Le Marxiste-Léniniste

Numéro 152 - 30 septembre 2010

Les services de santé sont
un investissement, pas un coût!

Activités en appui aux Cinq Cubains à Montréal

Jeudi le 30 septembre - 18 h
Conférence «Cuba et les droits de l'homme
/ Les Cinq héros »

Pavillon de Sève, 320, salle DRS-510, rue Sainte-Catherine Est
(station de métro Berri-UQAM)
(CLIQUER ICI POUR L'AFFICHE)

Vendredi le 1er octobre - 18 h
Concert et récital de poésie «La liberté qui chemine »
(avec la participation d'Elizabeth Palmeiro,
épouse d'un des Cinq)

Les poèmes écrits par les Cinq héros cubains seront présentés
par Orlando Silverio, chanteur et poète en provenance de Cuba.
Centre culturel Simón Bolivar, 394, boulevard de Maisonneuve O.

(station de métro Place-des-Arts)
(CLIQUER ICI POUR L'AFFICHE)


Les services de santé sont un investissement, pas un coût! - Peggy Morton

Conférence du Parti des travailleurs de Corée
Le peuple coréen acclame la réélection du secrétaire général Kim Jong-Il

Désinformation
L'essence du capitalisme qu'ils veulent nous imposer - Manuel E. Yepe
Encore une fois, des mensonges au sujet de Katyn - Dougal MacDonald

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Les services de santé sont
un investissement, pas un coût!

L'idée que la gestion des services de santé par des entreprises privées est « plus efficace » et « moins coûteuse » est très persistante. Peu importe combien de fois on aura démontré que cette prétention des propriétaires des cliniques privées et de ceux qui veulent l'expansion du système à deux vitesses n'est que de la désinformation, ils ramènent constamment le même argument comme si de rien n'était. La propagande générale à l'effet que les soins de santé au Canada coûtent trop cher vise à paralyser la discussion sur les problèmes à la source, à placer les travailleurs de la santé sur la défensive et à convaincre le public qu'il n'est pas possible de maintenir les services de santé publics.

Il est absolument nécessaire de réfuter cette désinformation, comme il est nécessaire de continuer de s'opposer à toutes les tentatives de remettre les services publics entre les mains de profiteurs. Il faut voir que le but de la désinformation n'est pas seulement de convaincre la population que la gestion privée des services « coûte moins cher », c'est aussi d'empêcher les gens de trouver des solutions en partant de la reconnaissance que tous ont des droits du fait qu'ils sont humains et que ces droits doivent être garantis. Les riches ne reconnaissent plus la responsabilité sociale de l'État moderne envers ses citoyens. Ils s'objectent à l'établissement d'un système de santé public, financé publiquement et offrant des soins à tous sans frais, sans corruption, sans privilège et sans préjugé.

Ceux qui veulent créer un « marché » des services de santé pour leurs fins étroites ne diront jamais qu'ils partent de leurs seuls intérêts. Ils lancent des faux arguments dans le débat pour désorienter. Un de ces arguments est que la gestion privée des services est « moins coûteuse, plus efficace et de meilleure qualité ». Un autre est que le système de santé public n'est pas « soutenable ».

En quoi la gestion privée des services est-elle « moins coûteuse » ? Où y a-t-il économie ? Pour le remplacement d'une hanche, par exemple, il faut des structures et des soins bien précis peu importe que cela soit privé ou public : une salle d'opération, un lit d'hôpital, un chirurgien, un anesthésiste, des infirmières, un service d'entretien, un service alimentaire et un personnel administratif. Il faut les mêmes équipements, les mêmes médicaments et les mêmes prothèses. Et il faut les mêmes soins post-chirurgicaux.

Quand les défenseurs de la privatisation des services parlent de « réduire les coûts », ils parlent ou bien de réduire les services aux patients, ou bien d'attaquer les salaires et les conditions de travail des employés. Réduire les services pourrait vouloir dire envoyer le patient à la maison plus tôt que nécessaire. Cela pourrait vouloir dire traiter les patients comme des patients externes et transférer aux familles le coût des intraveineuses. Pour ce qui est d'attaquer les salaires et les conditions de travail, ce ne sont pas les moyens qui manquent : la désyndicalisation, l'imposition de conventions collectives par décret, obliger les employés à prendre en charge plus de patients que conseillé, etc.

