Le Marxiste-Léniniste

Numéro 172 - 4 novembre 2010

Élections de mi-mandat aux États-Unis

Un système en mal de renouveau

Élections de mi-mandat aux États-Unis
Un système en mal de renouveau
Des dépenses massives pour priver les élections d'un contenu moderne - Voice of Revolution

Lisbonne, Portugal
Des actions contre la guerre en vue du prochain sommet de l'OTAN
Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne en novembre 2010

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Élections de mi-mandat aux États-Unis

Un système en mal de renouveau

Les élections de mi-mandat aux États-Unis se sont tenues le 2 novembre. Les 435 sièges de la Chambre des représentants étaient contestés, de même que 37 des 100 sièges au Sénat, 38 postes de gouverneurs d'État et de territoire, les sièges de 46 législatures d'État (toutes sauf la Louisiane, le Mississipi, le New-Jersey et la Virginie), les sièges de 4 législatures de territoires et plusieurs sièges de divers niveaux de gouvernements locaux et d'État.

Les démocrates ont perdu leur majorité à la Chambre des représentants aux mains des républicains, qui ont remporté 239 sièges, un gain de 60 sièges. Les démocrates ont perdu du même coup la position de président de la Chambre détenue jusque là par Nancy Pelosi (qui a tout de même gardé son siège à la Chambre), qui cède la place au républicain John Boehner. Les démocrates contrôlaient la Chambre avant l'élection avec 255 sièges contre 178 et deux sièges vacants. Les démocrates ont perdu six sièges au Sénat (ils avaient 57 sièges contre 41 pour les républicains avant l'élection), conservant ainsi une faible majorité.

Bien que les cercles dirigeants des États-Unis dépeignent leur système notoirement corrompu comme le château fort de la démocratie quand il s'agit de justifier leur ingérence dans les élections et les affaires intérieures de pays étrangers, ils sont incapables de cacher leur illégitimité, leur décadence et leur régression. Aucun des soi-disant thèmes des élections ne concernait la résolution des problèmes auxquels la classe ouvrière et le peuple américain font face, sans parler des peuples du monde. Ces soi-disant thèmes ne servent qu'à créer l'hystérie comme façon d'enrayer la discussion et d'empêcher la classe ouvrière et le peuple de développer leur pensée indépendante. C'est ainsi que les cercles dominants bloquent le changement tout en exerçant le maximum de pression pour rallier le peuple à des politiques réactionnaires au pays et à l'étranger.

Voice of Revolution, publié par l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis, s'exprime ainsi à ce sujet : « Les élections de mi-mandat de 2010 sont présentées comme étant l'occasion d'un "choix" entre les démocrates et les républicains, les deux partis pro-guerre des riches. Tout est fait pour créer une atmosphère de peur et de suspicion afin de bloquer toute discussion politique sur les problèmes auxquels est confrontée la société, tels l'escalade des guerres d'agression et des menaces d'agression, le chômage, la pauvreté et la destruction de l'environnement. Ce sont des problèmes sérieux qui requièrent le calme dans le débat politique. Or, l'électorat est bombardé de publicités électorales négatives, pires que d'habitude, lesquelles forment plus de 50 % de tous les messages, et par une incitation constante à la peur et au chauvinisme. Les messages racistes sont chose commune, tels ceux qui disent que la Chine est en train de "voler les élections".

« Près de 4 milliards de dollars sont dépensés pour ces messages, en grande partie par les monopoles financiers et militaires qui dirigent le pays, mais c'est de la Chine dont nous sommes censés avoir peur ! Ces messages qui créent la peur au sujet de la Chine et de l'Iran ont davantage à voir avec les préparatifs de guerre contre ces deux pays. Au lieu d'être une occasion de discuter de l'établissement de relations fraternelles avec les peuples du monde et de prendre position contre la guerre, les élections sont une occasion de propagande de guerre des démocrates et des républicains.

