Le Marxiste-Léniniste

Numéro 147 - 23 septembre 2010

Au Conseil municipal de Hamilton

Ne touchez pas à nos pensions!
Les pensions et les salaires doivent être indexés!


Au Conseil municipal de Hamilton le 15 septembre 2010

Au Conseil municipal de Hamilton

Ne touchez pas à nos pensions ! Les pensions et les salaires doivent être indexés !

9e Congrès du SCEP: Troisième journée

Manifestation à la défense des pensions et contre le droit de monopole

Brutalité policière durant et après le G20

Recours collectifs contre la terreur et la violence d'État - Phillip Fernandez
La police arrête de nouveau un détenu du G20 dans une tentative de supprimer la voix de la dissidence

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Au Conseil municipal de Hamilton

Ne touchez pas à nos pensions !
Les pensions et les salaires doivent être indexés !

Le 15 septembre, le Conseil municipal de Hamilton en Ontario a adopté à l'unanimité une motion exigeant que l'aciérie US Steel revienne sur sa décision d'arrêter l'indexation des pensions. La motion a reçu l'appui de l'ensemble des 15 conseillers et du maire Fred Eisenberger. Une centaine de travailleurs actifs et à la retraite étaient présents. Répondant à l'appel de la section locale 1005 du syndicat des Métallos, qui représente les travailleurs de US Steel à Hamilton, ils se sont rassemblés devant l'hôtel de ville avant l'assemblée pour entrer tous ensemble, portant tous le même chandail sur lequel on lisait : « À qui l'économie ? À nous ! Qui décide ? Nous décidons ! » Plusieurs conseillers les ont salués lors de leurs interventions.


La motion, présentée par le conseiller Sam Merulla et secondée par Chad Collins, se lit comme suit :

« Attendu que la décision de US Steel sur l'indexation touche les familles des pensionnés ; attendu que l'impact se fait ressentir dans toute la ville ; et attendu que le Conseil municipal de Hamilton désire faire savoir à US Steel qu'il doit respecter ses engagements pris envers la population de Hamilton, il est résolu que le Conseil municipal de Hamilton fasse part de ses inquiétudes à US Steel et demande un renversement de sa décision de ne pas payer d'indexation aux 8 300 familles de pensionnés. »

En déposant la motion, le conseiller a expliqué que bien que l'objet de la motion dépasse la juridiction du conseil municipal, la ville de Hamilton subit les conséquences du ralentissement économique depuis trois ans. Si en apparence il semble que ce soit une affaire qui concerne strictement US Steel et ses employés, dit-il, ce n'est pas une affaire privée. « Les gens qui vivent dans des tours d'ivoire à Pittsburgh devraient savoir qu'il y a 10 000 familles qui sont touchées par cette non-indexation des pensions... Nous devons envoyer un message à la tour d'ivoire : ‘Au diable votre avidité et pensez à nos besoins.' »

D'autres conseillers sont intervenus. Terry Whitehead a décrit la situation difficile dans laquelle se retrouvent les pensionnés face à l'augmentation du coût de la vie. « Leur problème est notre problème », a-t-il dit, ajoutant que les gouvernements provincial et fédéral doivent prendre position : « Le gouvernement fédéral doit comprendre et tous les députés doivent prendre position. »

Le conseiller Scott Duvall, lui-même un ancien travailleur de Stelco et président de la section locale 5328 du syndicat des Métallos, a noté : « Il est scandaleux que la compagnie attaque les plus vulnérables. Il y a un grief qui a été déposé à ce sujet et la vraie bataille se mène à la table de négociations, pas en attaquant ceux qui ont aidé à bâtir cette compagnie. »

Marie Pearson a noté qu'il était bon de voir la salle du conseil remplie de métallos « qui ont versé le sang, la sueur et les larmes pour bâtir cette compagnie... Nous devons envoyer un message clair : cela ne peut pas être toléré. »

Le gouvernement fédéral a raison de poursuivre US Steel en cour, a dit Brad Clark, et il a dit espérer que la motion soit envoyée à tous les députés. Le maire Eisenberger a dit qu'elle serait envoyée aux gouvernements fédéral et provincial.

