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Sommets du G20
Des manifestations exigent «Une enquête
publique immédiatement! Non à la violation des
droits!»
Voici des rapports et photos de la Journée
d'action du 17 juillet à la défense des libertés
civiles et pour exiger une enquête publique sur les agissements
des forces policières lors du Sommet du G20 à Toronto. Il
y a aussi eu des manifestations à St. John's, Kingston,
Bancroft, Peterborough, St. Catherines, London, Winnipeg, Calgary,
Nelson et
Vancouver.
Montréal
et
Québec
Le 17 juillet, des centaines de manifestants ont
manifesté à nouveau à Montréal et à
Québec pour réitérer leur demande d'une
enquête publique sur la répression lors du G20 à
Toronto.
À Montréal, plus de 300 manifestants se
sont donné rendez-vous au Carré Philipps et ont
marché dans les rues du centre-ville pour faire valoir leurs
revendications. Le tout s'est terminé devant le Centre
opérationnel de la police sur la rue Guy. Comme l'a
souligné avant le départ de la manifestation une
représentante du Collectif opposé à la
brutalité policière (COBP), ce qui s'est passé
à Toronto est tout à fait inacceptable, mais il ne s'agit
pas d'un accident isolé. « À Montréal, le
SPVM [Service de police de la Ville de Montréal] qui est
allé prêter main forte à la police de Toronto s'est
livré entre autres à des arrestations de masse lors des
deux dernières journée contre la brutalité
policière et pratique quotidiennement le profilage racial et
social contre les plus vulnérables.» « Quelle
société malade que celle qui accorde plus d'importance
à quelques vitrines fracassées plutôt qu'à
des millions de vies brisées par la mondialisation», a
souligné un jeune activiste.
À Québec, plus d'une centaine de personnes
se sont rencontrées sur le parvis de l'Église
Saint-Jean-Baptiste. Sur la grande bannière de tête on
pouvait lire: «Ils ne pourront jamais enfermer nos idées,
elles font tomber les murs.» Les manifestants ont
réclamé trois choses: la tenue d'une enquête
publique et indépendante pour faire toute la lumière sur
le travail policier et les conditions de détention lors du G-20;
la libération immédiate des manifestants toujours
détenus; la destruction des fichiers et des informations
amassés sur les manifestants et l'abandon de toutes les charges
retenues contre eux.
Ottawa
Entre 200 et 300 personnes ont participé au
rassemblement et à la manifestation à Ottawa. Les
manifestants se sont rassemblés au monument des Droits de la
personne, où un grand nombre de personnes, surtout des jeunes,
ont
témoigné de leur expérience aux manifestations de
Toronto. Tous les orateurs ont dénoncé les
agissements de la police et ont exigé que les responsables
soient tenus redevables. Les manifestants ont ensuite marché
dans une ambiance animée jusqu'à la colline parlementaire.
Toronto
À Toronto, plus de 400 personnes, dont un grand
nombre de jeunes ayant participé aux journées d'action
contre les sommets des G8/G20, ont participé au rassemblement
organisé par les Canadiens prônant la participation
politique (CAPP) à Queen's Park.
Des représentants du CAPP ont dit leur
organisation exige une enquête fédérale sur la
violence
policière utilisée contre les manifestants. La violence
policière, ont-ils dit, est en violation directe des droits
civiques, nommément la liberté d'assemblée et la
liberté d'expression. Ils ont fait valoir que ces droits sont
protégés par la Charte
canadienne des droits et des libertés et que par
conséquent leur violation était anticonstitutionnelle.
Ils ont demandé une enquête qui exposerait les agissements
de la police et qui déterminerait qui a donné l'ordre de
violer les droits civiques. « Jamais
plus ! », ont crié les manifestants à
plusieurs reprises.
Une porte-parole pour le Réseau de mobilisation
de la communauté de Toronto, un des principaux organisateurs des
manifestations contre les sommets des G8/G20, a encouragé toutes
personnes ayant des preuves de la brutalité policière
contre les manifestants de venir de l'avant avec leurs photos et
vidéos pour qu'elles puissent être
présentées
publiquement. Elle a aussi demandé que toutes les fausses
accusations qui pèsent contre des manifestants soient
abandonnées et que les personnes toujours
incarcérées sans cautionnement soit
libérées.
