Le Marxiste-Léniniste

Numéro 140 - 14 septembre 2010

Les pensionnés de Nortel manifestent devant le parlement ontarien

Justice pour les pensionnés et les travailleurs
avec handicap de Nortel! Les pensions
et avantages sociaux sont un droit!

Les pensionnés de Nortel manifestent devant le parlement ontarien
Justice pour les pensionnés et les travailleurs avec handicap de Nortel! Les pensions et avantages sociaux sont un droit!
«Ne liquidez pas nos caisses de retraite!» - Sauvegarde des retraités et anciens employés de Nortel Canada

9e anniversaire des attentats du 11 septembre
Non à l'hystérie contre les musulmans! La solution est de lutter pour un programme prosocial! - Voice of Revolution
À l'occasion du 9e anniversaire du 11 septembre - Workers' Daily
Les musulmans n'ont rien à se faire pardonner - Maher Arar

Haïti
Les déplacés manifestent contre les expulsions et les conditions horribles dans les camps

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Les pensionnés de Nortel manifestent devant le parlement ontarien

Justice pour les pensionnés et les travailleurs
avec handicap de Nortel! Les pensions
et avantages sociaux sont un droit!

Nortel, le géant des communications, qui est sous la protection de la loi de la faillite depuis le 14 janvier 2009, va liquider ses fonds de pensions le 30 septembre. On s'attend à ce que les pensionnés perdent 35 % ou plus de leurs pensions lorsque les fonds seront liquidés. C'est justement un des buts de la manifestation du 15 septembre : de trouver des alternatives à la liquidation des fonds de pensions.

Le 31 décembre 2010, les prestations pour frais médicaux, dentaires et d'assurance aux pensionnés et à leurs survivants de même qu'aux employés sur le régime d'invalidité de longue durée (ILD) seront eux aussi éliminées. Les prestations de remplacement de salaire pour les employés sur le ILD et leurs survivants se terminent elles aussi le 31 décembre.

Les employés mis à pied de façon permanente sont admissibles à un montant allant jusqu'à 3 000 $ payable en une fois pour couvrir une partie de leurs indemnités de départ ; ce montant est considéré comme une avance sur ce qu’il vont peut-être recevoir en tant que créanciers non garantis dans les procédures de faillite. Cela fait en tout près de 20 000 personnes qui vivent dans l'insécurité totale depuis que Nortel a annoncé qu'il se placerait sous la protection de la faillite.


Manifestation des employés présents et passés de Nortel à Ottawa
le 21 octobre 2010 (Photo: Marc Lavoie)

Ces anciens employés de Nortel disent que leur situation va devenir de plus en plus intenable. La situation est encore pire pour les employés du Québec parce le Québec n'a pas de Fonds de garantie des prestations de retraite (FGPR) comme en Ontario qui garantit le premier $1 000 sur le paiement mensuel que reçoivent les pensionnés lorsqu'ils sont jugés admissibles. A ce sujet, Ken Lyons, porte-parole du comité Sauvegarde des retraités et anciens employés de Nortel Canada et lui-même retraité après 33 ans de service, a dit aux médias : : «Il y a des gens qui seront obligés d'aller chercher de l'assistance sociale. Beaucoup de gens n'y croyaient pas. C'est désolant. Nous perdons tous nos avantages sociaux comme l'assurance-maladie complémentaire, l'assurance dentaire et l'assurance-vie. La seule solution pour nous est de mettre de l'argent de côté à la place de l'assurance.»

Plusieurs pensionnés doivent tenter de retourner sur le marché du travail, ce qui est une insulte à leur dignité et pratiquement une impossibilité dans plusieurs des cas. De nombreux pensionnés sont malades et le coût des frais médicaux dépassera à lui seul le montant qu'ils recevront en pensions. Pour les employés sur le régime d'invalidité de longue durée, la perte des prestations ajoutera aux tragédies qu'eux et leurs familles vivent. C'est inconcevable que de telles choses puissent se produire dans un pays qui produit autant de richesse sociale. Cela en dit long sur le système économique et politique et sur les gouvernements qui se sont succédés quand des travailleurs à la fin de leur vie active, au moment où ils sont le plus susceptibles de devenir malades ou d'être handicapés, doivent manifester pour réclamer ce qui leur appartient de droit.

