Le Marxiste-Léniniste

Numéro 166 - 26 octobre 2010

Journée nord-américaine contre la brutalité policière

Dignité, justice et vérité pour toutes
les victimes de la brutalité policière


À la Marche du 23 octobre à Montréal dans le cadre de la Journée nord-américaine contre
la brutalité policière (Photos: L'Arlesien sur Flickr)

Journée nord-américaine contre la brutalité policière
Dignité, justice et vérité pour toutes les victimes de la brutalité policière - Serge Lachapelle

L'éducation est un droit
Les étudiants du Québec exigent l'annulation du Sommet de l'éducation

Secteur agricole
«Pèlerinage vers la liberté»: Les travailleurs migrants de l'Ontario réclament leurs droits

Cuba
L'Assemblée générale de l'ONU demande encore une fois la levée du blocus étasunien

Honduras
Le Front national de résistance populaire rejette l'appel du régime au «dialogue»

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Journée nord-américaine contre la brutalité policière

Dignité, justice et vérité pour toutes
les victimes de la brutalité policière

Vendredi le 22 octobre avait lieu la 14e Journée nord-américaine contre la brutalité policière. Aux États-Unis, la Coalition du 22 Octobre pour arrêter la brutalité policière, la répression et la criminalisation d'une génération, qui est à l'origine de cette journée, a organisé des actions et réunions publiques dans plus de 16 villes.

À Montréal, où les activistes veulent faire de cette journée une tradition, on a tenu une vigile et une manifestation. Cette initiative est née dans la foulée du Forum contre la violence policière et l'impunité qui a eu lieu en janvier 2010, durant laquelle des familles ont exprimé leur désir de se réunir pour commémorer leurs proches et renforcer leurs luttes pour la dignité, la justice et la vérité.

La vigile qui s'est tenue le 22 octobre en fin d'après-midi devant le siège social de la Fraternité des policiers et policières du Québec (FPPQ) a réunit une cinquantaine de personnes. Comme l'a souligné François du Canal de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP), ce syndicat défend les policiers peu importe ce qu'ils ont fait. Il bloque les enquêtes et menace les victimes de brutalité policière.

Les membres de famille et amis d'Anas Bennis, Claudio Castagnetta, Ben Matson, Quilem Registre, Gladis Tolley et Fredy Villanueva se sont adressés aux participants. Leurs témoignages en ont touché plus d'un et même plusieurs résidents qui revenaient du travail sont venus écouter et donner leur appui aux familles. Tous les représentants des familles ont dit qu'ils lutteraient jusqu'à leur dernier souffle pour que la justice et la vérité triomphent et ce malgré les obstacles. Comme l'a souligné une représentante outrée, « nous n'avons reçu aucune offre d'aide de la part des divers gouvernements, même pas une petite lettre ».

La fille de Ben Matson a parlé de la mort de son père battu à mort à Vancouver par les policiers en 2002. Elle a confié avoir déménagé récemment à Montréal pour travailler de plus près avec les membres et amis des autres familles qui ont été victimes de la brutalité policière.

Mohamed Bennis, le père d'Anas, a fait le voyage du Maroc à Montréal pour participer à l'événement. Il a parlé de la FPPQ comme d'une association mafieuse et « j'assume pleinement mes propos », a-t-il ajouté. Il a parlé de toutes les tentatives de la fédération pour empêcher la tenue d'une enquête et pour démoniser son fils. Il a invité le gouvernement à prendre ses responsabilités et à faire une enquête criminelle sur la mort d'Anas. « Tous les citoyens doivent être égaux devant la loi et y compris les policiers, a-t-il ajouté. Notre combat va au-delà de la recherche de la vérité concernant les circonstances dans lesquelles nos proches ont perdu la vie, nous luttons aussi pour donner à la profession de policier et policière, le respect que lui doit tout citoyen, grâce à la compétence, à l'honnêteté, à l'impartialité et à la bravoure, et non par la brutalité, l'incompétence et le mépris des citoyens. »