« Cette tentative de fomenter la haine et la suspicion est aussi à l'oeuvre sur les questions de politique intérieure. Le président Obama a fait campagne dans tout le pays.... en disant qu'un vote pour les républicains allait conduire au désastre, que le ciel allait pratiquement s'écrouler. Les gens sont supposés voter pour les démocrates dans un geste de panique même si la vaste majorité d'entre eux, s'ils partent de leur expérience, ne sont favorables à aucun des deux partis. Tous les efforts sont faits pour semer la peur et le dégoût parmi le peuple pour l'empêcher de voir l'alternative, de développer l'opposition populaire aux partis de guerre et d'intensifier sa lutte pour se doter du pouvoir et devenir le véritable décideur qu'on le prétend.

« Le langage d'Obama est très significatif à cet égard. Parlant de la réforme de l'immigration sur Univision le 25 octobre, devant un auditoire largement latino-américain, Obama a dit que "tant que je n'aurai pas réussi à obtenir la coopération de la partie adverse, ceux qui sont contre la réforme de l'immigration pourront continuer à la bloquer. Cette élection est donc très importante parce que ceux qui politisent cette question, qui appuient la loi de l'Arizona, qui parlent toujours de la sécurité à la frontière sans présenter les autres facettes du problème, qui n'appuient pas le Dream Act et qui font de la rhétorique pour créer la division, tous ces gens-là ne sont pas les représentants de nos valeurs américaines fondamentales." "Si les Latino-Américains se tiennent à l'écart de cette élection au lieu de dire qu'ils vont punir nos ennemis et récompenser nos amis, cela ne va qu'aggraver notre situation et c'est pour cela que je vous dis qu'il est important de voter le 2 novembre.

« Obama, en tant que président et commandant en chef, continue de dire que c'est lui qui décide qui représente ou ne représente pas "nos valeurs américaines fondamentales". Il va même plus loin en disant que ceux qui "ne représentent pas nos valeurs américaines fondamentales" sont des "ennemis" qu'il faut "punir". Certains croiront que cela fait partie du discours électoraliste, mais à la lumière des agissements de ce gouvernement il faut reconnaître la réalité derrière ce discours.

« C'est le gouvernement qui est à l'origine de l'hystérie contre les musulmans suite aux attentats du 11 septembre et l'administration Obama poursuit dans la même veine avec ses déclarations au sujet de "terroristes" provenant du Yémen, avec les récentes descentes du FBI au Minnesota et à Chicago, avec les campagnes de harcèlement et d'arrestation dans les communautés immigrantes. Tout cela s'inscrit dans un effort pour imposer le droit du président de décider qui est américain et qui est anti-américain, qui représente "nos valeurs fondamentales" et qui ne les représente pas, qui est un « ennemi » devant être puni. Le discours électoral doit être vu à la lumière de ces agissements, qui concourent tous aux visées agressives des impérialistes dans le monde et à l'imposition du fascisme au pays.

« Les dirigeants américains veulent le calme sur le front intérieur, ils veulent une main-d'oeuvre divisée et docile et une classe ouvrière pacifiée. Ils veulent accroître le pouvoir exécutif et instituer l'impunité des décideurs (que ce soit dans les attaques contre les musulmans, les immigrants et les travailleurs ou contre les opposants à la guerre et aux atteintes aux droits et libertés) pour paralyser la résistance et forcer le peuple à se soumettre. Et vous pouvez être certains que si Obama parvient à faire passer ses adversaires politiques pour des "ennemis" des valeurs fondamentales qu'il faut punir, il peut faire passer n'importe qui pour un "ennemi" à punir.

« D'autre part, le discours électoral d'Obama laisse aussi voir les contradictions qui s'accentuent dans les cercles dominants, à tel point qu'il n'est pas impossible que la violence éclate dans leurs rangs. »

Les élections de mi-mandat sont peut-être terminées, mais elles ont laissé de graves contradictions au sein de la classe dominante. Ces contradictions vont se jouer au Sénat et à la Chambre des représentants, mais elles pourraient aussi dégénérer en affrontements violents. Les Américains devront être vigilants. Pour eux, le problème central demeure qu'ils sont marginalisés et qu'ils doivent se donner les moyens de s'investir du pouvoir souverain, du pouvoir de décider. Ils doivent rejeter le faux choix entre républicains et démocrates, y compris le Tea Party. Comme l'écrit Voice of Revolution en terminant :

« Nous avons besoin d'une démocratie moderne, une démocratie qui émane du peuple, qui investit le peuple du pouvoir et qui lui permette de se donner un gouvernement anti-guerre et des politiques pro-sociales. »

