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Québec
«L'engagement des infirmières par des
agences privées doit être déclaré
illégal!»
- Entrevue avec Régine Laurent,
présidente de la FIQ -

Manifestation de
la FIQ à Montréal le 8 avril 2010, dans le cadre du
mouvement
d'opposition à l'offensive antisociale et au budget Charest.
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Les 58 000 infirmières, infirmières
auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes de la
Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ)
intensifient leurs actions pour forcer le gouvernement Charest à
satisfaire leurs justes demandes à l'occasion du renouvellement
de leur convention collective. La FIQ met l'accent dans ses demandes
sur
un réaménagement du temps de travail des
infirmières, qui augmenterait de façon substantielle le
nombre de positions à temps plein et réduirait le recours
aux agences de placement privées. L'objectif est de garder les
infirmières dans le réseau public et d'y attirer de
nouvelles infirmières en améliorant les conditions de
travail intenables, comme le
fait que les infirmières sont souvent forcées de
travailler des quarts de travail de 16 heures. La FIQ est
présentement en tournée au Québec jusqu'au
24 septembre pour rencontrer ses membres. Elle a aussi
déposé une requête en justice contre le recours aux
agences de placement privées et elle a annoncé qu'elle
tiendra un vote de
mandat de grève cet automne et que c'est la
responsabilité du gouvernement Charest d'éviter le
recours à la grève en satisfaisant les justes
revendications des membres de la FIQ par un règlement
négocié.
Voici une entrevue avec Régine Laurent, la
présidente de la FIQ.
LML : Quels sont les
derniers développements dans votre lutte ?
Régine Laurent : La
FIQ
a
déposé
une
requête en justice contre
l'engagement d'infirmières par le biais des agences
privées de placement. Nous avons déposé notre
requête le 2 septembre devant la Cour supérieure du
Québec contre le Centre de santé et de services sociaux
Richelieu-Yamaska. Nous voulons
que la Cour annule les 13 ententes de services que le CSSS a
conclues avec des agences privées. Selon nous ces ententes
enfreignent la Loi sur les services de santé et les
services sociaux.
Nous nous basons sur les responsabilités
que la loi assigne aux institutions dans le système de
santé. La loi selon nous ne donne pas le droit aux institutions
de déléguer ces responsabilités à des
organisations qui sont à l'extérieur de l'institution.
Nous disons par exemple que selon la structure organisationnelle
prévue par la loi,
l'engagement d'infirmières à travers les agences
privées contrevient à la responsabilité de la
directrice des soins infirmiers de l'établissement d'exercer un
contrôle professionnel sur le personnel infirmier. Dans la
situation actuelle, la directrice des soins infirmiers dit qu'elle n'a
pas de contrôle professionnel sur le personnel infirmier parce
que ce
n'est pas l'institution qui les engage tandis que les agences disent
que ce n'est pas leur travail d'exercer un contrôle professionnel
sur le personnel parce que leur seul mandat est d'engager des
infirmières qui ont un permis en règle.
Nous disons également que le recours aux agences
privées contrevient à la Loi 30 que le gouvernement
Charest a passée à la fin de 2003 supposément
parce qu'il y avait trop d'accréditations syndicales dans les
établissements de santé. Le gouvernement à cette
époque a forcé la fusion d'accréditations
syndicales en disant que trop
d'accréditations différentes créait le chaos dans
le système de santé. Nous faisons valoir que le nombre
d'accréditations a en réalité augmenté avec
le recours aux agences privées, au point où l'institution
que nous visons avec notre requête a des ententes avec
13 organisations différentes. Pendant que nous attendons
que la date soit fixée où
nous allons présenter nos arguments à la Cour, nous ne
laissons rien au hasard et nous nous préparons à
déposer des requêtes contre les autres institutions qui
ont recours aux agences privées.
Nous pensons que notre action est importante pour
créer une opinion publique contre le recours aux agences
privées et aussi pour clarifier ce qui est dans la loi. Le
ministre de la Santé Yves Bolduc n'arrête pas de dire
qu'il ne veut pas de ruptures de services dans les soins de
santé mais il ne respecte même pas sa propre loi. Si le
gouvernement maintient qu'il veut avoir recours aux agences
privées de placement, alors il doit changer sa loi et cela va
devenir clair pour tout le monde que le gouvernement veut que les
infirmières soient engagées par les agences
privées et qu'il veut privatiser le système de
santé public.
Cet automne nous allons tenir notre vote pour un mandat
de grève. Cela a fait partie de notre plan d'action depuis
mars-avril dernier. Nous sommes prêts à aller en
grève s'il le faut mais ce n'est pas notre objectif. Nous avons
décidé de tenir des actions différentes afin
d'amener le gouvernement Charest à se commettre publiquement en
faveur
d'un système de santé public dans lequel les travailleurs
ont de bonnes conditions de travail.
