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Ces anciens employés de Nortel disent que leur situation va devenir de plus en plus intenable. La situation est encore pire pour les employés du Québec parce le Québec n'a pas de Fonds de garantie des prestations de retraite (FGPR) comme en Ontario qui garantit le premier $1 000 sur le paiement mensuel que reçoivent les pensionnés lorsqu'ils sont jugés admissibles. A ce sujet, Ken Lyons, porte-parole du comité Sauvegarde des retraités et anciens employés de Nortel Canada et lui-même retraité après 33 ans de service, a dit aux médias : : «Il y a des gens qui seront obligés d'aller chercher de l'assistance sociale. Beaucoup de gens n'y croyaient pas. C'est désolant. Nous perdons tous nos avantages sociaux comme l'assurance-maladie complémentaire, l'assurance dentaire et l'assurance-vie. La seule solution pour nous est de mettre de l'argent de côté à la place de l'assurance.» Plusieurs pensionnés doivent tenter de retourner sur le marché du travail, ce qui est une insulte à leur dignité et pratiquement une impossibilité dans plusieurs des cas. De nombreux pensionnés sont malades et le coût des frais médicaux dépassera à lui seul le montant qu'ils recevront en pensions. Pour les employés sur le régime d'invalidité de longue durée, la perte des prestations ajoutera aux tragédies qu'eux et leurs familles vivent. C'est inconcevable que de telles choses puissent se produire dans un pays qui produit autant de richesse sociale. Cela en dit long sur le système économique et politique et sur les gouvernements qui se sont succédés quand des travailleurs à la fin de leur vie active, au moment où ils sont le plus susceptibles de devenir malades ou d'être handicapés, doivent manifester pour réclamer ce qui leur appartient de droit. Le gouvernement fédéral doit intervenir immédiatement pour empêcher que ces prestations soient coupées. Les pensionnés et les employés avec un handicap de longue durée appuient le projet de loi privé C-501, maintenant en comité parlementaire, qui porte sur les prestations des pensionnés dans les cas de procédures de faillite. Ils appuient également le projet de loi S-216 qui a été initié au Sénat et porte sur les prestations des employés avec un handicap de longue durée. Les partis qui siègent au parlement doivent passer ces projets de loi immédiatement afin de ne pas laisser s'aggraver davantage la situation des anciens employés de Nortel et de tous les autres qui vivent des situations semblables. Le gouvernement Harper affirme sans honte qu'il ne veut pas créer un précédent en venant à la rescousse des employés de Nortel et que bien que leur situation soit difficile il y a d'autres projets de loi qui sont plus urgents à l'heure actuelle. C'est ce même gouvernement qui jure constamment vouloir « appuyer les familles et les collectivités et défendre ceux qui ont aidé à bâtir le Canada ». Eh bien, c'est justement cela que les anciens employés et les pensionnés de Nortel ont fait. Ils ont aidé à bâtir le Canada et Nortel lui-même. Il faut reconnaître les pensions et les avantages sociaux comme un droit pour tous qui doit être garanti. Nous devons défendre les pensions que nous avons et combattre pour les pensions dont nous avons besoin. Tous les Canadiens doivent avoir un fonds de pensions à prestations déterminées qui est garanti par le gouvernement. Les plans d'épargne qui sont utilisés comme capital-argent par les riches pour leurs investissements sur les marchés mondiaux ne sont pas des pensions au sens moderne du mot. Les pensions doivent devenir un programme social qui est payé à même la valeur ajoutée et prélevée à titre d’impôts des entreprises.
«Ne liquidez pas nos caisses de retraite!»Appel à tous les anciens employés de se rassembler à Queen's Park le 15 septembre 2010 Le 30 septembre 2010, les régimes de retraite à prestations déterminées de Nortel vont devenir orphelines. La Commission des services financiers de l'Ontario (CSFO) les prendra alors en charge comme l'exige la loi actuelle. À moins que le gouvernement de l'Ontario prenne des mesures rapides, les retraités de Nortel perdront alors 36 % de leurs pensions et peut-être encore plus. Une grande partie de leur perte survient parce que, en vertu de la réglementation en vigueur, la CSFO procédera tout simplement à la liquidation des fonds des régimes de retraite en les convertissant en rentes. Cela gèle toujours le déficit du régime de retraite en vigueur auquel s'ajoutent des pénalités majeures, car le coût des rentes est actuellement à son pire depuis 25 ans, sans aucun soulagement en vue. C'est le pire résultat possible pour les retraités de Nortel, qui seront également touchés par la perte de leur programme d'assurance santé et d'assurance vie. La Sauvegarde des retraités de Nortel Canada (SRNC) exige que le gouvernement de l'Ontario change ses règlements et mette fin à ces liquidations automatiques. Nous bénéficions du support des membres de l'organisation PCP qui soutiennent les changements de ces règlements, ce qui accroît la pression sur le gouvernement pour apporter ces changements. Après tout, c'est notre argent et notre pension. C'est à nous de décider. Au lieu geler ces pertes et d'acheter des rentes coûteuses, les régimes de retraite devraient être investis professionnellement au bénéfice des retraités au lieu des compagnies d'assurance. Des choix devraient être disponibles, pour permettre la remise d'une pension mensuelle beaucoup plus élevée et d'offrir à la caisse une chance de récupérer les pertes lorsque l'économie s'améliorera. Elle accordera plus d'argent aux retraités, préviendra des débours inutiles du Fonds de garantie de retraite de l'Ontario (PBGF) et réduira aussi les coûts pour le contribuable de l'Ontario en gardant les retraités à l'écart du système de sécurité sociale. En 2008, l'étude même du gouvernement sur les régimes de retraite a recommandé une approche similaire, mais aucune action n'a encore été prise. L'argent laissé dans un fonds «orphelin» de retraite est la propriété des retraités. Il n'appartient pas au gouvernement de l'Ontario (CSFO). Les retraités doivent être autorisés à décider eux-mêmes comment leur argent est géré ! Ne liquidez pas nos caisses de retraite !Le ministre des finances de l'Ontario, Dwight Duncan, a annoncé le 24 août de nouvelles règles régissant les niveaux de financement des régimes de retraite à prestations déterminées ainsi que l'augmentation des cotisations des employeurs au fonds de garantie de prestations de retraite (FGPR). La SRNC approuve la décision du ministre Dwight Duncan d'assainir la base financière du FGPR mais considère ce geste comme n'étant qu'un premier pas timide lorsque qu'il s'agit d'améliorer à long terme le sort des retraités. La SRNC croit qu'il existe une meilleure façon de réduire la pression sur le FGPR lors de crises économiques majeures et de défaillance des régimes de retraite d'importance. La proposition de la SRNC serait grandement bénéfique pour les retraités confrontés à la faillite de leur entreprise et, du même coup, minimiserait le besoin de contributions corporatives accrues au FGPR. De plus, ce serait avantageux pour la viabilité à long terme des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur privé puisque cela permettrait aux compagnies de s'ajuster plus rapidement à l'impact du système gouvernemental de valeur comptable des caisses de retraite sur leur flux de trésorerie. Une des recommandations principales de la commission d'enquête sur les retraites de 2008 était d'éviter de liquider les caisses de retraite en difficulté en créant l'Agence des régimes de retraite de l'Ontario*. Grâce à l'appui de conseillers financiers et actuariels, la SRNC a développé un système similaire applicable au secteur privé intitulé «modèle de parrainage financier». Cette approche rejette la vieille rengaine voulant que la liquidation d'un régime de retraite requiert automatiquement sa conversion en rentes pour les retraités et mise plutôt sur le marché des capitaux pour trouver un groupe financier qui prendrait à sa charge le régime de retraite en détresse. Non seulement cette approche évite les pénalités financières reliées à la conversion en rentes des caisses de retraite mais elle offre une possibilité de croissance des sommes investies. Les retraités obtiendraient possiblement un revenu de retraite majoré tout en réduisant les contributions requises du FGPR et des programmes sociaux des provinces. La SRNC, lors de ses discussions avec les fonctionnaires du ministère des finances, a révélé que le modèle de parrainage financier ferait épargner $100M au FGPR pour le cas de la faillite de Nortel à lui seul. Don Sproule, président national de la SRNC affirme que « la liquidation et conversion en rentes génère des dépenses inutiles et est cause d'incertitude pour tous. Il n'y a pas de pire moment pour acheter des rentes que pendant la période économique difficile actuelle. » Il ajoute aussi « qu'en plus, la caisse de retraite de Nortel avec ses $2.5 milliards d'actifs pourrait causer l'effondrement du marché canadien des rentes qui ne peut seulement s'accommoder que d'un montant annuel de $500 millions. Il est impossible de s'attendre à un climat de saine compétition lors de la conversion de tels actifs en rentes. Les coûts vont atteindre des sommets. » Thomas D. Levy, actuaire en chef pour la compagnie Segal, a indiqué qu'il est évident que le système de retraite de l'Ontario est en train de créer un environnement qui sera une source de problèmes dans le futur pour lui-même, les retraités et les contribuables. On n'a pas à regarder bien loin. On n'a qu'à contempler le désastre du régime de retraite de Nortel, le déficit du FGPR et le refus des employeurs ontariens de se fier au système actuel d'évaluation des régimes de retraite à prestations déterminées et de leurs financements. Le modèle de parrainage financier mis de l'avant par la SRNC a suscité beaucoup d'intérêt auprès des marchés canadiens de capitaux. Si ce modèle est mis en place de façon appropriée, il en résulterait des bénéfices à la fois pour les retraités en général ainsi que pour les contribuables ontariens. L'Ontario deviendrait ainsi le chef de file canadien de la sauvegarde des régimes de retraite à prestations déterminées. * Recommandation 5-2, Rapport de la commission d'enquête sur les retraites, Harry Arthurs, Novembre 2008.
9e anniversaire des attentats du 11 septembre Non à l'hystérie contre les musulmans!
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![]() Des déplacés battent les casseroles pour protester contre les expulsions à Port-au-Prince, le 3 septembre 2010. |
À midi, le vendredi 3 septembre, quinze camps d'Haïtiens déplacés à l'intérieur et menacés d'expulsion forcée ont simultanément tenu à travers Port-au-Prince un concert de casseroles et poêles, ou de «bat teneb», pour exiger un moratoire sur les expulsions et une solution immédiate à leur logement inadéquat face à la menace des ouragans. Après une visite fructueuse le 27 août au camp Barbancourt II, l'éminent avocat des droits humains Mario Joseph a invité la presse nationale et internationale à se joindre au Bureau des avocats internationaux ce jour-là pour visiter les habitants déplacés du camp de l'Immaculée, maintenant dans Michico, à Cité Soleil.
« Les expulsions forcées des personnes
déplacées à l'intérieur (du pays) violent
les lois haïtiennes et internationales », a
déclaré
Joseph. « Ce n'est que le début d'un problème
auquel
nous
allons être confrontés dans les années à
venir, à moins que le gouvernement et la communauté
internationale n'instaurent
immédiatement un moratoire sur les expulsions forcées,
vérifient les titres de propriété foncière
et nationalisent par décret tous les terrains déserts et
inoccupés aux mains des présumés
propriétaires fonciers. »
« Il y a deux semaines, à mi-chemin de
la
saison des ouragans, l'IHRC a promis de construire dans les trois
prochains mois 400 000 à 500 000 abris à l'épreuve
des cyclones. Aucun d'entre eux n'a encore été construit
et les ouragans sont maintenant à nos portes. Comme je l'ai dit
à la Commission interaméricaine
des droits de l'homme (IHRC), le 23 mars dernier, il est tard,
même très tard pour commencer à construire des
abris à l'épreuve des ouragans. Maintenant, je dis que
c'est trop tard pour empêcher une nouvelle catastrophe
humanitaire. »
Dans leur communiqué de presse les quinze
camps ont appelé à la solidarité
internationale : «[N] ous allons lever nos mains en l'air et
crier
haut et fort, faire sonner les trompettes pour réveiller les
autorités, enlever la ouate dans leurs oreilles. Nous allons
faire un concert du bruit dans les camps, faire
la grève et battre et sonner fort la trompette pour demander au
gouvernement Préval / Bellerive de respecter notre droit
constitutionnel au logement, à l'alimentation, la santé,
l'école, le travail, l'eau, l'électricité.»
« Nous refusons de participer à votre
élection tout en vivant sous des bâches, tout en
étant expulsés des tentes, sans le respect de nos droits
fondamentaux. Nous demandons pour des maisons. Ce n'est pas un don, il
est de notre droit en vertu de l'article 22 de la Constitution du 29
mars 1987, qui exige que l'État
haïtien fournisse des logements décents à tous ses
citoyens. »
Plus tôt cet été, les personnes déplacées résidant dans le parc public Place Immaculée ont été soumises pendant des semaines à des attaques nocturnes et au harcèlement par des groupes privés les contraignant à quitter. Après avoir épuisé tous les moyens officiels d'obtenir une protection (la Police nationale haïtienne, la MINUSTAH, l'Organisation internationale pour les migrations), les résidents ont été forcés de quitter tout en continuant d'être menacés sur le site de leur nouveau camp dans Michico.
(Bureau des Avocats Internationaux)
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