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US Steel manque à ses obligations
L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire!
Quand dira-t-on que US
Steel et le gouvernement canadien ont dépassé les bornes
dans le manquement à leurs obligations ? L'aciérie a
fermé les hauts fourneaux de Hamilton en Ontario en invoquant
« les conditions du marché ». C'est la
deuxième fois que US Steel arrête la production depuis
qu'il s'est emparé de Stelco en
2007. Il a considérablement réduit ses opérations
de Hamilton, sans compter les huit mois de fermeture complète de
l'usine du Lac Érié.
Le monopole américain prétend encore une
fois qu'il faut blâmer les « conditions du
marché » pour ce malheur qui frappe les
métallos et l'économie canadienne. Le porte-parole des
opérations canadiennes Trevor Harris donne l'explication
suivante : « Nous analysons continuellement les
conditions du marché et
l'impact qu'elles ont sur les commandes et nous avons
décidé de fermer les opérations de Hamilton pour
être au diapason avec la demande. Nous n'avons pas de date pour
la reprise des opérations. Je ne peux pas prévoir quand
les conditions du marché seront suffisamment
améliorées pour recommencer. »
US Steel dit que ce sont les « conditions du
marché », ou plus spécifiquement la faiblesse
de la demande par rapport à l'offre, qui dictent la fermeture.
Les travailleurs en ont franchement assez de se faire dire par les
chefs d'industrie et les gouvernements que les « forces du
marché » sont la cause de la crise
économique et qu'on ne peut rien faire sauf détruire une
partie des forces productives humaines et matérielles et
attendre passivement l'amélioration des « conditions
du marché ».
S'il existe un déséquilibre entre l'offre
et la demande, réglez le problème à la
source ! Si les chefs d'entreprise et les chefs politiques sont
incapables de régler ce problème du marché, il
faut les congédier ! Quand des problèmes surgissent
à l'usine, on ne permet pas aux travailleurs de trouver des
prétextes. On leur dit :
Réparez le problème ou vous êtes
congédiés ! Qu'est-ce que les
« conditions du marché » ont de si
spéciales ? C'est présenté comme une
abstraction pour donner l'impression que c'est un problème
à l'épreuve des humains. C'est une façon pour ceux
qui détiennent le pouvoir de bloquer la discussion parmi les
travailleurs.
Lorsque US Steel invoque les conditions du marché
ou un déséquilibre entre l'offre et la demande, il
décrit les symptômes, pas le problème à la
base. C'est une interprétation non scientifique et vulgaire qui
n'explique rien. La « faiblesse de la demande »
fait partie du vocabulaire du lobbying utilisé par ceux qui ont
pour rôle
d'exercer des pressions sur les gouvernements pour des programmes de
« stimulation » aux dépens des
contribuables. Ces programmes de « stimulation de la
demande » sont essentiellement des manoeuvres payer les
riches à même les fonds publics. Le plan de sauvetage de
Barack Obama pour les entreprises financières
aux États-Unis a été le plus grand programme de
versement de fonds publics aux entreprises de l'histoire humaine et
cela n'a rien réglé.
Dans ce cas-ci, US Steel dit que c'est l'offre qui est
« trop forte » par rapport à la demande,
alors il ferme l'usine. Le rapport entre l'offre et la demande n'est
pas un rapport de cause à effet, c'est tout simplement une
façon de manipuler l'opinion publique. Cette façon
superficielle de voir les choses est le signe d'un manque de
leadership dans la résolution des problèmes de
l'économie !
Une alternative pro-sociale
Le président du
syndicat des métallos à Hamilton, Rolf Gerstenberger,
avait fait une proposition pour régler le problème de
Stelco lorsque l'aciérie était sous la protection de la
loi sur les faillites. Il avait averti que ce serait un désastre
si l'usine était vendue à un monopole mondial. Sa
proposition
contient plusieurs éléments essentiels ayant à
voir avec l'établissement d'une industrie souveraine de l'acier
contenue à l'intérieur de nos frontières et
centrée sur la satisfaction de la demande canadienne de l'acier.
