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US Steel
Les «chefs d'industrie» feignent d'ignorer
les failles fatales du capitalisme mondial
- K. C. Adams -
« L'état des marchés des
matières premières est la condition numéro un qui
affecte le rythme et le niveau du retour de notre industrie à la
profitabilité », a dit le PDG de US Steel, John
Surma,
lors d'un discours à la conférence de l'American Metal
Market's Steel Success Strategies.
Si l'on accepte que le marché des matières
premières est la condition numéro un qui affecte
l'industrie de l'acier, alors on est en droit de se demander pourquoi
US Steel considère les concessions ouvrières comme une
nécessité structurelle.
On est également en droit de se demander ce que
font le PDG Surma et les autres membres influents de l'oligarchie
financière internationale pour régler le problème
des marchés des matières premières, pour
empêcher ces marchés de détruire l'industrie
canadienne de l'acier, advenant qu'ils soient réellement
« la condition numéro
un », comme l'affirme Surma.
Les travailleurs canadiens ont appris de leur
expérience que les « chefs d'industrie »
disent n'importe quoi qui sert leurs intérêts
étroits dans toute situation donnée. Ils ne pensent pas
réellement ce qu'ils disent parce qu'ils savent que cela ne
repose pas sur la science économique mais sur
l'intérêt étroit qu'ils ont à empêcher
les
citoyens d'examiner les failles fatales de l'économie
capitaliste et de résoudre ces contradictions fondamentales avec
de nouveaux arrangements.
Ceux qui exercent le pouvoir décisionnel ne
savent pas ce qu'ils ne veulent pas savoir au sujet des contradictions
qui sont à l'oeuvre dans l'économie capitaliste. Leur
contrôle du pouvoir économique et politique est ce qui
bloque la résolution de la crise économique et s'ils le
perdaient, la société pourrait progresser vers
l'alternative d'un Canada
populaire et d'une économie populaire.
Dans le même reportage de Reuters sur le discours
de Surma, on demande au PDG « si US Steel pense à
fermer l'une ou l'autre de ses opérations ».
Si l'on se fie à sa déclaration
précédente à l'effet que
« l'état des marchés des matières
premières est la condition numéro un qui affecte le
rythme et le niveau du retour de notre industrie à la
profitabilité », on s'attendrait à ce qu'il
annonce un plan qui s'attaque au problème des marchés des
matières premières afin qu'il n'ait pas à
fermer des usines. Pas du tout. Surma prend une autre tangente :
il cite la « surcapacité du marché
nord-américain de l'acier » et énumère
les raisons pour lesquelles il serait tenté de fermer des
usines. Il ajoute même que la fermeture d'usines est une
possibilité à laquelle il pense mais il doit garder le
silence parce qu'il est dans
une période d'embargo de l'information, qui reste en vigueur
jusqu'à ce que les résultats des revenus de US Steel pour
le second trimestre auront été rendus publics.
Ce commentaire de Surma sur de possibles fermetures
d'usines montre à quel point il se fiche de la situation des
métallos, des communautés qui dépendent de
l'acier, des industries canadienne et américaine de l'acier et
de la santé de l'économie socialisée des deux
pays. Il parle avec désinvolture des fermetures possibles
d'usines comme si
c'était le fait de forces sur lesquelles les humains n'ont aucun
contrôle et comme si en tant que PDG il n'en porterait pas la
responsabilité. Il ajoute : « Nous partons de ce
qu'il y a dans notre carnet de commandes et nous essayons d'ajuster nos
opérations pour remplir ces commandes en contrôlant les
coûts. La logistique, les structures
de coûts, tout est subordonné à cette
considération. Certaines installations dans le cours du cycle
n'auront pas un carnet assez rempli pour rester ouvertes. »
D'où viennent ces commandes, monsieur Surma, et
quelle personne ou force occulte décide de placer ou de ne pas
place une commande ? Est-ce que nous, simples êtres humains,
devons assumer que l'économie toute entière et son cycle
d'affaires destructeur sont hors de notre contrôle et qu'ils ne
peuvent pas être changés ou humanisés
de manière à répondre aux besoins de la
population ? Surma nous donne un exemple du facteur antihumain et
de la conscience antisociale de l'élite dirigeante. Les
Canadiens sont en droit de se demander comment il se fait que des gens
aussi détachés et inutiles exercent un si grand
contrôle sur leur vie, car les capitalistes monopolistes
comme Surma ont un pouvoir quasi divin au Canada.
