Le Marxiste-Léniniste

Numéro 154 - 5 octobre 2010

US Steel manque à ses obligations

L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire!

US Steel manque à ses obligations
L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire!

Service postal
La lutte en cours à Postes Canada - Louis Lang

Les descentes du FBI
L'hystérie anti-musulmane et la demande d'être un «Américain loyal» - Voice of Revolution
Non à l'impunité gouvernementale! Non aux attaques contre les activistes! Résister est un droit! - Déclaration de l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis

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US Steel manque à ses obligations

L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire!

Quand dira-t-on que US Steel et le gouvernement canadien ont dépassé les bornes dans le manquement à leurs obligations ? L'aciérie a fermé les hauts fourneaux de Hamilton en Ontario en invoquant « les conditions du marché ». C'est la deuxième fois que US Steel arrête la production depuis qu'il s'est emparé de Stelco en 2007. Il a considérablement réduit ses opérations de Hamilton, sans compter les huit mois de fermeture complète de l'usine du Lac Érié.

Le monopole américain prétend encore une fois qu'il faut blâmer les « conditions du marché » pour ce malheur qui frappe les métallos et l'économie canadienne. Le porte-parole des opérations canadiennes Trevor Harris donne l'explication suivante : « Nous analysons continuellement les conditions du marché et l'impact qu'elles ont sur les commandes et nous avons décidé de fermer les opérations de Hamilton pour être au diapason avec la demande. Nous n'avons pas de date pour la reprise des opérations. Je ne peux pas prévoir quand les conditions du marché seront suffisamment améliorées pour recommencer. »

US Steel dit que ce sont les « conditions du marché », ou plus spécifiquement la faiblesse de la demande par rapport à l'offre, qui dictent la fermeture. Les travailleurs en ont franchement assez de se faire dire par les chefs d'industrie et les gouvernements que les « forces du marché » sont la cause de la crise économique et qu'on ne peut rien faire sauf détruire une partie des forces productives humaines et matérielles et attendre passivement l'amélioration des « conditions du marché ».

S'il existe un déséquilibre entre l'offre et la demande, réglez le problème à la source ! Si les chefs d'entreprise et les chefs politiques sont incapables de régler ce problème du marché, il faut les congédier ! Quand des problèmes surgissent à l'usine, on ne permet pas aux travailleurs de trouver des prétextes. On leur dit : Réparez le problème ou vous êtes congédiés ! Qu'est-ce que les « conditions du marché » ont de si spéciales ? C'est présenté comme une abstraction pour donner l'impression que c'est un problème à l'épreuve des humains. C'est une façon pour ceux qui détiennent le pouvoir de bloquer la discussion parmi les travailleurs.

Lorsque US Steel invoque les conditions du marché ou un déséquilibre entre l'offre et la demande, il décrit les symptômes, pas le problème à la base. C'est une interprétation non scientifique et vulgaire qui n'explique rien. La « faiblesse de la demande » fait partie du vocabulaire du lobbying utilisé par ceux qui ont pour rôle d'exercer des pressions sur les gouvernements pour des programmes de « stimulation » aux dépens des contribuables. Ces programmes de « stimulation de la demande » sont essentiellement des manoeuvres payer les riches à même les fonds publics. Le plan de sauvetage de Barack Obama pour les entreprises financières aux États-Unis a été le plus grand programme de versement de fonds publics aux entreprises de l'histoire humaine et cela n'a rien réglé.

Dans ce cas-ci, US Steel dit que c'est l'offre qui est « trop forte » par rapport à la demande, alors il ferme l'usine. Le rapport entre l'offre et la demande n'est pas un rapport de cause à effet, c'est tout simplement une façon de manipuler l'opinion publique. Cette façon superficielle de voir les choses est le signe d'un manque de leadership dans la résolution des problèmes de l'économie !

