Le Marxiste-Léniniste

Numéro 146 - 22 septembre 2010

65e session de l'Assemblée générale de l'ONU

La majorité des Canadiens sont contre la campagne du Canada pour un siège au Conseil de sécurité


65e session de l'Assemblée générale de l'ONU
La majorité des Canadiens sont contre la campagne du Canada pour un siège au Conseil de sécurité

9e Congrès du SCEP: Deuxième journée
Vigoureuse opposition à la braderie nationale - Pierre Chénier

À qui les ressources ? À nous !
La protection de nos ressources naturelles - Résolution du Conseil conjoint des TCA
Les travailleurs s'opposent à la vente des barrages d'Hydro par AbitiBowater
Les travailleurs exigent la fin les exportations des billots de bois brut

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65e session de l'Assemblée générale de l'ONU

La majorité des Canadiens sont contre la campagne du Canada pour un siège au Conseil de sécurité

Plus de 60 % des répondants à un sondage informel par les médias sont contre l'effort du Canada pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Hier matin, le premier ministre Stephen Harper s'est adressé au Sommet de l'ONU sur les objectifs du millénaire à New York et il s'adressera à l'Assemblée générale jeudi le 23 septembre pour la première fois en quatre ans. Son voyage à New York fait partie d'une campagne pour gagner un des dix sièges non permanents au Conseil de sécurité, la plus puissante instance décisionnelle de l'ONU. L'élection au Conseil de sécurité a lieu le 12 octobre prochain, durant la 65e session de l'Assemblée générale au siège social des Nations unies à New York.

Il y a dix sièges non permanents au Conseil de sécurité, avec un mandat de deux ans débutant le 1er janvier 2011. Pour être membre non permanent, le Canada doit être choisi par les pays membres du regroupement régional auquel il appartient et sa candidature doit être approuvée par les 192 pays membres de l'Assemblée générale. C'est pourquoi il doit « faire campagne ». Ses deux principaux rivaux sont l'Allemagne et le Portugal.

Le Canada ne mérite pas ce siège parce qu'il participe à faire la guerre plutôt que la paix et parce qu'il vient de dépenser 1,3 milliards $ en mesures de « sécurité » contre les protestations au sommet du G8/G20, une opération de criminalisation de la dissidence qui se poursuit encore devant les tribunaux. Il participe à une guerre d'agression en Afghanistan et avant cela il a coparrainé un coup d'État contre le président élu d'Haïti. Bref, sa conception de la sécurité n'est pas partagée par la majorité des Canadiens ou les peuples du monde.

Le Conseil de sécurité compte au total 15 membres, mais le pouvoir réel est détenu par les cinq membres permanents (États-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine et France), qui ont droit de veto sur toute décision. Aujourd'hui le Conseil de sécurité est soumis aux pressions et abus des États-Unis qui veulent justifier une attaque contre l'Iran, leur activité hostile envers la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et leurs visées générales dans le monde. Ils voudraient que le Canada soit présent au Conseil de sécurité pour les aider à donner de la légitimité à leur quête de domination mondiale, pas pour garantir la paix dans le monde.

Stephen Harper mène cette campagne depuis longtemps. Il s'est rendu en Inde et en Chine pour la première fois l'automne dernier et son ministre d'État aux Affaires étrangères Peter Kent, qui a soutenu le coup d'État contre le président Zelaya au Honduras, fait campagne en Amérique latine et dans les Caraïbes. Plusieurs autres ministres participent à la campagne de promotion, comme le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon et l'ambassadeur à l'ONU John McNee. En préparation pour l'élection, M. Cannon passera la semaine à New York à s'entretenir avec ses homologues étrangers et à se livrer à des tractations de coulisses.

