Une manifestation a été convoquée
devant le poste de police de Windsor le 30 juin pour informer la
communauté des activités criminelles de l'État
canadien durant les protestations contre le G8/20 à Toronto et
pour montrer que les citoyens ne se laisseront pas intimider et
réduire au silence. Des gens qui avaient participé aux
actions de Toronto
ont raconté leur expérience et parlé des
violations des droits par les policiers. Les participants ont
scandé : « Nous refusons de nous taire !
Nous refusons de nous laisser intimider ! » et
« G8-G20 : Ils sont une poignée, nous sommes la
multitude ! » Profitant de la présence des
caméras de
télévision, les manifestants n'ont pas
hésité à exprimer leur ressentiment à
l'endroit des médias monopolisés qui ont tout fait pour
justifier la criminalisation de la dissidence et qui ne viennent que
pour capter quelques clips sonores. Une participante a dit à un
journaliste qu'il devrait se demander pourquoi, selon lui, les gens ne
veulent plus parler
aux médias.
Pour le comble, des
policiers en civil ont filmé et photographié les
participants à la manifestation, une autre méthode pour
intimider et décourager l'expression des opinions.
Pour donner
à la communauté l'occasion de prendre position contre les
violations des droits durant les sommets du G8/20, des résidents
de Windsor qui avaient participé aux protestations de Toronto
ont convoqué une assemblée publique pour dimanche le 4
juillet à 19 h pour entendre des témoignages, discuter
des enjeux et planifier d'autres
protestations. L'assemblée est organisée par Windsor Drop
Fees Coalition et parrainée par le local 195 du syndicat des
Travailleurs canadiens de l'automobile. Pour plus d'information :
drop.fees.windsor@gmail.com.

Déclarations
Non au G8/G20! Exigeons la libération
de tous les détenus du G20!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec, le 1er juillet 2010 -
Le Parti marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ) joint sa voix à celles des milliers de personnes qui
manifestent aujourd'hui contre les méthodes de Gestapo
utilisées contre les manifestants au G8/20 à Toronto, la
brutalité, l'impunité et les plus de 900 arrestations qui
ont eu lieu. Le PMLQ donne son plein appui à la manifestation de
solidarité
organisée par la CLAC (Convergence de luttes anti-capitalistes),
un des groupes organisateurs du contingent du Québec qui a
participé aux actions contre le G8/G20. La manifestation est
organisée pour dénoncer la brutalité
policière dont ont été victimes les milliers de
manifestants qui ont courageusement défié et
dénoncé le G8/G20 dans un climat
de chaos et de peur créé par la police, le gouvernement
et les médias monopolisés. Honneur à tous ces
manifestants qui ont défendu le droit de conscience, de
dissidence, d'assemblée, de liberté de parole et les
droits de tous !
Le PMLQ dénonce les médias
monopolisés qui ont joué un sale rôle dans
cette hystérie pour alimenter et entretenir le climat de peur et
d'hystérie avec les plus de 20 000 policiers de tout genre
armés jusqu'aux dents pour blâmer les manifestants tout en
rapportant avec excitation et détachement les rencontres du G8
et du G20 des pires
criminels de guerre de la terre. Après avoir contribué
à la confusion et à la désinformation, du jour au
lendemain les sites de médias ont déjà
tourné la page, « business as usual »,
c'est déjà le silence sur ce qui vient de passer à
Toronto.
Et que fait le gouvernement du Québec de Jean
Charest aujourd'hui ? A-t-il pris position pour dénoncer
cette brutalité et exiger la libération des prisonniers
du Québec et de tous les prisonniers dont les droits ont
été bafoués dans le centre d'incarcération
de Toronto ? Absolument pas. C'est le silence total. Pendant que
des
participants ont été victimes de la violence
policière, Jean Charest a gardé le silence et est
maintenant parti en mission en France sans avoir pris publiquement
position. Honte au gouvernement québécois.
Le PMLQ lance l'appel aux travailleurs et au peuple du
Québec à appuyer fermement tous les manifestants et
activistes, à dénoncer la logique fasciste des attaques
préventives contre ceux qui défendent nos droits.
Exigeons que les mandats d'arrêts soient annulés, les
prisonniers relâchés et les casiers judiciaires blanchis
de toute
accusation !

L'Alliance de la fonction publique
du Canada dénonce la brutalité policière
- Le 30 juin 2010 -
Les arrestations massives, les détentions
arbitraires et l'abus de pouvoir sont des affronts à la
démocratie
Samedi dernier, le 26 juin, 25 000 personnes, dont des
membres de l'AFPC, ont participé au rassemblement contre le
G-20, à Toronto.
L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
condamne l'arrestation massive de manifestants pacifiques durant le
Sommet du G-20, à Toronto. Le syndicat réclame, à
l'instar d'autres acteurs de la société civile, une
enquête publique sur les agissements des policiers en fin de
semaine.