Ce sont là des mesures de « réduction des coûts » et elles partent d'une conception du monde centrée sur le capital plutôt que sur l'être humain. D'abord, les services de santé ne sont pas un coût pour la société, ils sont un investissement. Les travailleurs et les professionnels de la santé ne sont pas un « coût » eux non plus. Leurs salaires et avantages sociaux sont payés à même la valeur ajoutée créée par la classe ouvrière telle que réclamée par les gouvernements pour les programmes sociaux. Lorsqu'on réduit le financement de la santé, ce n'est pas une « épargne », c'est une redistribution du produit social total entre les producteurs, la classe ouvrière, et les riches qui affaiblit l'économie socialisée. Le faux argument que les cliniques privées sont « moins coûteuses » sert de prétexte pour réduire les soins et les services à la population.

Il y a un autre aspect de cet argument à propos des « coûts ». Ceux qui prodiguent les soins sont considérés comme un coût mais les propriétaires du capital et les profits qu'ils empochent ne sont jamais un coût. Ils sont dans une catégorie à part, intouchable. C'est là qu'on voit que cette classe parasitaire n'a plus de rôle positif à jouer dans le progrès de la société. Autre exemple : une prothèse de la hanche, qui est un appareil assez simple fait de titane et de polyéthylène, coûte environ 3 000 $. Le Canada ne possède pas d'industrie d'équipement médical et dépend entièrement des monopoles américains. Pourquoi ne propose-t-on jamais d'obliger ces monopoles à réduire leurs prix ? Pourquoi ne pourrait-on pas établir une industrie publique des appareils médicaux pour briser cette dépendance, éliminer les réclamations des monopoles étrangers à la valeur ajoutée et favoriser un projet d'édification nationale ?

Cette conception irrationnelle centrée sur le capital empêche d'envisager le progrès d'une société moderne. La source de toute richesse est l'application du travail de la classe ouvrière aux richesses naturelles. La valeur ajoutée créée par les travailleurs est la seule source de réclamations pour les travailleurs, les propriétaires du capital et les gouvernements. Les monopoles exigent une plus grande part de la valeur ajoutée aux dépens de l'investissement dans les programmes sociaux. Tout ce qui n'est pas réclamé par les riches, directement ou indirectement, est considéré comme un « coût ».

Nous devons rejeter la conception du monde centrée sur le capital pour avancer la discussion sur les problèmes tels qu'ils se posent réellement pour l'avancement de la société. C'est essentiel pour les travailleurs de la santé qui défendent leurs salaires et leurs conditions de travail et pour les citoyens qui défendent leurs droits. C'est cette discussion indépendante qui permet de bâtir une Opposition ouvrière et de lutter pour une société où le droit à la santé est garanti.

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Conférence du Parti des travailleurs de Corée

Le peuple coréen acclame la réélection
du secrétaire général Kim Jong-Il


Pyongyang, Corée, le 28 septembre 2010: À gauche: Les délégués à la conférence du Parti des travailleurs de Corée.
À droite: Le secrétaire général Kim Jong Il préside la conférence. (KCNA) 

Le 28 septembre, le Parti des travailleurs de Corée (PTC) a tenu une conférence historique durant laquelle il a pris des mesures pour consolider son rôle dirigeant dans la défense et le développement d'une nation socialiste prospère et autosuffisante. Des délégués de tous les coins de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) se sont réunis à Pyongyang pour prendre d'importantes décisions qui faciliteront la tâche de la direction du PTC dans la nouvelle situation où se trouvent le pays et le monde. Il y avait aussi des observateurs des forces armées et des organes du pouvoir populaire, des organisations ouvrières, des ministères et des institutions nationales, des services publics et du domaine de sciences, de l'éducation, de la santé publique, de la culture et des arts.

