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Le gouvernement prête 1 milliard
$ au monopole minier Vale Accueil | Archives | English
Le gouvernement prête 1 milliard $ au monopole minier Vale Non aux politiques antisociales et antinationales
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Non à
l’exploration et à l’exploitation gazière et
pétrolière aux Iles-de-la-Madeleine !Cap-aux-Meules Samedi le 9 octobre à 13 h Dans le stationnement de la Mairie Québec Samedi le 9 octobre à 13 h Depuis les Plaines d'Abraham (intersection Grande-Allée et Wolfe Montcalm) jusqu'à l'Assemblée nationale |
Suite aux trois séances
d'« information » sur les gaz de schiste qui ont
fait ressortir la colère de la population, le mouvement contre
le pillage des ressources naturelles continue de s'affirmer. Le
2 octobre, des citoyens d'une dizaine de municipalités se
sont réunis à Mont-Saint-Hilaire, en
Montérégie,
pour discuter de l'exploitation des gaz de schiste. Ils ont
réclamé à leur tour un moratoire sur l'exploration
de ces gaz. Comme l'a souligné une des organisatrices, comment
est-ce possible que les municipalités de par la loi soient
impuissantes devant ces monopoles qui pillent nos ressources
naturelles ?
La Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui s'est réunie samedi demande quant à elle qu'on mette fin aux activités d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste tant que l'industrie ne sera pas mieux encadrée.
La FQM réclame également un prolongement et un élargissement du mandat confié au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui a commencé ses audiences sur les gaz de schiste. Le BAPE manque de légitimité avec son mandat actuel, surtout que les promoteurs des projets d'exploration ne sont pas tenus de soumettre des études d'impacts.
Le
lendemain
à
Montréal,
plus d'une centaine de personnes,
principalement des Madelinots dont certains ont fait le voyage
jusqu'à Montréal, ont tenu un vigoureux rassemblement
samedi après-midi devant le siège social de Gastem qui
rêve d'exploiter les gaz de schiste dans la vallée du
Saint-Laurent.
Depuis que tout cela est venu à l'oreille des résidents des Iles-de-la-Madeleine, ils ont participé à nombreuses actions et réunions et cela culminera avec la tenue en fin décembre d'un forum interprovincial aux Iles-de-la-Madeleine, ralliant les populations riveraines du Golfe, soit cinq provinces.
La manifestation du 3 octobre ne laissait planer aucun doute sur leur détermination. Les slogans et interventions (on a invité tous les participants à prendre la parole) étaient marqués par cet humour propre aux Madelinots. Ainsi, sur une pancarte sur laquelle il y avait une photo de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, et de Jean Charest, on pouvait lire : « Le grand vizir qui voulait être calife à la place du calife. » Une autre pancarte montrait André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Jean-Yves Lavoie, président de Juneau et Raymond Savoie, président de Gastem, et on avait écrit : « La clique qui veut notre bien mais qui va pas l'awère. » Sur une autre pancarte on lisait : « Germain Chevarie, le député des Iles, refuse de se prononcer sur le moratoire. Il est le député des libéraux et de Gastem, pas des Madelinots. »
Avec les tambours, les sifflets et les instruments de musique, les Madelinots ont repris la tradition du tintamarre acadien. « Pour les Acadiens, c'est une tradition : tous les 5 août, au frolic, ont fait le tintamarre pour faire du bruit, pour montrer qu'on est en vie. On est venu leur montrer (à Gastem) qu'on existait aussi à Montréal », a expliqué un manifestant.
