- Centre ouvrier du Parti communiste du
Canada (marxiste-léniniste) -
Le Centre ouvrier du PCC(M-L) salue tous les
travailleurs et travailleuses qui participent aux parades,
rassemblements et activités de quartier à l'occasion de
la Fête du travail. Pour beaucoup de travailleurs engagés
dans des batailles pour défendre leurs droits, la Fête du
travail marque un nouveau départ. Les propriétaires du
capital, leurs
monopoles, leur État et leurs institutions politiques sont
engagés dans une campagne antiouvrière pour abaisser le
niveau de vie au Canada par des concessions, la destruction de la base
manufacturière, des programmes sociaux et des services publics
et par l'ingérence dans les affaires collectives de la classe
ouvrière pour miner l'indépendance du
mouvement syndical et le rendre impuissant. Dans ce contexte, un grand
nombre de travailleurs trouvent leur orientation en réglant les
comptes avec leur vieille façon de penser et en
développant de nouvelles formes de résistance au travail
et dans la communauté.
La
lutte
pour la dignité au travail
La dignité au travail se gagne par des actes de
participation consciente des travailleurs à la lutte collective
pour exiger d'avoir leur mot à dire sur toutes les affaires qui
affectent leur bien-être. Cela comprend les salaires, les
avantages sociaux, les conditions de travail et la santé et la
sécurité. Elle
passe par la responsabilité individuelle de participer au
travail qui mène à la prise des décisions par le
collectif local des travailleurs et nécessite une
détermination à appliquer ces décisions pour
défendre les droits de tous dans l'esprit de « Un
pour tous et tous pour un ».
Grande mobilisation du Front commun au
Québec le 3 mars 2010 à Montréal.
Le travail syndical collectif dans les lieux de travail
modernes exige de nouvelles formes, de nouvelles méthodes et
actions avec analyse qui mobilisent les travailleurs à la fois
dans la prise de décision sur toutes les affaires de leur
syndicat local et dans l'application pratique de ces décisions.
L'activité syndicale exige que les membres
participent activement au recueil de l'information qui est pertinente
à leur lutte, à la formulation des opinions du collectif
et à leur dissémination à tous ceux qui sont
concernés et à l'ensemble de la communauté.
Afin d'être en mesure de se défendre et de
développer des tactiques efficaces, les travailleurs dans leurs
places de travail doivent participer à la recherche, à
l'étude et à l'analyse des conditions concrètes de
leur collectif et de leur industrie afin d'approfondir leur
compréhension théorique de l'économie politique du
Canada et également de leur
propre secteur dans ses rapports avec les autres secteurs au sein de
l'économie socialisée. C'est notre économie
socialisée et nous devons nous préparer à en
prendre le contrôle.


Les travailleurs trouvent leur dignité au travail
en s'unissant et en trouvant les moyens de développer leur
pensée collective, leurs tactiques et les nouvelles formes
d'organisation qui leur permettent de se défendre contre les
propriétaires du capital.

Manifestation
de
15
000
enseignants
de
la FAE à Montréal le 8 juin 2010
dans le cadre de la journée de grève..
La lutte pour la dignité de la
classe ouvrière dans la société
Les travailleurs trouvent leur dignité en
société en étant politiques. Être politique
veut dire s'impliquer consciemment dans la lutte de classe pour
défendre les droits de la classe ouvrière et le droit
à l'existence du Canada face au droit de monopole et à
l'annexion par
l'impérialisme américain. Être politique implique
que les individus prennent leur responsabilité sociale de
décider des affaires économiques et politiques de la
nation, de s'organiser collectivement en une puissante force politique
et en une Opposition ouvrière qui fait des propositions
concrètes et qui organise des actions avec analyse pour
résoudre la
crise économique et mettre fin au cycle d'affaires et aux
ravages qu'il entraîne dans la vie des gens.
Être politique, c'est bâtir une
Opposition ouvrière nationale capable de forcer les
gouvernements à
arrêter de payer les riches et à augmenter les
investissements dans les
programmes sociaux. Cela veut dire bâtir un gouvernement
anti-guerre et
antifasciste qui prend ses responsabilités sociales en
défendant le
peuple et le bien public face aux
maraudeurs monopolistes et impérialistes américains qui
sont hors de
contrôle et entraînent le monde tout droit vers le fascisme
ouvert.
Québec le 27
mai 2010: Manifestation contre le projet de loi 100 du gouvernement
Charest au Québec qui
déclare de facto illégale la lutte pour défendre
les services publics . (CSN)

Les grévistes de
Vale Inco à Sudbury.

Les travailleurs de Vale
Inco à Voisey's Bay, à Terre-Neuve, en grève
pendant plus d'un an.
Être politique veut dire lutter pour restreindre
le droit de monopole et défendre le droit public sur toutes les
questions qui concernent l'environnement naturel et social du Canada,
arrêter la descente vers le fascisme d'État et
créer les conditions objectives et subjectives pour un
État moderne et un système politique démocratique
qui servent la
classe ouvrière et le bien public et qui font progresser la
société vers une étape de développement
supérieur de l'humanité socialisée. Les
travailleurs trouvent leur dignité en société en
servant son intérêt général en opposition
aux intérêts étroits des propriétaires du
capital monopoliste.


Manifestation des
travailleurs de Xstrata à Sudbury «Pour nos
ressources» le 4 mars 2010.

Rassemblement des travailleurs et
retraités de Nortel à la défense de leurs
pensions, le 21 octobre
2010 sur la colline parlementaire à Ottawa. (Photos:
Marc
Lavoie)
Pour la dignité de la classe
ouvrière dans le domaine de la pensée
La dignité de la classe ouvrière dans le
domaine de la pensée vient du fait de régler les comptes
avec la pensée existante, qui est dépassée. Les
propriétaires du capital imposent leur pensée et leur
vision du monde à la classe ouvrière grâce à
leur contrôle des
affaires économiques et politiques, de l'État et de ses
institutions comme le parlement, le système d'éducation
et les médias de masse. Cette pensée centrée sur
le capital est acceptée par la société comme
quelque chose de normal et on le voit notamment avec la notion
couramment répandue à l'effet que le travail est un
coût de production. Ces
notions antiouvrières déforment l'économie
politique du Canada, affaiblissent le mouvement ouvrier et causent de
la confusion dans ses rangs. Pour rejeter cette vieille pensée
qui est imposée par les propriétaires du capital, il faut
que les travailleurs participent consciemment à des actes de
découverte en même temps qu'ils participent à la
lutte de
classe pour défendre les droits de la classe ouvrière et
les droits de tous.
Les travailleurs ne sont pas un coût
de production ; ce sont eux les vrais producteurs de toute la
richesse.
C'est leur travail pour transformer les richesses de la Terre
Mère en
valeur d'usage qui crée le produit social, lequel est
distribué dans
toute la société, fournissant ainsi un moyen de
subsistance à tout le
monde.


Le Premier Mai à
travers le Canada.
Les travailleurs réclament une partie de la
valeur ajoutée sous forme de salaires, d'avantages sociaux et de
pensions. Les gouvernements en réclament aussi une partie pour
soutenir la machine d'État et les propriétaires du
capital y vont de leurs propres réclamations avec les
bénéfices d'entreprise, l'intérêt et la
rente. Les travailleurs en tant que
producteurs dans la société moderne ont la
première réclamation au produit social. La seconde
revient aux gouvernements pour assumer leurs responsabilités
sociales de protéger la population et l'intérêt
général de la société. La
réclamation des propriétaires du capital arrive en
dernier.
Conférence sur
l'édification nationale à Hamilton le 2 mai.
Le rejet des notions anti-ouvrières comme les
coûts de main-d'oeuvre crée de la dignité dans le
domaine de la pensée et donne confiance à la classe
ouvrière dans sa lutte pour défendre ses droits et les
droits de tous et pour engager et diriger les travailleurs et leurs
alliés dans leur propre projet d'édification nationale
qui repose sur la
pensée, la vision du monde, l'objectif et le programme que les
travailleurs découvrent eux-mêmes et font leurs.
Utilisons l'occasion de la Fête du travail 2010
pour affirmer notre détermination à combattre pour notre
dignité au travail, en société et en politique,
à nous doter de notre propre pensée et à jouer un
rôle décisif dans l'édification nationale moderne.
Vive la classe ouvrière canadienne et la
dignité au travail, dans la société et en
politique, et sa propre pensée acquise dans les batailles
à la défense de ses droits et des droits de tous et dans
la réalisation de son rôle dirigeant dans
l'édification nationale moderne !

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