Le Marxiste-Léniniste

Numéro 121 - 9 juillet 2010

20e anniversaire de la «Crise d'Oka»
Arrêtez le vol des terres autochtones!
Arrêtez le génocide!
Les droits autochtones maintenant!

Oka
Marche de solidarité avec les autochtones

Dimanche le 11 juillet - 8 h 30
Départ en autobus du Parc Émilie-Gamelin à 8 h 30.
(métro Berri-UQAM, coin Berri et de Maisonneuve)
Apportez votre lunch. Retour vers 15 h. Contribution volontaire.
Organisée par le Regroupement de solidarité avec les Autochtones
Information/Inscription: http://rsa.site.koumbit.net,
Pour télécharger le tract, cliquer ici.

20e anniversaire de la «Crise d'Oka»
Déclaration au sujet de la «Crise mohawk de 1990» - Kanonsonni:onwe, Territoire kahnawake, le 14 octobre 1992
Les Mohawks de Kanesatake disent non à l'exploitation de niobium sur les terres ancestrales
Les Premières Nations de la Colombie-Britannique: «Non à l'oléoduc d'Enbridge!»

Palestine
La Conseil des droits de l'homme des Nations unies lancera une enquête sur le raid contre la Flottille de la liberté

Calendrier d'événements

Accueil | Archives | English

20e anniversaire de la «Crise d'Oka»

Le 11 juillet 2010 sera le 20e anniversaire de la « Crise d'Oka ». Ces événements d'il y a vingt ans avaient été provoqués par l'intransigeance de l'État canadien et l'abandon de ses obligations envers les droits ancestraux et les droits issus de traité des Mohawk de Kahnawake, au point de recourir à la force armée contre eux et leurs supporters. En cette occasion, Le Marxiste-Léniniste demande à tous les Canadiens et Québécois de continuer de s'informer et de soutenir la lutte des Premières Nations pour des relations de nation à nation, et pour une indemnisation pour les politiques de génocide de l'État canadien à leur endroit. Nous reproduisons ci-dessous une déclaration émise deux ans après les événements d'Oka par les Mères de clan et le Conseil des chefs des Mohawk de Kahnawake qui aide à situer la « Crise d'Oka » de 1990 dans son contexte et à voir les rapports de nation à nation qu'il faut établir pour rendre justice aux Premières Nations.

Haut de page


Déclaration au sujet de la «Crise mohawk de 1990»

Les Rotinonson :ni sont un peuple souverain. Avec l'arrivée des puissances européennes en Amérique du Nord, la paix fut établie selon une entente, le Traité du wampum à deux rangs. Ce traité fut établi entre les Rotinonson :ni et les Hollandais et les Britanniques en Amérique du Nord. Cette entente est un traité de paix, d'amitié et de respect. Une grande paix fut ainsi établie entre nations souveraines.

Il fut aussi entendu qu'advenant qu'une autre puissance ou nation viendrait menacer cette paix, les nations participantes à ce compact interviendraient pour protéger le peuple et rétablir la paix. Avec la formation du Dominion du Canada, le peuple canadien hérita naturellement de la responsabilité de ses prédécesseurs britanniques envers cette entente de paix. Notre peuple, les Rotinonson :ni, a continué de favoriser cette entente initiale avec les nouvelles autorités canadiennes. Nos nations demeuraient en paix mutuelle et il n'y avait pas lieu d'attendre une menace de la part de nos voisins pacifiques puisque le Traité du wampum à deux rangs était et est toujours perçu comme sacré. Tous les membres de cette entente avaient prêté serment de soutenir et de protéger cette Grande Paix advenant toute menace potentielle.

Le temps passa et, présumant que notre traité international nous protégerait, les Rotinonson :ni devinrent victimes malgré eux d'assujettissement aux mains de la nouvelle Autorité canadienne. Le système des Conseils de bande élus fut imposé à notre peuple avec l'aide de la police du Dominion et de la force des armes comme tactique, ce qui força notre gouvernement traditionnel et nos gens traditionnels à fonctionner dans la clandestinité.

