Le Marxiste-Léniniste

Numéro 131 - 27 juillet 2010

57e anniversaire de la défaite des États-Unis dans la Guerre de Corée

Opposons-nous aux provocations
à la guerre des États-Unis!


Séoul, Corée, 21 juillet 2010. À gauche: manifestation devant le Hall commémoratif de guerre.
À droite: manifestation devant les bureaux du gouvernement. (SPARK)

Opposons-nous aux provocations à la guerre des États-Unis!
Un forum public à Toronto
Célébration du 57e anniversaire de la victoire de la guerre à Pyongyang
Les Sud-Coréens exigent la vérité à propos du naufrage du Cheonan

À titre d'information
La Corée du sud et les États-Unis lancent l'opération «Esprit invincible»
Pourquoi la Chine s'oppose aux exercices militaires États-Unis/Corée du sud dans la mer Jaune - Éditorial du People's Daily
Rencontres de travail militaires entre la RPDC et les États-Unis

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57e anniversaire de la défaite des États-Unis dans la Guerre de Corée

Opposons-nous aux provocations
à la guerre des États-Unis !

Le 21 juillet, la secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton, a tenu des propos méprisables et provocateurs contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) dans la zone démilitarisée qui divise le nord et le sud de la Corée. Répétant le mensonge que la RPDC est coupable du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan – une allégation que même le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pu accepter –, elle a annoncé que les États-Unis imposeront de nouvelles sanctions à la RPDC. Ensuite, avec le secrétaire de la Défense des États-Unis, Robert Gates, à ses côtés, elle a déclaré que les plus grands exercices de guerre menés conjointement par les États-Unis et la Corée du sud débuteraient le 25 juillet et dureraient quatre jours, coïncidant avec l'anniversaire du jour où les États-Unis ont été forcés de signer l'armistice avec la RPDC, il y a 57 ans.



Séoul, Corée, 21 juillet 2010: Quelque huit organisations anti-guerre, syndicales, pour la réunification et d'autres organisations ont tenu une conférence de presse conjointe à l'extérieur d’un ensemble de bâtiments du gouvernement. Sur la bannière on peut lire « Conférence de presse conjointe pour dénoncer « la réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la  République de Corée et des États-Unis» . Nous dénonçons la « réunion 2+2 » entre la République de Corée et les États-Unis qui rend permanente l'alliance entre la République de Corée et les États-Unis aux fins d’invasion !» En bas à gauche: «Opération Esprit indomptable » pour la destruction de la paix sur la péninsule coréenne? "En bas à droite: « Cessons le forage marin de  la République de Corée et des États-Unis qui menace la paix dans la péninsule coréenne ! »,« Exercice de guerre commun de la République de Corée et des États-Unis - en tant que mesure de suivi de l'incident du navire Cheonan? Examinez avant tout la vérité ! » (SPARK)

Tout cela démontre que les États-Unis ne s'arrêteront à rien pour créer des prétextes pour perpétuer l'instabilité et pour provoquer une guerre en Asie. Plutôt que de gérer la crise qu'ils ont eux-mêmes créée avec leur mensonge que la RPDC a fait couler le Cheonan, les États-Unis aggravent la situation en tenant des exercices militaires conjoints avec la Corée du sud dans une tentative d'isoler la RPDC. De surcroît, ces préparatifs ont lieu sur le seuil de la Chine et ils impliquent aussi le Japon. La position de principe de la RPDC à la défense de sa souveraineté et de son indépendance ainsi que sa détermination à continuer de défendre la dignité et l'honneur de la nation coréenne, de même que les protestations de la Chine contre les provocations des États-Unis, ont obligé les États-Unis à reculer quelque peu, bien qu'ils ne lâchent pas leurs agissements provocateurs.

Le Marxiste-Léniniste dénonce ces actes désespérés des États-Unis et de la Corée du sud. Les États-Unis doivent être forcés de signer un traité de paix permanent avec la RPDC, et doivent retirer toutes leurs troupes ainsi que leurs armes nucléaires et autres de la péninsule coréenne et des mers environnantes, et doivent accepter le verdict de l'histoire qu'ils ne gagneront pas. Mais ils choisissent de s'engager dans une voie contraire, sur une piste aventuriste de plus en plus dangereuse et alarmante. Le fait que Mme Clinton ait tenu ces propos à Panmunjom, l'endroit où les États-Unis ont subi l'humiliation de la défaite il y a 57 ans aujourd'hui, en dit long sur l'esprit revanchard des États-Unis et expose les dangers qui guettent. Jamais plus ne doit-on laisser les États-Unis et leurs alliés, y inclus le Canada, répandre la mort et la destruction dans la péninsule coréenne, comme ils l'ont fait pendant la guerre de Corée. Que Mme Clinton et le secrétaire de la Défense, Robert Gates, se soient rendus en Corée pour annoncer le début des exercices conjoints, cela montre dans quel esprit aventuriste les États-Unis agissent.

La guerre de Corée a été une longue suite de crimes contre l'humanité. Ces provocations et sanctions annoncées par Hillary Clinton au nom de l'administration Obama, montrent que l'impérialisme américain poursuit sa campagne pour garder la Corée divisée. Et le maintien de la division de la Corée lui permet de garder la mainmise sur sa base militaire en Corée du sud qui lui servira à lancer l'agression contre la Chine et la Russie et dominer l'Asie et le monde. L'annonce par les États-Unis et le régime fantoche en Corée du sud d'une série de 10 exercices militaires conjoints pour « se préparer face aux agressions provenant du nord » est en soi une violation de l'Accord de l'armistice, violation qui pourrait facilement mener au déclenchement d'une autre guerre catastrophique sur la péninsule coréenne – une conflagration nucléaire, cette fois, qui pourrait embraser le monde entier.

