Le Marxiste-Léniniste

Numéro 153 - 1er octobre 2010

Cuba

Une semaine de dénonciation
des complots terroristes

Montréal
«La liberté qui chemine »: Concert et récital



(Cliquer sur l'image pour l'affiche grandeur réelle)

Vendredi le 1er octobre - 18 h
(avec la participation d'Elizabeth Palmeiro, épouse d'un des Cinq)
Les poèmes écrits par les Cinq héros cubains seront présentés par Orlando Silverio, chanteur et poète en provenance de Cuba.
Centre culturel Simón Bolivar, 394, boulevard de Maisonneuve O.
(station de métro Place-des-Arts)

Cuba
Une semaine de dénonciation des complots terroristes
Les raisons de Cuba: Les projets terroristes depuis les USA continuent - Granma International

Porto Rico
Liberté pour Oscar López Rivera, prisonnier politique portoricain aux États-Unis!
Pétition et lettre pour la libération d'Oscar López Rivera

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Cuba

Une semaine de dénonciation
des complots terroristes


La dénonciation des complots terroristes ourdis avec la complicité du gouvernement des États-Unis a été le thème central de l'actualité cubaine durant la semaine se terminant le 26 septembre.

Cuba n'a jamais permis et ne permettra jamais que son territoire serve à la planification, au financement ou à l'exécution d'actes terroristes contre des pays étrangers, réitère un article paru dans le quotidien Granma le 25 septembre.

Or, depuis maintenant plus de 50 ans le gouvernement des États-Unis permet que des comptes bancaires et des activités de financement sur son territoire servent à financer des actes criminels contre Cuba.

Le terroriste Luis Posada Carriles déclare ouvertement et sans honte que chacune de ses actions violentes contre Cuba a été autorisée par la CIA, aux dires du terroriste salvadorien Francisco Chavez Abarca.

Ce dernier fut arrêté au Venezuela et déporté à Cuba où il était recherché pour avoir posé des explosifs dans des endroits fréquentés par les touristes. Il a admis avoir été formé par Posada Carriles et que sa mission était de perturber les élections présidentielles au Venezuela le 26 septembre en brûlant des pneus, en provoquant des émeutes et en attaquant des partis politiques.


La Havale le 18 juin 2009: Rassemblement de jeunes Cubains au monument du drapeau pour les victimes cubaines du terrorisme devant la Section des intérêts étasuniens. L'événement s'inscrivait dans la journée mondiale de dénonciation du jugement du 15 juin 2009 de la Cour suprême des États-Unis refusant la révision du cas des Cinq patriotes emprisonnés aux États-Unis pour avoir cherché à arrêter des attaques terroristes contre leur pays à partir du territoire des États-Unis. Chaque drapeau représente une victime de l'attentat de 1976 contre un avion à passagers par des terroristes soutenus par l'administration étasunienne, dont Luis Posada Carriles.

Il a révélé que Posada ourdit présentement des plans pour attaquer Cuba, y compris faire couler des pétroliers qui vont du Venezuela à Cuba.

Posada Carriles, le cerveau derrière l'attentat qui a tué 73 passagers à bord d'un avion commercial cubain en 1976, a proposé de poursuivre les activités anticubaines lors de la rencontre annuelle de l'organisation terroriste Alpha 66 tenue les 27 et 28 février 2010. À cette rencontre, les chefs d'Alpha 66 ont décidé que l'organisation devait donner l'impression de se transformer en un parti politique légitime, écrit Granma.

De 1990 à 2005, plus de 25 actes terroristes ont été exécutés en territoire étasunien contre des intérêts cubains, des immigrants, des agences de voyage, des personnalités et des organisations de solidarité avec Cuba, rapporte Granma.

Des artistes et des personnalités cubains ont remercié des personnalités étasuniennes bien en vue pour leur solidarité quand elles ont demandé au président Barack Obama de libérer les cinq antiterroristes cubains emprisonnés aux États-Unis depuis 12 ans.

Au nom de l'Union des écrivains et artistes cubains (UNEAC), le poète et ethnologue Miguel Barnet a lu un texte qui dit que « nous croyons que ce message a aidé à rompre le silence scandaleux par lequel on tente de cacher la vérité au sujet de cette noble cause ».

Les Cinq, emprisonnés depuis le 12 septembre 1998, purgent des peines extrêmement sévères pour le seul fait d'avoir protégé leur pays contre des actes terroristes, ajoute-t-il.

La prima ballerina assoluta Alicia Alonso a invité le président Obama à se joindre à sa famille lors du prochain festival international du ballet à La Havane et lui a demandé de retourner les Cinq Cubains chez eux.

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Les raisons de Cuba: Les projets
terroristes depuis les USA continuent

Les déclarations de Francisco Chavez Abarca et les complots qui étaient ourdis contre le Venezuela confirment la poursuite des actions terroristes contre notre pays et suscitent de nouvelles interrogations sur la complicité entre la CIA, la FNCA, Posada Carriles et les congressistes anticubains.

