Le Marxiste-Léniniste

Numéro 160 - 13 octobre 2010

Acier

Ne laissons pas US Steel détruire
l'aciérie de Hamilton

Acier
Ne laissons pas US Steel détruire l'aciérie de Hamilton

Énergie
«Nos ressources restent ici!», disent les travailleurs de raffinerie - Jean-Claude Rocheleau, président de la section 121 du SCEP représentant les travailleurs de la raffinerie Shell à Montréal

Service postal
Il faut stopper le démantèlement de Postes Canada!

Cuba
Le 6 octobre décrété jour des victimes du terrorisme d'État
45e anniversaire de la Loi d'ajustement cubain: L'Assemblée générale de l'ONU votera sur la Résolution contre le blocus des États-Unis

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Acier

Ne laissons pas US Steel détruire
l'aciérie de Hamilton

L'histoire de Stelco depuis le début des années 1990 jusqu'à aujourd'hui est une histoire de descente en spirale sous le diktat de la mondialisation néolibérale. La prise de contrôle par US Steel a enfoncé l'aciérie profondément dans les griffes de l'oligarchie financière internationale et a détruit tout vestige de l'ancien Stelco en tant qu'élément important d'une économie nationale canadienne.

Stelco a été réduite à deux usines dans l'empire de US Steel – Hamilton Works et Lake Erie Works, toutes deux en Ontario. Pendant la majeure partie de son histoire centenaire, Stelco a été une entreprise sidérurgique intégrée de propriété canadienne avec des usines dans tout le pays qui fabriquaient une grande variété d'aciers. Pas une seule fois, même pendant les pires années de la crise économique des années 30, les propriétaires du capital ont-ils fermé Stelco.

La fraude de la faillite de Stelco, de 2004 à 2006, a été un désastre de grande envergure qui a vu Stelco se faire dépouiller de ses actifs au point d'en être réduit à deux usines ; aucun investissement d'importance n'a été fait pendant des années. Sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), une clique de propriétaires du capital financier s'est emparée de Stelco en écartant les actionnaires. La clique qui a usurpé le contrôle sous la LACC a comploté avec les gouvernements pour qu'ils versent 150 millions $ en deniers publics dans le fonds de pension ; elle a utilisé les tribunaux du commerce pour détruire les vieilles actions, s'est émise à elle-même de nouvelles actions en sortant de la procédure de faillite et a remis l'entreprise en moins d'un an à US Steel, empochant chemin faisant près d'un milliard de dollars.

Tous les travailleurs doivent garder bien gravé dans la mémoire que rien de bon n'est sorti pour Stelco ou les Canadiens de cette affaire sordide qui a culminé avec la vente de l'aciérie à US Steel et un coup de fortune monstre pour une poignée de filous. L'argent qui a changé de mains a tout bonnement disparu. Aucun investissement n'a été fait dans les usines, les problèmes dans les fonds de pension qui ont été causés par la fraude du « trop gros pour tomber » n'ont jamais été résolus et la petite bande de privilégiés qui a fait une fortune avec la fraude n'a jamais eu à répondre de quoi que ce soit.

La situation à Stelco est le miroir de la destruction qui est à l'oeuvre partout au Canada, particulièrement dans le secteur manufacturier, et de la transformation du pays en protectorat annexé aux monopoles internationaux les plus puissants. Les propriétaires du capital, leur appareil de direction et leur État, que ce soit à Hamilton Works, Siemens, National Steel Car, ArcelorMittal, Essar, Vale, Xstrata, AbitibiBowater, CN, Postes Canada ou chez tous les monopoles du pétrole et du gaz naturel et dans chaque endroit de travail et même dans le secteur public, agissent en toute impunité et sans aucun respect pour les droits des travailleurs et la souveraineté du Canada.

Il n'est même pas question pour US Steel d'obéir aux lois du travail fédérales et provinciales qui depuis la Deuxième Guerre mondiale ont établi un équilibre basé sur la négociation de bonne foi. Sans la négociation de bonne foi et avec un sens d'impunité totale de US Steel, grâce à son énorme pouvoir dans le monde, il ne reste plus rien de cet équilibre. Quelle force sociale sera capable de rétablir un équilibre qui peut défendre les droits des travailleurs et la souveraineté du pays contre le droit de monopole ?