Depuis ce temps, des méthodes encore plus exécrables ont été utilisées pour éliminer la souveraineté légitime des Rotinonson :ni et de leur gouvernement. Ces méthodes entravent jusqu'à ce jour notre capacité de voir à nos affaires. Les principes de paix qui avaient inspiré nos lois originales et nos institutions gouvernementales avaient aussi inspiré l'entente sacrée du Traité du wampum à deux rangs à laquelle adhéraient toutes les nations participantes.

Un terrain d'entente fut établi lorsque nos ancêtres comprirent et acceptèrent que ce traité serait garant de paix et du bien-être des peuples de nos nations.

Force est de conclure que l'agression armée contre notre peuple à Kanesatake le matin du 11 juillet 1990, par un détachement d'agents de la Sûreté du Québec armés jusqu'aux dents, était en violation de notre entente historique, le Traité de paix et d'amitié du wampum à deux rangs.

Les Rotiskenenkehte ont immédiatement réagi afin de protéger la paix et empêcher une autre attaque contre notre peuple à Kanesatake. L'accès au pont Mercier fut bloqué à partir des routes 138, 132, 297 et du vieux chemin de Châteauguay. L'accès vers ces routes à partir du pont Mercier fut aussi bloqué, avec pour conséquence pratique d'empêcher tout passage sur ces routes à l'exception des véhicules d'urgence tels les ambulances et les camions de pompiers. Tout véhicule appartenant à la Sûreté du Québec et à la GRC se vit aussi refuser accès à ces routes. Cette mesure fut prise en réaction à l'assaut contre notre peuple à Kanesatake et en tant que mesure dissuasive.

Dû à l'absence de relations formelles entre nos deux nations, relations qui relèvent d'une responsabilité mutuelle selon notre Traité sacré du wampum à deux rangs, aucune autre alternative était envisageable qui permettait d'assurer la sécurité de nos deux peuples en conflit à Kanesatake.

Vu l'escalade de la violence contre notre peuple, vu l'utilisation d'armes et de l'agression armée par les agresseurs, et face à l'indifférence à l'égard du principe de coopération dans le maintien de la paix et de la sécurité dans l'enceinte de nos territoires prévu par nos traités, il était et demeure justifié que les Rotiskenenkehte prennent les mesures nécessaires contre un recours à la force qui pourrait menacer la paix et la sécurité de notre peuple, nos lois et nos territoires, y inclus le recours à des armes de défense, à des fins défensives, tel que stipulé par les lois de notre peuple concernant les restrictions, l'usage et l'entreposage de telles armes.

Les Rotiskenenkehte eurent aussi recours à des barricades et à des équipements à cet effet, dans l'unique but de maintenir la sécurité et la paix et de dissuader tout assaut violent contre notre peuple. Ces mesures furent aussi justifiées en raison de la violence utilisée contre nous par la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale et les Forces armées canadiennes tout au long de cette situation difficile.

Ces actes ainsi que ceux commis par nos forces de réserve pour éliminer et dissuader les menaces à la paix contre notre peuple furent et demeurent justifiés aux yeux de notre constitution (Kaienerekowa) et nos lois (articles concernant spécifiquement les responsabilités de nos hommes et de nos femmes), et selon les traités historiques entre nos deux nations.

Nous mettons aujourd'hui l'accent sur l'importance de renouveler les relations pacifiques entre nos deux nations. Nous souhaitons l'initiation de négociations pacifiques dans le but de trouver un encadrement à ces discussions. Nous invitons les autorités canadiennes à prendre note des intentions pacifiques des Mohawks de Kahnawake, à assurer et maintenir la paix au sein de nos communautés et à éviter des situations qui pourraient remettre en cause la paix qui existe entre Kahnawake et le peuple du Québec et du Canada.

Il est proposé que toute action menée en violation de la juridiction des Mohawks de Kahnawake cèdent la place à l'initiation de ces négociations de paix que nous proposons, en tant que mesure conforme à notre traité sacré, lequel est conforme aux principes universels de paix et de coopération.

Tel que résolu en ce jour, le 14 octobre 1992, à Kahnawake, comme en fait foi notre procès-verbal.