Une alternative pro-sociale

Le président du syndicat des métallos à Hamilton, Rolf Gerstenberger, avait fait une proposition pour régler le problème de Stelco lorsque l'aciérie était sous la protection de la loi sur les faillites. Il avait averti que ce serait un désastre si l'usine était vendue à un monopole mondial. Sa proposition contient plusieurs éléments essentiels ayant à voir avec l'établissement d'une industrie souveraine de l'acier contenue à l'intérieur de nos frontières et centrée sur la satisfaction de la demande canadienne de l'acier. Il s'agissait de faire de Stelco une entreprise publique sous contrôle canadien. Deuxièmement, il faut établir un contrôle public du marché du gros ou trouver le moyen de faire en sorte que tout l'acier produit au Canada soit vendu à un prix basé sur le coût de production canadien. L'institution publique émettrait des permis pour toute importation de l'acier et strictement dans les cas où il est démontré qu'il n'est pas possible de produire suffisamment d'acier au Canada dans un laps de temps donné. Partant de Stelco à Hamilton, l'entreprise publique établirait une présence dans toutes les grandes régions du pays, et produirait tous les types d'acier. M. Gerstenberger proposait que l'Université McMaster soit chargée d'établir un institut de recherche sur la sidérurgie en coopération avec l'entreprise publique pour améliorer et développer les différentes qualités de l'acier et les méthodes de production.

Cette proposition se voulait une contribution à une discussion sérieuse sur une alternative à la vente de Stelco à US Steel. L'élite dominante et les médias ont choisi de faire le silence autour de la proposition et il est tout à fait inexcusable qu'ils viennent maintenant dire que les problèmes de l'ancienne Stelco ont à voir avec un aspect aussi banal que les « conditions du marché » et un « déséquilibre entre l'offre et la demande », pendant que le gouvernement se dit satisfait des déclarations du monopole américain que la fermeture des hauts fourneaux d'entraînera pas de mise à pied. Ce n'est pas seulement un manque de leadership, c'est une intervention délibérée pour bloquer la voie à ceux qui veulent résoudre les problèmes et qui ont les yeux tournés vers l'avenir.

Il y a des alternatives à la désintégration nationale. Il faut en discuter et exiger des comptes des élites privilégiées qui prennent des décisions en fonction de leurs seuls intérêts. L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire !

Notre économie ! Nous décidons !
Base manufacturière oui, destruction nationale non !

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Service postal

La lutte en cours à Postes Canada

Postes Canada est en train de dépenser des milliards de dollars pour introduire de la nouvelle technologie et moderniser les installations. Elle a baptisé l'opération du nom de « poste moderne ». Sous le couvert de la « poste moderne », elle attaque les travailleurs des postes qui produisent la valeur ajoutée à Postes Canada mais sont considérés par elle comme un « coût de production ». Cette expression sert aussi de prétexte à des attaques contre les services que le public attend de leur service postal public. En fait, c'est la destruction du tissu national qui se fait sous couvert de modernisation.

Il faut examiner les développements à court et à long terme. À court terme, Postes Canada se prépare pour une ronde de négociations avec le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des Postes (STTP) qui va commencer bientôt. La société d'État est en train en même temps de mettre en oeuvre la « poste moderne », sa transformation du service postal. Toutes les mesures qu'elle prend dans les endroits de travail, tous les problèmes qu'elle cause en éliminant des postes, en refusant de remplacer les travailleurs qui prennent leur retraite, en faisant des compressions, tous les changements organisationnels qu'elle effectue visent à préparer le terrain pour les nouvelles machines qui vont changer substantiellement les conditions de travail des facteurs, des travailleurs internes et des chauffeurs.

Par exemple, le tri séquentiel du courrier fera en sorte que toutes les lettres seront triées selon leur route de livraison. Les facteurs ne feront plus le tri eux-mêmes au début de leur quart de travail parce que les lettres arriveront déjà triées ; ils n'auront qu'à préparer leurs lettres de dimensions plus grandes et leurs dépliants publicitaires et ils se rendront immédiatement à leurs routes. En vertu du système de mesure des itinéraires de facteur, les travailleurs passeront une plus grande part de leur temps à livrer le courrier. Leurs routes seront plus longues, ce qui amènera une diminution du nombre total de routes par station et à l'échelle du pays.