Samedi dernier, le 26 juin, 25 000 personnes, dont des
membres de l'AFPC, ont participé au rassemblement contre le
G-20, à Toronto. Malgré l'atmosphère
généralement paisible qui régnait, plus de 900
personnes ont été arrêtées samedi et
dimanche, sous prétexte d'appréhender un petit groupe de
vandales.
L'AFPC préconise la non-violence et les
manifestations pacifiques. Et comme des milliers de Canadiennes et
Canadiens, elle juge que les policiers ont employé une force
excessive en fin de semaine.
Des journalistes, tant des médias traditionnels
que citoyens, ont d'ailleurs rapporté que des gens avaient
été enfermés dans des cages, que des policiers
avaient tiré des balles de caoutchouc et que des policiers
à cheval avaient foncé sur les manifestants. Les forces
policières ont aussi attaqué les personnes qui, dimanche
matin, s'étaient réunies devant le centre de
détention temporaire sur l'avenue Eastern dans l'espoir d'avoir
des nouvelles de leurs proches.
Parmi les personnes qui ont été
arrêtées, on retrouve des jeunes, écroués
sans motif valable, et des journalistes dûment
accrédités. Leurs témoignages sont
extrêmement troublants : conditions de détention
inhumaines, allégations de fouilles à nu, menaces de
violence, sévices sexuels, privation d'eau et de
nourriture et accès limité aux médicaments et aux
soins médicaux.
Quelques jours avant le sommet, on a appris que le
gouvernement ontarien avait adopté en catimini un décret
autorisant les policiers à fouiller et arrêter toute
personne qui s'approchait à moins de cinq mètres des
clôtures de sécurité entourant le site du sommet
à Toronto. Hier, le gouvernement et Bill Blair, le
chef de police de Toronto, ont admis qu'ils avaient menti et qu'aucune
loi en ce sens n'existait.
« Nous avons été
témoins, cette fin de semaine, de l'érosion des
libertés civiles. Et comme syndicaliste, je trouve ça
très inquiétant », a déclaré
John Gordon, le président national de l'AFPC. « La
liberté d'expression et le droit de réunion pacifique
sont protégés par la Charte canadienne des
droits et libertés. Personne ne devrait avoir peur de policiers
qui sont censés les protéger. »
Amnistie Internationale et l'Association canadienne des
libertés civiles ont également dénoncé la
violence policière durant le G-20. De concert avec ces deux
organismes, l'AFPC exige que les services policiers de Toronto ainsi
que les gouvernements Harper et McGuinty soient tenus responsables des
abus commis
par les policiers au cours de la fin de semaine.
L'AFPC représente plus de 172 000 membres partout
au pays, dont 130 000 travailleuses et travailleurs du secteur public
fédéral. Le syndicat condamne non seulement la
brutalité policière survenue lors du Sommet, mais aussi
les soi-disant « mesures
d'austérité » mises de l'avant par le G-20.
« On voit déjà les effets d'une
telle stratégie politique au Canada, explique Gordon. Le
gouvernement a éliminé des emplois à Postes
Canada, à la Commission canadienne des droits de la personne, au
Musée des beaux-arts et à Citoyenneté et
Immigration Canada, entre autres. »
« C'est dévastateur pour les petites
localités comme Antigonish et pour les régions où
l'on trouve de fortes concentrations de fonctionnaires, comme
Ottawa-Gatineau. Les communautés ont besoin de résidants
qui ont de bons emplois, qui soutiennent les commerçants locaux
et qui élargissent l'assiette fiscale
de la municipalité, ajoute-t-il. Le G 20 et le gouvernement
Harper font fausse route.

Les étudiants demandent une revue
indépendante des mesures de sécurité
- Le 29 juin 2010 -
Les représentants des 150 000 étudiants
universitaires de Toronto s'unissent pour demander une revue
indépendante de la brutalité policière et des
affronts faits aux libertés civiles lors du G20.
Aujourd'hui, les étudiants s'unissent pour
demander une revue indépendante de la sécurité
lors du G20 en réponse à la présence de la
sécurité ce week-end qui a abouti à
l'intimidation, la brutalité, et aux arrestations de masse par
la police. Les tactiques de la police sont sans précédent
et sapent les droits humains
fondamentaux et les libertés garanties par la Charte des droits
et libertés qui permet aux gens de se réunir, de
manifester pacifiquement et d'exprimer leurs points de vue.
Les dirigeants des associations étudiantes se
sont dits préoccupés par la brutalité
policière infligée à la ville et aux
résidents, en notant qu'il y a une nette différence entre
la désobéissance civile et la destruction violente de la
propriété. Le dimanche 27 juin, lorsque des
représentants des associations étudiantes se
sont rendus au centre de détention pour exprimer leur
solidarité en réponse à des arrestations de masse
et d'intimidation générale par la police, en organisant
une manifestation publique pacifique, ils furent attaqués et
directement témoins du recours à la force brutale, y
compris l'usage de balles en caoutchouc et de
bombes fumigènes.
