Le Marxiste-Léniniste

Numéro 161 - 15 octobre 2010

Tous à Rimouski le 17octobre

Plein appui à la lutte des femmes à la tête des changements pour une société humaine!

Marche mondiale des femmes 2010 
Toutes et tous au Grand
Rassemblement national à Rimouski
!



10 h 30 à 11 h : lancement de la marche au cégep de Rimouski (60 rue de l'Évêché Ouest)
11 h à 13 h :  marche de 3 km dans les rues de la Ville de Rimouski, du cégep au Parc Beauséjour (400, boul. de la Rivière).
12 h à 14 h 30 :  danse, chants, slam, contes et discours
14 h 30 :  fin des festivités
(Habillez-vous chaudement car la marche est au grand vent)
(Pour plus de détails, voir le Calendrier de la Marche mondiale des femmes)


Plein appui à la lutte des femmes à la tête des changements pour une société humaine! - Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ)
La ministre de la Condition féminine envoie la police à la rencontre des femmes
Devant l'Assemblée nationale à Québec: Les femmes exigent la pleine satisfaction de leurs demandes
Estrie: Arrêt obligatoire pour favoriser l'accès aux ressources et au bien commun - Communiqué de presse, ConcertAction Femmes Estrie
Le gouvernement bloque l'égalité, nous bloquons la rue! - Lettre d'Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec

À titre d'information
Les cinq principales revendications de la Marche mondiale des femmes au Québec

Accueil | Archives | English

Tous à Rimouski le 17octobre

Plein appui à la lutte des femmes à la tête des changements pour une société humaine!

Dans tous les coins du Québec cette semaine, des activités ont eu lieu dans les quartiers, les villes et villages, dans les centres communautaires et les endroits de travail et un peu partout des initiatives sont prises pour mobiliser la population en appui à la Marche mondiale des femmes. Des marcheuses aux souliers usés par l'histoire marchent dans tous les coins du Québec pour faire entendre leurs aspirations, le tout culminant avec un rassemblement national à Rimouski dimanche le 17 octobre.

Le Parti marxiste-léniniste du Québec salue la Marche mondiale des femmes 2010 et les femmes du Québec, des Premières Nations, du Canada et du monde qui luttent courageusement pour une société qui sied à l'existence humaine. Les demandes de la marche mondiale sont le fruit des luttes que mènent les femmes pour résoudre les problèmes auxquels elles et la société sont confrontées. Elles expriment le refus de s'accommoder à l'offensive antisociale Charest/Harper, au démantèlement des services publics, à la privatisation, à la « négociation par décret » du gouvernement Charest et à son budget antisocial. Elles sont aussi le fruit du refus d'abandonner le droit à nos ressources au nom de la prospérité et du rejet des plans d'annexion et de guerre au service de l'empire étasunien.

Les femmes se sont placées à la tête des changements pour une société qui reconnaît les droits qui nous appartiennent à tous du seul fait que nous sommes humains. Elles se heurtent au refus des gouvernements de jouer leur rôle de voir à la réalisation de ces droits. Bien loin d'assumer leurs responsabilités, les gouvernements Harper/Charest usent de tous les moyens pour faire taire toute opposition à leurs politiques ou l'orienter dans des culs de sac. Cela comprend couper le financement des organismes de défense des droits. Cela comprend aussi les campagnes de désinformation pour discréditer ceux et celles qui réclament leurs droits, comme la récente tentative de faire croire que les femmes qui s'opposent aux guerres illégitimes et illégales et au recrutement de nos jeunes comme chair à canon sont « contre les mères des soldats ». Ces tentatives ont échoué et continueront d'échouer parce qu'elles ne partent pas d'une volonté de résoudre les problèmes mais d'une obstination à bloquer tout changement qui ne sert pas les intérêts de la minorité riche.

Les femmes au Québec, au Canada et dans le monde voient aussi la nécessité de s'investir et d'investir le peuple du pouvoir de décider. Malgré la vaste opposition aux politiques antisociales du gouvernement Charest et le rejet de ses tentatives de diversion, il continue de régner en toute impunité. Le processus politique corrompu basé de haut en bas sur la préservation du pouvoir de la minorité riche et la marginalisation du peuple est en mal de renouveau. Les constantes réformes du système électoral continuent de favoriser ceux qui sont déjà au pouvoir et le système s'enfonce de plus en plus dans la crise et la corruption. Le PMLQ est d'avis que le renouveau politique est l'affaire de tous ceux et celles qui luttent pour leurs droits. C'est eux qui doivent s'investir du pouvoir de décider. Organisons-nous pour renouveler les institutions démocratiques et investir le peuple du pouvoir souverain.