Harper prétend que le Canada s'est fait une bonne réputation à aider au développement dans le monde, ce qui est faux. L'aide au développement du Canada ne dépassera pas 0,33 % du Produit national brut (PNB) durant la prochaine année budgétaire, ce qui est bien en dessous de l'objectif de 0,7 % qu'il dit viser depuis des années. Et il a également l'intention de geler l'aide étrangère au cours des cinq prochaines années. D'ailleurs, son aide étrangère n'est pas sans ficelles. Par exemple, la majeure partie de l'aide à l'Afghanistan, le plus grand receveur d'aide des trois dernières années, est davantage orientée sur des objectifs militaires que sur le développement humain. Le Canada réduit également son aide à plusieurs des pays les plus pauvres alors qu'il l'augmente pour certains pays beaucoup moins pauvres, comme la Colombie, parce qu'il l'utilise pour avancer ses visées politiques et économiques en Amérique latine.

Les représentants canadiens ne savent pas combien de votes ils obtiendront de l'Afrique, qui compte 54 pays membres et qui, en tant que bloc, a un poids décisif, alors ils mettent beaucoup d'efforts à gagner les Africains. Harper a devancé de 12 mois l'objectif de doubler l'aide à l'Afrique en cinq ans. Il a participé à une rencontre de l'Union africaine en Éthiopie l'hiver dernier pour faire la promotion du programme du G8 pour la santé des mères et des enfants, dont il est l'initiateur et qui est censé réduire la mortalité chez les mères et les enfants, principalement en Afrique subsaharienne. Il a de nouveau abordé ce sujet à la session sur les objectifs du millénaire mardi. Harper veut imposer ses valeurs aux peuples d'Afrique en excluant le financement à tout groupe qui soutient la planification familiale, exposant à nouveau son penchant évangélique dominioniste. Cette décision a pour effet concret d'éliminer l'aide à des milliers de femmes et enfants désavantagés, ceux-là mêmes qu'il prétend vouloir aider.

Le choix du Sommet des objectifs du millénaire pour faire son discours de campagne n'est pas surprenant. Les grands objectifs du millénaire pour le développement établis en 2005, à réaliser avant 2015, comprennent la réduction de la pauvreté de moitié, l'arrêt de la propagation du VIH et l'éducation primaire universelle. Mais selon le nouveau rapport de l'ONU, Le Partenariat mondial pour le développement à la croisée des chemins, nous sommes très loin de la réalisation de ces objectifs à cinq ans de l'échéance. La raison en est que le sommet est en pratique contrôlé par les puissances impérialistes qui rejettent toute proposition contraire à leurs intérêts. Selon Rodolfo Benitez, représentant de Cuba à l'ONU, les pays développés ont refusé d'inclure dans la dernière déclaration du millénaire toute mention du besoin d'accorder des ressources additionnelles au monde en développement pour progresser dans la réalisation des huit objectifs.

Un des buts que visait Stephen Harper avec la grande démonstration de militarisation de la ville de Toronto durant le sommet du G8/20 était de gagner l'appui des leaders de ce regroupement aux ambitions du Canada au Conseil de sécurité. Les cinq membres permanents du Conseil sont également membres du G20 et quatre des cinq (tous sauf la Chine) sont membres du G8. Harper voulait impressionner les puissances impérialistes, surtout les États-Unis, avec sa capacité de fasciser et de militariser la société canadienne et de supprimer les droits des citoyens. Il aurait apparemment gagné la Russie à sa cause, s'il faut se fier à l'ambassadeur adjoint de la Russie au Canada, Sergey Petrov, qui dit : « Nous pensons que le Canada mérite le prochain siège au Conseil de sécurité. » Mais rien n'est encore certain.

