
Les audiences pour la caution
des manifestants du G20 se poursuivent
Les audiences pour la caution des derniers
détenus qui ont été injustement
arrêtés pour leur participation aux manifestations de
masse contre le sommet du G20 le week-end du 26 et 27 juin se sont
poursuivies à la cour municipale de Toronto, près de
trois semaines après les événements.
Le mardi 6 juillet, le procureur a
présenté sa preuve contre les quinze prisonniers qui
ont été conjointement inculpés. Les charges
retenues contre eux sont complot pour commettre un méfait,
dommages à la propriété de plus de 5000 $,
complot pour assaut contre des policiers et complot pour obstruction
à la police. Depuis
ce jour, les prisonniers ont été amenés
individuellement devant les tribunaux pour la présentation de la
preuve par la défense de chaque accusé pour la caution et
pour les modalités de remise en liberté.
Les conditions imposées ont été
très sévères pour les six dont les audiences pour
la caution ont été complétées le 13
juillet. Pour être libéré, chacun a
été obligé de fournir et signer un cautionnement
dont les garanties représentent des montants exceptionnellement
élevés, pas moins de 85 000 $ au total, dans le cas
de l'activiste
montréalais Jaggi Singh. Il y des conditions semblables à
l'assignation à résidence, qui interdisent à
l'accusé de quitter non accompagné sa résidence
sauf pour aller au travail, pour les rendez-vous médicaux, pour
se rendre à la cour ou pour aller au bureau de son avocat.
Des audiences séparées reprendront le 15
juillet pour chacun des neuf détenus dont la cause en
défense a été sans cesse reportée.

Lancement d'une enquête populaire
sur la violence policière
- Le réseau de mobilisation
communautaire de Toronto, le 13 juillet 2010 -
Des groupes communautaires demandent au public de leur
faire parvenir des photos, des vidéos et des témoignages
oculaires de la violence policière contre la population lors des
sommets du G20 à Toronto. Ces preuves nous permettront de faire
en sorte que ceux qui brutalisent et blessent des manifestants et ceux
qui ont organisé et conspiré
pour mettre en oeuvre la violence policière et la
répression de milliers de personnes en subiront les
conséquences.
Pour plus de détails, visiter
http ://g20.torontomobilize.org/PeoplesInvestigation
« Les policiers, a dit Farrah Miranda du
Réseau de mobilisation communautaire de Toronto, ont
blessé un grand nombre de personnes dans la ville pendant que le
G20 préparait ses plans pour détruire les programmes
sociaux. Nous demandons l'aide du public pour exposer ces incidents et
pour nous assurer que ces abus de pouvoir seront
punis. Ces policiers voyous n'ont pas agis seuls, a-t-elle
ajouté. Ils faisaient partie d'une conspiration organisée
par les chefs de police et les politiciens qui ont mené à
des blessures, à la détention d'organisateurs et aux
arrestations en masse les plus vastes de l'histoire récente au
Canada. Ces comportements ne doivent pas être louangés
mais soumis
à une enquête. »
Le Réseau de mobilisation communautaire de
Toronto lance une enquête populaire indépendante sur les
abus très nombreux et graves du pouvoir policier qui se sont
produits pendant la réunion du G20 à Toronto de
même que sur la collusion des élus dans la
préparation et l'exécution de ces plans. Cette
enquête populaire comprendra une
représentation des groupes communautaires, des gens qui ont
été détenus et blessés, des organisations
non gouvernementales, des secteurs académiques, des
professionnels médicaux et légaux et des
communautés qui affrontent la répression policière
à chaque jour.
L'enquête donnera lieu à un rapport qui
demandera des punitions comme des congédiements et des
accusations au criminel contre ceux qui sont responsables des abus et
notamment :
1. de l'intimidation arbitraire, des fouilles,
arrestations en masse et des conditions de détention horribles
au centre de détention ;
2. des blessures nombreuses et souvent graves infligées aux
manifestants, y compris lorsqu'ils étaient menottés ;
3. des fouilles à nu répétées et
illégales, des menaces de viol et d'agression ;
4. de la discrimination contre les personnes sourdes, les femmes, les
gais, lesbiennes et trans-sexuels, les Québécois, les
organisateurs et d'autres personnes ;
5. de l'adoption de lois secrètes qui limitent les droits civils
suivi de la mésinformation du public au sujet de ces lois.