Tous au rassemblement national du 17 octobre à Rimouski !
Plein appui à la lutte des femmes à la tête des changements pour une société humaine !

Haut de page


La ministre de la Condition féminine envoie
la police à la rencontre des femmes

Le jeudi 14 octobre, des militantes de la Marche mondiale des femmes (MMF) ont occupé, pour la première fois de son histoire, pendant 7 heures, les bureaux de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine après qu'elle ait dit, lundi, par le biais des médias, qu'elle n'avait ni de réponse rapide ni de réponse satisfaisante pour la MMF. Les femmes ont rejeté cette réponse inacceptable et ce refus de la ministre prendre ses responsabilités envers les droits des femmes.


Montréal le 11 septembre au bureau de la ministre de la Condition féminine Christine St-Pierre.

En plus de ne pas y répondre ou tout simplement comme réponse, la ministre Christine St-Pierre a envoyé la police pour mettre fin à l'occupation. Les activistes sont accusées de méfait par intrusion et devront comparaître dans quelques semaines. Le communiqué émis par la MMF indique que, loin d'être intimidées et démotivées, elles sont plus motivées que jamais.

Le PMLQ condamne le gouvernement Charest et sa ministre à la Condition féminine qui utilisent la police et se cachent derrière elle pour « répondre » aux réclamations des femmes. Cela ne démontre certainement pas la force du gouvernement qui a déclaré que cette semaine était la « semaine de la solidarité » (!) mais plutôt son mépris pour tous ceux et celles qui s'opposent à ses politiques antisociales. La ministre aurait promis en échange de répondre aux demandes des femmes vendredi matin à 9 h. Honte au gouvernement libéral de Jean Charest de criminaliser les femmes et leurs luttes à la défense de leurs droits !

Il est urgent de changer cet état de chose, cette manière de faire qui déclare illégale toute action à la défense d'une société humaine et qui s'oppose à la direction antisociale et destructrice de l'agenda néolibéral des gouvernements. Le PMLQ salue le courage et la détermination des femmes qui défendent l'esprit de la Marche mondiale des femmes en déclarant : « En 2010, nous marcherons tant que toutes les femmes ne seront pas libres ! »

Haut de page


Manifestation devant l'Assemblée nationale

Les femmes exigent la pleine
satisfaction de leurs demandes

Le 7 octobre, près d'une centaine de femmes ont réitéré devant l'Assemblée nationale leur détermination à obtenir la pleine satisfaction de leurs demandes légitimes. C'est en présence de plusieurs députés qu'elles ont présenté leurs demandes autant à Jean Charest qu'à Stephen Harper.

L'action a pris la forme d'un point de presse où les premiers ministres du Québec et du Canada réagissent à la MMF. Utilisant le ton irrévérencieux des capsules web de la MMF, ce point de presse a fait la parodie des orientations gouvernementales en matière d'égalité et de solidarité sociale. Un « lance-pierre » en forme de soutien-gorge a projeté des souliers géants de marcheuses sur un mur symbolisant les politiques gouvernementales, réussissant du même coup à défaire leur résistance.

« Les gouvernements ont assez étiré l'élastique. Plusieurs indices démontrent qu'un recul de l'égalité s'opère en ce moment. On conscrit les femmes pour remplacer l'État providence », a déclaré Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole de la Marche mondiale des femmes. « Les gouvernements affaiblissent le droit à l'équité salariale et les revenus des femmes stagnent, et dans certains cas reculent. La sexualisation de l'espace public et les publicités sexistes portent atteinte à la dignité des femmes et remettent en cause l'égalité dans les relations entre les femmes et les hommes. C'est à se demander si les gouvernements prennent ces reculs au sérieux », ajoute-t-elle.

« L'action d'aujourd'hui visait à rappeler aux gouvernements que nous voulons des réponses aux solutions que nous leur avons proposées en mars dernier. La Marche mondiale des femmes commence dans moins de 5 jours et nous n'avons toujours pas reçu de réponses concrètes à nos demandes », poursuit madame Conradi.

Pour combattre la pauvreté chez les femmes, le gouvernement du Québec doit augmenter le salaire minimum à 10,69 $ l'heure et abolir les catégories à l'aide sociale. Pour mettre fin à la marchandisation du corps des femmes, la MMF propose d'introduire un programme spécifique d'éducation sexuelle à l'école et une loi interdisant les publicités sexistes. Dans la lutte contre la violence envers les femmes et la militarisation, le gouvernement du Québec doit interdire le recrutement militaire dans les établissements scolaires. Il doit aussi mettre fin à la privatisation et à la tarification des services publics, notamment en éducation et en santé, et protéger nos biens communs, comme l'eau et l'air, de la commercialisation.