La campagne de Stephen Harper pour un siège au Conseil de sécurité nécessite des tractations de coulisses parce que l'image du Canada dans le monde s'est rapidement détériorée sous sa gouverne et parce que ses politiques anti-peuple lui méritent de plus en plus l'opposition des peuples du monde. Il y a l'exemple des méthodes de gestapo utilisées contre les manifestants au sommet du G8/20 et beaucoup d'autres : la participation à la guerre impérialiste en Afghanistan, l'appui inconditionnel au terrorisme d'État d'Israël, le programme annexionniste en Haïti sous prétexte d'aide humanitaire, la complicité avec l'activité criminelle des sociétés minières canadiennes dans des pays comme le Mexique, le Salvador, le Guatemala, la Colombie et le Chili et dans l'ensemble du continent africain, la participation aux intrigues impérialistes contre la RPDC, l'appui aux sanctions des États-Unis contre l'Iran, les mensonges au sujet de terroristes pour justifier une hystérie publique et la grande opération de sécurité contre les réfugiés tamouls, le refus de rapatrier Omar Khadr et l'abandon de toute prétention à jouer un rôle de maintien de la paix dans le monde.

Stephen Harper a déjà prouvé qu'il est fidèle aux visées impérialistes des États-Unis et le sommet du G8/20 lui a donné l'occasion de le démontrer encore une fois. Il veut maintenant accroître ce prétendu prestige international avec un siège au Conseil de sécurité des Nations unies. Tous doivent s'y opposer, non seulement à cause du caractère antidémocratique et anti-peuple du Conseil de sécurité, mais aussi parce que le Canada ne sera pas une voix à la défense des intérêts des peuples du monde.

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9e Congrès du Syndicat des communications,
de l'énergie et du papier: deuxième journée

Vigoureuse opposition à la braderie nationale


Des membres du SCEP se prononçant sur les résolutions lors de la deuxièeme journée du congrès le 20 septembre 2010. (SCEP)

Le 20 septembre était la deuxième journée du Congrès du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP). Plusieurs résolutions portant sur les préoccupations des travailleurs concernant la destruction des industries canadiennes et comment intervenir et défendre le bien-être des travailleurs ont été débattues et adoptées.

Après plusieurs interventions d'aplomb, les délégués ont adopté à l'unanimité une résolution à l'effet que le SCEP conteste par tous les moyens juridiques et politiques le plan des conservateurs et libéraux de vendre la propriété canadienne et de réduire les règles du contrôle dans l'industrie des télécommunications. La résolution appelle aussi les membres à voir à la défaite électorale de tout député qui vote en faveur de la réduction de la propriété canadienne dans les télécommunications, la radiodiffusion, les journaux et les industries culturelles.

Il y a eu beaucoup d'interventions sur cette résolution. Un travailleur des télécommunications de la Saskatchewan a dit que si les entreprises américaines s'emparent du secteur des télécommunications, elles vont accorder la priorité de l'investissement aux États-Unis, pas au Canada. « Nous devons avoir nos priorités canadiennes. Si notre société d'État SaskTel est acquise par des intérêts étrangers, vont-ils continuer de desservir nos régions rurales ? Ou vont-ils uniquement desservir les secteurs les plus profitables ? » Il a ajouté : « Si nos industries des télécommunications et de la diffusion vont aux entreprises américaines, cela va saper notre culture et notre identité, et notre vie privée, et elles peuvent même déclarer que certains programmes canadiens vont à l'encontre de leur sécurité nationale. Les répercussions sont nombreuses. »

Une résolution sur le projet de pipeline Keystone, soumise par l'exécutif national, a également été le sujet de nombreuses interventions de la salle.

Un travailleur de Shell de Montréal a fait remarquer qu'il y a trente nouvelles demandes de construction de pipelines au Canada pour expédier le pétrole brut aux États-Unis tandis que la raffinerie Shell à Montréal ferme ses portes. « Cela veut dire que les Canadiens vont devoir importer leur carburant. Je ne vois pas pourquoi nous serions si pressés d'épuiser nos ressources pour servir la consommation frénétique des Américains au lieu de gérer nos ressources de façon responsable et respectueuse de l'environnement et de servir les besoins énergétiques du Canada et de créer des emplois pour les Canadiens. Ce sont nos ressources, elles nous appartiennent. Elles doivent rester ici et nous devons avoir le contrôle. »

