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Vote à l'Assemblée
générale de l'ONU le 26 octobre
Souveraineté oui! Annexion non! Le blocus
de Cuba par les États-Unis doit être levé!
Mercredi dernier, la Commission des Affaires
étrangères de l'Assemblée nationale de Cuba a
appelé la communauté internationale à exiger la
fin du blocus économique, commercial et financier que les
États-Unis font subir au peuple cubain depuis près de 50
ans déjà. Ramon Pez Ferro, président de la
Commission, a appelé à la solidarité des
parlements et des peuples du monde afin qu'ils demandent aux
gouvernements de leurs pays d'appuyer Cuba à l'Assemblée
générale de l'ONU qui doit se prononcer le
26 octobre sur la résolution cubaine demandant la
levée du blocus étasunien.
Le 26 octobre, l'Assemblée
générale de l'ONU est appelée à voter sur
la Résolution 64/6 concernant le blocus de Cuba par les
États-Unis, un acte criminel contre une nation souveraine en
vigueur depuis 1962. L'opinion mondiale telle qu'exprimée par
les votes des pays de l'ONU rejette plus majoritairement chaque
année cette
tentative des États-Unis d'isoler Cuba et de saper le droit
souverain de son peuple de décider de ses affaires. En 1992,
59 pays membres ont voté en faveur de la levée du
blocus. À chaque année au cours des 17 années
qui ont suivi, les États-Unis se sont retrouvés de plus
en plus isolés sur cette question. L'année
dernière, ce sont
187 pays qui ont manifesté par leur vote leur soutient
à Cuba. Seuls trois pays ont voté contre la
résolution : les États-Unis, Israël et Palau.

Vote à l'ONU: Les bloqueurs sont bloqués -
«Excusez-moi messieurs, laissez-moi
passer!» (Granma)
|
Dans son rapport sur la résolution
64/6 intitulé : Nécessité de lever
le blocus économique, commercial et financier appliqué
à Cuba par les États-Unis d'Amérique, le
gouvernement cubain fait remarquer que « depuis que
l'Assemblée générale des Nations unies a
voté, le 28 octobre 2009, la résolution 64/6,
l'administration étasunienne a maintenu et renforcé ses
principales actions de blocus contre Cuba, ce qui s'est traduit par des
sanctions économiques accrues et une intensification de sa
traque contre les affaires et les transactions financières
cubaines. »
Il annonce que les dommages économiques directs
infligés au peuple cubain par le blocus économique,
commercial et financier des États-Unis « se sont
chiffrés, au bas mot, jusqu'à décembre 2009,
à prix courants, à plus de 100 154 000
000 $ ».
Le rapport explique que « le conflit
historique qui a caractérisé les relations entre les
États-Unis et Cuba durant plus de deux cents ans s'explique par
la prétention des différentes administrations
étasuniennes de contrôler les destinées de
l'île et la volonté permanente des Cubains de
défendre leur droit d'être une nation libre,
indépendante
et souveraine. »
« De par son caractère, le blocus
appliqué à Cuba par les États-Unis constitue un
acte de génocide aux termes de l'article II c) de la Convention
de Genève pour la prévention et la répression
du crime de génocide, du 9 décembre 1948, et un acte
de guerre économique, selon la définition donnée
dès 1909 par la Conférence navale de Londres,
dans sa déclaration relative
au droit de guerre maritime. Ce blocus continue d'avoir un
caractère foncièrement extraterritorial dans la mesure
où les sanctions imposées unilatéralement à
Cuba on des effets qui s'étendent, hors du territoire
étasunien, à des sociétés et citoyens de
pays tiers. » (Cliquer ici
pour télécharger le rapport au complet).
Le Marxiste-Léniniste appelle les
travailleurs, les femmes et les jeunes du Canada à multiplier
les efforts pour informer tous ceux qui ne sont peut-être pas au
fait de la situation concernant le blocus et ses ramifications et
à participer à des actions en appui au droit du peuple
cubain d'exercer son autodétermination. Dénonçons
le
maintien de la politique anticubaine et rétrograde de l'empire
américain ! Le criminel blocus économique,
commercial et financier des États-Unis contre Cuba doit
être levé !

Europe
Les travailleurs français intensifient la lutte
contre
la réforme antisociale des régimes de retraite
Le 19 octobre a été la sixième
grève nationale organisée par les ouvriers
français depuis la fin de l'été et le 20 octobre
les grèves et les manifestations se sont poursuivies pour exiger
que le gouvernement Sarkozy retire sa réforme régressive
des retraites qu'il espère faire adopter d'ici la fin du mois.