Imprégnée de la conception du monde raciste de l'eurocentrisme propre aux impérialistes étatsuniens, Mme Clinton a déclaré que « ces mesures n'ont pas pour cible le peuple de la Corée du nord, qui a trop longtemps souffert aux mains de son gouvernement et de ses priorités peu judicieuses. Elles [les sanctions] ont pour cible les politiques déstabilisantes, illicites et provocatrices de ce gouvernement. » Mme Clinton se lave les mains des crimes commis contre le peuple coréen, y compris la Guerre de Corée, dont les États-Unis furent les premiers responsables.

Ce n'est pas aux États-Unis de décider du type de gouvernement, du système politique ou de l'avenir du peuple coréen. Le peuple coréen, dirigé par la RPDC, a déjà réglé cette question. Il a choisi la voie de la souveraineté, de l'indépendance et de la paix et Mme Clinton aurait intérêt à se rappeler que l'issu de la guerre de Corée a été que la RPDC a vaincu les États-Unis et les a forcés à signer un Accord d'armistice. Elle doit aussi se rappeler qu'aucune des sanctions imposées par les États-Unis n'ont donné le résultat escompté par le passé et qu'il en sera de même pour les sanctions à venir, parce que les États-Unis s'en prennent à un gouvernement et à un peuple qui défendent leur honneur et leur dignité avec leur vie, et qui travaillent collectivement avec leurs compatriotes coréens dans le sud et à l'étranger pour réaliser leur projet sacré d'une réunification pacifique et indépendante et de sauvegarder la paix sur la péninsule coréenne.

Toute personne éprise de justice et de paix au Canada et dans le monde doit résolument condamner cette récente provocation contre la RPDC et exiger la levée de toutes les sanctions, exiger que les États-Unis signent immédiatement le traité de paix proposé par la RPDC et qu'ils cessent immédiatement tout exercice militaire États-Unis/Corée du sud sur le territoire coréen.



27 juillet 1953. En haut: Le général américain William K. Harrison (à gauche) et le général de l'Armée populaire coréenne Nam Il signent l'accord d'armistice à Pamnunjon sur le côté de la RPDC de la zone démilitarisée. En bas à gauche: Les forces américaines retraitent dans la défaite.
En bas à droite: Les forces de l'Armée populaire coréenne célèbrent la victoire.

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Un forum public à Toronto


Le 25 juillet 2010, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) a tenu un forum public, en collaboration avec la section canadienne de la Commission de la vérité sur la Corée et la section canadienne du Comité d'appui à la Déclaration conjointe du 15 juin 2000, pour marquer le 60e anniversaire du début de la guerre de Corée et le 57e anniversaire de la signature de l'Armistice. Le forum s'est tenu le jour-même où les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont commencé leurs exercices navals extrêmement provocateurs dans la mer coréenne de l'Est (aussi appelée mer du Japon), signe de l'intensification des menaces de guerre des États-Unis et du régime fantoche sud-coréen de Lee Myung Bak contre la République démocratique populaire de Corée (RDPC) et le peuple coréen tout entier.

Le porte-parole du PCC(M-L), Philip Fernandez, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a débuté sa présentation en disant qu'on ne peut pas discuter du 60e anniversaire de la Guerre de Corée sans discuter des menaces actuelles de guerre et du modus operandi des impérialistes américains et en particulier de la façon dont les États-Unis et leurs alliés fabriquent des prétextes pour justifier une guerre d'agression contre la Corée.

Le 25 juin 1950, a dit Philip, le prétexte utilisé par les États-Unis et leurs alliés pour déclencher leur guerre d'agression barbare contre la Corée était que la RDPC avait lancé une attaque surprise non provoquée, au-delà du 38e parallèle, contre la partie sud de la Corée. En dépit des preuves qui montrent que ce sont les États-Unis et le régime fantoche anticommuniste de Syngman Rhee qui ont déclenché la guerre, les impérialistes anglo-américains, y inclus l'État canadien, persistent à répéter ce mensonge en utilisant la logique nazie qui veut que si on répète un mensonge suffisamment longtemps, il devient la vérité. Cette désinformation, a dit le présentateur, a pour but de justifier le recours à l'agression et à la guerre contre la RDPC et le peuple coréen et d'utiliser la Corée comme base de lancement de guerres d'agression et d'occupation contre la Chine et la Russie, avec comme objectif la domination mondiale des États-Unis.

Aujourd'hui, a-t-il dit, le prétexte utilisé pour intensifier les préparatifs de guerre contre la RDPC est l'accusation montée de toutes pièces que la RDPC serait responsable du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan, qui s'est produit en mars dernier pendant les exercices militaires navals annuels américano-sud-coréens Foal Eagle. Les États-Unis ont appliqué unilatéralement de nouvelles sanctions contre la RDPC, en violation de l'Armistice signé le 27 août 1953, du droit international et même de la Déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'ONU qui s'est abstenu d'accuser la RPDC dans cette affaire.

Philip a expliqué que les travailleurs doivent être très vigilants et s'opposer aux faux arguments qui sont avancés par les fauteurs de guerre impérialiste pour justifier une guerre totale d'agression.

L'argument de « l'équivalence morale », par exemple, postule qu'une autre Guerre de Corée est justifiable puisque, selon les allégations des États-Unis, du Canada et d'autres puissances, la RDPC serait une « dictature », un « abuseur des droits humains », « un proliférateur nucléaire », etc. Ce même genre d'argument, a-t-il dit, est utilisé par le gouvernement sioniste d'Israël et ses supporters américains et canadiens : ils commencent par qualifier le Hamas d'organisation terroriste puis ils disent que cela rend légitime le recours à la terreur d'État et le génocide américano-israélien contre les Palestiniens.

La doctrine d'Obama selon laquelle « c'est par la guerre permanente qu'on assure la paix » est une autre tentative de justifier les guerres et les agressions plutôt que de travailler à résoudre les conflits politiques qui surviennent entre les peuples et les nations sans le recours à la force.

