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Au parlement canadien
À qui la démocratie ? À nous !
La troisième session du 40e
parlement reprend
ses
travaux le 20 septembre.
Le parlement canadien reprend ses travaux à
11 h le 20
septembre après la pause estivale qui a commencé le
17 juin, juste avant les sommets du G8/G20. Des milliers de
Canadiens sont descendus dans la rue à Toronto durant la semaine
des sommets pour dénoncer le caractère
antidémocratique de ces rencontres internationales où se
décident les affaires économiques et politiques du monde.
« Ils sont quelques-uns, nous sommes la
multitude ! », « Voilà à quoi
ressemble la démocratie ! Voilà à quoi
ressemble un État policier ! », ont-ils
scandé, faisant écho aux préoccupations de tous
ceux qui sont marginalisés par le processus
décisionnel et le parlement.
Les attaques policières contre les manifestants
et les plus de
1 105 arrestations montrent à quel point la dissidence
est criminalisée au Canada. La répression
policière n'est pas une simple affaire de violence
démesurée des corps policiers, il s'agit d'un recours
prémédité à la violence fasciste contre le
peuple pour éliminer l'opposition
aux politiques réactionnaires de ces sommets
impérialistes. L'État canadien verse ouvertement dans la
criminalité en bafouant toutes les normes de comportement
civilisé et de justice en faveur du droit de monopole et du
diktat impérialiste. Ce sont ces intérêts qui sont
derrière les attaques contre les femmes, les jeunes et les
travailleurs au G8/G20
et ce sont ces forces qui sont derrière la
désintégration institutionnelle au parlement.
Les Canadiens ont une expérience directe de la
brutalité du pouvoir économique concentré entre
les mains d'une poignée d'influents monopoles et oligarques
financiers qui s'en servent pour fouler les droits économiques.
Ils connaissent aussi la brutalité du pouvoir politique de plus
en plus concentré entre les mains d'une poignée qui
utilise à
son avantage la Prérogative royale et favorise l'affaiblissement
des institutions établies pour réaliser des objectifs
antisociaux et antinationaux et nier les droits politiques. Le pouvoir
a été retiré de la Chambre des communes et est
concentré toujours plus ouvertement et plus entre les mains
d'intérêts autres que ceux du peuple. Les Canadiens sont
confrontés à un pouvoir d'État qui manque de
légitimité et qui est de plus en plus ouvertement un
instrument de l'anarchie et de la violence pour le compte des riches et
des impérialistes américains.
La violence utilisée contre les manifestants et
la population en
général durant le sommet est partie intégrante de
la fascisation de l'État. Le peuple est confronté
à une autorité fondée sur la violence et
l'agression, mais qui prétend aussi être l'arbitre de ce
qui est une protestation « légitime » et
« pacifique ». Durant les jours
qui ont précédé le sommet, pas une seule voix
à la Chambre des communes n'a contesté la
légitimité de ces institutions impérialistes
basées sur la violence. Le parlement a discuté de la
proposition du gouvernement concernant le programme de santé
pour les femmes et les enfants et de sa position sur l'avortement, et
c'est tout. Les députés ont
accepté ces rencontres exclusives et non représentatives
des États les plus puissants et les plus agressifs comme s'il
s'agissait de l'Assemblée générale de l'ONU. Les
manifestations contre un événement comme celui-là
« allaient de soi » et les parlementaires
n'avaient qu'à débattre entre eux du coût des
opérations de sécurité. Mais pas
un mot sur les raisons pour lesquelles il y a tant d'opposition
à cette rencontre des institutions antisociales et
impérialistes en sol canadien. Il y a eu une motion demandant au
gouvernement Harper de détailler les dépenses pour la
sécurité, mais personne n'a demandé pourquoi le
Canada devait accueillir le G8/G20 chez lui. Depuis la
répression de
juin, les tentatives de convoquer le Comité parlementaire sur la
sécurité publique pour enquêter sur ce qui s'est
produit ont échoué.
Le parlement reprend ses travaux le 20 septembre et les
Canadiens
veulent savoir ce qui s'est passé au G20. Ils sont très
préoccupés par la criminalisation de la dissidence et par
la tendance à la répression d'État au nom de la
sécurité. Les gens refusent de pardonner les tactiques de
gestapo utilisées contre les manifestants et les passants. Ils
refusent
d'accepter que le droit de protester contre les institutions
impérialistes soit criminalisé. Le gouvernement Harper ne
s'en sortira pas en insultant ceux qui expriment leur opposition, ou en
s'ingérant dans le fonctionnement des comités
responsables d'enquêter sur ces événements ou en
disant que c'est l'affaire des corps policiers.
