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Nous devons forcer les gouvernements à
défendre
la sécurité économique et les droits des
travailleurs
- K.C. Adams -
La prise de contrôle de Stelco par US Steel est un
désastre total pour le Canada. Les ententes signées avec
le gouvernement, les serments faits en public et en privé
à l'effet que les pensions et un niveau défini de
production et d'emplois seraient protégés, tout cela
n'était que mensonges et subterfuges. Le monopole
américain a démontré le
mépris le plus complet envers les gouvernements
fédéral et ontarien, envers les travailleurs actifs et
à la retraite et envers la population et les gens d'affaires de
la région de Hamilton et de Nanticoke.
La production d'acier est une composante essentielle
d'une économie moderne. Lorsque ce secteur subit une agression
de l'extérieur, comme c'est le cas à l'heure actuelle,
l'État canadien se doit de répliquer.
Le PDG de US Steel, John Surma, est membre de
l'équipe de politique de commerce international
« Achetons américain » et « Les
États-Unis d'abord » de l'administration Obama. Ce
« Team America » voit dans la négation du
secteur canadien de l'acier et des autres industries
manufacturières du Canada une condition nécessaire au
succès de l'empire américain. Les États-Unis
veulent les ressources naturelles du Canada et son marché mais
ils ne veulent pas
de ses industries manufacturières qui leur font concurrence. On
l'a vu on ne peut plus clairement avec le long conflit du bois d'oeuvre
et l'accord anti-canadien qui a été imposé en
2006. Le fabricant américain John Deere, qui jusqu'à
récemment opérait une usine à Welland, a
fermé toutes ses usines canadiennes mais il est toujours
autorisé à
vendre ses équipements au Canada. Siemens déménage
sa production de turbines de Hamilton vers un ancien État
esclavagiste des États-Unis bien que le Canada ait plus besoin
de turbines que jamais. National Steel Car, qui a succombé
à la pression annexionniste de l'impérialisme
américain, a utilisé l'énorme quantité de
richesse sociale produite
par les travailleurs de Hamilton pour construire une usine
géante en Alabama.
C'est plus de 500 000 emplois manufacturiers au Canada
qui ont disparu ces dernières années dans cette orgie de
destruction nationale et d'annexion. L'empire américain ne veut
pas d'un secteur canadien de l'acier indépendant et subvenant
aux besoins du pays ou de toute autre industrie manufacturière
qui serve le marché canadien et encore
moins qui fasse concurrence aux fabricants américains. La perte
énorme de richesse sociale qui a été causée
par la mise au chômage des travailleurs et la fermeture des
usines fait maintenant partie du discours antisocial officiel des
gouvernements à l'effet qu'ils doivent sabrer davantage dans les
programmes sociaux et les services publics, multiplier
les frais d'utilisateur-payeur et introduire de nouvelles taxes comme
la TVH pour combler la baisse de leurs revenus qui a accru leur dette
et leur déficit. L'empire américain abaisse les niveaux
de vie du Canada pour les ramener au minimum américain, qui est
un puits sans fonds.
Les travailleurs et leurs alliés sont à
même d'apprécier l'hypocrisie du gouvernement Harper qui a
toujours en bouche le mot
« sécurité » face au terrorisme et
mène une guerre de rapine dans la lointaine Afghanistan mais ne
fait absolument rien pour contrer ce terrorisme économique bien
réel qui attaque la sécurité et les droits des
Canadiens d'une façon très concrète. Il permet
à US Steel et aux autres du même genre d'agir en toute
impunité. Cela n'a pas de sens ; c'est injuste et cela doit
changer. Les travailleurs de tout le pays sont en train de s'unir pour
faire échec à cette destruction nationale. Ils ont
adopté la voie de la résistance et de
l'édification de la nation sur
des bases nouvelles en opposition au droit de monopole et à
l'impérialisme américain. Nous devons travailler tous
ensemble à bâtir l'Opposition ouvrière pour refaire
la nation, que ce soit au Québec ou au Canada.
En bâtissant une Opposition ouvrière unie
et déterminée, nous serons capables de forcer les
gouvernements à prendre en mains leur responsabilité de
défendre la sécurité et les droits des
travailleurs et du peuple. De pair avec nos alliés, nous devons
créer une nouvelle situation. C'est possible de le faire !