Une caractéristique importante des agissements des États-Unis et de leurs alliés est l'esprit de revanche et de châtiment contre les dirigeants, le gouvernement et le peuple de toute nation qui a défait les impérialistes américains dans le passé, comme l'Iran par exemple. La RDPC a été la première nation, une nation qui est petite, à avoir vaincu ce puissant champion auto-proclamé du « monde libre » et à l'avoir forcé à signer l'Armistice du 27 juillet 1953. Les États-Unis, a-t-il dit, ne l'ont jamais accepté et les Coréens ont été insultés qu'Hillary Clinton choisisse un endroit juste au sud de Panmunjom, dans la zone démilitarisée, à quelques kilomètres seulement de l'endroit où les États-Unis ont été forcés de signer l'Armistice, pour prononcer son discours très provocateur du 21 juillet, dans lequel elle a appelé à un changement de régime en RDPC et annoncé de nouvelles sanctions et la tenue d'autres exercices navals de guerre des États-Unis et de la Corée du sud.

Philip a dit que tous doivent redoubler de vigilance devant l'utilisation de faux arguments et cet esprit revanchard qui ne font qu'aggraver le très réel danger de guerre dans la péninsule coréenne, qui pourrait se transformer en une guerre nucléaire qui engouffrerait le monde entier.

En tant que Canadiens, a-t-il ajouté, c'est notre devoir envers le peuple coréen d'empêcher qu'il y ait une nouvelle de Guerre de Corée. C'est la seule façon de racheter les fautes du Canada, qui a envoyé 27 000 soldats participer à cette guerre d'agression et de bloquer la voie au gouvernement Harper qui est résolument engagé sur le sentier de la guerre aux côtés des Américains contre le peuple coréen, au nom de « la liberté, de la démocratie, des droits humains et de la primauté du droit ».

Il a dit que les Canadiens ont fait leur expérience des prétentions des gouvernements canadiens concernant les « droits humains » et la « primauté du droit », qui lui servent à justifier l'agression à l'étranger ou la répression d'État au pays, comme avec la criminalisation de la dissidence lors des manifestations contre le G8/20. Il faut, a-t-il conclu, que la classe ouvrière et le peuple s'organisent pour élire un gouvernement anti-guerre qui s'oppose à l'utilisation de la force pour résoudre les conflits entre les peuples et les nations et qui travaille à bâtir l'unité fraternelle des peuples du monde sur la base du principe de la non-ingérence dans les affaires des nations souveraines.

Le deuxième orateur au forum était Hack Pil Chung, un représentant de la section canadienne du Comité d'appui à la Déclaration conjointe du 15 juin 2000. Il a commencé son allocution en dénonçant la barbarie et la désinformation des impérialistes américains pour provoquer la guerre de Corée de 1950 et déclencher une nouvelle guerre de Corée. Il a discuté en détail du naufrage de la navette sud-coréenne Cheonan dans la mer de l'Ouest le 26 mars que les États-Unis et leurs alliés attribuent sans preuve à la RDPC.

Hack a mentionné que de plus en plus de voix dans le monde s'élèvent pour contester cette allégation, non seulement en RDPC, mais en Corée du sud et aux États-Unis, notamment les voix de personnalités scientifiques et celle d'un ancien officier militaire et constructeur de navires sud-coréen qui était membre de l'équipe d'enquête établie par la Corée du Sud pour enquêter sur l'incident. Même la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il dit, ne blâme pas la RDPC pour le naufrage et mentionne que la RDPC nie fermement toute implication dans cet incident.

Les contradictions et les imprécisions des rapports que la marine sud-coréenne a produit sur l'incident, a dit Hack, démontrent l'absurdité de l'allégation que c'est la RDPC qui a coulé la corvette. Les rapports initiaux de la marine au sujet du moment et de la nature de l'incident laissaient à penser que la corvette s'est prise dans des bancs de sable ou dans la boue et a coulé plus tard de cause inconnue, alors que le rapport final de l'équipe d'enquête dit que la corvette a coulé soudainement en mer, sous le coup d'une explosion dans l'eau causée par une torpille. Ni l'état de la corvette ni les déclarations des témoins oculaires ne permettent de croire qu'une torpille a causé le naufrage. Une des « preuves » principales de l'équipe d'enquête est qu'une torpille, marquée d'une instruction à l'encre bleu qu'on dit être de fabrication typiquement nord-coréenne et qui aurait « miraculeusement » été laissée intacte par la supposée explosion, a été trouvée près du lieu du naufrage. Des membres de l'équipe d'enquête mise sur pied par le gouvernement sud-coréen ont été expulsés de l'équipe parce qu'ils contestaient les résultats de l'enquête. Dans le climat de frénésie guerrière que les cercles dirigeants essaient de créer en Corée du Sud, la direction de la marine a poursuivi en cour plusieurs personnes qui contestent la façon dont l'enquête a été menée et ses résultats. Le capitaine du Cheonan a lui-même été gardé in communicado depuis le naufrage.

Les gens, a dit Hack, demandent qu'il y ait une enquête véritable et la RDPC elle-même demande à être autorisée à envoyer sa propre équipe sur le site du naufrage pour examiner les preuves, ce que les États-Unis refusent absolument.

Le forum a adopté à l'unanimité une résolution qui dénonce les provocations des États-Unis et de leurs alliés, qui risquent de déclencher une nouvelle Guerre de Corée. La résolution demande aussi que le Canada cesse ses provocations contre la RDPC et normalise ses relations avec elle.

Les participants ont poursuivi leurs discussions après le forum et exprimé que de telles activités doivent être organisées partout où c'est possible pour élever la conscience des gens face aux provocations qui sont organisées et aux faux arguments qui sont avancés pour justifier les guerres d'agression.

