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Tous à Rimouski le 17octobre
Plein appui à la lutte des femmes à la
tête des changements pour une société humaine!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) -
Dans tous les coins du Québec cette semaine, des
activités ont eu lieu dans les quartiers, les villes et
villages, dans les centres communautaires et les endroits de travail et
un peu partout des initiatives sont prises pour mobiliser la population
en appui à la Marche mondiale des femmes. Des marcheuses aux
souliers usés par l'histoire marchent
dans tous les coins du Québec pour faire entendre leurs
aspirations, le tout culminant avec un rassemblement national à
Rimouski dimanche le 17 octobre.
Le Parti marxiste-léniniste du Québec
salue la Marche mondiale des femmes 2010 et les femmes du
Québec, des Premières Nations, du Canada et du monde qui
luttent courageusement pour une société qui sied à
l'existence humaine. Les demandes de la marche mondiale sont le fruit
des luttes que mènent les femmes pour résoudre les
problèmes auxquels elles et la société sont
confrontées. Elles expriment le refus de s'accommoder
à l'offensive antisociale Charest/Harper, au
démantèlement des services publics, à la
privatisation, à la « négociation par
décret » du gouvernement Charest et à son
budget antisocial. Elles sont aussi le fruit du refus d'abandonner le
droit à nos ressources au nom de la prospérité et
du rejet des plans d'annexion et de guerre au service de l'empire
étasunien.
Les femmes se sont placées à la tête
des changements pour une société qui reconnaît les
droits qui nous appartiennent à tous du seul fait que nous
sommes
humains. Elles se heurtent au refus des gouvernements de jouer leur
rôle de voir à la réalisation de ces droits. Bien
loin
d'assumer leurs responsabilités, les gouvernements
Harper/Charest usent de tous les
moyens pour faire taire toute opposition à leurs politiques ou
l'orienter dans des culs
de sac. Cela comprend couper le financement des organismes de
défense des droits. Cela comprend aussi les campagnes de
désinformation pour discréditer ceux et celles qui
réclament leurs droits, comme la récente tentative de
faire croire que les femmes qui s'opposent aux
guerres illégitimes et illégales et au recrutement de nos
jeunes comme chair à canon sont « contre les
mères des soldats ». Ces tentatives ont
échoué et continueront d'échouer parce qu'elles ne
partent pas d'une volonté de résoudre les
problèmes mais d'une obstination à bloquer tout
changement qui ne sert pas les intérêts de la
minorité riche.
Les femmes au Québec, au Canada et dans le monde
voient aussi la nécessité de s'investir et d'investir le
peuple du pouvoir de décider. Malgré la vaste
opposition aux politiques antisociales du gouvernement Charest et le
rejet de ses tentatives de diversion, il continue de régner en
toute impunité. Le processus politique corrompu basé
de haut en bas sur la préservation du pouvoir de la
minorité riche et la marginalisation du peuple est en mal de
renouveau. Les constantes réformes du système
électoral continuent de favoriser ceux qui sont
déjà au pouvoir et le système s'enfonce de plus en
plus dans la crise et la corruption. Le PMLQ est d'avis que le
renouveau politique est
l'affaire de tous ceux et celles qui luttent pour leurs droits. C'est
eux qui doivent s'investir du pouvoir de décider.
Organisons-nous pour renouveler les institutions démocratiques
et investir le peuple du pouvoir souverain.
Tous au rassemblement national du
17 octobre à Rimouski !
Plein appui à la lutte des femmes à la tête des
changements pour une société humaine !

La ministre de la Condition féminine envoie
la police à la rencontre des femmes
Le jeudi 14 octobre, des militantes de la Marche
mondiale des femmes (MMF) ont occupé, pour la première
fois de son histoire, pendant 7 heures, les bureaux de la ministre
de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
après qu'elle ait dit, lundi, par le biais des médias,
qu'elle n'avait ni de réponse rapide ni de
réponse satisfaisante pour la MMF. Les femmes ont rejeté
cette réponse inacceptable et ce refus de la ministre prendre
ses responsabilités envers les droits des femmes.
En plus de ne pas y répondre ou tout simplement
comme réponse, la ministre Christine St-Pierre a envoyé
la police pour mettre fin à l'occupation. Les activistes sont
accusées de méfait par intrusion et devront
comparaître dans quelques semaines. Le communiqué
émis par la MMF indique que, loin d'être intimidées
et démotivées, elles sont
plus motivées que jamais.