Si les gouvernements ne sont pas
intéressés à défendre la
sécurité économique et nos droits, qu'ils
cèdent la place et laissent les travailleurs et leurs
alliés prendre les commandes. Nous refusons de rester là
à se croiser les doigts pendant que le pays est en train
d'être détruit. Joignons-nous à une Opposition
ouvrière déterminée à l'échelle du
Canada qui changera la situation d'une
façon qui favorise les travailleurs et le peuple et supplante le
droit de monopole et non le droit public.

US Steel persiste dans son arrogance
- Communiqué de la section 1005 du
Syndicat
des métallos, le 3 novembre 2010 -
Le 2 novembre, la section
1005 du Syndicat des métallos a eu une rencontre avec US
Steel en présence d'un médiateur provincial. La section
locale a utilisé l'occasion pour appeler US Steel une fois de
plus à négocier de bonne foi. Le syndicat estime que la
fermeture des hauts fourneaux au Canada et le redémarrage de
deux hauts
fourneaux aux États-Unis est un geste de négociations de
mauvaise foi de la part de US Steel. Le syndicat a aussi
expliqué une fois de plus pourquoi il demande que la convention
collective soit reconduite telle qu'elle est. Selon le syndicat, le
climat d'incertitudes économiques auquel le PDG Surma a fait
référence milite en faveur du maintien de
la convention telle qu'elle est et non de changements. Les travailleurs
dans ce contexte ne devraient pas prendre un vote de grève et
l'entreprise ne devrait pas arrêter la production en mettant les
travailleurs en lockout. Aucun changement ne devrait être
apporté sans que la partie qui veut faire un changement n'en
informe l'autre partie lors d'une
rencontre formelle et sans que, suite à la rencontre, une
annonce
publique ne soit faite qui informe les gens à l'avance. Il faut
éviter de créer de l'anxiété parmi les
travailleurs et la communauté et de semer de l'hystérie
par des tactiques d'intimidation qui menacent le moyen de subsistance
des travailleurs.
La réunion n'a malheureusement rien
réglé à cause de l'arrogance de l'entreprise qui
ne fait que persister. L'entreprise a répondu à la
proposition de la section 1005 de ne pas mettre les travailleurs
en lockout en informant le syndicat via le médiateur qu'elle est
prête à rencontrer le syndicat dès qu'il sera
disposé à accepter ses deux
principales concessions :
1. Son attaque pour briser le syndicat en forçant
les nouveaux engagés à se placer sous un fonds de
pension à cotisations déterminées.
2. Son attaque contre les retraités par
l'élimination de l'indexation de leurs pensions.
US Steel acceptera alors de dicter les autres termes de
la convention. L'entreprise a également dit qu'elle
émettra un avis avant de mettre les travailleurs en lockout. Il
est important de noter que ce que US Steel appelle
« l'offre » que les travailleurs sont
censés accepter est sa liste de demandes de concessions. Elle ne
reconnaît
même pas l'offre du syndicat de reconduire la convention sans
parler du fait que les demandes syndicales pour les
améliorations à la convention auxquelles les travailleurs
s'attendent n'ont même pas été mises sur la table.
La section 1005 n'a que du mépris pour une
telle arrogance. Néanmoins, compte tenu du sérieux de la
situation, nous continuons de demander à US Steel de
négocier de bonne foi et de s'engager à ne pas mettre les
travailleurs en lockout. Nous demandons également aux
médias de ne pas s'engager dans un compte à rebours
menant au
lockout. Cela ne ferait que contribuer aux tactiques d'intimidation de
la compagnie et déstabiliser encore plus les travailleurs et la
communauté. Ces tactiques d'intimidation sont des manoeuvres
sournoises qui empêchent les gens de penser, sans parler de
penser à ce qui pourrait défendre leurs
intérêts dans la situation actuelle.
La section 1005 pour sa part n'aura recours
à aucun compte à rebours et elle appelle les travailleurs
à ne pas penser en ces termes non plus. En ce qui concerne la
possibilité d'un lockout, qui ne peut pas être
levée si la compagnie ne se conduit pas de façon
civilisée, on doit prendre note qu'elle a fermé les hauts
fourneaux et déclaré que
personne ne serait mis à pied. Suite à cela, elle a
demandé un rapport d'impossibilité d'entente au
conciliateur afin d'établir la date et l'heure du lockout. Elle
a ensuite redémarré deux hauts fourneaux aux
États-Unis. Si elle va de l'avant avec son lockout et
prétend que c'est son « droit » d'agir
ainsi en vertu du système de relations
de travail, elle ne fera que confirmer aux yeux de tous que son but
dès le début a été de fermer la place.