« Les travailleurs ont créé des millions de dollars de profits et maintenant cet argent quitte le pays », a dit le conseiller Bob Bratina. « Nous allons devoir créer un comité pour essayer de créer une aciérie souveraine qui répond aux besoins du Canada en acier... En ce moment il retire la richesse du pays ; en ce moment ils attaquent les métallos qui ont bâti la compagnie. Nous devons prendre des mesures pour protéger ces pensionnés. »

L'indexation des pensions est prévue à la convention collective du syndicat, qui se terminait le 31 juillet dernier. Selon les lois du travail de l'Ontario, lorsque l'indexation des pensions fait partie de la convention, elle doit rester en vigueur jusqu'à ce qu'une nouvelle convention soit approuvée par les deux parties ou jusqu'à la rupture officielle des négociations.

Dans un communiqué du 10 septembre, le syndicat nous informait qu'« une des choses que US Steel demande du syndicat durant les négociations en cours est qu'il veut que le syndicat accepte que les pensions de 8 300 retraités ne soient plus indexées. Avec l'indexation, un pensionné qui recevait 1 000 $ par mois en 1991, quand l'indexation a commencé, reçoit maintenant 1 366 $ par mois. Abolir l'indexation causera des difficultés financières pour les pensionnés, surtout avec les mauvaises surprises quasi-quotidiennes qui leur arrivent, comme la Taxe de vente harmonisée, la hausse des tarifs d'électricité, etc. Au lieu d'aborder le problème comme il se doit, US Steel a décidé unilatéralement d'arrêter l'indexation des pensions à compter du 1er août 2010, quand la convention arrive à échéance. »

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9e Congrès du SCEP: Troisième journée

Manifestation à la défense des pensions
et contre le droit de monopole

Sous le thème : « Ne touchez pas à nos pensions », la lutte des travailleurs pour des pensions qui leur permettent d'avoir une retraite dans la dignité était au centre de l'attention le 21 septembre, à la troisième journée du Congrès du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).

Parmi les événements de la journée, il y avait un rassemblement et une marche pour la sécurité des pensions dans le centre-ville de Toronto, où se tient le Congrès. Avant le rassemblement, les participants ont entendu le président du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti, leur dire que « la crise des pensions est énorme. Un tiers des Canadiens n'ont pas d'argent de retraite personnel du tout. Seulement 38 % ont un plan de retraite relié à leur travail. Beaucoup trop de ces plans de retraite ne sont plus des régimes à prestations déterminées. » Le CTC et ses affiliés font campagne pour doubler les prestations du RPC/ RRQ grâce à une hausse de la contribution des employés et employeurs au cours des sept prochaines années, a dit le président de la centrale canadienne, et pour augmenter de 15 % le Supplément de revenu garanti pour qu'aucun retraité ne se retrouve dans la pauvreté.

Ensuite tous les délégués, quelque 1 200 personnes, sont descendus dans les rues du district financier de Toronto avec leurs drapeaux « Force, Solidarité ». Ils se sont arrêtés devant plusieurs symboles de la finance sur le parcours pour dire qu'il ne faut pas compter sur ceux qui sont responsables de la crise financière pour garantir la sécurité des pensions. Devant les bureaux de Brookfield Asset Management, qui contrôle Papiers Fraser, ils ont dénoncé le vol des pensions des retraités par ce monopole du papier au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Ontario. La papeterie a utilisé la ruse consistant à se ranger sous la protection de la loi sur les faillites pour se libérer de ses obligations envers les régimes de retraite.

Le président du SCEP, Dave Coles, a rappelé que lorsque le SCEP a demandé au gouvernement Harper de changer les règles qui permettent aux monopoles de se soustraire à leurs obligations, il s'est heurté à l'indifférence totale du gouvernement envers le sort des travailleurs. Les retraités de Papiers Fraser, dont plusieurs ont travaillé pour cette compagnie toute leur vie, et dont plusieurs sont octogénaires, ont vu leurs pensions fondre de 40 % à cause de cette manoeuvre. Les travailleurs ont répondu : « Honte à ces entreprises et leur avidité ! » et ont dénoncé le gouvernement Harper pour sa complicité. D'autres ont fait remarquer que Fraser et Brookfield ne sont que deux des nombreuses entreprises à qui le gouvernement et la loi permettent d'abandonner leurs obligations envers les pensions.