Pour ce qui est du gouvernement canadien, la Marche mondiale des femmes exige le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan, une garantie que le droit inaliénable des femmes de décider d'avoir ou non des enfants sera respecté et demande au gouvernement du Canada d'adhérer, sans condition, à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

À 15 h 30, les manifestantes ont tenu un point de presse suite à leur brève rencontre avec la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre. Comme l'a souligné avec colère Alexa Conradi : «La ministre St-Pierre s'est engagée auprès de nous plus tôt cette année à mettre en oeuvre un travail important avec les ministères concernés par les demandes de la Marche mondiale des femmes.» «Aujourd'hui, nous croyions qu'elle nous ferait part des résultats de ce travail. Or, madame St-Pierre n'avait aucune réponse concrète à nous donner. Elle s'est contentée de dresser un bilan des actions du gouvernement libéral en matière de condition féminine depuis cinq ans et a laissé sciemment de côté les réponses que nous attendons.»

Une commission parlementaire sur le prochain Plan d'action à l'égalité aura lieu plus tard cet automne. «La ministre ne répond pas aux demandes de la Marche mondiale des femmes. Elle se cache derrière une commission parlementaire qui aura lieu dans plusieurs mois alors que les femmes marchent en ce moment. C'est un refus flagrant de prendre en compte les solutions des femmes. Le gouvernement veut nous imposer son propre agenda, mais nous ne nous tairons pas !», continue madame Conradi.

«Mme St-Pierre doit s'engager. Sa remise aux calendes grecques des réponses à la Marche mondiale nous fait nous questionner sérieusement sur les actions concrètes qu'elle prétend vouloir poser en faveur du droit des femmes à l'égalité», a conclu madame Conradi.

(Source : Communiqués de la FFQ)

Haut de page


Estrie

Arrêt obligatoire pour favoriser
l'accès aux ressources et au bien commun

Dans le cadre des journées d'actions de la Marche mondiale des femmes (MMF), des féministes de partout au Québec se mobilisent et organisent des actions. En Estrie, le comité des actions régionales déploie des moyens saisissants pour faire connaître une des revendications de la MMF.

En effet, à l'occasion de cette journée orientée vers le bien commun et l'accès aux ressources, plusieurs femmes de partout en Estrie ont participé à une manifestation silencieuse. Ces femmes revendiquent la fin de la privatisation des services publics et du bien commun (santé, éducation, eau, énergie éolienne) en même temps qu'elles s'opposent à toute augmentation des tarifs de ces services. Une brève mise en scène a servi à bloquer quatre intersections routières, et ce, à différents moment de la journée : 7h45, près de l'Université de Sherbrooke et 8h00, près du Cégep de Sherbrooke, pour revendiquer le droit à l'éducation ; 12h00, rues Jacques-Cartier/King Ouest, pour revendiquer le droit à un environnement sain ; 16h45, rues Belvédère/Portland/Queen Victoria/Montréal, pour revendiquer le droit à la santé. Les manifestantes portaient sur leurs imperméables jaunes et leurs parapluies noirs des mots en lien avec la revendication du jour.

« Avec le gouvernement de Charest, nos services publics se dégradent : leur accessibilité, leur gratuité et leur qualité sont constamment menacées » déclare Viviane Doré-Nadeau, porte-parole de la MMF en Estrie. « Ce virage accéléré vers la droite a aussi pour conséquence la précarisation et la détérioration des conditions de travail, particulièrement pour les femmes » ajoute-t-elle. Mais comme l'a mentionné lundi dernier la ministre de la Condition féminine, madame Christine St-Pierre, empêcher à tout prix la privatisation dans les services publics, ne sont pas dans la « ligne de pensée » du gouvernement. Madame Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, présente à la manifestation du midi, s'insurge devant cette réponse de la ministre : « Les politiques de privatisation conduisent inévitablement à un déséquilibre dans le partage des richesses. Elles touchent durement les personnes les plus pauvres de la société. Or, les femmes sont globalement plus pauvres que les hommes parce qu'elles ont des salaires plus bas, qu'elles ont moins accès à l'emploi et à la syndicalisation et qu'elles ont moins de sources de revenus. »

« En ce 13 octobre, 2e journée de la MMF au Québec, dans plusieurs régions du Québec ont lieu différentes actions organisées par des féministes. Malgré une égalité de droit, les femmes n'ont toujours pas acquis l'égalité dans les faits. Les luttes féministes au Canada sont toujours d'actualité », ajoute Viviane Doré-Nadeau, aussi directrice de la table de concertation régionale des groupes de femmes, ConcertAction Femmes Estrie.