Le PDG Surma a fait des déclarations publiques
à savoir que chacun doit obéir à la dictature du
« carnet de commandes ». Il a dit lors d'une
conférence téléphonique sur le rapport du
troisième trimestre de US Steel : « Les hauts
fourneaux de Hamilton et la production d'acier sont temporairement
arrêtés. Nous n'avons
pas de plan en ce moment pour fermer les autres opérations, mais
cela dépendra essentiellement de l'état de notre carnet
de commandes. Si le carnet de commandes ne correspond pas à
l'état actuel de nos opérations, nous devrons faire
d'autres fermetures. »
Le syndicat appelle les travailleurs et la population de
Hamilton à demander à la compagnie de négocier de
bonne foi en s'engageant à ne pas mettre les travailleurs en
lockout. Nous devons tous nous opposer aux tactiques d'intimidation et
demander aux gouvernements fédéral et provincial de
prendre leurs responsabilités.
Stelco doit continuer de produire !
Pour contacter la section 1005 :
905-547-1417
rolf.gerstenberger@uswa1005.ca
www.uswa1005.ca

Secteur manufacturier
Les travailleurs de Styrochem
à Baie d'Urfé en lockout
- Entrevue: Yvan Vernier, section locale
700 du SCEP,
président de l'unité du SCEP à Styrochem -
Les travailleurs de Styrochem à Baie
d'Urfé près de Montréal sont en lockout depuis le
6 août dernier. Styrochem est un fabricant américain
de matière première de polystyrène qui est
utilisé dans les services de restauration, l'emballage, la
construction, le secteur de l'automobile et d'autres secteurs. Au
début des négociations pour une
nouvelle convention collective, les travailleurs ont
présenté leurs demandes qui visent essentiellement
à limiter la sous-traitance et la capacité de
l'entreprise de faire faire leur travail par les contremaîtres.
Ils s'opposent également à la pratique consistant
à créer de nouvelles
« classifications » d'emplois qui est une
façon de diminuer les
salaires des travailleurs. Styrochem refuse de négocier et a mis
les travailleurs en lockout.
Nous reproduisons une entrevue avec Yvan Vernier qui est
le président de l'unité du SCEP à Styrochem.
LML : Dis-nous quelque
chose d'abord à propos de Styrochem.
Yvan Vernier : Styrochem est un fabricant de
la matière première du polystyrène qui est
utilisé dans divers secteurs. Ici à Baie d'Urfé
nous produisons de la matière de polystyrène qui est
utilisé dans la construction de l'autoroute 30 et dans le
secteur de la construction en général, dans le secteur
automobile, de la restauration
etc. L'usine comprend une trentaine de travailleurs dans la production
et nous avons aussi des employés de bureau qui ne sont pas
syndiqués.
LML : Quelles sont les
principales questions en litige ?
YV : Ça n'est pas le premier conflit
que nous vivons à Styrochem. La chose principale c'est qu'ils
essaient toujours de passer par-dessus le syndicat ; ils agissent
comme s'il n' y a pas de syndicat dans la place. Ils l'ont fait en
2001, puis en 2005 et ils agissent de la même manière
aujourd'hui.
Ils nous ont mis en lockout le 6 août
après seulement 4 jours de négociation. Ils ne
veulent pas négocier. Ils disent que nous n'avons pas de
demandes mais ce n'est pas vrai. Ce qu'ils veulent en
réalité c'est d'avoir tout le pouvoir dans l'endroit de
travail, en particulier sur la question de la sous-traitance, de la
création de nouvelles
classifications d'emplois qui est une façon pour eux de diminuer
les salaires, et de leur capacité à faire faire notre
travail par les contremaîtres. C'est ce pouvoir que nous voulons
limiter et Styrochem n'est même pas intéressée
à en discuter avec nous.
Nos demandes sont importantes pour nous. Nous voulons
limiter la capacité de l'entreprise à mettre nos emplois
en sous-traitance. Dans la convention actuelle, ils peuvent utiliser la
sous-traitance sans aucune limite. Ils pourraient même tous nous
remplacer s'ils le voulaient.
Puis il y a la question des nouvelles classifications.