Un travailleur des sables bitumineux de Fort McMurray en Alberta a dit : « Nous voulons la durabilité. C'est la course folle en ce moment. N'importe qui peut venir jouer dans notre cour et personne ne l'embête. Nous avons eu un ralentissement à cause de la crise économique. Nous devrions voir cela comme une occasion attendue pour enfin mettre au point un plan pour l'utilisation du bitume et faire bouger les choses au Canada au lieu de bâtir l'infrastructure pour que la folie reprenne quand les prix vont monter à nouveau. Nous devons mettre en place des contrôles pour assurer la survie de cette industrie au lieu de transporter le bitume aux États-Unis sans le raffiner. »

Toutes les résolutions du premier rapport du Comité des résolutions générales ont été adoptées, dont plusieurs sur la crise économique et la situation dans l'industrie forestière.

Le congrès a aussi débattu des pensions, du besoin d'aider les membres à défendre leurs pensions. Il y a eu une marche dans le centre-ville de Toronto avant la session sur les pensions. (Nous aurons un rapport avec photos demain.)

Voici quelques-unes des résolutions adoptées :

« Travailleurs et travailleuses canadiens » – soumise par la section local 232

ATTENDU QUE le gouvernement fédéral a échoué à agir selon les meilleurs intérêts du Canada lorsqu'il a permis la vente des sociétés Inco, Falconbridge, Stelco et Nortel ; et

ATTENDU que le gouvernement fédéral n'a jamais été transparent au sujet des conditions d'approbation de ces prises de contrôle, ni tenu ces entreprises responsables de briser ces conditions ; et

ATTENDU que le gouvernement fédéral n'a jamais défini ce qu'un « bénéfice net » au Canada signifie en vertu de la Loi sur Investissement Canada ;

IL EST RÉSOLU QUE le SCEP demande au gouvernement fédéral d'agir immédiatement pour protéger les intérêts des travailleuses et des travailleurs canadiens et de leurs communautés en améliorant son examen des prises de contrôle par des intérêts étrangers qui impliquent des entreprises canadiennes du secteur des ressources, du secteur manufacturier, des technologies de pointe et des télécommunications et en renforçant la Loi sur Investissement Canada en :

a) diminuant le seuil pour un examen public,

b) s'assurant que des audiences publiques aient lieu dans les communautés concernées, et

c) en exigeant une publication du motif des décisions et des conditions à respecter par les propriétaires étrangers.

« Pipeline Keystone XL » – soumise par le Conseil exécutif national du SCEP

ATTENDU QUE le projet de construction du pipeline Keystone XL prévoit l'exportation de 900 000 barils de pétrole par jour vers la côte du golfe du Mexique, au Texas, dont l'essentiel consiste en bitume brut des sables bitumineux de l'Alberta ; et

ATTENDU QUE cela signifie que des dizaines de milliers d'emplois dans le secteur canadien de la transformation et du raffinage du pétrole ne seront pas créés ; et

ATTENDU QUE le projet XL va générer une surcapacité considérable pour les exportations qui dépassera toute la nouvelle production excédentaire des sables bitumineux du Canada ; et

ATTENDU QUE le projet XL et d'autres pipelines d'exportation de bitume entraînent un rythme de développement non durable et irresponsable des sables bitumineux, rendant impossibles la durabilité de l'environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; et

ATTENDU QUE l'Office national de l'énergie (ONÉ) a abandonné sa responsabilité et son mandat de protéger l'intérêt public canadien ;

IL EST RÉSOLU QUE le SCEP sollicite les syndicats, les organisations communautaires et les organisations environnementales à se joindre à lui pour contester la folie des exportations sans restrictions de bitume ; et

IL EST DE PLUS RÉSOLU QUE le Conseil exécutif national du SCEP entame des recours juridiques et politiques contre le manquement de l'Office national de l'énergie (ONÉ) à son mandat de protéger les intérêts canadiens.

