Le Marxiste-Léniniste

Numéro 173 - 5 novembre 2010

Acier
Nous devons forcer les gouvernements à défendre
la sécurité économique et les droits des travailleurs

Acier
Nous devons forcer les gouvernements à défendre la sécurité économique et les droits des travailleurs - K.C. Adams
US Steel persiste dans son arrogance - Communiqué de la section 1005 du Syndicat des métallos

Plastique et caoutchouc
Les travailleurs de Styrochem à Baie d'Urfé en lockout - Entrevue: Yvan Vernier, section locale 700 du SCEP

Secteur automobile
Les travailleurs de pièces automobiles intensifient leur lutte contre les concessions antiouvrières

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Nous devons forcer les gouvernements à défendre
la sécurité économique et les droits des travailleurs

La prise de contrôle de Stelco par US Steel est un désastre total pour le Canada. Les ententes signées avec le gouvernement, les serments faits en public et en privé à l'effet que les pensions et un niveau défini de production et d'emplois seraient protégés, tout cela n'était que mensonges et subterfuges. Le monopole américain a démontré le mépris le plus complet envers les gouvernements fédéral et ontarien, envers les travailleurs actifs et à la retraite et envers la population et les gens d'affaires de la région de Hamilton et de Nanticoke.

La production d'acier est une composante essentielle d'une économie moderne. Lorsque ce secteur subit une agression de l'extérieur, comme c'est le cas à l'heure actuelle, l'État canadien se doit de répliquer.

Le PDG de US Steel, John Surma, est membre de l'équipe de politique de commerce international « Achetons américain » et « Les États-Unis d'abord » de l'administration Obama. Ce « Team America » voit dans la négation du secteur canadien de l'acier et des autres industries manufacturières du Canada une condition nécessaire au succès de l'empire américain. Les États-Unis veulent les ressources naturelles du Canada et son marché mais ils ne veulent pas de ses industries manufacturières qui leur font concurrence. On l'a vu on ne peut plus clairement avec le long conflit du bois d'oeuvre et l'accord anti-canadien qui a été imposé en 2006. Le fabricant américain John Deere, qui jusqu'à récemment opérait une usine à Welland, a fermé toutes ses usines canadiennes mais il est toujours autorisé à vendre ses équipements au Canada. Siemens déménage sa production de turbines de Hamilton vers un ancien État esclavagiste des États-Unis bien que le Canada ait plus besoin de turbines que jamais. National Steel Car, qui a succombé à la pression annexionniste de l'impérialisme américain, a utilisé l'énorme quantité de richesse sociale produite par les travailleurs de Hamilton pour construire une usine géante en Alabama.

C'est plus de 500 000 emplois manufacturiers au Canada qui ont disparu ces dernières années dans cette orgie de destruction nationale et d'annexion. L'empire américain ne veut pas d'un secteur canadien de l'acier indépendant et subvenant aux besoins du pays ou de toute autre industrie manufacturière qui serve le marché canadien et encore moins qui fasse concurrence aux fabricants américains. La perte énorme de richesse sociale qui a été causée par la mise au chômage des travailleurs et la fermeture des usines fait maintenant partie du discours antisocial officiel des gouvernements à l'effet qu'ils doivent sabrer davantage dans les programmes sociaux et les services publics, multiplier les frais d'utilisateur-payeur et introduire de nouvelles taxes comme la TVH pour combler la baisse de leurs revenus qui a accru leur dette et leur déficit. L'empire américain abaisse les niveaux de vie du Canada pour les ramener au minimum américain, qui est un puits sans fonds.

Les travailleurs et leurs alliés sont à même d'apprécier l'hypocrisie du gouvernement Harper qui a toujours en bouche le mot « sécurité » face au terrorisme et mène une guerre de rapine dans la lointaine Afghanistan mais ne fait absolument rien pour contrer ce terrorisme économique bien réel qui attaque la sécurité et les droits des Canadiens d'une façon très concrète. Il permet à US Steel et aux autres du même genre d'agir en toute impunité. Cela n'a pas de sens ; c'est injuste et cela doit changer. Les travailleurs de tout le pays sont en train de s'unir pour faire échec à cette destruction nationale. Ils ont adopté la voie de la résistance et de l'édification de la nation sur des bases nouvelles en opposition au droit de monopole et à l'impérialisme américain. Nous devons travailler tous ensemble à bâtir l'Opposition ouvrière pour refaire la nation, que ce soit au Québec ou au Canada.