Résolution

Nous les participants :

1. Exigeons que les États-Unis signent immédiatement un traité de paix avec la République populaire démocratique de Corée pour mettre fin à la Guerre de Corée comme condition préalable pour normaliser les relations entre les deux pays ;

2. Exigeons que cessent immédiatement les exercices de guerre que tiennent conjointement les États-Unis, la Corée du sud et le Japon à commencer aujourd'hui dans la mer d'Orient et cessent tout exercice militaire sous la tutelle américaine dans la région de la péninsule coréenne ;

3. Exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes et armes des États-Unis et la fermeture de toutes les bases militaires américaines en Corée du sud.

De plus, nous demandons :

Que le gouvernement Harper au Canada cesse toute provocation contre la RPDC et entreprenne immédiatement de normaliser les relations avec ce pays afin de contribuer à la paix et à la stabilité sur la péninsule coréenne et afin d'établir des rapports de paix entre les peuples du Canada et de la RPDC.

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Célébration du 57e anniversaire de
la victoire de la guerre à Pyongyang

Une réunion nationale a eu lieu lundi au stade intérieur de Pyongyang pour marquer le 57e anniversaire de la victoire de la République populaire démocratique de Corée lors de la guerre de Corée, également connue comme la Grande Guerre de libération de la patrie.

Étaient également présents à cette réunion de hauts fonctionnaires du Parti du travail de Corée, des fonctionnaires de l'État, des représentants des institutions publiques, des délégués de l'Armée populaire coréenne (APC) ainsi que des anciens combattants et d'autres personnalités éminentes, des représentants du domaine de la culture, de l'éducation, des arts, de la santé publique et des médias, le chef de mission à Pyongyang du Front démocratique national anti-impérialiste, et bien d'autres.

Pendant la guerre de trois ans menée de haute lutte, le peuple coréen et son armée ont défendu le pays et sa souveraineté contre les forces impérialistes américaines qui avaient initié la guerre sous le couvert de l'ONU. Le peuple coréen a brisé le mythe de « l'invincibilité » des impérialistes américains, qui se vantent encore aujourd'hui d'être « les plus forts » au monde, et leur a infligé leur première défaite de l'ère moderne.


Réunion nationale célébrant le 57e anniversaire de la victoire de la Guerre de Corée de 1950-53 au Stade intérieur de Pyongyang, le 26 juillet 2010. Le texte à la droite du portrait du président Kim Il Sung, se lit comme suit: « Le 57e anniversaire de la victoire complète »
(Agence centrale de nouvelles coréenne)

Le vice-maréchal de l'Armée populaire coréenne Kim Yong Chun, vice-président de la Commission nationale de la Défense de la RPDC et ministre de l'armée populaire, dans un rapport présenté à la réunion, a souligné cette victoire exceptionnelle dans l'histoire de la guerre moderne. Le succès a été attribué à la stratégie militaire basée sur les idées du Juche (auto-suffisance), à l'audace et au leadership exceptionnel du président Kim Il Sung.

Cette victoire a permis de défendre la RPDC et les gains de la révolution, frustrant les tentatives de l'impérialisme américain de provoquer une nouvelle guerre mondiale et protégeant la sécurité et la paix de l'humanité, note le rapport.

Le rapport souligne également la façon dont les exploits légendaires du président Kim Il Sung et la tradition de la victoire ont fermement imprégné, sous la direction révolutionnaire exceptionnelle de Kim Jong Il, génération après génération.

Le rapport note que maintenant Kim Jong Il a fait une analyse scientifique de l'environnement international et de la révolution coréenne qui évolue rapidement à un moment où la RPDC et la nation coréenne se retrouvent dans une situation difficile. Sur cette base, il a mis en pratique dans tous les domaines la politique Songun à un niveau supérieur, la politique qui appelle à donner la priorité aux affaires militaires et à voir les forces armées révolutionnaires comme la force principale, offrant ainsi une garantie politique et militaire pour la victoire finale dans l'affrontement avec les États-Unis.

Le rapport exprime une grande confiance dans le leadership actuel. Cette grande victoire est un témoignage éternel à l'histoire et à la tradition toujours victorieuses de l'armée et du peuple de la RPDC avec Kim Jong Il à la tête de la révolution Songun et il n'existe aucune force sur terre qui puisse vaincre la force du peuple coréen uni fermement autour de lui.

Les États-Unis doivent se rendre compte que leur guerre d'agression, comme la guerre de Corée initiée par eux le 25 juin, va inéluctablement se terminer par la victoire de la Corée du Songun, comme elle s'est terminée par la victoire du peuple coréen le 27 juillet 1953.

La RPDC continuera à renforcer sa dissuasion nucléaire pour faire face à la menace nucléaire croissante des États-Unis. C'est un droit souverain légitime de la RPDC et un mode de neutralisation impitoyable de ses forces armées révolutionnaires puisqu'elles sont toujours sorties victorieuses de la lutte contre les ennemis, indique le rapport.

Si les impérialistes américains et le groupe de traîtres de Lee Myung Bak déclenchent une nouvelle guerre d'agression en Corée malgré les avertissements répétés de la RPDC, celle-ci mobilisera l'énorme potentiel militaire, y compris sa dissuasion nucléaire d'auto-défense, et anéantira les agresseurs et leurs bastions. Ce faisant, elle montrera clairement à quoi ressemblera une véritable guerre et anéantira la cause de la guerre.