Le Réseau de mobilisation communautaire de
Toronto publie 6 photos d'abus policiers et demande au public d'aider
à identifier les policiers impliqués (cliquer ici).
Nous
demandons aussi aux personnes de conscience au sein de la police et du
gouvernement de révéler qui sont les décideurs
dans
cette affaire. Vous pouvez envoyer vos photos ou d'autre information
pertinente à notre enquête à
http ://g20.torontomobilize.org/PeoplesInvestigation,
en envoyant un courriel à g20PoliceViolence@gmail.com et en
affichant les photos, les compte-rendus et les vidéos à
#G20PoliceViolence. Nous ne pouvons pas garantir la
confidentialité de ces soumissions.
Les organisations du mouvement réclament
toujours :
1. la libération immédiate de tous les
protestataires contre le G20 ;
2. l'abandon de toutes les accusations ;
3. le congédiement et la poursuite en justice de tous ceux qui
sont responsables d'avoir ordonné la violence policière
et les abus ;
4. l'abolition du G20.
« Toutes les blessures graves que nous avons
vues et traitées ont été causées par la
violence policière », a dit le docteur Abeer Majeed
des Médecins de la rue à Toronto. « Nous
n'avons vu aucun cas d'agents de police ou de passants qui auraient
été blessés par des manifestants. Les abus
policiers dont nous avons été témoins
ont causé des blessures et des traumatismes sérieux et
ont grandement ébranlé la confiance du public. Il faut
rétablir l'imputabilité et il faut que ceux qui ont
commis des actions aussi insensées, violentes et dangereuses en
subissent les conséquences. » « Si ces
abus de pouvoir ne sont pas punis, a dit Jean McDonald, une
étudiante à
l'Université York qui a été blessée
à la main par la police, la répression comme
celle-là va se répéter lorsque nos
communautés vont s'opposer aux coupures et aux
difficultés imposées par les politiques
d'austérité du G20. Cela fait longtemps que la violence
policière frappe les communautés racialisées.
Toutes nos communautés sont unies et les
politiciens et la police sont hors de contrôle. Nous devons faire
en sorte que ceux qui conspirent pour blesser les gens de quelque
communauté que ce soit ne puissent pas s'en tirer à bon
compte ni maintenant ni jamais. »

Lettre ouverte de juristes canadiens
au ministre de la Sécurité publique
- 7 juillet 2010 -
Monsieur le ministre de la Sécurité
publique Vic Toews,
Nous vous écrivons pour exprimer notre
désarroi en réaction aux comptes-rendus qui ont
été faits de la conduite du Groupe intégré
de la sécurité du G8 et du G20 (ci-après le
« GIS ») pendant le sommet du G20 qui a
récemment eu lieu à Toronto. Nous vous enjoignons de
même à poser des gestes concrets afin d'assurer que les
libertés civiles au Canada ne soient pas minées lors de
manifestations politiques.
À titre de professeurs de droit et d'avocats,
mais surtout en tant que citoyens, nous sommes extrêmement
préoccupés par les rapports qui nous parviennent de
violations massives des libertés civiles qui auraient
été commises par des membres du GIS et nous vous
exhortons à lancer une enquête indépendante sur les
fouilles, saisies et arrestations
effectuées dans le cadre des manifestations au sommet du G20,
ainsi que sur les conditions de détention des personnes
arrêtées.
Triste tendance
Malheureusement, les arrestations de masse qui ont eu
lieu lors du G20 semblent s'inscrire dans une tendance vers la
criminalisation de la dissidence au Canada. Les forces
policières canadiennes ont de plus en plus recours aux
arrestations de masse durant les manifestations politiques, ne
relâchant les manifestants
qu'ensuite, après la tenue de l'événement faisant
l'objet de la contestation, et dans plusieurs cas, sans le moindre chef
d'accusation.
