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Élections de mi-mandat aux
États-Unis
Un système en mal de renouveau
Les élections de mi-mandat aux États-Unis
se sont tenues le 2 novembre. Les 435 sièges de la
Chambre des représentants étaient contestés, de
même que 37 des 100 sièges au Sénat,
38 postes de gouverneurs d'État et de territoire, les
sièges de 46 législatures d'État (toutes sauf
la
Louisiane, le Mississipi, le New-Jersey et la Virginie), les
sièges de 4 législatures de territoires et plusieurs
sièges de divers niveaux de gouvernements locaux et
d'État.
Les démocrates ont
perdu leur majorité à la Chambre des représentants
aux mains des républicains, qui ont remporté
239 sièges, un gain de 60 sièges. Les
démocrates ont perdu du même coup la position de
président de la Chambre détenue jusque là par
Nancy Pelosi (qui a tout de même gardé son siège
à la Chambre), qui cède la place au républicain
John Boehner. Les démocrates contrôlaient la Chambre avant
l'élection avec 255 sièges contre 178 et deux
sièges vacants. Les démocrates ont perdu six
sièges au Sénat (ils avaient 57 sièges contre
41 pour les républicains avant l'élection),
conservant
ainsi une faible majorité.
Bien que les cercles dirigeants des États-Unis
dépeignent leur système notoirement corrompu comme le
château fort de la démocratie quand il s'agit de justifier
leur ingérence dans les élections et les affaires
intérieures de pays étrangers, ils sont incapables de
cacher leur illégitimité, leur décadence et leur
régression.
Aucun des soi-disant thèmes des élections ne concernait
la résolution des problèmes auxquels la classe
ouvrière et le peuple américain font face, sans parler
des peuples du monde. Ces soi-disant thèmes ne servent
qu'à créer l'hystérie comme façon d'enrayer
la discussion et d'empêcher la classe ouvrière et le
peuple
de développer leur pensée indépendante. C'est
ainsi que les cercles dominants bloquent le changement tout en
exerçant le maximum de pression pour rallier le peuple à
des politiques réactionnaires au pays et à
l'étranger.
Voice of Revolution, publié par
l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis,
s'exprime ainsi à ce sujet : « Les
élections de mi-mandat de 2010 sont présentées
comme étant l'occasion d'un "choix" entre les démocrates
et les républicains, les deux partis pro-guerre des riches. Tout
est fait pour créer une atmosphère de peur et de
suspicion afin de bloquer toute discussion politique sur les
problèmes auxquels est confrontée la
société, tels l'escalade des guerres d'agression et des
menaces
d'agression, le chômage, la pauvreté et la destruction de
l'environnement. Ce sont des problèmes sérieux qui
requièrent le calme dans le débat politique. Or,
l'électorat est bombardé de publicités
électorales négatives, pires que d'habitude, lesquelles
forment
plus de 50 % de tous les messages, et par une incitation constante
à la peur et au chauvinisme. Les messages racistes sont chose
commune, tels ceux qui disent que la Chine est en train de "voler les
élections".
« Près de 4 milliards de dollars
sont dépensés pour ces messages, en grande partie par les
monopoles financiers et militaires qui dirigent le pays, mais c'est de
la Chine dont nous sommes censés avoir peur ! Ces messages
qui créent la peur au sujet de la Chine et de l'Iran ont
davantage à voir
avec les préparatifs de guerre contre ces deux pays. Au lieu
d'être une occasion de discuter de l'établissement de
relations fraternelles avec les peuples du monde et de prendre position
contre la guerre, les élections sont une occasion de propagande
de guerre des démocrates et des républicains.
« Cette tentative de fomenter la haine et la
suspicion est aussi à l'oeuvre sur les questions de politique
intérieure. Le président Obama a fait campagne dans tout
le pays.... en disant qu'un vote pour les républicains allait
conduire au désastre, que le ciel allait pratiquement
s'écrouler. Les gens sont supposés
voter pour les démocrates dans un geste de panique même si
la vaste majorité d'entre eux, s'ils partent de leur
expérience, ne sont favorables à aucun des deux partis.
Tous les efforts sont faits pour semer la peur et le
dégoût parmi le peuple pour l'empêcher de voir
l'alternative, de développer l'opposition populaire
aux partis de guerre et d'intensifier sa lutte pour se doter du pouvoir
et devenir le véritable décideur qu'on le prétend.