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) appelle les travailleurs, les femmes, les
jeunes et toutes les personnes à l'esprit démocratique
à intensifier les efforts pour le renouveau démocratique
et bâtir et une opposition réelle aux plans
réactionnaires du G8/G20. C'est ainsi qu'ils peuvent bloquer la
rétrogression et contribuer à un projet
d'édification nationale pour résoudre la crise politique
et constitutionnelle en faveur du peuple et de ses
intérêts.

Brutalité policière pendant
et après le G20
Courage et détermination face
à la criminalisation de la dissidence
- Les Jeunes du PMLC pour le Renouveau
démocratique -
Les Jeunes pour le Renouveau démocratique du
Parti marxiste-léniniste du Canada saluent tous ceux participent
au mouvement contre le G8-G20, qui se tiennent debout face aux attaques
concertées de l'État canadien. Le but de la violence
d'État et de l'intimidation est d'empêcher les gens de
participer en répandant la peur et en faisant des
menaces, et surtout de liquider les forces combattantes de la
société. En arrêtant plusieurs des principaux
activistes du mouvement, en les calomniant eux et leurs organisations
dans les médias monopolisés et en menaçant le
corps politique avec cet exemple, le gouvernement Harper vise à
balayer ses opposants politiques par la force et la brutalité.
L'énorme pression sur le mouvement pour céder à
cette force et pour permettre qu'il soit éliminé est
concrète. Avant et jusqu'au Sommet du G20, le mouvement
populaire pour dénoncer le G8/G20 illégitime a
travaillé sans relâche pour mettre sur pied son
infrastructure, établir l'organisation et former des activistes
et mobiliser les gens de
tous les secteurs pour qu'ils prennent une position juste. En raison
des attaques de l'État contre le peuple en général
et contre les organisateurs en particulier, le mouvement fait face
à des difficultés concrètes dans son travail et a
été forcé de se réorganiser, de
réorienter son infrastructure et de recruter et former plus
d'activistes dans le feu de
l'action.
Par exemple, plusieurs des principaux organisateurs font
face à des accusations, sont encore en prison ou
libérés sous caution, avec des conditions restrictives
qui ne leur permettent pas de continuer leur travail politique. Qui
donc fera le travail ? Ces organisateurs constituaient aussi les
liens du mouvement avec ses supporters et ses
ressources, liens qui ont dû être rétablis avec
beaucoup de difficultés. Ce sont là quelques exemples de
comment les arrestations, les accusations, les conditions de
libération sous caution et la calomnie sont utilisées
pour éliminer le mouvement. Face à cette pression et au
pouvoir apparemment tout puissant de l'État, avec Stephen Harper
à sa tête,
non seulement le mouvement a-t-il continué ses efforts, il a
fait tout le nécessaire pour créer les conditions pour
être à la hauteur de la tâche face aux attaques.
Dans l'adversité il s'est consolidé de manière
à épauler tous ceux qui sont détenus ou font face
à des accusations.
Le 30 août, lors d'une mise au point, le Toronto
Community Mobilization Network (TCMN), un des principaux organisateurs
d'action pour dénoncer les sommets, a traité de cette
question. Dans son communiqué « Arrestations,
intimidation, la résistance continue », il souligne
que « de nombreuses personnes qui ont passé la
dernière année à bâtir l'infrastructure pour
la Convergence ont été arrêtées, battues et
intimidées. Plusieurs des organisateurs centraux sont en
résidence surveillée, mais beaucoup d'autres à
Toronto se sont avancés pour joindre la
résistance. » Le communiqué explique qu'un
nouvel espace d'organisation a dû être mis sur pied et que
le TCMN
se concentre sur l'appui à ceux qui font face à des
accusations.
C'est là la réalité qu'a
créée la politique du gouvernement Harper de nier le
droit de conscience des citoyens, la liberté d'association et le
droit à la dissidence. Le mouvement est déjà
parvenu à cette conclusion et se rend de plus en plus compte
que la meilleure garantie de notre sécurité est de
poursuivre et d'intensifier le travail d'organisation.
Sur cette base, les gens dénoncent en masse cette attaque de
l'État et établissent les mécanismes
nécessaires pour soutenir ceux qui font face à des
accusations, exigeant qu'on laisse tomber les accusations et qu'il y
ait une enquête publique sur ce qui s'est passé. Ils
doivent trouver la façon de déjouer la tactique
consistant à porter des accusations de
conspiration contre les organisateurs, une nouvelle méthode
utilisée par l'État pour criminaliser la dissidence. Les
accusations de conspiration ne requièrent pas de preuve qu'une
activité illégale a eu lieu dans les faits. Le fait de
s'associer avec d'autres personnes devient en soi une preuve
d'intention partagée ou d'encouragement à
l'activité
présumée illégale. Les Jeunes pour le Renouveau
démocratique sont convaincus que nous pourrons trouver notre
orientation sur le front légal et établir nos tactiques
pour faire échouer ces accusations. Ces accusations sont
essentiellement politiques. Pour bloquer l'offensive de l'État
sur ce front, il faut un programme politique en appui à ces
personnes qui sont des prisonniers politiques.
Les Jeunes pour le Renouveau démocratique saluent
le courage et la détermination de tous ceux qui, dans des
circonstances difficiles, saisissent l'occasion de montrer de quoi le
peuple est fait. La qualité humaine la plus précieuse
aujourd'hui est celle défendue par ceux et celles qui refusent
de concilier et qui créent les conditions pour affirmer
les principes, quoi qu'il arrive.
Pour contacter les Jeunes pour le Renouveau
démocratique : jeunes@mlpc.ca
Non à la criminalisation de la
dissidence !
Libérez les prisonniers politiques !
Non à l'impunité !

Soutenons tous ceux qui ont été
arrêtés
pour s'être opposés au G8/G20 !
Donnez au Fonds de défense juridique !
Le Marxiste-Léniniste lance l'appel
à tous à contribuer et à ramasser des fonds pour
couvrir les frais juridiques des personnes arrêtées lors
du sommet du G8/G20 et qui font face à des accusations en guise
d'appui politique. Les dons peuvent être envoyés au Fonds
de défense juridique du G20 qui
a été créé par le Réseau de
mobilisation communautaire de Toronto. L'argent recueilli
jusqu'à présent n'est qu'une fraction de la somme
nécessaire. Nous invitons tout le monde à donner pour
pouvoir couvrir les dépenses juridiques de tous ceux qui ont
besoin d'aide. Les façons de donner sont les suivantes :
1) Transfert bancaire à OPIRG York :
Numéro de transit : 00646 /
Institution : 842 / Numéro de compte : 3542240
Utilisez votre compte bancaire en ligne ou contactez
votre banque directement pour un transfert de fonds avec la note que
c'est pour le « G20 Legal Defence »
2) Faire chèque payable au « Toronto
Community Mobilization network» ou «OPIRG York». Les
chèques
peuvent être postés à:
Toronto Community Mobilization Network
360A Bloor Street W
PO Box 68557
Toronto, ON M5S 1X0
3) Payer en utilisant PayPal sur le site
g20.torontomobilize.org et écrivez « Défense
juridique du G20 » dans la section « Directives
spéciales pour le marchand ».

Les arrêtés et les accusés du G20
Entre le 21 et le 27 juin, l'assaut policier
contre le opposants au G8/G20 a fait que :
- Au moins 1 100 personnes ont été
détenues pendant de longues périodes, soit sur la rue,
soit dans le studio converti pour l'occasion en centre de
détention.
- Des milliers d'autres ont été
détenues et interrogées et il n'est pas possible
d'établir le nombre exact en ce moment.
- Au moins 306 personnes font l'objet d'accusations.
- 304 personnes ont comparu en cour le
23 août. Les accusations ont été
retirées contre 104 d'entre elles. Beaucoup se sont fait
conseiller d'accepter une « entente » en plaidant
coupable sinon ils risquent de subir d'autres mesures de
répression. La
majorité ont refusé et dit qu'ils défendront
leur droit de s'organiser face à la répression.
- Au moins 232 personnes continuent de faire face
à des poursuites et à la criminalisation et retourneront
en cour dans les mois et les années qui viennent.
- De ces 232 personnes, au moins 110 font face
à des accusations de conspiration et
d'« encouragement à commettre »
différents délits. De ces 110, deux sont
présentement en prison et la poursuite tente d'en
incarcérer deux autres.
- Environ 18 personnes font face à de graves
accusations de conspiration et ont été
libérées avec des conditions extrêmement strictes.
Plusieurs sont en détention à domicile et se voient
interdits l'utilisation d'un ordinateur portable ou d'un
téléphone cellulaire, l'accès à Internet,
l'association avec des amis
et la participation à des manifestations publiques.
Il y a encore des arrestations qui se font. La plus
récente s'est produite à Hamilton le 26 août.
Une membre de la Coalition de Hamilton contre le G20 a
été arrêtée et a reçu trois chefs
d'accusation pour conspiration pour commettre une infraction punissable
par la loi .

Honduras
La pétition pour exiger une Assemblée
constituante recueille plus d'un million de signatures