Le tri séquentiel va entraîner l'élimination de milliers de postes de facteurs, probablement entre 3 000 et 4 000 à l'échelle du pays. Les facteurs passeront plus d'heures à livrer le courrier, ce qui affectera leur santé, augmentera le nombre de blessures et accroîtra la fatigue générale.

Postes Canada se prépare aussi à motoriser près de 85 % des routes. Un plus grand nombre de routes seront organisées sur la base de la livraison par véhicule, ce qui éliminera le besoin qu'a chaque station de facteurs à l'heure actuelle de recourir aux Courriers des services postaux (CSP). Chaque station de facteurs se suffira à elle-même. Les facteurs amèneront avec eux tous leurs sacs de courrier et leurs colis de toutes dimensions, faisant ainsi le travail qui est présentement effectué par les CSP. Cela mènera à l'élimination de postes. Les routes des CSP sont constamment révisées et réorganisées, surtout dans les grands centres, et progressivement éliminées ou transformées en positions à temps partiel.


Halifax le 21 novembre 2010

Tout ceci se fait en même temps que Postes Canada se prépare pour les négociations où elle compte essayer d'imposer des mesures qui vont affaiblir la convention collective, surtout en ce qui concerne les normes du travail. Selon Postes Canada, la convention collective actuelle est trop compliquée et trop « restrictive » et ne lui permet pas d'affronter la concurrence, ce qui est absurde.

Nous ne saurons pas précisément quelles seront les demandes de Postes Canada dans les négociations avant le mois de novembre ou décembre 2010, mais nous savons déjà qu'elles comprendront une réduction des journées de maladies payées et un nouveau plan pour les cas d'invalidité à court terme. Nous le savons parce que Postes Canada a déjà imposé ces choses aux cadres et à ses employés qui sont membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada. Nous sommes le dernier groupe à avoir encore un système de journées de maladies payées. Postes Canada a déjà modifié des éléments du système pour ces groupes et elle va essayer de nous imposer ces changements à nous aussi. Cela va appauvrir les travailleurs à la retraite qui vont devoir payer des primes sur leurs avantages sociaux en matière de santé. L'employeur va également essayer d'en finir avec notre fonds de pension à prestations déterminées et de le remplacer pas un fonds à cotisations déterminées. Il l'a déjà fait pour ceux à la société des postes qui n'ont pas de convention collective.

En essence, c'est le même changement qui est à l'oeuvre dans le secteur privé où on a créé deux classes de travailleurs selon la date à laquelle ils ont été engagés. Il y aura une date butoir à partir de laquelle les nouveaux engagés seront placés sur un système de pensions et d'avantages sociaux qui sera différent de celui des travailleurs plus âgés. Nous ne savons pas encore jusqu'à quel point la société des postes va s'attaquer à notre fonds de pension mais elle a déjà établi un système de pensions à deux vitesses pour les cadres : les cadres qui sont engagés à partir d'une certaine date n'ont plus un fonds à prestations déterminées mais à cotisations déterminées. Peut-être qu'on va essayer de nous imposer cela tout de suite ou attendre à plus tard parce que d'autres changements seront jugés plus pressants. L'intention est là. Ça n'existe pas uniquement dans notre imagination parce que Postes Canada l'a déjà imposé à d'autres groupes. À court terme, l'approche de Postes Canada est caractérisée par ce qu'elle appelle des efforts pour éliminer les « coûts ». Elle estime à environ 2 milliards $ l'investissement nécessaire étalé sur un certain nombre d'années pour créer la « poste moderne ». Elle pense que le système va être en place à la fin de 2012. Postes Canada estime qu'en procédant à ces changements et en obtenant tout ce qu'elle peut de la convention collective elle pourra sauver entre 200 et 300 millions $ par année en coûts et bien sûr, selon la logique de l'entreprise, les travailleurs font partie des coûts.