Ils en inventent de nouvelles, par exemple une nouvelle classification
d'emballeurs. Les travailleurs sont les mêmes mais ils tombent
soudainement dans une nouvelle catégorie d'emballeurs où
les salaires sont moins élevés. Nous voulons limiter la
capacité de l'entreprise à faire cela.
Il y a une clause dans la convention qu'ils appellent
« aide ». La convention actuelle stipule que la
compagnie a le droit de demander aux contremaîtres de nous
« aider » à faire notre travail. Qu'est-ce
que ça vient faire une expression comme ça dans une
convention collective ? En pratique cela revient à
permettre aux contremaîtres de nous remplacer. Nous essayons de
limiter ces choses-là mais selon Styrochem ce ne sont pas des
demandes et ils écartent tout simplement nos
préoccupations.
Styrochem est allée devant la Commission des
relations du travail pour forcer un vote sur sa dernière offre
alors que l'exécutif syndical avait refusé de soumettre
cette offre aux membres. La commission a décidé en faveur
de Styrochem et a forcé le vote le 12 octobre. L'offre a
été rejetée à plus de 90 % et cela
après deux mois
de lockout. Nous ne demandons pas la lune mais quelque chose de tout
à fait normal. Le problème de fond c'est que Styrochem ne
reconnaît pas vraiment le syndicat et voudrait opérer la
place sans lui.
Nous ne lâchons pas, nous maintenons nos lignes de
piquetage et nous avons besoin de tout l'appui possible. Nous sommes
allés nombreux au Congrès du SCEP à Toronto en
septembre et nous avons été encouragés par l'appui
que nous y avons reçu y compris financièrement. Nous
avons parlé aux travailleurs de tous les secteurs du SCEP et
nous avons été frappés de voir que tous les
travailleurs sont attaqués et impliqués dans des
batailles tant dans les petits endroits de travail comme dans les
grandes usines.

Secteur automobile
Les travailleurs de pièces automobiles
intensifient leur lutte contre les concessions antiouvrières
Burlington, Ontario, le
27 octobre 2010
Le 27 octobre dernier, les Travailleurs canadiens
de l'automobile ont tenu plus de 100 rassemblements devant leurs usines
pour s'opposer aux concessions demandées par les monopoles de
l'automobile. Ces concessions vont très loin et touchent tous
les aspects, les coupures de salaire, la diminution des avantages
sociaux des travailleurs
actifs et à la retraite, les attaques contre les pensions et
l'imposition de conditions de travail à deux vitesses. Les
monopoles de l'automobile utilisent la crise économique comme un
prétexte pour abaisser les conditions de travail des
travailleurs actifs et les conditions de vie des retraités, ce
qui cause également de grands problèmes à
l'économie. Les
travailleurs ont mis de l'avant les revendications suivantes pour la
journée : pas de coupures de salaires ;
pas de coupures dans les pensions ; pas de conditions de travail
à deux vitesses ; défendons nos emplois et
résistons aux demandes de concessions des
employeurs. Les slogans des TCA « Riposter
fait toute la différence ! », et « Assez c'est
assez ! » étaient aussi de la partie.
Les principaux rassemblements ont eu lieu à
Burlington, Brampton, Guelph, Ingersoll, Hamilton, Kitchener, London,
Oakville, Tillsonburg, Toronto, Windsor et Woodstock.
Le président national des TCA Ken Lewenza a
participé au rassemblement à Burlington devant Burlington
Technologies, une entreprise où les travailleurs ont fait des
concessions l'an dernier lorsqu'elle était sous la protection de
la loi de la faillite. Burlington Technologies, une fois sortie de la
protection de la faillite, est revenue à la charge
avec de nouvelles demandes de concessions sous prétexte que Ford
l'étouffait en demandant des prix toujours plus bas pour les
pièces que l'entreprise fabrique pour le géant de
l'automobile. Lewenza a dit qu'il faut mettre fin à cette
descente en piqué et il a rappelé la demande du syndicat
de changer les lois du travail qui facilitent ces attaques,
notamment la loi qui impose un vote aux travailleurs qui veulent se
syndiquer (au lieu d'une certification automatique si la
majorité des travailleurs signent une carte d'adhésion)
et la loi qui autorise l'utilisation de scabs.

Burlington le 27 octobre
2010: Manifestation des travailleurs de l'automobile à l'usine
Burlington Technologies avec
la participation d'un contingent des métallos, local 1005, et
d'autres supporteurs.
