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65e session de l'Assemblée
générale de l'ONU
La majorité des Canadiens sont contre la
campagne du Canada pour un siège au Conseil de
sécurité
Plus de 60 % des répondants à un
sondage informel par les médias sont contre l'effort du Canada
pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de
l'ONU. Hier matin, le premier ministre Stephen Harper s'est
adressé au Sommet de l'ONU sur les objectifs du
millénaire à New York et il s'adressera à
l'Assemblée
générale jeudi le 23 septembre pour la
première fois en quatre ans. Son voyage à New York fait
partie d'une campagne pour gagner un des dix sièges non
permanents au Conseil de sécurité, la plus puissante
instance décisionnelle de l'ONU. L'élection au Conseil de
sécurité a lieu le 12 octobre prochain,
durant la 65e session de l'Assemblée générale au
siège social des Nations unies à New York.
Il y a dix sièges non permanents au Conseil de
sécurité, avec un mandat de deux ans débutant le
1er janvier 2011. Pour être membre non permanent, le Canada doit
être choisi par les pays membres du regroupement régional
auquel il appartient et sa candidature doit être approuvée
par les 192 pays membres
de l'Assemblée générale. C'est pourquoi il doit
« faire campagne ». Ses deux principaux rivaux
sont l'Allemagne et le Portugal.
Le Canada ne mérite pas ce siège parce
qu'il participe à faire la guerre plutôt que la
paix et parce qu'il vient de dépenser 1,3 milliards $
en mesures de « sécurité » contre
les protestations au sommet du G8/G20, une opération de
criminalisation de la dissidence qui se poursuit
encore devant les tribunaux. Il participe à une guerre
d'agression en Afghanistan et avant cela il a coparrainé un coup
d'État contre le président élu d'Haïti. Bref,
sa conception de la sécurité n'est pas partagée
par la majorité des Canadiens ou les peuples du monde.
Le Conseil de
sécurité compte au total 15 membres, mais le pouvoir
réel est détenu par les cinq membres permanents
(États-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine et France), qui ont
droit de veto sur toute décision. Aujourd'hui le Conseil de
sécurité est soumis aux pressions et abus des
États-Unis qui veulent justifier une attaque contre l'Iran, leur
activité hostile envers la République populaire
démocratique de Corée (RPDC) et leurs visées
générales
dans le monde. Ils voudraient que le Canada soit présent au
Conseil de sécurité pour les aider à donner de la
légitimité à leur quête de domination
mondiale, pas pour garantir la paix dans le monde.
Stephen Harper mène cette campagne depuis
longtemps. Il s'est rendu en Inde et en Chine pour la première
fois l'automne dernier et son ministre d'État aux Affaires
étrangères Peter Kent, qui a soutenu le coup
d'État contre le président Zelaya au Honduras, fait
campagne en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Plusieurs autres ministres participent à la campagne de
promotion, comme le ministre des Affaires étrangères
Lawrence Cannon et l'ambassadeur à l'ONU John McNee. En
préparation pour l'élection, M. Cannon
passera la semaine à New York à s'entretenir avec ses
homologues
étrangers et à se livrer à des tractations
de coulisses.

Harper prétend que le Canada s'est fait une
bonne réputation à aider au développement dans le
monde, ce qui est faux. L'aide au développement du Canada ne
dépassera pas 0,33 % du Produit national brut (PNB) durant
la prochaine année budgétaire, ce qui est bien en dessous
de l'objectif de 0,7 %
qu'il dit viser depuis des années. Et il a également
l'intention de geler l'aide étrangère au cours des cinq
prochaines années. D'ailleurs, son aide étrangère
n'est pas sans ficelles. Par exemple, la majeure partie de l'aide
à l'Afghanistan, le plus grand receveur d'aide des trois
dernières années, est davantage orientée
sur des objectifs militaires que sur le développement humain. Le
Canada réduit également son aide à plusieurs des
pays les plus pauvres alors qu'il l'augmente pour certains pays
beaucoup moins pauvres, comme la Colombie, parce qu'il l'utilise pour
avancer ses visées politiques et économiques en
Amérique latine.
