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Acier
Ne laissons pas US Steel détruire
l'aciérie de Hamilton
L'histoire de Stelco depuis le début des
années 1990 jusqu'à aujourd'hui est une histoire de
descente en spirale sous le diktat de la mondialisation
néolibérale. La prise de contrôle par US Steel a
enfoncé l'aciérie profondément dans les griffes de
l'oligarchie financière internationale et a détruit tout
vestige de l'ancien Stelco en tant qu'élément
important d'une économie nationale canadienne.
Stelco a été réduite à deux
usines dans l'empire de US Steel – Hamilton Works et Lake Erie Works,
toutes deux en Ontario. Pendant la majeure partie de son histoire
centenaire, Stelco a été une entreprise
sidérurgique intégrée de propriété
canadienne avec des usines dans tout le pays qui fabriquaient une
grande variété d'aciers. Pas une seule
fois, même pendant les pires années de la crise
économique des années 30, les propriétaires du
capital ont-ils fermé Stelco.
La fraude de la faillite de Stelco, de
2004 à 2006, a été un désastre de
grande envergure qui a vu Stelco se faire dépouiller de ses
actifs au point d'en être réduit à deux
usines ; aucun investissement d'importance n'a été
fait pendant des années. Sous la protection de la Loi sur
les arrangements avec les créanciers des
compagnies (LACC), une clique de propriétaires du capital
financier s'est emparée de Stelco en écartant les
actionnaires. La clique qui a usurpé le contrôle sous la LACC
a comploté avec les gouvernements pour qu'ils versent 150
millions $ en deniers publics dans le fonds de pension ; elle
a utilisé les tribunaux du
commerce pour détruire les vieilles actions, s'est émise
à elle-même de nouvelles actions en sortant de la
procédure de faillite et a remis l'entreprise en moins d'un an
à US Steel, empochant chemin faisant près d'un milliard
de dollars.
Tous les travailleurs doivent garder bien gravé
dans la mémoire que rien de bon n'est sorti pour Stelco ou les
Canadiens de cette affaire sordide qui a culminé avec la vente
de l'aciérie à US Steel et un coup de fortune monstre
pour une poignée de filous. L'argent qui a changé de
mains a tout bonnement disparu. Aucun investissement n'a
été
fait dans les usines, les problèmes dans les fonds de pension
qui ont été causés par la fraude du
« trop gros pour tomber » n'ont jamais
été résolus et la petite bande de
privilégiés qui a fait une fortune avec la fraude n'a
jamais eu à répondre de quoi que ce soit.
La situation à Stelco est le miroir de la
destruction qui est à l'oeuvre partout au Canada,
particulièrement dans le secteur manufacturier, et de la
transformation du pays en protectorat annexé aux monopoles
internationaux les plus puissants. Les propriétaires du capital,
leur appareil de direction et leur État, que ce soit à
Hamilton Works,
Siemens, National Steel Car, ArcelorMittal, Essar, Vale, Xstrata,
AbitibiBowater, CN, Postes Canada ou chez tous les monopoles du
pétrole et du gaz naturel et dans chaque endroit de travail et
même dans le secteur public, agissent en toute impunité et
sans aucun respect pour les droits des travailleurs et la
souveraineté du Canada.
Il n'est même pas question pour US Steel
d'obéir aux
lois du travail fédérales et provinciales qui depuis la
Deuxième Guerre mondiale ont établi un équilibre
basé sur la négociation de bonne foi. Sans la
négociation de bonne foi et avec un sens d'impunité
totale de US Steel, grâce à son énorme pouvoir dans
le monde, il ne reste plus rien de cet
équilibre. Quelle force sociale sera capable de rétablir
un équilibre qui peut défendre les droits des
travailleurs et la souveraineté du pays contre le droit de
monopole ?
La politique reflète l'économie
Un pays ne peut être souverain politiquement sans
une économie souveraine. La nécessité de
construire l'Opposition ouvrière pour stopper la descente en
spirale est illustrée de façon très claire par le
fait qu'on donne le champ libre aux monopoles internationaux pour
s'emparer des industries de base
du pays, un phénomène de plus en plus fréquent, et
par les courbettes d'impuissance des gouvernements qui refusent de
prendre leurs responsabilités et de défendre les
travailleurs, les communautés et les ressources. Seule la classe
qui a le plus à y perdre, la classe ouvrière, peut briser
et renverser cette tendance destructrice.