Il s'agissait de faire de Stelco une entreprise publique sous
contrôle canadien. Deuxièmement, il faut établir un
contrôle public du
marché du gros ou trouver le moyen de faire en sorte que tout
l'acier produit au Canada soit vendu à un prix basé sur
le coût de production canadien. L'institution publique
émettrait des permis pour toute importation de l'acier et
strictement dans les cas où il est démontré qu'il
n'est pas possible de produire suffisamment d'acier au Canada dans un
laps de temps donné. Partant de Stelco à Hamilton,
l'entreprise publique établirait une présence dans toutes
les grandes régions du pays, et produirait tous les types
d'acier. M. Gerstenberger proposait que l'Université McMaster
soit chargée d'établir un institut de recherche sur la
sidérurgie en coopération avec l'entreprise publique pour
améliorer
et développer les différentes qualités de l'acier
et les méthodes de production.
Cette proposition se voulait une contribution à
une discussion sérieuse sur une alternative à la vente de
Stelco à US Steel. L'élite dominante et les médias
ont choisi de faire le silence autour de la proposition et il est tout
à fait inexcusable qu'ils viennent maintenant dire que les
problèmes de l'ancienne Stelco ont à voir avec un aspect
aussi
banal que les « conditions du marché » et
un « déséquilibre entre l'offre et la
demande », pendant que le gouvernement se dit satisfait des
déclarations du monopole américain que la fermeture des
hauts fourneaux d'entraînera pas de mise à pied. Ce n'est
pas seulement un manque de leadership, c'est une intervention
délibérée pour bloquer la voie à ceux qui
veulent résoudre les problèmes et qui ont les yeux
tournés vers l'avenir.
Il y a des alternatives à la
désintégration nationale. Il faut en discuter et exiger
des comptes des élites privilégiées qui prennent
des décisions en fonction de leurs seuls intérêts.
L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire !
Notre économie ! Nous
décidons !
Base manufacturière oui, destruction nationale non !

Service postal
La lutte en cours à Postes Canada
- Louis Lang -
Postes Canada est en train de dépenser des
milliards de dollars pour introduire de la nouvelle technologie et
moderniser les installations. Elle a baptisé l'opération
du nom de « poste moderne ». Sous le couvert de
la « poste moderne », elle attaque les
travailleurs des postes qui produisent la valeur ajoutée
à Postes
Canada mais sont considérés par elle comme un
« coût de production ». Cette expression
sert aussi de prétexte à des attaques contre les services
que le public attend de leur service postal public. En fait, c'est la
destruction du tissu national qui se fait sous couvert de modernisation.
Il faut examiner les développements à
court et à long terme. À court terme, Postes Canada se
prépare pour une ronde de négociations avec le Syndicat
des travailleurs et des travailleuses des Postes (STTP) qui va
commencer bientôt. La société d'État est en
train en même temps de mettre en oeuvre la « poste
moderne », sa
transformation du service postal. Toutes les mesures qu'elle prend dans
les endroits de travail, tous les problèmes qu'elle cause en
éliminant des postes, en refusant de remplacer les travailleurs
qui prennent leur retraite, en faisant des compressions, tous les
changements organisationnels qu'elle effectue visent à
préparer le terrain pour les nouvelles
machines qui vont changer substantiellement les conditions de travail
des facteurs, des travailleurs internes et des chauffeurs.
Par exemple, le tri séquentiel du courrier fera
en sorte que toutes les lettres seront triées selon leur route
de livraison. Les facteurs ne feront plus le tri eux-mêmes au
début de leur quart de travail parce que les lettres arriveront
déjà triées ; ils n'auront qu'à
préparer leurs lettres de dimensions plus grandes et leurs
dépliants publicitaires et
ils se rendront immédiatement à leurs routes. En vertu du
système de mesure des itinéraires de facteur, les
travailleurs passeront une plus grande part de leur temps à
livrer le courrier. Leurs routes seront plus longues, ce qui
amènera une diminution du nombre total de routes par station et
à l'échelle du pays.
Le tri séquentiel va entraîner
l'élimination de milliers de postes de facteurs, probablement
entre 3 000 et 4 000 à l'échelle du pays. Les
facteurs passeront plus d'heures à livrer le courrier, ce qui
affectera leur santé, augmentera le nombre de blessures et
accroîtra la fatigue générale.
