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Deuxième «séance
d'information» sur les gaz de schiste au Québec
La population refuse de se taire
Le 21 septembre en soirée s'est tenue
à Saint-Édouard de Lotbinière la deuxième
« séance d'information » sur les gaz de
schiste. Le président de l'Association pétrolière
et gazière du Québec (APGQ), André Caillé,
était accompagné cette fois-ci des membres de son
association, soit Jean-Yves Lavoie, le président de Junex,
Jean-Sébastien Marcil, ingénieur pour la même
entreprise, Vincent Perron, de Talisman Énergie et Christine
Sauvageau, ingénieure chimiste chez Roche. Comme lors de la
première séance, plus de 350 personnes se sont
entassées dans une salle trop petite. On n'avait pas
prévu d'alternative et plus de la moitié des gens ont
dû se tenir debout tout au
long de la séance et plusieurs ont dû assister à la
séance à l'extérieur.
Dans le but de « discipliner » les
échanges, on a fait appel à une firme de relations
publiques. Celle-ci a imposé une limite de deux minutes pour
chacune des interventions et placé deux micros : un pour
les résidents de la région et l'autre pour les
écologistes et les gens de l'extérieur. Depuis le
début des séances
d'information, les organisateurs, avec la complicité des
médias monopolisés, tentent de démoniser les
écologistes en les présentant comme des
trouble-fête qui « s'opposent au développement
du Québec », tandis que la population serait
« plus sage et ouverte ». Il est clair que cette
politique des deux micros va en droite
ligne dans ce sens. Mais il semble que cette tentative de division ne
fonctionne pas.
« Vous ne pouvez pas nous dire qu'il n'y a
pas de risques. Ne nous prenez pas pour des cons. Il y a trop de
questions, il y a trop d'incertitude », a lancé sous
les applaudissements de la foule le metteur en scène Dominic
Champagne. « On vous voit venir et on n'a pas confiance en vous.
Je vous
en passe un papier, vous ne passerez
pas. » Quand le modérateur a tenté de le faire
taire en invoquant le dépassement du temps alloué,
l'assistance a vivement réagi : « Laissez-le
parler ! »
« Ce sont des gens du BAPE (Bureau
d'audiences publiques sur l'environnement) qui devraient être
là. Pas des "financeux" de la caisse électorale du Parti
libéral », a lancé un autre citoyen.
Malgré les explications des experts, la
population est inquiète. « Les gaz de schiste sont au
gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole
», a
souligné Serge Fortier, un membre du Comité de vigilance
sur les gaz de schiste. « Qu'est-ce qui est arrivé en
Pennsylvanie ? », a-t-il ajouté.
La profonde crise de crédibilité dans
laquelle s'enfoncent les libéraux et leurs supporters
démontre encore une fois le caractère anachronique de ce
système dont les consultations ne visent qu'à
légitimer des décisions déjà prises. La
ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau a
été on ne peut plus claire à ce propos:
« Le
débat a eu lieu et celui-ci est clos. » À ceux
qui demandent un moratoire, elle affirme que cela va faire fuir les
compagnies. Le premier ministre vient d'annoncer qu'il ira de l'avant
avec l'exploration des gaz de schiste.
L'utilisation des ressources naturelles et la protection
de l'environnement sont des éléments importants de tout
projet d'édification nationale. Tous ceux qui envisagent
l'avenir d'un Québec qui a le contrôle de ses moyens
économiques, capable de se donner une économie qui suffit
à ses besoins et qui se développe dans tous les secteurs
et dans
toutes les régions, voient la nécessité de
s'opposer aux politiques à courte vue du gouvernement Charest.
La classe ouvrière et ses alliés doivent utiliser ces
consultations pour faire primer leur ordre du jour sur celui des
monopoles et de leurs représentants politiques dans la
discussion sur le contrôle et l'exploitation des richesses
naturelles du
Québec et la protection de l'environnement. Il est clair que
la population rejette les prétentions des libéraux
à
être les « défenseurs de
l'environnement » et les « bâtisseurs du
Québec » quand ils font tout le contraire dans la
réalité. Les libéraux doivent partir !

Projet de pipeline Keystone en Alberta
Non à l'envoi de nos emplois et
de notre valeur ajoutée à l'étranger !