La politique reflète l'économie

Un pays ne peut être souverain politiquement sans une économie souveraine. La nécessité de construire l'Opposition ouvrière pour stopper la descente en spirale est illustrée de façon très claire par le fait qu'on donne le champ libre aux monopoles internationaux pour s'emparer des industries de base du pays, un phénomène de plus en plus fréquent, et par les courbettes d'impuissance des gouvernements qui refusent de prendre leurs responsabilités et de défendre les travailleurs, les communautés et les ressources. Seule la classe qui a le plus à y perdre, la classe ouvrière, peut briser et renverser cette tendance destructrice.

Les travailleurs sont aux lignes de front pour ce qui est de défendre la base économique et la souveraineté du pays contre les monopoles internationaux. Ils combattent de leur mieux pour se défendre et défendre les droits de tous, dans les différentes régions et à l'échelle du Canada. Cette lutte défensive sur le front économique doit se refléter sur le front politique dans la défense de la souveraineté et de l'intégrité politiques du pays et des droits du peuple contre la politique de destruction nationale du gouvernement Harper.

La politique est l'expression concentrée de l'économie. La classe ouvrière canadienne et ses alliés sont aux premières lignes de la lutte pour défendre leurs droits et sauver l'économie en unité avec les autres secteurs et à travers toute l'économie. Cette lutte sur le front économique s'exprime de façon concentrée dans la lutte de la classe ouvrière et de ses alliés pour s'organiser politiquement en une Opposition ouvrière pour défaire le gouvernement Harper.

L'aciérie de Hamilton Works doit continuer de produire !
Il ne faut pas permettre à US Steel de détruire Hamilton Works !
Annexion, Non ! Souveraineté, Oui !
Unissons-nous pour organiser une Opposition ouvrière pour défaire le gouvernement Harper !

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Énergie

«Nos ressources restent ici !»,
disent les travailleurs de raffinerie

Dans l'optique de Shell, la fermeture de la raffinerie est une affaire classée. En ce qui nous concerne, nous demandons toujours l'intervention de la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau pour qu'elle utilise la prérogative que lui donne l'article 15 de la Loi sur les produits pétroliers d'empêcher Shell de démanteler la raffinerie. Nous l'avons rencontrée il y a trois semaines et nous lui avons dit qu'il y a encore des acheteurs qui sont intéressés à garder la raffinerie ouverte. Pour cela il est essentiel que les équipements soient maintenus en bon état. Nous avions obtenu une injonction temporaire il y a quelques mois pour empêcher Shell de démanteler les installations. À la mi-septembre le juge a rejeté notre requête à l'effet de rendre cette injonction permanente. Shell n'a jamais été intéressée à vendre la raffinerie et ses représentants sautaient de joie comme des petits enfants qui viennent de recevoir un cadeau quand le juge a rejeté notre requête. Le « cadeau », c'est l'élimination de milliers d'emplois directs et indirects à cause de la fermeture.

Nous avons également demandé à la ministre de créer une Commission parlementaire pour qu'on puisse tenir une discussion publique sur la sécurité énergétique du Québec, laquelle est menacée selon nous par la fermeture de la raffinerie. Nous voulons élargir le débat partout au Québec et au Canada sur la sécurité et la souveraineté énergétique.

Il y a en ce moment plus de 30 demandes de permis de construction de pipelines qui ont été faites à l'Office national de l'énergie. C'est fou furieux parce que le but de ces pipelines c'est d'envoyer encore plus de nos ressources aux Américains. N'oublions pas non plus qu'en vertu de la clause de proportionnalité de l'ALENA, une fois que nous envoyons un pourcentage donné de notre pétrole aux États-Unis, nous ne pouvons plus réduire ce pourcentage. La fermeture de la raffinerie Shell fait partie de tout ce processus. De plus en plus le Canada va se contenter d'envoyer le brut aux États-Unis et dans d'autres pays et d'importer des produits finis au Canada. Nos emplois s'enfuient par les pipelines et nous devenons de plus en plus dépendants des autres pays pour nos besoins énergétiques.

