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Xstrata à Rouyn-Noranda
Chantage odieux contre les travailleurs
par des menaces de fermeture
- Pierre Chénier -
À la mi-août, le géant minier
Xstrata a organisé une fuite délibérée de
son plan de fermeture de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda. Le
document en question est une étude commandée en novembre
2009 sur les coûts projetés du
démantèlement de la fonderie, des équipements et
de l'infrastructure (les rails par exemple qui amènent le
concentré à la fonderie) et dans l'enlèvement des
matériaux contaminés. L'étude évalue
à 47 millions $ le coût total de cet aspect de
la fermeture.
À la mi-août, soit près de dix mois
après que l'étude ait été faite, les
travailleurs ont été surpris de pouvoir la lire sur le
réseau de communications internes de l'entreprise. Les
travailleurs ont accès à un certain nombre de documents
sur ce réseau tandis que d'autres documents sont bloqués
et portent l'inscription « accès
interdit ».
Les travailleurs ont eu accès au document pendant deux jours, le
temps de l'imprimer et de le distribuer entre eux et aux médias
locaux. Suite à cela, l'accès au document a
été bloqué à nouveau.
Le directeur de la production à la Horne a dit
aux médias que c'est une politique interne chez Xstrata de
demander à toutes ses unités dans le monde de commander
des études sur les coûts de fermeture.
« Un tel exercice nous permet de mieux
prévoir nos investissements (sic), a-t-il dit. Plus le
calcul final du plan est dispendieux, plus ça nous nuit. Si, par
exemple, il y a un problème d'amiante dans une section de
l'usine, il est avantageux pour nous de le régler rapidement
pour diminuer d'éventuels coûts. »
Le directeur de la production a nié que
l'existence du plan de fermeture signifie que Xstrata songe à
fermer la fonderie. « Une chose est certaine, l'avenir de
l'usine n'est pas remis en question. C'est une fausse alerte tout
ça. Il faut reconnaître que le nom du document peut faire
peur. Pourtant, nous sommes en train de travailler avec nos
employés à assurer la rentabilité de l'usine,
a-t-il ajouté. Depuis un peu plus d'un an et demi, nous sommes
en train de suivre un programme de contrôle des coûts.
C'est quelque chose qui mobilise beaucoup de personnel, mais à
chaque mois, nous voyons une différence. »
En mai 2010, Xstrata a fermé le complexe
métallurgique de Kidd Creek près de Timmins et il envoie
maintenant son concentré à Rouyn. Le directeur de la
production a eu des mots éloquents à ce sujet :
« De plus, la fermeture de Kid Creek nous a permis de sauver
sur les coûts de transport, car nous avons moins loin à
faire pour
nous approvisionner à présent. » Les
travailleurs et la communauté de Timmins seront certainement
soulagés d'apprendre que la fermeture de Kidd Creek a
été un bon investissement pour Xstrata !

L'usine de cuivre
Horne à Rouyn-Noranda
|
Avec son plan de fermeture, Xstrata exprime toute son
arrogance et son attitude dictatoriale envers les travailleurs de la
Horne et de la région qui sont supposés accepter
n'être rien d'autre qu'un coût de production et se
préparer à laisser Xstrata fermer ses portes et ficher le
camp n'importe quand, laissant la région en péril. Selon
Xstrata, si cela
devait se produire, les travailleurs n'auront qu'eux-mêmes
à blâmer parce qu'ils auront été incapables
ou auront refusé de couper les coûts suffisamment par le
biais de concessions, de subventions gouvernementales ou de
l'abaissement des normes environnementales. Les dirigeants Xstrata, qui
prétendent avoir droit de vie et de mort sur les
travailleurs, les ressources et la région, pourraient bien se
lever un bon matin et dire : « Désolés.
Un grand merci à tout le monde. Nous partons ! »
Les travailleurs, la région et les politiciens de
tous les paliers de gouvernement doivent mettre Xstrata à sa
place et l'avertir qu'il ferait mieux d'arrêter son chantage.
Xstrata est un visiteur étranger et il doit se comporter en tant
que tel. Il opère dans la région à partir des
ressources naturelles qui appartiennent au peuple et sont la source de
ses
moyens de subsistance. Xstrata emploie une force de travail très
expérimentée qui a créé une quantité
énorme de richesse sociale, laquelle est essentielle au niveau
de vie de la population de la région. Ces ressources humaines,
matérielles et naturelles ne sont pas des coûts qui
encombrent Xstrata mais des composantes de l'édification
nationale que
la population de l'Abitibi-Témiscamingue et du Québec
chérit et dont elle a besoin. C'est déjà une perte
énorme que de voir une grande partie de cette richesse quitter
la région et aboutir on ne sait où dans l'empire mondial
Xstrata.