En bâtissant une Opposition ouvrière unie et déterminée, nous serons capables de forcer les gouvernements à prendre en mains leur responsabilité de défendre la sécurité et les droits des travailleurs et du peuple. De pair avec nos alliés, nous devons créer une nouvelle situation. C'est possible de le faire ! Si les gouvernements ne sont pas intéressés à défendre la sécurité économique et nos droits, qu'ils cèdent la place et laissent les travailleurs et leurs alliés prendre les commandes. Nous refusons de rester là à se croiser les doigts pendant que le pays est en train d'être détruit. Joignons-nous à une Opposition ouvrière déterminée à l'échelle du Canada qui changera la situation d'une façon qui favorise les travailleurs et le peuple et supplante le droit de monopole et non le droit public.

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US Steel persiste dans son arrogance

Le 2 novembre, la section 1005 du Syndicat des métallos a eu une rencontre avec US Steel en présence d'un médiateur provincial. La section locale a utilisé l'occasion pour appeler US Steel une fois de plus à négocier de bonne foi. Le syndicat estime que la fermeture des hauts fourneaux au Canada et le redémarrage de deux hauts fourneaux aux États-Unis est un geste de négociations de mauvaise foi de la part de US Steel. Le syndicat a aussi expliqué une fois de plus pourquoi il demande que la convention collective soit reconduite telle qu'elle est. Selon le syndicat, le climat d'incertitudes économiques auquel le PDG Surma a fait référence milite en faveur du maintien de la convention telle qu'elle est et non de changements. Les travailleurs dans ce contexte ne devraient pas prendre un vote de grève et l'entreprise ne devrait pas arrêter la production en mettant les travailleurs en lockout. Aucun changement ne devrait être apporté sans que la partie qui veut faire un changement n'en informe l'autre partie lors d'une rencontre formelle et sans que, suite à la rencontre, une annonce publique ne soit faite qui informe les gens à l'avance. Il faut éviter de créer de l'anxiété parmi les travailleurs et la communauté et de semer de l'hystérie par des tactiques d'intimidation qui menacent le moyen de subsistance des travailleurs.

La réunion n'a malheureusement rien réglé à cause de l'arrogance de l'entreprise qui ne fait que persister. L'entreprise a répondu à la proposition de la section 1005 de ne pas mettre les travailleurs en lockout en informant le syndicat via le médiateur qu'elle est prête à rencontrer le syndicat dès qu'il sera disposé à accepter ses deux principales concessions :

1. Son attaque pour briser le syndicat en forçant les nouveaux engagés à se placer sous un fonds de pension à cotisations déterminées.

2. Son attaque contre les retraités par l'élimination de l'indexation de leurs pensions.

US Steel acceptera alors de dicter les autres termes de la convention. L'entreprise a également dit qu'elle émettra un avis avant de mettre les travailleurs en lockout. Il est important de noter que ce que US Steel appelle « l'offre » que les travailleurs sont censés accepter est sa liste de demandes de concessions. Elle ne reconnaît même pas l'offre du syndicat de reconduire la convention sans parler du fait que les demandes syndicales pour les améliorations à la convention auxquelles les travailleurs s'attendent n'ont même pas été mises sur la table.

La section 1005 n'a que du mépris pour une telle arrogance. Néanmoins, compte tenu du sérieux de la situation, nous continuons de demander à US Steel de négocier de bonne foi et de s'engager à ne pas mettre les travailleurs en lockout. Nous demandons également aux médias de ne pas s'engager dans un compte à rebours menant au lockout. Cela ne ferait que contribuer aux tactiques d'intimidation de la compagnie et déstabiliser encore plus les travailleurs et la communauté. Ces tactiques d'intimidation sont des manoeuvres sournoises qui empêchent les gens de penser, sans parler de penser à ce qui pourrait défendre leurs intérêts dans la situation actuelle.