« Le
langage d'Obama est très significatif à cet égard.
Parlant de la réforme de l'immigration sur Univision le
25 octobre, devant un auditoire largement latino-américain,
Obama a dit que "tant que je n'aurai pas réussi à obtenir
la coopération de la partie adverse, ceux qui sont contre la
réforme de
l'immigration pourront continuer à la bloquer. Cette
élection est donc très importante parce que ceux qui
politisent cette question, qui appuient la loi de l'Arizona, qui
parlent toujours de la sécurité à la
frontière sans présenter les autres facettes du
problème, qui n'appuient pas le Dream Act et qui font
de la rhétorique pour créer la division, tous ces
gens-là ne sont pas les représentants de nos valeurs
américaines fondamentales." "Si les Latino-Américains se
tiennent à l'écart de cette élection au lieu de
dire qu'ils vont punir nos ennemis et récompenser nos amis, cela
ne va qu'aggraver notre situation et c'est pour
cela que je vous dis qu'il est important de voter le 2 novembre.
« Obama, en tant que président et
commandant en chef, continue de dire que c'est lui qui décide
qui représente ou ne représente pas "nos valeurs
américaines fondamentales". Il va même plus loin en disant
que ceux qui "ne représentent pas nos valeurs américaines
fondamentales" sont des "ennemis" qu'il
faut "punir". Certains croiront que cela fait partie du discours
électoraliste, mais à la lumière des agissements
de ce gouvernement il faut reconnaître la réalité
derrière ce discours.
« C'est le gouvernement qui est à
l'origine de l'hystérie contre les musulmans suite aux attentats
du 11 septembre et l'administration Obama poursuit dans la
même veine avec ses déclarations au sujet de "terroristes"
provenant du Yémen, avec les récentes descentes du FBI au
Minnesota et à Chicago,
avec les campagnes de harcèlement et d'arrestation dans les
communautés immigrantes. Tout cela s'inscrit dans un effort pour
imposer le droit du président de décider qui est
américain et qui est anti-américain, qui
représente "nos valeurs fondamentales" et qui ne les
représente pas, qui est un « ennemi »
devant être puni. Le discours électoral doit être vu
à la lumière de ces agissements, qui concourent tous aux
visées agressives des impérialistes dans le monde et
à l'imposition du fascisme au pays.
« Les dirigeants américains veulent le
calme sur le front intérieur, ils veulent une main-d'oeuvre
divisée et docile et une classe ouvrière pacifiée.
Ils veulent accroître le pouvoir exécutif et instituer
l'impunité des décideurs (que ce soit dans les attaques
contre les musulmans, les immigrants et les travailleurs
ou contre les opposants à la guerre et aux atteintes aux droits
et libertés) pour paralyser la résistance et forcer le
peuple à se soumettre. Et vous pouvez être certains que si
Obama parvient à faire passer ses adversaires politiques pour
des "ennemis" des valeurs fondamentales qu'il faut punir, il peut faire
passer n'importe
qui pour un "ennemi" à punir.
« D'autre part, le discours électoral
d'Obama laisse aussi voir les contradictions qui s'accentuent dans les
cercles dominants, à tel point qu'il n'est pas impossible que la
violence éclate dans leurs rangs. »
Les élections de mi-mandat sont peut-être
terminées, mais elles ont laissé de graves contradictions
au sein de la classe dominante. Ces contradictions vont se jouer au
Sénat et à la Chambre des représentants, mais
elles pourraient aussi dégénérer en affrontements
violents. Les Américains devront être vigilants.