Les représentants canadiens ne savent pas combien
de votes ils obtiendront de l'Afrique, qui compte 54 pays membres
et qui, en tant que bloc, a un poids décisif, alors ils mettent
beaucoup d'efforts à gagner les Africains. Harper a
devancé de 12 mois l'objectif de doubler l'aide à
l'Afrique en cinq
ans. Il a participé à une rencontre de l'Union africaine
en Éthiopie l'hiver dernier pour faire la promotion du programme
du G8 pour la santé des mères et des enfants, dont
il est l'initiateur et qui est censé réduire la
mortalité chez les mères et les enfants, principalement
en Afrique subsaharienne. Il a de nouveau
abordé ce sujet à la session sur les objectifs du
millénaire mardi. Harper veut imposer ses valeurs aux peuples
d'Afrique en excluant le financement à tout groupe qui soutient
la planification familiale, exposant à nouveau son penchant
évangélique dominioniste. Cette décision a pour
effet concret d'éliminer
l'aide à des milliers de femmes et enfants
désavantagés, ceux-là mêmes qu'il
prétend vouloir aider.

Le choix du Sommet des objectifs du
millénaire pour faire son discours de campagne n'est pas
surprenant. Les grands objectifs du millénaire pour le
développement établis en 2005, à réaliser
avant 2015, comprennent la réduction de la pauvreté de
moitié, l'arrêt de la propagation du VIH et
l'éducation primaire
universelle. Mais selon le nouveau rapport de l'ONU, Le
Partenariat mondial pour le développement à la
croisée des chemins, nous sommes très loin de la
réalisation de ces objectifs à cinq ans de
l'échéance. La raison en est que le sommet est en
pratique contrôlé par les puissances impérialistes
qui rejettent
toute proposition contraire à leurs intérêts. Selon
Rodolfo Benitez, représentant de Cuba à l'ONU, les pays
développés ont refusé d'inclure dans la
dernière déclaration du millénaire toute mention
du besoin d'accorder des ressources additionnelles au monde en
développement pour progresser dans la réalisation des
huit objectifs.
Un des buts que visait Stephen Harper avec la grande
démonstration de militarisation de la ville de Toronto durant le
sommet du G8/20 était de gagner l'appui des leaders de ce
regroupement aux ambitions du Canada au Conseil de
sécurité. Les cinq membres permanents du Conseil sont
également membres du
G20 et quatre des cinq (tous sauf la Chine) sont membres du G8. Harper
voulait impressionner les puissances impérialistes, surtout les
États-Unis, avec sa capacité de fasciser et de
militariser la société canadienne et de supprimer les
droits des citoyens. Il aurait apparemment gagné la Russie
à sa cause, s'il faut se
fier à l'ambassadeur adjoint de la Russie au Canada, Sergey
Petrov, qui dit : « Nous pensons que le Canada
mérite le prochain siège au Conseil de
sécurité. » Mais rien n'est encore certain.
La campagne de Stephen Harper pour un siège au
Conseil de sécurité nécessite des
tractations de coulisses parce que l'image du Canada dans le monde
s'est rapidement détériorée sous sa gouverne et
parce que ses politiques anti-peuple lui méritent de plus en
plus l'opposition des peuples du monde. Il y a l'exemple
des méthodes de gestapo utilisées contre les manifestants
au sommet du G8/20 et beaucoup d'autres : la participation
à la guerre impérialiste en Afghanistan, l'appui
inconditionnel au terrorisme d'État d'Israël, le programme
annexionniste en Haïti sous prétexte d'aide humanitaire, la
complicité avec l'activité
criminelle des sociétés minières canadiennes dans
des pays comme le Mexique, le Salvador, le Guatemala, la Colombie et le
Chili et dans l'ensemble du continent africain, la participation aux
intrigues impérialistes contre la RPDC, l'appui aux sanctions
des États-Unis contre l'Iran, les mensonges au sujet de
terroristes
pour justifier une hystérie publique et la grande
opération de sécurité contre les
réfugiés tamouls, le refus de rapatrier Omar Khadr et
l'abandon de toute prétention à jouer un rôle de
maintien de la paix dans le monde.
