Le Marxiste-Léniniste

Numéro 118 - 6 juillet 2010

US Steel

Les «chefs d'industrie» feignent d'ignorer
les failles fatales du capitalisme mondial

US Steel
Les «chefs d'industrie» feignent d'ignorer les failles fatales du capitalisme mondial - K. C. Adams
US Steel fait appel de sa défaite en cour
Europe: 518 millions d'euros en amendes à des producteurs d'acier pour cartelisation

Lettres à la rédaction
La Fête nationale du Québec à Montréal et le G20 à Toronto: Non à l'impunité de la police et à la militarisation des espace publics !
Harper et le SCRS sont les vrais agents étrangers au Canada

Cuba
Le bras droit du terroriste Posada Carriles capturé au Venezuela

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US Steel

Les «chefs d'industrie» feignent d'ignorer
les failles fatales du capitalisme mondial

« L'état des marchés des matières premières est la condition numéro un qui affecte le rythme et le niveau du retour de notre industrie à la profitabilité », a dit le PDG de US Steel, John Surma, lors d'un discours à la conférence de l'American Metal Market's Steel Success Strategies.

Si l'on accepte que le marché des matières premières est la condition numéro un qui affecte l'industrie de l'acier, alors on est en droit de se demander pourquoi US Steel considère les concessions ouvrières comme une nécessité structurelle.

On est également en droit de se demander ce que font le PDG Surma et les autres membres influents de l'oligarchie financière internationale pour régler le problème des marchés des matières premières, pour empêcher ces marchés de détruire l'industrie canadienne de l'acier, advenant qu'ils soient réellement « la condition numéro un », comme l'affirme Surma.

Les travailleurs canadiens ont appris de leur expérience que les « chefs d'industrie » disent n'importe quoi qui sert leurs intérêts étroits dans toute situation donnée. Ils ne pensent pas réellement ce qu'ils disent parce qu'ils savent que cela ne repose pas sur la science économique mais sur l'intérêt étroit qu'ils ont à empêcher les citoyens d'examiner les failles fatales de l'économie capitaliste et de résoudre ces contradictions fondamentales avec de nouveaux arrangements.

Ceux qui exercent le pouvoir décisionnel ne savent pas ce qu'ils ne veulent pas savoir au sujet des contradictions qui sont à l'oeuvre dans l'économie capitaliste. Leur contrôle du pouvoir économique et politique est ce qui bloque la résolution de la crise économique et s'ils le perdaient, la société pourrait progresser vers l'alternative d'un Canada populaire et d'une économie populaire.

Dans le même reportage de Reuters sur le discours de Surma, on demande au PDG « si US Steel pense à fermer l'une ou l'autre de ses opérations ».

Si l'on se fie à sa déclaration précédente à l'effet que « l'état des marchés des matières premières est la condition numéro un qui affecte le rythme et le niveau du retour de notre industrie à la profitabilité », on s'attendrait à ce qu'il annonce un plan qui s'attaque au problème des marchés des matières premières afin qu'il n'ait pas à fermer des usines. Pas du tout. Surma prend une autre tangente : il cite la « surcapacité du marché nord-américain de l'acier » et énumère les raisons pour lesquelles il serait tenté de fermer des usines. Il ajoute même que la fermeture d'usines est une possibilité à laquelle il pense mais il doit garder le silence parce qu'il est dans une période d'embargo de l'information, qui reste en vigueur jusqu'à ce que les résultats des revenus de US Steel pour le second trimestre auront été rendus publics.

Ce commentaire de Surma sur de possibles fermetures d'usines montre à quel point il se fiche de la situation des métallos, des communautés qui dépendent de l'acier, des industries canadienne et américaine de l'acier et de la santé de l'économie socialisée des deux pays. Il parle avec désinvolture des fermetures possibles d'usines comme si c'était le fait de forces sur lesquelles les humains n'ont aucun contrôle et comme si en tant que PDG il n'en porterait pas la responsabilité. Il ajoute : « Nous partons de ce qu'il y a dans notre carnet de commandes et nous essayons d'ajuster nos opérations pour remplir ces commandes en contrôlant les coûts. La logistique, les structures de coûts, tout est subordonné à cette considération. Certaines installations dans le cours du cycle n'auront pas un carnet assez rempli pour rester ouvertes. »

D'où viennent ces commandes, monsieur Surma, et quelle personne ou force occulte décide de placer ou de ne pas place une commande ? Est-ce que nous, simples êtres humains, devons assumer que l'économie toute entière et son cycle d'affaires destructeur sont hors de notre contrôle et qu'ils ne peuvent pas être changés ou humanisés de manière à répondre aux besoins de la population ? Surma nous donne un exemple du facteur antihumain et de la conscience antisociale de l'élite dirigeante. Les Canadiens sont en droit de se demander comment il se fait que des gens aussi détachés et inutiles exercent un si grand contrôle sur leur vie, car les capitalistes monopolistes comme Surma ont un pouvoir quasi divin au Canada.