Nous envoyons nos ressources ailleurs et nous n'en retirons rien. Si nous les raffinons ici, au moins nous en retirons des redevances que nous pourrions investir dans la santé ou l'éducation. L'exportation de pétrole brut n'apporte aucune redevance.

L'Office national de l'énergie et les tribunaux canadiens ont complètement échoué dans leur tâche de réglementer l'industrie pétrolière. Nous sommes en train de perdre toute possibilité de contrôler notre industrie pour qu'elle serve les travailleurs, les communautés et le pays.

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Service postal

Il faut stopper le démantèlement de Postes Canada !

Les travailleurs des postes de Colombie-Britannique font circuler une pétition et mènent une campagne d'information contre le plan de Postes Canada de réduire les services dans les régions rurales de diverses façons. La pétition vise à faire cesser la réorganisation qui éliminerait le tri du courrier sur l'Île de Vancouver. Plutôt que de maintenir le tri du courrier dans les dépôts de Postes Canada situés dans diverses communautés de l'Île de Vancouver et notamment à Victoria, Postes Canada veut envoyer tout le courrier par camion d'abord à Victoria, qui est à l'extrémité sud de l'île, puis par traversier vers Vancouver où il sera trié par des machines, puis de retour à Victoria et de là retourné par camion dans les communautés. Cela va réduire le service et éliminer des emplois et les garanties de livraison à temps dont jouissent présentement les communautés et avoir un impact négatif sur l'environnement.

Voici des extraits d'une entrevue avec Nancy Dodsworth, présidente de la section locale 718 du STTP qui représente les travailleurs des postes de la vallée de Comox, qui comprend aussi les îles de Denman et de Hornby.

Entrevue
- Nancy Dodsworth, présidente de la section locale 718 du STTP
qui dessert la vallée de Comox et les îles de Denman et de Hornby -

LML : Quelles sont les principales préoccupations des travailleurs des postes dans une région rurale comme la vôtre ?

Nancy Dodsworth : Les factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS) n'ont pas les mêmes échelles de salaires que les travailleurs urbains. Une grande préoccupation pour nous c'est que la majorité de ces travailleurs sont des femmes. Je travaille à Courtenay et sur les 11 routes rurales où deux seulement sont desservies par des hommes. Il y a donc une grande inégalité entre les échelles salariales des femmes et celles des hommes. Le syndicat travaille à faire reconnaître pleinement les FFRS et à les élever au niveau des travailleurs des opérations urbaines. Les régions rurales font également face à des pressions qui mènent à des réductions de services. Nous avions par exemple un bureau à Royston qui a été fermé avec d'autres petits bureaux lorsque Postes Canada a demandé qu'ils acquièrent à leurs frais du nouvel équipement ce qu'ils n'avaient pas les moyens de faire ; les clients, ayant maintenant perdu leurs services locaux, doivent maintenant se rendre à Cumberland ou à Courtenay.

LML : Quel est le contenu de la pétition que vous avez amenée au Conseil du travail ?

ND : Elle s'oppose à l'envoi du courrier hors de la communauté pour être trié. Auparavant, le courrier destiné à la communauté était trié à Courtenay et livré le jour suivant dans la grande majorité des cas. Maintenant, ce courrier est mis dans des sacs et envoyé à Victoria (un trajet de 3 heures et demie par la route), puis de là vers Vancouver par traversier ( un trajet de 4 heures minimum) pour y être trié, puis il revient à Victoria et de là dans les communautés. Selon le Protocole du service postal canadien, le courrier à l'intérieur d'une ville est censé être livré en deux jours ouvrables et selon moi ce n'est pas ce qui se produit dans environ 80 % des cas.