Le PMLQ condamne le gouvernement Charest et sa
ministre à la Condition féminine qui utilisent la police
et se cachent derrière elle pour
« répondre » aux réclamations des
femmes. Cela ne démontre certainement pas la force du
gouvernement qui a déclaré que cette semaine était
la « semaine de la solidarité »
(!) mais plutôt son mépris pour tous ceux et celles
qui s'opposent à ses politiques antisociales. La ministre aurait
promis en échange de répondre aux demandes des femmes
vendredi matin à 9 h. Honte au gouvernement libéral
de Jean Charest de criminaliser les femmes et leurs luttes à la
défense de leurs droits !
Il est urgent de changer cet état de chose, cette
manière de faire qui déclare illégale toute action
à la défense d'une société humaine et qui
s'oppose à la direction antisociale et destructrice de l'agenda
néolibéral des gouvernements. Le PMLQ salue le
courage et la détermination des femmes qui défendent
l'esprit de la Marche mondiale
des femmes en déclarant : « En 2010, nous
marcherons tant que toutes les femmes ne seront pas
libres ! »

Manifestation devant l'Assemblée
nationale
Les femmes exigent la pleine
satisfaction de leurs demandes
Le 7 octobre, près d'une centaine de femmes
ont réitéré devant l'Assemblée nationale
leur détermination à obtenir la pleine satisfaction de
leurs demandes légitimes. C'est en présence de plusieurs
députés qu'elles ont présenté leurs
demandes autant
à Jean Charest qu'à Stephen Harper.
L'action a pris la forme d'un point de presse
où les premiers ministres du Québec et du Canada
réagissent à la MMF. Utilisant le ton
irrévérencieux
des capsules web de la MMF, ce point de presse a fait la parodie des
orientations gouvernementales en matière d'égalité
et de solidarité sociale. Un
« lance-pierre » en forme de soutien-gorge a
projeté des souliers géants de marcheuses sur un mur
symbolisant les politiques gouvernementales, réussissant du
même coup à défaire leur résistance.
« Les gouvernements ont assez
étiré l'élastique. Plusieurs indices
démontrent qu'un recul de l'égalité s'opère
en ce moment. On conscrit les femmes pour remplacer l'État
providence », a déclaré Alexa Conradi,
présidente de la Fédération des femmes du
Québec (FFQ) et porte-parole de la Marche
mondiale des femmes. « Les gouvernements affaiblissent le
droit à l'équité salariale et les revenus des
femmes stagnent, et dans certains cas reculent. La sexualisation de
l'espace public et les publicités sexistes portent atteinte
à la dignité des femmes et remettent en cause
l'égalité dans les relations entre les
femmes et les hommes. C'est à se demander si les gouvernements
prennent ces reculs au sérieux », ajoute-t-elle.
« L'action d'aujourd'hui visait à
rappeler aux gouvernements que nous voulons des réponses aux
solutions que nous leur avons proposées en mars dernier. La
Marche mondiale des femmes commence dans moins de 5 jours et nous
n'avons toujours pas reçu de réponses concrètes
à nos demandes »,
poursuit madame Conradi.
Pour combattre la pauvreté chez les femmes, le
gouvernement du Québec doit augmenter le salaire minimum
à 10,69 $ l'heure et abolir les catégories à
l'aide sociale. Pour mettre fin à la marchandisation du corps
des femmes, la MMF propose d'introduire un programme spécifique
d'éducation sexuelle
à l'école et une loi interdisant les publicités
sexistes. Dans la lutte contre la violence envers les femmes et la
militarisation, le gouvernement du Québec doit interdire le
recrutement militaire dans les établissements scolaires. Il doit
aussi mettre fin à la privatisation et à la tarification
des services publics, notamment
en éducation et en santé, et protéger nos biens
communs, comme l'eau et l'air, de la commercialisation.
Pour ce qui est du gouvernement canadien, la Marche
mondiale des femmes exige le retrait immédiat des troupes
canadiennes de l'Afghanistan, une garantie que le droit
inaliénable des femmes de décider d'avoir ou non des
enfants sera respecté et demande au gouvernement du Canada
d'adhérer, sans condition,
à la Déclaration des Nations unies sur les droits des
peuples autochtones.
À 15 h 30, les manifestantes ont tenu un point de
presse suite à leur brève rencontre avec la ministre de
la Culture, des Communications et de la Condition féminine,
Christine Saint-Pierre. Comme l'a souligné avec colère
Alexa Conradi : «La ministre St-Pierre s'est engagée
auprès de nous plus tôt cette année
à mettre en oeuvre un travail important avec les
ministères concernés par les demandes de la Marche
mondiale des femmes.» «Aujourd'hui, nous croyions qu'elle
nous ferait
part des résultats de ce travail. Or, madame St-Pierre n'avait
aucune réponse concrète à nous donner. Elle s'est
contentée de dresser un bilan
des actions du gouvernement libéral en matière de
condition féminine depuis cinq ans et a laissé
sciemment de côté les réponses que nous
attendons.»