Qu'en est-il du carnet de commandes des
opérations canadiennes de US Steel ? Les travailleurs de
Stelco savent qu'il était rempli à partir d'usines
américaines lorsque Hamilton Works et Lake Erie Works ont
été fermés par le diktat de Surma. Ils savent que
même au plus creux du cycle d'affaires, la capacité
canadienne est moindre que
la demande canadienne et que la plus grande partie de ce qui manque est
produite dans les usines de US Steel aux États-Unis.
Les opinions antiscientifiques de Surma font écho
à ce qu'a dit le premier ministre Harper au Sommet du G8 :
que le Canada n'a pas d'économie. Selon Stephen Harper, le
Canada est uniquement un « facteur » dans
l'économie mondiale. Déclaration étonnante de ce
grand patriote dont le chef de l'agence d'espionnage, le
SCRS, déclare à l'emporte-pièce que certains
Canadiens, dont il tait le nom, sont des agents de la Chine. Les vrais
agents des puissances et monopoles étrangers au Canada sont les
gouvernements et l'élite dirigeante qui les laissent piller nos
ressources naturelles, façonner notre économie selon les
besoins de leurs empires mondiaux et détruire nos
aciéries et nos usines et qui ne voient pas la
nécessité de mobiliser les citoyens contre cette mainmise.
Selon Surma et sa clique, cette destruction nationale
est hors de notre contrôle et c'est ce qui explique que la base
manufacturière du Canada est en train d'être
détruite. C'est à cause de leur prosternation
éhontée devant les forces économiques qu'aucune
solution réelle n'est proposée pour la crise
économique, que les élus ne proposent pas
d'actions décisives pour restreindre le droit de monopole et
agir contre les privilèges de classe et l'empire
américain. Avec cette prosternation, la politique officielle se
résume à des manoeuvres pour payer les riches, comme avec
les plans de « stimulation » de l'économie
et les mesures d'austérité qui attaquent les travailleurs
et le reste
de la population au nom de la « réduction de la
dette », les deux côtés de la même
offensive antisociale.
Les travailleurs et leurs alliés doivent
réaliser que les riches et leurs monopoles n'ont aucune
intention de s'attaquer aux problèmes économiques du
capitalisme mondial parce qu'ils ne veulent pas voir émerger une
alternative. Pour résoudre les problèmes
économiques, il faut bâtir une Opposition ouvrière
effective qui est déterminée à combattre
pour un Canada populaire basé sur une économie populaire,
où le pouvoir de décider de la direction de
l'économie et de retirer les obstacles à la
résolution des problèmes est entre les mains des
producteurs.

US Steel fait appel de sa défaite en cour
US Steel a fait appel du jugement du 14 juin 2010 de la
juge Hansen qui maintient que la Loi sur Investissement Canada (LIC)
est
constitutionnelle. Nous avons appris que US Steel a demandé
la suspension des procédures, jusqu'à ce que l'appel soit
entendu, dans la poursuite que lui a intentée le gouvernement
fédéral pour bris de
contrat en vertu de la LIC.
La demande de suspension sera entendue en
Cour fédérale durant l'été. Les avocats
estiment que si la suspension des procédures est accordée
pendant que US Steel fait appel en Cour fédérale puis en
Cour suprême, les procédures vont être
retardées de plus de deux ans et cela même si US Steel
perd ses appels.
Ce délai
inconcevable pourrait être évité si le gouvernement
passait une loi d'urgence exigeant que US Steel respecte ses
engagements en ce qui concerne la production et le niveau d'emplois
sous peine d'être départi de sa propriété de
ses installations canadiennes dans le secteur de l'acier. Cela
permettrait à une autre entreprise privée ou à une
entreprise publique intéressée de renouveler et
d'agrandir les deux aciéries de Stelco d'en prendre le
contrôle.

Europe
518 millions d'euros en amendes
à des producteurs d'acier pour cartelisation
La Commission européenne a
révélé que plusieurs firmes sidérurgiques,
dont la première du monde ArcelorMittal, ont opéré
un cartel de fixation des prix et de partage du marché de 1984
à 2002 dans tous les pays qui formaient l'UE à
l'époque sauf la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Grèce.
Selon un communiqué de la Commission,
ArcelorMittal a été condamné à l'amende
maximale,
soit 276 millions d'euros, et toute personne ou firme ayant
été lésées par ces pratiques hostiles
à la concurrence peuvent réclamer réparations
auprès des tribunaux des États membres.
Le commissaire à la Concurrence de l'UE Joaquin
Almunia a exprimé son étonnement devant le fait qu'un
nombre important d'entreprises aient empêché presque tout
le marché européen de la construction de fonctionner
pendant aussi longtemps et sur un produit aussi vital que l'acier.