« Propriété étrangère » – soumise par le Conseil exécutif national du SCEP

ATTENDU QUE la décision du gouvernement conservateur de Harper d'autoriser la compagnie étrangère Globalive à s'établir sur le marché canadien de la téléphonie sans fil a maintenant établi un précédent pour toutes les compagnies de télécommunications, de câblodistribution et de radiodiffusion de vendre aussi leurs intérêts majoritaires à des investisseurs étrangers ; et

ATTENDU QUE le gouvernement de Harper a proposé d'éliminer la propriété et le contrôle canadiens des télécommunications dans les négociations commerciales avec l'Union européenne (Accord économique et commercial global) ; et

ATTENDU QUE le gouvernement de Harper a signalé que la bataille décisive pour la défense de la propriété canadienne des industries de télécommunications, de radiodiffusion, des journaux et des industries culturelles est commencée ;

IL EST RÉSOLU QUE le SCEP prendra tous les recours légaux et politiques possibles contre le programme des conservateurs et des libéraux d'éliminer notre réglementation relative à la propriété et au contrôle canadien dans le secteur des télécommunications ; et

IL EST DE PLUS RÉSOLU QUE le SCEP réclame la défaite politique de tout député qui vote pour le démantèlement de la propriété canadienne dans les secteurs des télécommunications, de la radiodiffusion, des journaux et des industries culturelles.

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À qui les ressources ? À nous !

La protection de nos ressources naturelles

Le conseil des mines du Syndicat canadien de travailleurs de l'automobile (TCA) a mis de l'avant une résolution au Conseil conjoint des TCA, que les ressources naturelles du Canada sont nos ressources. La résolution a été adoptée. Le Conseil conjoint des TCA représente des travailleurs dans tous les grands secteurs de l'économie canadienne. La résolution se lit comme suit :

ATTENDU QUE le Canada a une abondance de ressources naturelles, y compris mais non limité à l'eau, le pétrole, le gaz naturel, les forêts, les gîtes minéraux, la capacité de production hydroélectrique et les pêches ;

ATTENDU QUE le Canada a renoncé à sa souveraineté sur la production et l'exportation de nos ressources en pétrole et en gaz naturel ;

ATTENDU QUE le Canada a permis la surexploitation de nos ressources halieutiques ; et

CONSIDÉRANT QUE plusieurs communautés à travers ce vaste pays subissent une pression énorme en raison des pertes d'emplois dans ces industries de ressources primaires ;

CONSIDÉRANT QUE nos gouvernements fédéral et provinciaux ont des responsabilités claires et ont le pouvoir de régler de manière substantielle et significative les questions qui touchent ces secteurs ;

CONSIDÉRANT QUE tous les accords commerciaux ne font que nuire à notre capacité de maintenir et d'exercer un certain contrôle sur ces ressources naturelles et que les avantages économiques qui résultent de l'immense richesse dont nous sommes les récipiendaires doivent être maintenus dans le domaine public ;

CONSIDÉRANT QU'il est largement reconnu que le développement et le soutien aux industries à valeur ajoutée basées sur notre immense richesse en ressources naturelles contribueraient à la relance de nos économies régionales, provinciales et nationales ;

CONSIDÉRANT QU'il est également reconnu que parler d'une seule voix unie dont la cause est juste, est plus puissant qu'une voix seule ;

IL EST RÉSOLU QUE le Conseil des TCA s'engage à faire tout son possible pour soutenir les efforts des différentes organisations à travers le Canada qui mettent l'accent sur la sensibilisation face au dilemme auxquels sont confrontés nos membres dans les secteurs des ressources diverses de l'économie que notre syndicat représente ;

IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le gouvernement veille à ce que l'extraction, la transformation et le raffinage de ces ressources naturelles offrent des possibilités d'emploi pour les Canadiens ;

IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE les entreprises qui veulent extraire, traiter et faire usage de nos ressources naturelles doivent apporter un avantage net aux Canadiens et à leurs communautés ;

IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le Conseil enverra la présente résolution à tous les organisations syndicales oeuvrant aux niveaux municipal, régional, provincial et fédéral afin de recommander leur plein appui ; et

IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le Conseil recommande à chaque section locale des TCA qu'elles appuient cette résolution car il est dans l'intérêt de ce pays de le faire et qu'elles transmettent une copie à leurs gouvernements provincial et fédéral exigeant de leur part une action immédiate.