Le lendemain, 23 octobre, près de 500 personnes ont participé à une manifestation à 13 heures dans le centre-ville de Montréal. En première ligne se trouvaient les familles avec leur magnifique bannière demandant « Dignité, justice et vérité pour les victimes de la brutalité policière ». Aux cris de « La police au service des riches et des fascistes », « Pas de justice, pas de paix », « Non à la brutalité policière, non à l'impunité », les manifestants se sont dirigés vers le Quartier général de la police. On a fait quelques arrêts à des endroits où des gens sont morts aux mains de la police.

La manifestation s'est terminée devant le quartier général de la police où les participants ont eu droit à une cérémonie autochtone émouvante à la mémoire des victimes. On a invité tout le monde à se préparer pour d'autres actions et on a réitéré les revendications :

- la fin de la brutalité policière
- la fin de l'impunité policière
- la fin du profilage racial, social et politique
- l'accès rapide à toute l'information
- des accusations criminelles contre les policiers ayant tué une personne
- la tenue d'enquêtes indépendantes quand une personne est tuée par la police
- l'application des recommandations du coroner
- la fin de l'utilisation du taser

(Cliquer ici pour voir la vidéo de la Journée nord-américaine contre la brutalité policière.)

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L'éducation est un droit

Les étudiants du Québec exigent
l'annulation du Sommet de l'éducation


(Photo: ASSÉ)

Le 21 octobre en après-midi, plus un millier d'étudiants provenant des cégeps et universités de Montréal ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et envahi les rues du centre-ville pour exiger l'annulation du sommet de l'éducation qui se tiendra à la fin novembre. Le ministère de l'Éducation du Québec a convoqué une « rencontre des partenaires de l'éducation » pour discuter de « la performance et du financement des universités québécoises ».

Pour les étudiants, ce sommet est une consultation bidon puisque le gouvernement du Québec a déjà annoncé dès novembre une hausse des frais de scolarité. La colère des étudiants était d'autant plus grande que ceux-ci viennent d'apprendre les trois scénarios de hausse qui seront proposés lors de cette rencontre : 500 $ par année d'augmentation, jusqu'à ce que les frais atteignent 80 % de la moyenne canadienne, atteindre la moyenne canadienne des frais de scolarité (5 350 $) sur une période de quatre ans, ou la modulation des frais selon le programme d'étude.

Sur la bannière de tête on pouvait lire : « Nous aussi notre décision est prise. Non au Sommet de l'éducation ! » Sur une autre bannière on pouvait lire : « Sommet du patronat sur l'éducation ». Les slogans « L'éducation est un droit ! », « Des sous pour l'école pas pour les monopoles ! » et « On veut étudier on veut pas s'endetter ! » ont reçu l'appui de la population. Les étudiants se sont rendus au Centre des Congrès où se tenait une rencontre de la Chambre de commerce sur l'arrimage de l'éducation avec les entreprises. Comme ils l'ont souligné il s'agit d'un avant-goût qui attend le gouvernement si ce sommet n'est pas annulé.

« Nous réclamons l'annulation immédiate de cette rencontre bidon qui ne vise, selon la ministre elle-même, qu'à moduler une hausse des frais de scolarité déjà annoncée ! », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l'ASSÉ. « Pas question d'aller légitimer la hausse des frais scolarité en allant à cette fausse consultation ! C'est dans la direction inverse qu'il faut aller : vers la gratuité scolaire ! », d'ajouter le porte-parole.

« Il semblerait que la ministre ait mal compris notre avertissement lorsque nous avons occupé son bureau le 24 septembre dernier. Les manifestants et manifestantes tiennent aujourd'hui à le répéter. Si la ministre n'annule pas cette rencontre, nous nous en chargerons ! », a-t-il lancé en conclusion.

L'ASSÉ invite l'ensemble du milieu de l'éducation à se joindre à elle à l'ouverture du Sommet.