Postes Canada se prépare aussi à motoriser
près de 85 % des routes. Un plus grand nombre de routes
seront organisées sur la base de la livraison par
véhicule, ce qui éliminera le besoin qu'a chaque station
de facteurs à l'heure actuelle de recourir aux Courriers des
services postaux (CSP). Chaque station de facteurs se suffira à
elle-même.
Les facteurs amèneront avec eux tous leurs sacs de courrier et
leurs colis de toutes dimensions, faisant ainsi le travail qui est
présentement effectué par les CSP. Cela mènera
à l'élimination de postes. Les routes des CSP sont
constamment révisées et réorganisées,
surtout dans les grands centres, et progressivement
éliminées ou transformées en
positions à temps partiel.

Halifax le 21 novembre 2010
|
Tout ceci se fait en même temps que Postes Canada
se prépare pour les négociations où elle compte
essayer d'imposer des mesures qui vont affaiblir la convention
collective, surtout en ce qui concerne les normes du travail. Selon
Postes Canada, la convention collective actuelle est trop
compliquée et trop « restrictive » et ne
lui
permet pas d'affronter la concurrence, ce qui est absurde.
Nous ne saurons pas précisément quelles
seront les demandes de Postes Canada dans les négociations avant
le mois de novembre ou décembre 2010, mais nous savons
déjà qu'elles comprendront une réduction des
journées de maladies payées et un nouveau plan pour les
cas d'invalidité à court terme. Nous le savons parce que
Postes Canada a
déjà imposé ces choses aux cadres et à ses
employés qui sont membres de l'Alliance de la fonction publique
du Canada. Nous sommes le dernier groupe à avoir encore un
système de journées de maladies payées. Postes
Canada a déjà modifié des éléments
du système pour ces groupes et elle va essayer de nous imposer
ces changements à nous
aussi. Cela va appauvrir les travailleurs à la retraite qui vont
devoir payer des primes sur leurs avantages sociaux en matière
de santé. L'employeur va également essayer d'en finir
avec notre fonds de pension à prestations
déterminées et de le remplacer pas un fonds à
cotisations déterminées. Il l'a déjà fait
pour ceux à la société des postes qui n'ont
pas de convention collective.
En essence, c'est le même changement qui est
à l'oeuvre dans le secteur privé où on a
créé deux classes de travailleurs selon la date à
laquelle ils ont été engagés. Il y aura une date
butoir à partir de laquelle les nouveaux engagés seront
placés sur un système de pensions et d'avantages sociaux
qui sera différent de celui des travailleurs plus
âgés. Nous ne savons pas encore jusqu'à quel point
la société des postes va s'attaquer à notre fonds
de pension mais elle a déjà établi un
système de pensions à deux vitesses pour les
cadres : les cadres qui sont engagés à partir d'une
certaine date n'ont plus un fonds à prestations
déterminées mais à cotisations
déterminées. Peut-être qu'on va
essayer de nous imposer cela tout de suite ou attendre à plus
tard parce que d'autres changements seront jugés plus pressants.
L'intention est là. Ça n'existe pas uniquement dans notre
imagination parce que Postes Canada l'a déjà
imposé à d'autres groupes. À court terme,
l'approche de Postes Canada est caractérisée par ce
qu'elle appelle des
efforts pour éliminer les « coûts ».
Elle estime à environ 2 milliards $ l'investissement
nécessaire étalé sur un certain nombre
d'années pour créer la « poste
moderne ». Elle pense que le système va être en
place à la fin de 2012. Postes Canada estime qu'en
procédant à ces changements et en obtenant tout ce
qu'elle peut de la convention collective elle pourra sauver entre 200
et 300 millions $ par année en coûts et bien
sûr, selon la logique de l'entreprise, les travailleurs font
partie des coûts.
Leur plan à long terme pointe vers la
privatisation accélérée de diverses composantes du
service postal et même vers leur vente pure et simple. C'est le
rôle que joue la loi C-9 (le budget Harper) par exemple, qui
remet le courrier international entre les mains du secteur privé
et entame ainsi le Privilège exclusif de Postes Canada de
recueillir, transporter et distribuer les lettres à leurs
destinataires respectifs. Ce privilège exclusif s'applique aux
lettres dont le poids n'excède pas 500 g, postées au
Canada pour livraison au Canada ou à l'extérieur du
Canada, ou postées à l'extérieur du Canada pour
livraison au Canada.