La dernière chose dont les travailleurs et la
population des régions-ressources ont besoin, c'est de se faire
humilier et de subir du chantage. Il faut rappeler ces
vérités à Xstrata constamment et restreindre par
la lutte des travailleurs et légalement sa capacité
à prendre des décisions qui dévastent des vies.

US Steel à Hamilton
L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire!
- Rolf Gerstenberger, président,
syndicat des Métallos, section 1005–
US Steel se lance dans une autre provocation imprudente
en nous annonçant qu'il a déposé une demande de
conciliation auprès du ministère du Travail de l'Ontario.
La section locale 1005 du syndicat des Métallos voit cela
comme un signal que la compagnie s'apprête à
réduire progressivement la production
à l'usine de Hamilton. La stratégie vise deux
objectifs : 1) soutirer des concessions aux métallos actifs
et à la retraite pour que US Steel puisse retirer encore plus de
valeur de l'économie canadienne et 2) transférer le
fardeau de la crise économique qui se poursuit aux
États-Unis sur le dos des Canadiens.
US Steel demande l'abolition du régime de pension
à prestations déterminées pour les nouveaux
employés, l'arrêt de l'indexation des pensions, la
réduction des vacances, l'affaiblissement de la cause
d'indexation des salaires au coût de la vie et d'autres
concessions, comme celles qui touchent les travailleurs qui
sont malades ou blessés. Il a déjà
arrêté unilatéralement l'indexation des pensions,
avant même que ne soit renouvelée la convention
collective, ce qu'interdit la loi au Canada. Ces concessions, si nous
les laissons passer, vont avoir pour effet qu'une partie encore plus
grande de la richesse que nous produisons quittera
la région et le pays.
Il est évident maintenant qu'avec ces demandes
inacceptables et le refus de négocier US Steel cherche à
provoquer une réaction de notre part pour nous imposer un
lock-out et fermer l'aciérie et encore une fois remplir les
commandes à partir des aciéries situées aux
États-Unis. C'est pour accroître la pression
et nous faire accepter les concessions et ça ne doit pas passer.
Et ça ne passera pas !
US Steel a utilisé ces mêmes tactiques pour
soutirer des concessions aux métallos de l'aciérie du Lac
Érié sous couvert d'un faux « conflit de
travail ». Les ateliers du lac Érié ont
été fermés pendant neuf mois et la compagnie a
importé de l'acier à partir des excédents produits
dans ses usines aux
États-Unis. Elle peut ainsi clamer l'innocence quand on lui
reproche de ne pas respecter ses engagements à maintenir un
certain niveau d'emploi et de production au Canada, comme l'exige la Loi
sur
Investissement
Canada.
La crise économique continue, surtout aux
États-Unis. US Steel a déjà fermé
l'aciérie de Stelco à plusieurs reprises en faveur des
aciéries situées aux États-Unis comme moyen de
transférer les conséquences de la crise sur le dos du
Canada.
Les Canadiens doivent s'unir pour faire cesser ces
pratiques. Il ne faut pas permettre à US Steel d'utiliser un
faux « conflit de travail » comme prétexte
pour fermer l'aciérie de Hamilton, soutirer des concessions aux
métallos, retirer encore plus de valeur de la région et
de l'économie canadienne.
Il est à noter que le pdg de US Steel, John
Surma, est en conflit d'intérêt à cause de ses
fonctions officielles au sein de l'administration Obama. Le
président Obama l'a nommé au comité consultatif
sur la politique commerciale chargé de « guider la
résolution des problèmes commerciaux affectant les
États-
Unis ». Le bureau du représentant du commerce affirme
que « le Congrès américain a établi le
système de comités consultatifs dans le secteur
privé en 1974 pour s'assurer que les objectifs commerciaux
des États-Unis reflètent correctement les
intérêts commerciaux et économiques des
États-Unis...
