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9e anniversaire des attentats du 11
septembre
Une affaire de conscience
Les médias s'efforcent depuis plusieurs semaines
de créer l'hystérie au sujet de la construction
d'un centre communautaire musulman près de Ground Zero à
New York. Puis il y a eu la menace du pasteur de la Floride, dont
l'église ne compte qu'une trentaine de paroissiens, de
brûler 200 exemplaires du Coran à l'occasion du 9e
anniversaire des
attentats du 11 septembre.
Au Canada, il y a d'abord eu la violence
policière contre les manifestants lors du sommet du G20 à
Toronto, qui continue avec des poursuites contre les jeunes pour
conspiration. Cela a été suivi de l'arrestation de
musulmans à Ottawa sous prétexte qu'ils seraient
impliqués dans un complot terroriste et ensuite de l'arrestation
de réfugiés
tamouls qui demandaient asile sous prétexte qu'il y avait
peut-être des terroristes parmi eux.
Les commentateurs et les médias de masse des deux
pays voudraient nous amener à conclure qu'il y a de dangereux
terroristes parmi nous mais qu'il y a des défenseurs de la
liberté, de la démocratie et des droits à qui nous
devons confier notre sort. Qui sont-ils ? Nul autre que le
président des
États-Unis Barack
Obama, la secrétaire d'État Hillary Clinton et le
général David H. Petraeus, commandant des forces de
l'OTAN en Afghanistan, ainsi que le premier ministre du Canada Stephen
Harper et le ministre de la Défense Peter Mackay.
Enterrés par tout ce tapage, il y a le terrorisme d'État
des États-Unis et la participation du Canada à la
quête
d'hégémonie mondiale de l'impérialisme
américain, qui ne seraient pas en cause.
Beaucoup de personnalités publiques aux
États-Unis et dans le monde, y compris les représentants
des principales religions aux États-Unis, ont
dénoncé le pasteur extrémiste de la Floride et se
sont déclarés en faveur des « valeurs
américaines ». Obama a dit que l'autodafé du
Coran serait « entièrement contraire à nos
valeurs
en tant qu'Américains ». Hillary Clinton l'a
qualifié d'« acte irrespectueux et
disgracieux ». Le général Petraeus a dit que
le geste « pourrait mettre en danger les soldats et
l'ensemble de notre effort en Afghanistan ». Peter Mackay
s'est empressé d'acquiescer tandis que Stephen Harper a tenu
à nous rassurer en
disant : « Mon dieu est un dieu tolérant,
et c'est ce que nous voulons voir dans ce monde. »
Ce mélodrame est mis en scène pour presser
tout le monde à choisir entre « les
musulmans qui respectent la loi » et ceux qui ne la
respecteraient pas. Nous sommes censés réprouver les
« musulmans qui ne respectent pas la loi » tout
en les considérant comme innocents jusqu'à preuve du
contraire, mais quoi qu'il en soit, nous
devons défendre l'intérêt national des
États-Unis en protégeant les « valeurs
américaines ». On nous rassure que les
extrémistes sont l'ennemi, pas l'Islam. Mais comment
identifie-t-on les extrémistes ? Ce sont ceux qui
n'appuient pas les valeurs définies par l'État. Ce sont
ceux qui représentent un danger pour l'intérêt
national
des États-Unis et ils doivent être déclarés
illégaux. C'est une répétition de l'époque
McCarthy, quand toute personne considérée comme
« antiaméricaine » était
déclarée une menace à la sécurité
nationale et sujette à la mort civile.
Une méthode typiquement
« libérale » est à l'oeuvre. On
crée deux extrêmes, puis on déclare que
l'État est le champion du « juste
milieu ». Les guerres contre l'Irak, l'Afghanistan et
ailleurs sont nécessaires et justifiables au nom de
l'intérêt national des États-Unis, tout comme la
terreur d'État d'Israël en Palestine
serait excusable au nom de la légitime défense. La
torture, la déportation vers la torture et l'utilisation de la
preuve secrète seraient également justifiées par
la doctrine du secret d'État et la sécurité
nationale.