Le gouvernement fédéral doit intervenir immédiatement pour empêcher que ces prestations soient coupées. Les pensionnés et les employés avec un handicap de longue durée appuient le projet de loi privé C-501, maintenant en comité parlementaire, qui porte sur les prestations des pensionnés dans les cas de procédures de faillite. Ils appuient également le projet de loi S-216 qui a été initié au Sénat et porte sur les prestations des employés avec un handicap de longue durée. Les partis qui siègent au parlement doivent passer ces projets de loi immédiatement afin de ne pas laisser s'aggraver davantage la situation des anciens employés de Nortel et de tous les autres qui vivent des situations semblables.

Le gouvernement Harper affirme sans honte qu'il ne veut pas créer un précédent en venant à la rescousse des employés de Nortel et que bien que leur situation soit difficile il y a d'autres projets de loi qui sont plus urgents à l'heure actuelle. C'est ce même gouvernement qui jure constamment vouloir « appuyer les familles et les collectivités et défendre ceux qui ont aidé à bâtir le Canada ». Eh bien, c'est justement cela que les anciens employés et les pensionnés de Nortel ont fait. Ils ont aidé à bâtir le Canada et Nortel lui-même.

Il faut reconnaître les pensions et les avantages sociaux comme un droit pour tous qui doit être garanti. Nous devons défendre les pensions que nous avons et combattre pour les pensions dont nous avons besoin. Tous les Canadiens doivent avoir un fonds de pensions à prestations déterminées qui est garanti par le gouvernement. Les plans d'épargne qui sont utilisés comme capital-argent par les riches pour leurs investissements sur les marchés mondiaux ne sont pas des pensions au sens moderne du mot. Les pensions doivent devenir un programme social qui est payé à même la valeur ajoutée et prélevée à titre d’impôts des entreprises.

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«Ne liquidez pas nos caisses de retraite!»

Appel à tous les anciens employés de se rassembler à Queen's Park le 15 septembre 2010

Le 30 septembre 2010, les régimes de retraite à prestations déterminées de Nortel vont devenir orphelines. La Commission des services financiers de l'Ontario (CSFO) les prendra alors en charge comme l'exige la loi actuelle.

À moins que le gouvernement de l'Ontario prenne des mesures rapides, les retraités de Nortel perdront alors 36 % de leurs pensions et peut-être encore plus. Une grande partie de leur perte survient parce que, en vertu de la réglementation en vigueur, la CSFO procédera tout simplement à la liquidation des fonds des régimes de retraite en les convertissant en rentes. Cela gèle toujours le déficit du régime de retraite en vigueur auquel s'ajoutent des pénalités majeures, car le coût des rentes est actuellement à son pire depuis 25 ans, sans aucun soulagement en vue. C'est le pire résultat possible pour les retraités de Nortel, qui seront également touchés par la perte de leur programme d'assurance santé et d'assurance vie.

La Sauvegarde des retraités de Nortel Canada (SRNC) exige que le gouvernement de l'Ontario change ses règlements et mette fin à ces liquidations automatiques. Nous bénéficions du support des membres de l'organisation PCP qui soutiennent les changements de ces règlements, ce qui accroît la pression sur le gouvernement pour apporter ces changements. Après tout, c'est notre argent et notre pension. C'est à nous de décider.

Au lieu geler ces pertes et d'acheter des rentes coûteuses, les régimes de retraite devraient être investis professionnellement au bénéfice des retraités au lieu des compagnies d'assurance. Des choix devraient être disponibles, pour permettre la remise d'une pension mensuelle beaucoup plus élevée et d'offrir à la caisse une chance de récupérer les pertes lorsque l'économie s'améliorera. Elle accordera plus d'argent aux retraités, préviendra des débours inutiles du Fonds de garantie de retraite de l'Ontario (PBGF) et réduira aussi les coûts pour le contribuable de l'Ontario en gardant les retraités à l'écart du système de sécurité sociale. En 2008, l'étude même du gouvernement sur les régimes de retraite a recommandé une approche similaire, mais aucune action n'a encore été prise.