Le rassemblement a amassé des fonds pour la
défense légale des personnes arrêtées. Entre
les discours, des artistes locaux ont interprété des
chansons ayant comme thème la défense des droits civiques.
Tout en écoutant les discours et la musique, le
gens discutaient entre eux de comment mettre un terme à la
suppression de la contestation politique, laquelle suppression est
devenue la signature du gouvernement canadien.
Hamilton
Un rassemblement a été organisé
dans le centre-ville de Hamilton avec musique, orateurs et
témoignages sur ce qui s'était passé. Alex
Johnstone, un des organisateurs, a ouvert le rassemblement en
souhaitant la bienvenue à tous et en expliquant que des gens
partout au pays se rassemblaient aujourd'hui pour exiger une
enquête publique sur les agissements de la police au sommet du
G20. D'autres orateurs ont pris la parole, dont le député
néo-démocrate pour la circonscription de Hamilton
East-Stoney Creek, ainsi que David Christopherson,
député néo-démocrate pour Hamilton Centre,
qui ont tous les deux dénoncé la répression
policière.
Rolf Gerstenberger,
président du local 1005 du syndicat des Métallos, a
expliqué qu'un autobus rempli de travailleurs du local 1005
s'était rendu à Toronto pour s'opposer aux politiques du
G20. Il a félicité les jeunes qui ont défendu leur
droit de conscience malgré l'intimidation policière et a
lancé l'appel à tous les travailleurs à se placer
résolument du côté des jeunes et à exiger
des comptes des forces policières et des gouvernements à
tous les niveaux. Devant la répression grandissante, a-t-il dit,
il faut continuer d'organiser et de riposter.
Marc Laferrière, de l'organisation Un Canada sans
pauvreté, a dénoncé les dépenses de 2
milliard $ pour l'organisation d'un sommet alors que tant de
Canadiens vivent dans la pauvreté. Il a aussi
dénoncé l'annonce récente de dépenses
militaires de plus de 11 milliard $ sur des navires de guerre et
des avions de combat. Il a dit que
ces dépenses en disent long sur les priorités du
gouvernement canadien et qu'elles ne doivent pas être
tolérées.
Lisa Nussey, de la part de la Coalition de Hamilton
contre le G20, a expliqué que la coalition est formée de
citoyens de Hamilton qui sont inquiets des politiques du G20. Elle a
demandé une discussion publique pour fixer le mandat ainsi que
les conditions de cette enquête.
Jamila Ghaddar, secrétaire de la jeunesse du
Parti marxiste-léniniste du Canada et une autre organisatrice de
la coalition, a soulevé la question de la sécurité
en demandant : « la sécurité pour
qui ? ». Elle a noté que les 1,2 milliard $
et les 25 000 policiers et membres du personnel de
sécurité ne nous donnaient
pas plus de sécurité dans les rues. Le but de ces
ressources était de permettre que les riches puissent s'asseoir
derrière une clôture et boire du café tout en
regardant la Coupe du monde pendant que la police commettait des crimes
contre les gens dans la rue, a-t-elle ajouté. Elle a
dénoncé cette notion de sécurité qui sert
de prétexte pour violer les
droits humains et a affirmé que la vraie sécurité
ne peut exister que lorsque les droits de tous sont garantis.
Un enseignant de la Fédération des
enseignants et enseignantes des écoles secondaires de l'Ontario
a aussi expliqué qu'en tant qu'enseignants en droit et
responsabilité civique, il ne sera pas aisé pour lui et
de ses collègues de retourner à l'école à
l'automne et de parler de démocratie au Canada. Ce sera
difficile, a-t-il dit, parce que ce n'est pas
possible de parler de liberté d'expression au Canada lorsque les
élèves auront vu les manifestations de Toronto et que
certains y auront même participé.
Le rassemblement s'est terminé sur une note
culturelle avec un poème au sujet du G20 par le poète
attitré du local 1005, Bill Mahoney, suscitant l'enthousiasme
général. La musique et les témoignages de la fin
ont stimulé l'ardeur chez les participants et exprimé la
ferme conviction de poursuivre le travail.