Une commission parlementaire sur le prochain Plan
d'action à l'égalité aura lieu plus tard cet
automne. «La ministre ne répond pas aux demandes de la
Marche
mondiale des femmes. Elle se cache derrière une commission
parlementaire qui aura lieu dans plusieurs mois alors que les femmes
marchent en ce moment.
C'est un refus flagrant de prendre en compte les solutions des femmes.
Le gouvernement veut nous imposer son propre agenda, mais nous ne nous
tairons pas !», continue madame Conradi.
«Mme St-Pierre doit
s'engager. Sa remise aux calendes grecques des réponses à
la Marche mondiale nous fait nous questionner sérieusement sur
les actions concrètes qu'elle prétend vouloir poser en
faveur du droit
des femmes à l'égalité», a conclu madame
Conradi.

Estrie
Arrêt obligatoire pour favoriser
l'accès aux ressources et au bien commun
- Communiqué de presse,
ConcertAction Femmes Estrie, 13 octobre 2010 -
Dans le cadre des journées d'actions de la Marche
mondiale des femmes (MMF), des féministes de partout au
Québec se mobilisent et organisent des actions. En Estrie, le
comité des actions régionales déploie des moyens
saisissants pour faire connaître une des revendications de la MMF.
En effet, à l'occasion de cette journée
orientée vers le bien commun et l'accès aux ressources,
plusieurs femmes de partout en Estrie ont participé à une
manifestation silencieuse. Ces femmes revendiquent la fin de la
privatisation des services publics et du bien commun (santé,
éducation, eau, énergie éolienne)
en même temps qu'elles s'opposent à toute augmentation des
tarifs de ces services. Une brève mise en scène a servi
à bloquer quatre intersections routières, et ce, à
différents moment de la journée : 7h45, près
de l'Université de Sherbrooke et 8h00, près du
Cégep de Sherbrooke, pour revendiquer le droit à
l'éducation ; 12h00, rues Jacques-Cartier/King Ouest, pour
revendiquer le droit à un environnement sain ; 16h45, rues
Belvédère/Portland/Queen Victoria/Montréal, pour
revendiquer le droit à la santé. Les manifestantes
portaient sur leurs imperméables jaunes et leurs parapluies
noirs des mots en lien
avec la revendication du jour.
« Avec le gouvernement de Charest, nos
services publics se dégradent : leur accessibilité,
leur gratuité et leur qualité sont constamment
menacées » déclare Viviane Doré-Nadeau,
porte-parole de la MMF en Estrie. « Ce virage
accéléré vers la droite a aussi pour
conséquence la précarisation
et la détérioration des conditions de travail,
particulièrement pour les femmes » ajoute-t-elle.
Mais comme l'a mentionné lundi dernier la ministre de la
Condition féminine, madame Christine St-Pierre, empêcher
à tout prix la privatisation dans les services publics, ne sont
pas dans la « ligne de pensée »
du gouvernement. Madame Alexa Conradi, présidente de la
Fédération des femmes du Québec, présente
à la manifestation du midi, s'insurge devant cette
réponse de la ministre : « Les politiques de
privatisation conduisent inévitablement à un
déséquilibre dans le partage des richesses. Elles
touchent durement
les personnes les plus pauvres de la société. Or, les
femmes sont globalement plus pauvres que les hommes parce qu'elles ont
des salaires plus bas, qu'elles ont moins accès à
l'emploi et à la syndicalisation et qu'elles ont moins de
sources de revenus. »
« En ce 13 octobre, 2e journée de
la MMF au
Québec, dans plusieurs régions du Québec ont lieu
différentes actions organisées par des féministes.
Malgré une égalité de droit, les femmes n'ont
toujours pas acquis l'égalité dans les faits. Les luttes
féministes au Canada sont toujours
d'actualité »,
ajoute Viviane Doré-Nadeau, aussi directrice de la table de
concertation régionale des groupes de femmes, ConcertAction
Femmes Estrie.

Le gouvernement bloque l'égalité,
nous bloquons la rue!