Leur plan à long terme pointe vers la privatisation accélérée de diverses composantes du service postal et même vers leur vente pure et simple. C'est le rôle que joue la loi C-9 (le budget Harper) par exemple, qui remet le courrier international entre les mains du secteur privé et entame ainsi le Privilège exclusif de Postes Canada de recueillir, transporter et distribuer les lettres à leurs destinataires respectifs. Ce privilège exclusif s'applique aux lettres dont le poids n'excède pas 500 g, postées au Canada pour livraison au Canada ou à l'extérieur du Canada, ou postées à l'extérieur du Canada pour livraison au Canada.

Ce privilège a maintenant été entamé. L'autre composante qui est de plus en plus privatisée est celle des services de détail fournis par les bureaux de postes qui sont de plus en plus remplacés par des franchises accordées à Shoppers Drug Mart ou à Jean Coutu et à d'autres entreprises. Ces franchises sont accordées de façon à encercler nos bureaux de poste. Postes Canada les ouvre afin de diminuer les activités de nos bureaux de poste, puis elle dit que ces bureaux sont devenus inutiles et doivent être fermés. Postes Canada s'attaque à ses propres bureaux de poste en réduisant leurs heures d'affaires et conséquemment leur personnel, ce qui réduit les services au public et les revenus et tout cela sert de prétexte pour les fermer. Voilà un autre volet de la privatisation. Nous venons de perdre un de ces bureaux à Ottawa.

Postes Canada augmente constamment ses prix. Elle a besoin d'une approbation ministérielle pour augmenter le prix du courrier de première classe mais pas pour celui des boîtes postales, des colis ou des services de livraison express. Les prix des colis viennent d'augmenter. Cela devient plus dispendieux d'envoyer du courrier par Postes Canada que par Purolator, par exemple. Postes Canada essaie de confier ce genre de travail de plus en plus à Purolator qui lui appartient mais fonctionne comme une entreprise privée et séparée. Le prix de la location d'une boîte postale à Postes Canada a presque doublé ces deux dernières années ce qui décourage les gens d'en louer.

L'ex-PDG de Postes Canada Michael Warren a récemment écrit une lettre au Toronto Star dans laquelle il propose l'abolition de service universel – le mandat de Postes Canada de fournir les services de courrier à des taux uniformes dans toutes les régions du pays. Il dit que Postes Canada devrait être forcé d'affronter librement la concurrence ce qui revient à tout laisser aller. Cela veut dire que des entreprises privées devraient pouvoir acheter des composantes du service postal morceau par morceau. Les entreprises sont très intéressées par exemple par la livraison des colis parce que c'est très lucratif pour elles et elles vont laisser Postes Canada se débrouiller avec les services qui ne leur rapportent.

C'est important de comprendre que ce qui va demeurer dans les mains de Postes Canada ne pourra pas être maintenu. Tôt ou tard, la société des postes ne sera plus en mesure de remplir son obligation de service universel, un service qui coûte le même prix aux utilisateurs partout au Canada. Postes Canada est à même de remplir ce mandat uniquement parce que c'est elle qui fournit les services les plus profitables.

À l'heure actuelle, la seule chose qui fait la différence entre la perte du service postal tout entier et le maintien d'un service postal public est la lutte des travailleurs pour défendre leurs droits. Cette lutte est cruciale pour le maintien d'un système qui continue à fournir un service postal public. Nous ne pouvons pas accepter la logique selon laquelle Postes Canada doit réduire les « coûts de main-d'oeuvre » et éliminer les avantages sociaux si elle veut être concurrentielle. C'est un prétexte qui est avancé pour attaquer les salaires et les conditions de travail des travailleurs des postes dont la force de travail est la source de tous les profits à Postes Canada. L'appauvrissement des travailleurs pour enrichir les entreprises ne fera rien pour donner au public des services postaux adéquats ; il aura l'effet contraire et finira par détruire le service postal public.

On comprend donc la grande importance des prochaines négociations. Chaque revendication que nous présenterons et chaque bataille que nous menons pour bloquer même partiellement les efforts de privatisation de Postes Canada contribuent à maintenir un service postal public. Cette lutte est éminemment politique et menée essentiellement contre le Conseil des ministres, contre le gouvernement Harper. Le service des postes est un problème national : tous les Canadiens ont quelque chose en jeu dans les négociations qui vont s'amorcer.

