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Au Conseil municipal de Hamilton
Ne touchez pas à nos pensions !
Les pensions et les salaires doivent être indexés !
Le 15 septembre, le Conseil municipal de Hamilton
en Ontario a adopté à l'unanimité une motion
exigeant que l'aciérie US Steel revienne sur sa décision
d'arrêter l'indexation des pensions. La motion a reçu
l'appui de l'ensemble des 15 conseillers et du maire Fred
Eisenberger. Une centaine de travailleurs
actifs et à la retraite étaient présents.
Répondant à l'appel de la section locale 1005 du
syndicat des Métallos, qui représente les travailleurs de
US Steel à Hamilton, ils se sont rassemblés devant
l'hôtel de ville avant l'assemblée pour entrer tous
ensemble, portant tous le même chandail sur lequel on
lisait :
« À qui l'économie ? À nous !
Qui décide ? Nous décidons ! »
Plusieurs conseillers les ont salués lors de leurs interventions.
La motion, présentée par le conseiller Sam
Merulla et secondée par Chad Collins, se lit comme suit :
« Attendu que la décision de US Steel
sur l'indexation touche les familles des pensionnés ;
attendu que l'impact se fait ressentir dans toute la ville ; et
attendu que le Conseil municipal de Hamilton désire faire savoir
à US Steel qu'il doit respecter ses engagements pris envers la
population de
Hamilton, il est résolu que le Conseil municipal de Hamilton
fasse part de ses inquiétudes à US Steel et demande un
renversement de sa décision de ne pas payer d'indexation aux
8 300 familles de pensionnés. »
En déposant la motion, le conseiller a
expliqué que bien que l'objet de la motion dépasse la
juridiction du conseil municipal, la ville de Hamilton subit les
conséquences du ralentissement économique depuis trois
ans. Si en apparence il semble que ce soit une affaire qui concerne
strictement US Steel et ses employés,
dit-il, ce n'est pas une affaire privée. « Les gens
qui vivent dans des tours d'ivoire à Pittsburgh devraient savoir
qu'il y a 10 000 familles qui sont touchées par cette
non-indexation des pensions... Nous devons envoyer un message à
la tour d'ivoire : ‘Au diable votre avidité et pensez
à nos besoins.' »
D'autres conseillers sont intervenus. Terry Whitehead a
décrit la situation difficile dans laquelle se retrouvent les
pensionnés face à l'augmentation du coût de la vie.
« Leur problème est notre
problème », a-t-il dit, ajoutant que les
gouvernements provincial et fédéral doivent prendre
position :
« Le gouvernement fédéral doit comprendre et
tous les députés doivent prendre position. »
Le conseiller Scott Duvall, lui-même un ancien
travailleur de Stelco et président de la section locale
5328 du syndicat des Métallos, a noté :
« Il est scandaleux que la compagnie attaque les plus
vulnérables. Il y a un grief qui a été
déposé à ce sujet et la vraie bataille se
mène à la table de négociations,
pas en attaquant ceux qui ont aidé à bâtir cette
compagnie. »
Marie Pearson a noté qu'il était bon de
voir la salle du conseil remplie de métallos « qui
ont versé le sang, la sueur et les larmes pour bâtir cette
compagnie... Nous devons envoyer un message clair : cela ne peut
pas être toléré. »
Le gouvernement fédéral a raison de
poursuivre US Steel en cour, a dit Brad Clark, et il a dit
espérer que la motion soit envoyée à tous les
députés. Le maire Eisenberger a dit qu'elle serait
envoyée aux gouvernements fédéral et provincial.
« Les travailleurs ont créé des
millions de dollars de profits et maintenant cet argent quitte le
pays », a dit le conseiller Bob Bratina. « Nous
allons devoir créer un comité pour essayer de
créer une aciérie souveraine qui répond aux
besoins du Canada en acier... En ce moment il retire la richesse
du pays ; en ce moment ils attaquent les métallos qui ont
bâti la compagnie. Nous devons prendre des mesures pour
protéger ces pensionnés. »
L'indexation des pensions est prévue à la
convention collective du syndicat, qui se terminait le 31 juillet
dernier. Selon les lois du travail de l'Ontario, lorsque l'indexation
des pensions fait partie de la convention, elle doit rester en vigueur
jusqu'à ce qu'une nouvelle convention soit approuvée par
les deux
parties ou jusqu'à la rupture officielle des négociations.