Postes Canada affirme que ce changement permettra de sauver de l'argent mais je ne suis pas d'accord. Je pense que le coût n'est pas plus élevé si le tri est fait ici et on doit prendre en compte l'impact sur l'environnement du va-et-vient du courrier dans le Détroit de Géorgie. Cela sans parler des délais dans les voyages par traversier. Les gens ne savent peut-être pas que le gouvernement ne considère plus la livraison du courrier comme un service essentiel. Si le camion postal n'arrive pas à temps au traversier, il doit attendre le suivant. Il n'a plus la priorité sur les autres véhicules, à la différence des voitures de la police et des ambulances.

LML : Que demandez-vous aux autres travailleurs et à la communauté de faire ?

ND : Nous voulons que les gens sachent ce qui se passe, par exemple au sujet des différences de conditions de travail entre les travailleurs ruraux et urbains. Et comme la majorité des travailleurs ruraux sont des femmes, ce sont elles qui en majorité se retrouvent avec des salaires inférieurs. Nous voulons que Postes Canada uniformise les salaires. Nous voulons aussi que tous sachent que leur courrier est maintenant trié ailleurs et que leur service public s'effrite et se dégrade et que les gens protestent et disent : « Nous ne sommes pas d'accord. Maintenez le tri du courrier dans les communautés. » Nous voulons que chacun sache que le courrier n'est pas livré à chaque jour bien que la population y ait droit en vertu du Protocole du service postal canadien.

Nous demandons aux gens de signer la pétition qui demande au gouvernement fédéral de maintenir le tri du courrier à la station de tri de Victoria et dans les bureaux de poste de l'Île de Vancouver, que la population soit pleinement consultée avant que de tels changements ne soient introduits et que Postes Canada dise au parlement et au peuple canadiens quels sont ses plans opérationnels à long terme.

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Cuba

Le 6 octobre décrété jour des
victimes du terrorisme d'État

Le 6 octobre, le Conseil d'État de la République de Cuba a adopté le décret no. 279 déclarant officiellement le 6 octobre « Jour des victimes du terrorisme d'État ».

La politique de terrorisme d'État perpétrée contre Cuba à travers des actions qui, dans la plupart des cas, ont été organisées et approuvées par les autorités étasuniennes, est responsable de la douleur et la souffrance de nombreuses familles cubaines ainsi que de la destruction et la dévastation des biens, ressources et installations appartenant au peuple cubain. La culpabilité des États-Unis est démontrée par le fait que bon nombre des auteurs de ces attaques sont en liberté dans ce pays.

La raison du choix du 6 octobre pour cette commémoration est qu'en cette date en 1976, un crime abominable a été commis, à savoir l'attentat terroriste qui a causé l'explosion en plein vol d'un avion de passagers de Cubana de Aviación, dont les 73 passagers innocents ont perdu la vie, la majorité d'entre eux étant des jeunes. Il s'est avéré que les auteurs de cet attentat avaient des liens avec la CIA et bénéficient encore de l'impunité et de la protection en sol étasunien.

Ayant été des victimes directes de cette politique criminelle, le gouvernement et le peuple cubains ont réaffirmé leur résolution à condamner et à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, en particulier le terrorisme d'État, où qu'il soit commis et quelles que soient les raisons invoquées par les auteurs.

Le décret du Conseil d'État stipule qu'à tous les 6 octobre, un drapeau solitaire sera mis en berne selon un horaire établi au sein des institutions civiles et militaires et parmi les ambassades et consulats cubains à l'étranger.

Le 15 octobre 1976, Fidel Castro déclarait sur la Place de la Révolution, lors du service funèbre pour les victimes de l'explosion de l'avion de ligne cubaine : « Nous ne pouvons pas dire que la douleur est partagée. La douleur est multipliée. Des millions de Cubains pleurent aujourd'hui avec les proches des victimes de ce crime abominable. Lorsqu'un peuple fort et énergique pleure, l'injustice tremble. »

Le 6 octobre dernier, dans un discours en l'honneur des victimes du terrorisme d'État, le président Raul Castro a invité le président Obama « à respecter son engagement à lutter contre le terrorisme et à agir avec détermination et sans deux poids deux mesures contre ceux qui, à partir du territoire des États-Unis, ont perpétré et continuent de perpétrer des actes terroristes contre Cuba. »

(Granma international, CubaDebate)

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45e anniversaire de la Loi d'ajustement cubain

L'Assemblée générale de l'ONU votera sur la Résolution contre le blocus des États-Unis

Le 26 octobre, l'Assemblée générale de l'ONU votera de nouveau sur une résolution appelant les États-Unis à lever leur blocus de Cuba. L'an dernier, 187 pays ont voté pour la levée du blocus. Seuls les États-Unis, Israël et le Palau ont voté pour maintenir le blocus. C'était la 18e fois consécutive qu'une telle résolution était adoptée par l'Assemblée générale.