Nous devons intensifier la lutte pour nos droits dans les endroits de travail afin que les travailleurs aient des avantages sociaux et des conditions de travail appropriés et la sécurité d'emploi. Avec tous ses règlements, Postes Canada traite ses employés comme des travailleurs temporaires ; elle les déplace constamment d'une section à l'autre de sorte qu'ils ne savent pas d'une journée à l'autre où ils vont travailler. C'est en train de devenir la norme et la façon pour Postes Canada de compenser pour les postes qu'elle a éliminés. Cela veut dire par exemple que des postes de jour sont éliminés ou transformés en postes de soir et de nuit.

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Les descentes du FBI

L'hystérie anti-musulmane et
la demande d'être un «Américain loyal»

Les récentes descentes de police au Minnesota et à Chicago par les Forces conjointes anti-terroristes, y compris le FBI, l'hystérie anti-musulmane incitée par le gouvernement, les rafles et la terreur imposées aux communautés d'immigrants - font toutes partie de la campagne de guerre des impérialistes et de leurs efforts pour imposer au pays des mesures fascistes. On veut imposer la soumission partout au pays, avec une main-d'oeuvre docile et divisée, et un mouvement muselé et pacifié. L'impunité du gouvernement à commettre des crimes - qu'elle soit dirigée contre les musulmans ou les immigrants et les autres travailleurs, ou contre les organisateurs opposés à la guerre et à la défense des droits - prend de plus en plus la forme d'une tentative ouverte de paralyser la résistance et de forcer le peuple à se soumettre.


Chicago (gauche) et Milwaukee, le 27 septembre 2010 (FightBack)

À cela s'ajoute la notion que le problème que nous rencontrons est « l'extrémisme » et ceux qui sont « illégaux », que ce soit les militants musulmans « illégaux », les immigrants ou les activistes pour les droits. « L'extrémisme » peut être de la variété du pasteur de la Floride ou il peut être l'activiste qui soutient la résistance palestinienne, mais dans les deux cas, « l'extrémisme » est le problème alors que le gouvernement, et l'adhésion aux valeurs « américaines » qu'il représente, est la solution.

Par exemple, lors d'un discours en mai dernier devant les diplômés de West Point, Obama a dit : « Être un Américain n'est pas une question de lien de sang ou de naissance. C'est une question de foi. C'est une question de fidélité à des valeurs communes que nous chérissons. » Faisant allusion au pasteur de la Floride il a dit que ce que le pasteur propose « est totalement contraire à nos valeurs en tant qu'Américains ... Le coup d'éclat qu'il parle de mettre à exécution pourrait gravement compromettre la vie de nos jeunes hommes et femmes en uniforme qui sont en Irak et en Afghanistan. » Dans la même veine que les déclarations d'Obama, le porte-parole du Département d'État, PJ Crowley, a déclaré : « Nous aimerions voir plus d'Américains se lever et dire que cela est incompatible avec nos valeurs américaines, en fait, ces actions sont en soi non américaines. »

Le 11 septembre, Obama a invoqué le serment d'allégeance : « En tant qu'Américains, nous allons maintenir en vie les vertus et les valeurs qui font ce que nous sommes et ce que nous devons toujours être ... Aujourd'hui et durant les jours à venir, nous choisissons de rester fidèles à ce que nous représentons de mieux - une seule nation indivisible, sous Dieu, avec la liberté et la justice pour tous. »

Est-ce un hasard si les récents raids par les commandos « anti-terroristes » se déroulent à un moment où il y a une telle importance à répéter que tous les Américains doivent prêter le serment d'allégeance aux valeurs de l'impérialisme, dont les guerres d'agression, les génocides, le racisme et l'exploitation ? Le système actuel, qui ne peut résoudre aucun problème et qui a imposé plus de guerres, de pauvreté et destruction de l'environnement, est « ce que nous sommes et ce que nous devons toujours être » ? ! Il ne faut pas oublier que le serment d'allégeance a été institué durant la Guerre froide et il devenu la loi pendant la période du maccarthysme et des serments de loyauté.


