Le Marxiste-Léniniste

Numéro 138 - 9 septembre 2010

Gaz de schiste: Les Québécois devant un fait accompli

Pour un moratoire immédiat et
une évaluation sérieuse et indépendante

Forum Urgence Énergie
Les dérapages du nucléaire
et du gaz de schiste au Québec

Vendredi le 10 septembre - de 8 h 30 à 18 h
Amphithéâtre du Coeur des sciences, Université du Québec à Montréal
Pavillon Sherbrooke, SH 2800
200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal
(Cliquer ici pour l’affiche)

Gaz de schiste: Les Québécois devant un fait accompli
Pour un moratoire immédiat et une évaluation sérieuse et indépendante - Le Regroupement citoyen «Mobilisation Gaz de Schiste»
Opposition à l'exploration de l'uranium à Sept-Iles

Pas de port pour la guerre
Vigoureuses actions contre la visite du navire de guerre NCSM Fredericton à Montréal
Dénonçons la tournée du navire de guerre NCSM Fredericton ! Navires de guerre, hors du port de Montréal ! - PMLQ

République démocratique de Corée
Saluons le 62e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée

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Gaz de schiste: Les Québécois devant un fait accompli

Pour un moratoire immédiat et
une évaluation sérieuse et indépendante

L'audience générique du BAPE annoncée par le gouvernement pourra offrir une possibilité de discussion collective, à laquelle nous participerons, mais nous dénonçons le fait que le mandat du BAPE soit limité à identifier des mesures d'encadrement des activités gazières et ne permette pas de remettre en question la pertinence même du projet au Québec.

Il faut stopper une exploration dont on ne connaît pas bien les enjeux et limites : Le gouvernement doit décréter immédiatement un moratoire sur tout nouveau permis, toute nouvelle exploration ou exploitation du gaz de schiste. Dans l'état actuel, il n'existe aucune définition claire d'où commence et s'arrête l'exploration malgré l'influence directe de cette opération sur la phase d'exploitation (obligation d'investir, sites choisis, distance des propriétés, creusage des puits, installation des infrastructures, crédit d'impôt). Chaque nouveau dollar investi est une garantie que nous donnons collectivement à l'industrie, mettant ainsi les communautés locales et le Québec devant le fait accompli.

Nous devons collectivement prendre le temps de regarder en arrière : Le gouvernement annonce une campagne d'information pour « rassurer la population » et une démarche pour favoriser un environnement de travail sécuritaire. Cette annonce ne doit pas nous empêcher de regarder collectivement en arrière. Les conditions nébuleuses d'octroi des permis, le manque d'information et de transparence de l'industrie et du gouvernement et l'oubli des municipalités et des citoyens autour d'un choix si important reflètent une vision de notre gestion des ressources qui doit être dénoncée et faire partie intégrante du débat à venir.

Nous devons regarder en avant, la tête haute et solide sur nos épaules : Une évaluation sérieuse du projet de développement gazier doit tenir compte du contexte québécois particulier, des différentes options énergétiques et des expériences étrangères. L'analyse doit se faire à court, moyen et long terme, et aux échelles locale, régionale et nationale. Plusieurs critères d'évaluation sont incontournables : les impacts sur l'environnement (eau, air, paysages, etc.) ; la santé et la sécurité publiques ; le bilan carbone complet dans une perspective d'analyse de cycle de vie ; l'impact sur les autres filières énergétiques et l'efficacité énergétique ; sans oublier une étude des retombées socio-économiques positives (emploi, destination des profits, impôts et redevances) avec leurs limites (subventions du gouvernement, niches fiscales) mais aussi négatives (impact local sur les populations et les biens, conflits d'usage, détérioration de nos infrastructures publiques, CSST, etc.). Les arbitrages devront se baser sur des principes de justice et de partage.

Les Québécois doivent pouvoir choisir leur rendez-vous : Pour l'instant, le gouvernement libéral et l'industrie considèrent qu'ils ont « un rendez-vous historique » avec le gaz de schiste. Or il va falloir vérifier si, au regard de l'évaluation des conditions de développement, les Québécois décident également d'aller à ce rendez-vous. Le rendez-vous du moment pour les Québécois, obtenu grâce à la mobilisation de groupes citoyens environnementaux et municipaux, est celle de la réflexion critique sur la gestion des ressources collectives au Québec. Un tel rendez-vous est toujours bon pour la vigueur démocratique et l'avenir d'une nation, pour peu que le débat soit mené de manière ouverte, transparente, sérieuse et collective, ce qui sera fondamental dans le processus à venir. Quant au vrai « rendez-vous historique des Québécois », c'est avec la véritable indépendance énergétique, à savoir l'indépendance des énergies fossiles, un virage qu'il faut amorcer dès maintenant.

(mobilisationgazdeschiste.blogspot.com)

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Opposition à l'exploration de l'uranium à Sept-Iles


Du 16 au 19 août dernier, à l'occasion de la reprise des travaux de la commission parlementaire sur la nouvelle Loi sur les mines du Québec, des opposants à l'exploration de l'uranium à Sept-Iles ont monté un « camp d'exploration minière » devant le parlement de Québec.

Le regroupement Sept-Iles sans uranium (SISUR) a déposé un mémoire demandant un moratoire de trois ans sur toute exploration et exploitation d'uranium au Québec. Le regroupement demande que les territoires faisant partie des périmètres urbanisés des villes et villages du Québec soient soustraits du potentiel minier du Québec. « Nous voulons que les citoyens soient respectés et que les territoires municipaux soient soustraient du potentiel minier du Québec », a dit Marc Fafard, porte-parole du regroupement.


Devant l'Assemblée nationale à Québec le 16 août 2010 (Photo: SISUR)

La ville de Sept-Îles sur la Côte-Nord livre depuis 2009 mais plus activement depuis l'hiver 2010 une lutte contre l'exploration de l'uranium sur son territoire. C'est la compagnie d'exploration minière Terra Ventures de Vancouver qui a provoqué ce mouvement d'opposition en amorçant des travaux de prospection d'uranium à l'intérieur des limites de la ville.

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les rue de Sept-îles, auxquelles la population a pris part activement et en grand nombre. En mars dernier une vingtaine de médecins de la ville de Sept-Îles avaient menacé de démissionner en bloc si l'exploitation d'une mine d'uranium se mettait en branle.

SISUR est soutenu par la ville de Sept-Iles et par la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine, dont Nature-Québec est membre. La ville de Sept-Îles veut protéger ses sources d'approvisionnement en eau potable et la santé des citoyens. Elle demande pour sa part que tous les projets miniers soient assujettis à l'acceptabilité sociale.

Selon le groupe SISUR, il y aurait plus de 100 sites d'exploration minière pour l'uranium au Québec, dont une vingtaine sur la Côte-Nord. Nous savons que des recherches sont effectuées sur la Côte-Nord, dans la région de Mont-Laurier, dans la région de Montréal sur les terres des Mohawks, à la Baie James et dans le Nunavik. BHP-Billiton est actif dans la région des monts Othish. Le groupe canadien Cameco, un des premiers producteurs d'uranium du monde, est présent au Québec. Stratéco prépare depuis quatre ans le projet Matoush. Soixante-dix millions $ ont été investis pour mettre en valeur le site, situé à 275 km au Nord de Chibougamau.

La question de l'uranium est très préoccupante au Québec. Hydro-Québec vient de justifier le report des travaux de la centrale nucléaire de Gentilly, par l'incertitude de la propriété future de l'Agence de l'Énergie Atomique Canada que le gouvernement Harper veut vendre.

Il y a beaucoup de désinformation à ce sujet. Le 17 août, l'ancien député du Bloc Québécois, monsieur Yvan Loubier, s'est présenté en entrevue à la TV de Radio-Canada en tenant dans sa main un échantillon d'uranium. Il a déclaré : « Vous voyez cette partie jaune dans ce bloc de pierre, c'est ça de l'uranium, ce n'est pas plus dangereux. » Ce que ne dit pas Loubier, c'est que l'uranium dans sa roche encaissante trouvée à la surface est peu radio-active. Mais une mine d'uranium, qu'elle soit à ciel ouvert ou souterraine, c'est autrement plus qu'une petite tache jaune sur un bloc de pierre. Ce sont des millions de tonnes de minerai que l'on doit extraire, broyer, concentrer au moyen de procédés mécaniques et chimiques. Ces activités produisent de grandes quantités de poussière d'uranium dans l'atmosphère ainsi que la contamination de la nappe phréatique près de la mine. M. Yvan Loubier représente les intérêts d'Uracan, une société minière active sur la Côte-Nord. Uracan a des propriétés minières dans le secteur d'Havre-Saint-Pierre. Il dit que son projet de mine pourrait créer jusqu'à 500 emplois. M. Yvan Loubier accuse le groupement opposé à l'exploitation de se comporter en « bonhomme sept heures » sur la foi d'informations erronées.

SISUR est présentement accusé par le ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, d'être « mal informé » au sujet de l'exploitation de l'uranium. « Imposer un moratoire 'serait hasardeux' pour l'économie québécoise, [...] la manipulation de l'uranium comporte des risques [...] il est possible d'exploiter la ressource de façon sécuritaire », affirme-t-il. « Aucun projet minier ne sera autorisé si la santé publique et la qualité de l'environnement sont menacées. »

Nous savons que plusieurs compagnies majeures dans la production d'uranium sont actives au Québec et au Canada. La difficulté c'est qu'au niveau de l'exploration elles opèrent avec des petites compagnies prête-nom, afin de dissimuler à leurs concurrents les sites potentiels minéralisés.

Il faut saluer le courage, la persévérance et le militantisme de SISUR et de la population de Sept-Îles face à une compagnie minière dont les activités sont protégées par une Loi sur les mines avec l'assentiment d'un gouvernement au service du droit de monopole.

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Pas de port pour la guerre

Vigoureuses actions contre la visite du navire de guerre NCSM Fredericton à Montréal

Les 28 et 29 août, la visite du navire de guerre NCSM Fredericton a été vigoureusement dénoncée. Cette escale qui vise à souligner le centenaire de la Marine canadienne s'inscrit dans le cadre de la Tournée des Grands Lacs (TGL) 2010. Le NCSM Fredericton fait partie du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN (SNMG1) qui est une flotte multinationale intégrée de navires de guerre de l'OTAN.

Le 28 août, des activistes du Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) ont organisé un piquetage de midi à 14 h, lors de l'ouverture des visites du navire de guerre. La bannière sur laquelle on pouvait lire « NCSM Fredericton : hors du port de Montréal ! Pas de port pour la guerre ! », ainsi que la déclaration émise pour l'occasion ont reçu l'appui des passants. Des personnes ayant visité le navire ont confié au Marxiste-Léniniste leur choc de voir les militaires laisser les enfants manipuler des armes de combat. Comme le souligne la déclaration : « Loin d'être un simple exercice de relations publiques entre l'armée, la marine canadienne et les citoyens, la tournée est un autre geste de militarisation de la culture et de l'espace public et une tentative d'y joindre la jeunesse canadienne. »

Le 29 août à 10 h, le PMLQ et la Coalition contre le recrutement militaire dans les établissements d'enseignement du Québec ont tenu un point de presse ainsi qu'une action pour dénoncer les nouvelles pratiques de recrutement de l'armée auprès des jeunes en bas âge. Plusieurs orateurs ont alors pris la parole, beaucoup issus du milieu de l'enseignement, qui ont affirmé leur détermination à ne pas permettre le recrutement militaire dans les écoles.


« Il est pour le moins alarmant de remarquer que l'armée recrute, dans nos écoles publiques, des jeunes d'âge mineur », s'inquiète Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). « Au lieu de constituer des lieux d'embrigadement pour l'armée, les établissements scolaires devraient être des lieux d'éducation à la paix. »

« L'armée vise clairement à mobiliser les enseignantes et enseignants pour diriger, dès la maternelle, les enfants vers la marine et ses ailes jeunesse que sont les corps de cadets. Jamais nous ne collaborerons à cette initiative d'endoctrinement des jeunes pour la guerre ! », dénonce quant à elle Monique Pauzé, présidente du Syndicat de l'enseignement de Champlain affilié à la CSQ.

« Les armées de par le monde sont associées à l'augmentation de la violence envers les femmes dans la sphère privée et au viol comme arme de guerre. Nous ne voulons pas exposer nos enfants à ce qui nous apparaît comme une culture machiste au moment même où ils et elles sont en pleine construction de leur identité », ajoute Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

« L'armée prétend offrir aux jeunes l'éducation à la citoyenneté via les corps de cadets et ses visites dans les écoles. Dans les faits, elle profite du désir des jeunes d'oeuvrer pour la paix alors qu'elle les prépare à s'enrôler pour des opérations offensives », affirme Élaine Bertrand, vice-présidente de l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

« L'armée canadienne exploite tous les moyens possibles pour attirer la jeunesse dans sa plus grande campagne de recrutement depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous allons contrer ses initiatives de propagande jusque dans nos écoles primaires », ont conclu les représentants de la Coalition.

Les participants au point de presse se sont dirigés, bannières déployées, vers le navire de guerre et les kiosques de recrutement, malgré l'interdiction de la sécurité, en scandant : « Pas un seul jeune pour la guerre impérialiste ! Troupes canadiennes hors d'Afghanistan ! Canada hors de l'OTAN ! Armée canadienne, hors de nos écoles et de nos quartiers ! » L'audace des manifestants a paralysé les organisateurs de l'escale et plusieurs des personnes présentes ont exprimé leur appui à ce geste.

Avant de se quitter, les manifestants ont réitéré leur détermination à faire échec à la campagne de recrutement de l'armée canadienne, que ce soit dans les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les universités ou les quartiers.

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Dénonçons la tournée du navire de guerre
NCSM Fredericton ! Navires de guerre,
hors du port de Montréal !

Le PMLQ joint sa voix aux forces anti-guerre pour dénoncer la visite du navire de guerre canadien NCSM Fredericton dans le port de Montréal les 28, 29 et 30 août dont le but est de recruter notre jeunesse pour la guerre et le fascisme.

Cette escale s'inscrit dans le cadre de la Tournée des Grands Lacs (TGL) 2010 du 28 août au 21 septembre, organisée pour le centenaire de la Marine canadienne. Le Fredericton a quitté Halifax le 24 août et s'arrêtera à Montréal du 28 au 30 août, puis à Kingston, Toronto, Hamilton, Oshawa, Cornwall et Trois-Rivières. Le NCSM Fredericton a entre autres fait partir du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN (SNMG 1) qui est une flotte multinationale intégrée de navires de guerre de l'OTAN.

Citant le capitaine de frégate John Zorz, commandant du Fredericton, le journal hebdomadaire La Feuille d'Érable produit par le ministère de la Défense nationale et les Forces armées indique : « C'est particulièrement important parce que le navire concentre ses efforts sur l'attrait de recrues. Il est essentiel pour la Marine de recruter des personnes compétentes afin de continuer à poursuivre ses progrès dans l'avenir. Il est surtout indispensable que la Marine recrute des femmes et des membres des minorités visibles afin qu'elle continue d'être à l'image de la société canadienne. »

Le gouvernement canadien et ses forces armées sont en période de recrutement au service des fauteurs de guerre que sont les États-Unis contre les peuples du monde. Ce recrutement se mène dans le contexte d'une situation internationale dangereuse aggravée par l'encouragement et la participation du Canada aux guerres d'agression des États-Unis contre l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan, les menaces et préparatifs de guerre contre la République populaire démocratique de Corée, l'Iran et le Liban. Alors que les peuples du Québec et du Canada exigent le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan et s'opposent au recrutement de l'armée auprès de la jeunesse, le gouvernement de guerre de Harper poursuit son agenda, présentant la tournée du NCSM Fredericton comme une activité familiale.

Loin d'être un simple exercice de relations publiques entre l'armée, la marine canadienne et les citoyens, la tournée est un autre geste de militarisation de la culture et de l'espace public et une tentative d'y joindre la jeunesse du pays. Le but est de créer un sentiment d'impuissance devant la machine guerrière et de miner le mouvement de résistance envers les préparatifs de guerre et le fascisme montant.

Cette activité pro-guerre pour attirer notre jeunesse est source de grande inquiétude et non de sécurité comme l'affirme le gouvernement pro-guerre de Stephen Harper. Ce gouvernement est dénoncé mais cela ne suffit pas. Il faut discuter et s'organiser pour établir un gouvernement anti-guerre qui joue un rôle en faveur de la souveraineté des peuples du monde et qui refuse de mettre les ressources matérielles, humaines et financières du pays à la disposition des bâtisseurs d'empire.

Ce gouvernement anti-guerre sera établi par la mobilisation du peuple pour mettre fin au recrutement de la jeunesse comme chair à canon, pour exiger l'annulation de toutes les alliances militaires, de tous les accords et de toute coopération avec l'impérialisme américain, le retrait du Canada de l'OTAN, de NORAD et du Northern Command et pour faire activement campagne contre la guerre comme méthode de résolution des conflits et problèmes internationaux.

Pas de navire de guerre dans nos ports !
Pas un seul jeune pour la guerre impérialiste !
Établissons un gouvernement anti-guerre !

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République démocratique de Corée

Saluons le 62e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée


Assemblée commémorative du 62e anniversaire de la RPDC à Pyongyang le 8 septembre 2010. (Photos: KCN

Le 9 septembre 2010 marque le 62e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), que les Coréens patriotiques, au pays et à l'étranger, célèbrent dans l'enthousiasme révolutionnaire.

La fondation de la RPDC le 9 septembre 1948 a été un événement d'une grande signification historique pour le peuple coréen et les peuples du monde. Elle a permis aux Coréens de se doter d'une nation digne et indépendante, prenant en main leur propre destinée pour la première fois de leur histoire nationale, une histoire de 5 000 ans.

Depuis sa fondation, la RDPC suit un chemin ardu, mais c'est une voie qui a été marquée par de grandes victoires et contributions à la lutte de l'humanité pour la paix et le progrès. Sa lutte sans merci contre l'impérialisme américain et l'occupation militaire américaine de la Corée du sud continue d'être une inspiration pour tous les opprimés et les exploités du monde.

Après avoir défait l'occupation militaire japonaise de la Corée (1910-1945), apportant ainsi une contribution décisive à la défaite des puissances de l'Axe lors de la Deuxième Guerre mondiale, le peuple coréen victorieux, sous la direction du général Kim II Sung et de l'Armée populaire coréenne, s'est mis à édifier un État démocratique moderne sur les ruines de la guerre. Partout au pays, les Comités populaires ont été formés et le peuple coréen a élu ses représentants à une Assemblée populaire en août-septembre. Cette Assemblée a proclamé la « République populaire coréenne » le 6 septembre 1945. Mais la nouvelle République populaire n'a pas vécu longtemps, puisque les troupes américaines sont arrivées deux jours plus tard et, suivant l'esprit de la doctrine Truman de la Guerre froide de « contenir le communisme » et de défendre les « intérêts américains » dans la péninsule coréenne, ont déclaré illégale la République populaire coréenne et commencé à détruire les Comités populaires par la force. Selon les dires mêmes du général américain Douglas MacArthur, la Corée devait devenir un « rempart anti-communiste ».

Durant les trois années sanglantes qui ont suivi, avec une campagne de terreur et de brutalité massive, le gouvernement militaire américain et ses agents ont criminalisé, rassemblé de force, torturé, emprisonné et assassiné des centaines de milliers de gens soupçonnés d'être communistes, des « gauchistes » et d'autres patriotes qui résistaient à la brutale occupation militaire de leur pays.

Les États-Unis ont organisé une élection « libre et juste » en mai 1948, et installé au pouvoir leur homme Syngman Rhee, outrageant ainsi le peuple coréen tout entier, et proclamé la République de Corée dans le sud le 15 août 1948.


Le président Kim Il Sung annonce le programme politique de la RPDC à la première session de l'Assemblée populaire suprême le 10 septembre 1948.

Pour assurer la base révolutionnaire du peuple coréen et l'avenir de la nation, Kim II Sung a proclamé la fondation de la République démocratique populaire de Corée le 9 septembre 1948 à Pyongyang.

Ensuite, les États-Unis ont provoqué une guerre civile, qui a duré de 1950 à 1953. Cette guerre visait à maintenir la division de la nation, et a causé la mort de plus de quatre millions de civils et une destruction massive de l'économie et de l'infrastructure. Les États-Unis et d'autres pays, dont le Canada, ont participé à cette guerre d'agression contre le peuple coréen, sur la base du mensonge de l'intervention dans un conflit international. Les agresseurs ont commis des crimes contre la paix, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre comprenant des massacres répandus de civils, l'utilisation d'armes chimiques et biologiques, des bombardements avec bombes incendiaires de différentes villes du nord sans égard pour les victimes civiles. La RPDC, même si elle venait juste de naître, a organisé le peuple coréen et défait les États-Unis, défendant avec succès l'indépendance du pays et la souveraineté de la nation.

Le dirigeant et président, Kim Il Sung, a dit à l'époque : « La victoire de notre peuple lors de la Guerre de Corée a été une victoire du peuple révolutionnaire contre les forces impérialistes, une victoire de l'armée révolutionnaire contre les forces agressives impérialistes. Elle prouve que le peuple qui se dresse pour la liberté, l'indépendance et le progrès, prenant en main sa destinée sous la direction d'un parti marxiste-léniniste, ne sera jamais conquis par quelque force impérialiste que ce soit. Elle montre aussi la vulnérabilité et la corruption de l'impérialisme américain, et montre aux nations opprimées du monde que l'impérialisme américain n'est pas un ennemi impossible à conquérir, et qu'elles aussi peuvent le combattre et le défaire. »

La RPDC, de nos jours comme à l'époque, a été en mesure de surmonter les plus grandes difficultés sous la direction du Parti des travailleurs de Corée, dirigé tout d'abord par le président Kim Il Sung et maintenant par le secrétaire général Kim Jong Il, et démontre que la RPDC est un rempart contre l'impérialisme américain, qu'elle constitue elle-même une immense contribution pour la paix mondiale. Prenant une position ferme contre la puissance de l'empire militaire américain – connu pour son utilisation d'armes nucléaires, chimiques et biologiques à l'échelle mondiale – la RPDC continue à affirmer non seulement le droit de toutes les nations à l'auto-détermination et à l'auto-défense, mais réitère également sa confiance en la victoire contre n'importe quelle force agressive.

C'est la RPDC qui a mis de l'avant d'innombrables propositions pour signer un traité de paix avec les États-Unis, qui remplacerait l'Accord d'armistice de 1953, incité par les États-Unis, ce qui prouve que ce sont les États-Unis et leurs alliés comme le Canada qui posent la principale menace pour la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne.

Finalement, c'est la RPDC et sa direction qui ont été à l'origine de toutes les propositions pour la réunification indépendante et pacifique, sous le mot d'ordre « Par la nation elle-même », ce qui a mené à la signature historique de la Déclaration conjointe nord-sud du 15 juin en 2000 et à l'Accord du 4 octobre 2007 entre les deux Corée, qui ont donné une impulsion au mouvement coréen pour la réunification. Cela fait maintenant partie de la conscience politique du peuple coréen, en dépit de la perfidie de l'actuel régime fantoche américain, anticommuniste de Lee Myung Bak au sud, qui fait tout son possible pour criminaliser et saboter le mouvement coréen de réunification.

Aujourd'hui, se fondant sur la politique du songun qui donne priorité aux affaires militaires et au rôle dirigeant des forces armées dans le projet d'édification nationale, notamment comme main-d'oeuvre des grands projets de construction, la RPDC s'est donné un programme audacieux pour défendre le bien-être du peuple et élever son niveau de vie. Par la politique du songun, la RPDC s'assure d'être une forteresse imprenable, à l'épreuve de toutes les provocations, mais aussi de pouvoir réaliser son objectif de devenir une nation florissante et prospère. Elle acquiert à cette fin des moyens de production modernes et innovateurs, comme la fabrication de l'acier sans coke et la production assistée par ordinateur dans plusieurs industries.

À l'occasion du 62e anniversaire de l'historique fondation de la RPDC, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) salue l'héroïque peuple coréen et la position résolue et de principe de la RPDC et de sa direction à la défense de ses droits nationaux pour l'indépendance, la souveraineté et la paix. Nous sommes convaincus que le gouvernement et le peuple de la RPDC atteindront leur objectif d'« édifier une nation puissante et prospère » d'ici 2012, pour le centenaire de la naissance du camarade Kim Il Sung, et nous réitérons nos demandes immédiates :

Troupes américaines, hors de Corée !
Compensations maintenant pour les crime américains commis contre le peuple coréen !
Signez un Traité de paix pour remplacer l'Accord d'armistice maintenant !

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