Qu'en est-il du carnet de commandes des opérations canadiennes de US Steel ? Les travailleurs de Stelco savent qu'il était rempli à partir d'usines américaines lorsque Hamilton Works et Lake Erie Works ont été fermés par le diktat de Surma. Ils savent que même au plus creux du cycle d'affaires, la capacité canadienne est moindre que la demande canadienne et que la plus grande partie de ce qui manque est produite dans les usines de US Steel aux États-Unis.

Les opinions antiscientifiques de Surma font écho à ce qu'a dit le premier ministre Harper au Sommet du G8 : que le Canada n'a pas d'économie. Selon Stephen Harper, le Canada est uniquement un « facteur » dans l'économie mondiale. Déclaration étonnante de ce grand patriote dont le chef de l'agence d'espionnage, le SCRS, déclare à l'emporte-pièce que certains Canadiens, dont il tait le nom, sont des agents de la Chine. Les vrais agents des puissances et monopoles étrangers au Canada sont les gouvernements et l'élite dirigeante qui les laissent piller nos ressources naturelles, façonner notre économie selon les besoins de leurs empires mondiaux et détruire nos aciéries et nos usines et qui ne voient pas la nécessité de mobiliser les citoyens contre cette mainmise.

Selon Surma et sa clique, cette destruction nationale est hors de notre contrôle et c'est ce qui explique que la base manufacturière du Canada est en train d'être détruite. C'est à cause de leur prosternation éhontée devant les forces économiques qu'aucune solution réelle n'est proposée pour la crise économique, que les élus ne proposent pas d'actions décisives pour restreindre le droit de monopole et agir contre les privilèges de classe et l'empire américain. Avec cette prosternation, la politique officielle se résume à des manoeuvres pour payer les riches, comme avec les plans de « stimulation » de l'économie et les mesures d'austérité qui attaquent les travailleurs et le reste de la population au nom de la « réduction de la dette », les deux côtés de la même offensive antisociale.

Les travailleurs et leurs alliés doivent réaliser que les riches et leurs monopoles n'ont aucune intention de s'attaquer aux problèmes économiques du capitalisme mondial parce qu'ils ne veulent pas voir émerger une alternative. Pour résoudre les problèmes économiques, il faut bâtir une Opposition ouvrière effective qui est déterminée à combattre pour un Canada populaire basé sur une économie populaire, où le pouvoir de décider de la direction de l'économie et de retirer les obstacles à la résolution des problèmes est entre les mains des producteurs.

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US Steel fait appel de sa défaite en cour

US Steel a fait appel du jugement du 14 juin 2010 de la juge Hansen qui maintient que la Loi sur Investissement Canada (LIC) est constitutionnelle. Nous avons appris que US Steel a demandé la suspension des procédures, jusqu'à ce que l'appel soit entendu, dans la poursuite que lui a intentée le gouvernement fédéral pour bris de contrat en vertu de la LIC.

La demande de suspension sera entendue en Cour fédérale durant l'été. Les avocats estiment que si la suspension des procédures est accordée pendant que US Steel fait appel en Cour fédérale puis en Cour suprême, les procédures vont être retardées de plus de deux ans et cela même si US Steel perd ses appels.

Ce délai inconcevable pourrait être évité si le gouvernement passait une loi d'urgence exigeant que US Steel respecte ses engagements en ce qui concerne la production et le niveau d'emplois sous peine d'être départi de sa propriété de ses installations canadiennes dans le secteur de l'acier. Cela permettrait à une autre entreprise privée ou à une entreprise publique intéressée de renouveler et d'agrandir les deux aciéries de Stelco d'en prendre le contrôle.

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Europe

518 millions d'euros en amendes
à des producteurs d'acier pour cartelisation

La Commission européenne a révélé que plusieurs firmes sidérurgiques, dont la première du monde ArcelorMittal, ont opéré un cartel de fixation des prix et de partage du marché de 1984 à 2002 dans tous les pays qui formaient l'UE à l'époque sauf la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Grèce.