Puis un des organisateurs de la manifestation, Donald Leblanc, a pris la parole : « Sans rien enlever aux dangers que représente l'exploitation des gaz de schiste, disons à Saint-Jean-sur-le-Richelieu, si par malheur, il arrivait un accident là-bas, lors d'un forage, il serait possible de s'approvisionner en eau un peu plus loin. Mais aux Iles, on va aller chercher l'eau où ? »
Une résidente de Havre-Aubert a dit qu'elle avait appris à la radio que le gouvernement du Québec avait vendu le sous-sol des Iles à Raymond Savoie de Gastem pour la somme de 10 cent l'hectare, soit 1 700 $. « Si j'avais su, je l'aurais acheté tout de suite pour le bien commun de tous. » « Le pouvoir est à nous, a-t-elle ajoutée, il faut qu'on le prenne dans nos mains. »
Un autre a dit : « Nous les Madelinots, nous sommes très accueillants et chaleureux, mais sachez que les pilleurs de ressources naturelles ne sont pas les bienvenus. » Sous les applaudissements de la foule il a dit : « Le golfe du Saint-Laurent appartient à ses habitants, y compris les Premières Nations, qui l'ont développé au fil des siècles. »
Un autre a dit : « Comment est-ce possible que ce soit une industrie cupide avec la bénédiction du gouvernement qui décident qui est au pouvoir ? » Il a poursuivi en disant : « Ils ont les lois et les grands médias de leur côté, mais nous avons la force du nombre et la justesse de notre cause avec nous. »
Un manifestant choqué par la remarque de la ministre Normandeau qui a dit : « Je ne perdrai pas mon temps avec les Greenpeace de ce monde » a répliqué : « Les Caillé, les Savoie et les Normandeau de ce monde, on va les mettre à leur place. »
Le dernier intervenant a dit : « Les citoyens ont pris en main la défense du bien commun car ce gouvernement ne le fait pas. »
On a invité les manifestants à être vigilants. D'autres manifestations sont prévues pour samedi le 9 octobre à Québec et à Cap-aux-Meules.
Le logement est un droit !
À l'occasion de la Journée mondiale de l'habitat le 4 octobre, des actions se sont tenues partout à travers le monde pour réclamer le plein exercice du droit au logement. La lutte inlassable des activistes qui bénéficie de l'appui de la population a mis à l'ordre du jour le plein exercice du droit au logement qui exige des mesures concrètes comme l'instauration du contrôle des loyers, la protection du parc de logements locatifs en empêchant la transformation de logements en condos, l'amélioration du programme d'allocation-logement, la modification du code du bâtiment pour que les normes d'insonorisation soient plus élevées, ce qui rendrait la présence d'enfants dans les logements moins « problématique », l'inclusion d'une reconnaissance du droit au logement dans les chartes québécoise et canadienne.
Au Québec, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a organisé en matinée un rassemblement bruyant devant l'hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe où se tenaient les Rendez-vous de l'habitation.
« Pour garantir le droit fondamental au logement, le gouvernement a l'obligation de protéger les locataires contre les hausses abusives de loyers », a déclaré France Emond, porte-parole du RCLALQ. Le RCLALQ a profité de l'occasion pour rappeler au ministre Lessard, ministre responsable de l'habitation, que le loyer est la dépense principale d'un ménage locataire. Les loyers ont augmenté de 145 $ entre 2000 et 2009, une hausse de 29 %. Le nombre de locataires qui déboursent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger se chiffrait à 448 840 selon les dernières données de Statistiques Canada.
Pour permettre aux locataires d'exercer leur droit, le RCLALQ réclame un registre des baux. Une pétition de plus de 12 000 signataires a été déposée en juin dernier à l'Assemblée nationale pour revendiquer un tel registre. Près de 300 organisations communautaires ont demandé au gouvernement d'instaurer ce registre. Enfin, 31 députéEs au Québec ont appuyé la revendication du RCLALQ. Notons également qu'Amir Kadhir, chef de Québec solidaire, Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, appuient avec d'autres députéEs du Bloc québécois cette demande.
« Du point de vue technologique, ce serait facile à instaurer, ça ne coûterait pas très cher et les locataires disposeraient d'un outil pour faire respecter leur droit », a affirmé madame Emond. En cette journée mondiale de l'habitat, les locataires attendent un engagement clair du gouvernement : un registre des baux pour faire respecter le Code civil ! Tel est le message que les locataires sont venus porter à monsieur Lessard.
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a profité quant à lui de cette journée pour procéder au lancement à Québec du document Femmes, logement et pauvreté : Sortir du privé, un enjeu de société. Le document fait suite à une vaste tournée d'ateliers tenue à l'hiver 2010, dans les villes de Québec dont les quartiers Sainte-Foy, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Sauveur, réunissant des femmes locataires de divers horizons.
Selon le FRAPRU, les femmes sont doublement touchées par les conséquences de la pénurie de logements locatifs qui affecte la ville de Québec depuis près d'une décennie.