San Francisco le 28 septembre 2010 (Indymedia)

Cette notion de « non américain » est en partie un effort pour créer la peur au sein des mouvements populaires et à nouveau tenter de justifier pour attaquer les communistes et tous ceux qui défendent les droits. C'est une demande de loyauté à l'impérialisme et au président en tant que son représentant. Pour les Américains, ce concept de « non américain » (unamerican) est rapidement associé au maccarthysme et à l'offensive contre le communisme et contre quiconque le gouvernement dit être associé au communisme.

Aujourd'hui, le « terrorisme » est assimilé au communisme et les deux doivent être considérés comme des ennemis. Ces raids récents font partie de l'effort pour donner de la légitimité à cette affirmation. Les communistes sont parmi les personnes visées, soi-disant pour « complot » pour apporter « un soutien matériel à des terroristes ». Les mandat utilisés ciblent également ce qu'ils appellent « le recrutement, l'endoctrinement et la facilitation d'autres personnes » à se joindre, « le matériel se rapportant à l'identité et l'emplacement des recruteurs, des facilitateurs et des recrues », ainsi que les revenus qui leur sont associés. Ce qui est ciblé, ce sont l'organisation et la mise sur pied d'une organisation, et en particulier l'organisation d'une alternative à l'impérialisme.

Les descentes de police et la lutte contre ce qui est « non américain » sont aussi un moyen de mettre sur la défensive ceux qui luttent. Ce sont les militants qui sont appelés à dire qu'ils n'ont rien fait de mal, dans un contexte où c'est le gouvernement qui commet des méfaits - non seulement contre ces organisateurs mais contre les peuples de Palestine, de la Colombie, de l'Afghanistan et de l'Irak et bien d'autres. Ces descentes sont un effort pour museler et isoler en particulier les communistes, tout en ciblant le mouvement anti-guerre, y compris les efforts pour soutenir la résistance à l'étranger.

En tant que communistes confrontés à des attaques, notre silence est impossible. Nous sommes fièrement à l'avant-garde du mouvement anti-guerre, du mouvement des droits des immigrés et de toutes les luttes des peuples pour leurs droits. Nous organisons ouvertement et sans crainte, tout en agissant pour défendre les nôtres et toutes les forces combattantes. L'organisation contre l'impérialisme américain et tous ses crimes est notre principale contribution à la lutte des peuples du monde. Le fait d'affirmer le droit à la dissidence, le droit de résister et de soutenir la résistance dans le monde entier est une contribution au progrès que nous faisons avec tous ceux qui se tiennent à la défense des droits.

Ce sont les impérialistes américains les criminels. Ce sont eux qui sont terrifiés par la réalité qu'il y a une humanité qui se soulèvent contre l'impérialisme et la guerre. L'alternative est d'investir le peuple du pouvoir et nous, communistes, resterons à l'avant-garde de ce combat pour une nouvelle société qui garantit les droits de tous.

* Voice of Revolution est publié par l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis.

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Non à l'impunité gouvernementale!
Non aux attaques contre les activistes!
Résister est un droit!

L'équipe anti-terroriste conjointe du Minnesota et de Chicago a effectué des raids le 24 septembre aux logis d'activistes et saisi, conformément aux instructions du mandat de perquisition, « des documents, dossiers, livres, photographies, vidéos, souvenirs, reliques de guerre, carnets de notes et d'adresses, ainsi que des journaux intimes et autres journaux, des cartes géographiques et d'autres preuves notamment sous forme électronique », ce qui veut dire ordinateurs, téléphones cellulaires, courriels et fichiers Internet, etc. On a aussi confisqué des passeports bien qu'aucune des personnes visées n'ait été arrêtée ou accusée de quoi que ce soit.