Pour eux, le problème central demeure qu'ils sont
marginalisés et qu'ils doivent se donner les moyens de
s'investir du pouvoir souverain, du pouvoir de décider. Ils
doivent rejeter le faux choix entre républicains et
démocrates, y compris le Tea Party. Comme l'écrit Voice
of
Revolution en terminant :
« Nous avons besoin d'une démocratie
moderne, une démocratie qui émane du peuple, qui investit
le peuple du pouvoir et qui lui permette de se donner un gouvernement
anti-guerre et des politiques pro-sociales. »

Des dépenses massives pour priver
les élections d'un contenu moderne
- Voice of Revolution*, 1er novembre 2010
-
Les élections aux États-Unis sont
caractérisées par des dépenses massives et une
publicité négative, souvent carrément raciste, le
tout pour désinformer plutôt qu'informer. Les
élections de mi-mandat ont lieu à l'heure où la
guerre se poursuit à l'étranger, où la crise
économique continue de s'aggraver et où la
société entière est bouleversée par des
crises importantes, comme le chômage, la pauvreté et la
destruction de l'environnement. Ces problèmes et les solutions
à ces problèmes sont ce dont les citoyens veulent
débattre dans les élections. Le contenu moderne des
élections qui fait gravement défaut est
l'élaboration d'un
programme de solutions et la sélection des candidats qui
représentent le mieux ces solutions. Or, les élections
2010 ont été faites de publicité négative
et de dénigrement de l'adversaire comme jamais auparavant. La
publicité électorale ne sert pas à informer le
public et à le placer en position de déterminer calmement
et rationnellement ce qu'il faut faire pour faire progresser la
société. Bien au contraire. Le but de la publicité
massive, négative, mesquine et faite de promesses sans lendemain
est de désinformer, de créer le dégoût de la
politique, à l'heure où la solution à tous les
problèmes urgents de la société passe par la
politisation
du peuple. Le corps politique, le peuple, le public, la défense
de l'intérêt public et de l'intérêt collectif
et individuel, tout cela est nié pour préserver le
pouvoir des riches.
Cette année près de
4 milliards $ ont été dépensés
dans la campagne électorale. Cela comprend une augmentation
marquée du nombre d'annonces publicitaires, soit 27 % de
plus qu'en 2008, année d'élections
présidentielles. Le coût de la campagne a augmenté
d'environ 90 %. La majeure
partie des dépenses électorales sont faites par les
candidats et les partis. Il y a aussi les « annonces
coordonnées », celles qui combinent le financement
des candidats et celui des comités de campagne de partis. Du 1er
septembre au 20 octobre, les dépenses des candidats et des
partis représentaient 85 %
des dépenses en publicité électorale. L'autre
15 % est dépensé par des groupes
d'intérêts.
Les États-Unis possèdent des forces
productives modernes et très avancées. Il leur faut une
démocratie qui est aussi moderne et très avancée.
Or, comme l'ont montré encore une fois les campagnes
publicitaires cette année, la démocratie
étasunienne est plus arriérée et plus corrompue
que jamais. À l'époque moderne,
la solution à tous les problèmes de la
société requiert le plein déploiement des
énergies et du génie du peuple, du facteur humain, mais
nous sommes aux prises avec un processus électoral conçu
et constamment renforcé pour maintenir le peuple à
l'écart. Une façon immédiate de remédier
à ce problème est d'exiger
une commission électorale indépendante, financée
par les fonds publics, chargée d'administrer les
élections et de financer tout le processus. Les partis, les
candidats et les groupes d'intérêt ne doivent pas pouvoir
s'ingérer dans le processus. Bref, il faut trouver les moyens
pour que l'électorat soit informé des problèmes
de la société et des propositions des candidats pour
résoudre ces problèmes. Il doit y avoir
égalité des chances pour tous les candidats. Un
financement public du processus et une information au service du public
plutôt qu'au service des candidats contribueraient à la
résolution des problèmes. Cela permettrait aussi
aux travailleurs de participer plus directement aux élections,
de se présenter eux-mêmes, plutôt que d'être
à la merci des candidats sélectionnés par les
riches et les puissants.
Un récent sondage a révélé
que beaucoup de citoyens songent à la possibilité de
faire élire de simples travailleurs. On a demandé aux
gens ce qu'ils choisiraient s'ils avaient la possibilité de
débarrasser tout le congrès tel qu'il est
présentement et de le remplacer par des élus
entièrement nouveaux. Près de 65 %
ont répondu qu'ils préféreraient recommencer
à zéro. Près de la moitié ont dit que des
citoyens choisis au hasard, comme en utilisant un bottin
téléphonique, feraient un meilleur travail que les
congressistes actuels. Évidemment, les auteurs du sondage
songeaient davantage à discréditer le congrès
à des fins partisanes
mais les réponses sont quand même significatives. Elles
montrent que beaucoup reconnaissent que pour avancer il faut
élire de simples travailleurs, qui forment la majorité
des noms choisis au hasard dans un bottin de téléphone.