Lewenza s'est dit très heureux de la
présence d'un contingent de plus de 20 travailleurs de la
section 1005 du Syndicat des métallos qui représente
les travailleurs de US Steel à Hamilton Works. Randy Smith, le
président de la section 504 des TCA et maître de
cérémonie pour l'occasion a confié au LML que
la
participation
des
métallos montre bien que les travailleurs de
tout le pays font face essentiellement aux mêmes problèmes
et mènent le même combat. « Les travailleurs
des pièces ont déjà donné. C'est fini
maintenant », a-t-il dit. « Nous devons sortir de
cette descente vers l'abîme. C'est très bien que les
métallos soient ici avec
nous. US Steel lui aussi essaie d'enlever aux travailleurs ce qu'ils
ont obtenu par leur luttes et leurs négociations. »
Dans la région de Windsor-Essex, les travailleurs
des équipes volantes des TCA sont allés d'usine en usine
accueillir les travailleurs qui se rassemblaient à l'heure du
lunch. Plusieurs jeunes travailleurs ont participé aux actions.
Le président de la section 195 Gerry Farnham a dit que les
travailleurs de l'automobile n'ont pas accepté les
concessions pendant la récession pour se faire maintenant
imposer des concessions continuelles dans leurs conditions de travail
par les monopoles des chaînes d'assemblage, GM, Ford et Chrysler.
« Nous envoyons aux trois grands de l'automobile le message
on ne peut plus clair que nous allons nous battre pour nos emplois dans
les usines de
pièces », a-t-il dit. S'adressant aux entreprises de
pièces, il a ajouté que les travailleurs font tout ce
qu'ils peuvent pour améliorer la qualité de leur
production et ne permettront pas qu'on coupe dans leurs salaires, leurs
pensions et leurs avantages sociaux. « Entendez-nous bien,
a-t-il dit. « Nous allons nous battre pour nos
emplois », Au rassemblement devant Canadian Engineering, une
usine où les travailleurs négocient en ce moment dans un
climat de demandes de concessions, Farnham s'est opposé à
la demande de l'entreprise de réduire les salaires de 4 $
de l'heure et réaffirmé que les travailleurs
n'accepteront pas les reculs, les attaques contre les
pensions et les conditions de travail à deux vitesses.



Le 27 octobre 2010: Les
travailleurs de Syncreon à Windsor.
À St. Catharines, le président de la
section 199 des TCA Wayne Gates, qui représente entre
autres les travailleurs de GM du secteur de l'assemblage, a
présidé l'événement qui s'est
déroulé devant l'usine de Tora Investments Inc.
« Nous avons été capables récemment,
a-t-il confié au LML, de faire retirer de la table
les
concessions assorties de menaces que l'entreprise voulait nous imposer.
Tora Investments nous a dit que si nous n'acceptions pas les
concessions, nos emplois seraient exportés quelque part aux
États-Unis. Nous avons fait retirer les concessions,
gardé nos emplois et gagné une modeste augmentation de
salaires. Nous sommes ici aujourd'hui pour
avertir les grands de l'automobile, GM, Ford et Chrysler, de cesser
d'étouffer les usines de pièces et nous disons aux
propriétaires des usines de pièces de signer des
conventions collectives qui ne comprennent pas de concessions. C'est
important que les travailleurs de pièces sachent que les
travailleurs de GM sont avec eux. »
Les travailleurs d'Oshawa de deux usines de
pièces ont participé au rassemblement devant Lear
Corporation. Scott Bateman, un travailleur de la base, membre de
l'exécutif de la section locale 222 et lui-même
travailleur à Lear, a dit lui aussi que les travailleurs des
chaînes d'assemblage et les travailleurs des pièces sont
unis contre les
demandes de concessions dans le secteur des pièces.
« Les travailleurs ont été encouragés
par ce message, a-t-il dit au LML. Les travailleurs des
pièces ne vont pas être laissés à
eux-mêmes pour faire face à la situation. »
Un des thèmes principaux de la journée
d'action était l'opposition au chantage des monopoles qui
exigent des concessions sous la menace de voir les emplois être
envoyés ailleurs. Les travailleurs ont exprimé
très clairement qu'ils entendent se faire respecter et non
humilier, qu'ils rejettent ces menaces et qu'ils vont sortir plus forts
de leur
travail pour bâtir leur résistance collective.

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