Bien que la police ait la responsabilité
d'arrêter les individus qui sont directement impliqués
dans la destruction de biens (que ce soit dans le cadre d'une
manifestation ou non), cela ne justifie aucunement les arrestations de
masse. Cette tactique est non seulement une violation claire des
libertés d'opinion, d'expression, d'association et de
réunion, mais constitue également une forme de
détention arbitraire qui viole le droit à la
présomption d'innocence.
En 2005, ayant noté le recours de la police
canadienne à de telles arrestations massives et le
caractère arbitraire de celles-ci au sens du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, le Comité des droits de
l'homme de l'ONU a exhorté le Canada à s'assurer que le
droit des personnes de participer pacifiquement à des
manifestations
sociales soit respecté et à s'assurer que seuls ceux et
celles qui commettent des actes criminels soient arrêtés.
Plus de 900 arrestations ont été faites
durant le sommet du G20 ; il semble qu'une majorité
écrasante ait été relâchée sans chefs
d'accusation. Ces faits tendent à démontrer que le Canada
a fait fi de l'exhortation du Comité de l'ONU.
Motif raisonnable
En plus des arrestations de masse, des rapports
d'observateurs indépendants, comme ceux de l'Association
canadienne des libertés civiles, indiquent que des membres du
GIS ont systématiquement fouillé et détenu des
citoyens sans motif raisonnable. Si la preuve vidéo et les
témoignages directs rapportés dans les
médias traditionnels ou alternatifs sont représentatifs
des tactiques du GIS, ces violations se chiffrent certainement dans les
milliers.
Dans au moins certains des cas, des membres du GIS ont
prétendu avoir expressément reçu, par le biais
d'un règlement adopté en vertu de la Loi sur la
protection des ouvrages publics de l'Ontario, le pouvoir de placer en
détention et de fouiller des citoyens sans motif raisonnable.
Comme vous le savez, le chef de police de Toronto, M. Bill
Blair, a par la suite admis que les membres du GIS s'étaient
trompés quant aux pouvoirs qui leur avaient été
conférés par ce règlement.
Droits facultatifs ?
De plus, les comptes-rendus des conditions dans le
centre de détention improvisé de l'avenue Eastern sont
extrêmement troublants. Des témoignages crédibles
qui attestent du surpeuplement du centre, de l'approvisionnement
insuffisant en nourriture et en eau fraîche, de menaces de
mauvais traitements de
la part de membres du GIS, dont des menaces de viol envers des
détenues féminines, nous portent à croire que le
droit à la sécurité de la personne des
détenus a été violé.
Les détenus se sont aussi apparemment vu refuser
le droit à un avocat ainsi que le droit d'être
informés de la raison de leur détention. Les droits
prévus à la Charte canadienne des droits et
libertés ne sont pas facultatifs. Dans une société
libre et démocratique, il est impératif que les
libertés civiles soient respectées par la police,
même lorsque
cela leur complique la tâche.
Monsieur le Ministre, nous ne pouvons concilier les
témoignages oculaires et les rapports provenant des
médias sur les manifestations du G20 avec votre
déclaration du 28 juin 2010, où vous affirmiez que le GIS
a agi avec « professionnalisme » et où
vous remerciez les membres du GIS pour leur « travail
exceptionnel ». Nous vous demandons donc d'ouvrir une
enquête complète et indépendante sur les actes
posés par le GIS durant le G20.
(Cliquer ici pour
la liste complète des signataires)

Préparatifs de guerre en
Amérique centrale
46 navires de guerre et 7 000 marines
étasuniens en route vers le Costa Rica?
- Scott Oliver, WeLoveCostaRica.com, le 2
juillet 2010 -
Le 2 juillet 2010, le Congrès de Costa Rica a
autorisé l'accès de 46 navires de guerre
étasuniens capables de transporter 200
hélicoptères et avions de guerre, plus 7 000 marines
« qui pourront circuler en uniforme par tout le pays sans
restriction aucune », avec, en plus, des navires qui coulent
des sous-marins, sur la côte de Costa
Rica dans le but d'y mener « des opérations
antidrogue et des missions humanitaires » du 1er juillet
2010
au 31 décembre 2010.