Les Mères de clan et le Conseil des chefs, Rotinonson :ni, Kahnawake

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

Haut de page


Oka, Québec

Les Mohawks de Kanesatake disent non à l'exploitation de niobium sur les terres ancestrales

La société minière Niocam Inc. cherche depuis douze ans à exploiter le niobium près de la ville de Oka, dans le sud du Québec. Beaucoup d'objections ont été soulevées par les communautés concernées, dont les résidents d'Oka et les Mohawks de Kanasetake. Cette région fait l'objet d'une réclamation territoriale non réglée, une situation qui a été portée à l'attention du monde entier lors de la « Crise d'Oka » de 1990, lorsque des promoteurs avaient tenté de déposséder les Mohawks de leurs terres ancestrales pour y construire un terrain de golf. Le Marxiste-Léniniste dénonce ces tentatives répétées de vol des terres des Premières Nations et lance l'appel à tous à appuyer les Mohawks de Kanesatake dans leur lutte pour l'affirmation de leurs droits ancestraux, pour s'opposer au projet minier et pour une juste résolution de leurs revendications territoriales.

Dans un communiqué du 9 juin, le Conseil mohawk de Kanesatake jette catégoriquement l'idée du projet d'exploitation du niobium. La société Niocam voudrait établir la mine sur un terrain qui fait partie de la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes. « Notre position est claire. Nous n'accepterons jamais que nos terres soient exploitées sans notre consentement et de façon nuisible à l'environnement », soutient le grand chef Paul Sohenrise Nicholas.

Cette opposition du Conseil mohawk a été transmise au gouvernement québécois qui doit incessamment statuer sur la demande de certificat d'autorisation formulée par Niocan au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Le communiqué continue comme suit :

« Le Conseil de Kanesatake rappelle que tout le territoire de la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, incluant la région choisie pour l'exploitation minière, fait l'objet d'une négociation territoriale avec le gouvernement fédéral. Tant qu'une entente n'aura pas été conclue, les gouvernements doivent imposer un moratoire à tout projet de développement qui pourrait avoir un impact négatif sur les droits des Mohawks.

« Aussi, le Conseil tient à souligner que des doutes sérieux ont été soulevés par de nombreux experts quant aux impacts que peut engendrer l'exploitation de niobium sur l'environnement et sur la santé publique. Les nombreux polluants, les radiations émises par la mine, les gaz, le bruit, la poussière et la possibilité d'impacts considérables sur le réseau hydrographique naturel de la région pourraient avoir des conséquences désastreuses pour l'environnement et la santé des familles qui vivent à proximité.

« Pour toutes ces raisons, le Conseil Mohawk dit « non » au projet de Niocan. Les Mohawks de Kanesatake n'ont jamais consenti à ce projet, n'ont jamais été sérieusement consultés et continuent à s'y opposer fermement », précise le grand chef Nicholas.

Une article de Mining Watch relève les dangers que représente cette mine pour l'environnement :

* Consommation et contamination des eaux souterraines
* Forte concentration d'éléments radioactifs dans le corps métallifère qui serait perturbé par la mine qui représente un risque élevé pour la santé et l'environnement, notamment pour les sources d'approvisionnement d'eau potable
* Conflit d'usage entre l'exploitation minière et la vocation agrotouristique et agroalimentaire de la région
* Proximité de la mine d'un parc, d'une école secondaire et de nombreuses résidences

Une pétition à l'Assemblée nationale du Québec a été lancée jusqu'au 25 août pour bloquer le projet d'exploitation minière. Nous en reproduisons le texte ci-dessous. Pour la signer, cliquer ici.