Le reste de la journée a aussi été consacrée à la lutte pour les pensions. Il y a eu un atelier sur le sujet en salle ainsi qu'en ligne, ce qui a permis aux membres partout au Canada de suivre les travaux et de soumettre des commentaires et des questions. Un panel a traité de la campagne pour doubler les prestations du RPC/RRQ. Il y aura du lobbying pour presser les élus à tous les niveaux de gouvernement à faire quelque chose pour améliorer la situation des retraités. Les délégués ont discuté de la nécessité de tisser les liens avec tous les groupes de travailleurs et de retraités au Canada qui luttent pour une pension adéquate pour tous les Canadiens.

Les travailleurs ont également dénoncé le fait que lorsque les entreprises se rangent sous la protection de la loi sur les faillites, l'argent des pensions n'est pas protégé. Ils ont demandé des modifications à la Loi sur la faillite et la solvabilité et à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Ils ont également rejeté le remplacement des régimes à prestations déterminées par des régimes à contributions déterminées, disant que ces derniers ne sont rien d'autres que des régimes enregistrés d'épargne-retraite.

En plus de participer à la campagne du CTC pour améliorer le RPC/RRQ, le SCEP poursuit les revendications suivantes :

- que la Loi sur la faillite et la solvabilité et la Loi sur les arrangements avec les créanciers des entreprises soient modifiées de sorte que les travailleurs soient les premiers créanciers garantis;

- qu'un Fonds national de pension et d'investissement soit créé pour y transférer les régimes orphelins, un fonds qui serait de propriété publique et administré par le gouvernement fédéral.

Papiers Fraser

Le monopole forestier Papiers Fraser, qui est contrôlé par Brookfield Asset Management, s'est rangé sous la protection de la loi sur les faillites en juin de l'année dernière et a entrepris une restructuration. Dans le cours des choses, les employés au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Ontario ont perdu jusqu'à 40 % de la valeur de leurs pensions. En janvier le président du SCEP déclarait : « Il est évident que la restructuration de Papiers Fraser est en fin de compte une manoeuvre par laquelle Brookfield Asset Management, qui est l'actionnaire contrôlant, achète lui-même une partie de son entreprise mais sans les obligations de pensions. Il veut recommencer sans obligation envers les pensions de employés et des retraités et sans les indemnités de départ et autres obligations. »

(Photos : SCEP, Le Marxiste-Léniniste)

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Brutalité policière durant et après le G20

Recours collectifs contre
la terreur et la violence d'État

Le 5 août, Sherry Good, une employée de bureau qui vit dans le centre-ville de Toronto, a déposé un recours collectif devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario contre la Commission des services de police de Toronto et contre le Procureur général du Canada. Ce dernier était responsable de la GRC, qui dirigeait l'Unité de sécurité intégrée (USI) chargée de toutes les questions de sécurité pendant le sommet du G20 à Toronto en juin dernier. L'USI coordonnait les services de police de Toronto, les services de police régionaux de Peel et la Police provinciale de l'Ontario (OPP) ainsi que des corps policiers venant d'autres juridictions, le SCRS et l'armée canadienne, et travaillait en « partenariat » avec NORAD.

Le recours est pour des dommages de 45 millions $ et vise à « préserver et affirmer les droits civils fondamentaux de plus de 800 citoyens, résidents et visiteurs canadiens qui, dans le contexte de la rencontre au sommet du G20 à Toronto les 26 et 27 juin 2010, ont publiquement et en toute légalité manifesté pour exprimer leurs inquiétudes sur des sujets d'intérêt public, ou qui observaient ou couvraient ces manifestations, ou qui étaient sur les lieux par hasard, et qui ont été arrêtés, emprisonnés et/ou détenus par la police sans raison valable ». Le recours collectif de Sherry Good est disponible en ligne à www.g20classaction.ca.

Le 2 septembre, un autre recours collectif pour 115 millions $ en dommages a été déposé par les activistes Miranda McQuade et Mike Barber à la Cour supérieure de l'Ontario pour le compte de 1 150 personnes, notamment des commerçants dont la propriété a été endommagée durant le G20.