Dans la même foulée des informations selon lesquelles Luis Posada Carriles et plusieurs organisations extrémistes basées aux États-Unis se proposent de poursuivrent leurs projets d'actions violentes et paramilitaires contre Cuba, on apprenait l'arrestation, le 1er juillet dernier au Venezuela, du terroriste international Francisco Chavez Abarca, l'un des principaux maillons de la filière centre-américaine utilisée dans l'action violente contre Cuba par ce terroriste notoire, par la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), et par les éléments qui composent aujourd'hui une formation issue de la scission de la FNCA, dénommée Conseil pour la liberté de Cuba (CLC).

Posada Carriles – qui est recherché par la justice vénézuélienne – reste particulièrement actif dans la conception de projets anticubains dans et hors le territoire des États-Unis, touchant les pots de vin et faveurs d'hommes politiques, de fonctionnaires et d'agents locaux ou centre-américains, comme s'il avait oublié ou comme si peu lui importait l'audience prévue pour fixer la date du procès ou le simulacre auquel il devra assister début 2011 pour un délit migratoire mineur.

Cuba, qui n'a jamais permis ni ne permettra jamais que son territoire soit utilisé pour réaliser, planifier ou préparer des actes de terrorisme contre un autre État, a observé pendant plus de cinq décennies comment des terroristes notoires d'avant et d'après le triomphe de la Révolution trouvent un refuge sûr sur le territoire de notre voisin du Nord, et en particulier à Miami, se ravitaillent et collectent des fonds, procèdent à des transferts sur des comptes bancaires pour financer ces actions, et que ce territoire sert aux activités de ceux qui appuient, financent et commettent des actes criminels contre notre pays, plusieurs de ces personnes figurant ou ont figuré sur la liste du personnel de la CIA ou du FBI.

Le terrorisme serait-il démodé ?

En sa qualité d' « invité d'honneur » au Congrès annuel de l'organisation terroriste Alpha 66, qui s'est déroulé les 27 et 28 février 2010, Posada Carriles a proposé de relancer les projets d'actions violentes et paramilitaires contre Cuba.

Même si les chefs de cette organisation ont souligné que leur stratégie doit consister à feindre de devenir un parti politique non violent et pacifique, ils ont réitéré que le terrorisme est leur principale ligne d'action, et surtout leur instrument pour détruire la Révolution. À cet égard, ils ont proposé de collecter des fonds pour faire l'acquisition de nouvelles embarcations et les armer de mitrailleuses pour débarquer à Cuba ou attaquer nos côtes.

Comme par hasard, le 22 mars – quelques jours après ce congrès –, la résidence de l'ambassadeur cubain au Guatemala fut attaquée avec des projectiles explosifs lancés au lance-grenades qui causèrent des dommages matériels.

Dans ce contexte, un personnage défraie à nouveau la chronique : le congressiste Lincoln Diaz-Balart, principal animateur des pires causes contre notre peuple qui vont de son rôle au Capitole comme partisan opiniâtre d'une agression militaire contre Cuba, de l'assassinat du commandant en chef, et même de l'enlèvement de l'enfant Elian Gonzalez aux encouragements qu'il prodigue aux grèves de la faim en tant que méthode de lutte des mercenaires.

Sur le point de mettre un terme à ses fonctions de législateur, Diaz-Balart relança fin mai 2010 l'organisation terroriste « La Rosa Blanca » qui avait été créée par son père au lendemain du triomphe révolutionnaire, et dont ils s'est maintenant proclamé le président pour ainsi s'ériger en capo de la mafia de Miami.


Le dictateur Fulgencio Batista (à gauche)
avec son bourreau, le réactionnaire Rafael
Diaz-Balart, qui était ministre de l'Intérieur.
Après la révolution, Diaz-Balart a fondé le groupe
contre-révolutionnaire «La Rosa Blanca». Les
congressistes étasuniens notoirement anti-
cubains Lincoln et Mario Diaz-Balart sont ses fils.

« La Rosa Blanca » fut la première organisation contre-révolutionnaire fondée aux USA par les tortionnaires de la dictature de Fulgencio Batista qui avaient fui Cuba pour ne pas avoir à répondre de leurs exactions et de leurs crimes. Dès 1959, ce groupe travailla étroitement avec la CIA et le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo à organiser un soulèvement dans les montagnes de l'Escambray, et beaucoup s'en souviennent encore pour ses incendies d'écoles, de maisons paysannes, de cannaies et d'usines textiles qui firent de nombreux morts et handicapés à vie, ainsi que d'importants dommages économiques.

Pourquoi et à quelle fin un congressiste des États-Unis chercherait-il à réactiver une organisation de ce type en plein XXIe siècle ?

L'actuelle manoeuvre de Diaz-Balart ne cache pas son intention de recevoir et de véhiculer une partie des fonds millionnaires destinés à la subversion par le gouvernement des USA, un butin que tout ce petit monde convoite et auquel ne sont pas près de renoncer non plus des terroristes notoires comme Roberto Martin Pérez et ses condisciples, descendants de tortionnaires de la dictature de Batista, qui contribuent aujourd'hui à la relance de « La Rosa Blanca ».