Les travailleurs sont aux lignes de front pour ce qui
est de défendre la base économique et la
souveraineté du pays contre les monopoles internationaux. Ils
combattent de leur mieux pour se défendre et défendre les
droits de tous, dans les différentes régions et à
l'échelle du Canada. Cette lutte défensive sur le front
économique doit se refléter
sur le front politique dans la défense de la souveraineté
et de l'intégrité politiques du pays et des droits du
peuple contre la politique de destruction nationale du gouvernement
Harper.
La politique est l'expression concentrée de
l'économie. La classe ouvrière canadienne et ses
alliés sont aux premières lignes de la lutte pour
défendre leurs droits et sauver l'économie en
unité avec les autres secteurs et à travers toute
l'économie. Cette lutte sur le front économique s'exprime
de façon concentrée dans la lutte de la classe
ouvrière
et de ses alliés pour s'organiser politiquement en une
Opposition ouvrière pour défaire le gouvernement Harper.
L'aciérie de Hamilton Works doit
continuer de produire !
Il ne faut pas permettre à US Steel de détruire Hamilton
Works !
Annexion, Non ! Souveraineté, Oui !
Unissons-nous pour organiser une Opposition ouvrière pour
défaire le gouvernement Harper !

Énergie
«Nos ressources restent ici !»,
disent les travailleurs de raffinerie
- Jean-Claude Rocheleau, président
de la section 121 du SCEP représentant les travailleurs de la
raffinerie Shell à Montréal -
Dans l'optique de Shell, la fermeture de la raffinerie
est une affaire classée. En ce qui nous concerne, nous demandons
toujours l'intervention de la ministre des Ressources naturelles
Nathalie Normandeau pour qu'elle utilise la prérogative que lui
donne l'article 15 de la Loi sur les produits
pétroliers d'empêcher Shell de
démanteler la raffinerie. Nous l'avons rencontrée il y a
trois semaines et nous lui avons dit qu'il y a encore des acheteurs qui
sont intéressés à garder la raffinerie ouverte.
Pour cela il est essentiel que les équipements soient maintenus
en bon état. Nous avions obtenu une injonction temporaire il y a
quelques mois pour empêcher Shell de démanteler
les installations. À la mi-septembre le juge a rejeté
notre requête à l'effet de rendre cette injonction
permanente. Shell n'a jamais été intéressée
à vendre la raffinerie et ses représentants sautaient de
joie comme des petits enfants qui viennent de recevoir un cadeau quand
le juge a rejeté notre requête. Le
« cadeau », c'est l'élimination de
milliers d'emplois directs et indirects à cause de la fermeture.
Nous avons également demandé à la
ministre de créer une Commission parlementaire pour qu'on puisse
tenir une discussion publique sur la sécurité
énergétique du Québec, laquelle est menacée
selon nous par la fermeture de la raffinerie. Nous voulons
élargir le débat partout au Québec et au Canada
sur la sécurité et la souveraineté
énergétique.
Il y a en ce moment plus de 30 demandes de permis de
construction de pipelines qui ont été faites à
l'Office national de l'énergie. C'est fou furieux parce que le
but de ces pipelines c'est d'envoyer encore plus de nos ressources aux
Américains. N'oublions pas non plus qu'en vertu de la clause de
proportionnalité de l'ALENA, une fois que
nous envoyons un pourcentage donné de notre pétrole aux
États-Unis, nous ne pouvons plus réduire ce pourcentage.
La fermeture de la raffinerie Shell fait partie de tout ce processus.
De plus en plus le Canada va se contenter d'envoyer le brut aux
États-Unis et dans d'autres pays et d'importer des produits
finis au Canada. Nos emplois s'enfuient
par les pipelines et nous devenons de plus en plus dépendants
des autres pays pour nos besoins énergétiques.
Nous envoyons nos ressources ailleurs et nous n'en
retirons rien. Si nous les raffinons ici, au moins nous en retirons des
redevances que nous pourrions investir dans la santé ou
l'éducation. L'exportation de pétrole brut n'apporte
aucune redevance.