(Agence centrale de nouvelles coréenne)

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Les Sud-Coréens exigent la vérité
à propos du naufrage du Cheonan

En Corée du sud, il y a une méfiance généralisée face au groupe d'enquête conjoint militaro-civil du gouvernement (GEC) et son explication du naufrage du navire de guerre Cheonan, ainsi qu'une opposition à l'utilisation des résultats de « l'enquête » comme un prétexte pour la guerre. De nombreux rapports dans les médias font ressortir des éléments de preuve qui ne sont pas expliqués par l'enquête, dont les résultats n'ont pas encore été publiés, sauf pour un bref résumé de cinq pages. Le qualité du rapport est telle que lorsque l'équipe a conclu ses travaux, elle a été caractérisée par un de ses auteurs comme une oeuvre de « l'imagination scientifique ».

Le 20 juillet, le siège sud de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (BomMinRyon) a publié une déclaration dans laquelle elle affirme sa détermination à trouver la vérité sur le naufrage du Cheonan. La déclaration mentionne un rapport publié par l'organisation sud-coréenne de Solidarité populaire pour la démocratie participative (SPDP) qui souligne que l'affirmation du ministère de la Défense nationale au sujet de la taille et du nom d'un sous-marin qui aurait attaqué le Cheonan et de ses mouvements contredit le rapport de « l'équipe d'enquête conjointe » remis le 20 mai.

Le Comité de vérification des médias sud-coréens pour faire la lumière sur le navire de guerre Cheonan a également confirmé que le point d'impact de l'explosion annoncé par le GEC est faux. Par conséquent, les doutes sur les causes du naufrage se multiplient de jour en jour, souligne le communiqué.

« L'élément de preuve crucial », produit par les autorités pour rejeter le blâme sur la RPDC s'est avéré être « une fabrication cruciale », déclare-t-il.

L'Alliance estime que le régime de Lee Myung Bak, qui a échoué sur la scène internationale à gagner la reconnaissance de ses accusations anti-RPDC, est passé à la frénésie guerrière avec la tenue d'exercices de guerre contre la RPDC. Le régime de Lee a repoussé la possibilité d'une enquête conjointe inter-coréenne et a refusé de s'excuser pour ses accusations fallacieuses.

Pendant ce temps, la SPDP a été criminalisée pour son travail visant à assurer une atmosphère de calme et de retenue dans la région en s'opposant aux résultats du « groupe d'enquête conjoint ». Le Marxiste-Léniniste publie ci-dessous une lettre ouverte du SPDP, en date du 21 juillet, qui explique la situation.

***

Chers amis, défenseurs des droits humains et activistes de la paix,

La Solidarité populaire pour la démocratie participative (SPDP), une ONG sud-coréenne de surveillance créée en 1994, lance un appel pressant à la communauté internationale de soutien et de solidarité. La SPDP a été menacée par le gouvernement Lee Myung Bak et a été la cible de mesures de répression.

La SPDP a envoyé le rapport « La position de la SPDP sur le rapport final d'enquête sur le Cheonan » aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies le 11 juin 2010. Le rapport soulève des questions qui exigent des réponses et des éclaircissements sur le résultat d'enquête du gouvernement et a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre une décision qui va dans le sens de donner la priorité à la paix dans la péninsule coréenne.

Comme vous le savez bien, la consultation et la communication des ONG avec les Nations unies est un droit énoncé dans la Charte des Nations unies et les ONG comme tout le monde peuvent exercer des droits fondamentaux tels que la liberté d'opinion et d'expression. Toutefois, le gouvernement Lee Myung Bak accuse la SPDP d'être antipatriotique et le rapport de la SPDP d'être « contre la sécurité et les intérêts nationaux ». Il fait également valoir que la lettre de la SPDP au Conseil de sécurité de l'ONU assiste l'ennemi, la Corée du nord, qui nie son implication dans l'incident du Cheonan. En outre, il affirme à tort qu'il est hors de l'ordinaire qu'une ONG défende une position contraire à son gouvernement.

Immédiatement après les accusations officielles du gouvernement, le 16 juin 2010, le Bureau du Procureur a ouvert une enquête afin de déterminer si la SPDP a violé la Loi de sécurité nationale, dont l'ONU a recommandé l'abolition, et si l'envoi d'un rapport au Conseil de sécurité des Nations unies est une diffamation dans le sens du droit pénal coréen. En conséquence, le Bureau du Procureur a l'intention d'interroger des membres du personnel de la SPDP.

La Maison bleue (le palais présidentiel de la République de Corée), le premier ministre et le dirigeant du Grand Parti national (parti actuellement au pouvoir en République de Corée) au Congrès, entre autres, ont officiellement dénoncé la SPDP de la manière suivante.

Le 15 juin 2010, le porte-parole du Grand Parti national, Hae Jin Cho, a déclaré que « le comportement de la SPDP est un comportement typique qui sert les intérêts de l'ennemi [...] Des mesures constitutionnelles sévères doivent être infligées à ceux qui essaient de vendre / trahir le pays en se cachant derrière la liberté et la démocratie. »

Le 15 juin 2010, le dirigeant du Grand Parti national au Congrès, Sung Kim Moo a déclaré : « Je pense que [un tel comportement] est un comportement qui sert les intérêts de l'ennemi, qui menace l'identité de la République de Corée et porte atteinte à notre sécurité nationale [...] Même si la Corée du sud est un pays démocratique garantissant la liberté d'expression, je ne peux pas tolérer une telle conduite irresponsable, pro-RPDC qui profite à l'ennemi [...] La SPDP doit volontairement se dissoudre. [La SPDP] doit payer le prix. »

Le 14 juin 2010, le porte-parole de la Maison bleue a déclaré que « c'est une situation honteuse et inquiétante [...] J'ai vraiment envie de demander à la SPDP son motif ultérieur à adopter un tel comportement. »

Le 14 juin 2010, le premier ministre Chung Un Chan a déclaré que « je me demande de quelle nationalité ils [SPDP] sont. Ces actes sont contraires à l'intérêt national. [les actions de la SPDP] déshonorent et humilient notre pays. »

Le 15 juin 2010, le 2e vice-ministre des Affaires étrangères et du Commerce Chun Yung Woo a répondu à la question « Y a-t-il des cas où une ONG a envoyé un document donnant une position qui contredit le gouvernement sur une question de sécurité ? » « Je n'ai jamais entendu parler d'une telle ONG, et des documents envoyés par une ONG ne peuvent pas être un document du Conseil de sécurité. »

La SPDP estime que la diplomatie et la politique de sécurité doivent être sous la surveillance et le contrôle démocratique des citoyens. La sécurité nationale et la politique diplomatique ne devraient pas être monopolisées par les autorités militaires et diplomatiques. En tant que membre de la société internationale, la SPDP va continuellement faire tous les efforts pour promouvoir les objectifs universels de la démocratie et la paix à travers ses activités de surveillance de la vie politique.

(Agence centrale de nouvelles coréenne, la Solidarité populaire pour la démocratie participative)

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À titre d'information

La Corée du sud et les États-Unis lancent
l'opération «Esprit invincible»


Le porte-avions USS George Washington, un des plus grands navires de guerre dans le monde, fait partie des exercices de guerre américains se déroulant dans la mer de l'Est / Mer du Japon. Il est accompagné par 3 destroyers, l'USS McCampbell, l'USS John S. McCain et USS Lassen. Le porte-avions est 80 mètres de haut, de la quille au mât et peut accueillir quelque 6 250 membres d'équipage. (Xinhua)

Le 25 juillet ont débuté les manoeuvres de grande envergure de quatre jours « Esprit invincible » organisées conjointement par les États-Unis et la Corée du Sud dans la mer de l'Est/mer du Japon. Elles font partie des mesures militaires organisées en réponse à l'enquête frauduleuse de la Corée du Sud qui a blâmé la République démocratique populaire de Corée pour le naufrage du navire de guerre Cheonan.

Le Commandement des forces conjointes des États-Unis et de Corée du Sud a annoncé dimanche que le porte-avions USS George Washington de la Septième flotte des États-Unis, accompagné des destroyers Aegis le USS McCampbell et le USS John S. McCain, a quitté le port sud-coréen de Busan vers sept heures du matin en route vers la Mer de l'Est. Le vaisseau de transport sud-coréen de 14 000 tonnes Dokdo, le plus gros vaisseau du genre en Asie, accompagnait les navires américains vers les zones d'exercices. Des sous-marins nucléaires et d'autres vaisseaux de la Septième flotte américaine se sont joints au groupe dans la Mer de l'Est.

Plus de 20 vaisseaux participent aux manoeuvres « Esprit invincible » dont des destroyers coréens de 3 200 tonnes KDX-I, des destroyers coréens KDX-II de 4 500 tonnes et des sous-marins de 1 800 tonnes. S'y joignent plus de 200 avions militaires dont 4 F-22 Raptors. C'est la première fois selon les agences de nouvelles que des F-22, qui peuvent servir de bombardiers, participent officiellement à des manoeuvres conjointes autour de la péninsule coréenne. Leur portée et leur vitesse leur permettent de frapper partout en RDPC en moins d'une heure. Plus de 8 000 membres du personnel de l'Armée, de la Marine, de l'Armée de l'air et des Marines des deux pays participent aussi à l'opération directement ou indirectement.

Ces manoeuvres comprennent également des opérations des Marines de réseaux de défense, d'approvisionnement en carburant, de commande et de contrôle, des opérations d'entraînement de la Marine dans la lutte anti sous-marins, de réapprovisionnement en carburant et d'entraînement à l'attaque conjointe avec de vraies armes par l'Armée de l'air, dans une zone d'entraînement située près de la Limite nordique de la Mer de l'Est (NLL). Les manoeuvres marines du 26 juillet ont été suivies d'une pratique de tir le jour suivant. On a tiré de vraies torpilles de même que des explosifs sous-marins et des leurres anti-torpilles pour les stopper. Des manoeuvres comme le plein de carburant en mer et le transport d'équipements sont prévues pour le 28 juillet.

Pendant l'entraînement, quatre officiers des Forces maritimes d'auto-défense du Japon (JMSDF), qui comprennent un colonel, observent la situation à bord du USS George Washington. C'est la première fois que du personnel japonais des JMSDF observent des manoeuvres conjointes des États-Unis et de la Corée du Sud. D'autres manoeuvres conjointes d'entraînement seront tenues en septembre en Mer Jaune.

La Chine s'est opposée de façon répétée à ces exercices. Le journal chinois Global Times a publié des données très précises sur la puissance de feu impliquée dans ces manoeuvres et a dit que ce sont les plus vastes manoeuvres du genre des 34 dernières années.

Le 25 juillet, l'organe officiel du Comité central du Parti des travailleurs de Corée le Rodong Sinmum a publié un commentaire signé qui dénonce les exercices de guerre :

« Les impérialistes américains sont mus par l'objectif stratégique de déclencher une autre guerre en Corée et de détruire la République démocratique populaire de Corée (RDPC) par la force des armes de façon à établir leur domination militaire sur l'Asie.

« La guerre a été évitée et la paix a été préservée jusqu'à présent dans la péninsule coréenne grâce aux efforts positifs faits par la RDPC pour défendre la paix.

« L'histoire nous montre la fin misérable qui attend les fauteurs de guerre.

« Les guerres d'agression déclenchées par les impérialistes ont causé des désastres innommables et des conséquences catastrophiques aux peuples mais à la fin les provocateurs ont connu une humiliante défaite.

« L'histoire ne connaît pas d'agresseurs qui ont bien fini.

« Les fauteurs de guerre impérialistes américains font grand état de leur ‘attaque nucléaire préventive' et de leur ‘attaque surprise' mais une telle rhétorique ne fonctionnera jamais avec la RDPC.

« La RPDC est prête à faire face à toute guerre d'agression que déclencheraient les impérialistes américains.

