Le Marxiste-Léniniste

Numéro 165 - 23 octobre 2010

Vote à l'Assemblée générale de l'ONU le 26 octobre

Souveraineté oui! Annexion non! Le blocus
de Cuba par les États-Unis doit être levé!


  À droite: «Non à la guerre, au blocus et au terrorisme»

Vote à l'Assemblée générale de l'ONU le 26 octobre
Souveraineté oui! Annexion non! Le blocus de Cuba par les États-Unis doit être levé!

Europe
Les travailleurs français intensifient la lutte contre la réforme antisociale des régimes de retraite
Les travailleurs grecs continuent de résister aux attaques du gouvernement et du FMI
Ecalade de l'offensive antisociale en Grande-Bretagne

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Vote à l'Assemblée générale de l'ONU le 26 octobre

Souveraineté oui! Annexion non! Le blocus
de Cuba par les États-Unis doit être levé!

Mercredi dernier, la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale de Cuba a appelé la communauté internationale à exiger la fin du blocus économique, commercial et financier que les États-Unis font subir au peuple cubain depuis près de 50 ans déjà. Ramon Pez Ferro, président de la Commission, a appelé à la solidarité des parlements et des peuples du monde afin qu'ils demandent aux gouvernements de leurs pays d'appuyer Cuba à l'Assemblée générale de l'ONU qui doit se prononcer le 26 octobre sur la résolution cubaine demandant la levée du blocus étasunien.

Le 26 octobre, l'Assemblée générale de l'ONU est appelée à voter sur la Résolution 64/6 concernant le blocus de Cuba par les États-Unis, un acte criminel contre une nation souveraine en vigueur depuis 1962. L'opinion mondiale telle qu'exprimée par les votes des pays de l'ONU rejette plus majoritairement chaque année cette tentative des États-Unis d'isoler Cuba et de saper le droit souverain de son peuple de décider de ses affaires. En 1992, 59 pays membres ont voté en faveur de la levée du blocus. À chaque année au cours des 17 années qui ont suivi, les États-Unis se sont retrouvés de plus en plus isolés sur cette question. L'année dernière, ce sont 187 pays qui ont manifesté par leur vote leur soutient à Cuba. Seuls trois pays ont voté contre la résolution : les États-Unis, Israël et Palau.


Vote à l'ONU: Les bloqueurs sont bloqués -
«Excusez-moi messieurs, laissez-moi
passer!»  (Granma)

Dans son rapport sur la résolution 64/6 intitulé : Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d'Amérique, le gouvernement cubain fait remarquer que « depuis que l'Assemblée générale des Nations unies a voté, le 28 octobre 2009, la résolution 64/6, l'administration étasunienne a maintenu et renforcé ses principales actions de blocus contre Cuba, ce qui s'est traduit par des sanctions économiques accrues et une intensification de sa traque contre les affaires et les transactions financières cubaines. »

Il annonce que les dommages économiques directs infligés au peuple cubain par le blocus économique, commercial et financier des États-Unis « se sont chiffrés, au bas mot, jusqu'à décembre 2009, à prix courants, à plus de 100 154 000 000 $ ».

Le rapport explique que « le conflit historique qui a caractérisé les relations entre les États-Unis et Cuba durant plus de deux cents ans s'explique par la prétention des différentes administrations étasuniennes de contrôler les destinées de l'île et la volonté permanente des Cubains de défendre leur droit d'être une nation libre, indépendante et souveraine. »


« De par son caractère, le blocus appliqué à Cuba par les États-Unis constitue un acte de génocide aux termes de l'article II c) de la Convention de Genève pour la prévention et la répression du crime de génocide, du 9 décembre 1948, et un acte de guerre économique, selon la définition donnée dès 1909 par la Conférence navale de Londres, dans sa déclaration relative au droit de guerre maritime. Ce blocus continue d'avoir un caractère foncièrement extraterritorial dans la mesure où les sanctions imposées unilatéralement à Cuba on des effets qui s'étendent, hors du territoire étasunien, à des sociétés et citoyens de pays tiers. » (Cliquer ici pour télécharger le rapport au complet).