La section 1005 pour sa part n'aura recours à aucun compte à rebours et elle appelle les travailleurs à ne pas penser en ces termes non plus. En ce qui concerne la possibilité d'un lockout, qui ne peut pas être levée si la compagnie ne se conduit pas de façon civilisée, on doit prendre note qu'elle a fermé les hauts fourneaux et déclaré que personne ne serait mis à pied. Suite à cela, elle a demandé un rapport d'impossibilité d'entente au conciliateur afin d'établir la date et l'heure du lockout. Elle a ensuite redémarré deux hauts fourneaux aux États-Unis. Si elle va de l'avant avec son lockout et prétend que c'est son « droit » d'agir ainsi en vertu du système de relations de travail, elle ne fera que confirmer aux yeux de tous que son but dès le début a été de fermer la place.

Le PDG Surma a fait des déclarations publiques à savoir que chacun doit obéir à la dictature du « carnet de commandes ». Il a dit lors d'une conférence téléphonique sur le rapport du troisième trimestre de US Steel : « Les hauts fourneaux de Hamilton et la production d'acier sont temporairement arrêtés. Nous n'avons pas de plan en ce moment pour fermer les autres opérations, mais cela dépendra essentiellement de l'état de notre carnet de commandes. Si le carnet de commandes ne correspond pas à l'état actuel de nos opérations, nous devrons faire d'autres fermetures. »

Le syndicat appelle les travailleurs et la population de Hamilton à demander à la compagnie de négocier de bonne foi en s'engageant à ne pas mettre les travailleurs en lockout. Nous devons tous nous opposer aux tactiques d'intimidation et demander aux gouvernements fédéral et provincial de prendre leurs responsabilités.

Stelco doit continuer de produire !

Pour contacter la section 1005 :
905-547-1417
rolf.gerstenberger@uswa1005.ca
www.uswa1005.ca

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Secteur manufacturier

Les travailleurs de Styrochem
à Baie d'Urfé en lockout

Les travailleurs de Styrochem à Baie d'Urfé près de Montréal sont en lockout depuis le 6 août dernier. Styrochem est un fabricant américain de matière première de polystyrène qui est utilisé dans les services de restauration, l'emballage, la construction, le secteur de l'automobile et d'autres secteurs. Au début des négociations pour une nouvelle convention collective, les travailleurs ont présenté leurs demandes qui visent essentiellement à limiter la sous-traitance et la capacité de l'entreprise de faire faire leur travail par les contremaîtres. Ils s'opposent également à la pratique consistant à créer de nouvelles « classifications » d'emplois qui est une façon de diminuer les salaires des travailleurs. Styrochem refuse de négocier et a mis les travailleurs en lockout.

Nous reproduisons une entrevue avec Yvan Vernier qui est le président de l'unité du SCEP à Styrochem.

LML : Dis-nous quelque chose d'abord à propos de Styrochem.

Yvan Vernier : Styrochem est un fabricant de la matière première du polystyrène qui est utilisé dans divers secteurs. Ici à Baie d'Urfé nous produisons de la matière de polystyrène qui est utilisé dans la construction de l'autoroute 30 et dans le secteur de la construction en général, dans le secteur automobile, de la restauration etc. L'usine comprend une trentaine de travailleurs dans la production et nous avons aussi des employés de bureau qui ne sont pas syndiqués.

LML : Quelles sont les principales questions en litige ?

YV : Ça n'est pas le premier conflit que nous vivons à Styrochem. La chose principale c'est qu'ils essaient toujours de passer par-dessus le syndicat ; ils agissent comme s'il n' y a pas de syndicat dans la place. Ils l'ont fait en 2001, puis en 2005 et ils agissent de la même manière aujourd'hui.

Ils nous ont mis en lockout le 6 août après seulement 4 jours de négociation. Ils ne veulent pas négocier. Ils disent que nous n'avons pas de demandes mais ce n'est pas vrai. Ce qu'ils veulent en réalité c'est d'avoir tout le pouvoir dans l'endroit de travail, en particulier sur la question de la sous-traitance, de la création de nouvelles classifications d'emplois qui est une façon pour eux de diminuer les salaires, et de leur capacité à faire faire notre travail par les contremaîtres. C'est ce pouvoir que nous voulons limiter et Styrochem n'est même pas intéressée à en discuter avec nous.

Nos demandes sont importantes pour nous. Nous voulons limiter la capacité de l'entreprise à mettre nos emplois en sous-traitance. Dans la convention actuelle, ils peuvent utiliser la sous-traitance sans aucune limite. Ils pourraient même tous nous remplacer s'ils le voulaient.