Le Sénat français a voté en faveur du
projet de loi de Sarkozy en fin de semaine mais les travailleurs n'en
continuent pas moins leurs actions et réclament l'arrêt de
cette réforme. (Voir ci-dessous pour plus de détails
sur la réforme des retraites)
Ces plus récentes actions incluent les
manifestations des travailleurs des raffineries de pétrole, en
grève dans toute la France pendant plus d'une semaine contre la
réforme des retraites et la restructuration antiouvrière
dans ce secteur. Les travailleurs du pétrole ont bloqué
les dépôts de carburant et les oléoducs partout au
pays. Pendant ce temps,
les débardeurs du port de Marseille, en grève, bloquent
le port depuis trois semaines. Des grèves d'un jour ont eu lieu
le 19 octobre dans le secteur des transports publics, y compris
les chemins de fer, les compagnies aériennes et les autobus,
tandis que les conducteurs de camion ont ralenti la circulation sur les
routes à travers le pays.
Les étudiants du secondaire se sont
désormais pleinement joints au mouvement, ce qui rend encore
plus difficile pour le gouvernement Sarkozy de prétendre que son
démantèlement du régime de retraite est dans
l'intérêt des générations futures. On estime
que le 19 octobre les étudiants ont fermé
379 écoles secondaires en plus de
participer aux actions de grève des travailleurs. Les syndicats
estiment que plus de 3 millions de personnes ont participé
aux actions du 19 octobre dans près de 300 manifestations
organisées à travers le pays.
La réponse du gouvernement Sarkozy a
été d'intensifier ses provocations contre les
travailleurs et le peuple, criant que le pays était au bord du
« chaos », organisé par les
« radicaux ». Il a envoyé des
équipes d'intervention tactique pour mettre fin au barrage
devant les dépôts de carburant et a menacé les
travailleurs de
représailles s'ils le rétablissent. De nombreux
manifestants ont également été
arrêtés au cours de la journée.
Contrairement à ce que prétend le
gouvernement, ce sont les réformes néolibérales
imposées par Sarkozy qui créent le chaos dans la
société française. Outre la criminalisation des
travailleurs qui résistent, il tente de blâmer cette
résistance pour les autres catastrophes économiques qu'il
menace de mettre à exécution aux fins de conserver la
faveur des monopoles. Le gouvernement Sarkozy prétend que ce
sont les actions des travailleurs et non la destruction qu'il impose
qui vont affaiblir la position de la France dans l'Union
européenne. C'est dans la même veine que des pays comme
l'Allemagne ont déjà détruit les régimes de
retraite de l'État. Les travailleurs français rejettent
le
chantage et accusent les cercles dirigeants et leur État de
destruction nationale.
Le Marxiste-léniniste souhaite
aux travailleurs de la France ainsi qu'à ceux de l'Angleterre,
de la Grèce et de tous les pays d'Europe plein succès
dans leurs actions contre l'offensive antisociale des riches et des
gouvernements à leur service.
À
titre d'information
Extrait de la Déclaration sur la réforme
des retraites
de la Confédération générale du travail
(CGT)
- le 18 juin 2010 -
Marseille,
le 20 octobre 2010 (Marcovdz-Flickr)
« Le gouvernement vient de rendre public
l'avant-projet de loi sur la réforme des retraites à
l'issue d'une pseudo concertation. Pour la CGT, c'est une
réforme brutale pour un recul social sans
précédent qui appelle ces premiers commentaires :
- En repoussant l'âge de départ à la
retraite à 62 ans et l'âge de la retraite à
taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans
actuels), et en confirmant l'allongement de la durée de
cotisation à 41,5 ans, les conditions d'acquisition des
droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en
Europe,
- La quasi-totalité des salariés du public
et du privé sont concernés,
- L'âge de départ en retraite serait
repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme
accéléré pour atteindre 62 ans pour les
salariés qui peuvent prétendre aujourd'hui à
partir en retraite en 2016,
- Le droit à la retraite à taux plein
serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 %
sont déjà contraintes aujourd'hui de partir à
65 ans en seront les principales victimes,
- Les différentes mesures d'âge vont
toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d'ici 2016,
c'est plus d'un million d'emplois qui ne leur seront pas ouverts parce
que leurs parents devront travailler plus longtemps.

