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![]() 26 septembre 2010: Les délégués arrivent à la station de Pyongyang en provenance de toutes les régions. (KCNA) |
Kim Yong-Nam, président du présidium de l'Assemblée populaire suprême, a prononcé le discours d'ouverture, après quoi la Conférence a élu son présidium et débattu des points suivants à l'ordre du jour :
1. Réélection du Kim Jong-Il au poste de
secrétaire général du PTC
2. Modification des statuts du PTC
3. Élection de l'organe central de direction du PTC.
Kim Yong-Nam a proposé la réélection de Kim Jong-Il au poste de secrétaire général du PTC. Il a rappelé sa dévotion à la prospérité de la nation et à la victoire de la cause révolutionnaire. Les cinquante années d'activités révolutionnaires de Kim Jong-Il ont été une histoire de luttes héroïques, a-t-il dit. Il a déclaré que la proposition était une expression de la volonté unanime des membres du Parti, des soldats et du peuple.
De nombreux délégués représentant les soldats, les jeunes, les travailleurs et d'autres secteurs de la société sont intervenus en faveur de la proposition, après quoi Kim Jong-Il a été réélu. Sa réélection était l'expression de l'approbation de son leadership décisif et audacieux par les membres du Parti, les soldats et le peuple.
En ce qui concerne la modification des statuts, le PTC a adopté une résolution à l'effet que la réalité actuelle requiert une révision des statuts du Parti afin de le renforcer sur tous les fronts et consolider son rôle dirigeant, notamment au parlement, dans la Ligue des jeunes et dans l'Armée populaire de Corée (APC).
En ce qui concerne l'élection de l'organe de direction central du Parti, la conférence a déclaré que Kim Il-Sung, le fondateur du PTC et celui qui a mené le Parti et la révolution aux victoires décisives, sera toujours tenu en plus haute estime par le Parti. La conférence a également proclamé la réélection du secrétaire général du PTC, Kim Jong-Il, au présidium du Bureau politique du Comité central, au bureau politique du Comité central, au Comité central et à la présidence de la Commission militaire centrale du PTC. Cela s'est fait suivant les statuts du Parti et les règles régissant les élections aux organes supérieurs de la direction du Parti.
Cela a été suivi de l'élection des membres et membres suppléants du Comité central, puis de l'élection des membres de la Commission de contrôle du PTC. Après la conclusion de la conférence, le nouveau Comité central du PTC s'est réuni le 28 septembre et a élu le Bureau politique du Comité central et son présidium ainsi que la Commission militaire centrale du PTC.
Cette conférence historique a eu lieu dans un
climat de célébration partout au pays. À
Pyongyang, la capitale, les drapeaux du PTC et les panneaux aux slogans
révolutionnaires décoraient les rues où ont eu
lieu des spectacles et autres festivités. Il y a eu un spectacle
donné par le comité artistique du Comité central
de la Ligue des jeunes socialistes Kim Il-Sung au stade
intérieur de Pyongyang durant lequel les artistes ont transmis
leurs chaleureuses félicitations à Kim Jong-Il pour sa
réélection. Partout au pays les jeunes et les
étudiants ont tenu des banquets, notamment à l'Arche de
Triomphe de Pyongyang. Le 29 septembre,
le PTC a tenu un grand rassemblement sur la place Kim Il-Sung, au
centre de Pyongyang, pour célébrer la
réélection de Kim Jong-Il.




Par ailleurs, le 27 septembre, Kim Jong-Il a ordonné la promotion de plusieurs militaires dans le cadre du renforcement de l'armée qui joue un rôle central autant dans l'édification nationale que dans la défense du pays suivant la politique du songun (l'armée en premier). L'ordre des promotions s'inscrivait dans les célébrations du 65e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs de Corée le 10 octobre prochain. Kim Kyong-Hui, Kim Jong-Un, Choe Ryong-Hae et trois autres militaires ont été promus au grade de général, Ryu Kyong au grade de colonel, Ro Hung-Se, Ti Tu-Sung et quatre autres au grade de lieutenant général, et Jo Kyong-Jun, Jang To-Yong, Mun Jong-Chol et 24 autres au grade de major général.
Kim Jong-Il a souligné le rapport intégral entre le Parti et l'armée, notant que la direction résolue du PTC a été forgée dans la lutte de libération nationale contre le Japon. Le PTC démontre sa force aux yeux du monde en tant que puissante armée révolutionnaire qui s'est développée à l'unisson avec la direction du Parti, défendant le quartier général de la révolution par les armes et accomplissant des exploits historiques et des actes héroïques pour la défense et l'édification d'une nation socialiste prospère, a-t-il dit. Il s'est dit convaincu que les représentants supérieurs du PTC qui ont été formés sous les soins du Parti et de son dirigeant s'acquitteront avec honneur de leurs missions et devoirs en tant que point d'appui de la révolution, défendant la cause révolutionnaire par les armes et demeurant fidèle à la direction du Parti à l'avenir également.
Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) a transmis au secrétaire général Kim Jong-Il ses sincères félicitations à l'occasion de sa réélection et ses souhaits de succès au peuple coréen devant les défis de son projet d'édification socialiste.
Désinformation
Lorsque la propagande capitaliste appelle les pays du Tiers-monde à établir ou à étendre les politiques de marché ou à rejeter les politiques socialistes de bien commun, il n'y a pas moyen de savoir si c'est simplement une manière de tourner en dérision son mépris envers l'intelligence des peuples du Tiers-monde ou une invitation à devenir complices de la minorité dans le monde qui exploite la majorité.
La manipulation de l'impérialisme étasunien des médias de masse a conduit la plupart des citoyens des États-Unis et une grande partie des citoyens des autres pays « occidentaux » à appeler ce système qui est loin d'être démocratique et dirigé par Washington – en fait, géré par Wall Street et le complexe militaro-industriel axé sur le Pentagone – « la démocratie ».
La politique belliciste des États-Unis depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale est devenue la force motrice principale de son économie nationale et une condition nécessaire à sa domination mondiale.
La dictature que les États-Unis exercent dans le monde avec le soutien des classes aisées dans d'autres pays – en dépit des contradictions graves que la mondialisation a imposées à ces derniers – se retrouve maintenant dans un état précaire.
L'extrême pauvreté, la marginalisation, le manque de possibilités d'éducation et de travail honnête, l'émigration qui divise les familles et mène à la violence et la toxicomanie sont les produits d'un système capitaliste qui a échoué à apporter des solutions, même minimes pour les problèmes urgents qu'il a créés.
L'éthique de l'individualisme qui est à l'origine du capitalisme a donné naissance aux pires maux de la société d'aujourd'hui : la corruption, le vol, la spéculation, les abus, l'exploitation du travail des autres et la privatisation de la sphère sociale...
Comme l'écrit Eduardo Galeano : « La société de consommation est un piège pour les imbéciles. La nature ne peut pas soutenir un centre commercial de la taille de la planète. »
Si le capitalisme pouvait offrir un monde de progrès, de liberté et de justice, il serait facile de « vendre » le système dans le monde et d'obtenir l'appui du Tiers-monde pour l'accompagner dans cette crise, mais rien ne pourrait être plus loin de la vérité.
Selon les données officielles des Nations unies, le monde a une population de 6,8 milliards de personnes, 1,2 milliards qui sont chroniquement sous-alimentées et 2 milliards n'ont pas accès à la médecine ; près de 900 millions n'ont pas d'eau potable ; plus de 900 millions sont sans abri ou vivent dans des conditions précaires ; 1,6 milliards n'ont pas d'électricité, 2,5 milliards n'ont pas de plomberie ; 770 millions d'adultes sont analphabètes, 18 millions (principalement des enfants de moins de 5 ans) meurent chaque année de causes imputables à la pauvreté, et plus de 200 millions d'enfants et de jeunes âgés de 5 et 17 ans travaillent dans des conditions semblables à l'esclavage en tant que soldats, prostitués et domestiques et en faisant d'autres tâches dangereuses ou humiliantes.
Évidemment, avec un tel catalogue d'« attractions », toujours plus d'argent et d'efforts sont nécessaires pour « vendre » le capitalisme comme le système dont le monde a besoin, en dissimulant les nombreuses réalités qui sont le lot quotidien de la majeure partie de la population mondiale – et pas seulement dans les pays sous-développés.
Les États-Unis dépendent de la propagande et du militarisme, qui requièrent d'énormes ressources financières et humaines au détriment des intérêts réels de l'humanité, afin de conserver leur hégémonie mondiale.
Afin de poursuivre sa domination militaire au milieu de la crise mondiale du capitalisme, Washington maintient près d'un millier de bases militaires partout dans le monde et mène deux guerres importantes et sanglantes afin de poursuivre son occupation des deux pays de manière à atteindre ses objectifs géopolitiques et promouvoir les intérêts stratégiques des grandes sociétés pétrolières.
Il deviendra de plus en plus difficile de faire croire aux gens que le système qui génère tant d'injustice entre les êtres humains et qui s'est avéré si inepte à gérer leurs relations avec la nature puisse être maintenu plus longtemps. Personne ne sait si l'humanité a suffisamment de temps pour réparer les dommages causés à l'environnement par la cupidité qui alimente le capitalisme, un système qui ne peut pas être humanisé parce qu'il est intrinsèquement inhumain.
Un système – quel que soit son nom – qui favorise le bien social et la solidarité plutôt que la cupidité et la concurrence imposées par le capitalisme (parce que le capitalisme a besoin d'eux pour exister) offre le seul moyen de sauvetage à l'humanité, en plaçant l'intelligence à son service.
(Traduit de l'anglais par le Marxiste-léniniste)
Le 25 septembre, le président polonais, Bronislaw Komorowski, et le premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, ont assisté à une cérémonie funèbre et à une messe à Kharkiv, en Ukraine, en commémoration « des massacres de Katyn ». Jusqu'à tout récemment, le « massacre de Katyn » était une référence uniquement aux 4 143 Polonais fusillés dans la forêt de Katyn par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. Les nazis ont attribué le massacre à l'Union soviétique, et le président polonais et les dirigeants actuels de la Russie ont repris cette tradition de mensonge à leur compte. Mais voilà que les dirigeants actuels de la Pologne décident de réunir sous l'appellation « massacres de Katyn » la mort de soldats polonais ailleurs que dans la forêt de Katyn, notamment près de Kharkiv en Ukraine.