L'Office national de l'énergie et les tribunaux
canadiens ont complètement échoué dans leur
tâche de réglementer l'industrie pétrolière.
Nous sommes en train de perdre toute possibilité de
contrôler notre industrie pour qu'elle serve les travailleurs,
les communautés et le pays.

Service postal
Il faut stopper le démantèlement de
Postes Canada !
Les travailleurs des postes de Colombie-Britannique font
circuler une pétition et mènent une campagne
d'information contre le plan de Postes Canada de réduire les
services dans les régions rurales de diverses façons. La
pétition vise à faire cesser la réorganisation qui
éliminerait le tri du courrier sur l'Île de Vancouver.
Plutôt que de maintenir
le tri du courrier dans les dépôts de Postes Canada
situés dans diverses communautés de l'Île de
Vancouver et notamment à Victoria, Postes Canada veut envoyer
tout le courrier par camion d'abord à Victoria, qui est à
l'extrémité sud de l'île, puis par traversier vers
Vancouver où il sera trié par des machines, puis de
retour à Victoria et de là
retourné par camion dans les communautés. Cela va
réduire le service et éliminer des emplois et les
garanties de livraison à temps dont jouissent
présentement les communautés et avoir un impact
négatif sur l'environnement.
Voici des extraits d'une entrevue avec Nancy Dodsworth,
présidente de la section locale 718 du STTP qui
représente les travailleurs des postes de la vallée de
Comox, qui comprend aussi les îles de Denman et de Hornby.
Entrevue
-
Nancy Dodsworth, présidente de la section locale 718 du
STTP
qui dessert la vallée de Comox et les îles de Denman et de
Hornby -
LML : Quelles
sont les principales préoccupations des travailleurs des postes
dans une région rurale comme la vôtre ?
Nancy Dodsworth : Les factrices et facteurs
ruraux et suburbains (FFRS) n'ont pas les mêmes échelles
de salaires que les travailleurs urbains. Une grande
préoccupation pour nous c'est que la majorité de ces
travailleurs sont des femmes. Je travaille à Courtenay et sur
les 11 routes rurales où deux seulement sont desservies
par des hommes. Il y a donc une grande inégalité entre
les échelles salariales des femmes et celles des hommes. Le
syndicat travaille à faire reconnaître pleinement les FFRS
et à les élever au niveau des travailleurs des
opérations urbaines. Les régions rurales font
également face à des pressions qui mènent à
des réductions de services. Nous avions
par exemple un bureau à Royston qui a été
fermé avec d'autres petits bureaux lorsque Postes Canada a
demandé qu'ils acquièrent à leurs frais du nouvel
équipement ce qu'ils n'avaient pas les moyens de faire ;
les clients, ayant maintenant perdu leurs services locaux, doivent
maintenant se rendre à Cumberland ou
à Courtenay.
LML : Quel est le contenu
de la pétition que vous avez amenée au Conseil du
travail ?
ND : Elle s'oppose à l'envoi du
courrier hors de la communauté pour être trié.
Auparavant, le courrier destiné à la communauté
était trié à Courtenay et livré le jour
suivant dans la grande majorité des cas. Maintenant, ce courrier
est mis dans des sacs et envoyé à Victoria (un trajet de
3 heures et demie par la route), puis
de là vers Vancouver par traversier ( un trajet de 4 heures
minimum) pour y être trié, puis il revient à
Victoria et de là dans les communautés. Selon le
Protocole du service postal canadien, le courrier à
l'intérieur d'une ville est censé être livré
en deux jours ouvrables et selon moi ce n'est pas ce qui se produit
dans environ 80 % des
cas.
Postes Canada affirme que ce changement permettra de
sauver de l'argent mais je ne suis pas d'accord. Je pense que le
coût n'est pas plus élevé si le tri est fait ici et
on doit prendre en compte l'impact sur l'environnement du va-et-vient
du courrier dans le Détroit de Géorgie. Cela sans parler
des délais dans les voyages par traversier. Les gens
ne savent peut-être pas que le gouvernement ne considère
plus la livraison du courrier comme un service essentiel. Si le camion
postal n'arrive pas à temps au traversier, il doit attendre le
suivant. Il n'a plus la priorité sur les autres
véhicules, à la différence des voitures de la
police et des ambulances.