Pétition

ATTENDU QU'il y a un flagrant conflit d'usage entre la vocation agrotouristique et agroalimentaire de la région d'Oka et l'établissement d'une mine de niobium ;

ATTENDU QUE les citoyens de la paroisse d'Oka se sont déjà prononcés à 62 % contre le projet minier le 16 avril 2000 ;

ATTENDU QUE le projet de mine se situe à proximité d'un parc national, d'une école secondaire et de nombreuses résidences ;

ATTENDU QU'aucun des cinq ministres du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs qui se sont succédés n'a autorisé Niocan à développer son projet malgré les demandes répétées dudit promoteur minier depuis douze ans ;

ATTENDU QUE Niocan entend rejeter annuellement quelque 30 kg de déchets radioactifs dans le ruisseau Rousse, qui se déverse dans la Grande Baie du lac des Deux-Montagnes, celui-ci alimentant en eau les municipalités environnantes ;

ATTENDU QUE ce même ruisseau s'écoule dans un milieu protégé riche en espèces animales et végétales, dont certaines sont menacées ;

Nous, soussignés, résidents d'Oka, des municipalités limitrophes et du Québec, demandons au gouvernement du Québec de s'engager à protéger le milieu agricole, résidentiel, récréotouristique et écologique d'une grande valeur que représente la région d'Oka contre tout projet de développement minier actuel ou futur.

Haut de page


Les Premières Nations de la Colombie-Britannique: «Non à l'oléoduc d'Enbridge!»


Kitimat, Colombie-Britannique, le 28 mai 2010 (Ian McAlister/ILCP)

Plus de 500 autochtones, autres résidents du nord et porte-paroles élus se sont rassemblés à Kitamaat sur la côte de la Colombie-Britannique le 28 mai pour s'opposer à l'oléoduc du passage nordique, un projet d'oléoduc qui transporterait le mazout des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'au port en haute mer de Kitamaat afin de l'expédier outre-mer au moyen de super-pétroliers.

Le rassemblement, organisé par les Premières Nations Haïsla et Gitga'at, a eu lieu deux jours après qu'Enbridge ait déposé une demande pour un tel projet. Une affiche de 16 pieds sur laquelle est écrit : « Nous disons non à Enbridge » a été érigée aux périphéries du rassemblement.

« Jour après jour, de plus en plus de gens, provenant de toutes les couches de la société, s'unissent pour mettre un terme à ce dangereux projet. Le message qu'ils envoient ne peut pas être plus clair : il n'est pas question que des fuites de mazout viennent détruire notre territoire », selon Gérald Amos, un conseiller haïsla et organisateur de l'événement.

« Aujourd'hui, les Premières Nations côtières réaffirment leur déclaration à l'effet que nous ne permettrons pas que le pétrole des sables bitumineux circule sur nos terres et sur nos eaux. Le fait qu'Enbridge maintient son projet à l'encontre de notre déclaration démontre un manque de respect qui ne sera pas toléré », a dit Art Sterritt, secrétaire général des Premières Nations côtières.

« L'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique est fière de se tenir fermement solidaire avec toutes les Premières Nations qui défendent l'intégrité de leurs titres et de leurs droits autochtones contre les menaces environnementales que fait planer le Northern Gateway Pipeline », a dit le grand chef Stewart Phillip, président de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique (UBCIC).

« Le poisson nous est essentiel – nous sommes un peuple qui vit de poisson », a dit le chef Larry Nooski, de la Première Nation Nadleh Whut'en. « Nous devons nous tenir collectivement et dire non à Enbridge. Nous ne voulons pas d'une autre fuite de mazout. Il y en a eu suffisamment. »

En mars, à l'occasion du 21e anniversaire de la catastrophe du Exxon Valdez, plus de 28 Premières Nations ont déclaré qu'elles ne permettraient pas que le projet d'oléoducs jumelés de 1 170 km d'Enbridge transporte du pétrole des sables bitumineux sur leur territoire.  Parmi elles se trouvent les Premières Nations des territoires Carrier Sekani et Wet'suwet'en dont les terres ancestrales seraient violées par les oléoducs ainsi que les Premières Nations qui s'inquiètent des effets négatifs sur les rivières d'aval et sur les eaux côtières dont elles dépendent.

Enbridge a déposé une demande pour la construction de deux oléoducs parallèles liant les sables bitumineux de l'Alberta aux côtes de la Colombie-Britannique. Les oléoducs proposés pourraient transporter jusqu'à un million de barils de pétrole brut par jour ainsi que 193 000 barils par jour de produits condensés industriels utilisés pour extraire et pour transporter le pétrole des sables bitumineux. Enbridge se propose aussi de construire de nouvelles installations près de Kitimat pour expédier le mazout par pétrolier vers l'Asie et les États-Unis. On estime que ce projet pourrait voir plus de 200 pétroliers par an naviguer dans les eaux aux extrémités du détroit de Douglas.