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Secteur agricole

«Pèlerinage vers la liberté»: Les travailleurs migrants de l'Ontario réclament leurs droits

Le 10 octobre, les travailleurs migrants et leurs partisans ont tenu un « Pèlerinage vers la liberté » de 50 kilomètres entre Leamington et Windsor, en Ontario. Malgré les nombreuses menaces et pressions exercées par les employeurs et les recruteurs, les travailleurs ont courageusement organisé leur marche historique pour présenter leurs demandes directement au public et au gouvernement. La marche de douze heures a cheminé à travers le village de Cottam et la ville d'Essex pour éventuellement se terminer à Windsor, au pied du monument historique dédié au chemin de fer clandestin. Répondant à la demande des travailleurs migrants que tous prennent position, Justice for Migrant Workers a organisé la marche et a appelé à une large participation.

Parmi les participants à la marche il y avait des travailleurs migrants provenant des grandes fermes de Leamington, et d'autres où ils récoltent des fruits et du tabac dans des endroits comme Simcoe et Niagara. Les travailleurs ont été rejoints par des partisans de Toronto, Chatham, Hamilton, Kitchener-Waterloo et d'autres parties du sud-ouest de l'Ontario comme Windsor et le comté d'Essex, y compris des militants du PCC(M-L).

Les marcheurs ont exprimé l'enthousiasme militant des travailleurs migrants qui sont finalement en mesure d'exposer les conditions dans lesquelles ils travaillent et de présenter leurs demandes de réformes du système d'immigration qui facilite les abus auxquels beaucoup d'entre eux sont soumis. Des travailleurs de Simcoe et de Niagara ont exprimé leur volonté de participer lorsqu'ils ont entendu dire que les autres travailleurs migrants ont pris cette position. Certains sont au Canada en vertu du Programme des travailleurs agricoles saisonniers tandis que d'autres relèvent du Programme de travailleurs temporaires étrangers peu qualifiés. Ils ont tous parlé de violations similaires par les employeurs et les recruteurs en raison de leur manque de statut et du silence entourant leurs conditions.




À mesure que les marcheurs ont passé le long de la route devant des maisons et à travers les villes, les travailleurs ont approché les résidants des communautés au moyen de dépliants et ont engagé des conversations pour montrer qu'ils apprécient le soutien de tout le monde et pour leur laisser savoir la fierté qu'ils ont de produire tant de la nourriture que les familles partagent durant l'Action de grâces. Tout le long du parcours, il y a eu des discussions animées durant lesquelles les travailleurs migrants ont raconté leurs conditions de travail et de vie et leurs revendications.

Un certain nombre d'arrêts sur la route ont été organisés pour permettre aux participants d'en apprendre davantage sur les conditions des travailleurs. Au Colasanti, une attraction touristique près de Leamington, les manifestants ont rendu hommage devant le monument aux « vélos fantômes », un vélo solitaire blanc enchaîné à un poteau électrique dédié à la mémoire des travailleurs tués sur les routes menant au travail dans les champs ou les serres ou lors de leurs déplacements la nuit sur des routes de campagne dangereuses.

Les marcheurs se sont ensuite arrêtés devant le bureau de circonscription du député conservateur Jeff Watson. Les organisateurs ont parlé de leur rencontre avec Watson sur les conditions rencontrées par les travailleurs et comment rien n'a été fait depuis. Lors de leur arrivée à Windsor les marcheurs se sont arrêtés devant les bureaux de Citoyenneté et Immigration Canada pour attirer l'attention sur les descentes et les déportations qui sont utilisées pour terroriser les travailleurs migrants.