Courtenay
Un rassemblement a eu lieu devant la cour municipale de
Courtenay, en Colombie-Britannique. Les participants, qui ont
dénoncé le gouvernement Harper et affirmé le droit
de s'exprimer contre les politiques du G20, ont écouté
des interventions de représentants du Conseil des Canadiens, du
Comox Valley Peace Group
et du PCC(M-L). Les orateurs ont expliqué ce qui s'est
passé à Toronto : l'attaque en règle contre
le droit des citoyens de s'opposer aux politiques antisociales du G20,
l'élargissement des pouvoirs policiers et le rôle des
médias dans la déformation des faits après les
manifestations.
La fille d'un postier de Courtenay, qui était
à Toronto lors de manifestations du 27 juin, a été
soumise à des fouilles illégales et accusée de
port d'une arme dangereuse, soit un parapluie pliable. Il a
raconté comment sa fille a été
arrêtée et
décrit les conditions de détention. Une de ses amies a
été arrêtée, relâchée puis
arrêtée à nouveau parce
qu'elle connaissait un des organisateurs qui venait de Montréal.
Il a dit que sa famille a toujours combattu pour le principe que nous
avons non seulement le droit mais le devoir de prendre position contre
les injustices et que c'est pour cette raison que sa fille était
allée à Toronto. Il a condamné la violence et
l'intimidation des autorités et en
particulier le profilage des jeunes venant du Québec.
Les interventions ont été suivies d'un
échange animé sur la liberté de parole, le droit
de conscience et le droit de s'organiser pour combattre pour la
société que nous voulons, pas la société
imposée par les pays du G20. La demande d'une enquête
publique a reçu un appui unanime et les participants à la
manifestation ont dressé des plans pour
mobiliser la communauté.

Appel à une campagne de financement
- Le Réseau de mobilisation de la
communauté de Toronto, le 18 juillet 2010 -
Le Réseau de mobilisation de la communauté
de
Toronto lance l'appel à nos amis, à nos camarades et
à tout le monde à oragniser des activités de
financement pour soutenir la défense juridique des
17 organisateurs communautaires qui font face à des accusations
sérieuses à la suite des manifestations contre
le G20 des centaines de personnes qui font face à des
accusations moindres.
Nous devons appuyer toutes les personnes
arrêtées lors du sommet du G20, continuer de mobiliser et
bâtir une plus grande solidarité parmi nos
communautés.
Les frais juridiques pour les 17 devraient atteindre les
centaines de milliers de dollars. C'est beaucoup d'argent que nous
devons recueillir, mais chaque petit peu compte. Tout
événement est un contibution, que ce soit une petite
fête dans un domicile ou un grand concert. S'assurer que tous nos
camarades ont
accès à une bonne défense en cours coûte de
l'argent. Voilà pourquoi nous avons besoin de votre appui.
Les activités de financement peuvent
comprendre : projections de film ; concerts ;
fêtes dans des domiciles ; débats ; tirages au
sort ; ventes de garage ; tout ce qui vous vient à
l'esprit – soyez créatifs !
Dès que votre événement est
planifié, envoyez les détails à
events.g20solidarity@gmail.com et nous pouvons le faire connaître
sur notre site Web. Visitez www.g20.torontomobilize.org et jetez un
coup d'oeil à nos activités de financement et autres
ressources que vous pouvez utiliser dans l'organisation de votre
événement.
Les fonds récoltés seront donnés
directement au Fonds de défense du G20. De là, les fonds
seront distribués à ceux qui en ont le plus besoin, en
priorisant ceux encore détenus sous des accusations
sérieuses.
Les dons personnels sont aussi appréciés.
Veuillez transférer les fonds à :
OPIRG York
numéro de transit 00646
numéro d'institution 842
numéro de compte 3542240
Utilisez votre compte de banque en ligne ou contactez
directement votre banque pour transférer des fonds. Veuillez
écrire « défense juridique G20 »
dans le mémo.
Envoyez un chèque à :
Toronto Community Mobilization Network
360A Bloor Street W
PO Box 68557
Toronto, ON
M5S 1X0
Pour donner via PayPal, visitez g20.torontomobilize.org
Merci pour votre aide. Ensemble nous créerons un
monde juste qui place les êtres humains et l'environnement avant
les profits des grandes sociétés et de l'élite
politique.