Les faits confirment que transporter de vastes quantités de mazout sur de grandes distances mènera, tôt ou tard, à des fuites. Selon un estimé fondé sur un bilan d'études antérieures de fuites d'oléoducs et de pétroliers, on peut prévoir que le projet d'oléoduc du passage nordique créerait un risque de fuite majeure en moins de 16 ans ainsi que des fuites secondaires entre-temps.

En particulier, dans le contexte de la catastrophe actuelle dans le golfe du Mexique, les peuples autochtones de la Colombie-Britannique sont déterminés à respecter leur engagement envers la Mère Terre en refusant de permettre que ce projet d'oléoduc ne se réalise.

Résolution du Conseil des chefs de l'Union
des chefs indiens de la Colombie-Britannique

- les 17 et 18 mars 2010 -

OBJET : Le projet d'oléoduc d'Enbridge

ENTENDU QU'Enbridge propose la construction de deux oléoducs parallèles de 1 170 kilomètres en Alberta et en Colombie-Britannique dans le but d'exporter du mazout brut et autres produits pétroliers ;

ENTENDU QUE ces oléoducs traverseraient 1 000 ruisseaux et rivières et mèneraient au transport de 525 000 barils de mazout brut par jour, de 193 000 barils de produits condensés par jour, et à la circulation de 225 pétroliers par année voyageant près des territoires des Nations vivant le long des routes des oléoducs et des pétroliers ;

ENTENDU QUE le projet d'oléoduc du passage nordique d'Enbridge expédiera par pétrolier des produits de mazout dans nos eaux côtières ;

ENTENDU QUE les Premières Nations ont exercé une juridiction incontestée, souveraine et absolue sur leurs territoires, leurs ressources et leur vie, incluant le droit de gérer leurs territoires et leurs eaux ;

ENETENDU QUE les traditions et les lois des Premières Nations définissent nos responsabilités qui consistent à défendre nos terres et nos eaux ;

ENTENDU QUE les Premières Nations de la Colombie-Britannique n'ont pas l'intention de mettre leurs territoires à risque par l'oléoduc du passage nordique d'Enbridge et le va-et-vient des pétroliers de mazout brut ;

IL EST RÉSOLU que le Conseil des Chefs de l'UBCIC s'oppose au projet d'oléoduc d'Enbridge dans le passage nordique.

Haut de page


Palestine

La Conseil des droits de l'homme
des Nations unies lancera une enquête sur
le raid contre la Flottille de la liberté

Après le raid des sionistes israéliens contre les bénévoles de l'aide humanitaire et les militants de la Flottille de la liberté le 31 mai, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a décidé de mettre en place la commission pour enquêter sur ce crime.

Les membres d'un groupe spécial de l'ONU chargé d'enquêter sur le raid meurtrier d'Israël contre la flottille d'aide de Gaza pourraient être nommés d'ici la fin de la semaine, a déclaré mercredi le président du Conseil de l'organisme mondial pour les droits de l'homme. Sihasak Phuangketkeow, ambassadeur de la Thaïlande à l'ONU à Genève et président en exercice du Conseil, a déclaré que les membres du comité seront choisis « sur la base de leur expertise reconnue, leur indépendance et leur impartialité ». Le Comité d'enquête commencera ses travaux le 13 juillet après que les noms de ses membres seront annoncés, rapporte les agences de nouvelles.