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Des dépenses massives pour priver
les élections d'un contenu moderne

Les élections aux États-Unis sont caractérisées par des dépenses massives et une publicité négative, souvent carrément raciste, le tout pour désinformer plutôt qu'informer. Les élections de mi-mandat ont lieu à l'heure où la guerre se poursuit à l'étranger, où la crise économique continue de s'aggraver et où la société entière est bouleversée par des crises importantes, comme le chômage, la pauvreté et la destruction de l'environnement. Ces problèmes et les solutions à ces problèmes sont ce dont les citoyens veulent débattre dans les élections. Le contenu moderne des élections qui fait gravement défaut est l'élaboration d'un programme de solutions et la sélection des candidats qui représentent le mieux ces solutions. Or, les élections 2010 ont été faites de publicité négative et de dénigrement de l'adversaire comme jamais auparavant. La publicité électorale ne sert pas à informer le public et à le placer en position de déterminer calmement et rationnellement ce qu'il faut faire pour faire progresser la société. Bien au contraire. Le but de la publicité massive, négative, mesquine et faite de promesses sans lendemain est de désinformer, de créer le dégoût de la politique, à l'heure où la solution à tous les problèmes urgents de la société passe par la politisation du peuple. Le corps politique, le peuple, le public, la défense de l'intérêt public et de l'intérêt collectif et individuel, tout cela est nié pour préserver le pouvoir des riches.

Cette année près de 4 milliards $ ont été dépensés dans la campagne électorale. Cela comprend une augmentation marquée du nombre d'annonces publicitaires, soit 27 % de plus qu'en 2008, année d'élections présidentielles. Le coût de la campagne a augmenté d'environ 90 %. La majeure partie des dépenses électorales sont faites par les candidats et les partis. Il y a aussi les « annonces coordonnées », celles qui combinent le financement des candidats et celui des comités de campagne de partis. Du 1er septembre au 20 octobre, les dépenses des candidats et des partis représentaient 85 % des dépenses en publicité électorale. L'autre 15 % est dépensé par des groupes d'intérêts.

Les États-Unis possèdent des forces productives modernes et très avancées. Il leur faut une démocratie qui est aussi moderne et très avancée. Or, comme l'ont montré encore une fois les campagnes publicitaires cette année, la démocratie étasunienne est plus arriérée et plus corrompue que jamais. À l'époque moderne, la solution à tous les problèmes de la société requiert le plein déploiement des énergies et du génie du peuple, du facteur humain, mais nous sommes aux prises avec un processus électoral conçu et constamment renforcé pour maintenir le peuple à l'écart. Une façon immédiate de remédier à ce problème est d'exiger une commission électorale indépendante, financée par les fonds publics, chargée d'administrer les élections et de financer tout le processus. Les partis, les candidats et les groupes d'intérêt ne doivent pas pouvoir s'ingérer dans le processus. Bref, il faut trouver les moyens pour que l'électorat soit informé des problèmes de la société et des propositions des candidats pour résoudre ces problèmes. Il doit y avoir égalité des chances pour tous les candidats. Un financement public du processus et une information au service du public plutôt qu'au service des candidats contribueraient à la résolution des problèmes. Cela permettrait aussi aux travailleurs de participer plus directement aux élections, de se présenter eux-mêmes, plutôt que d'être à la merci des candidats sélectionnés par les riches et les puissants.

Un récent sondage a révélé que beaucoup de citoyens songent à la possibilité de faire élire de simples travailleurs. On a demandé aux gens ce qu'ils choisiraient s'ils avaient la possibilité de débarrasser tout le congrès tel qu'il est présentement et de le remplacer par des élus entièrement nouveaux. Près de 65 % ont répondu qu'ils préféreraient recommencer à zéro. Près de la moitié ont dit que des citoyens choisis au hasard, comme en utilisant un bottin téléphonique, feraient un meilleur travail que les congressistes actuels. Évidemment, les auteurs du sondage songeaient davantage à discréditer le congrès à des fins partisanes mais les réponses sont quand même significatives. Elles montrent que beaucoup reconnaissent que pour avancer il faut élire de simples travailleurs, qui forment la majorité des noms choisis au hasard dans un bottin de téléphone.