LML : Que demandez-vous
aux autres travailleurs et à la communauté de faire ?
ND : Nous voulons que les gens sachent ce
qui se passe, par exemple au sujet des différences de conditions
de travail entre les travailleurs ruraux et urbains. Et comme la
majorité des travailleurs ruraux sont des femmes, ce sont elles
qui en majorité se retrouvent avec des salaires
inférieurs. Nous voulons que Postes Canada
uniformise les salaires. Nous voulons aussi que tous sachent que leur
courrier est maintenant trié ailleurs et que leur service public
s'effrite et se dégrade et que les gens protestent et
disent : « Nous ne sommes pas d'accord. Maintenez le
tri du courrier dans les communautés. » Nous voulons
que chacun sache que le courrier n'est
pas livré à chaque jour bien que la population y ait
droit en vertu du Protocole du service postal canadien.
Nous demandons aux gens de signer la pétition qui
demande au gouvernement fédéral de maintenir le tri du
courrier à la station de tri de Victoria et dans les bureaux de
poste de l'Île de Vancouver, que la population soit pleinement
consultée avant que de tels changements ne soient introduits et
que
Postes Canada dise au parlement et au peuple
canadiens quels sont ses plans opérationnels à long terme.

Cuba
Le 6 octobre décrété jour des
victimes du terrorisme d'État
Le 6 octobre, le
Conseil d'État de la République de Cuba a adopté
le décret no. 279 déclarant officiellement le
6 octobre « Jour des victimes du terrorisme
d'État ».
La politique de terrorisme d'État
perpétrée contre Cuba à travers des actions qui,
dans la plupart des cas, ont été organisées et
approuvées par les autorités étasuniennes, est
responsable de la douleur et la souffrance de nombreuses familles
cubaines ainsi que de la destruction et la dévastation des
biens, ressources et installations appartenant au
peuple cubain. La culpabilité des États-Unis est
démontrée par le fait que bon nombre des auteurs de ces
attaques sont en liberté dans ce pays.
La raison du choix du 6 octobre pour cette
commémoration est qu'en cette date en 1976, un crime
abominable a été commis, à savoir l'attentat
terroriste qui a causé l'explosion en plein vol d'un avion de
passagers de Cubana de Aviación, dont les 73 passagers
innocents ont perdu la vie, la majorité d'entre eux étant
des jeunes.
Il
s'est avéré que les auteurs de cet attentat avaient des
liens avec la CIA et bénéficient encore de
l'impunité et de la protection en sol étasunien.
Ayant été des victimes directes de cette
politique criminelle, le gouvernement et le peuple cubains ont
réaffirmé leur résolution à condamner et
à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et
manifestations, en particulier le terrorisme d'État, où
qu'il soit commis et quelles que soient les raisons invoquées
par les auteurs.
Le décret du Conseil d'État stipule
qu'à tous les 6 octobre, un drapeau solitaire sera mis en
berne selon un horaire établi au sein des institutions civiles
et militaires et parmi les ambassades et consulats cubains à
l'étranger.
Le 15 octobre 1976, Fidel Castro déclarait
sur la Place de la Révolution, lors du service funèbre
pour les victimes de l'explosion de l'avion de ligne cubaine :
« Nous ne pouvons pas dire que la douleur est
partagée. La douleur est multipliée. Des millions de
Cubains pleurent aujourd'hui avec les proches des victimes de ce
crime abominable. Lorsqu'un peuple fort et énergique pleure,
l'injustice tremble. »
Le 6 octobre dernier, dans un discours en l'honneur
des victimes du terrorisme d'État, le président Raul
Castro a invité le président Obama « à
respecter son engagement à lutter contre le terrorisme et
à agir avec détermination et sans deux poids deux mesures
contre ceux qui, à partir du territoire des États-Unis,
ont perpétré et
continuent de perpétrer des actes terroristes contre
Cuba. »

45e anniversaire de la Loi d'ajustement
cubain
L'Assemblée générale de l'ONU
votera sur la Résolution contre le blocus des États-Unis
Le 26 octobre,
l'Assemblée générale de l'ONU votera de nouveau
sur une résolution appelant les États-Unis à lever
leur blocus de Cuba. L'an dernier, 187 pays ont voté pour
la levée du blocus. Seuls les États-Unis, Israël et
le Palau ont voté pour maintenir le blocus. C'était la
18e fois consécutive qu'une telle résolution était
adoptée par l'Assemblée générale.