Puis le 8 septembre, l'environnementaliste Natalie Gray, 20 ans, a intenté une poursuite civile contre la Commission des services de police de Toronto et les officiers responsables de plus de 1 million $ en dommages. Madame Gray a été atteinte par des balles de caoutchouc le 27 juin et a été blessée au coude gauche et au sternum. Son communiqué de presse se lit comme suit: « Natalie a été arrêtée et, sans fondement juridique, a été accusée de faire obstruction à un officier de la paix. Elle a été placée dans une voiture de patrouille qui a circulé dans les environs pendant 30 minutes avant de l'amener à l'hôpital pour y recevoir les soins nécessaires. Elle a ensuite été amenée au centre de détention sur Eastern Avenue où elle a fait l'objet des railleries des policiers, s'est vue refuser l'accès à ses médicaments pour l'asthme ; a subi une fouille à nu ; s'est vue refuser l'accès à un avocat malgré ses demandes répétées. Natalie a été détenue pendant environ 30 heures avant d'être libérée sous caution. Le 23 août 2010, la Couronne a retiré toutes les accusations qui pesaient contre elle.


Natalie Gray atteinte par des balles de caoutchouc et violemment
arrêtée le 27 juin durant une manifestation de solidarité
avec les personnes détenues du G20.

« En réponse au traitement brutal qu'elle a reçu de la Police de Toronto les 27 et 28 juin, Natalie a entamé une poursuite civile contre la Commission des services de police de Toronto et certains officiers pour 1 million $ en dommages. Elle intente des poursuites pour voie de fait et batterie, arrestation et détention sans fondement légal ; poursuite malveillante et violation de plusieurs de ses droits constitutionnels reconnus par la Charte des droits et libertés. »

Ces initiatives sur le plan légal pour défendre les droits et la dignité de tous ceux et celles qui ont manifesté contre le G20 à Toronto sont d'autant plus importantes à la lumière de la campagne de peur à laquelle a été assujettie l'ensemble de la société dans le cadre de la violence et de l'intimidation policières organisées par l'État contre les manifestants, des personnes des médias et des passants innocents lors de ces événements. Dans un article du Law Times du 7 septembre, on lit que près de la moitié des 300 personnes qui ont déposé une plainte contre la police suite aux protestations du G20 auprès de l'Association canadienne des libertés civiles hésitaient à aller plus loin par crainte d'intimidation par la police. Les tactiques de peur et d'intimidation sont inacceptables et le signe d'un État policier. Tous sont appelés à soutenir les poursuites et autres actions entreprises par des citoyens et résidents du Canada pour exiger des comptes de l'État et de ses corps policiers.

Justice pour les victimes de la violence et de la brutalité policières lors du G20 !
Notre sécurité est dans la lutte pour les droits de tous !

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La police arrête de nouveau un détenu du G20 dans une tentative de supprimer la voix de la dissidence

L'accusé du G20 Alex Hundert a été arrêté par sept agents de police juste en dehors de la maison de son père à 22 h 30 le vendredi 17 septembre 2010, après avoir pris la parole lors d'un débat à l'Université Ryerson, à Toronto, sous le thème « Le renforcement de notre résolution : bâtir un mouvement et la résistance à l'ordre du jour du G20 ». La police allègue que sa participation en tant que conférencier à l'événement le met en violation des conditions de sa liberté sous caution, notamment celle à l'effet de ne pas participer à quelconque « manifestation » publique. Il avait été libéré sous caution après avoir été arrêté dans un raid préventif dans un domicile durant la matinée du 26 juin, avant que les manifestations principales débutent. Il est accusé de conspiration et de porter conseil en rapport avec les actions de protestation du G20. Il a passé 24 jours en prison avant d'être remis en liberté sous caution.

Le 28 juillet, la police avait mis en garde Hundert que les entrevues aux médias qu'il a accordées à la radio de CBC, au Toronto Sun, au Vancouver Media Co-op et à Rabble contreviennent aux conditions de sa remise en liberté sous caution, qui lui interdisent la participation à toute « manifestation » et les policiers avaient menacé de l'arrêter à nouveau. Hundert et ses partisans ont répondu en tenant une conférence de presse le lendemain pour braver l'interdiction aux médias et ont dénoncé le harcèlement.