Le Marxiste-Léniniste appelle les travailleurs, les femmes et les jeunes du Canada à multiplier les efforts pour informer tous ceux qui ne sont peut-être pas au fait de la situation concernant le blocus et ses ramifications et à participer à des actions en appui au droit du peuple cubain d'exercer son autodétermination. Dénonçons le maintien de la politique anticubaine et rétrograde de l'empire américain ! Le criminel blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba doit être levé !

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Europe

Les travailleurs français intensifient la lutte contre
la réforme antisociale des régimes de retraite

Le 19 octobre a été la sixième grève nationale organisée par les ouvriers français depuis la fin de l'été et le 20 octobre les grèves et les manifestations se sont poursuivies pour exiger que le gouvernement Sarkozy retire sa réforme régressive des retraites qu'il espère faire adopter d'ici la fin du mois. Le Sénat français a voté en faveur du projet de loi de Sarkozy en fin de semaine mais les travailleurs n'en continuent pas moins leurs actions et réclament l'arrêt de cette réforme. (Voir ci-dessous pour plus de détails sur la réforme des retraites)

Ces plus récentes actions incluent les manifestations des travailleurs des raffineries de pétrole, en grève dans toute la France pendant plus d'une semaine contre la réforme des retraites et la restructuration antiouvrière dans ce secteur. Les travailleurs du pétrole ont bloqué les dépôts de carburant et les oléoducs partout au pays. Pendant ce temps, les débardeurs du port de Marseille, en grève, bloquent le port depuis trois semaines. Des grèves d'un jour ont eu lieu le 19 octobre dans le secteur des transports publics, y compris les chemins de fer, les compagnies aériennes et les autobus, tandis que les conducteurs de camion ont ralenti la circulation sur les routes à travers le pays.

Les étudiants du secondaire se sont désormais pleinement joints au mouvement, ce qui rend encore plus difficile pour le gouvernement Sarkozy de prétendre que son démantèlement du régime de retraite est dans l'intérêt des générations futures. On estime que le 19 octobre les étudiants ont fermé 379 écoles secondaires en plus de participer aux actions de grève des travailleurs. Les syndicats estiment que plus de 3 millions de personnes ont participé aux actions du 19 octobre dans près de 300 manifestations organisées à travers le pays.

La réponse du gouvernement Sarkozy a été d'intensifier ses provocations contre les travailleurs et le peuple, criant que le pays était au bord du « chaos », organisé par les « radicaux ». Il a envoyé des équipes d'intervention tactique pour mettre fin au barrage devant les dépôts de carburant et a menacé les travailleurs de représailles s'ils le rétablissent. De nombreux manifestants ont également été arrêtés au cours de la journée.

Contrairement à ce que prétend le gouvernement, ce sont les réformes néolibérales imposées par Sarkozy qui créent le chaos dans la société française. Outre la criminalisation des travailleurs qui résistent, il tente de blâmer cette résistance pour les autres catastrophes économiques qu'il menace de mettre à exécution aux fins de conserver la faveur des monopoles. Le gouvernement Sarkozy prétend que ce sont les actions des travailleurs et non la destruction qu'il impose qui vont affaiblir la position de la France dans l'Union européenne. C'est dans la même veine que des pays comme l'Allemagne ont déjà détruit les régimes de retraite de l'État. Les travailleurs français rejettent le chantage et accusent les cercles dirigeants et leur État de destruction nationale.

Le Marxiste-léniniste souhaite aux travailleurs de la France ainsi qu'à ceux de l'Angleterre, de la Grèce et de tous les pays d'Europe plein succès dans leurs actions contre l'offensive antisociale des riches et des gouvernements à leur service.

À titre d'information
Extrait de la Déclaration sur la réforme des retraites
de la Confédération générale du travail (CGT)

- le 18 juin 2010 -


Marseille, le 20 octobre 2010 (Marcovdz-Flickr)

« Le gouvernement vient de rendre public l'avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l'issue d'une pseudo concertation. Pour la CGT, c'est une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle ces premiers commentaires :

- En repoussant l'âge de départ à la retraite à 62 ans et l'âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l'allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, les conditions d'acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe,

- La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés,

- L'âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd'hui à partir en retraite en 2016,

- Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd'hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes,

- Les différentes mesures d'âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d'ici 2016, c'est plus d'un million d'emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps.