Lisbonne, Portugal
Des actions contre la guerre
en vue du prochain sommet de l'OTAN
Le réseau « Non à la guerre –
Non à l'OTAN » est fermement convaincu que la paix et
le désarmement sont incompatibles avec l'OTAN. Selon le
réseau, plus de 650 organisations ont travaillé ensemble
depuis la préparation du sommet de l'OTAN à Strasbourg en
2009, et le réseau, à son assemblée
annuelle à Berlin en octobre 2009, a décidé
d'utiliser l'occasion du sommet de Lisbonne, qui va adopter la nouvelle
stratégie de l'OTAN, pour intensifier ses actions contre la
guerre et le militarisme.
Une coalition nationale a été
formée au Portugal qui comprend notamment l'alliance nationale
anti-OTAN PAGAN de même que d'autres organisations anti-guerre et
pour la paix, des organisations à la défense de
l'environnement et des droits humains et des organisations
d'initiatives sociales. Cette alliance est
appuyée par des ONG et par le « Bloco »,
qui est une alliance de partis et de mouvements de gauche. Cette
alliance anti-OTAN a accru sa visibilité publique par ses
actions réussies des dernières semaines (voir
http ://antinatoportugal.wordpress.com) et elle cherche à
impliquer d'autres organisations
et à stimuler des initiatives.
Le Comité international de coordination du
réseau a travaillé avec d'autres organisations au
Portugal à l'élaboration d'un programme
d'activités en vue du sommet de l'OTAN.
Le programme comprend :
1. Des actions locales et régionales du
15 au 21 novembre. Un centre public permanent pour la paix
qui organisera de multiples activités sera établi
à cet effet sur une place publique achalandée de
Lisbonne ;
2. Un contre-sommet qui se tiendra du vendredi
19 novembre au dimanche 21 novembre et qui culminera dans une
Assemblée internationale contre la guerre. L'opposition à
l'OTAN et à sa stratégie guerrière sera le
thème central de cet événement où des
participants de plusieurs pays présenteront leur
analyse de la situation. Les organisations « discuteront
intensément des alternatives de paix. On proposera des actions
pour le mouvement pour la paix et on s'entendra sur les moyens
d'accroître la coopération internationale. Il y a aura
place à beaucoup de discussions sur nos positions
respectives : nous
voulons apprendre les uns des autres afin d'agir de manière plus
effective. »
3. L'appui à une grande manifestation
internationale pour la paix le samedi 20 novembre à Lisbonne.
Une conférence internationale s'est
déjà tenue à Lisbonne du 14 au
17 octobre pour préparer et coordonner la participation
internationale.
Les détails du programme sont en train
d'être mis au point et ils seront soumis à la discussion
notamment lors du forum social européen qui se tiendra
prochainement à Istanbul. On trouvera de l'information
supplémentaire et le calendrier des événements sur
le site web www.no-to-nato.org qui a déjà commencé
à annoncer les manifestations.
Les organisateurs appellent tous les participants
à réfléchir aux préparatifs dans chaque
pays, aux moyens d'accroître la pression sur les gouvernements
nationaux et pour donner plus de visibilité publique à la
question de l'OTAN. « L'OTAN et la paix sont incompatibles.
Quiconque aspire à un monde juste
et pacifique doit rejeter l'OTAN », a dit Reiner Braun,
membre du Comité international de coordination « Non
à la guerre – Non à l'OTAN » et directeur
exécutif de I'ALANA, l'Association internationale des avocats
contre les armes nucléaires.

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du
Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du
sommet de l'OTAN de Lisbonne en novembre 2010
- 17 septembre 2010 -
Le Conseil mondial de la paix (CMP) et le Conseil
portugais pour la paix et la coopération (CPPC) saluent les
peuples du monde épris de la paix et les mouvements de la paix
qui se mobilisent en continuant à dénoncer les guerres
impérialistes, les occupations illégales et l'injustice
sociale, et les invitent à continuer
à renforcer les efforts et les luttes communs contre
l'impérialisme et ses organisations, en particulier contre
l'OTAN, la plus grande machine de guerre du monde.
Le CMP dénonce devant les peuples du monde entier
les crimes que l'OTAN a commis et continue à commettre contre
l'humanité avec comme prétexte tant la protection des
« droits de l'Homme » que de la lutte contre le
« terrorisme », selon sa propre
interprétation.
L'OTAN a été dès sa fondation en
1949 une organisation agressive. Après 1991, avec sa
nouvelle doctrine militaire, elle s'est transformée en
« shérif » mondial des
intérêts impérialistes. Elle a souvent
été liée à des régimes sanguinaires
et à des dictatures, aux forces réactionnaires et aux
juntes.