« Si les États-Unis, obsédés par leur hystérie de guerre, osent déclencher une guerre d'agression contre la RDPC, l'armée et le peuple de la RDPC vont régler leurs comptes avec les impérialistes américains, leur ennemi juré. »

(Hankyoreh, Agence centrale de nouvelles coréenne)



Pourquoi la Chine s'oppose aux exercices militaires États-Unis/Corée du sud dans la mer Jaune

Le major général Luo Yuan, secrétaire général délégué pour l'Académie des sciences militaires de l'Armée de libération populaire, a expliqué les raisons pour lesquelles la Chine s'oppose aux exercices militaires États-Unis/Corée du sud dans la mer Jaune lors d'une discussion en ligne avec des internautes sur le site du People's Daily.

Luo a énuméré cinq raisons pour lesquelles la Chine s'oppose aux exercices militaires conjoints :

Premièrement, sur la question de la sécurité, le président Mao Zédong avait dit : « Nous ne permettrons jamais à d'autres de ronfler près de nos lits. » Si les États-Unis étaient dans la même situation que la Chine, permettrait-il à la Chine d'entreprendre des exercices militaires à proximité de ses côtes à l'ouest et à l'est ? Comme le dit un vieux proverbe chinois : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent. » Si les États-Unis ne veulent pas qu'on les traite de la sorte, ils ne doivent pas s'imposer aux autres.

Deuxièmement, sur la question de la pensée stratégique, la Chine se doit de prévoir le scénario le plus extrême et de chercher les meilleurs résultats. En dernière analyse, la pensée stratégique, c'est d'étouffer le mal dans l'oeuf. La pensée stratégique, dans sa version ultime, vise à subordonner l'ennemi sans se battre. Prévenir la crise est la façon la plus efficace de résoudre et de surmonter la crise. La présente attitude intransigeante de la Chine en est une de diplomatie préventive.

Troisièmement, sur la question de stratégie géopolitique, la mer Jaune est la porte d'accès à la région capitale de la Chine et un passage vital vers le centre de Pékin et de Tianjin. Historiquement, les envahisseurs étrangers ont sans cesse emprunté la mer Jaune pour entrer au coeur de Pékin et de Tianjin. La zone d'exercice choisie par les États-Unis et la Corée du sud n'est qu'à 500 kilomètres de Pékin. La Chine est consciente de la pression qu'exercent sur sa sécurité des exercices militaires menés par quelque pays que ce soit dans une zone qui se trouve très près de son centre.

Le porte-avion USS George Washington, expédié à la mer Jaune, possède un rayon d'action de combat de 600 km et ses aéronefs, un rayon d'action de combat atteignant 1 000 km. Par conséquent, l'exercice militaire dans la région représente une menace directe à la sécurité du centre de la Chine ainsi que le cercle économique Bohaï-Rim.

Quatrièmement, dans un effort pour sauvegarder la sécurité sur la péninsule coréenne, le Conseil de sécurité de l'ONU a émis une déclaration présidentielle demandant à tous les partis de rester calmes et mesurés face au soi-disant incident naval Cheonan, lequel a été la source d'une crise majeure sur la péninsule coréenne.

Par contre, l'exercice militaire conjoint États-Unis-Corée du sud dans la mer Jaune a déclenché une nouvelle crise. C'est là une autre raison pour laquelle la Chine s'y oppose si résolument. Dans le but de préserver la sécurité sur la péninsule coréenne, aucun pays ne devrait déclencher une nouvelle crise ; tous doivent au contraire se contrôler et gérer la première.

Cinquièmement, sur la question de maintenir les relations Chine-États-Unis, en particulier les relation militaires entre les deux partis, la Chine doit déclarer sa position solennelle. La Chine travaille à la promotion d'un sain développement des relations militaires Chine-États-Unis. Par conséquent, elle a clairement déclaré qu'elle désire développer les relations entre les deux partis. Le directeur adjoint de l'état-major général, le général Ma Xiaotian, a exprimé au secrétaire de la Défense des États-Unis, Robert Gates, qu'il pouvait visiter la Chine au moment jugé convenable.

Ma avait clairement exposé, lors de la réunion de Singapore, que trois problèmes-clés entravaient gravement les échanges Chine-États-Unis: d'abord, les ventes d'armes des États-Unis à Taïwan; ensuite, les aéronefs et navires militaires étasuniens que nous observons fréquemment dans les mers orientale et du Sud à distance rapprochée; enfin, l'Acte d'autorisation de la défense nationale et l'amendement retardateur qui imposent des restrictions sur les échanges militaires avec la Chine dans 12 domaines.

Ces obstacles n'ayant pas été éliminés, voilà que les États-Unis en ont créé un autre. Cette fois, ils envoient non seulement des navires militaires, des sous-marins nucléaires et des destroyers lance-missiles de classe Arleigh Burke, mais aussi des porte-avions.

Luo a ajouté qu'un porte-avion étasunien s'était déjà trouvé dans la mer Jaune en 1994, ce qu'on a appelé « l'incident de Kitty Hawk », et qui avait suscité de vives réactions de la Chine à ce moment-là. Par la suite, les porte-avions ne sont pas revenus dans la région de la mer Jaune.

Les États-Unis et la Corée du sud ont dit que l'exercice militaire conjoint a comme objectif d'exercer une pression sur la Corée du nord et une pression dissuasive sur les sous-marins nord-coréens. Cependant, comme la mer Jaune est une question maritime, les exercices militaires conjoints incluent la tâche de surveillance militaire. Tout porte-avion a un système de reconnaissance avancé et des capacités d'alerte et peut donc aussi surveiller et déceler sur l'horizon maritime environnant, ce qui veut dire qu'il peut déceler toutes bases marines chinoises à coeur joie.