Marseille, les 19 et 20 octobre 2010 (lilicomanche-Flickr, marcovdz-Flickr)

- Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n'y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d'usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible,

- Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants disparaîtrait. Au nom de l'équité, c'est l'alignement des droits par le bas,

- Pour les régimes spéciaux : le gouvernement confirme que les mesures s'appliqueront aux salariés des régimes spéciaux. Il cherche surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en oeuvre en 2017.

Ainsi l'ensemble des dispositions affectant les droits en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d'euros en 2018, 25,1 milliards d'euros en 2020.

Parallèlement, les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu'égratigner les dispositions en leur faveur. Leur seule vocation est de créer l'illusion que la réforme est juste. Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d'euros en 2020, soit 5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.

Le projet de loi est très largement marqué de l'empreinte du MEDEF [l'organisation des plus gros employeurs français – note du Marxiste-léniniste] qui réclamait le report de l'âge légal de la retraite. Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides financières pour l'emploi des plus de 55 ans.

La brutalité des mesures gouvernementales vise à répondre à la pression conjuguée des marchés financiers et des agences de notation qui exigent une réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays européens [...] »

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Les travailleurs grecs continuent de résister
aux attaques du gouvernement et du FMI


À Athènes le 23 septembre 2010: Manifestations contre la hausse des pris de l'essence et
des tarifs d'électricité et de l'eau. (KKE)

Cela fait maintenant des mois que les travailleurs grecs organisent des grèves et des actions de protestation contre le rejet du fardeau de la crise économique sur leur dos par le biais des mesures dites d'austérité du gouvernement grec et du diktat du Fonds monétaire international. En mai de cette année, le FMI et des pays de l'Union européenne ont prêté 152 milliards $ à la Grèce à condition que le gouvernement grec attaque les travailleurs de façon sauvage par des mesures antisociales comme les coupures dans les pensions et les salaires des travailleurs de la fonction publique, des augmentations de taxes et la déréglementation des entreprises d'État qui va abolir des emplois sur une vaste échelle. Les grèves et les actions de protestation se poursuivent alors que le gouvernement grec vient de présenter son projet de budget qui inclut de nouvelles coupures et de nouvelles taxes pour le peuple de même que des exemptions de taxes pour le capital.

Les travailleurs à contrat du ministère de la Culture ont tenu deux journées de protestation à l'intérieur de l'Acropole les 14 et 15 octobre pour réclamer leurs salaires impayés depuis 24 mois et l'annulation des 350 mises à pied qui doivent prendre place à la fin octobre. Le gouvernement grec a envoyé sa police anti-émeute pour forcer l'entrée de l'Acropole et utilisé les matraques et les gaz lacrymogènes contre les travailleurs devant les touristes médusés. Dans un geste immédiat d'appui aux travailleurs à contrat, les gardes de sécurité de l'Acropole ont tenu une grève d'une journée pour dénoncer l'attaque brutale de la police. Les travailleurs à contrat sont allés protester devant les bureaux du ministère de la Culture pour insister pour que leurs justes demandes soient satisfaites.

Les travailleurs du rail ont tenu une journée de grève de 24 heures le 14 octobre contre les plans du gouvernement de restructurer l'entreprise ferroviaire d'État OSE, une mesure qui va abolir 2 300 emplois. Se sont joints à eux les travailleurs d'entreprises d'État des télécommunications et des postes qui font face à une réorganisation régressive du même genre.

Le 7 octobre, les employés de la fonction publique de tout le pays sont sortis en grève de 24 heures et ont exigé que le gouvernement retire ses mesures anti-peuple. Les bureaux du gouvernement grec ont été fermés de même que les écoles,et les vols vers la Grèce et quittant le pays ont été annulés quand les contrôleurs aériens sont aussi sortis en grève.

À la fin septembre, les travailleurs du transport et de la santé sont sortis en grève contre les réorganisations anti-ouvrières du gouvernement. Les autobus, tramways et métros d'Athènes ont été paralysés à tour de rôle pendant la journée tandis que les travailleurs du rail ont perturbé le transport ferroviaire dans tout le pays. S'y sont joints les chauffeurs de camion qui sont en grève tournante depuis des mois contre la déréglementation de leur secteur par le gouvernement grec, laquelle va éliminer entre autres choses la protection par l'État des taux auxquels ils sont payés et ouvrir leurs emplois à la concurrence. Les camionneurs ont empêché le déchargement de véhicules de transport de marchandises stationnés sur des bateaux dans divers ports du pays et ralenti la circulation sur les autoroutes à l'échelle du pays tout entier. Selon les camionneurs, les nouvelles règles vont causer la faillite de milliers d'entre eux qui ont emprunté de l'argent pour acheter leur licence laquelle ne vaudra bientôt plus rien.

Le 23 septembre, des milliers de travailleurs, employés à leur compte, fermiers pauvres, femmes et jeunes ont participé à des manifestations dans tout le pays contre les augmentations des tarifs de l'eau, de l'électricité et de l'huile à chauffage.

Les travailleurs partout au pays ont promis de poursuivre leurs grèves et autres actions jusqu'à ce que le gouvernement grec retire ses attaques.

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Ecalade de l'offensive antisociale en Grande-Bretagne


Le 19 octobre 2010, Londres, Angleterre : rassemblement des travailleurs du secteur public britannique
contre l'offensive antisociale du gouvernement..

Le 20 octobre le ministre britannique des Finances George Osborne a déposé au Parlement britannique son Comprehensive Spending Review (CSR) selon lequel son gouvernement va éliminer en quatre ans 490 000 emplois du secteur public. Osborne a déclaré qu'il avait ordonné des réductions de dépenses de 130 milliards $ d'ici à 2015, visant à réduire le déficit de 11 % du produit intérieur brut de la Grande-Bretagne à environ 2 % d 'ici cinq ans, rapportent les agences de nouvelles.

Il a déclaré que des pertes d'emplois sont « inévitables lorsque le pays est à court d'argent » mais est demeuré muet quant aux raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne est « à court d'argent ». « Aujourd'hui est le jour où la Grande-Bretagne s'éloigne du bord du gouffre. C'est une route difficile mais elle conduit à un avenir meilleur », a-t-il dit.

Devant l'incapacité totale de l'économie capitaliste en crise de satisfaire les besoins du peuple, les mesures vont frapper les plus vulnérables, « en coupant les prestations pour enfants et en repoussant le régime de retraite de l'État à 66 ans d'ici 2020 ».

Al Jazeera rapporte que le Fonds monétaire international « a fortement soutenu les plans d'une réduction agressive du déficit public de la Grande-Bretagne, en décrivant les réductions de dépenses comme une arme « essentielle » ».

Al Jazeera a également signalé que le ministère des Affaires étrangères verra son budget réduit de 24 % et tous les ministères seront touchés, y compris la police et les ministères des affaires intérieures et de la justice. La BBC est également touchée par les compressions budgétaires. La « famille royale » doit diminuer ses dépenses de 14 % entre 2012 et 2013. « Toutefois, le Service national de santé, les écoles et l'aide à l'étranger ont été protégés lors de l'examen des dépenses. L'Institut national de recherche économique et sociale, un groupe de réflexion, a dit qu'il croit que le gouvernement ne sera pas en mesure de faire adopter la moitié des coupures prévues. »

Le gouverneur de la banque centrale de la Grande-Bretagne, Mervyn King, a déclaré que, durant la dernière récession, la Grande-Bretagne a connu une baisse de 10 % de la production.

Des manifestations ont eu lieu le 20 octobre dans tout le pays contre cette escalade brutale de l'offensive anti-sociale énoncée dans le CSR d'Osborne.

Environ 3 000 personnes se sont rassemblées devant la résidence du premier ministre à Downing Street. Quelque 2 500 personnes ont défilé de Lincoln's Inn Fields pour se joindre aux plusieurs centaines de personnes déjà là. Les gens se sont joints à la marche à mesure qu'elle progressait. Les manifestants ont entendu des orateurs, y compris Mark Serwotka, secrétaire général du Syndicat de la fonction publique et des services commerciaux , George Binette, secrétaire du Conseil des métiers de Camden, et Matt Wrack, secrétaire général de l'Union des sapeurs-pompiers.

Matt Wrack a parlé de la grève de 6 heures des pompiers de Londres samedi. Il a dit que malgré le fait que les pompiers soient un service de première ligne, on leur dit : « Rangez-vous ou nous allons vous licencier. »

Dans d'autres parties du pays, des actions ont eu lieu dans les centres-villes et à l'extérieur des lieux de travail et des hôpitaux pour protester contre « l'examen des dépenses » de l'alliance conservatrice-démocrate (Con-Dem). Sur des pancartes on pouvait lire « Notre travail, notre hôpital, notre SNS [Service national de santé] ! » ; « Les pensions sont essentielles ; payer les riches ne l'est pas ! Non aux coupures ! Non à la privatisation ! »

Le Conseil des syndicats du Nord, l'Alliance des services publics du Nord , les syndicats, des intervenants et des centaines de travailleurs et d'usagers des services publics de toute la région se sont réunis à 17 heures en un rassemblement de masse à Ceremonial Way, au centre civique de Newcastle. Environ 1 000 personnes ont pris part à ce rassemblement.

Depuis l'élection, le gouvernement conservateur-démocrate a déjà réduit les dépenses publiques de 8,7 milliards $ dont 79 millions $ proviennent du Nord-Est où neuf des autorités régionales sont particulièrement visées par les coupures. Ce n'est que la pointe de l'iceberg car la majeure partie des 130 milliards $ en compressions dévastatrices du CSR vont affecter de manière disproportionnée le Nord-Est. Le taux de chômage dans la région s'élève actuellement à 9,1 % – le plus élevé dans le pays et où un emploi sur 3 dans le Nord-Est provient du secteur public, ce pourcentage va monter en flèche lorsque les coupures imminentes se traduiront en pertes d'emplois. Il y a aussi des milliers d'emplois du secteur privé, qui dépendent aussi des dépenses publiques, qui seront également perdus.

Kevin Rowan, le secrétaire régional pour le Nord du Conseil des syndicats britanniques (TUC), a déclaré : « Ces coupures sèment la division et la destruction, et le pire de tout cela c'est qu'elles sont inutiles. Il existe une alternative. Le gouvernement semble poursuivre un plan ambitieux et téméraire de réduire les dépenses publiques qui vont éliminer des emplois, réduire les services publics dont on a un grand besoin et sévèrement nuire à toute chance de reprise économique. »

Clare Williams, coordonnatrice régionale d'Unison et présidente de l'Alliance des services publics du Nord , a déclaré : « Les réductions du secteur public à l'échelle proposée sont non seulement économiquement dangereuses mais aussi inutiles et injustes. Pour un gouvernement qui parle d'équité, comment est-il juste d'attaquer les personnes les plus vulnérables dans nos communautés en licenciant des milliers de travailleurs du secteur public et en réduisant des services publics essentiels à un moment où ils seront plus que jamais nécessaires. Sabrer dans les dépenses publiques aura aussi des répercussions sur la capacité du secteur privé à créer des emplois alors que l'argent est retiré de l'économie régionale. Le gouvernement n'a pas de mandat démocratique pour ces politiques économiques et l'Alliance des services publics du Nord continuera de croître en force et en nombre pour contester ce démantèlement de nos services publics. »

Le 19 octobre, à la veille de la parution du CSR, le secrétaire général du Conseil des syndicats britanniques (TUC), Brendan Barber, a dit lors d'un rassemblement de protestation que le programme de coupures du gouvernement est un choix politique pas une nécessité économique et une politique délibérée qui fera de la Grande-Bretagne « un pays plus inégal, plus sordide et plus affreux ». Sous le thème Tous ensemble pour les services publics, le rassemblement qui s'est tenu dans le foyer central, à Westminster, a réuni une large coalition de membres de syndicats, de dirigeants communautaires, de groupes militants et d'usagers des services publics, et a été suivi par un lobby de députés au sein du Parlement. Le rassemblement est l'un des premiers événements d'une campagne visant à construire une large coalition des employés, des membres de syndicats, des usagers et des collectivités, en travaillant ensemble pour contester les coupures et exposer les ravages qu'elles causeront.

(Al Jazeera et agences, Workers' Daily ; Photos : UNISON)

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