Stephen Harper a déjà prouvé qu'il
est fidèle aux visées impérialistes des
États-Unis et le sommet du G8/20 lui a donné l'occasion
de le démontrer encore une fois. Il veut maintenant
accroître ce prétendu prestige international avec un
siège au Conseil de sécurité des Nations unies.
Tous doivent s'y opposer, non
seulement à cause du caractère antidémocratique et
anti-peuple du Conseil de sécurité, mais aussi parce que
le Canada ne sera pas une voix à la défense des
intérêts des peuples du monde.

9e Congrès du Syndicat des
communications,
de l'énergie et du papier: deuxième journée
Vigoureuse opposition à la braderie nationale
- Pierre Chénier -
Le 20 septembre était la deuxième
journée du Congrès du Syndicat canadien des
communications, de l'énergie et du papier (SCEP). Plusieurs
résolutions portant sur les préoccupations des
travailleurs concernant la destruction des industries canadiennes et
comment intervenir et défendre le bien-être des
travailleurs ont été débattues et adoptées.
Après plusieurs interventions d'aplomb, les
délégués ont adopté à
l'unanimité une résolution à l'effet que le SCEP
conteste par tous les moyens juridiques et politiques le plan des
conservateurs et libéraux de vendre la propriété
canadienne et de réduire les règles du contrôle
dans l'industrie des télécommunications.
La résolution appelle aussi les membres à voir à
la défaite électorale de tout député qui
vote en faveur de la réduction de la propriété
canadienne dans les télécommunications, la
radiodiffusion, les journaux et les industries culturelles.
Il y a eu beaucoup d'interventions sur cette
résolution. Un travailleur des télécommunications
de la Saskatchewan a dit que si les entreprises américaines
s'emparent du secteur des télécommunications, elles vont
accorder la priorité de l'investissement aux États-Unis,
pas au Canada. « Nous devons avoir
nos priorités canadiennes. Si notre société
d'État SaskTel est acquise par des intérêts
étrangers, vont-ils continuer de desservir nos régions
rurales ? Ou vont-ils uniquement desservir les secteurs les plus
profitables ? » Il a ajouté :
« Si nos industries des télécommunications et
de la diffusion
vont aux entreprises américaines, cela va saper notre culture et
notre identité, et notre vie privée, et elles peuvent
même déclarer que certains programmes canadiens vont
à l'encontre de leur sécurité nationale. Les
répercussions sont nombreuses. »
Une résolution sur le projet de pipeline
Keystone, soumise par l'exécutif national, a également
été le sujet de nombreuses interventions de la salle.
Un travailleur de Shell de Montréal a fait
remarquer qu'il y a trente nouvelles demandes de construction de
pipelines au Canada pour expédier le pétrole brut aux
États-Unis tandis que la raffinerie Shell à
Montréal ferme ses portes. « Cela veut dire que les
Canadiens vont devoir importer leur carburant.
Je ne vois pas pourquoi nous serions si pressés d'épuiser
nos ressources pour servir la consommation frénétique des
Américains au lieu de gérer nos ressources de
façon responsable et respectueuse de l'environnement et de
servir les besoins énergétiques du Canada et de
créer des emplois pour les Canadiens. Ce sont
nos ressources, elles nous appartiennent. Elles doivent rester ici et
nous devons avoir le contrôle. »
Un travailleur des sables bitumineux de Fort McMurray en
Alberta a dit : « Nous voulons la durabilité.