Il n'y a pas de négociations en ce moment. Comme
vous vous le rappelez, nous avons quitté la table de
négociations à la fin juin parce que la partie patronale
refusait de négocier et ne cessait de nous marteler que nous
n'avons pas le choix, que nous devons accepter la même entente
que les autres organisations de la santé membres du Front
commun ont acceptée. Nous leur avons dit clairement que nous
n'étions pas prêtes à faire cela, que nous voulons
faire des progrès réels dans nos conditions de travail
dans cette ronde de négociations et que nous avons le droit de
négocier nos propres conditions de travail.
Nous avons établi un contact récemment
avec la nouvelle présidente du Conseil du trésor et
peut-être qu'il y aura du mouvement de ce
côté d'ici quelques semaines. Une chose est
sûre, c'est que nous ne voulons pas nous présenter
à
la table pour nous faire dire encore une fois que « nous
n'avons pas le choix », que « nous
devons accepter ce que les autres ont accepté », etc.
Nous voulons de vraies négociations qui soient basées sur
nos demandes.
Je veux dire en conclusion que notre lutte pour nos
conditions de travail est essentielle à notre capacité de
fournir les services et de lutter contre la privatisation du
système de santé public. La population du Québec
le comprend et elle appuie notre lutte.

Windsor en Ontario
Retirez les modifications antiouvrières
à la Loi sur les normes d'emploi!

Ron Drouillard,
président du Centre d'action des travailleurs de Windsor au
rassemblement contre
la loi 68 le 8 septembre 2010.
Le 8 septembre, les travailleurs de Windsor ont
bruyamment manifesté devant les bureaux de la ministre du
Développement économique et du Commerce de l'Ontario pour
exiger le retrait de la loi 68, Le projet de Loi favorisant un
Ontario propice aux affaires. Un des faits saillants du projet de
loi est une série
d'amendements antiouvriers à la Loi sur les normes d'emploi.
La manifestation était organisée
par le Centre d'action des travailleurs de Windsor (WWAC). Ron
Drouillard, le président du Centre, a dénoncé
l'illogisme du projet de loi qui fait porter au travailleur le fardeau
d'assurer le respect des normes du travail. C'est comme si la police
disait à la victime d'un crime qu'il n'y aura pas
d'enquête
policière tant que la victime n'aura pas amassé toute la
preuve nécessaire et ne l'aura pas montrée à son
agresseur. Il a ajouté que le Centre a organisé la
manifestation pour mettre en lumière des changements à la
loi qui ont été passés sous silence même
s'ils vont affecter tous les travailleurs de l'Ontario.
Le professeur Alan Hall, du département des
études ouvrières de l'Université de Windsor, a
expliqué que le WWAC a reçu depuis sa fondation de
nombreux appels de travailleurs qui vivaient des situations très
tendues. Les modifications à la Loi sur les normes d'emploi
vont rendre l'affirmation des droits encore plus
difficile pour
ces travailleurs. Il a expliqué que le ministère du
Travail fonctionne sur la base d'un système de plaintes qui met
les choses en branle une fois qu'un travailleur l'a contacté. Si
le projet de loi passe, les travailleurs vont faire moins de plaintes
et moins d'appels au ministère, ce qui va aggraver leur
situation. Loin de réduire la responsabilité du
ministère pour l'application de la loi, le gouvernement
libéral doit l'accroître, a dit le professeur, s'il veut
réduire le nombre de plaintes.
Gerry Farnham, président de la section
195 des Travailleurs canadiens de l'automobile, a dit que la
section 9 du projet de loi qui porte sur les normes du travail
doit être immédiatement retirée. Des changements
semblables ont été adoptés en Colombie-Britannique
et n'ont fait qu'aggraver la situation pour les travailleurs.
Victoria Cross, une avocate du travail à Windsor,
a fait part de son expérience avec la loi telle qu'elle existe
à présent. Elle dit qu'elle a déjà beaucoup
de mal à obtenir les relevés d'emploi des travailleurs
qui demandent réparations et que le projet de loi va faire
reculer encore plus la cause des travailleurs demandant le respect de
leurs droits.
Est-ce que c'est ça qu'on entend par une « Ontario
propice aux affaires ? », a-t-elle demandé.
Anthony Sinasac, un travailleur de la construction
à Windsor et le dernier orateur à la manifestation, a
parlé des conditions de travail actuelles et de l'impact
qu'aurait le projet de loi. Il a dit qu'il lui est arrivé dans
le passé de travailler 60 heures sans être payé au
taux prévu pour les heures supplémentaires, ce qui est
chose courante. Si on
force les travailleurs à d'abord contacter l'employeur et se
plaindre de la violation de leurs droits alors que l'employeur sait
très bien ce qu'il fait, leur situation ne fera qu'empirer,
a-t-il ajouté. Il a conclu en disant qu'il est grand temps que
la démocratie supplante le capitalisme et non le contraire.
Après la manifestation, des représentants
du WWAC sont entrés dans le bureau de la ministre Pupatello pour
exprimer leur opposition au projet de loi.

