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Entente de principe à Vale Inco
Non aux ententes secrètes!
Une entente équitable tout de suite!
Le Syndicat des métallos a émis un
communiqué dimanche le 4 juillet dans lequel il annonce qu'une
entente de principe de cinq ans a été conclue entre Vale
Inco et la section 6500 représentant les travailleurs de Sudbury
et la section 6200 représentant les travailleurs de Port
Colborne. Tout ce que l'on sait, c'est qu'un protocole d'entente a
été
signé le 5 juin et que l'entreprise a refusé de reprendre
les neuf travailleurs congédiés injustement et contre
lesquels aucune accusation au criminel n'a été
portée. Les travailleurs connaîtront le contenu de
l'entente lors d'assemblées qui ont lieu aujourd'hui à
Sudbury
et à Port Colborne. Les syndiqués sont également
appelés à ratifier l'entente dans ces
assemblées. On sait aussi que la Commission des relations du
travail débute ses audiences le 9 juin sur le cas des
travailleurs congédiés, soit un jour après le vote
de ratification, sur les voies de règlement du conflit portant
sur le refus de Vale de reprendre les neuf travailleurs
congédiés pour prétendues enfreintes au
« code de
conduite » de l'entreprise sur les lignes de piquetage.
Les travailleurs sont en grève depuis
bientôt 11 mois et demi contre une entreprise qui s'est
montrée intransigeante et brutale. Même si les
grévistes ne savent pas encore quoi penser d'une entente qu'ils
n'ont pas encore lue, les « blogueurs de Vale »
disent déjà que les jeux sont faits et que l'entente doit
être approuvée parce que
les travailleurs n'ont pas le choix. Le Marxiste-Léniniste n'est
pas
d'accord. Il faut établir un processus qui permette aux
travailleurs d'aller au fond des choses, sinon il est à craindre
qu'on présente aux syndiqués l'entente sous un jour
favorable pour créer un climat de faux enthousiasme et ainsi
éclipser l'examen sérieux de
l'entente. Nous souhaitons sincèrement que l'entente
de principe soit une bonne entente mais pourquoi tout ce secret si tel
est le cas ?
Le Marxiste-Léniniste félicite
une fois de plus les travailleurs qui ont démontré un
grand courage dans la lutte pour obtenir une entente équitable
et il faut tout faire pour que les travailleurs congédiés
soient repris. Leur cause est la cause de tous les travailleurs. Il
faut les appuyer afin de faire pression sur la Commission des relations
du travail pour qu'elle ne se soumette pas au diktat de l'entreprise et
son « code de conduite ».
À
titre
d'information : Pourquoi les travailleurs sont en
grève
Concessions sur les règles de travail :
Vale s'est présenté à la table de
négociations l'an dernier en demandant de limiter les droits
d'ancienneté dans les cas de transfert de main-d'oeuvre et en
disant que l'entreprise ne pourrait pas survivre si elle n'avait pas le
champ libre pour réorganiser ses opérations de Sudbury.
C'est une
demande absurde quand on sait que Sudbury produit 83 500 tonnes
métriques de nickel par an, soit 31 % de la production de
nickel mondiale de l'entreprise. Vale n'en soutient pas moins que la
restructuration et la réorganisation de ses opérations
mondiales de nickel en une « opération unifiée
d'extraction, de fonderie et de
raffinage » demeurent essentielles pour son plan d'affaires.
Concessions sur les primes sur le nickel :
Vale a aussi demandé à en juillet que la prime sur le
nickel n'entre en vigueur qu'à partir du moment où le
nickel se vend à 5 $ la tonne et non plus à
2,25 $ la tonne et il a demandé un plafond sur les primes
même si s'il faut attendre que le prix de vente soit plus
élevé.
Concessions sur les fonds de pension : Vale
exige que les nouveaux engagés soient exclus du fonds de pension
à prestations déterminées et placés sur un
fonds d'épargne embelli appelé à tort
« fonds de pension à contributions
déterminées ». Le fonds actuel à
prestations déterminées paie en moyenne
3300 $ par mois après 30 ans de services et cela jusqu'au
décès du travailleur retraité. L'offre
« généreuse de Vale » d'un fonds
à contributions déterminées mènerait
à des prestations bien moindres après 30 ans de service,
soit environ 145 000 $ au total, ce qui ne durerait que quatre ans
si le montant mensuel est maintenu
à 3300 $. Tout cela bien sûr à condition que
les rendements sur les investissements le permettent et qu'il n'y ait
pas d'effondrement financier comme on vient d'en connaître.