C'est la course folle en ce moment. N'importe qui peut venir jouer dans
notre cour et personne ne l'embête. Nous avons eu un
ralentissement à cause de la crise économique. Nous
devrions voir
cela comme une occasion attendue pour enfin mettre au point un plan
pour l'utilisation du bitume et faire bouger les choses au Canada au
lieu de bâtir l'infrastructure pour que la folie reprenne quand
les prix vont monter à nouveau. Nous devons mettre en place des
contrôles pour assurer la survie de cette industrie
au lieu de transporter le bitume aux États-Unis sans le
raffiner. »
Toutes les résolutions du premier rapport du
Comité des résolutions générales ont
été adoptées, dont plusieurs sur la crise
économique et la situation dans l'industrie forestière.
Le congrès a aussi débattu des pensions,
du besoin d'aider les membres à défendre leurs pensions.
Il y a eu une marche dans le centre-ville de Toronto avant la session
sur les pensions. (Nous aurons un rapport avec photos demain.)
Voici quelques-unes des résolutions
adoptées :
« Travailleurs et travailleuses
canadiens » – soumise par la section local 232
ATTENDU QUE le gouvernement fédéral a
échoué à agir selon les meilleurs
intérêts du Canada lorsqu'il a permis la vente des
sociétés Inco, Falconbridge, Stelco et Nortel ; et
ATTENDU que le gouvernement fédéral n'a
jamais été transparent au sujet des conditions
d'approbation de ces prises de contrôle, ni tenu ces entreprises
responsables de briser ces conditions ; et
ATTENDU que le gouvernement fédéral n'a
jamais défini ce qu'un « bénéfice
net » au Canada signifie en vertu de la Loi sur
Investissement Canada ;
IL EST RÉSOLU QUE le SCEP demande au gouvernement
fédéral d'agir immédiatement pour protéger
les intérêts des travailleuses et des travailleurs
canadiens et de leurs communautés en améliorant son
examen des prises de contrôle par des intérêts
étrangers qui impliquent des entreprises canadiennes du secteur
des ressources, du secteur manufacturier, des technologies de pointe et
des télécommunications et en renforçant la Loi
sur
Investissement
Canada en :
a) diminuant le seuil pour un examen public,
b) s'assurant que des audiences publiques aient lieu
dans les communautés concernées, et
c) en exigeant une publication du motif des
décisions et des conditions à respecter par les
propriétaires étrangers.
« Pipeline Keystone XL » –
soumise par le Conseil exécutif national du SCEP
ATTENDU QUE le projet de construction du pipeline
Keystone XL prévoit l'exportation de 900 000 barils de
pétrole par jour vers la côte du golfe du Mexique, au
Texas, dont l'essentiel consiste en bitume
brut des sables bitumineux de l'Alberta ; et
ATTENDU QUE cela signifie que des dizaines de milliers
d'emplois dans le secteur canadien de la transformation et du raffinage
du pétrole ne seront pas créés ; et
ATTENDU QUE le projet XL va générer une
surcapacité considérable pour les exportations qui
dépassera toute la nouvelle production excédentaire des
sables bitumineux du Canada ; et
ATTENDU QUE le projet XL et d'autres pipelines
d'exportation de bitume entraînent un rythme de
développement non durable et irresponsable des sables
bitumineux, rendant impossibles la durabilité de l'environnement
et la réduction des émissions de gaz à effet de
serre ; et
ATTENDU QUE l'Office national de l'énergie
(ONÉ) a abandonné sa responsabilité et son mandat
de protéger l'intérêt public canadien ;
IL EST RÉSOLU QUE le SCEP sollicite les
syndicats, les organisations communautaires et les organisations
environnementales à se joindre à lui pour contester la
folie des exportations sans restrictions de bitume ; et
IL EST DE PLUS RÉSOLU QUE le Conseil
exécutif national du SCEP entame des recours juridiques et
politiques contre le manquement de l'Office national de
l'énergie (ONÉ) à son mandat de protéger
les intérêts canadiens.