Dans un communiqué du 10 septembre, le syndicat
nous informait qu'« une des choses que US Steel demande du
syndicat durant les négociations en cours est qu'il veut que le
syndicat accepte que les pensions de 8 300 retraités ne
soient plus indexées. Avec l'indexation, un pensionné qui
recevait
1 000 $ par mois en 1991, quand l'indexation a
commencé, reçoit maintenant 1 366 $ par mois.
Abolir l'indexation causera des difficultés financières
pour les pensionnés, surtout avec les mauvaises surprises
quasi-quotidiennes qui leur arrivent, comme la Taxe de vente
harmonisée, la hausse
des tarifs d'électricité, etc. Au lieu d'aborder le
problème comme il se doit, US Steel a décidé
unilatéralement d'arrêter l'indexation des pensions
à compter du 1er août 2010, quand la convention arrive
à échéance. »

9e Congrès du SCEP:
Troisième journée
Manifestation à la défense des pensions
et contre le droit de monopole

Sous le thème : « Ne touchez pas
à nos pensions », la lutte des travailleurs pour des
pensions qui leur permettent d'avoir une retraite dans la
dignité était au centre de l'attention le
21 septembre,
à la troisième journée du Congrès du
Syndicat canadien des communications, de l'énergie et
du papier (SCEP).
Parmi les événements de la journée,
il y avait un rassemblement et une marche pour la
sécurité des pensions dans le centre-ville de Toronto,
où se tient le Congrès. Avant le rassemblement, les
participants ont entendu le président du Congrès du
travail du Canada, Ken Georgetti, leur dire que « la crise
des
pensions est énorme. Un tiers des Canadiens n'ont pas d'argent
de retraite personnel du tout. Seulement 38 % ont un plan de
retraite relié à leur travail. Beaucoup trop de ces plans
de retraite ne sont plus des régimes à prestations
déterminées. » Le CTC et ses affiliés
font campagne pour doubler les prestations
du RPC/ RRQ grâce à une hausse de la contribution des
employés et employeurs au cours des sept prochaines
années, a dit le président de la centrale canadienne, et
pour augmenter de 15 % le Supplément de revenu garanti pour
qu'aucun retraité ne se retrouve dans la pauvreté.
Ensuite tous les délégués, quelque
1 200 personnes, sont descendus dans les rues du district
financier de Toronto avec leurs drapeaux « Force,
Solidarité ». Ils se sont arrêtés devant
plusieurs symboles de la finance sur le parcours pour dire qu'il ne
faut pas compter sur ceux qui sont responsables
de la crise financière pour garantir la sécurité
des pensions. Devant les bureaux de Brookfield Asset Management, qui
contrôle Papiers Fraser, ils ont dénoncé le vol des
pensions des retraités par ce monopole du papier au
Nouveau-Brunswick, au Québec et en Ontario. La papeterie a
utilisé la ruse consistant à se ranger
sous la protection de la loi sur les faillites pour se libérer
de
ses obligations envers les régimes de retraite.
Le président du SCEP, Dave Coles, a
rappelé que lorsque le SCEP a demandé au gouvernement
Harper de changer les règles qui permettent aux monopoles de se
soustraire à leurs obligations, il s'est heurté à
l'indifférence totale du gouvernement envers le sort des
travailleurs. Les retraités de Papiers Fraser, dont
plusieurs ont travaillé pour cette compagnie toute leur vie, et
dont plusieurs sont octogénaires, ont vu leurs pensions fondre
de
40 % à cause de cette manoeuvre. Les travailleurs ont
répondu : « Honte à ces entreprises et
leur avidité ! » et ont dénoncé le
gouvernement Harper pour sa
complicité. D'autres ont fait remarquer que Fraser et Brookfield
ne sont que deux des nombreuses entreprises à qui le
gouvernement et la loi permettent d'abandonner leurs obligations envers
les pensions.
Le reste de la journée a aussi été
consacrée à la lutte pour les pensions. Il y a eu un
atelier sur le sujet en salle ainsi qu'en ligne, ce qui a permis aux
membres partout au Canada de suivre les travaux et de soumettre des
commentaires et des questions. Un panel a traité de la campagne
pour doubler les prestations
du RPC/RRQ. Il y aura du lobbying pour presser les élus à
tous les niveaux de gouvernement à faire quelque chose pour
améliorer la situation des retraités. Les
délégués ont discuté de la
nécessité de tisser les liens avec tous les groupes de
travailleurs et de retraités au Canada qui luttent pour une
pension adéquate
pour tous les Canadiens.