Marseille, les 19 et 20
octobre 2010 (lilicomanche-Flickr,
marcovdz-Flickr)
- Le traitement des salariés exerçant des
métiers pénibles et astreignants relève de la
provocation. Il n'y aurait aucun métier pénible. Seul
serait apprécié le degré d'usure du salarié
qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de
partir à 60 ans. On est loin du droit au départ
anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé,
alors que la
CGT estime à 15 % les salariés en emploi
pénible,
- Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite
augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ
anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants
disparaîtrait. Au nom de l'équité, c'est
l'alignement des droits par le bas,
- Pour les régimes spéciaux : le
gouvernement confirme que les mesures s'appliqueront aux
salariés des régimes spéciaux. Il cherche surtout
à éviter un front uni de tous les salariés en
différant la mise en oeuvre en 2017.
Ainsi l'ensemble des dispositions affectant les droits
en matière de retraite représenterait une ponction de
22,6 milliards d'euros en 2018, 25,1 milliards d'euros en
2020.
Parallèlement, les propositions concernant la
mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital,
des entreprises ne font qu'égratigner les dispositions en leur
faveur. Leur seule vocation est de créer l'illusion que la
réforme est juste. Les recettes attendues sur ce plan sont
estimées à 4,4 milliards d'euros en 2020, soit
5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.
Le projet de loi est très largement marqué
de l'empreinte du MEDEF [l'organisation des plus gros employeurs
français – note du Marxiste-léniniste] qui
réclamait le report de l'âge légal de la retraite.
Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides
financières pour l'emploi des plus de 55 ans.
La brutalité des mesures gouvernementales vise
à répondre à la pression conjuguée des
marchés financiers et des agences de notation qui exigent une
réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays
européens [...] »

Les travailleurs grecs continuent de résister
aux attaques du gouvernement et du FMI

À Athènes le 23 septembre 2010: Manifestations contre la
hausse des pris de l'essence et
des tarifs d'électricité et de l'eau. (KKE)
Cela fait maintenant des mois que les travailleurs grecs
organisent des grèves et des actions de protestation contre le
rejet du fardeau de la crise économique sur leur dos par le
biais des mesures dites d'austérité du gouvernement grec
et du diktat du Fonds monétaire international. En mai de cette
année, le FMI
et des pays de l'Union européenne ont prêté
152 milliards $ à la Grèce à condition
que le gouvernement grec attaque les travailleurs de façon
sauvage par des mesures antisociales comme les coupures dans les
pensions et les salaires des travailleurs de la fonction publique, des
augmentations de taxes et
la déréglementation des entreprises d'État qui va
abolir des emplois sur une vaste échelle. Les grèves et
les actions de protestation se poursuivent alors que le gouvernement
grec vient de présenter son projet de budget qui inclut de
nouvelles coupures et de nouvelles taxes pour le peuple de même
que des exemptions
de taxes pour le capital.
Les travailleurs à contrat du ministère de
la Culture ont tenu deux journées de protestation à
l'intérieur de l'Acropole les 14 et 15 octobre pour
réclamer leurs salaires impayés depuis 24 mois et
l'annulation des 350 mises à pied qui doivent prendre place
à la fin octobre. Le gouvernement grec
a envoyé sa police anti-émeute pour forcer
l'entrée de l'Acropole et utilisé les matraques et les
gaz lacrymogènes contre les travailleurs devant les touristes
médusés. Dans un geste immédiat d'appui aux
travailleurs à contrat, les gardes de sécurité de
l'Acropole ont tenu une grève d'une journée pour
dénoncer l'attaque
brutale de la police. Les travailleurs à contrat sont
allés protester devant les bureaux du ministère de la
Culture pour insister pour que leurs justes demandes soient satisfaites.
Les travailleurs du rail ont tenu une journée de
grève de 24 heures le 14 octobre contre les plans du
gouvernement de restructurer l'entreprise ferroviaire d'État
OSE, une mesure qui va abolir 2 300 emplois. Se sont joints
à eux les travailleurs d'entreprises d'État des
télécommunications et des
postes qui font face à une réorganisation
régressive du même genre.
Le 7 octobre, les employés de la fonction
publique de tout le pays sont sortis en grève de 24 heures
et ont exigé que le gouvernement retire ses mesures anti-peuple.
Les bureaux du gouvernement grec ont été fermés de
même que les écoles,et les vols vers la Grèce et
quittant le pays ont été annulés
quand les contrôleurs aériens sont aussi sortis en
grève.