Crimes de guerre des Britanniques en Irak
Tony Blair et ses mémoires
The Journey sont
condamnés
- Workers' Daily Internet Edition*, 7
septembre 2010 -
Les mémoires de Tony Blair, The Journey,
sont
un
réquisitoire
contre
l'ancien premier ministre du New
Labour, même si l'auteur avait clairement l'intention de s'en
servir comme justification. Dans son introduction, Blair en parle comme
d'un compte rendu de ce que signifiait être l'être humain
au centre de ses dix ans d'histoire
en tant que premier ministre. Cela correspond entièrement au
rôle que lui avait donné le système politique dont
il est devenu le premier ministre, une personnalité dont
l'autorité ne provient pas du peuple, et à qui il n'a pas
à rendre de compte, mais plutôt comme un dieu à
califourchon sur la machine politique, qui pouvait prendre la
décision
d'attaquer l'Irak, comme un petit dieu, à l'encontre de la
volonté populaire parce qu'il faisait ce qu'il croyait
être juste.
Le livre apparaît imprégné de cette
politique de conviction, une conviction à laquelle il arrive non
par une prise de position et une argumentation, mais par l'illusion
qu'il représente à lui seul l'opinion publique, une
conviction qui ne provient pas de la récapitulation des
événements et d'actions posées en tant qu'homme
d'État ou humble
représentant de l'électorat, mais en décrivant le
monde tel qu'il apparaît à Tony Blair, le créateur.
Cette auto-justification en termes politiques se base sur le fait que
le New Labour a remporté trois élections
générales de suite. Tony Blair se présente comme
un individu au-dessus des classes, abandonné par le Parti
travailliste, par ses anciens
disciples, abandonné en tant que personnification du New Labour.
Dans ces conditions, écrit-il, le gouvernement travailliste
était condamné.


Manifestations
anti-guerre à Londres en mars et avril 2003.
Il semble affirmer que lui seul assume la
responsabilité de ses actes, et c'est pourquoi il ne devrait
subir de procès pour quelque crime contre l'humanité que
ce soit. Son arrogance, qui l'a amené à penser pouvoir
entreprendre un programme de dédicaces de son livre sans se
heurter à une opposition véhémente et à des
tentatives d'arrestations de
citoyens, montre que malgré l'image de populiste qu'il
entretient, Tony Blair n'est en contact ni avec l'opinion publique, ni
avec les mécanismes ou les courants politiques du monde
réel.
Tony Blair reprend le thème du monde
« tel qu'il pourrait devenir »,
spécialement après les attaques du 11 septembre
2001. Et c'est là le thème principal du livre, tel que
décrit dans l'introduction : celui du projet de Blair de
refaire de l'Angleterre une « grande » nation. Il
dit : « Je voulais que
nous – la nation – prenions en main une nouvelle série
d'ambitions, au pays et à l'étranger. Nous aurions
utilisé notre position de membre de l'Europe et notre alliance
avec les États-Unis pour influencer les décisions du
monde, même alors que notre pouvoir sur les pays émergents
diminuait. Nous aurions joué un nouveau rôle dans des
continents comme l'Afrique, en tant que partenaires de
développement. Nous aurions forgé de nouvelles
politiques, au sein desquelles l'entreprise et l'ambition auraient
cohabité confortablement, parallèlement avec une
société de chance égale et de
compassion. »
Blair décrit tout cela comme un travail en
développement, une politique « au-delà de la
droite ou de la gauche traditionnelles », une vision avec
laquelle, selon lui, « des forces puissantes, de la gauche
et de la droite, ne sont pas en accord » et font tous les
efforts pour la paralyser, une vision que le livre décrit comme
étant le seul espoir pour l'avenir de l'Angleterre. C'est
là la « Troisième Voie », la voie
vers le fascisme et la guerre.
À propos de l'invasion de l'Irak aux
côtés des États-Unis, Blair souligne la position
qu'il a défendue plus tôt cette année devant la
commission Chilcot. Il explique pourquoi il ne pouvait envisager de
présenter des excuses pour ce crime de guerre, mais il continue
d'émettre des avertissements à propos de
« l'Islam politique », ainsi
que des musulmans « politiques ». Il qualifie les
Arabes de gens qui vont toujours considérer les
« juifs » comme des ennemis. Alors que le
neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre
approche – plusieurs personnes ont laissé entendre que la
publication des mémoires à ce moment-ci n'est pas une
coïncidence – ce thème, que Blair lui-même a
tenté de relier au « communisme
révolutionnaire » en 2005 – met en
lumière la responsabilité de l'impérialisme
anglo-américain pour ce crime et pour toute la réaction
noire qui a suivi. Cependant, pour Tony Blair, l'agression contre
l'Irak n'était qu'une question de calculs, un jeu
de bluff et de contre-bluff, qui a mal tourné. Sa logique est
que Saddam Hussein était à blâmer pour l'absence
d'armes de destruction massive, alors que Tony Blair était
convaincu qu'il en possédait. Blair écrit :
« Nous pensions qu'il y avait un programme actif d'armes de
destruction massive, et il n'y en avait pas. La suite, après le
renversement de Saddam en mai 2003, a été sanglante,
destructrice et chaotique. » Il continue :
« Les renseignements sur Saddam et les armes de destruction
massive se sont avérés incorrects. Il a été
dit – je l'ai dit moi-même – que cela demeure un mystère.
