé aux deux
élections précédentes tout en rejetant le
conservatisme néolibéral des Toucans [le surnom du Parti
social-démocrate du Brésil – ndlr]. C'est une nouvelle
étape dans la consolidation du changement et du progrès.
Si en
2002 la victoire de Lula a été le choix de l'espoir
contre la peur, l'élection de Dilma est l'affirmation de la
vérité contre le mensonge, la fraude et la
brutalité. C'est la défaite de l'obscurantisme, de ce qui
est rétrograde, de l'arrogance antidémocratique, une
campagne incapable d'admettre que le programme
antipeuple et antinational de la droite néolibérale se
fonde sur des calomnies.
Si l'élection de Lula en 2002 avait permis
de tourner la page et d'ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire
du Brésil, l'élection de Rousseff confirme la
validité d'une ère de consolidation de la
démocratie. Nous devons aller de l'avant et la défaite de
la droite dans tous les organes du pouvoir politique
élu – au Sénat, à la Chambre des
représentants et aujourd'hui la présidence – est un
nouveau fondement pour l'avancement rapide et la consolidation des
changements qui ne peuvent plus attendre.
La démocratie brésilienne incarne sous une
forme active un grand nombre de personnes qui, jusqu'à
récemment, ont été maintenues à la
périphérie des décisions nationales et à
qui on a accordé le rôle politique de répondre
passivement aux appels de l'élite intéressée,
constituée des soi-disant leaders d'opinion.
Cela a changé, malgré les efforts impitoyables de la
droite et des médias conservateurs et néolibéraux,
dont la folle prédication a recueilli un auditoire limité
parmi l'électorat brésilien.
Il y a des acquis démocratiques qui doivent
être consolidés et renforcés. Ce dimanche
31 octobre 2010, l'électorat a confié à Dilma
Rousseff la responsabilité historique de faire avancer les
réformes qui donnent plus de consistance à la
démocratie et à la modernité de notre pays.
Parmi les progrès que la nouvelle
présidente du Brésil souhaite, il y a la réforme
politique démocratique pour renforcer la participation populaire
à la vie politique ; la réforme des terres contre
les grandes propriétés improductives ; la
réforme urbaine afin d'assurer un logement décent, la
sécurité et
l'assainissement ; la réforme de l'éducation pour
éradiquer l'analphabétisme et d'autres projets
conçus pour faire avancer la société
brésilienne ; l'universalité du SUS [système
de santé publique] garantissant la santé pour tous, la
réforme fiscale afin d'exempter le revenu des travailleurs, les
investissements
et la production, et de faire payer plus d'impôts aux riches.
À l'étranger, ses priorités sont de continuer
à renforcer l'intégration continentale, la
solidarité entre les peuples, la souveraineté nationale
et les relations multilatérales du Brésil avec toutes les
nations. Enfin, surtout après la campagne électorale
où les médias
privés ont profité de leur position de monopole, les
Brésiliens s'attendent à ce que Dilma fasse face à
la puissance des familles qui contrôlent les journaux et la
télévision et veille à la démocratisation
des médias que le pays réclame.
Maintenant, avec une femme présidente, la lutte
pendant toute la période républicaine allant
jusqu'à l'élection de Lula en 2002 va aller plus
loin contre tout ce qui est rétrograde : l'oligarchie et la
soumission aux puissances étrangères. C'est ce que tous
attendent de la présidente Dilma !

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