Elles ont pratiquement créé
une situation d'économie planifiée, a-t-il fait remarquer.
La Commission dit n'avoir aucune sympathie pour les
cartellistes ; les récidivistes feront face à des
amendes encore plus sévères. Les déclarations
d'incapacité de paiement des amendes ne seront acceptées
que s'il est prouvé que les amendes pousseraient une entreprise
à la faillite, ce qui est chose rare même
dans les conditions difficiles actuelles, note la Commission.
Pendant ces 18 années, affirme la Commission, les
entreprises ont fixé les prix et les quotas, se sont
partagés les clients et ont échangé des
informations commerciales délicates.
De plus, elles ont surveillé les arrangements sur
les prix, les clients et les quotas par le biais d'un système de
coordonnateurs nationaux et de contacts bilatéraux. Selon la
Commission, les entreprises impliquées dans le cartel se
réunissaient dans des hôtels partout en Europe
habituellement en marge des rencontres
officielles des représentants du commerce et elle dit
détenir la preuve qu'il y a eu au moins 550 rencontres de ce
genre.

Lettres à la rédaction
La Fête nationale du Québec à Montréal et le
G20
à Toronto
Non à l'impunité de la police et
à la militarisation des espace publics !
Le soir du 24 juin, je suis allée avec des amis
au spectacle de la Fête nationale qui avait lieu au parc
Maisonneuve à Montréal. Il y avait des milliers de
personnes qui se rendaient au spectacle : des familles, des
jeunes, des personnes plus âgées, des gens de partout. Les
gens avaient congé et voulaient célébrer
ensemble cette fête. La rue Sherbrooke avait été
bloquée entre Pie IX et Viau afin de permettre aux gens de
circuler librement...
Librement ? C'était plutôt une mise en
scène d'intimidation. Il y avait là des dizaines de
policiers, qui sortaient d'un peu partout par groupe de 5 ou 10,
armés de leur matraque et leur pistolet. Il y avait là
l'anti-émeute, des policiers à cheval avec leur casque de
Darth Vader, leur gilet pare-balle, des paniers
à salade et des chars de flics en quantité industrielle.
C'est sans compter les hélicoptères qui survolaient
l'événement toute la soirée, des flics avec leurs
chiens, les agents mal déguisés en civil, etc.

À la
manifestation du 1er juillet à Montréal contre la
violence policière du G20 à Toronto
|
Une ambiance de fête vous me direz ? Nous
nous sommes dits : sommes-nous au G20 ? On n'était non
pas en zone protégée mais en zone surveillée.
Près de Sherbrooke et Pie-IX, j'ai été
témoin d'une chasse aux jeunes. Il y avait trois policiers
à cheval qui encerclaient la scène, trois policiers
qui faisaient circuler les gens et plus à l'arrière deux
jeunes qui venaient d'être plaqués au sol avec chacun sur
eux trois policiers armés. Un des jeunes criait qu'il n'avait
rien fait. C'était un jeune de peut-être 15 ou 17 ans, que
3 gros flics avaient immobilisés, plaqués au sol. J'ai
demandé à haute voix : mais
qu'est-ce que c'est que cela ? Que se passe-t-il ? Une flic
m'a répondu avec arrogance : savez-vous au moins madame ce
qu'il a fait, le savez-vous ? Quelle réponse ! J'ai
répondu que je m'en foutais, que ce n'était tout
simplement pas une manière de traiter un jeune : les
chevaux
qui encerclent pour cacher la vue à la foule, les flics dessus.
Puis le bon flic s'est approché de moi pour me tirer à
part : venez madame, je vais vous expliquer. J'ai refusé et
j'ai dit que je quittais, choquée. Ce à quoi la flic m'a
lancé avec arrogance ; tant mieux ! ! Alors dans
une situation
d'impunité, d'atteinte et d'abus à la
sécurité d'un jeune, vers qui puis-je me tourner ?
Qui assure la sécurité et l'assurera ? Les policiers
qui sont là le sont pour intimider, questionner, faire circuler;
ils ne sont pas là pour la sécurité.
Plus loin, j'ai retrouvé mes amis qui
m'attendaient. Les flics étaient passés les voir pour
leur demander de circuler. Puis, il y a eu les quatre
« chekpoints », comme en Palestine, où on
nous fouille, où on fouille sacoches et sacs à dos pour
savoir je ne sais quoi. En blague, quelqu'une a lancé que
bientôt il faudra un visa pour passer.