Sa collègue Ileana Ros Lehtinen, surnommée « la grande méchante louve » pour le rôle honteux qu'elle joua lors de l'enlèvement du petit Elian, porte sur ses épaules la responsabilité d'avoir fait plus que quiconque pendant sa campagne politique de 1988 en faveur de la libération d'Orlando Bosch, commanditaire, avec Posada Carriles, de l'attentat perpétré contre un avion de ligne cubain qui coûta la vie à 73 personnes, et ami intime d'Enrique Ros, le père de cette législatrice.

En 1991, sous l'administration de Bush père, la congressiste Ileana Ros Lehtinen fit une démarche auprès du président afin que trois avions appartenant aux Forces aériennes des États-Unis de type 0-2, version militaire du Cessna, employés dans les missions d'exploration, soient remis au groupe Brothers to the Rescue dirigé par José Basulto, ancien mercenaire de Playa Giron, terroriste connu et agent de la CIA. Le 19 juillet 1992, au début des opérations aériennes, apparurent pour la première fois dans la presse des photos des avions confiés à ce groupe contre-révolutionnaire et arborant les cocardes de l'USAF (US Air Force) clairement visibles dans un reportage de l'éditeur du quotidien Miami Herald, qui réalisa plusieurs voyages avec eux.

Sous les encouragements des congressistes Ileana Ros Lehtinen et Lincoln Diaz-Balart, ainsi que d'autres organisations de la contre-révolution à Miami, Brothers to the Rescue se livra à plusieurs provocations sur le territoire cubain dans le but de torpiller le processus de négociations qui s'était engagé entre Cuba et les États-Unis à l'issue des accords migratoires de septembre 1994 et mai 1995.

Sous les auspices de la mafia de Miami, ce groupe contre-révolutionnaire consacra tous ses efforts à provoquer un incident, et pendant 20 mois ses membres procédèrent à 25 violations de l'espace aérien cubain, y compris des vols sur la ville de La Havane pour lancer divers objets, jusqu'aux graves événements du 24 février 1996 qui débouchèrent sur la destruction des avionnettes.

Cette provocation entraîna un refroidissement des relations entre Cuba et les États-Unis et favorisa l'adoption de la Loi Helms-Burton, dont le contenu entrave la recherche de solutions du différend entre les deux pays, puisque toutes les mesures ayant donné lieu au sévère blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis sont désormais codifiées dans une loi.

Autre exemple de parti pris en faveur de la mafia : en 2008 Eduardo Arrocena, commanditaire de l'assassinat en 1980 du diplomate cubain à l'ONU Félix Garcia Rodriguez et de la pose de bombes dans plusieurs lieux publics aux États-Unis, fut gracié par le président de ce pays. Plus récemment, Ros Lehtinen a joué un rôle important dans les collectes de fonds destinés à payer les avocats de Posada Carriles.

« Les objectifs de la FNCA sont les miens. » Tel fut l'engagement qu'elle contracta en 1989 envers l'organisation terroriste qui la désigna comme candidate et usa de tout son pouvoir économique et politique pour lui assurer un fauteuil au Congrès des USA. « J'approuve la possibilité de voir quelqu'un assassiner Fidel Castro... », devait-elle commenter à un réalisateur de documentaires de la BBC en mars 2006, tranquillement assise dans son bureau à Washington.


Le terroriste soutenu par les États-Unis Francisco
Chavez Abarca arrive à La Havane en juillet
dernier après son extradition du Venezuela.
(CubaDebate)

Plusieurs analystes ont évoqué les préoccupations et les attentes aux États-Unis suite à la capture de Chavez Abarca, surtout parmi des congressistes et des fonctionnaires ayant bâti leur carrière politique à l'ombre d'amis très proches de Posada, de la CIA et de la FNCA. Parmi les plus inquiets de ces personnages figureraient les congressistes cubains pour le New Jersey, Bob Menendez et Albio Sires. Le premier est un vieux sponsor de terroristes depuis l'époque où il avait Alfredo Chumaceiro Anillo comme « conseiller » pour la communauté. Alfredo Chumaceiro est l'homme qui, le 24 juillet 1976, avait tenté de faire exploser le Lincoln Center pendant le concert d'un groupe d'artistes cubains.

Menendez fut le gendre et un intime de feu le directeur de la FNCA Arnaldo Monzon Plasencia, qui non content d'avoir soutenu financièrement ses campagnes électorales, apporta une contribution de 25 000 dollars pour financer une partie des actes terroristes de 1997 ; il eut comme adjoint personnel José Manuel Alvarez, alias « El Oso », également engagé dans la préparation et l'exécution de l'assassinat du diplomate cubain cité plus haut. Outre Arocena, ancien chef d'Omega 7, fut également impliqué le sicaire Pedro Remon Rodriguez, l'homme qui fut chargé d'abattre notre fonctionnaire. Comme beaucoup d'autres, ce crime demeure à ce jour impuni.

Autre maillon de cette chaîne : l'avocat Guillermo Hernandez, l'un des plus actifs consultants de Menendez qui agit à présent comme conseiller indépendant de Posada Carriles pour tenter d'éviter son extradition au Venezuela afin que celui-ci ne puisse répondre devant la justice.