- Lettre d'Alexa Conradi,
présidente de la Fédération
des femmes du Québec, 13 octobre 2010 -
Aujourd'hui j'étais à Sherbrooke pour une
action éclair au sujet de la défense des services
publics, accessible et gratuits. L'action suit les marches d'hier
où dans les six MRC de l'Estrie environ 1000 personnes ont pris
la rue pour appuyer les revendications de la Marche,
particulièrement celles touchant la lutte
contre la pauvreté. C'est donc avec une gang fière et
gonflée à bloc que nous avons bloqué
temporairement les routes du centre-ville de Sherbrooke. Pourquoi
bloquer le trafic ne serait-ce que quelques minutes ? Devant le
blocage du gouvernement qui s'entête à ne pas
répondre à la Marche mondiale des femmes,
ni reconnaître comment la privatisation et la tarification des
services publics nuit au droit des femmes à
l'égalité. À trois reprises aujourd'hui, des
jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes ont bloqué
la circulation pour protester contre l'indifférence du
gouvernement à nos demandes.
Partout au Québec, il y a une escalade des moyens
de pression
utilisés par les mouvements sociaux et le mouvement des femmes
donne le ton en ce moment.
Nous sommes engagées dans une véritable lutte contre des
reculs. Nous voulons maintenir l'accessibilité de la
santé et de l'éducation, qui est au coeur de la
lutte des femmes pour l'égalité. Le gouvernement agit en
hypocrite en se targuer d'être pour l'égalité alors
qu'il détruit ce qui nous est le plus cher. À quand
une ministre de la Condition féminine qui défend avec
conviction le droit des femmes à l'égalité ?
Pour le moment, on ne la trouve pas.
Pour un gouvernement si impopulaire, si associé
aux scandales de corruption, il est surprenant de le voir agir avec
autant d'arrogance. Pour qui se prend-t-il ? On aurait pu penser
qu'un gouvernement dans une telle position soit ouvert à toutes
les bonnes idées. Mais, ce serait oublier son orientation
très
néolibérale voire même patronale. Ce gouvernement
cherche à remplacer l'État providence par Maman
Providence, en bénéficiant du labeur gratuit des femmes
auprès de leurs proches. Le recul alors est l'effet sur notre
autonomie financière, sur notre santé et sur notre
participation dans l'espace public. On dit que
la MMF est trop à gauche. Je leur réponds que la droite
au pouvoir a rarement aidé les femmes.
Nous n'avons pas dit notre dernier mot. Surveillez les
autres actions de la Marche mondiale des femmes cette semaine.

À titre d'information
Les cinq principales revendications de la Marche
mondiale des femmes au Québec
Les 5 principales revendications de la Marche
mondiale des femmes au Québec sont :
Autonomie économique : Pour
réduire les écarts entre riches et pauvres et pour
instaurer une meilleure justice économique, nous
défendons l'accès à un salaire minimum de
10,69 $ de l'heure, et nous revendiquons la fin des
catégories à l'aide sociale qui perpétuent les
préjugés à l'égard
des personnes en les qualifiant de
« méritantes » et de « non
méritantes » et qui servent à justifier le
maintien de certaines personnes dans une grande pauvreté.
Bien commun et accès aux ressources :
Avec la destruction insidieuse de nos services publics, outils
essentiels à l'atteinte de l'égalité, nous luttons
contre la privatisation et la hausse de la tarification des services
publics, notamment en santé et en éducation. Nous voulons
aussi protéger l'eau
et l'air de la marchandisation.
Violence envers les femmes : Devant les
tentatives de la droite religieuse et politique de contrôler nos
corps et de réduire notre liberté, nous revendiquons que
le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des
femmes de décider d'avoir ou non des enfants, ce qui implique le
maintien
et la consolidation des services d'avortement gratuits offerts partout
au pays.
Avec la marchandisation grandissante du corps des
femmes, nous exigeons du gouvernement du Québec qu'il
légifère sur les publicités sexistes et qu'il
mette en place dans les écoles, des cours d'éducation
à la sexualité promouvant des rapports égalitaires
dans une perspective non sexiste et non hétérosexiste.
Paix et démilitarisation : Nous
dénonçons la militarisation de notre
société en revendiquant le retrait immédiat des
troupes canadiennes en Afghanistan par le gouvernement du Canada et en
appelant le gouvernement québécois à interdire le
recrutement militaire dans les établissements scolaires.
Droits des femmes autochtones : Nous
exigeons la signature de la Déclaration internationale sur les
droits des peuples autochtones par le gouvernement du Canada. Le Canada
et les États-Unis sont les deux seuls pays au monde à
refuser de signer cette déclaration.

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