Ce privilège a maintenant été
entamé. L'autre composante qui est de plus en plus
privatisée est celle des services de détail fournis par
les bureaux de postes qui sont de plus en plus remplacés par des
franchises accordées à Shoppers Drug Mart ou à
Jean Coutu et à d'autres entreprises. Ces franchises sont
accordées de façon à encercler nos
bureaux de poste. Postes Canada les ouvre afin de diminuer les
activités de nos bureaux de poste, puis elle dit que ces bureaux
sont devenus inutiles et doivent être fermés. Postes
Canada s'attaque à ses propres bureaux de poste en
réduisant leurs heures d'affaires et conséquemment leur
personnel, ce qui réduit les services au public et les revenus
et
tout cela sert de prétexte pour les fermer. Voilà un
autre volet de la privatisation. Nous venons de perdre un de ces
bureaux à Ottawa.
Postes Canada augmente constamment ses prix. Elle a
besoin d'une approbation ministérielle pour augmenter le prix du
courrier de première classe mais pas pour celui des boîtes
postales, des colis ou des services de livraison express. Les prix des
colis viennent d'augmenter. Cela devient plus dispendieux d'envoyer du
courrier par Postes
Canada que par Purolator, par exemple. Postes Canada essaie de confier
ce genre de travail de plus en plus à Purolator qui lui
appartient mais fonctionne comme une entreprise privée et
séparée. Le prix de la location d'une boîte postale
à Postes Canada a presque doublé ces deux
dernières années ce qui décourage les gens d'en
louer.
L'ex-PDG de Postes Canada Michael Warren a
récemment écrit une lettre au Toronto Star dans
laquelle
il
propose l'abolition de service universel – le mandat de
Postes Canada de fournir les services de courrier à des taux
uniformes dans toutes les régions du pays. Il dit que Postes
Canada devrait être forcé d'affronter librement la
concurrence ce qui revient à tout laisser aller. Cela veut dire
que des entreprises privées devraient pouvoir acheter des
composantes du service postal morceau par morceau. Les entreprises sont
très intéressées par exemple par la livraison des
colis parce que c'est très lucratif pour elles et elles vont
laisser Postes Canada se débrouiller avec les
services qui ne leur rapportent.
C'est important de comprendre que ce qui va demeurer
dans les mains de Postes Canada ne pourra pas être maintenu.
Tôt ou tard, la société des postes ne sera plus en
mesure de remplir son obligation de service universel, un service qui
coûte le même prix aux utilisateurs partout au Canada.
Postes Canada est à même de remplir ce mandat
uniquement parce que c'est elle qui fournit les services les plus
profitables.
À l'heure actuelle, la seule chose qui fait la
différence entre la perte du service postal tout entier et le
maintien d'un service postal public est la lutte des travailleurs pour
défendre leurs droits. Cette lutte est cruciale pour le maintien
d'un système qui continue à fournir un service postal
public. Nous ne pouvons pas accepter la logique selon
laquelle Postes Canada doit réduire les « coûts
de main-d'oeuvre » et éliminer les avantages sociaux
si elle veut être concurrentielle. C'est un prétexte qui
est avancé pour attaquer les salaires et les conditions de
travail des travailleurs des postes dont la force de travail est la
source de tous les profits à Postes Canada. L'appauvrissement
des travailleurs pour enrichir les entreprises ne fera rien pour donner
au public des services postaux adéquats ; il aura l'effet
contraire et finira par détruire le service postal public.
On comprend donc la grande importance des prochaines
négociations. Chaque revendication que nous présenterons
et chaque bataille que nous menons pour bloquer même
partiellement les efforts de privatisation de Postes Canada contribuent
à maintenir un service postal public. Cette lutte est
éminemment politique et menée essentiellement
contre le Conseil des ministres, contre le gouvernement Harper. Le
service des postes est un problème national : tous les
Canadiens ont quelque chose en jeu dans les négociations qui
vont s'amorcer.