La décision de la Commission nationale de
l'énergie va à l'encontre de son mandat, qui est de
protéger l'intérêt national. Tout comme
l'exportation de billots de bois brut, l'exportation du bitume brut a
un impact très négatif sur l'économie. Au lieu de
servir les producteurs réels, l'exportation du bitume brut sert
les besoins de l'impérialisme
américain et son économie de guerre. Cela se fait autant
aux dépens de l'environnement naturel que de l'environnement
social. Une étude sur la rivière Athabasca concluait
récemment qu'on trouve 13 importants polluants en
quantités plus grandes près des projets de sables
bitumineux que dans les sites plus éloignés. Les niveaux
dépassaient
les limites établies par le Canada et par l'Alberta pour la
protection de la vie aquatique pour sept métaux lourds.
Pour ce qui est des promesses d'emplois, les grands
projets comme ceux des sables bitumineux requièrent une
main-d'oeuvre importante au début, à l'étape de la
construction, mais une fois la construction terminée, de vastes
quantités de bitume peuvent être extraites avec une
main-d'oeuvre relativement petite. Par exemple, les trois mines de
Shell Oil en Alberta produiront 750 000 barils de bitume par jour. Les
mines sont creusées par étape et chaque étape
ajoute environ 100 000 barils par jour à sa capacité
de production. Celle sur la rivière Jackpine, qui vient
d'être achevée, a pris près de cinq ans à
construire et il y avait à un moment 6 500 employés
et contractants sur le
site. Par contraste, la main-d'oeuvre permanente directe pour les trois
mines produisant les 750 000 barils par jour sera tout au plus de
1 000 travailleurs pour une période de 30 ans.
L'exportation du bitume brut sans tenir compte du
potentiel qui existe pour développer une industrie de produits
chimiques ici, au service de l'économie canadienne, signifie que
95 % des emplois associés à ce secteur sont
exportés avec la construction du pipeline.
En 2007, les sables bitumineux ont produit
1,2 million de barils de bitume par jour mais avec ces projets on
prévoit que la production atteindra 3 milliards de barils.
Les projets Keystone et Alberta Clipper à eux seuls vont
transporter aux États-Unis jusqu'à 1,9 million de
barils par jour. C'est plus que la production nouvelle
totale de 2007 à 2010.
Tout cela montre que la direction actuelle de
l'économie n'est pas soutenable et fait directement tort
à l'économie canadienne.
Le gouvernement albertain a décidé
qu'à l'avenir, les producteurs de bitume seront requis de verser
des redevances en nature. Selon les prévisions d'Énergie
Alberta, avec ce programme c'est 13,3 % de la production annuelle
de bitume qui sera échangé à titre de redevances.
La domination étrangère et le
contrôle monopoliste de l'économie socialisée
entraînent la désintégration du tissu national et
la perte du pouvoir, de la richesse, du contrôle et du droit de
décider. Ce ne sont pas seulement les emplois qui partent dans
le pipeline mais aussi une bonne partie de la valeur ajoutée
créée par le travail des travailleurs
de ce secteur qui viennent en Alberta de tous les coins du pays. Ces
monopoles disent agir uniquement dans
l'« intérêt de l'économie »
et c'est pourquoi ils peuvent fouler aux pieds les droits des
autochtones, des travailleurs et de l'ensemble des Canadiens. Et
après avoir envoyé toute cette valeur ajoutée par
le pipeline, les
gouvernements déclarent qu'il n'y a pas assez d'argent pour
soutenir les programmes sociaux, qu'il faut réduire les
services, couper dans la santé, l'éducation et l'aide
sociale.
Une économie souveraine qui suffit à ses
besoins est à la fois possible et nécessaire. Dans cette
économie, ceux qui travaillent exercent leurs droits et leur
contrôle de l'économie. La science et les
considérations centrées sur l'être humain peuvent
donner une direction prosociale pour l'économie. L'obstacle, ce
sont le contrôle monopoliste et la
soumission à la machine de guerre étasunienne. Le besoin
pressant aujourd'hui, celui qui est la clé à la solution
des problèmes, est que le peuple soit investi du pouvoir de
décider.

Plan d'action gouvernemental du
Québec pour la solidarité sociale
Oui à une société de droits!
Non à une société de privilèges!
- Serge Lachapelle -
Le 22 septembre, plus de 300 personnes dont
beaucoup de femmes venues de tous les coins du Québec ont
répondu à l'appel du Collectif pour un Québec sans
pauvreté et tenu un rassemblement à 13 h devant
l'Assemblée nationale.