Selon un communiqué de la Commission, ArcelorMittal a été condamné à l'amende maximale, soit 276 millions d'euros, et toute personne ou firme ayant été lésées par ces pratiques hostiles à la concurrence peuvent réclamer réparations auprès des tribunaux des États membres.

Le commissaire à la Concurrence de l'UE Joaquin Almunia a exprimé son étonnement devant le fait qu'un nombre important d'entreprises aient empêché presque tout le marché européen de la construction de fonctionner pendant aussi longtemps et sur un produit aussi vital que l'acier. Elles ont pratiquement créé une situation d'économie planifiée, a-t-il fait remarquer.

La Commission dit n'avoir aucune sympathie pour les cartellistes ; les récidivistes feront face à des amendes encore plus sévères. Les déclarations d'incapacité de paiement des amendes ne seront acceptées que s'il est prouvé que les amendes pousseraient une entreprise à la faillite, ce qui est chose rare même dans les conditions difficiles actuelles, note la Commission.

Pendant ces 18 années, affirme la Commission, les entreprises ont fixé les prix et les quotas, se sont partagés les clients et ont échangé des informations commerciales délicates.

De plus, elles ont surveillé les arrangements sur les prix, les clients et les quotas par le biais d'un système de coordonnateurs nationaux et de contacts bilatéraux. Selon la Commission, les entreprises impliquées dans le cartel se réunissaient dans des hôtels partout en Europe habituellement en marge des rencontres officielles des représentants du commerce et elle dit détenir la preuve qu'il y a eu au moins 550 rencontres de ce genre.

(The News (Pakistan))

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Lettres à la rédaction
La Fête nationale du Québec à Montréal et le G20 à Toronto

Non à l'impunité de la police et
à la militarisation des espace publics !

Le soir du 24 juin, je suis allée avec des amis au spectacle de la Fête nationale qui avait lieu au parc Maisonneuve à Montréal. Il y avait des milliers de personnes qui se rendaient au spectacle : des familles, des jeunes, des personnes plus âgées, des gens de partout. Les gens avaient congé et voulaient célébrer ensemble cette fête. La rue Sherbrooke avait été bloquée entre Pie IX et Viau afin de permettre aux gens de circuler librement...

Librement ? C'était plutôt une mise en scène d'intimidation. Il y avait là des dizaines de policiers, qui sortaient d'un peu partout par groupe de 5 ou 10, armés de leur matraque et leur pistolet. Il y avait là l'anti-émeute, des policiers à cheval avec leur casque de Darth Vader, leur gilet pare-balle, des paniers à salade et des chars de flics en quantité industrielle. C'est sans compter les hélicoptères qui survolaient l'événement toute la soirée, des flics avec leurs chiens, les agents mal déguisés en civil, etc.


À la manifestation du 1er juillet à Montréal contre la violence policière du G20 à Toronto

Une ambiance de fête vous me direz ? Nous nous sommes dits : sommes-nous au G20 ? On n'était non pas en zone protégée mais en zone surveillée. Près de Sherbrooke et Pie-IX, j'ai été témoin d'une chasse aux jeunes. Il y avait trois policiers à cheval qui encerclaient la scène, trois policiers qui faisaient circuler les gens et plus à l'arrière deux jeunes qui venaient d'être plaqués au sol avec chacun sur eux trois policiers armés. Un des jeunes criait qu'il n'avait rien fait. C'était un jeune de peut-être 15 ou 17 ans, que 3 gros flics avaient immobilisés, plaqués au sol. J'ai demandé à haute voix : mais qu'est-ce que c'est que cela ? Que se passe-t-il ? Une flic m'a répondu avec arrogance : savez-vous au moins madame ce qu'il a fait, le savez-vous ? Quelle réponse ! J'ai répondu que je m'en foutais, que ce n'était tout simplement pas une manière de traiter un jeune : les chevaux qui encerclent pour cacher la vue à la foule, les flics dessus. Puis le bon flic s'est approché de moi pour me tirer à part : venez madame, je vais vous expliquer. J'ai refusé et j'ai dit que je quittais, choquée. Ce à quoi la flic m'a lancé avec arrogance ; tant mieux ! ! Alors dans une situation d'impunité, d'atteinte et d'abus à la sécurité d'un jeune, vers qui puis-je me tourner ? Qui assure la sécurité et l'assurera ? Les policiers qui sont là le sont pour intimider, questionner, faire circuler; ils ne sont pas là pour la sécurité.

Plus loin, j'ai retrouvé mes amis qui m'attendaient. Les flics étaient passés les voir pour leur demander de circuler. Puis, il y a eu les quatre « chekpoints », comme en Palestine, où on nous fouille, où on fouille sacoches et sacs à dos pour savoir je ne sais quoi. En blague, quelqu'une a lancé que bientôt il faudra un visa pour passer.