Typiquement, on crée un épouvantail
d'extrême droite, comme le pasteur Terry Jones en Floride, pour
démontrer la nécessité de poursuivre en justice
les « crimes haineux » et les extrémistes.
Cela sert à rallier la « gauche »
officielle et l'opinion libérale à l'adoption de
nouvelles lois pour déclarer l'opinion
« antiaméricaine » un crime haineux. Cela
comprend aussi toute critique d'Israël et du sionisme, qui serait
« antisémite », et aussi ce que Tony Blair
appelle le « communisme révolutionnaire »
qui prêcherait la haine de classe.
Pour le président Obama, c'est gagnant-gagnant.
Il ne pouvait rien faire pour arrêter le pasteur floridien
parce qu'il respecte la « liberté d'expression »
malgré les grandes manifestations partout dans le monde contre
l'autodafé du Coran. Lui et tous les autres champions de la
« guerre contre la terreur » peuvent maintenant
continuer de
faire des déclarations contre l'extrémisme et le danger
que ce geste crée pour les soldats en Afghanistan. En retour,
l'affaire peut servir à justifier l'adoption de lois
« contre la haine », des lois qui criminalisent
ceux qui
ont des points de vue antiaméricains. Ou il peut interdire
l'autodafé et quand même se présenter comme le
défenseur de
la tolérance qui protège les valeurs américaines.
À l'avenir, il pourrait
exploiter l'indignation provoquée par le pasteur Jones pour
justifier l'adoption de lois interdisant la liberté de parole,
d'association et de croyance.
Mais l'affaire se corse puisque le pasteur aurait
maintenant décidé d'annuler l'autodafé, en
échange de quoi il demande qu'on ne construise pas un centre
communautaire musulman près de Ground Zero.
L'administration américaine, le gouvernement de
Stephen Harper, les médias des deux pays, certains chefs
religieux et beaucoup d'autres cherchent à établir que
tous ceux qui n'épousent pas les valeurs
« américaines » ou
« canadiennes » doivent être
considérés comme dangereux ou extrémistes et
privés de leurs droits
civils. On déclare ainsi la mort civile comme légitime.
Le citoyen est privé de son droit de conscience pour
s'être opposé aux guerres d'agression, au terrorisme
d'État et à l'intolérance, tandis que des
extrémistes de droite reçoivent le statut de
célébrité.
Il faut refuser de se raller à la défense
des valeurs « américaines » ou
« canadiennes » au nom de la
sécurité nationale, de l'opposition aux
extrémistes ou autre raison. Ce qu'il faut, c'est rejeter
l'argument intéressé que l'autorité
américaine, dans son accoutrement militaire ou civil, a le droit
indiscutable de régler les
affaires du monde à partir de ses propres intérêts.
La cause des peuples du monde, la cause de la paix et de la justice,
n'est pas favorisée par le fait de prendre un parti ou l'autre
dans le mélodrame offert par l'État
américain.
Ce sont des développements dangereux qu'il ne
faut pas laisser passer. En cet anniversaire du 11 septembre, les
États-Unis ont toujours 11 600 entrepreneurs privés et 50
000 soldats en Irak après le prétendu retrait. Ils
commandent 150 000 soldats de l'OTAN en Afghanistan. Ils bombardent
régulièrement le Pakistan et menacent l'Iran et la RPDC.
Ils disposent de presqu'un millier de bases militaires dans 65 pays,
ils continuent de pratiquer la torture et la
déportation vers la torture et de bafouer les droits civils au
nom de la sécurité nationale. Le Canada les suit pas
à pas. La campagne massive de désinformation au sujet de
l'extrémisme semble être un signe qu'en cet anniversaire
des attentats du 11 septembre, les États-Unis sont aux prises
avec une telle crise, notamment la grave crise économique
et la crise de crédibilité sans précédent
du système américain, qu'ils n'ont pas d'autre issue que
de déclencher le plus grand assaut contre la conscience du
peuple américain et des peuples du monde qu'on ait vu depuis
l'époque McCarthy.