Pourquoi Saddam a-t-il empêché les inspecteurs d'entrer
dans son
pays pendant si longtemps s'il n'avait rien à cacher ?
Même lorsqu'il les a laissé entrer, pourquoi a-t-il fait
obstacle à leur travail ? Pourquoi faire entrer son pays en
guerre pour protéger un mythe ? Était-ce aussi
paradoxal que cela : il pensait que les États-Unis et leurs
alliés bluffaient alors que nous le menacions d'utiliser
la force et que nous étions sérieux ; et nous
pensions qu'il possédait des armes de destruction massive alors
que dans les faits il bluffait ? »
La tentative de Blair de justifier les crimes dont il
était responsable était que l'Irak poursuivait ses
ambitions stratégiques, quelles que soit les subtilités
à propos de la possession ou de l'absence de possession d'armes
de destruction massive. La conclusion que ne tire pas Blair dans son
livre, c'est qu'en envahissant l'Irak, ainsi que
l'Afghanistan, en effectuant un changement de régime,
l'impérialisme anglo-américain poursuivait ses ambitions
stratégiques, quelles qu'aient été les
subtilités de Saddam Hussein possédant ou ne
possédant pas d'armes de destruction massive. Et quel est le
crime le plus grave ? Il ne peut y avoir de doute à ce
propos.
WDIE fera un compte rendu complet des mémoires de
Tony Blair à une date ultérieure.
On peut lire des extraits de Tony Blair, a Journey
à : http ://www.tonyblairjourney.co.uk/extracts

Les militaires britanniques en Irak:
un legs de crimes de guerre et d'atrocités
- Felicity Arbuthnot, 3 septembre 2010 -
« Ma
génération est la
première qui peut envisager la possibilité de vivre
toute
sa vie sans aller en guerre, ou sans envoyer ses enfants à la
guerre. »
(Tony Blair, discours en
tant que premier ministre
nouvellement élu, 1997)
Le mois d'août semble être le mois des
Pleins Feux sur l'Invasion illégale. Le président Obama a
prononcé son discours Mission Cause perdue à propos du
« retrait » fantaisiste des Américains –
laissant derrière eux 50 000 soldats, peut-être 50 000
mercenaires, et, ont laissé entendre certains, 100 000
« conseillers ».
En contexte : « Le mois dernier, le
Service de recherche du Congrès a rapporté que le
personnel du ministère de la Défense comprenait 19 %
plus de personnel sous contrat (207 600) que de personnel en
uniforme . . . en Irak et en Afghanistan, faisant de ces guerres ...
les plus privatisées et confiées à des
sous-traitants
de l'histoire des États-Unis. Pire, la surveillance des sous-
traitants sera confiée à d'autres sous-traitants. Comme
cela a été le cas en Afghanistan, on demandera aux
sous-traitants de fournir « des centres d'opérations
de surveillance des sous-traitants privés en
sécurité (PSC),
ainsi que des services d'inspection et de comptabilité des
PSC ». [1]
Tony « Je le referais » Blair a
annoncé le 16 août qu'il donnera toute son avance de
£4,6 millions pour son livre My Journey à
la Légion royale britannique, en appui aux soldats britanniques
dans le besoin. Puisque les clameurs voulant l'envoyer à La Haye
s'intensifient – et quelques-uns suggèrent un
supplice beaucoup moins civilisé – il semble que le moment se
prête à l'évaluation des
« accomplissements » des Britanniques en Irak.

Les vrais
terroristes: Après avoir tué et blessé
des policiers et des civils irakiens à
Bassorah, deux agents britanniques du Special
Air Service (SAS), des forces spéciales, déguisés
en auteurs d'attentat-suicide de l'Armée de Medhi,
ont été pris sur le coup avec un camion rempli
d'explosifs le 19 septembre 2005.
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Les Britanniques, bien sûr, étant
entrés en faisant flotter le drapeau de Saint-George sur leurs
véhicules (le drapeau des Croisés), ont
dévalé à l'extérieur de la ville de
Bassorah sous le couvert de la nuit, pour se précipiter vers
l'aéroport fortifié, à quelque distance de la
ville, en septembre 2007, un peu comme des unités
américaines l'ont fait
dans d'autres parties de l'Irak, la semaine dernière, fuyant
dans la nuit en passant au-dessus de la frontière du Koweït.