Montréal le 1er juillet 2010

Les années précédentes, il y avait bien des cadets, des jeunes qui vérifiaient qu'on ne rentrait pas quelques bouteilles, des ambulanciers, des policiers, mais l'ambiance était à la fête, pas à l'intimidation. Ces événements soulèvent de nombreuses questions. On se demande qui mettre en alerte, aviser, vers qui se tourner pour dénoncer cette policiarisation/militarisation de la vie publique ? Une situation dangereuse est en train de se créer : 200-300 policiers avec leurs chevaux, teasers, matraques, et pistolets ont le pouvoir de terroriser et intimider 200 000 personnes venues fêter. Cette petite poignée ont le pouvoir de traiter des jeunes, qu'ils aient fait quelque chose ou non, comme des criminels, des bêtes sauvages qu'on écrase et méprise.

Les 25 et 26 juin, nous étions témoins de la résistance des Torontois et de gens de partout au Canada au G8/20, à l'agenda antipeuple de ces sommets. Nous avons aussi été témoins de la répression massive de l'expression de points de vue. Nous avons été témoins de cette brutalité, de la militarisation de l'espace public, de l'impunité de la police et du prétexte de la légalité pour justifier ce spectacle révoltant. Aux dernières nouvelles, plus de 1 000 personnes courageuses avaient été arrêtées. Ce qui se passe, c'est qu'on est en train de banaliser et de normaliser l'impunité, l'arbitraire, les exercices de contrôle de foule, comme le G20 qui banalise et justifie la militarisation des villes pour la protection des pires bandits du monde et qui tente de jeter le discrédit sur les forces populaires en les associant à la « violence ». De l'autre côté, les policiers, forces de l'ordre et les leaders représenteraient la « sécurité » et la « démocratie ». Lors de cette soirée du 24 juin, à plus petite échelle, on associait les mots « contrôle » à « sécurité publique » et « jeunes » à « faiseurs de trouble ».

Par ces événements de la vie et de la lutte de tous les jours, malgré la perte d'innocence, nous voyons que notre sécurité à nous ne viendra que de notre résistance et de notre lutte pour l'affirmation de nos droits.

Une lectrice à Montréal

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Harper et le SCRS sont les vrais
agents étrangers au Canada

Le 22 juin, le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Richard Fadden, a déclaré que des gouvernements étrangers se sont infiltrés dans la politique canadienne et que des ministres de deux provinces sont sous le contrôle de gouvernements étrangers. Oui, M. Fadden, les impérialistes américains ont depuis longtemps infiltré la politique canadienne et le gouvernement Harper; et plusieurs politiciens provinciaux, par exemple ceux qui servent les monopoles étrangers du pétrole en Alberta, agissent certainement à la solde de l'impérialisme américain.

Harper et ses acolytes ne font pas de mystère sur leur soumission et claironnent fièrement leur allégeance chaque fois que les États-Unis suppriment les droits des peuples dans le monde. Cela inclut le soutien aux États-clients comme Israël lorsqu'ils commettent des crimes tels que les attentats contre le peuple palestinien. Comment une obéissance si éhontée à des puissances étrangères peut-elle être autre chose que le fait d'un agent étranger ?

Bien sûr, M. Fadden, le SCRS et le gouvernement Harper ont leur propre définition d'« agent étranger » : tous ceux qui n'appuient pas l'impérialisme américain. En fait, la marque d'un « patriote » selon Harper est l'appui inconditionnel aux politiques de soumission abjecte aux États-Unis. Mais la majorité des Canadiens s'opposent à l'impérialisme américain. Les derniers sondages montrent que la majorité d'entre eux s'opposent à l'utilisation des troupes canadiennes pour appuyer l'agression en Afghanistan. Selon M. Harper, cela signifierait que la majorité des Canadiens sont des agents étrangers ! Il n'est pas étonnant que son gouvernement soit de plus en plus tenté de criminaliser la dissidence, par exemple en attaquant les manifestants lors des récentes conférences du G8/G20 ou en qualifiant de « crime haineux » toute critique d'Israël, une autre puissance étrangère dont il est ouvertement l'agent.