L'argent laissé dans un fonds «orphelin» de retraite est la propriété des retraités. Il n'appartient pas au gouvernement de l'Ontario (CSFO). Les retraités doivent être autorisés à décider eux-mêmes comment leur argent est géré !

Ne liquidez pas nos caisses de retraite !

Le ministre des finances de l'Ontario, Dwight Duncan, a annoncé le 24 août de nouvelles règles régissant les niveaux de financement des régimes de retraite à prestations déterminées ainsi que l'augmentation des cotisations des employeurs au fonds de garantie de prestations de retraite (FGPR). La SRNC approuve la décision du ministre Dwight Duncan d'assainir la base financière du FGPR mais considère ce geste comme n'étant qu'un premier pas timide lorsque qu'il s'agit d'améliorer à long terme le sort des retraités.

La SRNC croit qu'il existe une meilleure façon de réduire la pression sur le FGPR lors de crises économiques majeures et de défaillance des régimes de retraite d'importance. La proposition de la SRNC serait grandement bénéfique pour les retraités confrontés à la faillite de leur entreprise et, du même coup, minimiserait le besoin de contributions corporatives accrues au FGPR. De plus, ce serait avantageux pour la viabilité à long terme des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur privé puisque cela permettrait aux compagnies de s'ajuster plus rapidement à l'impact du système gouvernemental de valeur comptable des caisses de retraite sur leur flux de trésorerie.

Une des recommandations principales de la commission d'enquête sur les retraites de 2008 était d'éviter de liquider les caisses de retraite en difficulté en créant l'Agence des régimes de retraite de l'Ontario*. Grâce à l'appui de conseillers financiers et actuariels, la SRNC a développé un système similaire applicable au secteur privé intitulé «modèle de parrainage financier». Cette approche rejette la vieille rengaine voulant que la liquidation d'un régime de retraite requiert automatiquement sa conversion en rentes pour les retraités et mise plutôt sur le marché des capitaux pour trouver un groupe financier qui prendrait à sa charge le régime de retraite en détresse. Non seulement cette approche évite les pénalités financières reliées à la conversion en rentes des caisses de retraite mais elle offre une possibilité de croissance des sommes investies. Les retraités obtiendraient possiblement un revenu de retraite majoré tout en réduisant les contributions requises du FGPR et des programmes sociaux des provinces. La SRNC, lors de ses discussions avec les fonctionnaires du ministère des finances, a révélé que le modèle de parrainage financier ferait épargner $100M au FGPR pour le cas de la faillite de Nortel à lui seul.

Don Sproule, président national de la SRNC affirme que « la liquidation et conversion en rentes génère des dépenses inutiles et est cause d'incertitude pour tous. Il n'y a pas de pire moment pour acheter des rentes que pendant la période économique difficile actuelle. » Il ajoute aussi « qu'en plus, la caisse de retraite de Nortel avec ses $2.5 milliards d'actifs pourrait causer l'effondrement du marché canadien des rentes qui ne peut seulement s'accommoder que d'un montant annuel de $500 millions. Il est impossible de s'attendre à un climat de saine compétition lors de la conversion de tels actifs en rentes. Les coûts vont atteindre des sommets. »

Thomas D. Levy, actuaire en chef pour la compagnie Segal, a indiqué qu'il est évident que le système de retraite de l'Ontario est en train de créer un environnement qui sera une source de problèmes dans le futur pour lui-même, les retraités et les contribuables. On n'a pas à regarder bien loin. On n'a qu'à contempler le désastre du régime de retraite de Nortel, le déficit du FGPR et le refus des employeurs ontariens de se fier au système actuel d'évaluation des régimes de retraite à prestations déterminées et de leurs financements.

Le modèle de parrainage financier mis de l'avant par la SRNC a suscité beaucoup d'intérêt auprès des marchés canadiens de capitaux. Si ce modèle est mis en place de façon appropriée, il en résulterait des bénéfices à la fois pour les retraités en général ainsi que pour les contribuables ontariens. L'Ontario deviendrait ainsi le chef de file canadien de la sauvegarde des régimes de retraite à prestations déterminées.