Montréal
le 1er juillet 2010
|
Les années précédentes, il y avait
bien des cadets, des jeunes qui vérifiaient qu'on ne rentrait
pas quelques bouteilles, des ambulanciers, des policiers, mais
l'ambiance était à la fête, pas à
l'intimidation. Ces événements soulèvent de
nombreuses questions. On se demande qui mettre en alerte, aviser, vers
qui se
tourner pour dénoncer cette policiarisation/militarisation de la
vie publique ? Une situation dangereuse est en train de se
créer : 200-300 policiers avec leurs chevaux, teasers,
matraques, et pistolets ont le pouvoir de terroriser et intimider 200
000 personnes venues fêter. Cette petite poignée ont le
pouvoir
de traiter des jeunes, qu'ils aient fait quelque chose ou non, comme
des criminels, des bêtes sauvages qu'on écrase et
méprise.
Les 25 et 26 juin, nous étions témoins de
la résistance des Torontois et de gens de partout au Canada au
G8/20, à l'agenda antipeuple de ces sommets. Nous avons aussi
été témoins de la répression massive de
l'expression de points de vue. Nous avons été
témoins de cette brutalité, de la militarisation de
l'espace
public, de l'impunité de la police et du prétexte de la
légalité pour justifier ce spectacle révoltant.
Aux dernières nouvelles, plus de 1 000 personnes courageuses
avaient été arrêtées. Ce qui se passe, c'est
qu'on est en train de banaliser et de normaliser l'impunité,
l'arbitraire, les exercices de contrôle de foule, comme
le G20 qui banalise et justifie la militarisation des villes pour la
protection des pires bandits du monde et qui tente de jeter le
discrédit sur les forces populaires en les associant à la
« violence ». De l'autre côté, les
policiers, forces de l'ordre et les leaders représenteraient la
« sécurité » et
la « démocratie ». Lors de cette
soirée du 24 juin, à plus petite échelle, on
associait les mots « contrôle » à « sécurité
publique » et « jeunes » à « faiseurs de trouble ».
Par ces événements de la vie et de la
lutte de tous les jours, malgré la perte d'innocence, nous
voyons que notre sécurité à nous ne viendra que de
notre résistance et de notre lutte pour l'affirmation de nos
droits.
Une lectrice à Montréal

Harper et le SCRS sont les vrais
agents étrangers au Canada
Le 22 juin, le directeur du Service canadien du
renseignement de sécurité (SCRS), Richard Fadden, a
déclaré que des gouvernements étrangers se sont
infiltrés dans la politique canadienne et que des ministres de
deux provinces sont sous le contrôle de gouvernements
étrangers. Oui, M. Fadden, les impérialistes
américains ont depuis longtemps infiltré la politique
canadienne et le gouvernement Harper; et plusieurs politiciens
provinciaux, par exemple ceux qui servent les monopoles
étrangers du pétrole en Alberta, agissent certainement
à la solde de l'impérialisme américain.
Harper et ses acolytes ne font pas de mystère sur
leur soumission et claironnent fièrement leur allégeance
chaque fois que les États-Unis suppriment les droits des peuples
dans le monde. Cela inclut le soutien aux États-clients comme
Israël lorsqu'ils commettent des crimes tels que les attentats
contre le peuple
palestinien. Comment une obéissance si éhontée
à des puissances étrangères peut-elle être
autre chose que le fait d'un agent étranger ?
Bien sûr, M. Fadden, le SCRS et le gouvernement
Harper ont leur propre définition d'« agent
étranger » : tous ceux qui n'appuient pas
l'impérialisme américain. En fait, la marque d'un
« patriote » selon Harper est l'appui
inconditionnel aux politiques de soumission abjecte aux
États-Unis. Mais la majorité des Canadiens s'opposent
à l'impérialisme américain. Les derniers sondages
montrent que la majorité d'entre eux s'opposent à
l'utilisation des troupes canadiennes pour appuyer l'agression en
Afghanistan. Selon M. Harper, cela signifierait que la majorité
des Canadiens sont des agents
étrangers ! Il n'est pas étonnant que son
gouvernement soit de plus en plus tenté de criminaliser la
dissidence, par exemple en attaquant les manifestants lors des
récentes conférences du G8/G20 ou en qualifiant de
« crime haineux » toute critique d'Israël,
une autre puissance étrangère dont il est
ouvertement l'agent.
Il est ridicule que le directeur du SCRS soit l'auteur
d'accusations sur des agissements à la solde de pays
étrangers au Canada. La mission principale du SCRS est de
protéger le gouvernement Harper, ses maîtres
américains et les autres États dominés par les
États-Unis. La mission principale du SCRS est de protéger
les agents étrangers et les gouvernements sous leur
contrôle, et c'est exactement ce que fait M. Fadden avec sa
sortie contre des « agents étrangers ».