Les travailleurs ont également
dénoncé le fait que lorsque les entreprises se rangent
sous la protection de la loi sur les faillites, l'argent des pensions
n'est pas protégé. Ils ont demandé des
modifications à la Loi sur la faillite et la
solvabilité et à la Loi sur les arrangements
avec les créanciers
des compagnies. Ils ont également rejeté le
remplacement des régimes à prestations
déterminées par des régimes à contributions
déterminées, disant que ces derniers ne sont rien
d'autres que des régimes enregistrés
d'épargne-retraite.
En plus de participer à la campagne du CTC pour
améliorer le RPC/RRQ, le SCEP poursuit les revendications
suivantes :
- que la Loi sur la faillite et la
solvabilité et la Loi sur les arrangements avec les
créanciers des entreprises soient modifiées de sorte
que les travailleurs soient les premiers créanciers garantis;
- qu'un Fonds national de pension et d'investissement
soit créé pour y transférer les régimes
orphelins, un fonds qui serait de propriété publique et
administré par le gouvernement fédéral.
Le monopole forestier Papiers Fraser, qui est
contrôlé par Brookfield Asset Management, s'est
rangé sous la protection de la loi sur les faillites en juin de
l'année dernière et a entrepris une restructuration. Dans
le cours des choses, les employés au Nouveau-Brunswick, au
Québec et en Ontario ont perdu jusqu'à
40 % de la valeur de leurs pensions. En janvier le
président du SCEP déclarait : « Il est
évident que la restructuration de Papiers Fraser est en fin de
compte une manoeuvre par laquelle Brookfield Asset Management, qui est
l'actionnaire contrôlant, achète lui-même une partie
de son entreprise mais sans les
obligations de pensions. Il veut recommencer sans obligation envers les
pensions de employés et des retraités et sans les
indemnités de départ et autres obligations. »

Brutalité policière durant
et après le G20
Recours collectifs contre
la terreur et la violence d'État
- Phillip Fernandez -
Le 5 août, Sherry Good, une employée
de bureau qui vit dans le centre-ville de Toronto, a
déposé un recours collectif devant la Cour
supérieure de justice de l'Ontario contre la Commission des
services de police de Toronto et contre le Procureur
général du Canada. Ce dernier était responsable de
la GRC,
qui dirigeait l'Unité de sécurité
intégrée (USI) chargée de toutes les questions de
sécurité pendant le sommet du G20 à Toronto en
juin dernier. L'USI coordonnait les services de police de Toronto, les
services de police régionaux de Peel et la Police provinciale de
l'Ontario (OPP) ainsi que des corps policiers venant
d'autres juridictions, le SCRS et l'armée canadienne, et
travaillait en « partenariat » avec NORAD.
Le recours est pour des dommages de
45 millions $ et vise à « préserver
et affirmer les droits civils fondamentaux de plus de 800 citoyens,
résidents et visiteurs canadiens qui, dans le contexte de la
rencontre au sommet du G20 à Toronto les 26 et 27 juin
2010, ont publiquement
et en toute légalité manifesté pour exprimer leurs
inquiétudes sur des sujets d'intérêt public, ou qui
observaient ou couvraient ces manifestations, ou qui étaient sur
les lieux par hasard, et qui ont été
arrêtés, emprisonnés et/ou détenus par la
police sans raison valable ». Le recours collectif de Sherry
Good est
disponible en ligne à www.g20classaction.ca.
Le 2 septembre, un autre recours collectif pour
115 millions $ en dommages a été
déposé par les activistes Miranda McQuade et Mike Barber
à la Cour supérieure de l'Ontario pour le compte de
1 150 personnes, notamment des commerçants dont la
propriété a été endommagée durant
le G20.
Puis le 8 septembre, l'environnementaliste Natalie
Gray, 20 ans, a intenté une poursuite civile contre la
Commission des services de police de Toronto et les officiers
responsables de plus de 1 million $ en dommages. Madame Gray
a été atteinte par des balles de caoutchouc le
27 juin
et a été blessée au coude gauche et au sternum.