Nous devons intensifier la lutte pour nos droits dans
les endroits de travail afin que les travailleurs aient des avantages
sociaux et des conditions de travail appropriés et la
sécurité d'emploi. Avec tous ses règlements,
Postes Canada traite ses employés comme des travailleurs
temporaires ; elle les déplace constamment d'une section
à
l'autre de sorte qu'ils ne savent pas d'une journée à
l'autre où ils vont travailler. C'est en train de devenir la
norme et la façon pour Postes Canada de compenser pour les
postes qu'elle a éliminés. Cela veut dire par exemple que
des postes de jour sont éliminés ou transformés en
postes de soir et de nuit.

Les descentes du FBI
L'hystérie anti-musulmane et
la demande d'être un «Américain loyal»
- Voice of Revolution*, 1er octobre 2010
-
Les récentes descentes de police au Minnesota et
à Chicago par les Forces conjointes anti-terroristes, y compris
le FBI, l'hystérie anti-musulmane incitée par le
gouvernement, les rafles et la terreur imposées aux
communautés d'immigrants - font toutes partie de la campagne de
guerre des impérialistes et de leurs efforts pour imposer au
pays
des mesures fascistes. On veut imposer la soumission partout au pays,
avec une main-d'oeuvre docile et divisée, et un mouvement
muselé et pacifié. L'impunité du gouvernement
à commettre des crimes - qu'elle soit dirigée contre les
musulmans ou les immigrants et les autres travailleurs, ou contre les
organisateurs opposés à la guerre et à la
défense des droits - prend de plus en plus la forme d'une
tentative ouverte de paralyser la résistance et de forcer le
peuple à se soumettre.

Chicago (gauche) et
Milwaukee, le 27 septembre 2010 (FightBack)
À cela s'ajoute la notion que le problème
que nous rencontrons est « l'extrémisme »
et ceux qui sont « illégaux », que ce soit
les militants musulmans « illégaux », les
immigrants ou les activistes pour les droits.
« L'extrémisme » peut être de la
variété du pasteur de la Floride ou il peut être
l'activiste qui soutient la résistance palestinienne, mais dans
les deux cas, « l'extrémisme » est le
problème alors que le gouvernement, et l'adhésion aux
valeurs « américaines » qu'il
représente, est la solution.
Par exemple, lors d'un discours en mai dernier devant
les diplômés de West Point, Obama a dit :
« Être un Américain n'est pas une question de
lien de sang ou de naissance. C'est une question de foi. C'est une
question de fidélité à des valeurs communes que
nous chérissons. » Faisant allusion au pasteur de la
Floride il a dit
que ce que le pasteur propose « est totalement contraire
à nos valeurs en tant qu'Américains ... Le coup
d'éclat qu'il parle de mettre à exécution pourrait
gravement compromettre la vie de nos jeunes hommes et femmes en
uniforme qui sont en Irak et en Afghanistan. » Dans la
même veine que les déclarations d'Obama, le porte-parole
du Département d'État, PJ Crowley, a
déclaré : « Nous aimerions voir plus
d'Américains se lever et dire que cela est incompatible avec nos
valeurs américaines, en fait, ces actions sont en soi non
américaines. »
Le 11 septembre, Obama a invoqué le serment
d'allégeance : « En tant qu'Américains,
nous allons maintenir en vie les vertus et les valeurs qui font ce que
nous sommes et ce que nous devons toujours être ... Aujourd'hui
et durant les jours à venir, nous choisissons de rester
fidèles à ce que nous représentons de mieux - une
seule nation indivisible, sous Dieu, avec la liberté et la
justice pour tous. »
Est-ce un hasard si les récents raids par les
commandos « anti-terroristes » se
déroulent à un moment où il y a une telle
importance à répéter que tous les
Américains doivent prêter le serment d'allégeance
aux valeurs de l'impérialisme, dont les guerres d'agression, les
génocides, le racisme et l'exploitation ? Le système
actuel, qui ne peut résoudre aucun problème et qui a
imposé plus de
guerres, de pauvreté et destruction de l'environnement, est
« ce que nous sommes et ce que nous devons toujours
être » ? ! Il ne faut pas oublier que le
serment d'allégeance a été institué durant
la Guerre froide et il devenu la loi pendant la période du
maccarthysme et des serments de loyauté.