La marche s'est terminée devant le monument dédié à la mémoire de l'historique Chemin de fer clandestin. À chaque arrêt le long de la marche, les travailleurs migrants ont parlé de leur demande que le gouvernement canadien mette un terme au système des recruteurs qui agissent comme intermédiaires pour les grands intérêts agricoles. Les travailleurs ont clairement indiqué que le gouvernement canadien doit prendre des mesures pour faire cesser la violation de leurs droits fondamentaux par les recruteurs et un système d'immigration qui place les travailleurs migrants dans une situation vulnérable, avec peu de moyens pour défendre leurs droits en vertu de la loi. Pour cette raison, ils ont soulevé la demande de statut à part entière dès leur arrivée.

Cette action a fait ressortir les meilleures traditions de lutte des peuples du Canada, du Sud-Est asiatique, des Caraïbes et de l'Amérique latine. Les participants ont quitté plus déterminés que jamais à lutter pour les droits de tous et à mettre un terme aux injustices que vit cette section des plus vulnérables de la classe ouvrière.

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Cuba

L'Assemblée générale de l'ONU demande
encore une fois la levée du blocus étasunien

Aujourd'hui le 26 octobre, l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies a réaffirmé pour la 19e fois l'opposition au blocus que les États-Unis maintiennent contre Cuba depuis plus de 50 ans. Le vote a exprimé encore une fois à quel point les États-Unis sont isolés dans le monde avec cette politique d'hostilité envers Cuba.

Sur les 192 pays membres de l'ONU, 187 ont voté en faveur de la résolution 64/4 intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d'Amérique ». Seuls les États-Unis et Israël ont voté contre et il y a eu trois abstentions (Palau, les îles Marshall et la Micronésie). L'année dernière le Palau, sous pressions des États-Unis, avait lui aussi voté contre la résolution, mais cette année il a décidé de s'abstenir. Ainsi, à chaque année depuis 1992 les États-Unis sont de plus en plus isolés dans cette agression contre les normes régissant les rapports entre États.

« Le vote d'aujourd'hui réaffirme les principes de l'égalité souveraine entre États, de la non-intervention et de la non-ingérence dans les affaires internes, et celui de la liberté de commerce et de la navigation », écrit l'agence Prensa Latina. C'est aussi une répudiation des lois « qui ont des effets extraterritoriaux sur la souveraineté d'autres pays, sur les intérêts légitimes de peuples entiers et sur la liberté de commerce et de navigation ».

La résolution demande aussi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de préparer un rapport de suivi sur l'application des résolutions pour la 66e Assemblée générale l'année prochaine, lorsque la question du blocus étasunien sera à nouveau débattue.

Le vote reflète le vaste appui dont jouit Cuba dans le monde et il montre encore une fois que les activités hostiles que mènent les impérialistes américains dans le monde au nom des droits humains, de la liberté et de la démocratie sont en fait une façade pour attaquer les normes et principes établis régissant les rapports entre États, dont le droit à l'autodétermination, et imposer leur diktat au monde. Le Marxiste-Léniniste fécilite Cuba pour cette nouvelle victoire à l'Assemblée générale de l'ONU et est convaincu que le peuple cubain continuera de remporter des succès dans la défense et l'avancement de son projet national et qu'il finira par vaincre le blocus.

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Honduras

Le Front national de résistance populaire rejette l'appel du régime au «dialogue»

Le 19 octobre, lors d'une assemblée élargie du Front national de résistance populaire (FNRP), les 62 délégués ont unaniment rejeté l'invitation du chef du régime illégitime, Porfirio Lobo, au « dialogue » sur la proposition d'une Assemblée constituante. L'Assemblée, un forum qui permettrait aux Honduriens d'exercer leur souveraineté nationale, est depuis longtemps réclamée par les larges masses du peuple hondurien et est l'un des principaux objectifs du FNRP. C'est précisément pour bloquer un plébiscite sur l'opportunité de tenir une Assemblée constituante que les forces réactionnaires au Honduras représentées par Lobo ont organisé le coup d'État.