La forêt de Katyn a fait la une récemment lors de l'écrasement tragique d'un avion polonais le 10 avril qui a fait 132 victimes, dont le président polonais, Lech Kaczynski, et d'autres dirigeants polonais qui devaient assister à une « cérémonie commémorative pour Katyn » à Smolensk, près de la forêt de Katyn.
Le meurtre de 4 143 Polonais dans forêt de Katyn est un parmi de nombreux crimes commis par les nazis contre le peuple polonais. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les nazis ont commis contre la Pologne les crimes les plus abominables de toute l'histoire. La population de la Pologne a connu plus de victimes que tout autre pays européen. Six millions de personnes ont été tuées. Près de 40 000 intellectuels polonais, des personnalités politiques et autres dirigeants ont été tués par les SS juste durant les six premières semaines de l'occupation nazie.
Étrangement, bien que les Nazis aient assassiné des millions de Polonais, les dirigeants actuels de la Pologne agissent comme si les seuls Polonais tués sont ceux qu'on a retrouvés dans la forêt de Katyn et les « autres forêts de Katyn ». En invoquant maintenant plusieurs « massacres de Katyn », ils prétendent que le nombre de personnes tuées était plutôt de 22 000 et que Katyn a été « l'un des pires crimes de toute la Deuxième Guerre mondiale ». Le gouvernement de la Pologne a même déclaré le 13 avril « Journée nationale du souvenir » en Pologne à la mémoire de Katyn, bien que nulle autre tuerie en temps de guerre ne soit commémorée de cette façon.
Pourquoi la classe dirigeante polonaise ressuscite-t-elle constamment Katyn tout en oubliant tous les autres crimes nazis commis contre le peuple polonais et pourtant bien documentés ? Pourquoi, par exemple, ne parlent-ils pas des 2 800 Polonais exécutés par les nazis à Radom en janvier 1941 ? Ou des plus de 5 000 Polonais tués par les nazis dont les corps ont été retrouvés dans la forêt de Kampinos près de Varosovie ? Pourquoi ne parlent-ils pas des plus de 10 000 hommes, femmes et enfants tués par les nazis à Bydgoszcz, en Poméranie, de septembre 1939 au 1er janvier 1940 ? Tous ces massacres et bien d'autres sont pourtant bien documentés dans des publications du ministère polonais de l'Information, comme les procès verbaux contenus dans le livre The German New Order in Poland (1941).
Les dirigeants polonais veulent seulement discuter de Katyn. Plutôt que de reconnaître que Katyn n'a été qu'une parmi de nombreuses exécutions perpétrées par les SS et la Wehrmacht, ils accusent l'Union soviétique. Ce mensonge peut être retracé jusqu'au ministre de la Propagande de Hitler, Joseph Goebbels, qui s'est suicidé en 1945 alors qu'il devait subir son procès pour crimes de guerre. Goebbels est l'auteur de cette citation notoire : « Si vous racontez un mensonge suffisamment gros et continuez de le répéter, les gens finiront par le croire. » En avril 1943, Goebbels avait raconté le grand mensonge à l'effet que les Soviétiques étaient responsables du sort des personnes dont les nazis avaient par hasard « découvert » les corps dans la forêt de Katyn, précisément au moment où la guerre tournait en faveur de l'Union soviétique. Le but évident de Goebbels était de créer la division entre l'Union soviétique et ses alliés. Sous ses ordres, les quotidiens et les revues allemands ont repris avec acharnement ce mensonge à propos de Katyn, lui accordant pendant plusieurs semaines une couverture détaillée et parfois même la une.
Les réactionnaires polonais et leurs homologues partout dans le monde continuent de fermer les yeux sur les crimes commis par les nazis contre le peuple polonais et ont repris le legs de Goebbels et continuent jusqu'à ce jour de répéter ce grand mensonge au sujet de Katyn. Ils exposent leurs vraies couleurs en faisant leur le point de vue d'un criminel de guerre nazi qui avait tenté de noyer les peuples dans le sang plutôt que celui de l'Union soviétique, qui avait joué un rôle déterminant en sauvant les peuples du monde du nazisme. La vérité est que les réactionnaires ne se soucient pas du tout des crimes commis par les nazis contre le peuple polonais durant la Deuxième Guerre mondiale, que ce soit à Katyn ou ailleurs. L'incident de Katyn est soulevé dans l'unique but d'attaquer l'Union soviétique et le communisme afin de désorienter le mouvement révolutionnaire et afin que leurs propres crimes contre le peuple passent inaperçus. Ainsi, la classe dirigeante polonaise espère consolider à tout jamais la voie antipeuple, anticommuniste et nazie en Pologne.
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