« Propriété
étrangère » – soumise par le Conseil
exécutif national du SCEP
ATTENDU QUE la décision du gouvernement
conservateur de Harper d'autoriser la compagnie étrangère
Globalive à s'établir sur le marché canadien de la
téléphonie sans fil a maintenant établi un
précédent
pour toutes les compagnies de télécommunications, de
câblodistribution et de radiodiffusion de vendre aussi leurs
intérêts majoritaires à des investisseurs
étrangers ; et
ATTENDU QUE le gouvernement de Harper a proposé
d'éliminer la propriété et le contrôle
canadiens des télécommunications dans les
négociations commerciales avec l'Union européenne (Accord
économique et commercial global) ; et
ATTENDU QUE le gouvernement de Harper a signalé
que la bataille décisive pour la défense de la
propriété canadienne des industries de
télécommunications, de radiodiffusion, des journaux et
des industries culturelles est commencée ;
IL EST RÉSOLU QUE le SCEP prendra tous les
recours légaux et politiques possibles contre le programme des
conservateurs et des libéraux d'éliminer notre
réglementation relative à la propriété et
au contrôle canadien dans le secteur des
télécommunications ; et
IL EST DE PLUS RÉSOLU QUE le SCEP réclame
la défaite politique de tout député qui vote pour
le démantèlement de la propriété canadienne
dans les secteurs des télécommunications, de la
radiodiffusion, des journaux et des industries culturelles.

À qui les ressources ? À
nous !
La protection de nos ressources naturelles
- Résolution du Conseil conjoint
des TCA -
Le conseil des mines du Syndicat canadien de
travailleurs de l'automobile (TCA) a mis de l'avant une
résolution au Conseil conjoint des TCA, que les ressources
naturelles du Canada sont nos ressources. La résolution a
été adoptée. Le Conseil conjoint des TCA
représente des travailleurs dans tous les grands
secteurs de l'économie canadienne. La résolution se lit
comme suit :
ATTENDU QUE le Canada a une abondance de ressources
naturelles, y compris mais non limité à l'eau, le
pétrole, le gaz naturel, les forêts, les gîtes
minéraux, la capacité de production
hydroélectrique et les pêches ;
ATTENDU QUE le Canada a renoncé à sa
souveraineté sur la production et l'exportation de nos
ressources en pétrole et en gaz naturel ;
ATTENDU QUE le Canada a permis la surexploitation de
nos ressources halieutiques ; et
CONSIDÉRANT QUE plusieurs communautés
à travers ce vaste pays subissent une pression énorme en
raison des pertes d'emplois dans ces industries de ressources
primaires ;
CONSIDÉRANT QUE nos gouvernements
fédéral et provinciaux ont des responsabilités
claires et ont le pouvoir de régler de manière
substantielle et significative les questions qui touchent ces
secteurs ;
CONSIDÉRANT QUE tous les accords commerciaux ne
font que nuire à notre capacité de maintenir et d'exercer
un certain contrôle sur ces ressources naturelles et que les
avantages économiques qui résultent de l'immense richesse
dont nous sommes les récipiendaires doivent être maintenus
dans le
domaine public ;
CONSIDÉRANT QU'il est largement reconnu que le
développement et le soutien aux industries à valeur
ajoutée basées sur notre immense richesse en ressources
naturelles contribueraient à la relance de nos économies
régionales, provinciales et nationales ;
CONSIDÉRANT QU'il est également reconnu
que parler d'une seule voix unie dont la cause est juste, est plus
puissant qu'une voix seule ;
IL EST RÉSOLU QUE le Conseil des TCA s'engage
à faire tout son possible pour soutenir les efforts des
différentes organisations à travers le Canada qui mettent
l'accent sur la sensibilisation face au dilemme auxquels sont
confrontés nos membres dans les secteurs des ressources diverses
de l'économie
que notre syndicat représente ;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le gouvernement
veille à ce que l'extraction, la transformation et le raffinage
de ces ressources naturelles offrent des possibilités d'emploi
pour les Canadiens ;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE les entreprises qui
veulent extraire, traiter et faire usage de nos ressources naturelles
doivent apporter un avantage net aux Canadiens et à leurs
communautés ;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le Conseil enverra la
présente résolution à tous les organisations
syndicales oeuvrant aux niveaux municipal, régional, provincial
et
fédéral afin de recommander leur plein appui ; et
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le Conseil recommande
à chaque section locale des TCA qu'elles appuient cette
résolution car il est dans l'intérêt de ce pays de
le faire et qu'elles transmettent une copie à leurs
gouvernements provincial et fédéral exigeant de leur part
une action immédiate.