Le Canadien Philippe Kirsch, ancien président de la Cour pénale internationale à qui avait été offert le poste de directeur du groupe, a dit qu'il a refusé pour des raisons personnelles. « Mes raisons sont principalement liées à des conflits particuliers cet été », écrit-il dans un courriel à l'Associated Press. « Il est juste de dire qu'il n'y avait pas de pression. La décision a été la mienne. »

Israël a refusé de coopérer avec les enquêtes précédentes ordonnées par le Conseil. Cela inclut la commission dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone qui accusait Israël de crimes de guerre et crimes contre l'humanité sur son ciblage délibéré de civils et l'utilisation des Palestiniens comme boucliers humains, parmi tant d'autres. Au lieu de cela, Israël a fait des efforts considérables pour éviter un scandale similaire en essayant de convaincre la communauté internationale d'accepter une enquête interne israélienne qui ne comporte pas plus de deux observateurs étrangers avec des pouvoirs limités. Les impérialistes américains, les bailleurs des sionistes, se sont également opposés à une enquête internationale et ont salué la formation d'une enquête interne par les autorités israéliennes.

Une enquête interne israélienne, approuvée le 14 juin par le gouvernement israélien, sera dirigée par un juge à la retraite de la Cour suprême et aura également deux observateurs étrangers, dont le brigadier-général à la retraite Ken Watkin, ancien procureur militaire en chef au Canada. Watkin a été conseiller juridique des Forces canadiennes pendant plus de 25 ans, et il participé à plusieurs enquêtes sur le génocide de 1994 au Rwanda. L'autre observateur étranger est Lord William David Trimble d'Irlande du Nord, un prix Nobel.

« Je suis convaincu que la Commission va découvrir des faits qui prouveront que les objectifs et les actions de l'État d'Israël et de l'armée israélienne ont été les mesures appropriées de défense en conformité avec les plus hauts standards internationaux », a déclaré le premier ministre israélien Netanyahu lors de l'approbation par le cabinet de l'enquête. Il a ajouté que Trimble et Watkin « n'auront pas le droit de vote en ce qui concerne la procédure et les conclusions de la Commission ».

Malgré la condamnation générale par les Canadiens et les peuples du monde, l'élite dirigeante au Canada continue d'être à la hauteur de ses homologues américains dans son soutien méprisable aux sionistes et à leurs crimes contre l'humanité. Dès que les Israéliens ont annoncé leur enquête, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a publié une déclaration d'appui obséquieuse :

« Nous saluons la décision du gouvernement israélien de mettre sur pied une commission publique indépendante pour enquêter sur ce qui s'est réellement passé à bord de la flottille qui se dirigeait vers Gaza il y a quelques semaines.

« Le Canada soutient pleinement la tenue d'une enquête impartiale, crédible et transparente sur l'incident tragique.

« Le Canada joint sa voix à celles d'autres pour réclamer d'Israël et de l'Autorité palestinienne qu'ils reprennent rapidement des négociations en vue d'instaurer une paix globale et durable dans la région.

« Le Canada comprend parfaitement et partage les préoccupations légitimes d'Israël en matière de sécurité face au terrorisme frappant sa population.

« Tout en reconnaissant pleinement l'importance d'acheminer une assistance humanitaire à la population de Gaza, nous reconnaissons aussi pleinement le droit d'Israël à inspecter des navires pour empêcher que du matériel militaire et des armes ne parviennent aux mains de terroristes du Hamas.

« Le Brigadier-général Ken Watkin, qui a pris sa retraite des Forces canadiennes, fera partie des experts qui mèneront l'enquête.

« Vu sa carrière au sein des Forces canadiennes et ses états de service comme juge-avocat général, le Brigadier-général Watkin est particulièrement compétent pour siéger à cette commission.

« Nous nous attendons à ce que les conclusions de cette enquête, lorsqu'elle sera terminée, soient communiquées à la communauté internationale.

« Les États et les organismes internationaux ne devraient pas porter de jugements hâtifs et devraient attendre qu'on connaisse tous les faits. »

Le Marxiste-Léniniste condamne cette manoeuvre des sionistes pour éviter d'avoir à rendre des comptes de ce dernier crime et dénonce également le gouvernement de Stephen Harper qui se range ouvertement et systématiquement du côté du fascisme sioniste, y compris son refus de toute position en faveur du peuple palestinien. Il est clair que le seul but d'avoir un Canadien dans la commission d'enquête israélienne est de donner un sceau de légitimité fondée sur la réputation prétendument impartiale du Canada. Cette collaboration sordide des réactionnaires sionistes au Canada et en Israël ne passera pas !