L'organisation Center for Constitutional Rights rapporte que « le FNRP a examiné attentivement l'invitation. Il a tenu deux assemblées distinctes - l'une représentant la direction et l'autre l'assemblée générale - et a décidé de rejeter l'invitation au dialogue en raison de la violence et de la répression visant la résistance. Parmi les motifs pour la rejeter, il y a notamment le fait que le président Zelaya est toujours contraint à l'exil sous de fausses accusations retenues contre lui, qu'il y a beaucoup de prisonniers politiques et que personne n'est tenu responsable des violations des droits humains envers le mouvement. La direction du FNRP a déclaré que c'était juste une autre tentative par Lobo de légitimer son autorité devant un auditoire national et international. »

Le Comité des parents des détenus et des disparus au Honduras (COFADEH) rapporte qu'un total de 157 personnes vivent actuellement en exil en raison de la persécution organisée après le coup d'État. Les exilés sont des dirigeants du mouvement de résistance dans les quartiers et les communautés qui ont fui le pays parce que leur vie était en danger, a déclaré la coordonnatrice de COFADEH, Bertha Oliva. Elle a dénoncé la politique de persécution du gouvernement hondurien, des groupes paramilitaires et des escadrons de la mort contre les opposants au coup d'État de 2009 ainsi que l'actuel régime illégitime. Parmi les exilés il y a le président Manuel Zelaya qui demeure actif en tant que coordinateur général du FNRP.

Lors des audiences tenues les 25 et 26 octobre, l'avocat Kenia Oliva, le militant des droits humains Mery Agurcia et des représentants du COFDEH se sont adressés à la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Lors d'un entrevue accordée à la radio avant la tenue des audiences, Oliva a expliqué : « Nous ferons un suivi sur le cas de mesures de protection, ferons rapport sur l'état de la liberté d'expression et dénoncerons la criminalisation des défenseurs des droits humains. Nous allons présenter des dossiers bien étoffés qui documentent les violations incessantes des droits. L'État a même criminalisé des défenseurs des droits humains. Devant cet imbroglio juridique, le Bureau même du Procureur, qui est l'institution responsable de la protection et de la coopération avec les défenseurs des droits humains en termes d'enquêter sur les violations des droits, criminalise plutôt les défenseurs et porte des accusations criminelles contre eux. »

Dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre la persécution, le FNRP a tenu une Journée de la résistance des artistes. Elle a été organisée en opposition directe à la célébration par le régime de la Journée des Forces armées. La résistance a renommé le jour et a créé une célébration alternative en raison d'une attaque brutale de la police le 15 septembre dernier contre des musiciens et d'autres, ce qui a résulté dans la mort d'un participant et de nombreux autres blessés. Pour marquer l'occasion, le collectif d'Artistes de la résistance et le Front national de résistance de la jeunesse ont organisé des concerts à San Pedro Sula et Tegucigalpa.

Par ailleurs, 30 membres du Congrès américain ont envoyé le 19 octobre une lettre à la secrétaire d'État Hillary Clinton dans laquelle ils expriment leur « profonde préoccupation que la primauté du droit est directement menacée par des membres de la police et des forces armées honduriennes ». Ils demandent à l'administration Obama de suspendre « l'aide étasunienne, notamment militaire et l'aide à la police [...] jusqu'à ce que le gouvernement de Porfirio Lobo se démarque face aux individus impliqués dans le coup d'État militaire du 28 juin 2009 et réponde adéquatement aux violations en cours des droits humains et politiques ».

La lettre détaille plusieurs des attaques récentes et conclut en exhortant « l'administration Obama à s'abstenir de soutenir le rétablissement immédiat du Honduras au sein de l'Organisation des États américains. L'administration Obama fait un grand tort à la démocratie et aux droits humains dans l'hémisphère occidental en faisant une exception pour le Honduras, tandis que l'administration Lobo continue d'inclure dans ses rangs des auteurs du coup d'État du 28 juin 2009 et ne parvient pas à poursuivre ceux qui commettent des crimes politiquement motivés ».

(FNRP, Prensa Latina, Center for Constitutional Rights, DefensoresEnLinea.com, hondurassolidarity.wordpress.com)

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