En solidarité,
Le Réseau de
mobilisation de la communauté de Toronto

20e anniversaire de la «crise
d'Oka»
Les Premières Nations et leurs alliés
exigent
le respect du rapport de nation à nation

Le 11 juillet, près de 200 personnes ont
répondu à l'appel du Regroupement de solidarité
avec les autochtones et participé à diverses
activités reliées au 20e anniversaire de la
« crise d'Oka ». Les activités qui ont eu
lieu à Oka et à Kanesatake avaient pour but de
réitérer la détermination de la nation
mohawk à obtenir la pleine reconnaissance de ses droits
ancestraux et ce dès maintenant.
La première activité a été
une marche à travers la ville d'Oka pour se rendre sur le site
historique de la Pinède, symbole de la résistance mohawk.
Ouvrant la marche, les Mohawks portaient leur bannière sur
laquelle on lisait : « Notre terre, notre culture,
notre avenir ! » Derrière eux la
jeune génération avec ses pancartes :
« Oka est un territoire mohawk ! »,
« 20 ans plus tard et rien n'a
changé ! » « En fief simple =
génocide ! », « Pas de mines sur la
terre des Mohawks ! »
Puis les résidents d'Oka et Kanesatake et leurs
nombreux alliés étaient fiers de participer à
cette marche saluée tout au long de son parcours. Au centre de
la ville d'Oka, quelques activistes sont intervenus. Ce qui est
ressorti clairement, c'est l'absence de honte des gouvernements
fédéral et québécois qui refusent
de reconnaître la déclaration de l'ONU sur les droits des
peuples autochtones. On a réitéré la
détermination à obtenir justice sur cette question ainsi
que sur la pleine reconnaissance des droits des Premières
Nations. Un jeune autochtone qui était sur les barricades en
1990 a dit, aux acclamations de la foule :
« Nous sommes fiers de ce que nous avons fait et cela n'a
pas été inutile. Nous sommes toujours prêts
à nous battre pour défendre notre terre. »
Tous ont fait ressortir que le respect des droits autochtones doit se
faire maintenant et non dans vingt ans.
L'arrivée à la Pinède, le lieu de
la résistance héroïque des Mohawks et de leurs
supporters à l'attaque de la police et de l'armée
canadienne, a été saluée par les cris et les
chants. Avant que le délicieux dîner offert par la
communauté ne soit servi, les conversations ont occupé
toute la place. Elles traduisaient le
désir d'en connaître davantage des Premières
Nations. Le récent numéro du Marxiste-Léniniste
qui reproduit la Déclaration de 1992 des Mères de clan et
du Conseil des chefs au sujet de la « Crise
Mohawk », a été très
apprécié des participants.
(LML
quotidien, Media Co-op)
Les participants ont été invités
à écouter l'intervention émouvante du grand chef
Sohenrise Paul Nicholas. Il a dit : « Les
événements de l'été 1990 ont
été traumatisants pour la société
québécoise. Nous pouvons facilement le constater à
la lumière des reportages et des commentaires qui se font ces
jours-ci. Mais peu de personnes connaissent l'ampleur du traumatisme
vécu par la nation mohawk. Pour le Québec et ses
médias, l'été 1990 est un événement
historique : c'était la "crise d'Oka" ou
"l'été indien". Pour nous, Mohawks, il s'agit du
quotidien. En fait, les enjeux décisifs aux fondements de la
crise
de 1990 sont toujours bien présents et demeurent un obstacle
persistant à notre développement. »
Il a ajouté : « Nous ne voulons
pas d'une deuxième crise d'Oka, nous voulons que cette question
soit réglée comme il se doit, c'est-à-dire par la
négociation d'une entente formelle. J'ose croire que les
autorités gouvernementales ont appris de la crise de 1990 et
que, vingt ans plus tard, nous puissions
régler nos différends une fois pour toute, pour que de
tels événements ne se reproduisent plus. »
« Fiers de nos racines et confiants dans
l'avenir, nous lançons aujourd'hui un message clair à nos
voisins Québécois : c'est dans une relation
respectueuse de nation à nation, sur la base des traités
de « paix et d'amitiés » qui ont jadis
été conclus entre nos ancêtres respectifs, que nous
voulons nous développer et devenir des partenaires du
développement du Québec. »
Finalement, on a procédé au lancement de
deux livres : À l'orée du bois, une
anthologie du peuple mohawk, traduite par Francine Lemay, la soeur du
caporal Marcel Lemay qui est mort durant la crise, et This is an
honour song : twenty years since the blockade produit par
les Cris ashinabe du Manitoba. Le lancement a donné lieu
à de nombreux échanges qui ont permis aux participants
d'en connaître davantage sur la lutte des Premières
Nations.