Les forces britanniques ont aussi squatté
illégalement le palais de Bassorah, comme l'ont fait leurs
homologues américains dans des palais à travers le pays,
volant et pillant les propriétés culturelles de l'Irak,
défiant ainsi les Conventions de 1954 et de 1977 sur
la Protection de la propriété culturelle.
L'utilisation de tels édifices comme appui
à l'effort militaire ou comme centre de commandement est
spécifiquement interdit. Tous les actes de pillage ne pourront
probablement jamais être quantifiés, puisque personne ne
gardait les gardes. Un exemple de pillage britannique, au début,
est le vol d'une statue de Saddam Hussein à Bassorah, et
dont les contribuables britanniques ont payé le transport
à la base de l'Unité du Lancashire, dans le sud de
l'Angleterre.
Le Palais de Bassorah a cependant été
restitué après quatre ans et demi, lors d'une
cérémonie à la sauvette à une heure du
matin, heure locale. La majeure partie des troupes était
déjà partie, se glissant à l'extérieur,
pour se diriger vers la route du désert vers l'aéroport
à partir de 10 heures du soir.
Les atrocités britanniques
alléguées ont commencé aussitôt que l'Irak a
été déclarée
« libérée ». Une de leurs
premières actions connues (après s'être
emparés des installations de pétrole de Bassorah), a eu
lieu moins d'un mois après l'invasion, en mai 2003, lorsque le
jeune Ahmed Jaber Karheem, 15 ans, s'est noyé après
avoir
été jeté dans un canal de l'ancienne
« Venise du Moyen-Orient », par les gardes Martin
McGing, Joseph McLeary et le Colour Sergeant Carle Selman.
L'action présumée devait servir à
lui « donner une leçon », parce qu'on le
soupçonnait de vol. Ahmed Jaber ne savait pas nager. Dans cette
cause qui a mis trois ans à se retrouver devant les tribunaux,
le garde McLeary s'est plaint : « On nous a dit de
pousser les voleurs dans le canal. J'appartenais au rang
inférieur et
on nous a dit que nous n'étions pas payés pour penser.
Juste pour exécuter les ordres. Je ne sais pas pourquoi
l'armée a continué cette poursuite ... Nous étions
des boucs émissaires. » Les principes de Nuremberg ne
s'appliquaient apparemment plus, et comme les vies irakiennes ne
semblaient pas valoir grand-chose, ils ont été
acquittés.
Il y avait sans aucun doute des vols de nourriture
après l'invasion, la population de Bassorah étant presque
entièrement dépendantes des rations distribuées
par le gouvernement. L'armée britannique a
« sécurisé » les entrepôts de
nourriture, mais n'a rien distribué.
Les enfants mendiait de l'eau ou n'importe quoi à
manger, partout dans le sud, dans une situation proche de la famine
pour nombre de personnes. Donc, les gens volaient. Il ne fait pas de
doute que des opportunistes se glissaient parmi les
désespérés, mais la situation créée
par les occupants qui avaient
« sécurisé » la nourriture
était
une honte. Des voleurs ont aussi été tués par
balle par les soldats. Des pères, des frères, des fils,
faisaient face à la mort pour essayer de nourrir leur famille,
ou pour faire un peu d'argent dans le chaos qui régnait,
généré par l'invasion.
Lorsque les Britanniques ont finalement fait la demande
d'une cargaison d'eau pour la population
désespérée, livrée par le navire bien mal
nommé, « Sir Galahad », ils ont
commandé des réservoirs, au lieu de livrer
eux-mêmes. Les réservoirs ont été remplis
d'eau – devenant contaminée par ce qui avait été
transporté avant – qui
a été vendue à ceux qui pouvaient payer. On ne
sait pas si les membres de la marine ou de l'armée de Sa
Majesté ont aussi profité de cet intéressant petit
gain.
La cause de la noyade dans le canal a finalement
été entendue en juin 2006. Ce mois-là,
l'armée a été accusée d'avoir tué
par balle un jeune de 13 ans, dans une foule accusée
d'avoir lancé des pierres.
Les meurtres banalisés ont commencé
tôt avec l'invasion. Le caporal Russ Ashton, mort plus tard dans
une attaque contre un poste de police à Al Majar, a écrit
en mars 2003 : « J'ai descendu 4-5 Irakiens et
l'un deux était assez jeune, 14 ou 15 ans ... Je me
suis senti mal sur le coup, mais ça va
maintenant. » Lors d'un appel à sa mère il a
dit : « Ici, c'est tuer pour tuer ... Je ne sais pas
comment je vais pouvoir faire face avec ce que j'ai vu. » [2]
Un collègue raconte avoir patrouillé de
nuit et : « ce damné flip flop était
sorti », il l'a donc descendu. Selon Amnistie, Wa'el Rahim
Jabar : « ... marchait dans la rue principale, avec une
Kalashnikov sur l'épaule droite, accompagné de deux amis
(non armés) », il faisait noir, ils ne se rendaient
pas compte
qu'il y avait une patrouille britannique tout près et on a
tiré dans sa poitrine et son cou ; il est mort
instantanément.