San Francisco le 28
septembre 2010 (Indymedia)
Cette notion de « non
américain » est en partie un effort pour
créer la peur au sein des mouvements populaires et à
nouveau tenter de justifier pour attaquer les communistes et tous ceux
qui défendent les droits. C'est une demande de loyauté
à l'impérialisme et au président en tant que son
représentant. Pour les Américains, ce
concept de « non américain » (unamerican)
est
rapidement
associé au maccarthysme et à l'offensive
contre le communisme et contre quiconque le gouvernement dit être
associé au communisme.
Aujourd'hui, le « terrorisme » est
assimilé au communisme et les deux doivent être
considérés comme des ennemis. Ces raids récents
font partie de l'effort pour donner de la légitimité
à cette affirmation. Les communistes sont parmi les personnes
visées, soi-disant pour « complot » pour
apporter « un soutien
matériel à des terroristes ». Les mandat
utilisés ciblent également ce qu'ils appellent
« le recrutement, l'endoctrinement et la facilitation
d'autres personnes » à se joindre, « le
matériel se rapportant à l'identité et
l'emplacement des recruteurs, des facilitateurs et des
recrues », ainsi que les revenus qui leur sont
associés. Ce qui est ciblé, ce sont l'organisation et la
mise sur pied d'une organisation, et en particulier l'organisation
d'une alternative à l'impérialisme.
Les descentes de police et la lutte contre ce qui est
« non américain » sont aussi un moyen de
mettre sur la défensive ceux qui luttent. Ce sont les militants
qui sont appelés à dire qu'ils n'ont rien fait de mal,
dans un contexte où c'est le gouvernement qui commet des
méfaits - non seulement contre ces organisateurs mais contre les
peuples de Palestine, de la Colombie, de l'Afghanistan et de l'Irak et
bien d'autres. Ces descentes sont un effort pour museler et isoler en
particulier les communistes, tout en ciblant le mouvement anti-guerre,
y compris les efforts pour soutenir la résistance à
l'étranger.
En tant que communistes confrontés à des
attaques, notre silence est impossible. Nous sommes fièrement
à l'avant-garde du mouvement anti-guerre, du mouvement des
droits des immigrés et de toutes les luttes des peuples pour
leurs droits. Nous organisons ouvertement et sans crainte, tout en
agissant pour défendre les nôtres et toutes les forces
combattantes. L'organisation contre l'impérialisme
américain et tous ses crimes est notre principale contribution
à la lutte des peuples du monde. Le fait d'affirmer le droit
à la dissidence, le droit de résister et de soutenir la
résistance dans le monde entier est une contribution au
progrès que nous faisons avec tous ceux qui se tiennent à
la défense
des droits.
Ce sont les impérialistes américains les
criminels. Ce sont eux qui sont terrifiés par la
réalité qu'il y a une humanité qui se
soulèvent contre l'impérialisme et la guerre.
L'alternative est d'investir le peuple du pouvoir et nous, communistes,
resterons à l'avant-garde de ce combat pour une nouvelle
société qui garantit les droits de tous.

Non à l'impunité gouvernementale!
Non aux attaques contre les activistes!
Résister est un droit!
- Déclaration de l'Organisation
marxiste-léniniste
des États-Unis, 27 septembre 2010 -
L'équipe anti-terroriste conjointe du Minnesota
et de Chicago a effectué des raids le 24 septembre aux
logis d'activistes et saisi, conformément aux instructions du
mandat de perquisition, « des documents, dossiers, livres,
photographies, vidéos, souvenirs, reliques de guerre, carnets de
notes et d'adresses, ainsi que des journaux
intimes et autres journaux, des cartes géographiques et d'autres
preuves notamment sous forme électronique », ce qui
veut dire ordinateurs, téléphones cellulaires, courriels
et fichiers Internet, etc. On a aussi confisqué des passeports
bien qu'aucune des personnes visées n'ait été
arrêtée ou accusée de quoi que ce soit.
Une douzaine d'agents armés ont fait irruption,
l'arme au poing, dans les logements de gens en Illinois et au Minnesota
et d'autres activistes ont aussi été la cible de raids au
Michigan et en Caroline du Nord. Cette force anti-terroriste comprend,
en plus du FBI, la police militaire, locale et de l'État, ainsi
que d'autres agences de police fédérales
comme Douanes et immigration (ICE), le Bureau des alcools, tabacs,
armes à feu et explosifs (ATF) et l'Agence antidrogue
américaine (DEA).