Pour exprimer haut et fort leur indignation et leur
colère, quelques manifestants ont en matinée
bafoué sciemment le décorum de l'Assemblée
nationale pour y lire tour à tour un manifeste, et ce pendant
que la sécurité procédait à leur expulsion.
Ils ont accusé le premier ministre Charest d'appauvrir les plus
pauvres. Ils s'en sont également pris
à l'ex-ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale,
Sam Hamad, l'accusant d'avoir trahi le mouvement citoyen
québécois en faisant fi des consensus apparus lors de ses
consultations l'automne dernier. Finalement, ils ont mis au défi
la nouvelle ministre responsable de la lutte à la
pauvreté, Julie Boulet, de rédiger un nouveau plan de
lutte.
Inutile de dire que cette audacieuse intervention a mis
dans une crise terrible l'Assemblée nationale qui ne
prévoit nulle part une telle intervention. On a donc fait
évacuer les galeries. On a amené les manifestants au
sous-sol et on leur a dit qu'il risquait une contravention de
15 000 $. Puis le président de l'Assemblée
nationale s'est
retiré pour réfléchir sur les mesures à
prendre. Il est revenu quelques minutes plus tard pour dire que les
manifestants étaient déclarés personna non
grata à l'Assemblée nationale pour le reste de leur
vie. Finalement, la ministre Boulet est venu voir les manifestants pour
leur déclarer sur un ton pathétique :
« Je vais vous
écouter avec mon coeur », une déclaration qui
les a laissés songeurs.
Mais les manifestants ne se contenteront pas de phrases
creuses, ils exigent des mesures concrètes. Comme l'a
souligné Serge Petitclerc du Collectif pour un Québec
sans pauvreté : « Si nos gouvernements sont
capables de trouver des milliards pour les banques, ils peuvent en
trouver pour éliminer la pauvreté ».
« On n'arrête pas de nous dire qu'il
faut créer de la richesse, ça fait des années que
cette richesse est créé, qu'attende-t-il pour agir?
» a
souligné pour sa part Marie-Êve Rancourt du Collectif
opposée à la tarification et la privatisation des
services. « Ce gouvernement est supposé gouverner
pour son peuple et son peuple lui dit que ces
droits doivent être respectés ».
« Le pouvoir doit être aux mains du
peuple », a-t-elle conclu.

Manifestation le 30 septembre: Un F35
vaut... 3500 logements sociaux
Ottawa a les moyens de consacrer 2 milliards $ par
année à de nouveaux logements sociaux
- FRAPRU, 19septembre 2010 -
À partir du 1er avril 2011, les sommes que le
gouvernement canadien accorde aux provinces pour la construction de
logements sociaux chuteront de 375 millions $ à
125 millions $ par année. Pour un, le Québec ne
recevra plus que 28,9 millions $. Les budgets qu'Ottawa lui
accorde pour la rénovation des
logements sociaux existants connaîtront une baisse tout aussi
dramatique.
Au même moment, le gouvernement conservateur de
Stephen Harper annonce qu'il accordera 9 milliards $ à
la compagnie américaine Lockheed Martin pour l'achat de
65 avions chasseurs F-35. Si on ajoute les sommes
nécessaires pour l'entretien de ces avions pendant 20 ans, c'est
un total de 16 milliards de dollars
que le gouvernement fédéral consacrera aux fameux F-35,
ce qui représente pas moins de 246 millions $ par
appareil.
Un seul avion F-35 représente
l'équivalent des subventions gouvernementales pour 3 500
logements sociaux dans le cadre du programme québécois
AccèsLogis. C'est scandaleux et ça en dit long sur les
priorités du gouvernement Harper. D'un côté, il
enrichit l'industrie militaire. De l'autre, il coupe les vivres aux
sans-abri et
mal-logéEs.
Le gouvernement conservateur pourrait aussi
récupérer des sommes importantes, en mettant fin à
des déductions fiscales qui profitent surtout aux plus riches.
Par exemple, seulement 50 % des gains de capital
réalisés à la vente d'immeubles ou d'actions sont
soumis à l'impôt, alors que 100 % des revenus
d'emploi le sont. Or, le
gouvernement fédéral lui-même évalue que ce
privilège fiscal l'a privé de 5,9 milliards $
au cours de la seule année 2007.