Le congressiste Albio Sires compte parmi ses conseillers les plus proches Angel Manuel Alfonso Aleman, dit « La Cota », membre du commando terroriste capturé à Porto Rico en 1997 à bord d'une embarcation de la FNCA chargée de fusils gros calibre qui se dirigeait vers l'île de Margarita avec mission d'assassiner le commandant en chef Fidel Castro Ruz au 7e Sommet des chefs d'États latino-américains. Alfonso Aleman est l'un de ses principaux agents de liaison avec Posada Carriles et la mafia basée à Miami.

Personne ne s'étonne non plus que la tristement célèbre Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), qui a sponsorisé pendant longtemps les diverses filières terroristes chargées de porter atteinte à nos intérêts à Cuba comme à l'étranger, tente d'afficher publiquement –elle n'est pas la seule– une image modérée alors qu'elle finance et appuie les actes de provocation des dites « Dames en blanc » et tente de provoquer un mécontentement interne avec son propre argent et celui de fonds versés par des organisations nord-américaines.

Les élections au Venezuela pour cible

Si le terrorisme n'était plus d'actualité, quel était le but du voyage de Chavez Abarca au Venezuela ? Que faisait-il à chacun de ses mouvements suspects en Amérique centrale ? Qui se cache derrière ces actions ? Qu'ont fait les autorités étasuniennes pour empêcher la matérialisation de ses plans terroristes à Miami, au Salvador, au Guatemala ou à Cuba ? Les précédents gouvernements salvadoriens ont-ils vraiment fait quelque chose pour mettre un frein à sa liberté de tuer ?

Le détenu a reconnu être venu exécuter des plans de déstabilisation dans ce pays frère, préparer des attentats contre des dirigeants du gouvernement bolivarien et entacher son image en vue du processus électoral du 26 septembre. Chavez Abarca a déclaré qu'il était aussi venu « brûler des pneus, provoquer des troubles dans la rue et attaquer un parti politique pour que la responsabilité en retombe sur un autre ».

Il a mentionné parmi les plans actuels de Posada Carriles le sabordage des pétroliers se rendant à La Havane en provenance du Venezuela. Il a révélé que la FNCA destine près de 100 millions de dollars à des plans contre le Venezuela, qu'elle considère comme la « colonne financière de Cuba », de l'Équateur, de la Bolivie et du Guatemala.

D'après ces aveux, en fin septembre 2005 fut planifié un attentat pour assassiner le président Hugo Chavez, et Posada donna l'instruction d'employer un fusil Barret de calibre 50 pour cette action.

Depuis sa sortie de prison en 2007 après avoir purgé une peine pour trafic de voitures volées, il se proposa, en coordination avec Posada, de réaliser des actions violentes contre Cuba et d'autres pays de l'ALBA, y compris des attentats contre le président Chavez. C'était à coup sûr une activité très lucrative.

Au moment de son arrestation, il avait reçu l'instruction de ses chefs de la Floride de mener des actions de renseignements sur le territoire vénézuélien pour la mise en place de la logistique nécessaire aux opérations secrètes.

Avec le soutien de Posada Carriles, le mercenaire Chavez Abarca avait opéré et s'était caché au Costa Rica, au Guatemala et au Salvador.

Pendant l'instruction, le détenu a reconnu avoir été recruté comme mercenaire et entraîné personnellement par Posada Carriles, dont il avait reçu des instructions de première main et la somme de 2 000 dollars pour chaque bombe qu'il ferait exploser à Cuba. Ces instructions lui ont été données lors de réunions dans des hôtels au Salvador, au Costa Rica et au Guatemala, où il fit la connaissance des terroristes de la Fondation cubano-américaine (FNCA) Arnaldo Monzon Plasencia, Pedro Remon Rodriguez, Guillermo Novo Sampol et Gaspar Jiménez Escobedo. « Ils m'ont m'expliqué qu'ils étaient de la Fondation, et que Posada appartenait lui aussi à la Fondation cubano-américaine de Miami », a déclaré Chavez Abarca.

Avec la permission de la CIA et de ses amis présidents

Il a ajouté que Posada se flattait d'avoir à demander l'autorisation de la CIA pour chacun de ses actes de violence contre Cuba, et il a assuré qu'une de ses conversations avec lui avait été interrompue par un officier de la CIA qui l'appelait par téléphone et s'occupe ordinairement de lui. En même temps, il assure qu'il a été facile à Posada de se soustraire aux rares enquêtes ouvertes à son encontre par le FBI et l'organisme du renseignement d'État (OIE) du Salvador.

En ce qui concerne les relations personnelles de Posada avec les autorités salvadoriennes, il a affirmé qu'il était étroitement lié à presque tous les présidents de droite qui précédèrent le gouvernement actuel. Il a cité Calderon Sol, Alfredo Cristiani et Francisco Flores, avec qui il aurait partagé une partie de pêche. Sans oublier son ami Rodrigo Avila, qui fut directeur de la police à deux reprises. « Tous étaient des visiteurs assidus de la Fondation à Miami », a-t-il confirmé.