Avec une telle puissance d'armes capable de
détruire un pays au complet, on peut bien imaginer que ce sera
une « guerre contre la drogue » dans le sens le
plus strict. S'il s'agissait d'une véritable « guerre
contre la drogue », on serait en droit de s'attendre
à des résultats foudroyants, n'est-ce pas ?
Les politiciens qui représentent les partis
politiques, l'Accion Ciudadana (PAC), l'Unidad Social Cristiana (PUSC)
et le Frente Amplio (FA), s'opposent à cette autorisation. Ils
disent que la puissance destructrice des navires, des
hélicoptères et de 7 000 marines est une force
« démesurée pour la lutte contre le trafic de
narcotiques ».
Dimanche, la présidente de Costa Rica, Laura
Chinchilla, a dit que le gouvernement n'a pas l'intention de
militariser la lutte contre la drogue et le ministre de la
Sécurité publique, José Maria Tijerino, a
répété que cette énorme et puissante force
militaire serait sous le commandement des gardes côtières
des États-Unis et non de la marine
étasunienne.
Je ne crois pas que les Costaricains, les
narco-trafiquants et nous, expatriés, verrons la
différence...
Quelques pensées qui me trottent dans la
tête ?
1. À ma connaissance, à l'heure actuelle,
le Costa Rica ne souffre d'aucune crise
« humanitaire ».
2. L'article ne précise pas la nature des
« missions humanitaires ».
3. L'article ne mentionne pas le lieu de ces
« missions humanitaires ».
4. Quand on sait quels massacres vraiment horribles sont
liés aux crimes de la drogue, comme au Mexique, ne serait-il pas
plus utile de mener ce genre d'« opérations
antinarcotiques » à artillerie lourde au nord du
Mexique ?
5. Sans doute serait-il plus approprié de mener
des « missions humanitaires » dans le golfe du
Mexique où progresse actuellement la catastrophe
environnementale sans doute la plus grave au monde.
6. Le 10 juillet 2010, on a annoncé que :
« Le Honduras construira une nouvelle base militaire dans
les Antilles, en plus d'une autre base militaire qui a
été construite à partir de fonds provenant des
États-Unis dans la même région sous prétexte
de combattre le trafic de narcotiques. » Le mois d'avril
dernier, Washington a
investi 2 million $ dans une base tout près de la
frontière adjacente au Nicaragua et la base militaire est
« sous la supervision du Commandement du Sud des
États-Unis ».
7. Puisque le Commandement du Sud des États-Unis
(SOUTHCOM) est basé à Miami, en Floride, est-ce possible
que ces importants navires de guerre et les 7 000 marines fuient
quelque chose d'infiniment plus dangereux dans le golfe du
Mexique ?
8. L'« aire de
responsabilité » de SOUTHCOM englobe 31 pays et 19
territoires. La région représente environ un
sixième du territoire mondial assigné à des
commandements régionaux unifiés. La nature de la
responsabilité en question n'est pas expliquée.
9. L'article ne précise pas si ces navires
patrouilleraient la côte du Pacifique ou celle de l'Atlantique
mais d'une façon ou d'une autre, est-ce possible qu'ils se
dirigent vers le Venezuela ? Par démonstration de force ou
dans un but plus sérieux ?
10. Savons-nous si un de ces navires transporte des
armes nucléaires ?
Un autre représentant politique, Francisco
Chacon, a défendu l'arrivée des forces
étasuniennes en disant « qu'elles contribueraient
à des efforts humanitaires, qu'elles construiraient des
écoles et qu'elles combattraient les trafiquants de
drogues ».