Le 29 septembre, la mission permanente de Cuba
auprès des Nations unies a rappelé que le gouvernement
des États-Unis n'a donné aucun signe de vouloir changer
sa politique du blocus économique contre la nation
caribéenne.
Dans un communiqué de presse intitulé
« Le gouvernement du président Obama : la
poursuite de la politique du blocus contre Cuba », la
mission diplomatique cubaine note que la Maison blanche refuse de
respecter les résolutions adoptées par l'Assemblée
générale des Nations unies demandant la fin du
siège économique
génocidaire .
« Depuis près de 50 ans, le blocus
financier, commercial et économique de Washington contre Cuba
viole les normes élémentaires du droit international et
le principe de l'égalité souveraine des
États », peut-on lire dans la note.

« Non à la guerre, au blocus et au terrorisme »
|
« Obama n'est pas à la hauteur des
attentes qu'il a créées avec son discours en
réponse à la demande de la communauté
internationale et de secteurs de la société
étasunienne de mettre un terme à cette politique injuste
et arbitraire », poursuit le texte, ajoutant qu'en tant que
président des États-Unis, Obama a des prérogatives
qui lui
permettent de modifier des aspects importants de la politique
étasunienne envers Cuba sans la participation du Congrès.
Le document souligne que les lois extraterritoriales
Helms-Burton et Torricelli, qui font partie du blocus contre Cuba, sont
toujours en vigueur. À cet égard, la note insiste sur le
fait qu'il continue d'y avoir de la persécution et des sanctions
contre des sociétés étrangères
ayant des transactions financières avec Cuba.

« 45 minutes du blocus équivaut à la
quantité de matériaux
nécessaires pour construire une école
spécialisée »
|
Il énumère également quelques-unes
des mesures qu'Obama pourrait prendre, telles que l'approbation de
permis pour autoriser de nombreuses opérations et la
possibilité d'éliminer l'interdiction qui empêche
Cuba d'utiliser des dollars américains dans ses transactions
internationales.
Il peut également autoriser l'importation de
médicaments et autres produits médicaux d'origine
cubaine, supprimer l'interdiction sur le déplacement des
personnes entre les deux pays, facilitant ainsi considérablement
le voyage de citoyens américains et des résidents
étrangers aux États-Unis à Cuba.
Selon des nouvelles, le ministre cubain des Affaires
étrangères, Bruno Rodriguez, a déclaré le
15 septembre qu'il tient le président Barack Obama
responsable du maintien du blocus étasunien contre Cuba. Il a
souligné qu'il est erroné de dire que Obama a les mains
liées puisqu'il a le pouvoir exécutif de modifier la
politique criminelle du
blocus qui a causé à Cuba plus de 700 milliards $ de
dommages et intérêts durant le dernier demi-siècle.
M. Rodriguez a déclaré :
« Obama pourrait encourager un débat au
Congrès des États-Unis sur ce thème, et je suis
sûr que s'il le faisait, il recevrait le soutien de la
majorité des citoyens des États-Unis, des Cubains vivant
aux États-Unis et même de la majorité des deux
chambres du Congrès. »
Il a réitéré que le blocus est une
violation systématique des droits humains de tous les Cubains et
a demandé le soutien de la communauté internationale pour
un résultat positif lors du vote du 26 octobre.
Par ailleurs, comme exemple des dommages incessants
causés par le blocus, le US Office of Foreign Assets Control
(OFAC) a imposé cette année une amende de 2,20
millions $ à une filiale suédoise de l'entreprise
chimique Innospec Inc. pour la vente à Cuba d'un additif
à l'essence. L'OFAC, une branche du département
américain du
Trésor, prétend que ses actions contre les
sociétés faisant du commerce avec Cuba et d'autres pays
sont conformes aux mesures coercitives unilatérales
adoptées par les gouvernements étasuniens successifs.

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