Les organisateurs visés ont également
reçu avis à comparaître en octobre devant des
jurés qui enquêtent supposément sur les
« terroristes » et les « complots
visant à fournir du matériel en appui au
terrorisme ». Le refus de témoigner, qui serait tout
a fait justifié, pourrait mener à l'emprisonnement.
L'Organisation marxiste-léniniste des
États-Unis dénonce ces raids et demande que le
gouvernement cesse toutes ses attaques contre les activistes et les
organisateurs. Nous saluons les activistes pour leur refus de se
laisser intimider et nous nous joignons à tous ceux qui
s'opposent à ces attaques. Nullement intimidés, nous
disons : Toujours du côté de la
résistance,
au pays et à l'étranger !
Les victimes des raids sont connues pour leur
travail à la défense des droits, pour leur opposition aux
guerres d'agression des États-Unis et leur appui à la
lutte des peuples de Palestine et de Colombie pour leurs droits
nationaux et sociaux. L'attaque visait directement les efforts pour
bâtir des liens avec les Palestiniens et les Colombiens
qui luttent pour leurs droits. Des correspondances ont
été saisies. Les descentes ont eu lieu en plein milieu
d'une campagne de financement et d'aide humanitaire pour les habitants
de Gaza. Parmi les activistes visés il y en a plusieurs
organisateurs des manifestations à la Convention nationale du
Parti républicain à Saint-Paul en 2008 et des
personnes qui organisent pour la défense du Groupe des Huit. Le
procès du Groupe des Huit, les huit activistes
arrêtés lors de la convention de 2008, accusés de
« terrorisme », commence le 25 octobre. Ces
descentes s'inscrivent donc dans la campagne qui se mène dans
les villes jumelles (Saint-Paul et Minnesota), pour faire
passer pour dangereux ceux qui s'opposent aux activités du
gouvernement américain pour essayer de paralyser l'opposition
aux arrestations et à la violence policière.
C'est une atteinte au droit de dissidence et au droit de
résister. Les descentes et les arrestations visent
spécifiquement le mouvement contre la guerre et le mouvement de
solidarité avec les peuples, notamment en Palestine, en Colombie
et au Liban, et avec Cuba, le Venezuela et la Corée.
De plus, l'administration Obama cherche à rendre
normal et acceptable que les agences ciblent ceux que le gouvernement
désigne comme « terroristes » ou comme
« des groupes qui apportent ou tentent d'apporter de l'aide
à des organisations terroristes », pour citer les
mandats, et de les épier, de les harceler, des jeter
en prison et même de leur enlever la vie. Le tout sur parole du
président.
Les accusations de « terrorisme »
d'aujourd'hui sont les accusations de
« communisme » d'hier et d'aujourd'hui. Comme le
disait récemment l'ancien premier ministre britannique Tony
Blair, le « fondamentalisme islamique » et
l'« extrémisme » s'apparentent au
« communisme
révolutionnaire » et le gouvernement doit prendre
« les moyens nécessaires » pour les
combattre. Les descentes et grands jurys d'aujourd'hui sont la chasse
aux sorcières de l'époque McCarthy. Elles visent les
communistes, les organisateurs du mouvement contre la guerre, les
défenseurs des droits et tous ceux qui affirment le
droit de résister et de s'organiser pour apporter des
changements qui profitent au peuple. Les accusations de
« terrorisme » qui « s'apparentent au
communisme révolutionnaire » sont des moyens de
protéger l'État à tout prix et de justifier ses
crimes, tout en bloquant la voie à ceux qui cherchent une
alternative à la
démocratie de style américaine.
Nous sommes fermement du côté de tous ceux
qui affirment leur droit de résister et qui font avancer la
cause des droits, au pays et à l'étranger. Nous sommes
convaincus que la lutte pour investir le peuple du pouvoir de
décider est la clé à la solution des
problèmes de notre époque. Nous rejetons les efforts pour
bloquer l'émergence d'une
alternative où c'est le peuple qui décide et qui gouverne.

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