Comme la mer Jaune est une mer haute, le porte-avions peut aussi déceler les conditions hydro-géologiques des canaux sous-marins de la Chine vers la haute mer. Ainsi, les deux objectifs de l'exercice militaire conjoint, la reconnaissance stratégique et la mise à l'essai de plans de combat, poseront une menace à la Chine. Les États-Unis ont toujours parlé des forces militaires de la Chine comme d'une menace, mais cet exercice militaire conjoint des États-Unis et de la Corée du sud ont confirmé que ce n'est pas la Chine mais les forces militaires des États-Unis qui constituent une menace.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Rencontres de travail militaires
entre la RPDC et les États-Unis

La deuxième ronde de rencontres de travail militaires au niveau du grade de colonel supérieur visant à chercher la vérité relatif à l'incident du Cheonan a eu lieu à Panmunjom le 23 juillet, une étape menant à une rencontre au niveau du grade de général.

Le camp de la RPDC a confirmé les résultats des conclusions du camp des forces militaires des États-Unis concernant la proposition de la RPDC demandant une enquête sur le terrain menée par un groupe d'inspection de la Commission de la défense nationale (CDN), proposition qui avait été faite lors de la rencontre précédente, le 13 juillet.

Le camp des forces militaires des États-Unis a simplement répété son assertion précédente injuste à l'effet que l'incident du Cheonan devrait être examiné dans le cadre de l'Accord d'armistice puisqu'il constitue une violation de l'Accord d'armistice (AA).

Le camp de la RPDC a réprimandé le camp des forces militaires des États-Unis pour son attitude non sincère lorsqu'il se réfère à une « violation de l'AA », ce qui est tout à fait contraire aux efforts positifs faits par la RPDC pour clarifier de façon objective et scientifique la vérité entourant l'incident. L'agence centrale des nouvelles coréenne explique :

« Puisque nous avions déjà conclu une entente concernant les questions de procédure de travail nécessaires y inclus l'horaire et l'ordre du jour des pourparlers au niveau du grade de général, le camp des forces militaires des États-Unis devrait accepter de façon inconditionnelle la proposition de la CDN d'une enquête sur le terrain menée par son groupe d'inspection pour que les pourparlers soient couronnés de succès.

« Puisque le camp des forces militaires des États-Unis avait exprimé sa compréhension lors de la dernière rencontre, l'inspection sur le terrain menée par le groupe d'inspection de la CDN est un prérequis pour la clarification objective et scientifique de la vérité.

« Seulement lorsque l'inspection sur le terrain menée par le groupe d'inspection de la CDN aura lieu d'abord, sera-t-il possible d'entamer les pourparlers militaires au niveau du grade de général sur la base des résultats d'une enquête menée par les deux camps et de discuter de différentes questions propices à la juste résolution de l'incident du Cheonan ainsi qu'à l'amélioration des relations nord-sud et à la paix et la stabilité sur le péninsule coréen.

« Le camp des militaires des États-Unis devrait faire preuve de sincérité envers la solution de l'incident en approuvant une inspection sur le terrain menée par le groupe d'inspection de la CDN aussi tôt que possible.

« Si les ‘résultats de l'enquête' annoncés par l'équipe d'enquête conjointe était objectifs et scientifiques tel que prétend le camp des forces militaires des États-Unis, il n'existerait aucune raison pour refuser d'accueillir le groupe d'inspection. »

Lors de la rencontre du 23 juillet, le camp de la RPDC a mis de l'avant la proposition spécifique suivante concernant l'inspection sur le terrain menée par le groupe d'inspection de la CDN :

Le groupe d'inspection de la CDN sera composé de 20-30 membres.

La période d'investigation sera de 3-5 jours ou davantage, selon une entente bilatérale.

Tous les recours possibles, y inclus l'inspection sur le terrain, l'analyse de « preuves », l'audition des témoins, la cueillette et l'étude de données, etc., seront exploités pour l'investigation sur le terrain menée par le groupe d'inspection de la CDN.

Le camp des militaires des États-Unis devrait être responsable de tous les aspects techniques utiles à l'inspection sur le terrain y inclus assurer un guide pour les membres du groupe d'inspection, des facilités ainsi que la sécurité personnelle.

Le camp de la RPDC a clarifié qu'il n'existait pas de raisons pour que le camp des forces militaires des États-Unis refusent d'accepter la proposition plus que raisonnable, équitable et franche visant à dissiper les doutes existant au pays et à l'étranger ainsi que la méfiance entourant l'incident du Cheonan et à calmer la tension qui règne dans la péninsule coréenne.

À la fin, le camp de la RPDC a qualifié le projet d'exercices militaires conjoints États-Unis/Corée du sud, « Invincible Spirit » et « Uji Freedom Guardian », visant la RPDC, de nouvelles provocations militaires diamétralement opposées à l'ambiance de dialogue.

Accusant les États-Unis d'avoir recours à une aventure militaire anti-RPDC tout en parlant d'une « entente négociée sur la question », le camp de la RPDC a déclaré que cette attitude de duplicité était dangereuse et qu'elle exacerbe la situation sur la péninsule coréenne au point de mener à la guerre.

Le camp des forces militaires des États-Unis se tromperait royalement s'il pensait pouvoir intimider la RPDC au moyen d'exercices de guerre à grand déploiement.

Il devrait cesser immédiatement le chantage nucléaire contre la RPDC fait sous faux prétexte de tenir la RPDC responsable du naufrage du Cheonan, s'il respecte à la lettre la juste demande de la communauté internationale et s'il est intéressé à préserver la paix dans la péninsule coréenne et dans le reste de l'Asie du nord- est.

Les deux camps se sont entendus sur la tenue d'une troisième ronde de rencontres militaires au niveau du grade de colonel supérieur à Panmunjom vers le 29 juillet.

(Agence centrale de nouvelles coréenne)

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