Pas surprenant que les travailleurs de Sudbury aient
voté à 85 % et ceux de Port Colborne à
95 % contre les demandes de concessions de Vale en juillet
dernier. Vale, en mars de cette année, a présenté
une autre offre. La compagnie insistait encore pour avoir les mains
libres dans la restructuration de ses opérations ; elle
demandait toujours que les nouveaux engagés soient exclus du
fonds de pension à prestations déterminées et
elle réitérait sa demande de concessions sur les primes
du nickel. Le vote contre cette offre à Sudbury a
été de 88,7 %, un pourcentage encore plus
élevé que lors du vote de juillet 2009 !
À ce point-ci de la grève, Vale dit
qu'il ne va pas reprendre les neuf travailleurs congédiés
pour soi-disant violation du « code de conduite »
de l'entreprise. Steve Ball, le porte-parole de l'entreprise, a dit que
les travailleurs avaient eu la chance de justifier leur conduite sur
les lignes de piquetage, qu'ils avaient refusé de
s'expliquer et avaient donc été congédiés.
Le directeur du District 6 des métallos, Wayne Fraser, a offert
de
confier le sort des travailleurs congédiés à
l'arbitrage exécutoire mais Vale a refusé en disant que
l'application de son code de conduite est sa prérogative et que
la convention était échue, ce qui exclut l'arbitrage
exécutoire comme voie de
règlement du problème.
Sudbury, le 20 mai 2010:
Manifestation contre l'inaction du député Rick Bartolucci.
L'irrationalité règne en maître chez
Vale. Aucun de ces travailleurs n'a été accusé de
quelque crime que ce soit et pourtant Vale insiste pour dire qu'il a le
« droit » de congédier des membres de la
section 6500 pour violation de son « code de
conduite » et cela même si les travailleurs n'avaient
plus de convention et
qu'ils étaient en grève ! C'est totalement
inacceptable qu'une compagnie agisse ainsi en toute impunité
parce qu'elle a écrit son propre « code de
conduite ». Référer cette question à la
Commission des relations du travail est également risqué
parce que la commission n'est pas neutre, quoi qu'on en dise. Le fait
qu'elle refuse
toujours de compter les bulletins de vote d'accréditation
syndicale des enseignants et du personnel de soutien à temps
partiel des collèges de l'Ontario le confirme. Les travailleurs
doivent intensifier leur appui à la juste cause de ces
travailleurs congédiés.
Une entente équitable tout de
suite !
Un pour tous et tous pour un !
Un jour de plus, un jour plus forts !

Post-sommets G8/20
Défendons le droit de nous opposer aux
politiques
antipeuple du G8/20 et du gouvernement canadien
Le Marxiste-Léniniste est
résolument du côté de tous ceux qui
défendent le droit de s'opposer aux politiques antipeuple des
institutions impérialistes illégitimes comme le G8/20 et
du gouvernement canadien. Le sentiment général en ce
moment est qu'on ne doit pas laisser les gouvernements et les forces
policières s'en sortir avec
leur démonstration de violence fasciste contre les
manifestations lors des sommets du G8/20. Des manifestations ont lieu
partout au Canada pour exiger une enquête publique
indépendante sur la violence policière, la
démission du chef de police de Toronto, la libération de
tous ceux qui ont été arrêtés et l'abandon
des accusations portées. L'objectif
plus général de ces actions est de faire avancer la lutte
contre l'offensive antisociale et les politiques annexionnistes et
guerrières du détesté gouvernement Harper. Tous
ceux qui ont été arrêtés et soumis à
l'abus et à la violence doivent être compensés. De
plus, à notre avis, il faut discuter du mandat de
l'enquête
publique.
Le Marxiste-Léniniste
réitère que le problème avec la répression
policière n'est pas l'excès ou la démesure mais
bien le fait que cette violence fasciste a été
préméditée et que l'objectif visé est
d'étouffer l'opposition aux politiques de ces sommets
impérialistes. La violence déclenchée contre la
population fait partie de la fascisation
de l'État. Le problème est que nous sommes
confrontés à une autorité fondée sur la
violence et l'agression mais qui veut aussi être le juge de ce
qui est « pacifique » et
« légitime » comme protestation.
L'État canadien se livre ouvertement à une
activité criminelle et foule aux pieds toutes les normes de
comportement civilisé
et de justice en faveur du droit de monopole et du diktat
impérialiste. Qu'il s'agisse de l'invasion et de l'occupation de
l'Afghanistan et des préparatifs de guerre contre la
Corée et l'Iran, de l'invasion militaire de Haïti et sa
transformation en une base pour l'agression étasunienne en
Amérique latine et dans les Caraïbes sous prétexte
d'aide
humanitaire, de l'appui aux agissements illégaux et meurtriers
de l'État d'Israël contre le peuple palestinien ou des
attaques sans retenue contre les travailleurs et les plus
vulnérables ici au Canada, il est évident que les
Canadiens ont affaire à un pouvoir d'État qui manque de
légitimité et qui devient de plus en plus ouvertement
l'instrument de
l'anarchie et de la violence pour le compte des riches et de
l'impérialisme américain. Les sommets du G8/20, avec
leurs déclarations de guerre contre les peuples, leurs plans
pour transférer le fardeau de la crise sur le dos des
travailleurs et des peuples opprimés et de poursuivre leurs
provocations contre l'Iran et la République populaire
démocratique de Corée sous de faux prétextes, sont
en soi la manifestation d'un système qui n'a que le pouvoir de
l'agression et de la violence pour défendre les
intérêts étroits des riches et des
impérialistes.
Il y a une grave contradiction quand l'État qui
est la source de l'agression et de la violence se proclame
également juge et défenseur de la protestation
légitime et pacifique. En tant que pouvoir qui recourt à
la violence pour avancer les intérêts de ceux qu'il
représente, il est naturel qu'il considère la tenue de
ces sommets comme des occasions
idéales pour pratiquer la terreur et la désinformation
contre la population. Il est prévisible qu'il utilise la
violence et blâme les manifestants pour la violence, qu'il tente
de faire passer pour un acte illégal l'opposition politique au
« droit » des pays du G8/20 d'exploiter et
d'opprimer. C'est ce que les gens de Toronto ont vécu
directement et que les peuples du monde ont vu à la
télévision. Cela provoque la colère mais aussi et
surtout la recherche urgente de solutions face à une
autorité qui méprise la primauté du droit
fondée sur le droit public.
Il faut commencer par identifier et dénoncer la
vraie source de la violence : l'État canadien et les
intérêts qu'il représente. Puis nous devons exiger
que tous ceux qui sont encore détenus soient
immédiatement libérés et que toutes les
accusations soient abandonnées. Nous devons donner toute l'aide
nécessaire aux jeunes qui défient le
diktat de ces sommets impérialistes et cette répression
d'État. C'est le premier devoir des travailleurs industriels,
qui sont la cible principale de l'incohérence imposée
à la société.

Toutes les accusations doivent être
abandonnées et tous les détenus libérés!
Selon la police de Toronto
et le Comité de défense du mouvement (MDC), environ 1 105
personnes ont été arrêtées en lien avec les
manifestations contre les sommets du G8/G20 à Toronto. Plusieurs
d'entre elles n'ont pas été arrêtées durant
une manifestation mais placées en détention suite
à des descentes à domicile. Sur le total des
détenus :
- 113 ont été arrêtés pour
avoir « troublé la paix » mais
relâchés sur les lieux sans inculpation;
- 714 ont été arrêtés pour avoir
« troublé la paix » et
relâchés sans inculpation en 24 heures;
- 263 ont été arrêtés et font toujours face
à des inculpations;
- 15 ont été libérés sous promesse de
comparaître;
- 17 personnes étaient toujours détenues en date du mardi
6 juillet, bien que la prison temporaire sur l'avenue Eastern soit
fermée depuis lundi le 28 juin. Parmi elles, l'activiste
montréalais Jaggi Singh recherché par mandat à
Toronto, qui s'est rendu mardi matin.
Mardi, les 17 personnes toujours détenues ont
comparu en cour à Toronto pour leurs audiences de caution. Un
personne s'est vue accorder une caution et a été
libérée
après un dépôt de 30 000 $ tandis qu'une autre
s'est vue refuser la caution. Une audition de groupe pour la
caution de 15 autres a débuté mardi ; la poursuite a
présenté
sa preuve et maintenant c'est au tour de la défense. La nature
politique de la poursuite et des détentions est masquée
par les appellations des inculpations, qui incluent : conspiration
pour troubler la paix, dommage à la propriété de
plus de 5 000 $, conspiration pour assaut sur policier et
conspiration pour entrave au travail de la
police.
Les activistes ont tenu une conférence de presse
le 5 juillet à la bibliothèque Parkdale où ils ont
réitéré l'appel à une enquête
publique indépendante sur la violence policière lors des
sommets et demandé la libération de tous ceux qui font
toujours face à des accusations en lien avec le G20.
« Ces individus qui ont été
arrêtés sont clairement des prisonniers
politiques », a dit l'avocat Ryan White du MDC. Ils
« ont été pris dans les manoeuvres de
l'État pour étendre démesurément les
pouvoirs policiers et ils doivent être libérés
dès que possible ». Il a soutenu que ces manifestants
ont été placés en détention
« précisément à cause de leur position
politique ».
En ce qui concerne la position arrogante du chef de la
police de Toronto, Bill Blair, que si quelqu'un a un problème
avec la façon dont ont agi les forces de sécurité,
il n'a qu'à faire connaître ses doléances par les
mécanismes normaux de plainte, Ryan White a qualifié
cette position de grotesque : « Vous ne pouvez violer
les droits
de manière préventive puis demander aux citoyens de
régler cela plus tard. »
L'infirmière Sarah Reaburn a parlé au nom
de Toronto Street Medics, qui est formé d'environ 100
volontaires pour offrir les premiers soins aux manifestants
blessés. Elle a dit que les infirmiers de rue étaient
ciblés et harcelés par la police alors qu'ils essayaient
de prodiguer les premiers soins. Plusieurs ont été
détenus, dont un travailleur du
Service médical d'urgence de Toronto (EMS). L'un d'entre eux
fait face à plusieurs chefs d'accusation, a-t-elle dit, dont une
fausse accusation de possession d'une arme dissimulée pour avoir
transporté des ciseaux à bandages. Reaburn a dit que les
bénévoles étaient préparés pour des
« situations extrêmement difficiles » mais
n'ont pas
anticipé la gravité des centaines de blessures qu'ils ont
eu à soigner, comme des bras brisés, des
lacérations causées par les boucliers anti-émeute
et un doigt écrasé. Elle a aussi traité un jeune
homme avec une blessure à la tête qui montrait des
symptômes de choc après avoir été
frappé par un bâton de la police. « En
dépit de nombreuses
demandes d'aide à la police pour nous assister dans son
transfert, nous étions incapables de le faire transférer
aux services ambulanciers », a-t-elle dit. « Je
l'ai finalement transféré avec de l'aide sur une planche
à sandwich que nous avons empruntée à une boutique
et nous l'avons placé à l'arrière d'un camion
à légumes » pour
l'amener à une ambulance. Les infirmiers ont continué
leur travail, aidant les individus arrêtés à
retrouver les médicaments disparus durant leur détention.
Des représentants du Conseil des Canadiens,
d'Asian Canadian Labour Alliance et de Jane and Finch Action Against
Poverty ont aussi parlé en défense des prisonniers
politiques lors de la conférence de presse.

Les services de la Police de Toronto
bloquent les témoignages des citoyens
à «l'enquête civile indépendante»
Le Conseil des services de la police de Toronto, lors
d'une rencontre spéciale le 6 juillet, a annoncé la mise
sur pied d'une « enquête civile
indépendante » (Independent Civilian Review, ICR) sur
le travail de la police lors du Sommet du G20 à Toronto. Selon
le rapport du président du conseil, Alok Mukherjee,
approuvé à la
rencontre, le mandat de l'ICR sera d'examiner « la
surveillance, la gestion, la responsabilité, la transparence
ainsi que les questions de communication et de supervision
résultant du... service d'ordre du sommet du G20 ».
Mukherjee a dit que l'enquête déterminera si les
règles sur les droits humains et l'utilisation de la force par
la
police de Toronto ont été suivies durant le G20.
Mukherjee est responsable de la définition des termes de
référence, qu'il doit soumettre au conseil dans deux
semaines, et de faire une recommandation pour le poste de
« critique » pour présider l'enquête.
Le conseil a dit que l'enquête n'acceptera pas les
témoignages publics dans la définition des termes de
référence ou dans la sélection de la personne qui
dirigera l'enquête, rapporte Toronto Media Co-op. Cette
décision a été accueillie par des cris de
« Honte ! » de la tribune publique où
se trouvaient quelque 60 personnes,
une indication de la grande consternation du public face à
l'impunité et à la violence de la police durant le
sommet. Plusieurs parmi l'auditoire ont exprimé des craintes que
si les termes de référence sont trop limités ou
si la mauvaise personne est choisie pour diriger l'ICR, la police
n'aurait pas véritablement de comptes à rendre lors de
l'enquête.
« C'est comme rendre la souris responsable du
fromage ! », a hurlé une personne dans la salle.

Des membres du
public réclament justice à la réunion de la
Commission des services policiers de Toronto le 4 juillet 2010. (Kevin/Toronto Media
Co-op)
|
Un membre du public présent lors de la rencontre
a dit au Marxiste-Léniniste que s'il y a un tel
tollé populaire en faveur d'une enquête
indépendante, c'est que les gens veulent que justice soit faire
pour tous ceux qui ont été assaillis, détenus et
qui ont eu leurs droits violés lorsqu'ils ont exercé leur
droit de manifester ou de
simplement vaquer à leurs affaires. Il a dit que
« le public n'acceptera pas une 'enquête' symbolique
qui, comme les G8/20 non démocratiques contre lesquels ils
protestaient, sert à les exclure, à protéger ceux
qui ont perpétré la violence et à préserver
le statu quo. Ils n'accepteront pas un processus qui nie la justice au
lieu de la rendre,
comme tant d'enquêtes sur les malversations de la police ont fait
dans le passé. »
Une autre personne a dit au Marxiste-Léniniste
qu'à la lumière de la criminalisation des citoyens en
raison de la pauvreté ou de la race, « ce qui a eu
lieu durant les sommets n'est pas une aberration mais un accroissement
de l'impunité et de la violence de la police et cela fait partie
de la soi-disant démocratie
canadienne ». Une personne à la rencontre,
citée par le Toronto Media Co-op, a déclaré :
« Je les ai vus abuser et battre plusieurs de mes amis, j'ai
été illégalement fouillé, un ami a
été touché par un Taser et sa tête a
été fendue par un flic. Comme c'est là, les
quartiers dans cette ville sont très surveillés par la
police. Dans des
endroits comme Rexdale, Jane et Finch, Malvern et Regent Park, il y a
une présence policière massive. Ils ne sont jamais
réprimandés, jamais congédiés. Je crois
sincèrement que le processus protège la police. Il y a
déjà un processus d'enquête qui existe mais les
Torontois savent déjà qu'il n'est qu'une façade.
Personne n'est forcé de rendre des
comptes dans ces enquêtes. »

Manifestations partout au Canada pour exiger la
libération des détenus et la tenue d'une enquête
publique indépendante
Partout au Canada des gens de tous les milieux
poursuivent les actions pour exiger la libération de ceux qui
sont encore détenus par la police de Toronto suite aux
manifestations contre les sommets du G8/20, pour demander l'abandon de
toutes les accusations et la tenue d'une enquête publique
indépendante sur la criminalisation de la
dissidence et l'impunité policière pendant les sommets.
Voir Le Marxiste-Léniniste du 2 juillet pour les manifestations
précédentes.
Edmonton
Le 3 juillet, plus de 200 personnes se sont
rassemblées sur les marches de l'Hôtel de Ville pour
exprimer leur indignation face aux attaques de la police lors des
sommets du G8/20. Ils ont commencé vers deux heures de
l'après-midi une marche vers les
quartiers-généraux de la police d'Edmonton. À la
tête de la marche
se trouvait une grande bannière qui disait :
« Solidarité avec les 900 de
Toronto ! » Pendant toute la marche les manifestants
ont scandé : « Nous ne nous laisserons pas
museler ! » ; « Nos rues ! Nos
Droits ! Nous décidons ! » ;
« Pas de paix sans
justice ! Non à la police
fasciste ! » ; « Laissez tomber les
accusations tout de suite ! Une enquête indépendante
immédiatement ! » ; « Le peuple
uni ne sera jamais vaincu ! » ;
« Harper, criminel ! » ;
« Voilà à quoi ressemble cette
démocratie ! Voilà à quoi ressemble
l'hypocrisie ! ».
Le rassemblement a débuté par des
salutations d'un membre de la première nation Chipewyan
Athabasca qui a fermement dénoncé la destruction de ses
territoires traditionnels pour servir la machine de guerre des
États-Unis et la culture insensée de l'automobile. Des
jeunes qui s'étaient rendus à Toronto pour le G20 ont
aussi parlé de leur
expérience directe de la brutalité policière.
Plusieurs orateurs ont fait remarquer que les attaques contre ceux qui
ont protesté contre la destruction du tissu social et de la
Terre Mère représentée par le G8/20 visaient
précisément à justifier l'intensification de la
répression et de la criminalisation de la dissidence. Les
orateurs ont affirmé et réaffirmé
que le public ne se laissera pas intimider et que les gens vont
continuer de s'organiser et de lutter pour les droits de tous. Des
orateurs ont fait remarquer que des centaines de policiers d'Edmonton
ont été envoyés à Toronto et ont
participé aux attaques violentes contre les opposants au G20.
Parmi les organisations présentes à la marche il y avait
Greenpeace, le Conseil des Canadiens, la branche d'Edmonton du PCC(M-L)
et les International Workers of the World (IWW).
Les gens ont discuté de leur propre
expérience de la campagne de désinformation de la police
et des médias monopolisés pour blâmer le peuple
pour la violence. Ils ont dit que bien avant que le sommet ne commence,
nous avons assisté à une campagne pour tenter de
justifier les attaques contre les droits du peuple. Qu'est-ce que c'est
que cet
« outrage » exprimé pour quelques vitres
brisées par ceux qui mènent une guerre meurtrière
contre le peuple en l'Afghanistan, se sont demandés les
participants. N'est-ce pas de la violence que de retirer plus de 1
milliard $ des programmes sociaux pour financer la
« sécurité » du G8/20 ? Est-ce
que ce n'est
pas de la violence contre ceux qui ont besoin d'eau potable propre, de
nourriture, de logements et de soins de santé, ont-ils
ajouté.
Des orateurs ont mis l'accent sur le fait qu'on ne doit
pas permettre aux forces policières d'agir en toute
impunité. Non seulement doit-il y avoir une enquête
publique mais ceux qui sont responsables de ces actes brutaux et
criminels doivent en être tenus responsables.
Les gens ont discuté des actions qu'ils vont
organiser dans la période qui vient et ils ont exprimé
leur détermination à poursuivre la lutte à la
défense des « 1000 de Toronto », à
exiger l'abandon de toutes les accusations et la tenue d'une pleine
enquête publique.
Calgary
Une foule animée s'est rassemblée au parc
Tompkins à Calgary le dimanche 4 juillet pour exprimer sa
solidarité avec tous ceux qui ont été
arrêtés lors des actions contre le G8/20 et pour
dénoncer les politiques violentes des gouvernements du G8/20.
Portant bannières et pancartes et distribuant des tracts, ils
ont
scandé : « Non aux lois secrètes !
Non aux arrestations en masse ! » ;
« Laissez tout de suite tomber les
accusations ! » ; « Une enquête
indépendante sur le G20 tout de suite ! » ;
« Voilà à quoi ressemble cette
démocratie ! Voilà à quoi ressemble
l'hypocrisie ! » ; « C'est Stephen
Harper le vandale ! » ; « Pas de paix
sans justice ! Non à la violence
policière ! » et « 1000 personnes en
prison : c'est la violence policière qui est un
crime ! »
Peggy Askin, ex-présidente du Conseil syndical de
Calgary, a rappelé l'expérience des jeunes, des
travailleurs et de plusieurs autres qui ont travaillé pendant
plus d'un an à bâtir l'opposition à l'ordre du jour
du sommet du G8 à Kananaskis en Alberta. Elle a dit que
plusieurs mois avant le Sommet, les médias et la police ont
créé l'hystérie à
propos des « risques de violence » et de
« débordements » dans le but exprès
de monter les gens de Calgary contre ceux qui dénonçaient
l'ordre du jour antipeuple du G8. Le gouvernement de Harper, a-t-elle
dit, vient maintenant de dépenser 1,4 milliard $ pour les
sommets du G8/20 à l'heure où nous assistons à une
destruction sans précédent de la base
manufacturière du Canada, à des pertes massives d'emplois
et à la violence contre le peuple sous la forme de la
destruction du système de santé et des systèmes de
soutien pour les plus vulnérables de la société.
Ceux qui ont protesté contre l'ordre du jour de Harper et du
G8/20 et ont été arrêtés et traités
de
façon totalement inhumaine par la police sont des gens
courageux, a-t-elle ajouté, et nous nous joignons à tous
ceux qui protestent contre l'ordre du jour du G8/20 et contre les
arrestations en masse et la violation des droits. Peggy a conclu en
exigeant que tous les mandats d'arrêt soient annulés, que
toutes les accusations contre les opposants au
G20 soient abandonnées et qu'une enquête publique
indépendante contre la violence policière contre les
opposants au G20 soit mise sur pied immédiatement, enquête
qui doit aussi examiner le rôle de la police de Calgary qui a
envoyé le plus fort contingent de policiers aux sommets venus de
l'extérieur de l'Ontario.
Jason Devine a parlé de son expérience en
tant qu'organisateur de protestations antiracistes contre la Garde
aryenne et du rôle que la police joue pour aider le groupe
raciste tout en qualifiant les protestataires de
« dangereux ». Kevan Hunter, un jeune candidat du
Parti marxiste-léniniste du Canada, a parlé de la loi
adoptée en secret
qui amende la Loi sur la protection des ouvrages publics. Il
a dit que nous devons redoubler d'efforts pour combattre pour une
démocratie où non seulement les questions sont
débattues dans les parlements fédéral et
provinciaux mais où les intérêts du peuple sont
représentés. Mel Teghtmeyer du Conseil des Canadiens a
soulevé la
question des intérêts qui sont servis par ces sommets,
ajoutant que ce n'est pas l'ordre du jour des peuples qui a
été discuté par les dirigeants mondiaux
réunis à Toronto.
Vancouver et Victoria
Deux cents cinquante personnes ont défilé
le 4 juillet en solidarité avec toutes les personnes
détenues à Toronto au cours des manifestations contre le
G8/20. Vancouver Media Co-op rapporte qu'à la tête de la
marche il y avait une bannière sur laquelle on pouvait
lire : « Solidarité contre la
répression policière », bannière qui a
été utilisée lors des manifestations contre la
surveillance policière et le harcèlement durant la
période menant aux Jeux olympiques d'hiver de 2010. Le
rassemblement a débuté au parc Clark et Broadway et les
manifestants se sont dirigés vers la station de police de
Vancouver au centre-ville d'Eastside.
Sur le trajet de 12 km, la marche s'est arrêtée à
différents points symboliques pour les luttes du peuple. La
marche était remarquable par la diversité des
participants, qui provenaient de diverses organisations militantes, de
familles, de Premières Nations, y compris les personnes victimes
de violence et d'intimidation de la part de la police durant les
jours d'actions à Toronto contre les sommets G8/20.
Une manifestation a également eu lieu à
Victoria le 1er juillet avec plus de 100 personnes manifestant devant
l'Assemblée législative provinciale.
Winnipeg
Quelque 100 personnes se sont rassemblées au
Centre communautaire de la rivière Osborne, à midi, le
1er juillet pour exprimer leur solidarité avec toutes les
personnes détenues, arrêtées et brutalisées
lors du sommet du G20, ainsi que pour dénoncer la
répression policière lors des manifestations. Le groupe a
scandé
« notre passion pour la liberté est plus forte que
leurs prisons », alors que la marche procédait durant
les festivités entourant la fête du Canada. La police
était présente de manière évidente dans une
tentative non subtile d'intimidation. Les manifestants ont formé
un cercle à l'intersection des rues Osborne et Stradbrook
où plusieurs
orateurs ont pris le mégaphone pour diffuser des messages de
soutien ou pour raconter leurs expériences lors des
protestations
contre le G8/20 à Toronto. L'événement
était organisé par les membres du Collectif FemRev,
Winnipeg Copwatch, l'Anarchist Black Cross de Winnipeg et le Nouveau
groupe socialiste de Winnipeg , parmi tant autres,
rapporte Toronto Media Co-op.

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