Les délégués et observateurs ont observé un moment de silence à la mémoire du président Kim Il-Sung qui a su mener à bien la fondation du Parti révolutionnaire de type juche (autonome) et faire du PTC un puissant état-major général pour mener la révolution à la victoire.


26 septembre 2010: Les délégués arrivent
à la station de Pyongyang en provenance
de toutes les régions.
(KCNA)

Kim Yong-Nam, président du présidium de l'Assemblée populaire suprême, a prononcé le discours d'ouverture, après quoi la Conférence a élu son présidium et débattu des points suivants à l'ordre du jour :

1. Réélection du Kim Jong-Il au poste de secrétaire général du PTC
2. Modification des statuts du PTC
3. Élection de l'organe central de direction du PTC.

Kim Yong-Nam a proposé la réélection de Kim Jong-Il au poste de secrétaire général du PTC. Il a rappelé sa dévotion à la prospérité de la nation et à la victoire de la cause révolutionnaire. Les cinquante années d'activités révolutionnaires de Kim Jong-Il ont été une histoire de luttes héroïques, a-t-il dit. Il a déclaré que la proposition était une expression de la volonté unanime des membres du Parti, des soldats et du peuple.

De nombreux délégués représentant les soldats, les jeunes, les travailleurs et d'autres secteurs de la société sont intervenus en faveur de la proposition, après quoi Kim Jong-Il a été réélu. Sa réélection était l'expression de l'approbation de son leadership décisif et audacieux par les membres du Parti, les soldats et le peuple.

En ce qui concerne la modification des statuts, le PTC a adopté une résolution à l'effet que la réalité actuelle requiert une révision des statuts du Parti afin de le renforcer sur tous les fronts et consolider son rôle dirigeant, notamment au parlement, dans la Ligue des jeunes et dans l'Armée populaire de Corée (APC).

En ce qui concerne l'élection de l'organe de direction central du Parti, la conférence a déclaré que Kim Il-Sung, le fondateur du PTC et celui qui a mené le Parti et la révolution aux victoires décisives, sera toujours tenu en plus haute estime par le Parti. La conférence a également proclamé la réélection du secrétaire général du PTC, Kim Jong-Il, au présidium du Bureau politique du Comité central, au bureau politique du Comité central, au Comité central et à la présidence de la Commission militaire centrale du PTC. Cela s'est fait suivant les statuts du Parti et les règles régissant les élections aux organes supérieurs de la direction du Parti.

Cela a été suivi de l'élection des membres et membres suppléants du Comité central, puis de l'élection des membres de la Commission de contrôle du PTC. Après la conclusion de la conférence, le nouveau Comité central du PTC s'est réuni le 28 septembre et a élu le Bureau politique du Comité central et son présidium ainsi que la Commission militaire centrale du PTC.

Cette conférence historique a eu lieu dans un climat de célébration partout au pays. À Pyongyang, la capitale, les drapeaux du PTC et les panneaux aux slogans révolutionnaires décoraient les rues où ont eu lieu des spectacles et autres festivités. Il y a eu un spectacle donné par le comité artistique du Comité central de la Ligue des jeunes socialistes Kim Il-Sung au stade intérieur de Pyongyang durant lequel les artistes ont transmis leurs chaleureuses félicitations à Kim Jong-Il pour sa réélection. Partout au pays les jeunes et les étudiants ont tenu des banquets, notamment à l'Arche de Triomphe de Pyongyang. Le 29 septembre, le PTC a tenu un grand rassemblement sur la place Kim Il-Sung, au centre de Pyongyang, pour célébrer la réélection de Kim Jong-Il.



Dans le cadre des festivités pour célébrer la réélection de KimJong-Il au poste de secrétaire général du PTC,
des jeunes et étudiants tiennent un bal près de l'Arche de Triomphe à Pyongyang le 28 septembre (haut),
tandis que le 29 septembre le Parti tenait un rassemblement de masse à la place Kim Il-Sung à Pyongyang
sous la bannière: «La plus grande gloire au grand dirigeant, le camarade Kim Jong-Il».  (KCNA)

Par ailleurs, le 27 septembre, Kim Jong-Il a ordonné la promotion de plusieurs militaires dans le cadre du renforcement de l'armée qui joue un rôle central autant dans l'édification nationale que dans la défense du pays suivant la politique du songun (l'armée en premier). L'ordre des promotions s'inscrivait dans les célébrations du 65e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs de Corée le 10 octobre prochain. Kim Kyong-Hui, Kim Jong-Un, Choe Ryong-Hae et trois autres militaires ont été promus au grade de général, Ryu Kyong au grade de colonel, Ro Hung-Se, Ti Tu-Sung et quatre autres au grade de lieutenant général, et Jo Kyong-Jun, Jang To-Yong, Mun Jong-Chol et 24 autres au grade de major général.

Kim Jong-Il a souligné le rapport intégral entre le Parti et l'armée, notant que la direction résolue du PTC a été forgée dans la lutte de libération nationale contre le Japon. Le PTC démontre sa force aux yeux du monde en tant que puissante armée révolutionnaire qui s'est développée à l'unisson avec la direction du Parti, défendant le quartier général de la révolution par les armes et accomplissant des exploits historiques et des actes héroïques pour la défense et l'édification d'une nation socialiste prospère, a-t-il dit. Il s'est dit convaincu que les représentants supérieurs du PTC qui ont été formés sous les soins du Parti et de son dirigeant s'acquitteront avec honneur de leurs missions et devoirs en tant que point d'appui de la révolution, défendant la cause révolutionnaire par les armes et demeurant fidèle à la direction du Parti à l'avenir également.

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) a transmis au secrétaire général Kim Jong-Il ses sincères félicitations à l'occasion de sa réélection et ses souhaits de succès au peuple coréen devant les défis de son projet d'édification socialiste.

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Désinformation

L'essence du capitalisme
qu'ils veulent nous imposer

Lorsque la propagande capitaliste appelle les pays du Tiers-monde à établir ou à étendre les politiques de marché ou à rejeter les politiques socialistes de bien commun, il n'y a pas moyen de savoir si c'est simplement une manière de tourner en dérision son mépris envers l'intelligence des peuples du Tiers-monde ou une invitation à devenir complices de la minorité dans le monde qui exploite la majorité.

La manipulation de l'impérialisme étasunien des médias de masse a conduit la plupart des citoyens des États-Unis et une grande partie des citoyens des autres pays « occidentaux » à appeler ce système qui est loin d'être démocratique et dirigé par Washington – en fait, géré par Wall Street et le complexe militaro-industriel axé sur le Pentagone – « la démocratie ».

La politique belliciste des États-Unis depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale est devenue la force motrice principale de son économie nationale et une condition nécessaire à sa domination mondiale.

La dictature que les États-Unis exercent dans le monde avec le soutien des classes aisées dans d'autres pays – en dépit des contradictions graves que la mondialisation a imposées à ces derniers – se retrouve maintenant dans un état précaire.

L'extrême pauvreté, la marginalisation, le manque de possibilités d'éducation et de travail honnête, l'émigration qui divise les familles et mène à la violence et la toxicomanie sont les produits d'un système capitaliste qui a échoué à apporter des solutions, même minimes pour les problèmes urgents qu'il a créés.

L'éthique de l'individualisme qui est à l'origine du capitalisme a donné naissance aux pires maux de la société d'aujourd'hui : la corruption, le vol, la spéculation, les abus, l'exploitation du travail des autres et la privatisation de la sphère sociale...

Comme l'écrit Eduardo Galeano : « La société de consommation est un piège pour les imbéciles. La nature ne peut pas soutenir un centre commercial de la taille de la planète. »

Si le capitalisme pouvait offrir un monde de progrès, de liberté et de justice, il serait facile de « vendre » le système dans le monde et d'obtenir l'appui du Tiers-monde pour l'accompagner dans cette crise, mais rien ne pourrait être plus loin de la vérité.

Selon les données officielles des Nations unies, le monde a une population de 6,8 milliards de personnes, 1,2 milliards qui sont chroniquement sous-alimentées et 2 milliards n'ont pas accès à la médecine ; près de 900 millions n'ont pas d'eau potable ; plus de 900 millions sont sans abri ou vivent dans des conditions précaires ; 1,6 milliards n'ont pas d'électricité, 2,5 milliards n'ont pas de plomberie ; 770 millions d'adultes sont analphabètes, 18 millions (principalement des enfants de moins de 5 ans) meurent chaque année de causes imputables à la pauvreté, et plus de 200 millions d'enfants et de jeunes âgés de 5 et 17 ans travaillent dans des conditions semblables à l'esclavage en tant que soldats, prostitués et domestiques et en faisant d'autres tâches dangereuses ou humiliantes.

Évidemment, avec un tel catalogue d'« attractions », toujours plus d'argent et d'efforts sont nécessaires pour « vendre » le capitalisme comme le système dont le monde a besoin, en dissimulant les nombreuses réalités qui sont le lot quotidien de la majeure partie de la population mondiale – et pas seulement dans les pays sous-développés.

Les États-Unis dépendent de la propagande et du militarisme, qui requièrent d'énormes ressources financières et humaines au détriment des intérêts réels de l'humanité, afin de conserver leur hégémonie mondiale.

Afin de poursuivre sa domination militaire au milieu de la crise mondiale du capitalisme, Washington maintient près d'un millier de bases militaires partout dans le monde et mène deux guerres importantes et sanglantes afin de poursuivre son occupation des deux pays de manière à atteindre ses objectifs géopolitiques et promouvoir les intérêts stratégiques des grandes sociétés pétrolières.

Il deviendra de plus en plus difficile de faire croire aux gens que le système qui génère tant d'injustice entre les êtres humains et qui s'est avéré si inepte à gérer leurs relations avec la nature puisse être maintenu plus longtemps. Personne ne sait si l'humanité a suffisamment de temps pour réparer les dommages causés à l'environnement par la cupidité qui alimente le capitalisme, un système qui ne peut pas être humanisé parce qu'il est intrinsèquement inhumain.

Un système – quel que soit son nom – qui favorise le bien social et la solidarité plutôt que la cupidité et la concurrence imposées par le capitalisme (parce que le capitalisme a besoin d'eux pour exister) offre le seul moyen de sauvetage à l'humanité, en plaçant l'intelligence à son service.

(Traduit de l'anglais par le Marxiste-léniniste)

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Encore une fois, des mensonges au sujet de Katyn

Le 25 septembre, le président polonais, Bronislaw Komorowski, et le premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, ont assisté à une cérémonie funèbre et à une messe à Kharkiv, en Ukraine, en commémoration « des massacres de Katyn ». Jusqu'à tout récemment, le « massacre de Katyn » était une référence uniquement aux 4 143 Polonais fusillés dans la forêt de Katyn par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. Les nazis ont attribué le massacre à l'Union soviétique, et le président polonais et les dirigeants actuels de la Russie ont repris cette tradition de mensonge à leur compte. Mais voilà que les dirigeants actuels de la Pologne décident de réunir sous l'appellation « massacres de Katyn » la mort de soldats polonais ailleurs que dans la forêt de Katyn, notamment près de Kharkiv en Ukraine.

La forêt de Katyn a fait la une récemment lors de l'écrasement tragique d'un avion polonais le 10 avril qui a fait 132 victimes, dont le président polonais, Lech Kaczynski, et d'autres dirigeants polonais qui devaient assister à une « cérémonie commémorative pour Katyn » à Smolensk, près de la forêt de Katyn.

Le meurtre de 4 143 Polonais dans forêt de Katyn est un parmi de nombreux crimes commis par les nazis contre le peuple polonais. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les nazis ont commis contre la Pologne les crimes les plus abominables de toute l'histoire. La population de la Pologne a connu plus de victimes que tout autre pays européen. Six millions de personnes ont été tuées. Près de 40 000 intellectuels polonais, des personnalités politiques et autres dirigeants ont été tués par les SS juste durant les six premières semaines de l'occupation nazie.

Étrangement, bien que les Nazis aient assassiné des millions de Polonais, les dirigeants actuels de la Pologne agissent comme si les seuls Polonais tués sont ceux qu'on a retrouvés dans la forêt de Katyn et les « autres forêts de Katyn ». En invoquant maintenant plusieurs « massacres de Katyn », ils prétendent que le nombre de personnes tuées était plutôt de 22 000 et que Katyn a été « l'un des pires crimes de toute la Deuxième Guerre mondiale ». Le gouvernement de la Pologne a même déclaré le 13 avril « Journée nationale du souvenir » en Pologne à la mémoire de Katyn, bien que nulle autre tuerie en temps de guerre ne soit commémorée de cette façon.

Pourquoi la classe dirigeante polonaise ressuscite-t-elle constamment Katyn tout en oubliant tous les autres crimes nazis commis contre le peuple polonais et pourtant bien documentés ? Pourquoi, par exemple, ne parlent-ils pas des 2 800 Polonais exécutés par les nazis à Radom en janvier 1941 ? Ou des plus de 5 000 Polonais tués par les nazis dont les corps ont été retrouvés dans la forêt de Kampinos près de Varosovie ? Pourquoi ne parlent-ils pas des plus de 10 000 hommes, femmes et enfants tués par les nazis à Bydgoszcz, en Poméranie, de septembre 1939 au 1er janvier 1940 ? Tous ces massacres et bien d'autres sont pourtant bien documentés dans des publications du ministère polonais de l'Information, comme les procès verbaux contenus dans le livre The German New Order in Poland (1941).

Les dirigeants polonais veulent seulement discuter de Katyn. Plutôt que de reconnaître que Katyn n'a été qu'une parmi de nombreuses exécutions perpétrées par les SS et la Wehrmacht, ils accusent l'Union soviétique. Ce mensonge peut être retracé jusqu'au ministre de la Propagande de Hitler, Joseph Goebbels, qui s'est suicidé en 1945 alors qu'il devait subir son procès pour crimes de guerre. Goebbels est l'auteur de cette citation notoire : « Si vous racontez un mensonge suffisamment gros et continuez de le répéter, les gens finiront par le croire. » En avril 1943, Goebbels avait raconté le grand mensonge à l'effet que les Soviétiques étaient responsables du sort des personnes dont les nazis avaient par hasard « découvert » les corps dans la forêt de Katyn, précisément au moment où la guerre tournait en faveur de l'Union soviétique. Le but évident de Goebbels était de créer la division entre l'Union soviétique et ses alliés. Sous ses ordres, les quotidiens et les revues allemands ont repris avec acharnement ce mensonge à propos de Katyn, lui accordant pendant plusieurs semaines une couverture détaillée et parfois même la une.

Les réactionnaires polonais et leurs homologues partout dans le monde continuent de fermer les yeux sur les crimes commis par les nazis contre le peuple polonais et ont repris le legs de Goebbels et continuent jusqu'à ce jour de répéter ce grand mensonge au sujet de Katyn. Ils exposent leurs vraies couleurs en faisant leur le point de vue d'un criminel de guerre nazi qui avait tenté de noyer les peuples dans le sang plutôt que celui de l'Union soviétique, qui avait joué un rôle déterminant en sauvant les peuples du monde du nazisme. La vérité est que les réactionnaires ne se soucient pas du tout des crimes commis par les nazis contre le peuple polonais durant la Deuxième Guerre mondiale, que ce soit à Katyn ou ailleurs. L'incident de Katyn est soulevé dans l'unique but d'attaquer l'Union soviétique et le communisme afin de désorienter le mouvement révolutionnaire et afin que leurs propres crimes contre le peuple passent inaperçus. Ainsi, la classe dirigeante polonaise espère consolider à tout jamais la voie antipeuple, anticommuniste et nazie en Pologne.

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