Porter une arme de famille ancienne était la
norme dans les régions rurales, qui étaient devenues de
plus en plus dangereuses, même avant l'invasion, ce qui
était souvent dû au désespoir amené par
l'embargo, ou à la criminalité.
Les « boys » de Grande-Bretagne
qualifiaient les Irakiens des termes suivants :
« Arabes puants »,
« yip-yap »,
« têtes-serviettes »,
« flip-flop », et de
« crusties ». La belle Bassorah, vaincue,
où de très petits enfants vendaient des fruits, qu'il
avaient cueillis à
l'aube, le long de la Corniche, a été qualifiée de
« nid de vipères » par le
major-général Brims.
Le collègue de Aston, le sergent Simin
Hamilton-Jewell, qui devait aussi mourir à Al Majar, a
envoyé une lettre chez lui, racontant avec excitation avoir
capturé trois « membres du parti Ba'ath ».
Il était clair que l'ignorance régnait. Il était
presque impossible d'obtenir du travail en Irak, sous Saddam Hussein,
sans adhérer, sans
égard aux opinions personnelles sur le Ba'ahtisme (pan-arabe).
« Je les ai obligés à se coucher sur le
plancher [d'un véhicule], menottés, avec des sacs de
sable
sur la tête et mon arme pointée droit sur leurs
têtes . . . » Tant pis pour la Convention de
Genève.
On ne sait pas si deux de ces hommes étaient
ceux-là qui, arrêtés par Hamilton-Jewell en mars
2003, ont été accusés, mais jamais traduits en
justice par les Britanniques, gardés en isolation, et soumis
à la privation de sommeil, à la chaleur extrême,
à des fouilles corporelles arbitraires et à des abus
physiques. Trois ans après leur arrestation, ils
ont été accusés du décès de deux
soldats britanniques, et finalement remis aux autorités
irakiennes en 2008 pour être jugés, risquant la
torture et la pendaison.
En mars 2010, grâce au travail acharné de
Phil Shiner, avocat au Public Interest Lawers à Birmingham, la
Cour européenne des droits humains, à Strasbourg, leur a
accordé unanimement une compensation pour « leur
souffrance mentale, leur peur de l'exécution (ce qui revient
à) un traitement inhumain ». Le gouvernement
britannique et le Foreign Office y ont reçu une critique
salutaire.
Juste après que le Conseil de
Sécurité de l'ONU, dominé par Les
États-Unis, ait approuvé le contrôle
intérimaire de l'Irak par les États-Unis et la
Grande-Bretagne, le 22 mai 2003, l'auteur du
« document » des prétentions de fiction –
cité par Colin Powell aux Nations unies pour justifier
l'invasion – le procureur Anthony
Blair, s'est amené à Bassorah, le premier dirigeant de la
« coalition » à visiter ses troupes.
La « perte minimale de vies
civiles », leur superbe retenue, était
maintenant : « célèbre autour du
monde » . . . a-t-il dit. Il a continué en disant que
les actions des soldats étaient : « un
modèle de façon de se conduire pour les forces
armées n'importe où dans le monde ».
À ce moment, la famille de Memmon Salam
al-Maliki, onze ans, le cherchait depuis trois semaines. Le
29 avril 2003, Memmon avait été blessé par
des munitions qui n'avaient pas explosé, abandonnées par
les Britanniques, près de sa maison à Bassorah. Les gens
du quartier avaient supplié les Britanniques d'enlever ces
munitions,
éparpillés partout, en piles. Memmon a perdu une main,
des doigts de l'autre main, et a été blessé
à l'oeil droit. Recueilli par une patrouille britannique, il
semble qu'il ait reçu les premiers soins, pour être
ensuite transféré à l'hôpital de la base
britannique à Shuaiba. Memmon faisait partie d'un bon nombre
d'enfants blessés par ce legs mortel,
abandonné là de façon insouciante. Ses parents ne
l'ont pas vu depuis l'intervention de l'armée britannique.
Les Britanniques à Bassorah ont dit à son
père qu'il avait été transféré dans
un hôpital militaire américain au Koweït. Ils
n'avaient apparemment pas de documentation et ne savaient pas où
se trouvait l'hôpital. Sans la permission de ses parents, et sans
qu'ils aient été mis au courant, ils ont paru vouloir
admettre que Memmon avait été transféré,
traversant une frontière internationale, dans un autre pays – et
était disparu. Les autorités américaines, elles,
nient avoir eu connaissance de lui ou d'avoir des traces dans leurs
documents. Sept ans plus tard, sa famille le cherche encore, toujours
en
détresse.