Ce sont des habitations pas des avions dont nous avons
besoin.
Allons-le dire aux conservateurs !

États-Unis
Un taux de chômage très préoccupant
Le haux taux de chômage qui persiste aux
États-Unis est cause de pessimisme et de grandes
préoccupations parmi les chômeurs et les travailleurs qui
ont un emploi en ce moment. Les commentaires publiés dans les
médias étasuniens et canadiens tracent un portrait
très sombre des perspectives d'emplois pour les chômeurs.
Ils suggèrent que les
changements structurels dans le marché du travail capitaliste
sont le signe d'une reprise économique dramatiquement sans
emploi. Rien que pour stabiliser le marché du travail
étasunien fait de 139,25 millions de travailleurs qui ont
un emploi et de 14,86 millions qui sont sans emploi, il faut que
le Produit intérieur brut (PIB)
augmente de 2 % par année. Le PIB est une mesure
approximative de la valeur totale des biens et des services qui est
produite par les travailleurs dans une période donnée,
habituellement un an. Il faut que le PIB progresse de 1 % si l'on
veut compenser les progrès annuels dans la productivité
qui réduisent l'emploi. Cette
augmentation de 1 % stabiliserait le marché des
travailleurs ayant un emploi à son niveau actuel. Une autre
augmentation de 1 % du PIB est nécessaire pour compenser
les changements démographiques annuels qui amènent de
nouveaux participants au marché du travail par la
natalité ou l'immigration. Cette expansion de 1 %
stabiliserait à 14,86 millions le marché du travail
des travailleurs sans emploi et permettrait au marché des
travailleurs ayant un emploi d'absorber l'augmentation nette en
nouveaux membres.
Les économistes étasuniens
considèrent qu'une telle augmentation de 2 % du PIB ne
serait pas récessionniste ou signe de crise mais elle ne
ramènerait pas pour autant les plus de 6 millions d'emplois
qui ont été perdus depuis le début de la crise
économique en 2008, sans parler des millions d'emplois
additionnels qui font
officiellement partie du marché du travail fait des sans emploi.
Le PIB des États-Unis a connu une croissance de
1,6 % au second trimestre 2010. Cela n'est pas
considéré comme étant récessionniste mais
ç'est insuffisant pour arrêter l'expansion du nombre
absolu de chômeurs qui forment le marché du travail des
sans emplois, sans parler de tous ceux qui ont été mis
à pied pendant la crise. Ce sont
de mauvaises nouvelles tant pour les chômeurs que pour ceux qui
ont un emploi en ce moment. Cette reprise partielle sans emploi
constitue un échec structurel du capitalisme à satisfaire
les besoins du peuple.

Rapport publié en août sur
le marché du travail capitaliste
L'enquête d'août du gouvernement des
États-Unis établit à 9,6 % le pourcentage de
chômeurs sur le marché du travail capitaliste. Il s'agit
du douzième mois consécutif que les chômeurs
représentent plus de 9,5 % du marché du travail
capitaliste. Le nombre de chômeurs sur le marché du
travail en août était de 14 860 000 et
le nombre de personnes employées de 139 250 000. (Voir le tableau
A-1)
Parmi les grands groupes de travailleurs
désignés par le bureau du travail, le taux de
chômage chez les hommes adultes était de 9,8 %, les
femmes adultes (8,0 %), les adolescents (26,3 %), les blancs
(8,7 %), les noirs (16,3 %), et les hispaniques
(12,0 %). Le taux de chômage pour les Étasuniens
d'origine
asiatique sur le marché du travail était de 7,2 %. (Tableaux A-1,
A-2 et A-3)
(Prière de noter que Le
Marxiste-léniniste ne cautionne pas les catégories
raciales archaïques « blancs »,
« noirs », « hispaniques »,
ou « asiatiques ». Les travailleurs sont membres
de leur classe prolétarienne, des résidents des
États-Unis et membres de nationalités spécifiques,
telles
que mexicaine, de descendance autochtone, chinoise, etc., d'Afrique ou
plus précisément de descendance nigérienne, etc.,
d'Europe ou spécifiquement de descendance irlandaise ou
anglaise, ou une combinaison de deux ou plusieurs nationalités.)