* Voice of Revolution est publié par l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste.

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Lisbonne, Portugal

Des actions contre la guerre
en vue du prochain sommet de l'OTAN


Parmi les manifestations mondiales contre l'OTAN en 2009.

Le réseau « Non à la guerre – Non à l'OTAN » est fermement convaincu que la paix et le désarmement sont incompatibles avec l'OTAN. Selon le réseau, plus de 650 organisations ont travaillé ensemble depuis la préparation du sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009, et le réseau, à son assemblée annuelle à Berlin en octobre 2009, a décidé d'utiliser l'occasion du sommet de Lisbonne, qui va adopter la nouvelle stratégie de l'OTAN, pour intensifier ses actions contre la guerre et le militarisme.

Une coalition nationale a été formée au Portugal qui comprend notamment l'alliance nationale anti-OTAN PAGAN de même que d'autres organisations anti-guerre et pour la paix, des organisations à la défense de l'environnement et des droits humains et des organisations d'initiatives sociales. Cette alliance est appuyée par des ONG et par le « Bloco », qui est une alliance de partis et de mouvements de gauche. Cette alliance anti-OTAN a accru sa visibilité publique par ses actions réussies des dernières semaines (voir http ://antinatoportugal.wordpress.com) et elle cherche à impliquer d'autres organisations et à stimuler des initiatives.

Le Comité international de coordination du réseau a travaillé avec d'autres organisations au Portugal à l'élaboration d'un programme d'activités en vue du sommet de l'OTAN.

Le programme comprend :

1. Des actions locales et régionales du 15 au 21 novembre. Un centre public permanent pour la paix qui organisera de multiples activités sera établi à cet effet sur une place publique achalandée de Lisbonne ;

2. Un contre-sommet qui se tiendra du vendredi 19 novembre au dimanche 21 novembre et qui culminera dans une Assemblée internationale contre la guerre. L'opposition à l'OTAN et à sa stratégie guerrière sera le thème central de cet événement où des participants de plusieurs pays présenteront leur analyse de la situation. Les organisations « discuteront intensément des alternatives de paix. On proposera des actions pour le mouvement pour la paix et on s'entendra sur les moyens d'accroître la coopération internationale. Il y a aura place à beaucoup de discussions sur nos positions respectives : nous voulons apprendre les uns des autres afin d'agir de manière plus effective. »

3. L'appui à une grande manifestation internationale pour la paix le samedi 20 novembre à Lisbonne.

Une conférence internationale s'est déjà tenue à Lisbonne du 14 au 17 octobre pour préparer et coordonner la participation internationale.

Les détails du programme sont en train d'être mis au point et ils seront soumis à la discussion notamment lors du forum social européen qui se tiendra prochainement à Istanbul. On trouvera de l'information supplémentaire et le calendrier des événements sur le site web www.no-to-nato.org qui a déjà commencé à annoncer les manifestations.

Les organisateurs appellent tous les participants à réfléchir aux préparatifs dans chaque pays, aux moyens d'accroître la pression sur les gouvernements nationaux et pour donner plus de visibilité publique à la question de l'OTAN. « L'OTAN et la paix sont incompatibles. Quiconque aspire à un monde juste et pacifique doit rejeter l'OTAN », a dit Reiner Braun, membre du Comité international de coordination « Non à la guerre – Non à l'OTAN » et directeur exécutif de I'ALANA, l'Association internationale des avocats contre les armes nucléaires.

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Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne en novembre 2010

Le Conseil mondial de la paix (CMP) et le Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC) saluent les peuples du monde épris de la paix et les mouvements de la paix qui se mobilisent en continuant à dénoncer les guerres impérialistes, les occupations illégales et l'injustice sociale, et les invitent à continuer à renforcer les efforts et les luttes communs contre l'impérialisme et ses organisations, en particulier contre l'OTAN, la plus grande machine de guerre du monde.

Le CMP dénonce devant les peuples du monde entier les crimes que l'OTAN a commis et continue à commettre contre l'humanité avec comme prétexte tant la protection des « droits de l'Homme » que de la lutte contre le « terrorisme », selon sa propre interprétation.