Le comité [dont Surma est membre] aborde les problèmes
commerciaux dans le contexte de l'intérêt national
d'ensemble des États-Unis. »
Le président Obama, la présidente de la
Chambre des représentants Nancy Pelosi et les principaux chefs
d'entreprise des États-Unis parlent constamment du besoin
d'augmenter les exportations et de s'emparer des matières
premières de pays étrangers, surtout du Canada. John
Surma fait partie de cette cabale qui
cherche à détruire le secteur manufacturier au Canada,
à accroître les exportations étasuniennes au Canada
et à s'emparer de nos matières premières, comme
les billots de bois et le bitume, et pourtant il est l'administrateur
en chef de deux de nos plus importantes aciéries et il les a
déjà fermées à plusieurs reprises. Il
y a un conflit d'intérêt et nos gouvernements doivent
intervenir. Ils ont le devoir de défendre le Canada contre
l'annexion.
Le Canada a besoin d'acier. Les métallos de
Hamilton peuvent et veulent produire de l'acier. Joignez-vous à
nous pour défendre le droit souverain du Canada de produire de
l'acier pour l'économie canadienne à des salaires et
avantages sociaux de standard canadien. Dites aux voleurs
étrangers de cesser de s'ingérer
dans notre économie. Dites aux gouvernements du Canada et de
l'Ontario de défendre les Canadiens et leur économie et
d'empêcher les monopoles mondiaux de s'emparer de nos ressources
et de détruire notre industrie. Nous avons tout ce qu'il faut
pour surmonter nos difficultés économiques. Il faut
commencer
par défendre notre droit souverain de contrôler notre
économie et de refuser de faire les frais des difficultés
économiques des États-Unis.
À qui l'économie ?
À nous !
Qui décide ? Nous décidons !
L'aciérie de Hamilton doit continuer de produire !
Soyez avec le 1005 dans cette bataille pour défendre
les droits économiques et souverains du Canada !
Base manufacturière, oui !
Destruction nationale, non !

9e Congrès du Syndicat canadien
des communications, de l'énergie et du papier
Les travailleurs terminent
leur congrès sur une note militante
- Pierre Chénier -
Les 22 et 23 septembre étaient les deux
dernières journées du 9e Congrès du Syndicat
canadien des communications, de l'énergie et du papier (CEP).
La journée du 22 septembre a
été marquée par une cérémonie en
l'honneur des retraités du SCEP et des membres du syndicat qui
sont décédés depuis le dernier Congrès et
qui continuent d'inspirer les travailleurs dans leurs luttes actuelles.
Le Prix Femme de distinction a été
décerné à titre posthume
à Joy Langan et reçu par sa fille. Le Comité de la
condition féminine du syndicat a informé les participants
que ce prix portera dorénavant le nom de Prix Femme de
distinction Joy Langan pour commémorer les contributions de
la syndicaliste à la vie du syndicat et en particulier aux
luttes des femmes.
Langan était du secteur des médias et elle a
participé à nombre de luttes et de grèves, dont la
grève de 8 mois en 2000 au Calgary Herald qui
appartenait alors au groupe de Conrad Black. Elle est devenue
vice-présidente de la Fédération des travailleurs
de Colombie-Britannique et a été députée
fédérale du NPD de 1988 à 1993 dans le
comté de Mission-Coquitlam en Colombie-Britannique. Elle est
décédée du cancer du sein le 30 juillet 2009.
Le Congrès a été ajourné
tôt dans la journée pour permettre la tenue des
élections
des officiers régionaux, des membres du Comité de la
condition féminine et des membres de la base et
suppléants du Conseil exécutif national.
La cinquième et dernière journée du
Congrès a été consacrée à l'adoption
de résolutions importantes et à l'assermentation du
nouveau Conseil exécutif national.
Les délégués ont voté
à l'unanimité une résolution sur les pensions. La
résolution appelle à des modifications à la Loi
sur
la
faillite et l'insolvabilité (LFI) et
à la Loi sur les arrangements avec les créanciers
des compagnies (LACC) de façon à accorder un statut
de créancier
garanti en priorité absolue à tous les fonds de retraite
ainsi qu'aux salaires, aux indemnités de départ et aux
autres réclamations liées à l'emploi des
travailleurs ; la résolution exige aussi
l'élimination des dispositions de ces lois qui entravent la
libre négociation collective et les droits collectifs des
travailleurs.
notamment le droit de grève. La résolution appelle
à la poursuite de la lutte pour protéger les
régimes de retraite des des membres du SCEP contre
les demandes des employeurs. Elle engage le SCEP à appuyer la
campagne du CTC visant à doubler les prestations du RPC et du
RRQ et à augmenter le
Supplément de revenu garanti de 15 % afin qu'aucune
personne âgée n'ait à vivre dans la pauvreté
et elle appuie la création du Fonds national d'investissement et
de rentes pour les régimes de retraite orphelins. Les
travailleurs de Papiers Fraser et de Canwest Global Communications,
tous deux présentement
sous la protection de la loi sur les faillites, ont fait des
interventions passionnées en appui à la résolution.