Iroquois Falls, Nord de l'Ontario
Les travailleurs s'opposent à la vente
des barrages d'Hydro par AbitiBowater
Le monopole forestier AbitibiBowater a envoyé un
avis au gouvernement de l'Ontario cet été
annonçant son intention de vendre trois stations
génératrices d'hydroélectricité à
Iroquois Falls (Ontario) et ses alentours, qui fournissent
l'électricité à son usine de pâtes et
papiers d'Iroquois Falls. La production de courant
électrique est inextricablement liée à l'usine, et
les travailleurs et la communauté s'opposent résolument
à la vente. Le maire d'Iroquois Falls, Gilles Forget, a
lancé l'appel au gouvernement de l'Ontario de bloquer la vente,
et il a l'appui de tous les maires du Nord de l'Ontario. Le fait
qu'AbitibiBowater doive adresser
une requête au gouvernement de l'Ontario pour avoir la permission
de vendre les barrages montre que les accords de bail pour
l'hydroélectricité ne donnent pas le droit au monopole de
vendre, mais que les ressources appartiennent aux résidents de
l'Ontario.
La ministre ontarienne des Ressources naturelles, Linda
Jeffrey, a dit dans une lettre récente à l'officier
financier en chef d'AbitibiBowater, William Harvey, que le gouvernement
sait très bien que les arrangements historiques par lesquels
AbitibiBowater a acquis les accords pour le bail pour
l'hydroélectricité
« existent pour fournir l'électricité pour la
production locale de pâtes et papiers ». Ensuite elle
abdique et manque à son devoir de défendre le droit
public et concilie pleinement avec le droit de monopole, en disant que
la décision de vendre ou non les installations
hydroélectriques relève des « décisions
d'affaires » d'AbitibiBowater.
Non ! Le potentiel hydroélectrique des cours
d'eau du Nord de l'Ontario appartient aux gens de la région et
quelles que soient les « décisions
d'affaires » d'AbitibiBowater, les accords pour le bail des
installations hydroélectriques sont liés à la
production locale de pâtes et papiers et n'appartiennent
pas à AbitibiBowater.
Le Marxiste-Léniniste s'est entretenu
avec Ben Lefebvre, vice-président du Groupe sauvons la
région du Nord de l'Ontario (STRONG), et président du
comité de négociations de la section locale 599 des
Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) (site métallurgique
de Xstrata à Timmins) à propos de la situation. Il a dit
que depuis plus de cinq ans, le STRONG
est actif dans des communautés à travers le Nord de
l'Ontario et mobilise les gens pour qu'ils exigent du gouvernement
provincial qu'il décrète des politiques sur les
ressources qui servent l'intérêt public et le
développement économique du Nord, et pour s'opposer
à la destruction de l'économie par les monopoles.
Ben Lefebvre a souligné le besoin que tous
s'unissent pour s'opposer à la destruction de l'économie
par des monopoles comme AbitibiBowater et Xstrata. Le président
de la section locale 599 des TCA Denis Couvrette et lui-même
ont gagné l'appui de l'Association des maires du nord-est
ontarien (NEOMA)
pour s'opposer aux plans d'AbitibiBowater de vendre les installations
hydroélectrique, suite à une présentation à
la NEOMA faisant partie de leur mobilisation politique des
communautés du Nord. Il a dit combien il était
encourageant que les maires des communautés à travers le
Nord de l'Ontario s'expriment d'une
seule voix contre les plans d'AbitibiBowater. Il a reconnu le
mérite du travail du STRONG et celui de la Coalition Save the
Metsite, aidée par la section locale 599 des TCA, pour les
développements positifs. Il a dit que l'usine d'Iroquois Falls
n'est pas viable si les installations hydroélectriques sont
vendues
et qu'elle est forcée d'acheter de l'électricité
à des taux commerciaux. Il y a actuellement 400 travailleurs
à la production et dans l'administration employés
à l'usine qui produit du papier journal et des papiers de
construction de spécialité.