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Iroquois Falls, Nord de l'Ontario

Les travailleurs s'opposent à la vente
des barrages d'Hydro par AbitiBowater

Le monopole forestier AbitibiBowater a envoyé un avis au gouvernement de l'Ontario cet été annonçant son intention de vendre trois stations génératrices d'hydroélectricité à Iroquois Falls (Ontario) et ses alentours, qui fournissent l'électricité à son usine de pâtes et papiers d'Iroquois Falls. La production de courant électrique est inextricablement liée à l'usine, et les travailleurs et la communauté s'opposent résolument à la vente. Le maire d'Iroquois Falls, Gilles Forget, a lancé l'appel au gouvernement de l'Ontario de bloquer la vente, et il a l'appui de tous les maires du Nord de l'Ontario. Le fait qu'AbitibiBowater doive adresser une requête au gouvernement de l'Ontario pour avoir la permission de vendre les barrages montre que les accords de bail pour l'hydroélectricité ne donnent pas le droit au monopole de vendre, mais que les ressources appartiennent aux résidents de l'Ontario.


Usine de pâtes et papiers d'Iroquois Falls
(Highway11.ca)

La ministre ontarienne des Ressources naturelles, Linda Jeffrey, a dit dans une lettre récente à l'officier financier en chef d'AbitibiBowater, William Harvey, que le gouvernement sait très bien que les arrangements historiques par lesquels AbitibiBowater a acquis les accords pour le bail pour l'hydroélectricité « existent pour fournir l'électricité pour la production locale de pâtes et papiers ». Ensuite elle abdique et manque à son devoir de défendre le droit public et concilie pleinement avec le droit de monopole, en disant que la décision de vendre ou non les installations hydroélectriques relève des « décisions d'affaires » d'AbitibiBowater.

Non ! Le potentiel hydroélectrique des cours d'eau du Nord de l'Ontario appartient aux gens de la région et quelles que soient les « décisions d'affaires » d'AbitibiBowater, les accords pour le bail des installations hydroélectriques sont liés à la production locale de pâtes et papiers et n'appartiennent pas à AbitibiBowater.

Le Marxiste-Léniniste s'est entretenu avec Ben Lefebvre, vice-président du Groupe sauvons la région du Nord de l'Ontario (STRONG), et président du comité de négociations de la section locale 599 des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) (site métallurgique de Xstrata à Timmins) à propos de la situation. Il a dit que depuis plus de cinq ans, le STRONG est actif dans des communautés à travers le Nord de l'Ontario et mobilise les gens pour qu'ils exigent du gouvernement provincial qu'il décrète des politiques sur les ressources qui servent l'intérêt public et le développement économique du Nord, et pour s'opposer à la destruction de l'économie par les monopoles.

Ben Lefebvre a souligné le besoin que tous s'unissent pour s'opposer à la destruction de l'économie par des monopoles comme AbitibiBowater et Xstrata. Le président de la section locale 599 des TCA Denis Couvrette et lui-même ont gagné l'appui de l'Association des maires du nord-est ontarien (NEOMA) pour s'opposer aux plans d'AbitibiBowater de vendre les installations hydroélectrique, suite à une présentation à la NEOMA faisant partie de leur mobilisation politique des communautés du Nord. Il a dit combien il était encourageant que les maires des communautés à travers le Nord de l'Ontario s'expriment d'une seule voix contre les plans d'AbitibiBowater. Il a reconnu le mérite du travail du STRONG et celui de la Coalition Save the Metsite, aidée par la section locale 599 des TCA, pour les développements positifs. Il a dit que l'usine d'Iroquois Falls n'est pas viable si les installations hydroélectriques sont vendues et qu'elle est forcée d'acheter de l'électricité à des taux commerciaux. Il y a actuellement 400 travailleurs à la production et dans l'administration employés à l'usine qui produit du papier journal et des papiers de construction de spécialité.