Le nombre de chômeurs à long terme sur le
marché du travail (les chômeurs depuis 27 semaines et
plus) a diminué de 323 000 au cours du mois, pour se situer
à 6,2 millions. En août, 42,0 % des
chômeurs sur le marché du travail ont été
sans emploi pendant 27 semaines ou plus. (Voir le tableau
A-12)
Le Bureau of Labor rapporte :
« [En août] le nombre de personnes
employées à temps partiel pour des raisons
économiques (parfois dénommées travailleurs
à temps partiel involontaires) a augmenté de 331 000
au cours du mois, pour se situer à 8,9 millions. Ces
personnes ont travaillé à temps partiel parce que leurs
heures avaient été réduites ou parce
qu'elles étaient incapables de trouver un emploi à plein
temps. (Voir
le tableau A-8)
« Près de 2,4 millions de
personnes qui étaient légèrement associées
à la population active en août, ce qui est peu de
changement par rapport à l'année
précédente. Ces personnes ne sont pas parmi la population
active, veulent et sont disponibles pour travailler et ont
cherché un emploi dans le cours des 12 mois
précédents.
Elles ne sont pas considérées comme des chômeurs
parce qu'elles n'ont pas cherché du travail durant les quatre
semaines précédant l'enquête. (Voir le tableau
A-16)
« Parmi les marginalement associés, il
y avait 1,1 million de travailleurs découragés en
août, soit une augmentation de 352 000 par rapport à
un an plus tôt. Les travailleurs découragés sont
des personnes qui ne cherchent pas actuellement du travail parce
qu'elles croient qu'il n'y a pas d'emplois disponibles. Les
1,3 million de personnes restantes légèrement
associées à la population active n'ont pas cherché
du travail durant les quatre semaines précédant
l'enquête pour des raisons telles que la fréquentation
scolaire ou les responsabilités familiales. »
« L'emploi dans le secteur non public a
augmenté de 67 000 le mois dernier, ce qui est beaucoup
moins que ce qui est nécessaire pour compenser les gains de
productivité et les ajouts mensuels à la force de
travail. Quelque 139 300 000 Étasuniens avaient un emploi
en août, comparativement à 145,7 millions en
août
2007, sur une base désaisonnalisée. »
En mai dernier, 46 % de tous les résidents
des États-Unis officiellement au chômage et sans emploi
sur le marché du travail l'ont été pendant plus de
six mois, ce qui est un record. C'est le plus haut niveau depuis que le
gouvernement a commencé à comptabiliser en 1948, et c'est
environ le double du pourcentage de chômeurs à long
terme observé pendant la crise économique difficile du
début des années 1980.
Pour la décennie se terminant en 2007, environ
4 millions d'emplois ont été perdus dans le secteur
manufacturier aux États-Unis, dont la part de l'emploi total
durant cette période a chuté de plus de 17 %
à 12 %.
La Californie
Près de 2,3 millions de Californiens
demeurent au chômage et 980 000 d'entre eux étaient
à la recherche d'emploi depuis plus d'une demi-année. Le
groupe de chômeurs de longue durée est sept fois plus
important que les 143 600 recensés en juillet 2007, selon
un rapport récemment publié par le
California Budget Project (CBP).
Le ministère du Développement de la
main-d'oeuvre du district de San Bernardino indique que 70 % des
chômeurs de longue durée dans le plus grand district de la
Californie ont été sans emploi durant plus d'un an. Le
CBP dit qu'en juin 2010, pour chaque emploi disponible cinq
chômeurs essayaient de vendre leur force de travail.
« Cela signifie que pour quatre des cinq personnes au
chômage, il n'y a littéralement pas
d'emplois », indique le rapport. Moins de 10 % des
personnes au chômage depuis plus de huit mois ont trouvé
du travail à la fin de 2009,
Le rapport du CBP indique que le grand nombre de mises
à pied permanentes « reflète un déclin
structurel dans la construction et les activités
financières en raison de l'effondrement du marché
immobilier ».
Le chômage à plus long terme augmente la
possibilité que les travailleurs tombent dans ce que le Bureau
of Labor appelle « l'adhésion marginale à la
population active », ou en dehors tout à fait du
marché du travail.
Les statistiques de juillet du Bureau of Labor montrent
que pour l'ensemble des États-Unis, plus de 86 % des
travailleurs qui ont été licenciés ont perdu leur
emploi parce que leurs postes ont été
éliminés de façon permanente.

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