Puis il y a la question des nouvelles classifications. Ils en inventent de nouvelles, par exemple une nouvelle classification d'emballeurs. Les travailleurs sont les mêmes mais ils tombent soudainement dans une nouvelle catégorie d'emballeurs où les salaires sont moins élevés. Nous voulons limiter la capacité de l'entreprise à faire cela.

Il y a une clause dans la convention qu'ils appellent « aide ». La convention actuelle stipule que la compagnie a le droit de demander aux contremaîtres de nous « aider » à faire notre travail. Qu'est-ce que ça vient faire une expression comme ça dans une convention collective ? En pratique cela revient à permettre aux contremaîtres de nous remplacer. Nous essayons de limiter ces choses-là mais selon Styrochem ce ne sont pas des demandes et ils écartent tout simplement nos préoccupations.

Styrochem est allée devant la Commission des relations du travail pour forcer un vote sur sa dernière offre alors que l'exécutif syndical avait refusé de soumettre cette offre aux membres. La commission a décidé en faveur de Styrochem et a forcé le vote le 12 octobre. L'offre a été rejetée à plus de 90 % et cela après deux mois de lockout. Nous ne demandons pas la lune mais quelque chose de tout à fait normal. Le problème de fond c'est que Styrochem ne reconnaît pas vraiment le syndicat et voudrait opérer la place sans lui.

Nous ne lâchons pas, nous maintenons nos lignes de piquetage et nous avons besoin de tout l'appui possible. Nous sommes allés nombreux au Congrès du SCEP à Toronto en septembre et nous avons été encouragés par l'appui que nous y avons reçu y compris financièrement. Nous avons parlé aux travailleurs de tous les secteurs du SCEP et nous avons été frappés de voir que tous les travailleurs sont attaqués et impliqués dans des batailles tant dans les petits endroits de travail comme dans les grandes usines.

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Secteur automobile

Les travailleurs de pièces automobiles intensifient leur lutte contre les concessions antiouvrières


Burlington, Ontario, le 27 octobre 2010

Le 27 octobre dernier, les Travailleurs canadiens de l'automobile ont tenu plus de 100 rassemblements devant leurs usines pour s'opposer aux concessions demandées par les monopoles de l'automobile. Ces concessions vont très loin et touchent tous les aspects, les coupures de salaire, la diminution des avantages sociaux des travailleurs actifs et à la retraite, les attaques contre les pensions et l'imposition de conditions de travail à deux vitesses. Les monopoles de l'automobile utilisent la crise économique comme un prétexte pour abaisser les conditions de travail des travailleurs actifs et les conditions de vie des retraités, ce qui cause également de grands problèmes à l'économie. Les travailleurs ont mis de l'avant les revendications suivantes pour la journée : pas de coupures de salaires ; pas de coupures dans les pensions ; pas de conditions de travail à deux vitesses ; défendons nos emplois et résistons aux demandes de concessions des employeurs. Les slogans des TCA « Riposter fait toute la différence ! », et « Assez c'est assez ! » étaient aussi de la partie.

Les principaux rassemblements ont eu lieu à Burlington, Brampton, Guelph, Ingersoll, Hamilton, Kitchener, London, Oakville, Tillsonburg, Toronto, Windsor et Woodstock.

Le président national des TCA Ken Lewenza a participé au rassemblement à Burlington devant Burlington Technologies, une entreprise où les travailleurs ont fait des concessions l'an dernier lorsqu'elle était sous la protection de la loi de la faillite. Burlington Technologies, une fois sortie de la protection de la faillite, est revenue à la charge avec de nouvelles demandes de concessions sous prétexte que Ford l'étouffait en demandant des prix toujours plus bas pour les pièces que l'entreprise fabrique pour le géant de l'automobile. Lewenza a dit qu'il faut mettre fin à cette descente en piqué et il a rappelé la demande du syndicat de changer les lois du travail qui facilitent ces attaques, notamment la loi qui impose un vote aux travailleurs qui veulent se syndiquer (au lieu d'une certification automatique si la majorité des travailleurs signent une carte d'adhésion) et la loi qui autorise l'utilisation de scabs.