Le 18 septembre à Toronto: Conférence de presse sur la ré-
arrestation de l'activiste Alex Hundert (Lex Gill/MediaCoop.ca)

Le procureur de la Couronne responsable de l'affaire a tenté récemment de faire renverser la décision sur le cautionnement de Hundert et de le forcer à retourner en prison. Lundi le 13 septembre, la Couronne a présenté une demande de révision du cautionnement à la Cour supérieure de l'Ontario afin de mettre fin à la libération de Hundert et sa partenaire Leah Henderson selon l'argument que « la détention est nécessaire pour maintenir la confiance dans l'administration de la justice », un argument qui avait déjà été rejeté par le juge qui à l'origine leur a accordé la liberté sous caution. Lors de la révision du cautionnement devant la Cour supérieure, le juge Todd Ducharme a rejeté la demande du ministère public et confirmé la décision sur le cautionnement.

Lorsque les nouvelles de la dernière arrestation ont commencé à se répandre, une manifestation de plus de 60 personnes a été organisée à court avis sur les marches du palais de justice où Hundert devait faire sa première apparition en cour durant la matinée de samedi 18 septembre. L'avocat de Hundert, John Norris, a déclaré devant ceux rassemblés que l'interprétation de la liberté sous caution par la police est « manifestement déraisonnable » et a promis qu'il va faire tout en son pouvoir pour que le tribunal rejette l'accusation.

Rachel Avery, une collègue activiste de Kitchener-Waterloo, a expliqué devant ceux rassemblés que Hundert a été ciblé en raison de son rôle en tant qu'organisateur pour les droits des peuples autochtones et des travailleurs migrants ainsi que ses activités contre la guerre et la pauvreté. Elle a demandé la libération de Hundert et des cinq autres qui sont toujours détenus en raison de leur opposition aux politiques du G20, y compris un jeune autochtone, Ryan Rainville, qui n'a toujours pas été capable de payer sa caution parce que ses endosseurs sont trop jeunes ou trop pauvres pour être acceptés. Jen Meunier, une militante autochtone, décrit Hundert comme un ami qui avait fait beaucoup de travail pour aider sa communauté. Elle a promis que sa communauté ne se laissera pas écraser par l'État, tout comme elle était sûre que Hundert et tous les partisans présents ne se laisseront pas écraser non plus.

Leurs propos ont été repris par Liisa Schofield de la Coalition contre la pauvreté de l'Ontario, qui avait aussi été panéliste à la discussion de la soirée précédente. Elle a décrit la dernière arrestation comme une tentative par l'État d '« étouffer l'organisation et menacer notre mouvement ». Toutefois, elle a déclaré qu'ils continueraient à se battre pour la justice économique et sociale face au programme d'austérité annoncé par les dirigeants du G20. Dans cette lutte, « nous mobilisons une force dix fois plus grande que tous ceux qu'ils arrêtent », a-t-elle dit. Elle a exigé que les accusations à caractère politique portées contre tous les accusés du G20 soient supprimées.

Judy Rebick, qui a également participé à la réunion du vendredi soir, a exprimé son indignation face à l 'arrestation de Hundert qui a participé à « une réunion pour discuter des questions qui sont sur toutes les lèvres ». Les campus, dit-elle, sont un lieu de discussion et « nul ne peut être arrêté pour avoir participé à une discussion ». Elle a déclaré son intention de mobiliser contre la nouvelle accusation.

Le 18 septembre, la cause contre Hundert a été remise au 21 septembre devant la cour municipale de l'Ouest Metro où toutes les causes des accusés du G20 sont entendues. Il a comparu à nouveau brièvement pour fixer une date dans les prochaines semaines pour une nouvelle audience sur le cautionnement, ce qui devrait durer trois jours.

Le 19 septembre, Hundert a publié une déclaration de la prison où il est détenu : « Le fait d'être jeté illégalement et malicieusement de nouveau en prison n'a en aucune manière amoindri ma détermination. En fait, cela ne fait que la renforcer et je suis résolu à poursuivre la lutte. J'espère que pendant que je suis en prison, autant de personnes que possible continueront à bâtir le mouvement et à renforcer les liens à travers les luttes et continueront de faire reculer le système et ses normes de domination. »

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