Haut de page


Le gouvernement bloque l'égalité,
nous bloquons la rue!

Aujourd'hui j'étais à Sherbrooke pour une action éclair au sujet de la défense des services publics, accessible et gratuits. L'action suit les marches d'hier où dans les six MRC de l'Estrie environ 1000 personnes ont pris la rue pour appuyer les revendications de la Marche, particulièrement celles touchant la lutte contre la pauvreté. C'est donc avec une gang fière et gonflée à bloc que nous avons bloqué temporairement les routes du centre-ville de Sherbrooke. Pourquoi bloquer le trafic ne serait-ce que quelques minutes ? Devant le blocage du gouvernement qui s'entête à ne pas répondre à la Marche mondiale des femmes, ni reconnaître comment la privatisation et la tarification des services publics nuit au droit des femmes à l'égalité. À trois reprises aujourd'hui, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes ont bloqué la circulation pour protester contre l'indifférence du gouvernement à nos demandes.

Partout au Québec, il y a une escalade des moyens de pression utilisés par les mouvements sociaux et le mouvement des femmes donne le ton en ce moment. Nous sommes engagées dans une véritable lutte contre des reculs. Nous voulons maintenir l'accessibilité de la santé et de l'éducation, qui est au coeur de la lutte des femmes pour l'égalité. Le gouvernement agit en hypocrite en se targuer d'être pour l'égalité alors qu'il détruit ce qui nous est le plus cher. À quand une ministre de la Condition féminine qui défend avec conviction le droit des femmes à l'égalité ? Pour le moment, on ne la trouve pas.

Pour un gouvernement si impopulaire, si associé aux scandales de corruption, il est surprenant de le voir agir avec autant d'arrogance. Pour qui se prend-t-il ? On aurait pu penser qu'un gouvernement dans une telle position soit ouvert à toutes les bonnes idées. Mais, ce serait oublier son orientation très néolibérale voire même patronale. Ce gouvernement cherche à remplacer l'État providence par Maman Providence, en bénéficiant du labeur gratuit des femmes auprès de leurs proches. Le recul alors est l'effet sur notre autonomie financière, sur notre santé et sur notre participation dans l'espace public. On dit que la MMF est trop à gauche. Je leur réponds que la droite au pouvoir a rarement aidé les femmes.

Nous n'avons pas dit notre dernier mot. Surveillez les autres actions de la Marche mondiale des femmes cette semaine.

Haut de page


À titre d'information

Les cinq principales revendications de la Marche mondiale des femmes au Québec

Les 5 principales revendications de la Marche mondiale des femmes au Québec sont :

Autonomie économique : Pour réduire les écarts entre riches et pauvres et pour instaurer une meilleure justice économique, nous défendons l'accès à un salaire minimum de 10,69 $ de l'heure, et nous revendiquons la fin des catégories à l'aide sociale qui perpétuent les préjugés à l'égard des personnes en les qualifiant de « méritantes » et de « non méritantes » et qui servent à justifier le maintien de certaines personnes dans une grande pauvreté.

Bien commun et accès aux ressources : Avec la destruction insidieuse de nos services publics, outils essentiels à l'atteinte de l'égalité, nous luttons contre la privatisation et la hausse de la tarification des services publics, notamment en santé et en éducation. Nous voulons aussi protéger l'eau et l'air de la marchandisation.

Violence envers les femmes : Devant les tentatives de la droite religieuse et politique de contrôler nos corps et de réduire notre liberté, nous revendiquons que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d'avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d'avortement gratuits offerts partout au pays.

Avec la marchandisation grandissante du corps des femmes, nous exigeons du gouvernement du Québec qu'il légifère sur les publicités sexistes et qu'il mette en place dans les écoles, des cours d'éducation à la sexualité promouvant des rapports égalitaires dans une perspective non sexiste et non hétérosexiste.

Paix et démilitarisation : Nous dénonçons la militarisation de notre société en revendiquant le retrait immédiat des troupes canadiennes en Afghanistan par le gouvernement du Canada et en appelant le gouvernement québécois à interdire le recrutement militaire dans les établissements scolaires.

Droits des femmes autochtones : Nous exigeons la signature de la Déclaration internationale sur les droits des peuples autochtones par le gouvernement du Canada. Le Canada et les États-Unis sont les deux seuls pays au monde à refuser de signer cette déclaration.

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca