Le Marxiste-Léniniste

Numéro 136 - 6 septembre 2010

Fête du travail 2010

Combattons pour la dignité
de la classe ouvrière et pour son rôle décisif
dans l'édification nationale moderne

Le Centre ouvrier du PCC(M-L) salue tous les travailleurs et travailleuses qui participent aux parades, rassemblements et activités de quartier à l'occasion de la Fête du travail. Pour beaucoup de travailleurs engagés dans des batailles pour défendre leurs droits, la Fête du travail marque un nouveau départ. Les propriétaires du capital, leurs monopoles, leur État et leurs institutions politiques sont engagés dans une campagne antiouvrière pour abaisser le niveau de vie au Canada par des concessions, la destruction de la base manufacturière, des programmes sociaux et des services publics et par l'ingérence dans les affaires collectives de la classe ouvrière pour miner l'indépendance du mouvement syndical et le rendre impuissant. Dans ce contexte, un grand nombre de travailleurs trouvent leur orientation en réglant les comptes avec leur vieille façon de penser et en développant de nouvelles formes de résistance au travail et dans la communauté.

La lutte pour la dignité au travail

La dignité au travail se gagne par des actes de participation consciente des travailleurs à la lutte collective pour exiger d'avoir leur mot à dire sur toutes les affaires qui affectent leur bien-être. Cela comprend les salaires, les avantages sociaux, les conditions de travail et la santé et la sécurité. Elle passe par la responsabilité individuelle de participer au travail qui mène à la prise des décisions par le collectif local des travailleurs et nécessite une détermination à appliquer ces décisions pour défendre les droits de tous dans l'esprit de « Un pour tous et tous pour un ».


Grande mobilisation du Front commun au Québec le 3 mars 2010 à Montréal.

Le travail syndical collectif dans les lieux de travail modernes exige de nouvelles formes, de nouvelles méthodes et actions avec analyse qui mobilisent les travailleurs à la fois dans la prise de décision sur toutes les affaires de leur syndicat local et dans l'application pratique de ces décisions.

L'activité syndicale exige que les membres participent activement au recueil de l'information qui est pertinente à leur lutte, à la formulation des opinions du collectif et à leur dissémination à tous ceux qui sont concernés et à l'ensemble de la communauté.

Afin d'être en mesure de se défendre et de développer des tactiques efficaces, les travailleurs dans leurs places de travail doivent participer à la recherche, à l'étude et à l'analyse des conditions concrètes de leur collectif et de leur industrie afin d'approfondir leur compréhension théorique de l'économie politique du Canada et également de leur propre secteur dans ses rapports avec les autres secteurs au sein de l'économie socialisée. C'est notre économie socialisée et nous devons nous préparer à en prendre le contrôle.

Les travailleurs trouvent leur dignité au travail en s'unissant et en trouvant les moyens de développer leur pensée collective, leurs tactiques et les nouvelles formes d'organisation qui leur permettent de se défendre contre les propriétaires du capital.


Manifestation de 15 000 enseignants de la FAE à Montréal le 8 juin 2010 dans le cadre de la journée de grève..


La lutte pour la dignité de la classe ouvrière dans la société

Les travailleurs trouvent leur dignité en société en étant politiques. Être politique veut dire s'impliquer consciemment dans la lutte de classe pour défendre les droits de la classe ouvrière et le droit à l'existence du Canada face au droit de monopole et à l'annexion par l'impérialisme américain. Être politique implique que les individus prennent leur responsabilité sociale de décider des affaires économiques et politiques de la nation, de s'organiser collectivement en une puissante force politique et en une Opposition ouvrière qui fait des propositions concrètes et qui organise des actions avec analyse pour résoudre la crise économique et mettre fin au cycle d'affaires et aux ravages qu'il entraîne dans la vie des gens.

Être politique, c'est bâtir une Opposition ouvrière nationale capable de forcer les gouvernements à arrêter de payer les riches et à augmenter les investissements dans les programmes sociaux. Cela veut dire bâtir un gouvernement anti-guerre et antifasciste qui prend ses responsabilités sociales en défendant le peuple et le bien public face aux maraudeurs monopolistes et impérialistes américains qui sont hors de contrôle et entraînent le monde tout droit vers le fascisme ouvert.


Québec le 27 mai 2010: Manifestation contre le projet de loi 100 du gouvernement Charest au Québec qui
déclare de facto illégale la lutte pour défendre les services publics . (CSN)


Les grévistes de Vale Inco à Sudbury.


Les travailleurs de Vale Inco à Voisey's Bay, à Terre-Neuve, en grève pendant plus d'un an.

Être politique veut dire lutter pour restreindre le droit de monopole et défendre le droit public sur toutes les questions qui concernent l'environnement naturel et social du Canada, arrêter la descente vers le fascisme d'État et créer les conditions objectives et subjectives pour un État moderne et un système politique démocratique qui servent la classe ouvrière et le bien public et qui font progresser la société vers une étape de développement supérieur de l'humanité socialisée. Les travailleurs trouvent leur dignité en société en servant son intérêt général en opposition aux intérêts étroits des propriétaires du capital monopoliste.


Manifestation des travailleurs de Xstrata à Sudbury «Pour nos ressources» le 4 mars 2010.


Rassemblement des travailleurs et retraités de Nortel à la défense de leurs pensions, le 21 octobre
2010 sur la colline parlementaire à Ottawa.
(Photos: Marc Lavoie)

Pour la dignité de la classe ouvrière dans le domaine de la pensée

La dignité de la classe ouvrière dans le domaine de la pensée vient du fait de régler les comptes avec la pensée existante, qui est dépassée. Les propriétaires du capital imposent leur pensée et leur vision du monde à la classe ouvrière grâce à leur contrôle des affaires économiques et politiques, de l'État et de ses institutions comme le parlement, le système d'éducation et les médias de masse. Cette pensée centrée sur le capital est acceptée par la société comme quelque chose de normal et on le voit notamment avec la notion couramment répandue à l'effet que le travail est un coût de production. Ces notions antiouvrières déforment l'économie politique du Canada, affaiblissent le mouvement ouvrier et causent de la confusion dans ses rangs. Pour rejeter cette vieille pensée qui est imposée par les propriétaires du capital, il faut que les travailleurs participent consciemment à des actes de découverte en même temps qu'ils participent à la lutte de classe pour défendre les droits de la classe ouvrière et les droits de tous.

Les travailleurs ne sont pas un coût de production ; ce sont eux les vrais producteurs de toute la richesse. C'est leur travail pour transformer les richesses de la Terre Mère en valeur d'usage qui crée le produit social, lequel est distribué dans toute la société, fournissant ainsi un moyen de subsistance à tout le monde.





Le Premier Mai à travers le Canada.

Les travailleurs réclament une partie de la valeur ajoutée sous forme de salaires, d'avantages sociaux et de pensions. Les gouvernements en réclament aussi une partie pour soutenir la machine d'État et les propriétaires du capital y vont de leurs propres réclamations avec les bénéfices d'entreprise, l'intérêt et la rente. Les travailleurs en tant que producteurs dans la société moderne ont la première réclamation au produit social. La seconde revient aux gouvernements pour assumer leurs responsabilités sociales de protéger la population et l'intérêt général de la société. La réclamation des propriétaires du capital arrive en dernier.



Conférence sur l'édification nationale à Hamilton le 2 mai.

Le rejet des notions anti-ouvrières comme les coûts de main-d'oeuvre crée de la dignité dans le domaine de la pensée et donne confiance à la classe ouvrière dans sa lutte pour défendre ses droits et les droits de tous et pour engager et diriger les travailleurs et leurs alliés dans leur propre projet d'édification nationale qui repose sur la pensée, la vision du monde, l'objectif et le programme que les travailleurs découvrent eux-mêmes et font leurs.

Utilisons l'occasion de la Fête du travail 2010 pour affirmer notre détermination à combattre pour notre dignité au travail, en société et en politique, à nous doter de notre propre pensée et à jouer un rôle décisif dans l'édification nationale moderne.

Vive la classe ouvrière canadienne et la dignité au travail, dans la société et en politique, et sa propre pensée acquise dans les batailles à la défense de ses droits et des droits de tous et dans la réalisation de son rôle dirigeant dans l'édification nationale moderne !

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