Chavez Abarca a raconté qu'en 1997, lorsque le terroriste salvadorien Raul Ernesto Cruz Leon a reconnu devant les caméras de la télévision cubaine qu'il était lié à la FNCA et à Posada Carriles, ce dernier lui a ordonné, ni plus ni moins, d'assassiner les membres de sa famille. Il vit aujourd'hui dans la crainte que sa femme et ses enfants ne soient tués.

Chavez Abarca n'a pas seulement recruté et préparé d'autres mercenaires centre-américains qui ont été arrêtés à Cuba (un Salvadorien et trois Guatémaltèques). Il a aussi posé des bombes à la discothèque Aché et au 15e étage de l'hôtel Melia Cohiba les 12 et 30 avril 1997, et une autre à l'hôtel Comodoro où avait lieu un tournoi d'échecs pour enfants qui en réunissait plus de quarante ; plusieurs enfants ont frôlé la mort en jouant avec le sac où il avait dissimulé l'engin.

La bombe détectée la veille du 1er mai 1997 au 15e étage de l'hôtel Cohiba contenait un kilo et demi de plastic à usage militaire C-4, hautement destructeur. Ce genre d'explosif peut détruire des immeubles, des ponts et des cargos.

À cette même époque, le réseau terroriste de Posada Carriles et de la FNCA introduisit dans le pays plus de trente engins explosifs (dont 18 en moins d'un an) ; onze explosèrent dans diverses installations touristiques et l'un d'eux tua le jeune touriste italien Fabio Di Celmo. Il y eut aussi plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

Il faut toutefois préciser ici que les victimes mortelles auraient pu se compter par milliers si la Sécurité cubaine, en étroite coopération avec la population, n'avait déjoué les plans visant plusieurs centres de loisirs et de tourisme comme le cabaret Tropicana, des discothèques, des hôtels et des monuments.

La FNCA et ceux qui, depuis le gouvernement des États-Unis, encourageaient et permettaient ce genre d'actions poursuivaient des objectifs évidents : faire croire que ces attentats étaient perpétrés par une opposition locale, créer la panique et l'instabilité, porter un coup mortel au tourisme et, par voie de conséquence, à l'économie nationale.

Par ailleurs, entre 1990 et les premières années de la décennie actuelle, la mafia de Miami a perpétré en territoire étasunien plus de 25 actions terroristes allant de la pose de bombes, de menaces verbales et de provocations contre des intérêts cubains, des émigrants, des agences de voyages, des personnalités et des organisations de solidarité avec Cuba, jusqu'à des menaces de mort contre le président William Clinton et sa secrétaire à la Justice, Janet Reno, qui avaient décidé de rendre l'enfant Elian Gonzalez à son père.

Tout au long de ces années, il a aussi fallu déjouer des plans d'attentat contre le commandant en chef à pratiquement tous les Sommets ibéro-américains tenus dans diverses capitales et à l'occasion de ses visites à l'étranger. On se rappelle que Posada Carriles et complices furent arrêtés au Panama, la main dans le sac : ils étaient décidés à assassiner le camarade Fidel, quitte à sacrifier à ce plan les centaines d'étudiants et d'autres participants à une rencontre qui serait présidée par le leader cubain dans l'enceinte universitaire.

Peut-on soutenir aujourd'hui que ces intentions ont disparu de la tête de Posada Carriles et des ennemis jurés de la Révolution qui siègent encore au Congrès étasunien ? Le gouvernement actuel des États-Unis sera-t-il capable de mettre un frein aux impulsions et aux ambitions de tous ces individus qui mènent un train de vie faramineux parce qu'ils ont refondé, en territoire étasunien, de vieilles organisations criminelles ? Le système judiciaire complexe des États-Unis pourra-t-il un jour mettre un terme à l'impunité dont jouissent depuis 51 ans les assassins de Miami et faire justice à nos Cinq héros purgeant des peines aussi injustes que cruelles depuis 12 ans dans ses prisons ?

Un terme sera-t-il mis à la reproduction de mercenaires, alors que la menace du putschisme est dans la région une réalité aussi palpable que le trafic d'armes, de drogues et la prolifération de bandes de tous acabits ?

Bien que figurant, injustement et de manière totalement inexpliquée, dans la liste des États promoteurs du terrorisme, Cuba a fourni aux États-Unis d'innombrables preuves de sérieux et de fermeté dans la lutte contre ce fléau. Tout au long de ces cinq dernières décennies, le terrorisme d'État a constitué la politique officielle de Washington à l'égard de Cuba, mais ceci n'a pas fait obstacle à de précieux échanges d'informations sur ce thème : Cuba informa les autorités étasuniennes d'un projet d'attentat contre le président Ronald Reagan en 1984, et de l'intention de Posada Carriles de répéter en 1998 un acte similaire à l'attentat à la bombe contre un appareil de Cubana de Aviacion commis à la Barbade, cette fois contre d'autres avions de passagers d'Amérique centrale et de Cuba.