Accord de libre-échange
Canada-Colombie
Non au commerce néolibéral et à
l'impunité
Le 30 juin, le
projet de loi C-2, Loi de mise en oeuvre de l'Accord de
libre-échange entre le Canada et la République de
Colombie, de l'Accord sur l'environnement entre le Canada et la
République de Colombie, et de l'Accord de coopération
dans le domaine du travail entre le Canada et la République
de Colombie, a été adopté par le Sénat
et a reçu la sanction royale. Depuis que les plans pour un tel
accord ont été exposés voilà quelques
années, beaucoup de personnes au Canada ont exprimé leurs
inquiétudes devant l'appui du Canada à un gouvernement
connu pour son implication dans des violations de
droits humains, incluant l'appui aux organisations paramilitaires,
partie de la suppression des forces progressistes dans ce pays. Les
demandes du Conseil des Canadiens et du Conseil canadien pour la
coopération internationale à l'effet que le Sénat
entende les témoins rayés de l'horaire des audiences du
Comité du
commerce international ont été refusées par le
Sénat. Le Conseil des Canadiens souligne qu'« ils ont
été d'accord pour entendre le libéral Scott
Brison, même s'il n'apparaissait pas dans l'horaire des audiences
[...], et ils ont adopté le projet de loi C-2 en moins d'une
heure durant une rencontre du comité sénatorial
des affaires étrangères le mois dernier ». Le
projet de loi, rejeté deux fois, a été
récemment soumis de nouveau avec l'aide des
libéraux, et le libéral Brison a proposé un
amendement « demandant aux deux pays de publier un rapport
annuel sur les droits humains » pour venir en aide au
gouvernement Harper.
Le Marxiste-Léniniste dénonce
l'adoption du projet de loi C-2 autorisant l'Accord de
libre-échange Canada-Colombie sous le faux prétexte qu'un
tel accord favorisera le respect des droits humains. Ces types d'accord
de libre-échange ont pour but de consolider la
préséance du droit de monopole sur
le droit public, ce qui ne peut mener qu'à davantage
d'impunité et de violence. De plus, il est bien connu que les
gouvernements colombiens ont utilisé le prétexte de la
lutte contre le trafic de la drogue pour permettre aux
États-Unis de militariser le pays, tout d'abord avec le Plan
Colombie et maintenant avec les
sept bases militaires qui ont été mises sous leur
contrôle. Un tel accord de libre-échange va renforcer les
régimes pro-américains qui sont une menace non seulement
pour les Colombiens, mais pour la souveraineté de toute
l'Amérique latine.
Non à l'accord de
libre-échange : rompons les relations commerciales avec la
Colombie !

22 juin: Journée internationale
d'action contre les mines à ciel ouvert
Déclaration du Réseau de coordination
anti-minier ABYA-YALA
- Le 16 juillet 2010 -
Manifestation
à
Montréal
Jeudi le 22
juillet à 11 h30
Carré Phillips (Métro McGill/Square Victoria)
Organisé
par : Frento Amplio Visitor de Montréal
et le
Comité
pour les droits humains en Amérique latine
Manifestons en face des institutions
qui appuient l'industrie minière
canadienne et ses violations des
droits humains, des droits des autochtones
et des droits de la Terre
Mère. La marche se rendra aux consulats du Pérou,
du Chili, de la
Colombie, du Mexique, du Salvador, de l'Équateur, du Venezuela,
de
l'Argentine
et du Guatemala et se terminera en face
des bureaux de Montréal de la
Bourse de Toronto.
Rencontre
publique
et
visionnement de film
19 h à 21 h
Au Bar
populaire,
6584, boul. Saint-Laurent
Il y aura une
discussion avec Clifton
Arihwakehte de la communauté Mohawk de Kanehsatake, qui parlera
de la
résistance de la communauté au projet minier Niocan. On y
fera aussi la
projection d'extraits du documentaire « Transmitiendo la
resistencia »
(en espagnol, sous-titré en anglais), racontant
l'actuelle lutte du peuple d'Andagalá en Argentine contre
l'implantation d'une mine à ciel ouvert de la compagnie
minière
canadienne Yamana Gold. Cette projection sera suivie d'une discussion
avec le réalisateur.
|
Le réseau de coordination anti-minier ABYA-YALA
lance l'appel aux personnes, groupes et mouvements d'appuyer la
journée internationale d'action contre les mines à ciel
ouvert le 22 juillet 2010. Plusieurs villes du continent organiseront
des actions incluant des rassemblements, des manifestations, des
campagnes
de lettres, etc., en face du siège social des
sociétés minières et des ambassades canadiennes
pour protester contre la plus brutale des formes d'exploitation
minérale.
Les mines à ciel ouvert ont des impacts
irréversibles sur l'environnement, incluant la
déforestation, la perte de biodiversité, l'érosion
du sol, la formation de cavités et la contamination à
long terme du sol, de l'air, de l'eau souterraine et de l'eau de
surface par les produits chimiques utilisés dans le processus
d'extraction
minière. La contamination résultant des fuites de
produits chimiques a aussi des effets négatifs mortels sur la
santé des populations locales.
ABYA-YALA [« Terre en pleine
maturité » dans la langue des peuples Kuna du Panama
et de Colombie], notre continent, est riche en minéraux et en
combustibles fossiles. Depuis plus de cinq cents ans, les puissances
coloniales et leur États-nations subséquents se sont
basées sur l'exploitation à
l'échelle industrielle de ces ressources non renouvelables pour
satisfaire leur course au développement industriel et
technologique. Aujourd'hui, l'exploitation des ressources est
menée par des sociétés multinationales manoeuvrant
sous un système économique international qui leur permet
l'accès aux régions de notre
continent traditionnellement habitées par les peuples
autochtones et des petits fermiers qui, pendant des siècles, ont
maintenu une co-existence harmonieuse avec leur environnement naturel.
Ces communautés sont souvent déplacées, leurs
terres sont marchandées, leurs droits humains violés,
leur environnement contaminé,
et leur capacité de s'y opposer est brutalement
réprimée.
Les gouvernements nationaux cautionnent souvent les
intérêts des investisseurs étrangers au
mépris des droits de leurs propres citoyens, alors que les
forces de sécurité violent les droits humains et
utilisent la violence contre ceux qui défendent leurs terres,
leur moyen de subsistance et l'environnement contre
l'exploitation des compagnies étrangères. Les pays riches
se font souvent complices de cette exploitation en ignorants les
violations des droits humains alors qu'ils encouragent et financent les
opérations d'extraction des corporations.
La société canadienne et le gouvernement
canadien sont directement responsables des conséquences
inhumaines des extractions sur la planète. Le Canada est le
siège de plus de 60 % des sociétés
minières enregistrées légalement dans le monde.
Ces corporations constituent plus de 3 200 projets d'exploitation
dans plus de 100 pays. Le Canada est le plus grand investisseur dans
l'industrie de l'exploitation des ressources dans ABYA-YALA, avec
37 % de l'investissement total.
La journée mondiale d'action contre les mines
à ciel ouvert est une journée pour rappeler aux
sociétés minières internationales et à
leurs gouvernements complices que la société civile ne
tolérera plus la destruction de notre planète. Nous
travaillerons en solidarité avec les communautés
touchées ; nous résisterons,
organiserons et combattrons l'impunité.
Le réseau de coordination anti-minier ABYA-YALA
est un groupe d'organisations locales basées au Canada,
travaillant ensemble à coordonner et à être
solidaires avec les luttes contre les mines sur le continent.

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Marxiste-Léniniste
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