Dans la dernière lettre reçue du
ministère de la Défense datant d'octobre 2005, le chef
du département prétend que l'officier a dit à leur
avocat que le consulat britannique à Bassorah n'a pas non plus
réussi à retrouver le garçon. « Je suis
désolé d'avoir à dire que l'enquête
ultérieure n'a rien donné, et que le lieu où se
trouve le fils de
votre client demeure inconnu, suite à son transfert dans un
hôpital de campagne américain au Koweït »,
selon des documents vus par le journal The Guardian (Londres).
Le ministère de la Défense britannique
« a commencé à considérer les demandes
de la famille comme des demandes d'indemnisation » ; il
a offert ses sympathies mais nié toute responsabilité.
Sept ans et demi plus tard, Liam Fox, l'actuel ministre de la
Défense de Grande-Bretagne, le dernier d'une triste bande, a
ordonné
« une enquête d'urgence ».
C'est sans doute dans l'Enquête juridique [3] sur
la mort de Baha Mousa (26 ans), réceptionniste à
l'Hôtel Haitham de Bassorah, que l'on trouve le compte-rendu le
plus détaillé du traitement infligé aux Irakiens
par les forces britanniques. Ce père de deux enfants, dont
l'épouse de 22 ans était récemment
décédée du cancer, fut
arrêté avec neuf autres le 14 septembre 2003 par
le personnel du Premier Bataillon du Queen's Lancashire Regiment. Il
était mort deux jours plus tard et il portait les marques
d'« au moins 93 blessures, avait plusieurs côtes
fracturées et le nez brisé ».
L'autopsie a révélé qu'il avait
subi un arrêt cardio-respiratoire, c'est-à-dire qu'il a
été asphyxié. Lorsque son père, Daoud
Mousa, un colonel de la Police de Bassorah, a vu la dépouille
de son fils, horrifié, il a éclaté en sanglots.
La lumière a été faite dans les
coins les plus obscurs, encore une fois, grâce au travail
acharné de l'avocat Phil Shiner. Me Shiner représente 70
Irakiens dans des cas de torture et de mauvais traitements aux mains de
soldats britanniques. Il n'est pas le seul.
Un ancien collègue de détention de Baha
Mousa a déclaré à la Haute Cour de Londres que des
soldats s'étaient livrés à un concours de coups de
pied sur eux, pour savoir lequel les enverrait le plus loin. Un autre
survivant, Kifa Taha al-Mutari, a dit dans son témoignage que
lui et d'autres ont été « battus,
cagoulés et les mains attachées
par un fil de fer ».
Le cagoulage était considéré comme
de la torture par le Comité des Nations unies sur la torture en
1997, fait qui fut porté à l'attention du personnel
britannique concerné à Bassorah le 4 avril 2003.
Baha Mousa fut cagoulé pendant plus de 23 heures.[3] En
plus d'être signataire de la Commission de l'ONU, la
Grande-Bretagne
interdit le cagoulage par la loi depuis les années 1970.
Les pilleurs pouvaient être abattus, mais le
procès verbal de l'enquête indique qu'il y aurait eu des
réquisitions discutables de la part des libérateurs.
« La première opération avait permis de
prendre trois membres du Ba'ath qui avaient 11 millions de dinars
dans trois grands sacs à leur domicile. J'étais soucieux
de respecter les
règles de la Convention de Genève et de leur permettre
d'amener cet argent avec eux au centre d'interrogation, mais j'ai
décidé que je pouvais en emprunter quelques milliers pour
dépenser sur le marché local, pour démontrer notre
confiance et notre volonté de rétablir une situation
normale ! »
Les Irakiens connaissent l'instabilité et dans
des temps troubles, quand on s'attend à du pillage, l'argent
comptant et les épargnes sont retirés des banques et
gardés à la maison. Les trois sacs, l'équivalent
de quelques milliers de dollars, auraient très bien pu
être tout ce que les trois hommes possédaient, eux et
leur famille, pour passer à travers
la période de chaos qui allait durer on ne sait combien de
temps.
À l'Hôtel Al-Haitham et durant
l'arrestation de M. Mousa et ses collègues, les soldats
britanniques auraient semble-t-il fait main basse sur le contenu du
coffre-fort.
Autre témoignage enregistré :
« Il fut
interrogé, lui et ses associés... après un
"conditionnement" assez déconcertant. Des Marines ont
frappé un morceau de tôle à coups de bâton
pendant plusieurs heures. C'était pour maintenir le choc de la
capture et les encourager à parler. Il est devenu évident
que ces hommes ont eu peur parce que
deux d'entre eux ont pissé dans leur pantalon. »
Un jeune Irakien a été soumis à une
exécution simulée par des soldats qui versaient sur lui
ce qu'ils disaient être de l'essence d'un bidon et qui
menaçaient de le brûler. Ils ont mis le canon d'une arme
à main dans la bouche d'un autre.