Les installations hydroélectriques n'appartiennent pas à AbitibiBowater pour qu'elle en fasse la vente. Ces ressources appartiennent à la société et aux gens du Nord de l'Ontario en particulier. Le gouvernement de l'Ontario a le devoir et la responsabilité de bloquer la vente.

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Nanaimo, Colombie-Britannique

Les travailleurs exigent la fin des exportations des billots de bois brut

Le jeudi 16 septembre, plusieurs centaines de travailleurs forestiers ont participé à un rassemblement militant à Nanaimo, sur l'île de Vancouver, pour dénoncer les exportations des billots de bois brut. L'action met en évidence la destruction continue de l'industrie forestière en Colombie-Britannique. L'exportation de bois brut, par opposition à la transformation et au développement de l'industrie secondaire du bois en Colombie-Britannique, est l'ordre du jour des monopoles forestiers, facilité par les gouvernements provincial et fédéral, ce dernier grâce à l'accord de 2006 sur le bois d'oeuvre.

L'exportation pratiquement illimitée des billots de bois brut a un énorme impact. La marche et le rassemblement du 16 septembre ont été organisés par la section locale 8, à Nanaimo, du syndicat des travailleurs de l'industrie des pâtes et papier du Canada (PPWC). Le PPWC, le syndicat des Métallos et le SCEP sont les syndicats qui représentent la majorité des travailleurs forestiers organisés dans la province, autant les bûcherons et que les ouvriers d'usine. Dans un communiqué de presse en date de janvier, le syndicat des Métallos signale que plus de 70 usines de transformation du bois en Colombie-Britannique ont été définitivement fermées entre 2000 et 2009, dont 33 dans la région côtière, ce qui comprend l'île de Vancouver.

Au rassemblement, les dirigeants du PPWC et les députés provinciaux de l'île de Vancouver, Doug Routley et Leonard Krog, ont convié le gouvernement provincial à cesser l'exportation des billots de bois brut. Les travailleurs d'autres syndicats et d'autres collectivités étaient aussi présents. Le Nanaimo Daily News cite un travailleur de l'usine de pâte de Catalyst Paper à Crofton : « C'est une véritable dichotomie pour nous, car au moment même où l'usine a du mal à trouver suffisamment de copeaux à bas prix pour nos opérations, nous voyons tout le temps des billots de bois brut chargés à bord de barges afin d'être emmenés loin d'ici... Quelque chose doit être fait si nous allons conserver des emplois ici et garder l'industrie forestière en vie dans cette province, et c'est pourquoi je suis venu ici pour prendre part à cette marche. »

Lorsque les arbres en Colombie-Britannique sont récoltés et transformés dans les scieries locales, cela produit aussi en tant que sous-produit des copeaux nécessaires pour approvisionner les usines de pâtes et papier de la région. Ainsi, la transition de la transformation sur place à l'exportation des billots de bois brut a non seulement conduit à la fermeture des scieries, mais elle a sérieusement affecté les usines de pâtes et papier. Catalyst Paper a quatre usines dans la région côtière, à Powell River en Colombie-Britannique sur le continent, et à Campbell River, Port Alberni et Crofton sur l'île de Vancouver. Les usines à Powell River, Crofton et Port Alberni ont considérablement réduit la production et ont mis à pied des milliers de travailleurs et plus tôt cette année, l'usine de la Elk Falls à Campbell River a fermé ses portes définitivement.

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