Burlington le 27 octobre 2010: Manifestation des travailleurs de l'automobile à l'usine Burlington Technologies avec
la participation d'un contingent des métallos, local 1005, et d'autres supporteurs.

Lewenza s'est dit très heureux de la présence d'un contingent de plus de 20 travailleurs de la section 1005 du Syndicat des métallos qui représente les travailleurs de US Steel à Hamilton Works. Randy Smith, le président de la section 504 des TCA et maître de cérémonie pour l'occasion a confié au LML que la participation des métallos montre bien que les travailleurs de tout le pays font face essentiellement aux mêmes problèmes et mènent le même combat. « Les travailleurs des pièces ont déjà donné. C'est fini maintenant », a-t-il dit. « Nous devons sortir de cette descente vers l'abîme. C'est très bien que les métallos soient ici avec nous. US Steel lui aussi essaie d'enlever aux travailleurs ce qu'ils ont obtenu par leur luttes et leurs négociations. »

Dans la région de Windsor-Essex, les travailleurs des équipes volantes des TCA sont allés d'usine en usine accueillir les travailleurs qui se rassemblaient à l'heure du lunch. Plusieurs jeunes travailleurs ont participé aux actions. Le président de la section 195 Gerry Farnham a dit que les travailleurs de l'automobile n'ont pas accepté les concessions pendant la récession pour se faire maintenant imposer des concessions continuelles dans leurs conditions de travail par les monopoles des chaînes d'assemblage, GM, Ford et Chrysler. « Nous envoyons aux trois grands de l'automobile le message on ne peut plus clair que nous allons nous battre pour nos emplois dans les usines de pièces », a-t-il dit. S'adressant aux entreprises de pièces, il a ajouté que les travailleurs font tout ce qu'ils peuvent pour améliorer la qualité de leur production et ne permettront pas qu'on coupe dans leurs salaires, leurs pensions et leurs avantages sociaux. « Entendez-nous bien, a-t-il dit. « Nous allons nous battre pour nos emplois », Au rassemblement devant Canadian Engineering, une usine où les travailleurs négocient en ce moment dans un climat de demandes de concessions, Farnham s'est opposé à la demande de l'entreprise de réduire les salaires de 4 $ de l'heure et réaffirmé que les travailleurs n'accepteront pas les reculs, les attaques contre les pensions et les conditions de travail à deux vitesses.




Le 27 octobre 2010: Les travailleurs de Syncreon à Windsor.

À St. Catharines, le président de la section 199 des TCA Wayne Gates, qui représente entre autres les travailleurs de GM du secteur de l'assemblage, a présidé l'événement qui s'est déroulé devant l'usine de Tora Investments Inc. « Nous avons été capables récemment, a-t-il confié au LML, de faire retirer de la table les concessions assorties de menaces que l'entreprise voulait nous imposer. Tora Investments nous a dit que si nous n'acceptions pas les concessions, nos emplois seraient exportés quelque part aux États-Unis. Nous avons fait retirer les concessions, gardé nos emplois et gagné une modeste augmentation de salaires. Nous sommes ici aujourd'hui pour avertir les grands de l'automobile, GM, Ford et Chrysler, de cesser d'étouffer les usines de pièces et nous disons aux propriétaires des usines de pièces de signer des conventions collectives qui ne comprennent pas de concessions. C'est important que les travailleurs de pièces sachent que les travailleurs de GM sont avec eux. »

Les travailleurs d'Oshawa de deux usines de pièces ont participé au rassemblement devant Lear Corporation. Scott Bateman, un travailleur de la base, membre de l'exécutif de la section locale 222 et lui-même travailleur à Lear, a dit lui aussi que les travailleurs des chaînes d'assemblage et les travailleurs des pièces sont unis contre les demandes de concessions dans le secteur des pièces. « Les travailleurs ont été encouragés par ce message, a-t-il dit au LML. Les travailleurs des pièces ne vont pas être laissés à eux-mêmes pour faire face à la situation. »

Un des thèmes principaux de la journée d'action était l'opposition au chantage des monopoles qui exigent des concessions sous la menace de voir les emplois être envoyés ailleurs. Les travailleurs ont exprimé très clairement qu'ils entendent se faire respecter et non humilier, qu'ils rejettent ces menaces et qu'ils vont sortir plus forts de leur travail pour bâtir leur résistance collective.

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