À cette occasion, les 16 et 17 juin 1998, les autorités cubaines eurent des conversations avec une délégation du FBI qui se rendit à La Havane, visita ses installations aéroportuaires, obtint des informations de première main et toute la documentation disponible sur les plans, les preuves, les coordonnées personnelles des terroristes, jusqu'à leur adresse exacte et l'identité de leurs complices aux États-Unis et en Amérique centrale, leur mode opératoire, les faux noms qu'ils utilisent pour leurs passeports, les lieux où ils tenaient cachés les embarcations pour mener à bien leurs projets ainsi que les explosifs et des restes d'engins qui avaient déjà explosé.

Réponses : impunité et injustice

La délégation emporta aux États-Unis une dizaine de dossiers, des centaines de pages contenant des preuves irréfutables, le contenu de nombreuses heures d'échanges avec des chefs et des spécialistes du ministère de l'Intérieur. Avant leur départ, le chef de la délégation du FBI et le chef de la section des intérêts des États-Unis à Cuba promirent de faire parvenir dans un délai de quinze jours les résultats de leurs propres enquêtes.

Douze ans plus tard, Cuba n'a reçu d'autre réponse que l'impunité dont jouissent les responsables de ces actes répugnants, qui se promènent en toute liberté dans les rues des États-Unis, et l'injustice suprême consistant à jeter en prison cinq jeunes combattants antiterroristes cubains dont le travail a contribué à dévoiler ces plans criminels à temps. Leur seul et unique « délit » consiste à avoir évité des dégâts matériels et des pertes de vies humaines d'une envergure bien plus considérable. Le premier résultat de ces conversations avec le FBI fut l'arrestation de nos camarades et la fuite momentanée des auteurs des crimes commis.

Cuba a maintes fois qualifié d'inacceptables aussi bien l'impunité que les « deux poids, deux mesures » qui caractérisent le « combat » des États-Unis contre le terrorisme, tout en réitérant son engagement dans la lutte contre ce fléau. Notre pays condamne les actes, les méthodes et les pratiques terroristes sous toutes leurs formes et manifestations, quels que soient leurs auteurs, leurs cibles, leurs motivations et les lieux où le terrorisme est mis en oeuvre. Il vient de le confirmer devant l'Assemblée générale des Nations unies, où il a dénoncé que sa forme la plus abominable est le terrorisme d'État, dont nous avons été victimes pendant plus d'un demi-siècle.

Le gouvernement actuel des États-Unis a reçu en héritage ce passé obscur et dangereux où s'entremêlent les services spéciaux, des officiers sans scrupules, des organisations terroristes, des criminels notoires, des mercenaires, des enquêtes et des procès truqués, des détectives, des procureurs et des juges corrompus, des congressistes et d'anciens hauts fonctionnaires gouvernementaux.

Washington dispose de toute l'information requise pour éclaircir de vieux mystères et mettre en lumière des vérités cachées, pour traduire devant ses tribunaux Posada Carriles et bien d'autres terroristes qui vivent aujourd'hui en liberté aux États-Unis, pour mettre un terme une fois pour toutes à l'impunité et aussi à l'injustice dont nos cinq compatriotes sont victimes.

La vérité doit s'imposer parce que le monde en a besoin. L'administration actuelle des États-Unis, leurs services spéciaux et leurs autorités judiciaires peuvent fournir et déclasser tous les documents nécessaires pour démasquer et sanctionner les coupables et éviter de nouveaux actes de terrorisme contre Cuba, le Venezuela et d'autres pays de l'ALBA qui restent la cible de ce fléau.

On ne saurait donc sous-estimer ni ignorer le contenu des révélations faites par le détenu Chavez Abarca sur les plans concernant les élections au Venezuela, l'implication de terroristes de Miami dans les coups d'État perpétrés contre ce pays frère et le Honduras, confirmée par les enquêtes, et les nouvelles conjurations contre des gouvernements démocratiques d'Amérique centrale, dont a fait état le détenu et qui posent la question de l'éventuelle connexion avec des éléments de l'extrême droite, de la CIA et de la mafia floridienne.

Si Washington se veut cohérent avec son soi-disant engagement dans la lutte antiterroriste, il n'est pas moins juste ni nécessaire de sanctionner Posada Carriles que de libérer les Cinq héros cubains.

Cuba a plus de raisons qu'il n'en faut pour se défendre et poursuivre son combat contre le terrorisme et pour la justice. Les 3 478 Cubains morts et les 2 099 handicapés victimes du terrorisme d'État et de la continuité des plans ourdis par ses principaux inspirateurs et auteurs nous confirment dans notre décision de ne jamais céder aux menaces.

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Porto Rico

Liberté pour Oscar López Rivera,
prisonnier politique portoricain aux États-Unis !

Une pétition circule pour faire libérer Oscar López Rivera, le prisonnier politique portoricain emprisonné aux États-Unis depuis 1981. Oscar López Rivera et plusieurs autres activistes portoricains ont été arrêtés en 1981 à New York et à Chicago. Ils ont été condamnés à des sentences particulièrement dures à cause de leur militantisme et de leur dévouement à la cause des Portoricains vivant aux États-Unis, en plus de leur défense de la lutte pour l'indépendance de leur patrie. Ce dur traitement montre la peur et l'hostilité des cercles dirigeants des États-Unis face à l'esprit indomptable du peuple portoricain, qui ne se soumet pas au diktat des États-Unis et à l'exploitation de sa patrie, y compris par la Marine américaine. La campagne pour faire libérer les prisonniers politiques portoricains dans les prisons des États-Unis est donc inextricablement liée à la plus grande lutte pour affirmer la dignité du peuple portoricain et réaliser la libération nationale.