À la fin septembre, les travailleurs du transport
et de la santé sont sortis en grève contre les
réorganisations anti-ouvrières du gouvernement. Les
autobus, tramways et métros d'Athènes ont
été paralysés à tour de rôle pendant
la journée tandis que les travailleurs du rail ont
perturbé le transport ferroviaire dans
tout le pays. S'y sont joints les chauffeurs de camion qui sont en
grève tournante depuis des mois contre la
déréglementation de leur secteur par le gouvernement
grec, laquelle va éliminer entre autres choses la protection par
l'État des taux auxquels ils sont payés et ouvrir leurs
emplois à la concurrence. Les camionneurs
ont empêché le déchargement de véhicules de
transport de marchandises stationnés sur des bateaux dans divers
ports du pays et ralenti la circulation sur les autoroutes à
l'échelle du pays tout entier. Selon les camionneurs, les
nouvelles règles vont causer la faillite de milliers d'entre eux
qui ont emprunté de l'argent
pour acheter leur licence laquelle ne vaudra bientôt plus rien.
Le 23 septembre, des milliers de travailleurs,
employés à leur compte, fermiers pauvres, femmes et
jeunes ont participé à des manifestations dans tout le
pays contre les augmentations des tarifs de l'eau, de
l'électricité et de l'huile à chauffage.
Les travailleurs partout au pays ont promis de
poursuivre leurs grèves et autres actions jusqu'à ce que
le gouvernement grec retire ses attaques.

Ecalade de l'offensive antisociale en Grande-Bretagne

Le 19 octobre 2010,
Londres, Angleterre : rassemblement des travailleurs du secteur public
britannique
contre l'offensive antisociale du gouvernement..
Le 20 octobre le ministre britannique des Finances
George Osborne a déposé au Parlement britannique son Comprehensive
Spending Review (CSR) selon lequel son gouvernement va
éliminer en quatre ans 490 000 emplois du secteur public.
Osborne a déclaré qu'il avait ordonné des
réductions de
dépenses de 130 milliards $ d'ici à 2015, visant
à réduire le déficit de 11 % du produit
intérieur brut de la Grande-Bretagne à environ 2 % d
'ici cinq ans, rapportent les agences de nouvelles.
Il a déclaré que des pertes d'emplois sont
« inévitables lorsque le pays est à court
d'argent » mais est demeuré muet quant aux raisons
pour lesquelles la Grande-Bretagne est « à court
d'argent ». « Aujourd'hui est le jour où
la Grande-Bretagne s'éloigne du bord du gouffre. C'est
une route difficile mais elle conduit à un avenir
meilleur », a-t-il dit.
Devant l'incapacité totale de l'économie
capitaliste en crise de satisfaire les besoins du peuple, les mesures
vont frapper les plus vulnérables, « en coupant les
prestations pour enfants et en repoussant le régime de retraite
de l'État à 66 ans d'ici 2020 ».
Al Jazeera rapporte que le Fonds
monétaire international « a fortement soutenu les
plans d'une réduction agressive du déficit public de la
Grande-Bretagne, en décrivant les réductions de
dépenses comme une arme
« essentielle » ».
Al Jazeera a également signalé
que le ministère des Affaires étrangères verra son
budget réduit de 24 % et tous les ministères seront
touchés, y compris la police et les ministères des
affaires intérieures et de la justice. La BBC est
également touchée par les compressions
budgétaires. La « famille
royale » doit diminuer ses dépenses de 14 %
entre 2012 et 2013. « Toutefois, le Service national de
santé, les écoles et l'aide à l'étranger
ont été protégés lors de l'examen des
dépenses. L'Institut national de recherche économique et
sociale, un groupe de réflexion, a dit qu'il croit que le
gouvernement ne sera pas en mesure de faire adopter la moitié
des coupures prévues. »
Le gouverneur de la banque centrale de la
Grande-Bretagne, Mervyn King, a déclaré que, durant la
dernière récession, la Grande-Bretagne a connu une baisse
de 10 % de la production.
Des manifestations ont eu lieu le 20 octobre dans tout
le pays contre cette escalade brutale de l'offensive anti-sociale
énoncée dans le CSR d'Osborne.
Environ 3 000 personnes se sont rassemblées
devant la résidence du premier ministre à Downing Street.
Quelque 2 500 personnes ont défilé de Lincoln's Inn
Fields pour se joindre aux plusieurs centaines de personnes
déjà là. Les gens se sont joints à la
marche à mesure qu'elle progressait. Les manifestants
ont entendu des orateurs, y compris Mark Serwotka, secrétaire
général du Syndicat de la fonction publique et des
services commerciaux , George Binette, secrétaire du Conseil des
métiers de Camden, et Matt Wrack, secrétaire
général de l'Union des sapeurs-pompiers.