Une douzaine d'agents armés ont fait irruption, l'arme au poing, dans les logements de gens en Illinois et au Minnesota et d'autres activistes ont aussi été la cible de raids au Michigan et en Caroline du Nord. Cette force anti-terroriste comprend, en plus du FBI, la police militaire, locale et de l'État, ainsi que d'autres agences de police fédérales comme Douanes et immigration (ICE), le Bureau des alcools, tabacs, armes à feu et explosifs (ATF) et l'Agence antidrogue américaine (DEA).

Les organisateurs visés ont également reçu avis à comparaître en octobre devant des jurés qui enquêtent supposément sur les « terroristes » et les « complots visant à fournir du matériel en appui au terrorisme ». Le refus de témoigner, qui serait tout a fait justifié, pourrait mener à l'emprisonnement.

L'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis dénonce ces raids et demande que le gouvernement cesse toutes ses attaques contre les activistes et les organisateurs. Nous saluons les activistes pour leur refus de se laisser intimider et nous nous joignons à tous ceux qui s'opposent à ces attaques. Nullement intimidés, nous disons : Toujours du côté de la résistance, au pays et à l'étranger !

Les victimes des raids sont connues pour leur travail à la défense des droits, pour leur opposition aux guerres d'agression des États-Unis et leur appui à la lutte des peuples de Palestine et de Colombie pour leurs droits nationaux et sociaux. L'attaque visait directement les efforts pour bâtir des liens avec les Palestiniens et les Colombiens qui luttent pour leurs droits. Des correspondances ont été saisies. Les descentes ont eu lieu en plein milieu d'une campagne de financement et d'aide humanitaire pour les habitants de Gaza. Parmi les activistes visés il y en a plusieurs organisateurs des manifestations à la Convention nationale du Parti républicain à Saint-Paul en 2008 et des personnes qui organisent pour la défense du Groupe des Huit. Le procès du Groupe des Huit, les huit activistes arrêtés lors de la convention de 2008, accusés de « terrorisme », commence le 25 octobre. Ces descentes s'inscrivent donc dans la campagne qui se mène dans les villes jumelles (Saint-Paul et Minnesota), pour faire passer pour dangereux ceux qui s'opposent aux activités du gouvernement américain pour essayer de paralyser l'opposition aux arrestations et à la violence policière.

C'est une atteinte au droit de dissidence et au droit de résister. Les descentes et les arrestations visent spécifiquement le mouvement contre la guerre et le mouvement de solidarité avec les peuples, notamment en Palestine, en Colombie et au Liban, et avec Cuba, le Venezuela et la Corée.

De plus, l'administration Obama cherche à rendre normal et acceptable que les agences ciblent ceux que le gouvernement désigne comme « terroristes » ou comme « des groupes qui apportent ou tentent d'apporter de l'aide à des organisations terroristes », pour citer les mandats, et de les épier, de les harceler, des jeter en prison et même de leur enlever la vie. Le tout sur parole du président.

Les accusations de « terrorisme » d'aujourd'hui sont les accusations de « communisme » d'hier et d'aujourd'hui. Comme le disait récemment l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, le « fondamentalisme islamique » et l'« extrémisme » s'apparentent au « communisme révolutionnaire » et le gouvernement doit prendre « les moyens nécessaires » pour les combattre. Les descentes et grands jurys d'aujourd'hui sont la chasse aux sorcières de l'époque McCarthy. Elles visent les communistes, les organisateurs du mouvement contre la guerre, les défenseurs des droits et tous ceux qui affirment le droit de résister et de s'organiser pour apporter des changements qui profitent au peuple. Les accusations de « terrorisme » qui « s'apparentent au communisme révolutionnaire » sont des moyens de protéger l'État à tout prix et de justifier ses crimes, tout en bloquant la voie à ceux qui cherchent une alternative à la démocratie de style américaine.

Nous sommes fermement du côté de tous ceux qui affirment leur droit de résister et qui font avancer la cause des droits, au pays et à l'étranger. Nous sommes convaincus que la lutte pour investir le peuple du pouvoir de décider est la clé à la solution des problèmes de notre époque. Nous rejetons les efforts pour bloquer l'émergence d'une alternative où c'est le peuple qui décide et qui gouverne.

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