* Recommandation 5-2, Rapport de la commission d'enquête sur les retraites, Harry Arthurs, Novembre 2008.

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9e anniversaire des attentats du 11 septembre

Non à l'hystérie contre les musulmans!
La solution est de lutter pour
un programme prosocial!

En ce jour où nous songeons à tous ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre 2001, et aux centaines de milliers de personnes qui sont mortes en conséquence de l'agression étasunienne contre l'Afghanistan et l'Irak et les peuples du monde, Voice of Revolution exprime ses plus sincères sympathies à tous ceux qui ont perdu un être cher. Nous exprimons nos sympathies aux familles de ceux qui ont été tués ou qui ont été portés disparus et à l'ensemble du peuple chilien en cet anniversaire du coup d'État sanglant qui a eu lieu au Chili le 11 septembre 1973. Trente six ans plus tard, les États-Unis continuent d'orchestrer et de soutenir des coups d'État violents, comme il l'a fait en Haïti et plus récemment au Honduras.

L'anniversaire du 11 septembre est une occasion de réflexion, de réfléchir surtout à la « guerre contre la terreur » que les États-Unis ont déclenchée au lendemain des attentats. Neuf ans plus tard, les gens ici et dans le monde continuent de subir les conséquences des crimes de l'agression et de l'occupation étasuniennes. La sécurité tant promise n'existe pas puisque la guerre se poursuit et s'étend à d'autres pays et le sentiment d'insécurité ne cesse de grandir. Le profilage racial du gouvernement et l'hystérie contre les musulmans, les personnes d'origine arabe et les immigrants sont plus menaçants que jamais.

La campagne actuelle concernant l'autodafé du Coran par un pasteur de la Floride n'est pas un accident en autant que le gouvernement et les médias soient concernés. Les temps réclament partout le changement en faveur des peuples. Le gouvernement étasunien et le système impérialiste qu'il protège s'avèrent encore et encore incapables de changement. Ils recourent au contraire à la violence et à la guerre face au mécontentement qui ne cesse de grandir face au système de démocratie actuel, où la volonté de la majorité, qui réclame qu'on mette fin à la guerre et à la pauvreté, n'a aucun impact.

Pour détourner la colère du système impérialiste et du gouvernement des États-Unis et tenter de justifier la répression, on crée l'hystérie, comme celle entourant le pasteur de la Floride. Nous assistons à deux phénomènes simultanés.

D'abord, on crée l'impression que le problème a à voir avec quelques individus ou des groupes d'« extrémistes », comme le pasteur, que le gouvernement vient officiellement de déclarer « anti-américain ». De l'autre côté, on dit que tout ce qui fait « du tort à nos troupes » en Afghanistan est aussi « anti-américain ». Le président Obama dit que ce que le pasteur préconise est « complètement contraire à nos valeurs en tant qu'Américains », que « ce pays a été bâti sur les notions de liberté de religion et de tolérance ». Il dit que « ce coup de théâtre qu'il veut faire pourrait mettre en danger nos jeunes hommes et jeunes femmes en uniforme ». Puis l'armée intervient dans les affaires civiles quand le général Petraeus fait sa déclaration publique que l'autodafé « met nos soldats en danger ».

On nous demande d'accepter une logique complètement irrationnelle. Ce ne serait pas les guerres d'agression qui mettent en danger la vie des soldats. Ce ne serait pas le gouvernement et les détentions en masse d'Arabes, dans les camps de concentration de Guantanamo et Bagram, avec la profanation du Coran et la torture, l'hystérie depuis un an à l'effet qu'il y aurait des terroristes « formés ici » (homegrown) et les poursuites contre des Arabes qui n'ont été trouvés coupables d'aucun crime. Ce ne serait pas le gouvernement et ses clauses d'impunité qui seraient la source de l'hystérie anti-musulmane. Non, ce serait ce pasteur de la Floride et d'autres « extrémistes non américains par leur comportement » le problème. On prépare ainsi le terrain pour criminaliser quiconque s'oppose à la guerre ou dit quelque chose qui « met nos soldats en danger ». On pense aux opposants à la guerre, aux débardeurs qui refusent de charger des cargos par conscience et aux anciens combattants qui manifestent contre le recrutement dans les écoles.

Puis, du même coup, non seulement le gouvernement n'est plus la cible du mécontentement populaire, il devient le saveur de la situation. On dit que c'est Obama qui a sauvé la situation concernant le pasteur de la Floride. Le gouvernement serait le défenseur de la tolérance, il nous protège et protège le monde contre les « extrémistes ». Dans la réalité il crée l'impunité pour la violence contre les musulmans, les immigrants et les manifestants. C'est une façon détourner de désarmer et de désorienter les gens.

Nous devons nous méfier d'un gouvernement qui parle de tolérance car ce sont précisément ceux qui détiennent le pouvoir qui décident qui doit être toléré. Le porte-parole du département d'État Crowley a dit concernant le pasteur floridien : « Nous pensons que ce sont des gestes provocateurs. » Et il a ajouté : « Nous aimerions que d'autres Américains élèvent la voix et disent que ce comportement n'est pas conforme à nos valeurs en tant qu'Américains, que ce sont en fait des gestes anti-américains. »

Le diktat est clair : acceptez les « valeurs américaines » ou subissez la violence et la répression. C'est le gouvernement qui va décider ce qui est américain et anti-américain, ce qui doit être « toléré » ou pas. Incapable de résoudre aucun des problèmes, il exige que tout le monde adhère aux « valeurs américaines » de guerre, de génocide, de racisme, d'exploitation et d'appauvrissement. Il voudrait que « d'autres Américains élèvent la voix » à la défense du gouvernement et contre ceux qu'il classe comme « anti-américains ». C'est très sérieux, surtout quand « tout ce qui fait du tort à nos troupes » est « anti-américain ». C'est une tentative de diviser le peuple et de protéger un gouvernement et un système qui sont incapables de résoudre aucun des grands problèmes de la société.

Il faut rejeter cette direction dangereuse que prennent le gouvernement et le système impérialiste car elle est contre l'intérêt des peuples, le nôtre y compris, et elle fait reculer la société. Ce qu'il faut mettre au premier plan pour bloquer cette direction et favoriser un changement qui soit dans l'intérêt du peuple, ce sont les objectifs anti-guerre et pro-sociaux. C'est l'ordre du jour du peuple qui peut faire avancer la société. Il faut organiser la discussion sur une démocratie moderne qui investit le peuple du pouvoir de décider. Cela peut se faire en renforçant notre action avec analyse et en créant les formes tactiques et sociales nécessaires dans les conditions d'aujourd'hui. Il nous faut nos propres organisations qui engagent le peuple dans les prises de décision et dans la lutte pour l'ordre du jour prosocial.

* Voice of Revolution est une publication de l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis.

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À l'occasion du 9e anniversaire du 11 septembre

Le 11 septembre 2010 marque le 9e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, un moment déterminant du XXIe siècle. Le 11 septembre 2001, environ trois mille personnes ont perdu la vie dans des attaques terroristes planifiées contre le World Trade Centre à New York et ailleurs aux États-Unis. Les peuples du monde se remémorent en cet anniversaire tous ceux qui ont perdu la vie pendant et après ces actes criminels de même que les familles qui y ont perdu des êtres chers.

Si horribles qu'ils aient été, ces actes ont pavé la voie à des actes de terrorisme d'État encore plus horribles. L'impérialisme anglo-américain sous la direction de Bush et Blair a utilisé le 11 septembre et l'attaque terroriste du 7 juillet en Grande-Bretagne pour justifier sa « guerre à la terreur ». Les neuf dernières années ont vu des crimes d'une magnitude encore plus grande être perpétrés, en particulier l'invasion et l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan. Le nombre de soldats des forces d'invasion qui ont péri est évalué à environ 7 000 mais on n'a toujours pas de chiffres officiels du nombre de morts parmi les civils, bien qu'on estime que des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont péri et que des régions entières ont été rasées. Ce n'est pas un hasard si le criminel de guerre Tony Blair est apparu en public pour encore une fois justifier les crimes de l'impérialisme anglo-américain, déclarer effrontément n'avoir aucun regret et même promouvoir une agression contre l'Iran.