Organisatrice au FRAPRU, Véronique Laflamme explique : « Plus pauvres pour se payer des logements rarissimes, les femmes sont plus nombreuses à consacrer une part exorbitante de leur revenu au logement. C'est le cas de quatre ménages locataires féminins sur dix. Il faut savoir que le revenu médian des femmes locataires à Québec est de 26 524 $ contre 34 019 $ pour les hommes locataires. De plus, les femmes sont plus nombreuses à être locataires. »
La rareté des logements dans la région est par ailleurs propice à la discrimination dont sont notamment victimes les mères de famille, les personnes immigrantes et les personnes à l'aide sociale. À Québec, comme dans toutes les autres villes, des mères de familles affirment vivre une discrimination reliée à la présence d'enfants. Cette donnée difficilement quantifiable inquiète le FRAPRU. La pénurie a aussi des effets particulièrement dramatiques pour les femmes victimes de violence conjugale. Certaines se maintiennent dans des situations de violence faute de pouvoir en sortir. Des femmes hébergées dans des maisons d'hébergement ne peuvent en sortir parce qu'elles ne trouvent pas un logement convenable à un prix qu'elles puissent payer. De plus en plus de femmes vivent l'itinérance.
« Notre constat est que le marché privé ne permet pas de répondre aux besoins et qu'on ne peut compter sur lui pour faire respecter un droit que toute la société s'en engagée à respecter », conclut Véronique Laflamme. Pour répondre aux besoins les plus urgents, le FRAPRU revendique 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans. Il estime toutefois que, pour lutter efficacement contre la pauvreté, le gouvernement doit aussi assurer à toutes un revenu décent, ce qui implique l'augmentation de l'aide sociale en mettant fin aux catégories entre aptes et inaptes, de même que l'accroissement du salaire minimum. La Marche mondiale des femmes de 2010 a d'ailleurs identifié ces deux revendications comme des mesures urgentes.
(Communiqués du RCLALQ et du FRAPRU)
Le FRAPRU bloque l'entrée de la
compagnie Lockheed Martin
à Montréal et l'Agence du revenu du Canada à
Québec


Une centaine de membres du FRAPRU ont bloqué durant plus d'une heure ce matin l'entrée de l'usine de Lockheed Martin, à Montréal, à l'aide de tentes rouges évoquant l'urgence des problèmes de logement et d'itinérance. Le FRAPRU veut protester contre la décision du gouvernement conservateur d'acheter à la compagnie américaine 65 avions chasseurs F-35 au coût de 9 milliards $ auxquels pourraient s'ajouter jusqu'à 7 milliards $ pour l'entretien des appareils. Le FRAPRU est outré qu'une telle décision ait été prise, sans appel d'offres de surcroît, au moment où Ottawa se prépare à réduire ses investissements en logement social.
À Québec, une soixantaine de membres et de sympatisant-es du FRAPRU ont bloqué durant une quarantaine de minutes l'entrée des bureaux du Centre fiscal de l'Agence de revenu du Canada à Québec pour exiger que le gouvernement fédéral abolisse ou réduise les exemptions fiscales qui ne profitent qu'aux contribuables à haut revenu et aux grandes compagnies, au lieu de couper dans ses investissements en logement social, comme il s'apprête à le faire. À Saguenay, 25 militant-es de Loge m'en'traide, un groupe membre du FRAPRU, ont manifesté devant le bureau de comté du ministre conservateur, Jean-Pierre Blackburn.
Le gouvernement Harper a en effet déjà annoncé son intention de cesser, dès le 31 mars 2011, les mesures de relance économique en place depuis deux ans, ce qui signifie notamment la fin des investissements spéciaux de 250 millions $ par année dans la construction de logements sociaux. Pour un, le Québec ne recevra plus que le tiers des sommes qu'Ottawa lui accorde présentement pour le développement de logements dans le cadre du programme AccèsLogis. Pour les trois prochaines années, la contribution fédérale à ce programme sera ainsi réduite à 29 millions $.
Alors qu'il évoque la lutte au déficit pour réduire sa contribution au logement social, le gouvernement Harper se permet de consacrer jusqu'à 16 milliards $ à des avions de combat. Ça représente une moyenne de 246 millions $ par appareil. Avec le coût d'un seul F-35, on pourrait subventionner plus de 3 500 logements sociaux dans le cadre d'AccèsLogis et aider autant de mal-logés et de sans-abri à se sortir de la misère. Ça en dit long sur les priorités de ce gouvernement ! Avant même l'acquisition des F-35, le budget du ministère de la Défense atteignait 21,5 milliards $ par année.
À la lumière de ces dépenses militaires, mais aussi des 6 milliards $ de réductions additionnelles d'impôt que le gouvernement s'apprête à accorder aux entreprises, le FRAPRU estime qu'Ottawa a les moyens, non seulement de maintenir ses investissements des dernières années dans la construction de logements sociaux, mais aussi de les augmenter substantiellement pour les porter à 2 milliards $ par année. D'autres actions ont lieu à Québec et Saguenay pour dénoncer les choix du gouvernement Harper.
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