Le Congrès a adopté deux
résolutions sur l'action politique. La première appelle
le SCEP à contribuer à la défaite du gouvernement
Harper aux prochaines élections fédérales,
à cause de toutes ses attaques contre les travailleurs et sa
destruction du pays, en élisant le plus de candidats possible du
Bloc et du NPD
et en demandant aux partis de l'opposition de coopérer afin de
présenter une alternative progressiste aux Canadiens. La seconde
appelle les sections locales du SCEP à créer des
comités d'action politique pour impliquer les membres du SCEP
dans cette campagne.
Le Congrès a également adopté en
cette dernière journée une résolution qui
dénonce les compressions imposées dans les services de
nouvelles locales télévisées à travers le
pays et demande au gouvernement et au CRTC d'assurer la diffusion d'une
programmation de haute qualité de nouvelles locales aux stations
locales de télévision à travers le Canada.
Suite à l'adoption des résolutions, les
membres du nouveau Conseil exécutif du SCEP ont
été assermentés. Dave Coles a été
proclamé président du SCEP, Gaétan Ménard,
secrétaire-trésorier et Peter Murdoch,
vice-président, Médias. Les délégués
ont élu Chuck Shewfelt au poste de Vice-président de la
Région
de l'Atlantique, Michel Ouimet et Renaud Gagné respectivement
vice-
président exécutif et
vice-président de la Région du Québec, Kim Ginter,
vice-président de la Région de l'Ontario, Jim Britton,
vice-président de la Région de l'Ouest de même que
les autres vice-présidents des régions, les membres de la
base et suppléants du Conseil exécutif national et les
membres du Comité
de la condition féminine et du Comité sur
l'équité.
En guise de brèves remarques de clôture,
Dave Coles a exprimé sa satisfaction face au déroulement
du Congrès et a mis l'accent sur la nécessité de
défendre les travailleurs et de faire obstacle aux forces qui
travaillent à la destruction du pays.
LML félicite les travailleurs du SCEP
pour le succès du Congrès et leur contribution importante
à la lutte des travailleurs de tout le pays contre la
destruction nationale et pour prendre contrôle de
l'économie et des ressources afin qu'elles servent à la
satisfaction des besoins du peuple et notamment
à assurer une retraite digne et en sécurité.

Venezuela
Victoire décisive de l'Alliance
révolutionnaire aux élections législatives

À gauche: Rassemblement du Parti de
l'unité socialiste à Caracas le 23 septembre. À
droite: Le président
vénézuélien Hugo Chavez après avoir
déposé son vote le 26 septembre 2010.
(Xinhua)
Selon le premier bulletin officiel émis par la
présidente du Conseil national électoral (CNE), Tibisay
Lucena, les forces de l'Alliance révolutionnaire regroupant le
Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et le parti
communiste du Venezuela (PCV) ont remporté 95 des
165 sièges de l'Assemblée
nationale.
À partir de ce premier bulletin du CNE, les
résultats non réversibles annoncés à
2 h 20 le 27 septembre donnaient : 95 élus
pour l'alliance PSUV/PCV (incluant le siège d'un allié
autochtone), 60 élus pour la Mesa de la Unidad
Democrática (MUD), 2 pour le parti Patria para todos
(PPT), 2 élus de groupes autochtones et
6 sièges à déterminer. D'autre part, les
électeurs vénézuéliens ont élu
12 représentants au parlement latino-américain se
divisant en 6 représentants de l'alliance PSUV/PCV,
5 de la MUD et un autre à déterminer.
La présidente du CNE a souligné que le
taux de participation avait atteint le niveau historique de
66,45 % des inscrits sur la liste électorale.
Le président Hugo Chavez, a
félicité le peuple vénézuélien en
qualifiant les résultats de « nouvelle victoire du
peuple. Il a déclaré : « Le triomphe des
candidats bolivariens représente politiquement la
continuité et la consolidation de la révolution et du
socialisme, de même que l'approfondissement du rôle
participatif du pouvoir populaire . » Pour
sa part le chef de la campagne électorale du PSUV,
Aristóbulo Istúriz, a déclaré :
« Avec cette victoire décisive, nous appelons
à nous unir, à nous fortifier parce que c'est une longue
lutte, une bataille qui ne finit pas, une force importante pour
continuer la lutte dans la construction du socialisme au
Venezuela. »
LML félicite le président Chavez,
les membres de l'alliance PSUV/PCV et le peuple
vénézuélien pour cette victoire électorale.
Celle-ci est d'autant plus significative qu'elle a été le
résultat d'un effort colossal de toutes le forces de l'Alliance
révolutionnaire pour mobiliser la majorité du peuple dans
la défense de la révolution bolivarienne. Elle constitue
également une victoire décisive contre la mafia
médiatique qui contrôle toujours la majorité des
télévisions, radios et journaux privés du pays et
qui a consacré 75 % de l'espace électoral de leurs
médias à appeler le peuple à voter pour les
candidats de l'opposition
et à calomnier le président Chavez et les progrès
de la révolution bolivarienne.

France
Des millions de personnes manifestent
contre la réforme des retraites
Le 23 septembre, plus de trois millions de
personnes ont participé à des grèves et autres
actions de protestation partout en France pour exiger le retrait du
projet de loi sur les retraites qui s'en prend au droit des
travailleurs de vivre la retraite dans la dignité.
Des manifestations de la même envergure ont eu
lieu le 7 septembre, lorsque le projet de loi était
débattu à l'Assemblée nationale française.
Tous les grands syndicats de la France s'étaient unis pour les
actions des 7 et 23 septembre pour assurer la participation
de tous les grands secteurs de
l'économie.
L'adoption de la loi par l'Assemblée nationale le
15 septembre, un autre jour marqué par de grandes
manifestations partout en France, n'a fait qu'accroître la
détermination des travailleurs et de l'ensemble du peuple
à repousser ces mesures antisociales, comme en atteste la
participation aux actions du
23 septembre. Selon une communiqué de la
Confédération générale du travail (CGT), du
7 au 23 septembre il y a eu une augmentation de la
participation des travailleurs du secteur privé, en particulier
des petites et moyennes entreprises, et de la participation des femmes
et des jeunes.
Le projet de loi, qui doit maintenant être
adopté par le Sénat, relève l'âge
légal de départ à la retraite de 60 à
62 ans, hausse le taux de cotisation à la retraite dans la
fonction publique de 7,85 % à 10,55 % et allonge la
durée de cotisation pour une pleine pension de 41 ans
à 41 ans
et demi, parmi d'autres mesures.
La crise économique mondiale sert de
justification à cette importante régression que la classe
dominante de France cherche à imposer aux travailleurs. Le
président Nicolas Sarkozy invoque les grands idéaux,
disant que la réforme est nécessaire pour réduire
le déficit et assurer la viabilité du système de
retraite
d'État pour les générations futures. Le premier
ministre François Fillon a déclaré sur le
même ton arrogant : « Gouverner la France c'est
aussi parfois savoir dire non. [...] Nous ne retirerons pas ce projet
de réforme parce qu'il est nécessaire et
raisonnable. »
À Paris le 7
septembre: Journée nationale de grève avec la
participation de plus de 2,5 millions
de personnes cotnre la réforme antisociale du système de
retraite. (Xinhua)
Les travailleurs français ont répondu que
la classe ouvrière française n'a pas causé la
crise économique mondiale et ne doit pas être
forcée d'en porter le fardeau, que l'assaut contre les retraites
ne fera qu'empirer les choses. Ils réclament que les employeurs
soient appelés à payer davantage pour les retraites. Avec
le régime actuel, 84 % des 30 milliards d'euros investis
dans le système de retraite en 2010 proviendra des travailleurs
et seulement 7 % des employeurs.
La coalition des syndicats qui coordonne les actions
lance l'appel à d'autres manifestations les 2 et
12 octobre. Certains syndicats vont également prendre part
à la mobilisation européenne du 29 septembre
appelée par la Confédération européenne des
syndicats contre les mesures d'austérité
et pour exiger des plans de relance en faveur de la qualité des
emplois et de la croissance.
À Paris le 15
septembre (Xinhua)

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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