Les installations hydroélectriques
n'appartiennent pas à AbitibiBowater pour qu'elle en fasse la
vente. Ces ressources appartiennent à la société
et aux gens du Nord de l'Ontario en particulier. Le gouvernement de
l'Ontario a le devoir et la responsabilité de bloquer la vente.

Nanaimo, Colombie-Britannique
Les travailleurs exigent la fin des exportations des
billots de bois brut
Le jeudi 16 septembre,
plusieurs centaines de travailleurs forestiers ont participé
à un rassemblement militant à Nanaimo, sur l'île de
Vancouver, pour dénoncer les exportations des billots de bois
brut. L'action met en évidence la destruction continue de
l'industrie forestière en Colombie-Britannique. L'exportation
de bois brut, par opposition à la transformation et au
développement de l'industrie secondaire du bois en
Colombie-Britannique, est l'ordre du jour des monopoles forestiers,
facilité par les gouvernements provincial et
fédéral, ce dernier grâce à l'accord de
2006 sur le bois d'oeuvre.
L'exportation pratiquement illimitée des billots
de bois brut a un énorme impact. La marche et le rassemblement
du 16 septembre ont été organisés par la
section locale 8, à Nanaimo, du syndicat des travailleurs de
l'industrie des pâtes et papier du Canada (PPWC). Le PPWC, le
syndicat des Métallos et
le SCEP sont les syndicats qui représentent la majorité
des travailleurs forestiers organisés dans la province, autant
les bûcherons et que les ouvriers d'usine. Dans un
communiqué de presse en date de janvier, le syndicat des
Métallos signale que plus de 70 usines de transformation du bois
en Colombie-Britannique
ont été définitivement fermées entre 2000
et 2009, dont 33 dans la région côtière, ce
qui comprend l'île de Vancouver.
Au rassemblement, les dirigeants du PPWC et les
députés provinciaux de l'île de Vancouver, Doug
Routley et Leonard Krog, ont convié le gouvernement provincial
à cesser l'exportation des billots de bois brut. Les
travailleurs d'autres syndicats et d'autres collectivités
étaient aussi présents. Le Nanaimo
Daily News cite un travailleur de l'usine de pâte de
Catalyst Paper à Crofton : « C'est une
véritable dichotomie pour nous, car au moment même
où l'usine a du mal à trouver suffisamment de copeaux
à bas prix pour nos opérations, nous voyons tout le temps
des billots de bois brut chargés à bord
de barges afin d'être emmenés loin d'ici... Quelque chose
doit être fait si nous allons conserver des emplois ici et garder
l'industrie forestière en vie dans cette province, et c'est
pourquoi je suis venu ici pour prendre part à cette
marche. »
Lorsque les arbres en Colombie-Britannique sont
récoltés et transformés dans les scieries locales,
cela produit aussi en tant que sous-produit des copeaux
nécessaires pour approvisionner les usines de pâtes et
papier de la région. Ainsi, la transition de la transformation
sur place à l'exportation des billots de bois
brut a non seulement conduit à la fermeture des scieries, mais
elle a sérieusement affecté les usines de pâtes et
papier. Catalyst Paper a quatre usines dans la région
côtière, à Powell River en Colombie-Britannique sur
le continent, et à Campbell River, Port Alberni et Crofton sur
l'île de Vancouver. Les usines à
Powell River, Crofton et Port Alberni ont considérablement
réduit la production et ont mis à pied des milliers de
travailleurs et plus tôt cette année, l'usine de la Elk
Falls à Campbell River a fermé ses portes
définitivement.

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