Son communiqué de presse se lit comme suit: « Natalie
a
été arrêtée et, sans fondement juridique, a
été accusée de faire obstruction à un
officier de la paix. Elle a été placée dans une
voiture de patrouille qui a circulé dans les environs pendant 30
minutes avant de
l'amener à l'hôpital pour y recevoir les soins
nécessaires. Elle a ensuite été amenée au
centre de détention sur Eastern Avenue où elle a fait
l'objet des railleries des policiers, s'est vue refuser
l'accès à ses médicaments pour l'asthme ; a
subi une fouille à nu ; s'est vue refuser l'accès
à un avocat malgré
ses demandes répétées. Natalie a été
détenue pendant environ 30 heures avant d'être
libérée sous caution. Le 23 août 2010, la
Couronne a retiré toutes les accusations qui pesaient contre
elle.

Natalie Gray
atteinte par des balles de caoutchouc et violemment
arrêtée le 27 juin durant une manifestation de
solidarité
avec les personnes détenues du G20.
|
« En réponse au traitement brutal
qu'elle a reçu de la Police de Toronto les 27 et
28 juin, Natalie a entamé une poursuite civile contre la
Commission des services de police de Toronto et certains officiers pour
1 million $ en dommages. Elle intente des poursuites pour
voie de fait
et batterie, arrestation et détention sans fondement
légal ; poursuite malveillante et violation de plusieurs de
ses droits constitutionnels reconnus par la Charte des droits et
libertés. »
Ces initiatives sur le plan légal pour
défendre les droits et la dignité de tous ceux et celles
qui ont manifesté contre le G20 à Toronto sont d'autant
plus importantes à la lumière de la campagne de peur
à laquelle a été assujettie l'ensemble de la
société dans le cadre de la violence et de l'intimidation
policières
organisées par l'État contre les manifestants, des
personnes des médias et des passants innocents lors de ces
événements. Dans un article du Law Times du
7 septembre, on lit que près de la moitié des 300
personnes qui ont déposé une plainte contre la police
suite aux protestations du G20 auprès
de l'Association canadienne des libertés civiles
hésitaient à aller plus loin par crainte d'intimidation
par la police. Les tactiques de peur et d'intimidation sont
inacceptables et le signe d'un État policier. Tous sont
appelés à soutenir les poursuites et autres actions
entreprises par des citoyens et résidents du Canada pour
exiger des comptes de l'État et de ses corps policiers.
Justice pour les victimes de la violence
et de la brutalité policières lors du G20 !
Notre sécurité est dans la lutte pour les droits de
tous !

La police arrête de nouveau un détenu du
G20 dans une tentative de supprimer la voix de la dissidence
L'accusé du G20 Alex Hundert a été
arrêté par sept agents de police juste en dehors de la
maison de son père à 22 h 30 le vendredi
17 septembre 2010, après avoir pris la parole lors d'un
débat à l'Université Ryerson, à Toronto,
sous le thème « Le renforcement de notre
résolution : bâtir
un mouvement et la résistance à l'ordre du jour du
G20 ». La police allègue que sa participation en tant
que conférencier à l'événement le met en
violation des conditions de sa liberté sous caution, notamment
celle à l'effet de ne pas participer à quelconque
« manifestation » publique. Il avait
été
libéré sous caution après avoir été
arrêté dans un raid préventif dans un domicile
durant la matinée du 26 juin, avant que les manifestations
principales débutent. Il est accusé de conspiration et de
porter conseil en rapport avec les actions de protestation du G20. Il a
passé 24 jours en prison avant d'être
remis en liberté sous caution.
Le 28 juillet, la police avait mis en garde Hundert
que les entrevues aux médias qu'il a accordées à
la radio de CBC, au Toronto Sun, au Vancouver Media Co-op et
à Rabble contreviennent aux conditions de sa remise en
liberté sous caution, qui lui interdisent la participation
à toute
« manifestation » et les policiers avaient
menacé de l'arrêter à nouveau. Hundert et ses
partisans ont répondu en tenant une conférence de presse
le lendemain pour braver l'interdiction aux médias et ont
dénoncé le harcèlement.