C'est sans compter l'activité d'espionnage et de subversion du
SCRS contre les citoyens canadiens, comme les écoutes
téléphoniques, l'utilisation d'agents
pour acheminer de l'argent à des organisations
néo-nazies, la fabrication de complots, la
« fuite » d'information délicate
auprès des puissances étrangères comme les
États-Unis et Israël et ainsi de suite.
Il n'est pas étonnant que M. Harper soit si
acharné à tenir les sommets du G8/G20 au Canada et qu'il
ait dépensé plus de un milliard dollars pour les
protéger contre la colère du peuple. Le G8/20 est une
organisation des pays les plus puissants et ceux qui y sont
annexés, comme le Canada. Il représente tout ce
que Harper admire et tout ce que les Canadiens abominent. Nous
continuerons de résister au gouvernement Harper et à tous
ceux qui exercent le pouvoir à la solde de l'impérialisme
étranger. Les peuples du monde ne renonceront pas à leur
désir de bâtir des nations et des économies
indépendantes et d'être maîtres
de leur destin, contre l'ingérence étrangère et
les agents de puissances étrangères qui détiennent
le pouvoir chez eux.
Un lecteur d'Edmonton

Cuba
Le bras droit du terroriste Posada
Carriles capturé au Venezuela
Le président vénézuélien
Hugo Chavez a annoncé le 2 juillet que le fugitif salvadorien
Chavez Abarca, le bras droit du terroriste Luis Posada Carriles et
organisateur de plusieurs bombardements à Cuba, a
été capturé au Venezuela. Il a été
capturé lors d'une opération de renseignements dans la
nuit du 1er juillet
alors qu'il cherchait à entrer au Venezuela.
Dans un discours au Palais présidentiel de
Miraflores, le président a expliqué que Chavez Abarca a
été détenu à l'Aéroport
international Simon Bolivar puis transporté aux quartiers
généraux des Services de renseignements
bolivariens pour y être interrogé.
Abarca, dit « El Panzon » (le
ventru), était sur la liste des terroristes recherchés
par Interpol à cause de sa participation à une
série de bombardements à Cuba dans les années 1990.
À l'occasion de sa capture, le président
Chavez s'est demandé ce qu'Abarca venait faire au Venezuela et
il a ordonné qu'on découvre l'identité de
quiconque était censé le recevoir.
« Qu'est-ce que
Chavez Abarca venait faire au Venezuela ? Qui
l'attendait ? », a demandé Chavez. Il a
ajouté qu'il serait livré à l'Interpol afin
d'être transféré à Cuba, qui a
demandé son arrestation.
Le président Chavez a dit trouver étrange
« qu'un terroriste de son envergure » soit apparu
au Venezuela en plein pendant les préparatifs des
élections législatives de septembre.
Qui est Chavez Abarca ?
Chavez Abarca a été détenu pendant
deux ans au Salvador en tant que dirigeant d'un réseau de vols
de voitures mais il n'a jamais été accusé des
autres crimes internationaux pour lesquels il était
recherché.
Un juge l'a libéré le 28 octobre 2007 et
il n'a jamais eu à répondre de ses activités
à titre de complice de Luis Posada Carriles dans une vague de
bombardements sur lesquels les tribunaux salvadoriens n'avaient jamais
fait enquête.
Dans les années 90, il a été
impliqué dans le trafic de drogues, la vente d'armes et le
trafic de fausse monnaie au Guatemala.
Le 12 avril 1997, il a fait détonner une bombe
C-4 de 600 grammes dans une salle de bains de la discothèque
Aché de l'Hôtel Meila Cohiba de La Havane. Le 30 avril, il
a fait détonner une bombe C-4 de 410 grammes placée dans
un vase ornemental
du quinzième étage du même hôtel.
Le 24 mai, alors que Chavez Abarca était au
Mexique, une bombe a explosé dans l'entrée des bureaux de
l'entreprise Cubanacan dans la capitale mexicaine.
Le président Hugo Chavez a fait remarquer que
cela fait maintenant plus de cinq ans que le gouvernement du Venezuela
a présenté une requête formelle au gouvernement des
États-Unis pour l'extradition de Posada Carilles, un ancien
agent de la CIA responsable du bombardement, entre autres crimes, d'un
avion
civil cubain le 6 octobre 1976 qui a causé la mort de 73 civils.
Posada Carriles est en liberté aux
États-Unis et il fait face uniquement à des accusations
mineures sur des questions d'immigration. Les États-Unis n'ont
pas répondu à la demande d'extradition du Venezuela.

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