Elle a participé activement au démembrement de la
Yougoslavie, aux bombardements barbares de la Serbie durant
78 jours, au renversement de régimes à travers les
« révolutions colorées », à
l'occupation de l'Afghanistan. L'OTAN persévère dans ses
plans pour un « Grand Moyen-Orient »,
élargissant son rayon d'action avec le « Partenariat
pour la paix » et la « coopération
spéciale » en Asie et en Amérique Latine, au
Moyen-Orient, en Afrique du Nord, et aussi avec l'
« Armée européenne ».
Tous les gouvernements des États-membres
partagent des responsabilités au sein de l'OTAN, bien que le
rôle de direction soit dévolu à l'administration
étasunienne. La présence d'approches diverses sur
certaines questions est le reflet de points de vue et de
rivalités particulières, mais celles-ci mènent
toujours
de toute façon à un affrontement agressif commun avec les
peuples.
Nous condamnons la politique de l'Union
européenne, qui coïncide avec celle de l'OTAN et le
Traité de Lisbonne, et qui va main dans la main avec l'OTAN en
matière politique et militaire. Les dépenses militaires
des États-Unis en missions étrangères ont
augmenté entre 2002 et 2009 de 30 milliards
d'euros à 300 milliards d'euros.
Les peuples et les forces éprises de la paix dans
le monde n'acceptent pas le rôle de
« shérif » mondial joué par l'OTAN.
Ils rejettent tous les efforts tendant à incorporer l'OTAN dans
le système des Nations unies. Ils demandent la dissolution de
cette machine de guerre militaire agressive. Même
le prétexte trompeur de l'existence du Pacte de Varsovie n'a
désormais plus de sens.
Le Conseil mondial de la paix et ses membres et amis
organiseront dans plusieurs dizaines de pays diverses initiatives
nationales et internationales contre l'OTAN et sa conception
stratégique, qui devrait être adoptée au prochain
sommet au Portugal. Nous organiserons, avec le Conseil portugais pour
la paix et
la coopération, des manifestations et conférences ainsi
qu'une initiative centrale de masse avant et pendant les jours du
sommet de l'OTAN (novembre 2010) à Lisbonne.
Sous le slogan « OTAN, ennemie des peuples et
de la paix : démantelons-la ! », le CMP
appelle toutes les organisations des États-membres de l'OTAN et
du monde entier à signer un appel qui mette en avant les
questions suivantes :
L'OTAN a été une force agressive et
réactionnaire
dès sa fondation en 1949. Le Traité de Varsovie a
été créé après la création de
l'OTAN et a été démantelé avant lui.
L'OTAN a depuis 60 ans les mains tachées du sang
de tant de personnes et ne constitue pas une force « qui
maintient la paix » dans le cadre des Nations unies.
Même si elles sont menées sous direction
étasunienne, les agressions ont été
réalisées avec les autres forces impérialistes, ce
qui ne change pas la nature de l'OTAN.
L'OTAN est directement liée à l'Union
européenne et vice-versa, en même temps qu'un nombre
important de pays de l'UE sont aussi membres de l'OTAN, à
travers les clauses et engagements consacrés par le
« Traité de Lisbonne ».
Tous les gouvernements des pays membres de l'OTAN
portent la responsabilité de leurs actes : ils soutiennent
ses projets impérialistes.
La guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie a
représenté une pierre angulaire du nouveau dogme au
moment du sommet de Washington en 1999. Il s'est
révélé par la suite que l'UE n'a absolument pas
représenté un « contre-poids
démocratique » aux États-Unis.
L'OTAN agit comme un gendarme mondial avec des
collaborateurs sur tous les continents qui exécutent son Plan
pour un « Grand Moyen-Orient » et interviennent
activement en Europe de l'Est, au Caucase et ailleurs.
Nous approuvons et soutenons la campagne portugaise
« Oui à la paix, non à l'OTAN » qui
rassemble de multiples mouvements et organisations. Nous lançons
un appel à toutes les organisations éprises de paix pour
qu'elles unissent leurs voix et leurs forces autour de cet appel et se
retrouvent avec
nous en novembre 2010 à Lisbonne.
Le Conseil mondial de la paix (CMP)
Le Conseil portugais pour la paix et la
coopération

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