Cette lutte pour l'indépendance contre le colonialisme étasunien remonte à 1898, lorsque Porto Rico a été cédé aux États-Unis par l'Espagne, comme butin de guerre dans le traité qui a mis fin à la guerre entre l'Espagne et les États-Unis, à la suite duquel les États-Unis ont envahi Porto Rico et l'occupent depuis tout ce temps.

Oscar est né à San Sebastian, à Porto Rico, le 6 janvier 1943. À l'âge de 12 ans, il est déménagé à Chicago avec sa famille. Il a été un activiste communautaire respecté et un leader éminent pour l'indépendance pendant de nombreuses années avant son arrestation. Il a été actif dans différentes luttes communautaires, principalement dans les domaines des soins de santé, de l'emploi et de la brutalité policière. Il a aussi participé au développement du Comité pour la libération des cinq nationalistes portoricains. Il a été un des fondateurs de l'école secondaire Rafael Cancel Miranda, maintenant connue sous le nom d'école secondaire du docteur Pedro Albizu Campos, et du centre culturel portoricain Juan Antonio Corretjer. Il a été organisateur communautaire pour l'Organisation de la communauté du nord-ouest (NCO), pour l'Association des hispanophones d'Amérique, pour ASPIRA (une organisation qui aide les jeunes Latinos) et pour la première Église de la Congrégation de Chicago. Il a aidé à la fondation de FREE (une maison de transition pour les toxicomanes condamnés) et de ALAS (un programme éducatif pour les prisonniers latinos de la prison de Stateville en Illinois). En 1975, il a été forcé de passer à la clandestinité, en même temps que d'autres camarades.

Oscar a été capturé le 29 mai 1981, après cinq ans de persécution de la part du FBI qui le considérait comme l'un de ses fugitifs les plus recherchés. Il est présentement détenu à Terre Haute, en Indiana. Il a purgé 29 ans d'une peine de 70 ans pour « conspiration séditieuse », y compris plus de 12 ans en isolement. Il a maintenant 67 ans et pourrait demeurer emprisonné jusqu'en 2027 (s'il reçoit une libération avant pour bonne conduite, au moins la troisième réduction de sa peine).

Malgré les dures conditions, Oscar a défendu courageusement les principes auxquels il a consacré sa vie. En 1999, le président Clinton a offert de commuer sa sentence à 10 années additionnelles dépendant d'une conduite de prisonnier modèle. La juriste américaine Marjorie Cohn notait le 30 juillet dans un article pour la Prensa San Diego : « López n'a pas accepté les conditions de l'offre de clémence du président Clinton en 1999, qui l'aurait obligé à purger dix années de plus avec bonne conduite. Même s'il a refusé l'offre, il a maintenant purgé les dix années avec bonne conduite. S'il avait accepté l'offre, il aurait été libéré en septembre dernier. » Oscar a refusé parce que cette offre ne s'appliquait pas à tous les prisonniers politiques portoricains, et aussi parce qu'il doutait que le système de prison américain lui permette de réussir à satisfaire les conditions exigées.

La campagne ProLibertad Freedom et le Réseau national des droits humains Boricua (NBHRN) entreprennent respectivement une pétition et une campagne d'envoi de lettres pour exiger sa libération (voir ci-dessous). En lançant la pétition, ProLibertad a déclaré : « Nous demandons à toutes les personnes éprises de liberté d'appuyer la pétition en ligne, qui sera envoyée au président Barack Obama lorsque nous aurons atteint notre objectif de 10 000 signataires, et d'appuyer aussi la campagne d'envoi de lettres du NBHRN. Nos lettres et notre appui en ligne nous aideront à ramener au pays un des prisonniers politiques des plus longtemps détenus ! »

D'autre part, le 26 juillet le prisonnier politique portoricain Carlos Alberto Torres a finalement été libéré en Illinois après 30 ans d'incarcération. Sa libération demandée depuis longtemps a été accueillie avec une grande joie à Porto Rico, aux États-Unis et partout dans le monde parmi ceux qui appuient la juste lutte du peuple portoricain.

Pendant ce temps, un autre activiste portoricain, Avelino Gonzalez Claudio, a été arrêté en 2008. Il avait réussi à échapper aux autorité étasuniennes pendant plus de 20 ans. Maintenant âgé de 67 ans, et atteint de la maladie de Parkinson, il a été condamné à sept ans de prison en mai dernier pour son engagement dans le mouvement d'indépendance portoricain.

L'oppression coloniale des États-Unis à Porto Rico et la persécution de patriotes portoricains font partie de la rétrogression que les cercles dominants des États-Unis essaient d'imposer aux peuples d'Amérique latine et du monde, qui ont rejeté il y a longtemps la soumission à une puissance étrangère.