Si ces 7 000 marines étasuniens, ces 200
hélicoptères, ces avions de guerre et ces navires qui
coulent des sous-marins viennent au Costa Rica pour contribuer à
« l'effort humanitaire, à la construction
d'écoles et à la guerre contre les trafiquants de
drogue », peut-être pourrait-on leur demander de
réparer la nouvelle autoroute vers
Caldéra ? Avec une main-d'oeuvre aussi imposante, il
suffirait d'une semaine pour accomplir le travail.

La Garde côtière expédie des
navires et du personnel au Costa Rica afin de menacer le Nicaragua
- Wayne Madsen Report (WMR), le 8 juillet
2010 -
Ayant mené à bien son coup d'État
au Honduras contre le président Manuel Zelaya, l'administration
impérialiste de Barack Obama est maintenant
déterminée à évincer le président du
Nicaragua, Daniel Ortega, en concentrant une présence massive de
forces de la Garde côtière et de la marine
étasuniennes dans le Costa Rica voisin, qui fut, en
1980, la base d'opérations pour les agissements de la CIA –
soutenues par l'administration Reagan – en appui aux contras
nicaraguayens.
Les porte-parole du gouvernement du Costa Rica, dont la
présidente Laura Chinchilla, le vice-président Luis
Lieberman Ginsburg, le ministre de la Sécurité,
José Maria Tijerino, le commissaire à la lutte contre le
trafic de drogues, Mauricio Boraschi, et le Congrès costaricain
ont approuvé l'opération « Joint
Patrol », c'est-à-dire 7
000 marines étasuniens, 46 navires, principalement de la Garde
côtière, 200 hélicoptères et 10 avions de
combat, convergeant tous vers le Costa Rica, qui n'a pas
d'armée, du 1er juillet au 31 décembre.
Ces navires des Gardes côtières qui
seraient utiles pour aider au nettoyage des fuites de pétrole
dans le golfe du Mexique serviront plutôt à une
opération qui cible vraisemblablement le gouvernement sandiniste
du Nicaragua, lequel a suscité la colère d'Israël et
de son allié sioniste à San José, au Costa Rica,
le vice-président Lieberman, pour
avoir coupé toute relation avec le régime de Tel Aviv
suite à l'assaut d'Israël contre la flottille d'aide
à Gaza.
La raison officielle donnée pour
l'opération « Joint Patrol » est la lutte
contre le trafic de drogues, mais peu de gens dans l'opposition et au
Nicaragua croient que c'est là l'unique raison. On compare
déjà cette opération au Plan Colombia, lequel
ciblait les gouvernements du président
vénézuélien, Hugo Chavez, et du président
équatorien, Rafaël Correa, à partir du territoire
colombien. L'opposition du Costa Rica a dénoncé le
gouvernement Chinchilla pour sa militarisation du Costa Rica.
Il y a aussi des raisons de croire, selon les sources de
WMR, que le vice-président costaricain,
Lieberman, un sioniste notoire, s'est arrangé pour que des
forces spéciales israéliennes entrent au Costa Rica pour
participer aux opérations dirigées contre le gouvernement
du Nicaragua.

Le Honduras va construire une nouvelle base militaire
Le Honduras va construire une nouvelle base militaire
dans les Caraïbes, en plus de celle construite dans la même
région grâce au financement des États-Unis sous
prétexte de lutter contre le trafic de la drogue.
Le ministre des Affaires étrangères, Mario
Canahuati a dit que la nouvelle base militaire sera à Guanaja,
dans le département des Islas de la Bahia, mais il n'a pas
donné d'autres détails.
En avril dernier, Washington et Tegucigalpa ont ouvert
une base dans le département de Gracias a Dios, près de
la frontière avec le Nicaragua, dans laquelle le gouvernement
étasunien a investi 2 millions $.
La base militaire est coordonnée par les forces
marines honduriennes mais sous la supervision du US Southern Command.
Les États-Unis ont également dans ce pays
une base aérienne située à Palmerola, dans le
département de Comayagua, où le président Manuel
Zelaya a d'abord été amené après le coup
d'État.
Les organisations populaires et les défenseurs
des droits humains ont mis en garde contre un retour à la
militarisation du pays après le coup d'État.

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