L'OTAN a été dès sa fondation en 1949 une organisation agressive. Après 1991, avec sa nouvelle doctrine militaire, elle s'est transformée en « shérif » mondial des intérêts impérialistes. Elle a souvent été liée à des régimes sanguinaires et à des dictatures, aux forces réactionnaires et aux juntes. Elle a participé activement au démembrement de la Yougoslavie, aux bombardements barbares de la Serbie durant 78 jours, au renversement de régimes à travers les « révolutions colorées », à l'occupation de l'Afghanistan. L'OTAN persévère dans ses plans pour un « Grand Moyen-Orient », élargissant son rayon d'action avec le « Partenariat pour la paix » et la « coopération spéciale » en Asie et en Amérique Latine, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, et aussi avec l' « Armée européenne ».

Tous les gouvernements des États-membres partagent des responsabilités au sein de l'OTAN, bien que le rôle de direction soit dévolu à l'administration étasunienne. La présence d'approches diverses sur certaines questions est le reflet de points de vue et de rivalités particulières, mais celles-ci mènent toujours de toute façon à un affrontement agressif commun avec les peuples.

Nous condamnons la politique de l'Union européenne, qui coïncide avec celle de l'OTAN et le Traité de Lisbonne, et qui va main dans la main avec l'OTAN en matière politique et militaire. Les dépenses militaires des États-Unis en missions étrangères ont augmenté entre 2002 et 2009 de 30 milliards d'euros à 300 milliards d'euros.

Les peuples et les forces éprises de la paix dans le monde n'acceptent pas le rôle de « shérif » mondial joué par l'OTAN. Ils rejettent tous les efforts tendant à incorporer l'OTAN dans le système des Nations unies. Ils demandent la dissolution de cette machine de guerre militaire agressive. Même le prétexte trompeur de l'existence du Pacte de Varsovie n'a désormais plus de sens.

Le Conseil mondial de la paix et ses membres et amis organiseront dans plusieurs dizaines de pays diverses initiatives nationales et internationales contre l'OTAN et sa conception stratégique, qui devrait être adoptée au prochain sommet au Portugal. Nous organiserons, avec le Conseil portugais pour la paix et la coopération, des manifestations et conférences ainsi qu'une initiative centrale de masse avant et pendant les jours du sommet de l'OTAN (novembre 2010) à Lisbonne.

Sous le slogan « OTAN, ennemie des peuples et de la paix : démantelons-la ! », le CMP appelle toutes les organisations des États-membres de l'OTAN et du monde entier à signer un appel qui mette en avant les questions suivantes :

L'OTAN a été une force agressive et réactionnaire dès sa fondation en 1949. Le Traité de Varsovie a été créé après la création de l'OTAN et a été démantelé avant lui.

L'OTAN a depuis 60 ans les mains tachées du sang de tant de personnes et ne constitue pas une force « qui maintient la paix » dans le cadre des Nations unies.

Même si elles sont menées sous direction étasunienne, les agressions ont été réalisées avec les autres forces impérialistes, ce qui ne change pas la nature de l'OTAN.

L'OTAN est directement liée à l'Union européenne et vice-versa, en même temps qu'un nombre important de pays de l'UE sont aussi membres de l'OTAN, à travers les clauses et engagements consacrés par le « Traité de Lisbonne ».

Tous les gouvernements des pays membres de l'OTAN portent la responsabilité de leurs actes : ils soutiennent ses projets impérialistes.

La guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie a représenté une pierre angulaire du nouveau dogme au moment du sommet de Washington en 1999. Il s'est révélé par la suite que l'UE n'a absolument pas représenté un « contre-poids démocratique » aux États-Unis.

L'OTAN agit comme un gendarme mondial avec des collaborateurs sur tous les continents qui exécutent son Plan pour un « Grand Moyen-Orient » et interviennent activement en Europe de l'Est, au Caucase et ailleurs.

Nous approuvons et soutenons la campagne portugaise « Oui à la paix, non à l'OTAN » qui rassemble de multiples mouvements et organisations. Nous lançons un appel à toutes les organisations éprises de paix pour qu'elles unissent leurs voix et leurs forces autour de cet appel et se retrouvent avec nous en novembre 2010 à Lisbonne.

Le Conseil mondial de la paix (CMP)

Le Conseil portugais pour la paix et la coopération

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