Le 29 septembre, la mission permanente de Cuba auprès des Nations unies a rappelé que le gouvernement des États-Unis n'a donné aucun signe de vouloir changer sa politique du blocus économique contre la nation caribéenne.

Dans un communiqué de presse intitulé « Le gouvernement du président Obama : la poursuite de la politique du blocus contre Cuba », la mission diplomatique cubaine note que la Maison blanche refuse de respecter les résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies demandant la fin du siège économique génocidaire .

« Depuis près de 50 ans, le blocus financier, commercial et économique de Washington contre Cuba viole les normes élémentaires du droit international et le principe de l'égalité souveraine des États », peut-on lire dans la note.


« Non à la guerre, au blocus et au terrorisme »

« Obama n'est pas à la hauteur des attentes qu'il a créées avec son discours en réponse à la demande de la communauté internationale et de secteurs de la société étasunienne de mettre un terme à cette politique injuste et arbitraire », poursuit le texte, ajoutant qu'en tant que président des États-Unis, Obama a des prérogatives qui lui permettent de modifier des aspects importants de la politique étasunienne envers Cuba sans la participation du Congrès.

Le document souligne que les lois extraterritoriales Helms-Burton et Torricelli, qui font partie du blocus contre Cuba, sont toujours en vigueur. À cet égard, la note insiste sur le fait qu'il continue d'y avoir de la persécution et des sanctions contre des sociétés étrangères ayant des transactions financières avec Cuba.


« 45 minutes du blocus équivaut à la quantité de matériaux
nécessaires pour construire une école spécialisée »

Il énumère également quelques-unes des mesures qu'Obama pourrait prendre, telles que l'approbation de permis pour autoriser de nombreuses opérations et la possibilité d'éliminer l'interdiction qui empêche Cuba d'utiliser des dollars américains dans ses transactions internationales.

Il peut également autoriser l'importation de médicaments et autres produits médicaux d'origine cubaine, supprimer l'interdiction sur le déplacement des personnes entre les deux pays, facilitant ainsi considérablement le voyage de citoyens américains et des résidents étrangers aux États-Unis à Cuba.

Selon des nouvelles, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a déclaré le 15 septembre qu'il tient le président Barack Obama responsable du maintien du blocus étasunien contre Cuba. Il a souligné qu'il est erroné de dire que Obama a les mains liées puisqu'il a le pouvoir exécutif de modifier la politique criminelle du blocus qui a causé à Cuba plus de 700 milliards $ de dommages et intérêts durant le dernier demi-siècle.

M. Rodriguez a déclaré : « Obama pourrait encourager un débat au Congrès des États-Unis sur ce thème, et je suis sûr que s'il le faisait, il recevrait le soutien de la majorité des citoyens des États-Unis, des Cubains vivant aux États-Unis et même de la majorité des deux chambres du Congrès. »

Il a réitéré que le blocus est une violation systématique des droits humains de tous les Cubains et a demandé le soutien de la communauté internationale pour un résultat positif lors du vote du 26 octobre.

Par ailleurs, comme exemple des dommages incessants causés par le blocus, le US Office of Foreign Assets Control (OFAC) a imposé cette année une amende de 2,20 millions $ à une filiale suédoise de l'entreprise chimique Innospec Inc. pour la vente à Cuba d'un additif à l'essence. L'OFAC, une branche du département américain du Trésor, prétend que ses actions contre les sociétés faisant du commerce avec Cuba et d'autres pays sont conformes aux mesures coercitives unilatérales adoptées par les gouvernements étasuniens successifs.

(Radio Havane Cuba, MINREX, Prensa Latina)

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