Ailleurs dans les nouvelles, lundi Israël a de nouveau rejeté l'appel des représentants turcs qui réclament des excuses pour l'attaque meurtrière contre la flottille qui battait pavillon turc. Le 5 juillet le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoglu, a déclaré que son pays romprait ses relations diplomatiques avec Israël si Tel-Aviv n'offre pas des excuses formelles en raison de l'attaque. Il a également annoncé que la Turquie a fermé son espace aérien à tous les vols de l'armée israélienne.

Les responsables israéliens ont répondu en défendant de manière éhontée l'attaque criminelle contre le convoi d'aide civile et ont critiqué la mise en garde de la Turquie concernant les relations diplomatiques. « Israël ne s'excusera jamais de défendre ses citoyens. Bien sûr, nous regrettons les pertes de vie, mais ce n'était pas le côté israélien qui a initié la violence », a dit un haut responsable israélien cité par l'AFP. Cette position fait écho à des remarques plus tôt par le premier ministre Benjamin Netanyahu qui a défendu l'attaque comme un acte de « légitime défense ». « Si vous voulez des excuses, vous n'utilisez pas des menaces ou des ultimatums », a fait remarquer le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Yigal Palmor, tout en accusant la Turquie d'avoir des arrière-pensées.

Des rapports sont en train d'apparaître sur le rôle perfide du président américain Barack Obama dans les tentatives de dissuader quiconque voudrait forcer Israël à rendre des comptes sur le raid de la flottille. Des sources turques ont déclaré au journal Al-Hayat basé à Londres que lors du sommet du G20 à Toronto, Obama a transmis au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan l'avis qu'une enquête internationale sur le raid israélien sur la flottille de Gaza risque de « porter atteinte à la Turquie ». Obama a dit à Erdogan qu'« une telle commission d'enquête peut mener à des accusations contre plusieurs passagers à bord du navire Marmara, ou des membres de l'organisation IHH [un organisme de bienfaisance faussement liée par Israël au terrorisme], et la Turquie doit savoir que sa demande pourrait devenir une épée à double tranchant », indique le rapport.

(Press TV, Presse canadienne, MAECI, Yedioth Ahronoth)

Haut de page


Calendrier d'événements

Canada
Journée d'actions pour les libertés civiles

Non aux méthodes de Gestapo utilisées contre les manifestations du G8/20 !
Solidarité avec les 1 000 arrêtés de Toronto

Samedi le 10 juillet
Halifax : 14 h – 23 h 30
Grande Parade Square
Montréal : 20 h 30 – 23 h
Carré Phillips
Kingston : 13 h – 18 h
Parc McBurny

Montréal
Piquetage devant la librairie Indigo
Montréal

Vendredi le 9 juillet – Midi à 17 h 30
1500, McGill College, coin Ste-Catherine (métro McGill)

Forum public avec la participation de Farooq Burney et Kevin Neish, deux Canadiens qui étaient à bord de la Flottille de la liberté

Montréal
Dimanche le 11 juillet – 18 h 30

Alternatives, 3720, avenue du Parc
Don suggéré : 10 $ (personne ne sera refusé)
Organisé par la Coalition pour la justice et la paix en Palestine et le Conseil canadien palestinien
La présentation sera en anglais. La traduction simultanée en français sera aussi disponible

Artistes contre l'Apartheid XIII

Montréal
Jeudi le 22 juillet – 20 h

Don suggéré : 5-10 $
La Sala Rosa, 4848, boul. Saint-Laurent
Information : tadamon.ca

Artistes Anti Apartheid XIII est un concert marquant le lancement public de la déclaration signée par 500 artistes de Montréal en 2010, unissant des artistes provenant de disciplines diverses pour soutenir la croissante campagne de boycott, désinvestissement et sanction en solidarité avec la lutte pour la libération de la Palestine. Tous les signataires de cette déclaration historique seront invités à se rassembler avec le public. Le concert présentera une diversité d'artistes qui ont signé la déclaration et mettra l'accent sur les artistes indigènes qui ont soutenu la Palestine à travers cette déclaration.

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca