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Nous exigeons le retour de nos frères et soeurs qui sont forcés à l'exil à cause de la persécution politique de l'oligarchie putschiste. En ce qui concerne cette crise politique, économique et sociale provoquée par l'oligarchie, conséquence des efforts pour maintenir ce système injuste et inéquitable, nous nous sommes donnés comme objectif de réaliser la transformation sociale qui suit : 1. Nous devons intensifier le processus menant à l'Assemblée nationale constituante, composée de membres du congrès constitutif qui proviennent des secteurs sociaux, des travailleurs, des groupes ethniques, des descendants d'Africains, des citoyens, des femmes, des paysans (travailleurs de la terre), des professionnels et des jeunes, formant une représentation authentique du peuple du Honduras pour lequel nous devons continuer à renforcer les aspects organisationnels de la base jusqu'à la structure nationale, nous éduquant dans des assemblées ouvertes pour promouvoir la discussion participative et décider du contenu du nouveau pacte social dans le cadre de la refondation d'un État souverain-social-laïque-démocrate et dévoué au progrès et au bien-être du peuple hondurien, ce qui passe inévitablement par le démantèlement de la structure oligarchique putschiste et son appareil répressif et criminel. 2. Sauver les ressources naturelles, annuler les concessions illégales accordées dans le cadre du modèle néolibéral et dans des secteurs stratégiques au sein de la vie économique du pays, tels que les télécommunications, l'énergie, l'eau, les forêts, les ports, les mines et les hydrocarbures et les aéroports, avec la mise en oeuvre d'une économie mixte qui permet la participation du peuple, avec une répartition équitable des richesses pour répondre aux aspirations légitimes du peuple qui aspire à des conditions de vie de dignité ; pour réaliser le progrès et le bien-être du peuple hondurien il faut que les ressources nationales soient utilisées à des fins domestiques et, dans cet ordre d'idées, nous rejetons les mesures néolibérales adoptées par le régime putschiste oligarchique de Porfirio Lobo Sosa qui attaque le peuple hondurien avec des hausses massives d'impôts, des privatisations, l'imposition de charges fiscales, l'augmentation du coût des services publics, qui rejette le coût du pillage et de la corruption par le coup d'État militaire essentiellement sur la classe moyenne et les secteurs populaires. Nous en demandons à ces personnes de continuer avec un plus grand niveau d'engagement dans la lutte patriotique, pacifique et démocratique, qui est la raison d'être du FNRP. 3. Nous encourageons le peuple à s'organiser dans les hameaux, villages, districts, quartiers, municipalités et départements en fronts de la résistance et dans les organisations sociales, les syndicats, les fédérations, les entreprises paysannes, les associations professionnelles, pour intensifier le travail d'organisation. À la suite de l'échec des mesures prises par l'oligarchie pour arrêter le processus de transformation sociale par le coup d'État militaire du 28 juin 2009 et les élections illégitimes, violentes et militarisées du 29 novembre dernier, le régime putschiste oligarchique de M. Porfirio Lobo Sosa n'a pas été en mesure de résoudre la crise économique, politique et sociale ; bien au contraire, celle-ci a empiré. En désespoir de cause, voulant à tout prix maintenir ses privilèges, l'oligarchie putschiste a préparé une offensive violente et criminelle, soutenue par l'aile nord-américaine et latino-américaine d'extrême droite pour à nouveau arrêter le processus de transformation sociale par le peuple hondurien, avec son développement organisationnel, avec la clarté et la force de sa ligne politique, avec la direction de José Manuel Zelaya Rosales dont nous exigeons le retour inconditionnel et avec les hommes et femmes dignes de Morazán qui continuent d'avancer en s'intégrant au FNRP jusqu'à la victoire finale. Honduras, Amérique centrale, le 28 juin 2010 À la mémoire de nos
martyrs tombés au combat ! Le Honduras avant le coupLe Honduras d'avant le 28 juin 2009 était déjà un pays en détresse déchiré par de puissants affrontements entre la classe d'affaires et la classe ouvrière, qui forme la majorité de la population. Dans les comptes rendus des médias et des milieux populaires sur le coup, on a porté très peu d'attention à cette situation. La période de conflits qui a précédé le coup militaire était le résultat des actions unifiées de la lutte du mouvement social contre le modèle néolibéral et pour des transformations structurelles et sociales d'une part et les actions de Manuel Zelaya, d'autre part, qui s'est placé, en tant que président de la République, en opposition à l'oligarchie hondurienne et à l'intervention impérialiste des États-Unis d'Amérique. Le mouvement populaireAu début des années 1990, suite à l'imposition du modèle néolibéral, les forces du mouvement social ont été disloquées, ce qui a affaibli le mouvement. Le tournant du siècle a vu la formation du Bloc populaire (créé le 21 mai 2000) en tant qu'espace rassembleur des différents secteurs sociaux et dont la base est formée par les syndicats les plus combatifs de la Fédération unitaire des travailleurs du Honduras (FUTH). C'est au Bloc qu'est revenue la tâche de combattre le néolibéralisme et la privatisation. En 2003, presque toutes les régions du pays possédaient une fédération d'organisations actives à la base dont le style était similaire à celui du Bloc. Le 26 août 2003, la Marche pour la dignité nationale a mené à la formation de la Coordination nationale de la résistance populaire, laquelle est devenue la plus vaste organisation regroupant les mouvements communautaires du pays qui tenait une réunion chaque mois avec tous ses affiliés régionaux et était porteuse d'un ordre du jour remarquablement unifié. Le Comité de coordination a rassemblé les revendications les plus importantes du peuple. Les mobilisations nationales n'ont cessé de croître à partir de 2003 et elles ont contesté et affaibli les politiques du gouvernement de Ricardo Maduro (2002-2006), ce qui a créé une situation difficile pour les élites dirigeantes. À travers tout ce processus, et à mesure que le mouvement social grandissait, l'oligarchie du Honduras a de plus en plus eu recours à la répression ; le résultat en a été qu'en quelques années le mouvement a mis l'accent sur les demandes politiques. Mel et le début d'une voie nouvellePendant la période d'intronisation présidentielle, Manuel Zelaya, communément appelé « Mel », a fait passer la Loi sur la participation citoyenne qu'il allait utiliser trois ans plus tard pour promouvoir la Quatrième Urne, un référendum non décisionnel pour convoquer une Assemblée nationale constituante pour les élections de novembre 2009. Le coup s'est produit le jour même du référendum. Pendant les premiers mois de sa présidence, Zelaya n'a pas pris de distance face au plan stratégique de la classe dominante et des compagnies transnationales. Mais il s'est rapidement placé en contradiction avec elles à cause de leur refus de permettre même des changements minimes pour renforcer l'infrastructure de production de la nation ou permettre de ralentir la privatisation des dernières ressources toujours dans les mains de l'État. Face à l'intransigeance des élites, Zelaya a commencé à radicaliser les politiques gouvernementales. Le président, guidé par sa sensibilité humaine, s'est rangé aux côtés du peuple. Des mesures plus progressives ont été adoptées, comme l'augmentation substantielle (40 %) du salaire minimum, les incitatifs à la production agricole, le renforcement des entreprises d'État et une politique étrangère indépendante. À mesure qu'il se rapprochait du peuple, Zelaya se distançait de l'oligarchie financière. Il l'a fait par des actions comme la signature des contrats d'importation de pétrole avec Petrocaribe, l'incorporation du Honduras dans l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), par son plan de convertir la base militaire américaine de Soto Cano en un aéroport, par le délai qu'il a mis à accepter les lettres de créance de l'ambassadeur des États-Unis Hugo Llorens pour protester contre le boycott par les États-Unis du gouvernement d'Evo Morales. Le refus de Morales de signer une entente avec le FMI a nui aux intérêts de l'impérialisme américain et contrecarré son contrôle total sur le Honduras. qui est un pays important de la région du point de vue géopolitique. Le mouvement populaire, qui au début
s'était opposé aux politiques néolibérales
suivies par Zelaya en début de mandat, a vu certaines de ses
revendications adoptées par l'administration Zelaya pendant la
deuxième année de son mandat, au point où ils ont
travaillé ensemble pour élaborer ce projet de très
grande importance qu'est la
convocation d'une Assemblée constituante pour
ré-écrire la Constitution. ![]() ![]() ![]() Le 28 juin 2010: L'action de COPINH (Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras) pour marquer le premier anniversaire du coup d'État au Honduras, sur la route entre Otoro et La Esperanza, dans le département de l'Intibuca. Sur la photo ci-dessous on voit des gens qui votent symboliquement pour le Cuarta Urna, ou quatrième tour de scrutin, qui devait être ajouté à l'élection présidentielle de l'an dernier avant d'être annulé par le coup. Sur une affiche on peut lire: «L'Assemblée constituante s'en vient et rien ne l'arrêtera.» (Honduras Indymedia) Le Honduras souffre de dépendance économique face aux États-Unis : 70,6 % de ses exportations vont vers les États-Unis, 53 % de ses importations proviennent des États-Unis et les envois de fonds d'Honduriens vivant aux États-Unis comptent pour 21,2 % du Produit national brut (PNB). Sous l'administration Zelaya, le pays a connu une croissance économique d'environ 5 % de son PIB ; le taux de pauvreté cependant n'a diminué que de très peu à cause de l'augmentation des inégalités et de la concentration de la richesse. Le système néolibéral en vigueur au Honduras n'a pas servi la majorité, soit les 75 % de la population qui vivent dans la pauvreté, et il a aggravé les conditions de travail des Honduriens, provoqué la destruction de l'environnement et conduit à la vente des secteurs productifs sous propriété de l'État. L'oligarchie, qui contrôle les moyens de production et partage le pouvoir économique, politique et médiatique entre 10 familles, est un facteur important du développement du conflit au Honduras. Il est important de noter qu'à la différence des autres pays d'Amérique centrale où la classe dominante s'est établie autour de la production du café, la classe dominante du Honduras s'est développée sur la base des importations en tant qu'agent des opérations minières et des enclaves de bananes sous contrôle étranger. Cette situation a rendu l'oligarchie nationale très vulnérable et l'a soumise aux intérêts impériaux. La classe d'affaires du Honduras maintient son contrôle des moyens de production par la corruption, la manipulation et l'adoption de lois, le trafic de drogue et l'utilisation de la force policière et militaire contre la population et l'utilisation des médias pour justifier ces actions. La face visible de la classe d'affaires se voit dans les conseils et les associations d'affaires privés qui sont représentés à tous les niveaux de gouvernement. Les présidents précédents (de 1982 à 2006) en cette nouvelle ère de « Représentation démocratique » étaient des défenseurs fidèles de l'entreprise privée et des intérêts de l'impérialisme américain. Les multinationales du pétrole, du textile, du secteur pharmaceutique, minier, agricole et du commerce des aliments illustrent la braderie éhontée, commise par la classe d'affaires, des ressources humaines et naturelles à des intérêts qui sont étrangers à ceux de la nation hondurienne. La naissance de la résistance
Dans la semaine qui a précédé le 28 juin 2009, de fortes rumeurs ont circulé à l'effet que Manuel Zelaya allait être renversé par un coup militaire. Le mercredi 25 juin, plusieurs membres du Bloc de même que des activistes qui travaillent sur le projet de la Quatrième Urne ont reçu l'appel de se rendre au Palais présidentiel pour empêcher un coup d'État. C'est seulement aux petites heures du matin du 28 juin que l'oligarchie, composée de politiciens conservateurs, de représentants des secteurs militaire, religieux et d'affaires a exécuté son coup d'État contre Manuel Zelaya. Ce même jour, dans les rues qui entourent le Palais présidentiel, le Front national de résistance populaire est né. Les premières actions organisées par le peuple ont été improvisées et conformes aux tactiques de luttes sociales qu'il avait utilisées pendant toutes ces années, soit l'action directe. Des blocus routiers, des marches et des manifestations ont été organisés dans les heures et les jours qui ont suivi le coup. À travers ces actions contre ce coup violent et répressif, la Résistance a grandi en quantité et en qualité, démontrant que la lutte, loin de disparaître, exprimait en fait d'une façon particulièrement forte la lutte de classe qui faisait encore rage dans le pays. La Résistance a été créée à partir de la structure de diverses organisations populaires qui ont formé le Comité national de la Résistance populaire, de même qu'à partir d'une section importante du Parti libéral que Mel avait arrachée par ses actions à la politique traditionnelle et corrompue du pays. Des citoyens qui précédemment n'avaient pas pris part à l'organisation sont descendus dans les rues et font maintenant partie de la Résistance qui est présente partout au pays. Le nouvel ordre du jour présenté par les exploités et les marginalisés a surpassé qualitativement ce qui existait avant le coup. La nécessité de prendre le pouvoir politique et de contrôler l'État est apparue de plus en plus clairement. Cela a permis de révéler qui sont les amis et les ennemis de la transformation sociale. (Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste) À la mémoire de nos
martyrs tombés au combat ! Coup d'État militaire au Honduras dirigé par des diplômés de l'École des Amériques
Depuis le coup d'État militaire du
28 juin 2009, les forces de l'État ont assassiné,
torturé, battu et
fait disparaître des militants. Il y a eu des couvre-feux, des
restrictions de mouvement et le bâillonnement des médias.
Les
organisations sociales honduriennes rapportent environ 4 200 violations
des droits humains parmi lesquelles 130 meurtres
contre des membres de la résistance et environ 3 000
arrestations. Le coup d'État militaire du 28 juin 2009 au
Honduras a été réalisé
par des diplômés de l'École des Amériques
(SOA), le général Romeo
Vásquez Velásquez, le chef de l'état-major
interarmes du Honduras et le
général Luis Prince Suazo, le commandant des forces
aériennes. La
direction du coup par des diplômés de la SOA suit un
schéma
d'actions anti-démocratiques par les diplômés de la
SOA (rebaptisé
Institut de l'hémisphère occidental pour la
coopération en sécurité,
WHINSEC). La prétention du Pentagone - que l'Institut inculque
le
respect de la démocratie et la direction civile tout en
enseignant les
compétences de combat aux soldats latino-américains - a
de nouveau été
démentie par les actions des diplômés de l'Institut. Le procureur et colonel de l'armée hondurienne
formé à la SOA,
Herberth Inestroza, a justifié le coup d'État militaire
en déclarant
dans une entrevue accordée au Miami Herald :
« Il serait
difficile pour nous, avec notre formation, d'avoir une relation avec un
gouvernement de gauche. C'est impossible. »
Inestroza a également confirmé que la décision du
coup d'État a été
prise par les militaires. Un autre diplômé de la SOA, le
général à la
retraite Daniel López Carballo, a déclaré au
réseau CNN que le coup
était justifié parce que le président
vénézuélien Hugo Chávez
dirigerait le Honduras par procuration si l'armée n'avait pas
agi. La crise au Honduras a commencé quand
l'armée a refusé de distribuer
des boîtes de scrutin pour un sondage d'opinion non contraignant
qui
devait déterminer si oui ou non la majorité des
Honduriens désirent
initier un processus visant à modifier leur constitution. Le
président
Zelaya a congédié le chef de l'état-major
interarmes et diplômé de
la SOA, le général Roméo Vásquez
Velásquez. Les chefs de toutes les
branches des forces armées ont démissionné en
solidarité avec Vásquez.
Cependant Vásquez a refusé de démissionner,
encouragé par une décision
de la Cour suprême qui l'a rétabli. Vásquez a
conservé le contrôle des
forces armées et en mars 2010, Romeo Vásquez
Velásquez
est devenu le nouveau directeur de l'entreprise de
télécommunications
du Honduras, HONDUTEL. Vásquez, comme beaucoup d'autres chefs
militaires, est diplômé de l'infâme SOA des
États-Unis. Selon les informations que SOA Watch a
obtenues du gouvernement américain par le biais de d'une demande
au Freedom of Information Act, Vásquez a
étudié à la SOA au moins deux fois : une fois
en 1976 et de
nouveau en 1984. Le chef des forces aériennes du Honduras, le
général Luis Javier
Prince Suazo, a étudié en 1996 à l'École
des Amériques. Les forces
aériennes ont été un protagoniste important dans
le coup au Honduras.
Lorsque les militaires ont refusé de distribuer les urnes pour
le
sondage d'opinion, les urnes ont été entreposées
sur une base aérienne
jusqu'à ce que les citoyens accompagnés de Zelaya les
aient récupérées.
Zelaya rapporte qu'après que les soldats l'ont enlevé,
ils l'ont emmené
à une base militaire aérienne d'où il a
été conduit à un avion et
transporté au Costa Rica. L'ancien représentant au Congrès Joe
Kennedy a déclaré : « L'École
des Amériques... est une école qui a [formé] plus
de dictateurs que
toute autre école dans l'histoire du monde. » La SOA a une longue histoire au Honduras : en 1975,
le général
diplômé de la SOA Juan Melgar Castro est devenu le
dictateur militaire
du Honduras. De 1980-1982 le régime dictatorial était
dirigé par un
autre diplômé de la SOA, Policarpo Paz García, qui
a intensifié la
répression à l'aide du bataillon 3-16, l'un des escadrons
de la
mort les plus redoutés dans les Amériques. Le général hondurien Humberto Regalado
Hernandez, qui a été
intronisé au Temple de la renommée de la SOA, a
été diplômé quatre
fois. En tant que chef des forces armées, il a refusé de
prendre des
mesures contre les soldats impliqués dans l'escadron de la mort
du
bataillon 3-16. Ce n'est pas la première fois que la SOA a
été impliquée dans un
coup d'État en Amérique latine. En avril 2002, le
gouvernement
démocratiquement élu du Venezuela de Hugo Chávez a
été brièvement
renversé et les soldats formés à la SOA, Efrain
Vasquez Velasco,
ex-commandant de l'armée et le général Ramirez
Poveda, ont été des
acteurs
clés dans la tentative de coup d'État. L'école a diplômé au moins onze
dictateurs d'Amérique latine, dont ceux-ci : * Le général argentin Leopoldo Galtieri
qui s'est emparé du pouvoir
dans un coup d'État sanglant, qui a renversé un autre
diplômé de la
SOA, le général Roberto Viola, qui est arrivé au
pouvoir au cours de la
guerre sale en Argentine. * Le dictateur et général
guatémaltèque Efrain Rios Montt qui a pris
le pouvoir par un coup en 1982 et a mené une campagne de terre
brûlée
contre les Indiens mayas. * Les dictateurs panaméens, le
général Omar Torrijos qui a renversé
en 1968 un gouvernement civil par un coup d'État et le
général Manuel
Noriega, un diplômé à cinq reprises de la SOA qui a
gouverné le pays et
fait le trafic de la drogue alors qu'il était
rémunéré par la CIA. * Le dictateur et général
équatorien Guillermo Rodríguez qui a renversé le
gouvernement civil élu en 1972. * Les dictateurs boliviens, le général
Hugo Banzer Suarez qui a pris
le pouvoir par un coup violent en 1971 et le général
Guido Vildoso
Calderon qui s'est emparé du pouvoir en 1982. * Le général et homme fort péruvien
Juan Velasco Alvarado qui a renversé en 1968 le gouvernement
civil élu. Depuis 1946, la SOA/WHINSEC a formé plus de 60
000 soldats
latino-américains en techniques contre-insurrectionnelles, en
tireurs
d'élite, en guerre psychologique et de commandos, en
renseignement
militaire et en tactiques d'interrogatoire. Les organisations de
défense des droits humains appellent à la fermeture de
l'Institut. Le
congressiste
Jim McGovern a introduit le projet de loi HR 2567 à la Chambre
des
représentants, qui appelle à la suspension du
fonctionnement de l'école
et à la mise sur pied d'une enquête du Congrès sur
le lien entre les
atteintes aux droits humains en Amérique latine et la formation
militaire aux États-Unis. Du 19 au 21 novembre 2010, des milliers de personnes se
rassembleront aux portes de Fort Benning, en Géorgie, pour
réclamer la
fermeture de l'École des Amériques (SOA/WHINSEC) et
parler en faveur de
la justice en solidarité avec le peuple du Honduras et de
l'ensemble
des Amériques. Lisez Le
Marxiste-Léniniste |