Matt Wrack a parlé de la grève de
6 heures des pompiers de Londres samedi. Il a dit que
malgré le fait que les pompiers soient un service de
première ligne, on leur dit : « Rangez-vous ou
nous allons vous licencier. »
Dans d'autres parties du pays, des actions ont eu lieu
dans les centres-villes et à l'extérieur des lieux de
travail et des hôpitaux pour protester contre
« l'examen des dépenses » de l'alliance
conservatrice-démocrate (Con-Dem). Sur des pancartes on pouvait
lire « Notre travail, notre hôpital, notre
SNS [Service national de santé] ! » ;
« Les pensions sont essentielles ; payer les riches ne
l'est pas ! Non aux coupures ! Non à la
privatisation ! »
Le Conseil des syndicats du Nord, l'Alliance des
services publics du Nord , les syndicats, des intervenants et des
centaines de travailleurs et d'usagers des services publics de toute la
région se sont réunis à 17 heures en un
rassemblement de masse à Ceremonial Way, au centre civique de
Newcastle. Environ
1 000 personnes ont pris part à ce rassemblement.
Depuis l'élection, le gouvernement
conservateur-démocrate a déjà réduit les
dépenses publiques de 8,7 milliards $ dont
79 millions $ proviennent du Nord-Est où neuf des
autorités régionales sont particulièrement
visées par les coupures. Ce n'est que la pointe de l'iceberg car
la majeure
partie des 130 milliards $ en compressions dévastatrices du
CSR vont affecter de manière disproportionnée le
Nord-Est. Le taux de chômage dans la région
s'élève actuellement à 9,1 % – le plus
élevé dans le pays et où un emploi sur 3 dans
le Nord-Est provient du secteur public, ce pourcentage
va monter en flèche lorsque les coupures imminentes se
traduiront en pertes d'emplois. Il y a aussi des milliers d'emplois du
secteur privé, qui dépendent aussi des dépenses
publiques, qui seront également perdus.
Kevin Rowan, le secrétaire régional pour
le Nord du Conseil des syndicats britanniques (TUC), a
déclaré : « Ces coupures sèment la
division et la destruction, et le pire de tout cela c'est qu'elles sont
inutiles. Il existe une alternative. Le gouvernement semble poursuivre
un plan ambitieux et téméraire
de réduire les dépenses publiques qui vont
éliminer des emplois, réduire les services publics dont
on a un grand besoin et sévèrement nuire à toute
chance de reprise économique. »
Clare Williams, coordonnatrice régionale d'Unison
et présidente de l'Alliance des services publics du Nord , a
déclaré : « Les réductions du
secteur public à l'échelle proposée sont non
seulement économiquement dangereuses mais aussi inutiles et
injustes. Pour un gouvernement qui parle d'équité,
comment est-il juste d'attaquer les personnes les plus
vulnérables dans nos communautés en licenciant des
milliers de travailleurs du secteur public et en réduisant des
services publics essentiels à un moment où ils seront
plus que jamais nécessaires. Sabrer dans les dépenses
publiques aura aussi des répercussions sur
la capacité du secteur privé à créer des
emplois alors que l'argent est retiré de l'économie
régionale. Le gouvernement n'a pas de mandat démocratique
pour ces politiques économiques et l'Alliance des services
publics du Nord continuera de croître en force et en nombre pour
contester ce démantèlement de nos services
publics. »
Le 19 octobre, à la veille de la parution du
CSR, le secrétaire général du Conseil des
syndicats britanniques (TUC), Brendan Barber, a dit lors d'un
rassemblement de protestation que le programme de coupures du
gouvernement est un choix politique pas une nécessité
économique et une politique délibérée
qui fera de la Grande-Bretagne « un pays plus inégal,
plus sordide et plus affreux ». Sous le thème Tous
ensemble pour les services publics, le rassemblement qui s'est tenu
dans le foyer central, à Westminster, a réuni une large
coalition de membres de syndicats, de dirigeants communautaires, de
groupes
militants et d'usagers des services publics, et a été
suivi par un lobby de députés au sein du Parlement. Le
rassemblement est l'un des premiers événements d'une
campagne visant à construire une large coalition des
employés, des membres de syndicats, des usagers et des
collectivités, en travaillant ensemble pour
contester les coupures et exposer les ravages qu'elles causeront.

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