Aujourd'hui comme par le passé, les chefs de file de l'impérialisme anglo-américain continuent d'utiliser les événements du 11 septembre et du 7 juillet pour justifier les guerres d'agression en Irak et en Afghanistan en disant que ces crimes ont été et sont toujours nécessaires afin « que la sécurité règne dans les rues de Grande-Bretagne ». Ils essaient ainsi de se présenter comme les plus grands défenseurs de la paix et de la primauté du droit au moment même où ils planifient de nouvelles agressions criminelles contre l'Iran, la République populaire démocratique de Corée, Cuba et d'autres pays. L'impérialisme anglo-américain a d'ailleurs annoncé qu'en réponse aux événements du 11 septembre il va continuer ses activités bellicistes, continuer à enfreindre le droit international et à attaquer les droits des peuples, tout cela au nom de ce qu'il appelle les « valeurs universelles ».

Les événements du 11 septembre, comme les autres attaques en Grande-Bretagne et ailleurs, ont été présentés de façon à créer un climat de peur et de passivité et à susciter l'islamophobie afin que les peuples ne puissent pas s'orienter dans la situation actuelle et se tournent les uns contre les autres plutôt que de considérer la cause réelle des problèmes dans le monde. Les peuples ne sont toutefois pas restés passifs ces derniers neuf ans face aux mensonges et à la terreur répandus par les grandes puissances et surtout par les chefs de file de l'impérialisme anglo-américain. L'outrage et la colère du peuple en Grande-Bretagne sont tels qu'il est difficile pour le criminel de guerre Tony Blair d'apparaître en public pour faire la promotion de sa nouvelle biographie. La grande majorité de la population en Grande-Bretagne et dans les autres pays s'est opposée à l'invasion de l'Irak, à l'invasion et à l'occupation de l'Afghanistan et aux menaces de guerre contre différents pays et à l'ingérence dans leurs affaires. Les Britanniques ont montré qu'ils s'opposent totalement au terrorisme d'État, aux actes de répression et de déni des droits, au pays ou à l'étranger.

En ce neuvième anniversaire des actes terroristes de septembre 2001, nous pensons à tous ceux qui ont perdu leur vie à cause de ces crimes, surtout les victimes des crimes de guerre et du terrorisme d'État de l'impérialisme anglo-américain, de ses alliés et de ses rivaux. Nous saluons du même coup tous ceux en Grande-Bretagne et dans le monde qui combattent pour arrêter le bras meurtrier des fauteurs de guerre, qui combattent contre l'agression et pour la souveraineté nationale et contre toute la désinformation qui cherche à justifier l'agression et à détourner les peuples de la lutte contre la guerre et pour un gouvernement anti-guerre. Seul un tel gouvernement, un gouvernement de la classe ouvrière et du peuple, aura le pouvoir de garantir l'arrêt de la guerre et de l'agression et de bâtir une société nouvelle où c'est l'ordre du jour du peuple qui prévaut.

* Workers' Daily est le journal internet du Parti communiste révolutionnaire de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste).

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Les musulmans n'ont rien à se faire pardonner

Depuis les événements du 11 septembre 2001, les imans et d'autres représentants de la communauté islamique se sont sentis de plus en plus obligés de condamner les actes de musulmans qui sont arrêtés en vertu des lois antiterroristes et d'en demander pardon. Ils l'ont souvent fait avant même d'avoir tous les faits en mains et en s'appuyant souvent sur une information parue qui au mieux a été choisie et filtrée par l'appareil de sécurité et au pire repose sur des fuites savamment transmises aux médias par des « sources inconnues ».

Selon moi, demander pardon comme cela révèle deux problèmes.

Premièrement, cela suppose que les individus sont coupables avant la tenue d'un procès impartial et avant qu'on ait les faits en mains, ce qui revient à remplacer la présomption d'innocence par le lynchage.

Deuxièmement, même si l'on devait accepter la culpabilité sans procès, quel message les musulmans envoient-ils quand ils demandent pardon pour ces horribles crimes ? Est-ce que les chrétiens, les hindous, les sikhs, les juifs ou les bouddhistes demandent pardon pour les actions de leurs adhérents qui sont soupçonnés d'avoir commis des crimes graves ? Demander pardon revient à suggérer qu'être musulman est en soi une faute alors que les musulmans ne sont en rien différents des autres communautés : les musulmans veulent la même paix et la même sécurité et ils ont les mêmes soucis pour la sécurité et le bien-être de leurs familles ...

(Paru dans le Ottawa Citizen. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste.)

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Haïti

Les déplacés manifestent contre les expulsions
et les conditions horribles dans les camps


Des déplacés battent les casseroles pour protester contre les expulsions
à Port-au-Prince, le 3 septembre 2010.

À midi, le vendredi 3 septembre, quinze camps d'Haïtiens déplacés à l'intérieur et menacés d'expulsion forcée ont simultanément tenu à travers Port-au-Prince un concert de casseroles et poêles, ou de «bat teneb», pour exiger un moratoire sur les expulsions et une solution immédiate à leur logement inadéquat face à la menace des ouragans. Après une visite fructueuse le 27 août au camp Barbancourt II, l'éminent avocat des droits humains Mario Joseph a invité la presse nationale et internationale à se joindre au Bureau des avocats internationaux ce jour-là pour visiter les habitants déplacés du camp de l'Immaculée, maintenant dans Michico, à Cité Soleil.

« Les expulsions forcées des personnes déplacées à l'intérieur (du pays) violent les lois haïtiennes et internationales », a déclaré Joseph. « Ce n'est que le début d'un problème auquel nous allons être confrontés dans les années à venir, à moins que le gouvernement et la communauté internationale n'instaurent immédiatement un moratoire sur les expulsions forcées, vérifient les titres de propriété foncière et nationalisent par décret tous les terrains déserts et inoccupés aux mains des présumés propriétaires fonciers. »

« Il y a deux semaines, à mi-chemin de la saison des ouragans, l'IHRC a promis de construire dans les trois prochains mois 400 000 à 500 000 abris à l'épreuve des cyclones. Aucun d'entre eux n'a encore été construit et les ouragans sont maintenant à nos portes. Comme je l'ai dit à la Commission interaméricaine des droits de l'homme (IHRC), le 23 mars dernier, il est tard, même très tard pour commencer à construire des abris à l'épreuve des ouragans. Maintenant, je dis que c'est trop tard pour empêcher une nouvelle catastrophe humanitaire. »

Dans leur communiqué de presse les quinze camps ont appelé à la solidarité internationale : «[N] ous allons lever nos mains en l'air et crier haut et fort, faire sonner les trompettes pour réveiller les autorités, enlever la ouate dans leurs oreilles. Nous allons faire un concert du bruit dans les camps, faire la grève et battre et sonner fort la trompette pour demander au gouvernement Préval / Bellerive de respecter notre droit constitutionnel au logement, à l'alimentation, la santé, l'école, le travail, l'eau, l'électricité.»

« Nous refusons de participer à votre élection tout en vivant sous des bâches, tout en étant expulsés des tentes, sans le respect de nos droits fondamentaux. Nous demandons pour des maisons. Ce n'est pas un don, il est de notre droit en vertu de l'article 22 de la Constitution du 29 mars 1987, qui exige que l'État haïtien fournisse des logements décents à tous ses citoyens. »

Plus tôt cet été, les personnes déplacées résidant dans le parc public Place Immaculée ont été soumises pendant des semaines à des attaques nocturnes et au harcèlement par des groupes privés les contraignant à quitter. Après avoir épuisé tous les moyens officiels d'obtenir une protection (la Police nationale haïtienne, la MINUSTAH, l'Organisation internationale pour les migrations), les résidents ont été forcés de quitter tout en continuant d'être menacés sur le site de leur nouveau camp dans Michico.

(Bureau des Avocats Internationaux)

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