Il est ridicule que le directeur du SCRS soit l'auteur d'accusations sur des agissements à la solde de pays étrangers au Canada. La mission principale du SCRS est de protéger le gouvernement Harper, ses maîtres américains et les autres États dominés par les États-Unis. La mission principale du SCRS est de protéger les agents étrangers et les gouvernements sous leur contrôle, et c'est exactement ce que fait M. Fadden avec sa sortie contre des « agents étrangers ». C'est sans compter l'activité d'espionnage et de subversion du SCRS contre les citoyens canadiens, comme les écoutes téléphoniques, l'utilisation d'agents pour acheminer de l'argent à des organisations néo-nazies, la fabrication de complots, la « fuite » d'information délicate auprès des puissances étrangères comme les États-Unis et Israël et ainsi de suite.

Il n'est pas étonnant que M. Harper soit si acharné à tenir les sommets du G8/G20 au Canada et qu'il ait dépensé plus de un milliard dollars pour les protéger contre la colère du peuple. Le G8/20 est une organisation des pays les plus puissants et ceux qui y sont annexés, comme le Canada. Il représente tout ce que Harper admire et tout ce que les Canadiens abominent. Nous continuerons de résister au gouvernement Harper et à tous ceux qui exercent le pouvoir à la solde de l'impérialisme étranger. Les peuples du monde ne renonceront pas à leur désir de bâtir des nations et des économies indépendantes et d'être maîtres de leur destin, contre l'ingérence étrangère et les agents de puissances étrangères qui détiennent le pouvoir chez eux.

Un lecteur d'Edmonton

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Cuba

Le bras droit du terroriste Posada
Carriles capturé au Venezuela

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé le 2 juillet que le fugitif salvadorien Chavez Abarca, le bras droit du terroriste Luis Posada Carriles et organisateur de plusieurs bombardements à Cuba, a été capturé au Venezuela. Il a été capturé lors d'une opération de renseignements dans la nuit du 1er juillet alors qu'il cherchait à entrer au Venezuela.

Dans un discours au Palais présidentiel de Miraflores, le président a expliqué que Chavez Abarca a été détenu à l'Aéroport international Simon Bolivar puis transporté aux quartiers généraux des Services de renseignements bolivariens pour y être interrogé.

Abarca, dit « El Panzon » (le ventru), était sur la liste des terroristes recherchés par Interpol à cause de sa participation à une série de bombardements à Cuba dans les années 1990.

À l'occasion de sa capture, le président Chavez s'est demandé ce qu'Abarca venait faire au Venezuela et il a ordonné qu'on découvre l'identité de quiconque était censé le recevoir.

« Qu'est-ce que Chavez Abarca venait faire au Venezuela ? Qui l'attendait ? », a demandé Chavez. Il a ajouté qu'il serait livré à l'Interpol afin d'être transféré à Cuba, qui a demandé son arrestation.

Le président Chavez a dit trouver étrange « qu'un terroriste de son envergure » soit apparu au Venezuela en plein pendant les préparatifs des élections législatives de septembre.

Qui est Chavez Abarca ?

Chavez Abarca a été détenu pendant deux ans au Salvador en tant que dirigeant d'un réseau de vols de voitures mais il n'a jamais été accusé des autres crimes internationaux pour lesquels il était recherché.

Un juge l'a libéré le 28 octobre 2007 et il n'a jamais eu à répondre de ses activités à titre de complice de Luis Posada Carriles dans une vague de bombardements sur lesquels les tribunaux salvadoriens n'avaient jamais fait enquête.

Dans les années 90, il a été impliqué dans le trafic de drogues, la vente d'armes et le trafic de fausse monnaie au Guatemala.

Le 12 avril 1997, il a fait détonner une bombe C-4 de 600 grammes dans une salle de bains de la discothèque Aché de l'Hôtel Meila Cohiba de La Havane. Le 30 avril, il a fait détonner une bombe C-4 de 410 grammes placée dans un vase ornemental du quinzième étage du même hôtel.

Le 24 mai, alors que Chavez Abarca était au Mexique, une bombe a explosé dans l'entrée des bureaux de l'entreprise Cubanacan dans la capitale mexicaine.

Le président Hugo Chavez a fait remarquer que cela fait maintenant plus de cinq ans que le gouvernement du Venezuela a présenté une requête formelle au gouvernement des États-Unis pour l'extradition de Posada Carilles, un ancien agent de la CIA responsable du bombardement, entre autres crimes, d'un avion civil cubain le 6 octobre 1976 qui a causé la mort de 73 civils.

Posada Carriles est en liberté aux États-Unis et il fait face uniquement à des accusations mineures sur des questions d'immigration. Les États-Unis n'ont pas répondu à la demande d'extradition du Venezuela.

(Telesur, Bureau des communications et de la presse de l'Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela aux États-Unis)

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