Parmi les décès aux mains de
l'armée, que conteste le ministère de la Défense,
il y a vingt Irakiens qui, selon des témoins, auraient
été amenés à la base britannique à
Amara le 14 mai 2004. Non contesté est le fait que le
lendemain vingt cadavres ont été retournés aux
familles. Il y aurait eu signes de torture sur les corps :
mutilation, enlèvement des yeux et coups de couteau, selon les
avocats.
« Il y a eu plusieurs cas où les
prisonniers ont été blessés après leur
capture ... ce qui rendait les prisonniers indisposés à
l'interrogation tactique. » Les blessures ont dû
être considérables s'ils ne pouvaient plus parler, peut-on
supposer. Des prisonniers ont été
« détenus dans une cage de prisonnier de
guerre ». Voilà
pour le Comité de l'ONU sur la torture !
Pour l'ensemble, le traitement des prisonniers a
été qualifié de
« catastrophique » et
« fondamentalement fautif ». La communication
était problématique : il manquait
d'interprètes.
Parmi les nombreux plaintes de traitement inhumain par
l'occupant britannique il y a le cas de Adil Abba Fadhil Mohammed, un
gardien de sécurité de 23 ans qui affirme avoir
été battu avec la crosse d'une carabine, frappé
à coups de pied et agressé sexuellement par des soldats
de sexe masculin et féminin, forcé de se
déshabiller et
photographié par des soldats de sexe masculin et féminin
qui riaient. D'autres affirment avoir été violés,
électrocutés et humiliés sexuellement, et les
descriptions doivent être précédées d'un
avertissement au lecteur.
Il y a le cas de Sabiha Khudur Talib, une femme de
62 ans qui aurait été torturée et
exécutée. Selon son fils, elle a été
amenée par des soldats britanniques qui l'ont frappée au
dos avec la crosse de leur fusil et jetée dans un camion. Son
corps a été retrouvé sur la route al-Zubayr de
Bassorah, dans une housse mortuaire appartenant à
l'armée britannique. La police de Bassorah donne la description
suivante : « Traces de torture et une blessure par
balle à l'abdomen. » « Les observations
laissent entendre qu'il s'agirait d'un meurtre brutal », de
dire Phil Shiner.
En octobre 2009, un dénonciateur de
l'armée qui avait passé la majeure partie de sa
carrière au département des enquêtes
spéciales de la Royal Military Police a dit au reporter Donald
MacIntyre qu'il a fini par quitter parce qu'il croyait qu'il
« était au service d'une complicité dans le
camouflage d'allégations assez graves de torture et
de meurtre ».
« J'ai vu des preuves documentées de
centaines d'incidents où des Irakiens ont été
tués ou gravement blessés. Ce sont les actions de
quelques pommes pourries. Mais le système est défectueux
et certaines prises de décisions étaient si perverses
qu'on aurait raison de conclure que le baril au complet était
pourri. »
En 2009, lorsque l'armée britannique a finalement
quitté l'Irak, son commandant a salué la bravoure des
soldats et leur a dit : « Nous avons
préparé le terrain pour le succès... Nous quittons
en sachant que Bassorah est aujourd'hui un meilleur endroit qu'en
2003. »
Ça prend comme toujours un William Blum de
l'Irak pour voir au travers tout ce délire, y compris celui qui
nous vient de l'« envoyé de la paix » Tony
Blair et du tout à fait indigne lauréat du Prix Nobel de
la Paix Barack Obama cette semaine. La Grande-Bretagne et
l'Amérique :
« ...ont tué gratuitement,
torturé... les habitants de ce malheureux pays qui ont tout
perdu : leurs demeures, écoles, électricité,
eau potable, environnement, leurs quartiers, mosquées,
archéologie, emplois, carrières, professionnels,
entreprises d'État, leur santé physique, santé
mentale, services de santé, aide sociale, leurs droits des
femmes, leur tolérance religieuse, sécurité, leurs
enfants, parents, leur passé, présent, avenir, leur vie...
« Plus de la moitié des Irakiens sont
ou bien morts, blessés, traumatisés, en prison,
déplacés ou en exil forcé... L'air, le sol, l'eau,
le sang et les gènes entachés d'uranium appauvri... les
plus horribles malformations congénitales... des bombes à
dispersion non détonées qui gisent dans le sol en
attendant d'être ramassées par des enfants...
une rivière de sang coule aux côtés du Tigre et de
l'Euphrate... traversant un pays qui pourrait ne plus jamais être
remis sur pied. »[5]
Notes
1.
http ://www.truth-out.org/another-false-ending-contracting-out-iraq-occupation62883
2. Last Round, Mark Nichol, Weidenfeld and Nicholson, 2005.
3. Procès verbal entier :
http ://www.bahamousainquiry.org/linkedfiles/baha_mousa/hearings/transcript/20090723day8fulldayredacted.pdf
4. http ://www.publicinterestlawyers.co.uk/general/about.php
5. http ://www.killinghope.org/bblum6/aer85.html (Anti-Empire
Report, 1er septembre 2010)
(Traduit de l'anglais par Le
Marxiste-Léniniste)

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