C'est en effet une affaire de conscience, la conscience
de l'humanité, que l'État américain criminalise.
Cela ne doit pas passer !
En cette occasion, réitérons notre
opposition à tous les actes de terrorisme individuel ou
d'État ; exigeons l'arrêt de la guerre en
Afghanistan, le rapatriement des troupes canadiennes tout de suite et
le retrait immédiat des troupes américaines de tous les
pays étrangers.
L'humanité a besoin de mesures fondamentales pour
mettre fin au terrorisme d'État et à la violence commise
contre des innocents en Palestine, en Afghanistan et ailleurs sous
l'effet de l'oppression et des guerres impérialistes d'agression.

37e anniversaire du coup d'État au
Chili
Justice pour le peuple chilien!
Le 11 septembre marque le 37e anniversaire du coup
d'État que les impérialistes américains ont
organisé au Chili, au cours duquel des milliers de personnes ont
été assassinées par le régime de Pinochet.
En cette occasion, Le Marxiste-Léniniste commémore
les
victimes
de
ce
coup d'État, de même que les victimes
de l'Opération
Condor qui a étendu ces crimes en Uruguay et en Argentine.
Encore aujourd'hui, les familles essaient toujours de traduire les
auteurs de ces crimes en justice. Aujourd'hui, alors que l'État
américain présente l'adhésion aux
« valeurs américaines » comme le
critère qui détermine qui sont les ennemis de
l'État, il est utile de se rappeler que
les crimes qui ont été commis au Chili et partout en
Amérique latine l'ont été contre ceux qui ont
été qualifiés « d'ennemis de la
civilisation chrétienne occidentale ». Leur
« crime » était leur croyance, leur
affiliation et leur activisme politique. Les gens ont été
massés et massacrés tout d'abord dans le stade de
Santiago
transformé pour l'occasion en centre de détention. Le
président Allende a été assassiné au palais
présidentiel de la Moneda. De tels crimes ont été
perpétrés tout au long du règne de Pinochet, bien
au-delà des frontières du Chili et jusqu'à
Washington. La junte militaire du général Augusto
Pinochet, avec le plein appui des États-Unis, a dirigé
officiellement et « officieusement » le Chili
pendant les 25 années qui ont suivi le coup.
Le rôle des États-Unis dans le coup au
Chili est clairement révélé dans un
télégramme envoyé en octobre 1970 par le groupe
« Track Two » de Henry Kissinger au personnel de
la CIA au Chili, qui se lisait ainsi : « C'est notre
politique ferme et continue de renverser [le gouvernement
démocratiquement élu de] Allende
par un coup... Nous devons continuer d'appliquer le maximum de pression
pour atteindre ce but et utiliser à cette fin toute ressource
nécessaire. Nous devons nous assurer que ces opérations
sont menées clandestinement et de façon
sécuritaire afin que la main du gouvernement américain et
des Américains demeure bien cachée. »
Les États-Unis bien avant le coup au Chili
avaient une longue et sanglante histoire d'organisation et d'appui
à des coups d'États violents en Amérique Latine,
notamment au Guatemala, au Brésil, au Nicaragua, en Grenade et
à Panama, pour ne nommer que ceux-là. La Doctrine Monroe
de 1823 mis le monde en garde que les États-Unis
considéraient que l'Amérique latine leur appartenait. Ils
se sont aussitôt emparés du tiers du Mexique par la force
des armes. Depuis les années 1890, quand ils ont établi
leur suprématie régionale sur l'Espagne et l'Angleterre,
les États-Unis sont intervenus par la force en Amérique
latine plus de 50 fois.

Le président chilien Salvador Allende
|
Trente-sept ans après le coup au Chili, les
États-Unis continuent d'organiser et d'appuyer des coups
d'État violents comme ils l'ont fait directement au Honduras.
Ils continuent de former des alliances agressives, de bâtir des
bases militaires dans des États-clients comme la Colombie, de
traiter les grandes étendues d'eaux de la région comme si
c'étaient des lacs et de mener des activités subversives
contre les gouvernements d'Amérique latine élus
démocratiquement, comme celui de Cuba, qui exercent leur droit
de choisir leur propre système politique, libres de
l'ingérence américaine. Les « sales
guerres » que les États-Unis ont menées dans
le passé dans le Cône Sud et en
Amérique centrale en collusion avec les forces militaires
locales sont maintenant devenues des guerres ouvertes.

Prise d'assaut
du palais présidentiel de Moneda
durant le coup d'État.
|
Nous exprimons en cette occasion nos condoléances
aux familles et aux amis de tous ceux qui ont été
tués et sont disparus lors de ce coup infâme et à
l'ensemble du peuple chilien. Presqu'aucun des responsables des
violations des droits humains n'a été poursuivi en
justice. Les prisonniers politiques continuent de languir en prison.
Pinochet
lui-même, protégé par les impérialistes, a
échappé à la justice et est mort sans avoir
été condamné. Les familles et les amis cherchent
toujours à retrouver les disparus et demandent que justice leur
soit faite.

12e anniversaire de l'emprisonnement des
Cinq Cubains
L'injustice doit cesser ! Liberté pour les Cinq !
Le Comité international pour la
liberté des Cinq Cubains, le 4 septembre 2010
Septembre 2010 marque le 12e anniversaire de
l'emprisonnement injuste de Gerardo Hernandez, Ramón
Labañino, René Gonzalez, Antonio Guerrero and Fernando
Gonzalez, nos cinq camarades prisonniers politiques aux
États-Unis pour avoir combattu le terrorisme.
Ce sont douze ans pendant lesquels Gerardo, Ramón
et Antonio en ont passé plus de dix dans des prisons de haute
sécurité. Douze ans pendant lesquels René et
Gerardo n'ont pas pu voir leurs femmes. Douze ans où les Cinq
ont passé plus de 635 jours en isolement forcé.
Douze ans de douleur pour
les familles cubaines qui ont
vu grandir leurs enfants sans la présence de leur père.
Douze ans à ne pas pouvoir embrasser ses enfants ! Douze
ans à ne pas savoir quand ils pourront à nouveau recevoir
« l'autorisation bénie » de voir leur
famille. Douze ans de honte
pour la justice d'un pays qui prétend faire la leçon aux
autres en fait de droits humains.
Le Comité international pour la liberté
des Cinq Cubains se joint à tous ceux qui participent dans
l'effort international du 12 septembre au 8 octobre, la date de la mort
au combat du Che, qui fait partie de la lutte qui fait rage pour la
vérité, la justice et la libération des Cinq.
Pendant cette période, le monde va se rappeler ce
21 septembre 1976 où l'ancien ministre des Affaires
étrangères du Chili, Orlando Letelier, et son
secrétaire nord-américain, Ronnie Moffitt, ont
été assassinés à Washington, DC. On
commémorera également pendant cette période la
journée du 6 octobre il y a 34
ans de cela où un avion a explosé en plein vol au-dessus
de la côte des Barbades et où ont péri les 73
personnes innocentes qui étaient à bord. Ceux qui ont
avoué avoir perpétré ce crime infâme,
Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, jouissent en ce moment de
privilèges accordés par le gouvernement américain
et marchent librement dans les rues de Miami comme s'ils étaient
d'honorables et non des criminels internationaux.
Aujourd'hui, le 4 septembre, le 13e anniversaire de la
mort de Fabio Di Celmo, ce jeune touriste italien qui a
été tué dans l'explosion d'une bombe
plantée dans un hôtel cubain sur les ordres du même
Luis Posada Carriles, nous nous joignons à toutes les
activités et initiatives que les peuples organisent dans le
monde du 12 septembre au 8 octobre.
À la mémoire de Fabio, des victimes des
Barbades et de tous ceux qui ont souffert des actions des groupes
terroristes de Miami, et au
nom du droit de tous les peuples de vivre en paix, nous élevons
nos voix de concert avec tous les gens honnêtes du monde et
renouvelons notre engagement
à multiplier nos efforts, jour après jour, pas à
pas, pour que tous ensemble nous ramenions les Cinq Cubains et leurs
familles dans leur patrie.
Nous exigeons que le président Obama mette fin
tout de suite à cette injustice en ordonnant
immédiatement la libération des Cinq Patriotes
Cubains !

Une réunion à Toronto exprime
l'appui des
travailleurs aux Cinq Cubains
Le 8 août s'est tenue une réunion à
la salle du Syndicat des métallos au centre-ville de Toronto
pour faire connaître davantage la lutte des Cinq Cubains et
exiger leur libération des prisons américaines. La
réunion a été le résultat de la
coopération entre des syndicats et des groupes de
solidarité qui représentent
des travailleurs du Canada, des États-Unis, de la
Grande-Bretagne et de Cuba. Les invités d'honneur étaient
des membres de la famille des Cinq Cubains arrivés de Cuba plus
tôt dans la journée : Adriana Pérez, la femme
de Gerardo Hernandez ; Olga Salanueva, la femme de René
Gonzalez et leur fille
Irma Gonzalez maintenant à sa troisième visite à
Toronto.

De gauche
à droite: Adriana Pérez, Olga Salanueva
et Irma González à
Toronto le 8 août 2010
(Photo:
CCFA-Toronto)
|
Ken Neumann, le directeur national du Syndicat des
métallos, a agi comme maître de cérémonie et
présenté chacun des invités d'honneur et des
représentants syndicaux, en commençant par Salanueva.
Elle a débuté en exprimant son appréciation pour
le travail de solidarité avec les Cinq Cubains, accompli par
les amis du Canada et d'autres pays. Elle a dit que la réduction
des sentences de trois des cinq prisonniers l'an dernier n'aurait
jamais été possible sans la solidarité
internationale qui s'est manifestée. Malgré cela,
a-t-elle-dit, Gerardo Fernandez est toujours sous le coup de deux
sentences à perpétuité de plus 15 ans,
et il y a peu d'espoir que sa demande d'habeas corpus devant
le même juge que lors du procès de 1998 soit
acceptée. Maintenant que les procédures officielles
d'appels devant les cours supérieures ont été
épuisées, a-t-elle ajouté, le message du mouvement
de solidarité vise à faire pression
sur le président américain Obama pour qu'il utilise son
privilège exécutif et libère les Cinq Cubains.
Adriana Pérez a fait état des risques que
courent les Cinq Cubains dans les prisons à
sécurité maximum des États-Unis. Elle a
donné l'exemple de son mari, Gerardo Hernandez, qui a
été jeté au « trou »
(isolement forcé) le 13 juillet et soumis à une chaleur
extrême sans aucune ventilation, sous prétexte
qu'il était « l'objet d'une
enquête ». Il y est resté 13 jours. Il y serait
resté encore plus longtemps sans les appels de supporters
internationaux qui ont poussé les autorités de la prison
à retourner Hernandez à la population carcérale
générale.
Salanueva et Pérez se sont vues nier le droit de
rendre visite à leur mari et cela depuis 1998, lorsque les Cinq
Cubains ont été injustement arrêtés et
emprisonnés. Irma Gonzalez, la fille de René, a pu rendre
visite à son père. Elle a pu se faire accompagner
récemment à quelques reprises par sa soeur cadette.
Malgré
cela, a-t-elle souligné, pour les membres de la famille et en
particulier pour les épouses à qui on a refusé un
visa d'entrée, « ce sont des moments perdus qui ne
reviendront jamais ». Elle a remercié au nom des
familles tous ceux qui ont démontré de la
solidarité avec les Cinq Cubains et elle a dit que
cela les renforce de savoir que des gens de partout les appuient.
Andy Stern, le président de l'Union
internationale des employés des services (UIES), et Tony
Woodley,
le secrétaire-général adjoint de UNITE (au
Royaume-Uni), ont tous deux exprimé l'appui de leurs syndicats
pour la cause des Cinq Cubains et se sont engagés à
travailler à leur libération. Woodley a dit que
les syndicats américains doivent aussi faire leur cette lutte en
Amérique du Nord. Jack Layton, le chef du NPD, a lui aussi
déclaré qu'à partir de maintenant son parti allait
joindre la campagne de solidarité avec les Cinq Cubains.
Heide Trampus, la porte-parole du Réseau de
solidarité de travailleur à travailleur Canada-Cuba, a
rappelé que les Cinq ont amassé de l'information sur les
activités de groupes anti-cubains violents du sud de la Floride
afin de prévenir d'autres attaques terroristes contre Cuba. Les
Cinq Cubains, a-t-elle dit, ont
été arrêtés, accusés en cour et
condamnés injustement sous des chefs d'accusation reliés
à des actes d'espionnage tandis que les véritables
terroristes ont été laissés en liberté.
Trampus a conclu sa présentation en lisant une lettre ouverte de
Gerardo Hernandez au Comité international pour la liberté
des Cinq Cubains
écrite après qu'il ait été
relâché du « trou ». Il y exprime
sa gratitude pour tous ceux à Cuba ou ailleurs dans le monde qui
ont exprimé leur solidarité et écrit qu'il a
« vécu des journées particulièrement
difficiles à cause de la chaleur extrême et du manque
d'air mais que c'est de vous tous que
j'ai puisé mon oxygène. »
Maria de la Luz B'Hamel, ministre-conseiller et chef de
mission adjoint à l'Ambassade de la République de Cuba au
Canada, a exprimé ses remerciements au nom du gouvernement
cubain et réaffirmé que les Cinq Cubains ont agi pour
prévenir des actes de terrorisme, ce qui n'est pas un crime.

Les syndicats intensifient leur campagne
à la défense de Cuba
Le 5 septembre, le 5e congrès biennal du
Réseau canadien pour Cuba (RCP) a tenu une session
spéciale sur les syndicats et la solidarité Canada-Cuba.
Les trois orateurs de l'événement ont été
Denis Lemelin, président national du Syndicat canadien des
travailleurs des postes (STTP), Sid Ryan, président de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario (FTO), et Jorge
Garcia, le représentant de la section chargée des
affaires internationales du Syndicat uni des métallos (USW), en
remplacement du directeur national Ken Neumann. Heide Trampus,
porte-parole du Réseau de solidarité de travailleur
à travailleur Canada-Cuba , a présidé la session.
Le thème commun des orateurs était le
besoin d'intensifier la campagne
à la défense du peuple cubain et de leur projet
d'édification nationale et de renforcer les échanges
entre travailleurs.
Denis Lemelin a déclaré que le STTP
considère que la lutte pour les droits des travailleurs est
indissociable de la lutte pour une alternative à la
mondialisation néolibérale. Il a déclaré
que le travail au jour le jour du STTP est d'informer les Canadiens au
sujet de Cuba et de défendre Cuba. Il a souligné que
les politiques de droite contre Cuba se manifestent également
au Canada sous la forme des certificats de sécurité et de
l'hystérie des médias au sujet des
réfugiés tamouls. Le STTP porte également beaucoup
d'attention au développement des échanges entre
travailleurs, en particulier avec les jeunes travailleurs
postaux cubains du Syndicat des travailleurs des communications de
Cuba, at-il dit.
Sid Ryan a dit qu'en tant qu'ancien président du
SCFP-Ontario et maintenant comme président de la FTO, il met
l'accent sur la participation populaire et les actions communes des
travailleurs de l'Ontario et les travailleurs de toutes les
Amériques, telles que les actions en 2005 contre la Zone de
libre-échange des
Amériques. Il a dit que la FTO tente de percer la
désinformation des médias dits traditionnels afin
d'informer les Ontariens sur la réalité de la lutte du
peuple cubain.
Jorge Garcia du Syndicat des métallos a
souligné le leadership de la section locale 1005 et de son
président Rolf Gerstenberger dans la mobilisation des
métallos à intensifier leur travail à la
défense de Cuba. Il a dit que les métallos sont en faveur
d'actions conjointes au
Canada et dans le monde
pour la libération des Cinq Cubains et mènent leurs
propres actions pour développer des liens plus étroits
entre les métallos dans les secteurs minier et
métallurgique et leurs homologues cubains. Ce travail comporte
un avantage mutuel d'apprendre les uns des autres, de se soutenir
mutuellement et de grandir ensemble,
a dit Garcia. Par exemple, le Syndicat des métallos est vivement
intéressé à apprendre comment Cuba affronte
l'impact de
la crise économique mondiale sans recourir à des
licenciements et à la destruction massive des forces productives
comme au Canada.
Heide Trampus a lancé l'appel à tous les
travailleurs à participer à la Conférence annuelle
entre travailleurs qui a lieu cette année du 24 au 26 septembre
à Toronto où les travailleurs canadiens se rencontreront
et échangeront avec des représentants des syndicats
cubains.
Au cours de la période de discussion qui a suivi
les présentations, les participants ont été
émus d'entendre la lecture du poème Plus qu'une
Proclamation par Antonio Guerrero, un des Cinq Cubains, qui
respecte la dignité de ceux qui luttent pour la justice. Bill
Mahoney, le poète attitré de la section
locale 1005, a également lu un poème
à la défense de la révolution cubaine, sous un
tonnerre d’applaudissements.

La campagne Cuba pour Haïti est un succès
Le 2 septembre dernier, le Réseau Canadien de
solidarité avec Cuba (CNC) a tenu une conférence de
presse à la librairie A Different Booklist à Toronto pour
annoncer que la campagne de financement Cuba pour Haïti est un
succès. La conférence de presse a souligné
l'importance de cette campagne et la détermination
du CNC à la poursuivre. Les deux présentateurs à
la conférence de presse, qui était présidée
par Tamara Hansen, co-présidente du CNC, étaient le
professeur Isaac Saney, co-président du CNC et auteur du livre
renommé Cuba, a Revolution in Motion (Cuba, une
révolution en mouvement) et le professeur
Keith Ellis qui est le coordonnateur de la campagne.
Les professeurs Saney et Ellis ont dit que le
succès de la campagne est dû au fait qu'elle exprime bien
le désir des Canadiens de venir en aide au peuple
haïtien suite au tremblement de terre du 12
janvier 2010. Grâce au prestige dont jouit le travail
internationaliste de Cuba, les Canadiens contribuent
à la campagne avec la certitude que chaque dollar sera
utilisé de façon efficace et créatrice pour
fournir de l'aide médicale à Haïti. La
réputation de Cuba est impeccable, a dit le professeur Ellis,
qui
a expliqué que Cuba fournit maintenant de l'aide médicale
à Haïti depuis 1998. Lorsque le tremblement de terre a
frappé,
Cuba a accru son personnel et a dépêché à
Haïti la Brigade médicale Henry Reeves qui se
spécialise dans l'aide d'urgence dans les cas de
désastres. Dans les premières 24 heures du tremblement de
terre, a dit le professeur Ellis, Cuba avait déjà
soigné plus de 1 000 patients haïtiens. Le défi
maintenant, en plus de s'occuper des malades et de voir aux besoins
immédiats, est d'aider Cuba à réaliser son
engagement à aider Haïti à bâtir un nouveau
système de santé ayant ses propres ressources, a dit Elis.
De gauche
à droite: Les coprésidents du Réseau canadien pour
Cuba Tamara
Hansen et Isaac Saney, et Keith Ellis, coordinateur de la campagne
Cuba pour Haïti.
|
Les présentateurs ont souligné que le
succès de la campagne démontre le grand potentiel qui
existe pour la continuer et l'étendre. Ils ont appelé les
Canadiens à intensifier leurs efforts pour appuyer ce travail.
Isaac Saney a annoncé que plus de 140 000 $
ont été amassés à ce jour et que des
initiatives sont organisées en ce moment dans tout le pays pour
amasser encore plus de fonds. Il a présenté le
numéro d'automne du bulletin du CNC North of Havana
qui met l'accent sur la campagne Cuba pour
Haïti et sur le travail du peuple canadien pour renforcer les
liens entre le peuple canadien et le peuple cubain.
Les deux présentations ont été
chaleureusement applaudies et dans la période de questions et de
discussions qui a suivi, de nombreuses initiatives prises par les
Canadiens qui ont contribué à amasser des fonds pour la
campagne ont été évoquées . En font partie
la vente par des artistes de certaines de leurs oeuvres
ou l'organisation de concerts-bénéfices et de campagnes
de financement dans des communautés définies comme la
communauté caribéenne de Toronto. Le spectacle Hemingway's
Hot
Havana
en est un exemple. Ce spectacle a été
créé par Brian Gordon Sinclair qui en est aussi l'acteur
solo et qui a tenu
à être présent à la conférence de
presse. Il s'est dit prêt à aller partout où on
l'invite pour y présenter son spectacle comme contribution
à la campagne. Une fois de plus, les présentateurs ont
appelé tout le monde à organiser des initiatives.
Les participants à la conférence de presse
ont réservé un accueil chaleureux à Raúl
Delgado Concepción, consul au Consulat général de
Cuba. Il a remercié les Canadiens de leur contribution au
travail de Cuba en Haïti et a dit que les Cubains vont rester
à Haïti pour y apporter une aide humanitaire
véritable aussi
lontemps qu'on aura besoin d'eux.

Obama prolonge le blocus contre Cuba
Le président américain Obama a
annoncé le 3 septembre le prolongement des sanctions contre Cuba
en vertu de la Loi sur le commerce avec l'ennemi, ce qui
revient à maintenir le blocus économique, commercial et
financier contre l'île.
La Maison-Blanche a fait savoir dans un
communiqué de presse qu'Obama a envoyé une note à
la secrétaire d'État Hillary Clinton et au
secrétaire au Trésor Timothy Geithner, qui prolonge la
loi jusqu'au 14 septembre 2011.
Le gouvernement des États-Unis a donc
réitéré sa position à l'effet que Cuba
constitue une menace à sa sécurité nationale et
interdit en conséquence aux entreprises américaines de
faire des affaires avec Cuba.
La Loi sur le commerce avec l'ennemi, qui a
été promulguée en 1917, interdit aux entreprises
américaines de faire du commerce avec des pays
considérés comme étant hostiles. Le prolongement
précédent arrivait à terme le 14 septembre mais il
vient maintenant d'être renouvelé jusqu'à la
même date
en 2011.

Calendrier d'événements
Montréal
6e
Journée montréalaise d'amitié
avec Cuba
Samedi
le
18
septembre
- de 13 h à 23 h
Sous le chapiteau du
CCSE Maisonneuve, 4375, rue Ontario
Est
Entrée en
soirée : 8 $ /
personne ou 12 $ / 2 billets
Organisée par la
Table de concertation de
solidarité Québec-Cuba
La moitié des
profits amassés ira aux
brigades cubaines oeuvrant en Haiti
Contacts : Christine
Dandenault/Geneviève
Royer 514-728-7222
(Cliquer sur l'image
pour agrandir)
Ottawa
Conférence
en
appui
aux
Cinq Cubains
Vendredi
le
24
septembre
- 17 h 30
Université
d'Ottawa, Pavillon Tabaret, Salle 333
(Cliquer ici pour les
activités ailleurs au
Canada.)

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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