Marjorie Cohn écrit : « Le mouvement pour l'indépendance jouit d'un large appui à l'échelle internationale. Chaque année depuis 29 ans, le Comité pour la décolonisation des Nations unies adopte une résolution exigeant l'indépendance. Il y a eu des déclarations semblables du Mouvement des non-alignés, et des demandes récentes ont été envoyées au Conseil universel des droits humains d'examen périodique. »

Tous doivent s'informer de la lutte du peuple portoricain pour la libération nationale et appuyer les efforts pour libérer le patriote portoricain Oscar López Rivera.

Vive la lutte du peuple portoricain pour la justice et la souveraineté !
Libérez Oscar López Rivera et tous les prisonniers politiques portoricains !

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Pétition et lettre pour
la libération d'Oscar López Rivera

Voici le texte de la pétition demandant au président Barack Obama de libérer immédiatement le prisonnier politique portoricain Oscar López Rivera.

Libération conditionnelle pour Oscar López Rivera

Objet : le prisonnier politique portoricain Oscar López Rivera

Cher Président Obama,

Nous, les signataires de cette pétition, vous demandons de libérer le prisonnier politique portoricain Oscar López Rivera. Compte tenu de sa longue peine injuste et l'irrationalité de son maintien en détention, nous ajoutons notre voix à celle de nombreux dirigeants civils, religieux, politiques et communautaires aux États-Unis et à Porto Rico qui ont demandé son retour chez lui, que ce soit par commutation présidentielle ou libération conditionnelle.

Arrêté en 1981, M. López purge une peine de 70 ans pour conspiration séditieuse, pour son dévouement à l'indépendance de Porto Rico. Il n'a pas été accusé ou reconnu coupable d'avoir blessé ou porté atteinte à la vie de quiconque. Sa sortie est prévue pour 2023, quand il aura 79 ans. Après avoir purgé 29 années derrière les barreaux, dont plus de 12 ans dans des conditions inhumaines d'isolement total et de privation sensorielle, cet homme de 67 ans est parmi les prisonniers politiques les plus longtemps détenus de l'histoire de Porto Rico et du monde.

Ancien combattant décoré du Viet Nam, Oscar a travaillé comme organisateur communautaire à Chicago, pour de meilleures conditions de vie en logement, éducation et emploi pour les Portoricains et les Latinos, en aidant à la mise sur pied d'institutions qui sont en plein essor aujourd'hui, y compris l'école secondaire alternative Pedro Albizu Campos, en plein coeur de la communauté portoricaine de Chicago.

En 1999, le président Clinton a commué les peines de onze prisonniers politiques portoricains arrêtés durant les années 1980, après avoir purgé 16 à 20 ans, en jugeant la durée de leur peine disproportionnée. Le président Clinton a proposé de commuer la peine prononcée contre Oscar, à la condition qu'il purge dix ans supplémentaires de conduite exemplaire en prison avant d'être admissible à une libération. Oscar n'a pas accepté l'offre du président parce qu'elle n'incluait pas tous les prisonniers politiques portoricains et parce qu'il savait de son expérience aux mains de ses geôliers que s'il acceptait, ils ne lui auraient jamais permis de satisfaire les conditions. En vertu de l'offre du président, il aurait été relâché en septembre 2009.

Les conditions du président Clinton en 1999 offrant de commuer la peine prononcée contre Oscar (qu'il purge dix ans supplémentaires de conduite exemplaires) ont été remplies.

De tous les prisonniers politiques portoricains condamnés au début des années 1980, Oscar demeure le seul en prison. Carlos Alberto Torres, qui n'a pas été inclus dans la commutation, a été libéré sur parole en juillet 2010 après avoir purgé 30 ans. Certains de ceux qui ont été libérés en 1999 lors de la commutation avaient des peines plus longues qu'Oscar. Tous ceux qui ont été libérés lors de la commutation de 1999 vivent une vie réussie, pleinement intégrés à la société civile. Clarisa, la fille d'Oscar, sa petite-fille Karina et ses frères et soeurs et la famille élargie ont demandé son retour à la maison. Leur demande est alimentée par le récent décès de Clara, la soeur d'Oscar, après une longue maladie au cours de laquelle l'administration pénitentiaire a refusé de lui accorder un congé pour la visiter à son chevet ou à ses funérailles.

Oscar continue de jouir d'un large soutien, y compris de la société civile portoricaine : le Sénat et la Chambre des représentants, l'Association du barreau, les anciens gouverneurs, pratiquement toutes les organisations de confession religieuse, les syndicats, les environnementalistes, les universitaires, les maires, les activistes communautaires, les militants des droits humains et beaucoup de célébrités. De même, aux États-Unis, il bénéficie de l'appui des communautés latino-américaines et portoricaines, y compris des élus, des chefs religieux et des leaders communautaires et civiques.

Nous sommes impatients de l'accueillir et de faciliter son intégration dans la société civile. Nous vous demandons de le libérer immédiatement.

Pour signer la pétition cliquez ici

Pour télécharger la lettre, cliquez ici

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