Le 18 septembre à Toronto: Conférence de presse sur la
ré-
arrestation de l'activiste Alex Hundert (Lex
Gill/MediaCoop.ca)
|
Le procureur de la Couronne responsable de l'affaire a
tenté récemment de faire renverser la décision sur
le cautionnement de Hundert et de le forcer à retourner en
prison. Lundi le 13 septembre, la Couronne a
présenté une demande de révision du cautionnement
à la Cour supérieure de l'Ontario afin de
mettre fin à la libération de Hundert et sa partenaire
Leah Henderson selon l'argument que « la détention
est nécessaire pour maintenir la confiance dans l'administration
de la justice », un argument qui avait déjà
été rejeté par le juge qui à l'origine leur
a accordé la liberté sous caution. Lors de la
révision
du cautionnement devant la Cour supérieure, le juge Todd
Ducharme a rejeté la demande du ministère public et
confirmé la décision sur le cautionnement.
Lorsque les nouvelles de la dernière arrestation
ont commencé à se répandre, une manifestation de
plus de 60 personnes a été organisée à
court avis sur les marches du palais de justice où Hundert
devait faire sa première apparition en cour durant la
matinée de samedi 18 septembre. L'avocat de Hundert,
John Norris, a déclaré devant ceux rassemblés que
l'interprétation de la liberté sous caution par la police
est « manifestement déraisonnable » et a
promis qu'il va faire tout en son pouvoir pour que le tribunal rejette
l'accusation.
Rachel Avery, une collègue activiste de
Kitchener-Waterloo, a expliqué devant ceux rassemblés que
Hundert a été ciblé en raison de son rôle en
tant qu'organisateur pour les droits des peuples autochtones et des
travailleurs migrants ainsi que ses activités contre la guerre
et la pauvreté. Elle a demandé la libération
de Hundert et des cinq autres qui sont toujours détenus en
raison de leur opposition aux politiques du G20, y compris un jeune
autochtone, Ryan Rainville, qui n'a toujours pas été
capable de payer sa caution parce que ses endosseurs sont trop jeunes
ou trop pauvres pour être acceptés. Jen Meunier, une
militante
autochtone, décrit Hundert comme un ami qui avait fait beaucoup
de travail pour aider sa communauté. Elle a promis que sa
communauté ne se laissera pas écraser par l'État,
tout comme elle était sûre que Hundert et tous les
partisans présents ne se laisseront pas écraser non plus.
Leurs propos ont été repris par Liisa
Schofield de la Coalition contre la pauvreté de l'Ontario, qui
avait aussi été panéliste à la discussion
de la soirée précédente. Elle a décrit la
dernière arrestation comme une tentative par l'État d
'« étouffer l'organisation et menacer notre
mouvement ». Toutefois,
elle a déclaré qu'ils continueraient à se battre
pour la justice économique et sociale face au programme
d'austérité annoncé par les dirigeants du G20.
Dans cette lutte, « nous mobilisons une force dix fois plus
grande que tous ceux qu'ils arrêtent », a-t-elle dit.
Elle a exigé que les accusations à caractère
politique portées contre tous les accusés du G20 soient
supprimées.
Judy Rebick, qui a également participé
à la réunion du vendredi soir, a exprimé son
indignation face à l 'arrestation de Hundert qui a
participé à « une réunion pour discuter
des questions qui sont sur toutes les lèvres ». Les
campus, dit-elle, sont un lieu de discussion et « nul ne
peut être arrêté
pour avoir participé à une discussion ». Elle
a déclaré son intention de mobiliser contre la nouvelle
accusation.
Le 18 septembre, la cause contre Hundert a
été remise au 21 septembre devant la cour municipale
de l'Ouest Metro où toutes les causes des accusés du G20
sont entendues. Il a comparu à nouveau brièvement pour
fixer une date dans les prochaines semaines pour une nouvelle audience
sur le cautionnement,
ce qui devrait durer trois jours.
Le 19 septembre, Hundert a publié une
déclaration de la prison où il est détenu :
« Le fait d'être jeté illégalement et
malicieusement de nouveau en prison n'a en aucune manière
amoindri ma détermination. En fait, cela ne fait que la
renforcer et je suis résolu à poursuivre la lutte.
J'espère que
pendant que je suis en prison, autant de personnes que possible
continueront à bâtir le mouvement et à renforcer
les liens à travers les luttes et continueront de faire reculer
le système et ses normes de domination. »

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