Les étudiants ont une fière tradition
d'activisme dans les rues de Toronto pour exprimer leur
désaccord sur une variété de sujets et nous ne
devrions pas avoir à vivre dans la crainte d'être
attaqués ou confrontés aux représailles violentes
de la police pour le simple fait de se tenir debout en faveur de la
justice.
Ce week-end dernier, la sécurité des
dirigeants du monde a supplanté le droit de manifester
pacifiquement à plusieurs rues du lieu du sommet et en tant que
représentants des étudiants, nous rejetons ce type
d'interaction et de système qui a supplanté les droits du
peuple.
Tout aussi préoccupant est l'agissement du
premier ministre McGuinty et du gouvernement libéral de
l'Ontario qui ont unilatéralement mis en oeuvre une nouvelle loi
qui prive les Torontois de leur droit aux libertés
fondamentales. Cette loi est entrée en vigueur et a donné
à la police un mandat de réagir de façon
excessive et piétiner nos droits démocratiques.
Avec plus d'un milliard de dollars consacrés
à la sécurité, des centaines de personnes
incarcérées dans un centre de détention et de
nombreuses questions laissées sans réponse, les
étudiants se joignent à l'appel d'Amnistie internationale
pour exiger une revue indépendante des mesures de
sécurité.
Nous demandons au gouvernement canadien et au
gouvernement de l'Ontario de coopérer à la mise sur pied
d'une revue indépendante des mesures de sécurité
qui ont été mises en place pour les sommets du G8 et du
G20. La revue devrait inclure la possibilité de participation du
public et les résultats devraient
être rendus accessibles au public. Entre autres questions, la
revue doit tenir compte de ce qui suit :
- l'impact des mesures de sécurité, y
compris l'usurpation de nos droits humains et civils, notamment les
libertés d'expression et de réunion ;
- la façon dont les opérations de police
et de sécurité et l'utilisation de dispositions
légales telles que la Loi sur la protection des ouvrages
publics ont eu des répercussions sur les droits de milliers
de personnes vivant, travaillant et opérant des entreprises
à l'intérieur et à proximité de la zone de
sécurité
du G20 ; et
- la façon dont les personnes qui ont
été détenues, arrêtées et
emprisonnées ou se sont vues priver de leurs libertés et
droits fondamentaux.

Le Réseau de mobilisation communautaire
de Toronto condamne la campagne de relations
publiques du chef de police Bill Blair
- Le 30 juin 2010 -
La conférence de presse tenue mardi
le 29 juin à Toronto par le chef de la police de Toronto, Bill
Blair,
est la suite de la campagne de relations publiques par le service de
police pour réduire au silence et criminaliser ceux qui parlent
contre
le G20 et le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto
(TCMN). Sa
tentative de diaboliser les
manifestants est pour détourner l'attention sur la
manière dont la
police a brutalisé les gens et a ignoré les droits
humains fondamentaux
lors des mobilisations de masse de dizaines de milliers de personnes la
semaine dernière. Comme l'auteure Naomi Klein l'a dit hier soir
au chef
de la police lors d'un rassemblement de solidarité avec les
détenus
en prison ; « Arrêtez de jouer à ce petit
jeu politique de relations
publiques avec la vie de nos amis et libérez-les. »
Des milliers de personnes à Toronto et d'autres
communautés se sont
réunies dans les rues parce qu'ils sont en colère et
frustrées par les
politiques du G8/G20 qui infligent la violence à des millions de
personnes ici et partout dans le monde. Le G20 et leurs partenaires
institutionnels du Fonds monétaire international et de la Banque
mondiale
ont créé et mis en oeuvre des mesures économiques
nuisibles qui
favorisent le profit des riches aux dépens de la vie des pauvres
et des
marginalisés. L'étiquetage du Réseau communautaire
par le chef Bill
Blair, comme une organisation violente, ne peut pas cacher la
façon
dont les services policiers de Toronto et leurs partenaires dans le
Groupe
intégré de sécurité ont fait preuve d'abus
de pouvoir et d'incompétence.
Ce que les gens de Toronto et les gens partout dans le
monde ont vu
samedi et dimanche, c'est la brutalité aveugle combinée
à
l'intimidation aux mains de la police. Mais ce traitement et ces
tactiques n'empêcheront pas les gens de dénoncer
l'injustice, qu'elle
soit perpétrée par les politiques du G8/G20 ou par la
police locale.
Le TCMN est un réseau composé de plusieurs
personnes dont beaucoup
sont des organisateurs communautaires travaillant quotidiennement
auprès des jeunes, pauvres et des communautés
marginalisées. Ces gens
sont en colère face aux politiques du G8/G20 qui créent
l'injustice
sociale et la destruction de l'environnement dans leurs
communautés et ailleurs. En tant que réseau
diversifié, il reconnaît
que les gens sont autonomes et décideront eux-mêmes
comment ils
expriment et communiquent cette frustration.
La police a tout fait pour criminaliser la dissidence
légitime et se
livre à une désinformation intentionnelle concernant les
manifestants.
Le Réseau exige que ceux qui font face à des accusations
doivent être
traités comme des êtres humains ayant droit à un
procès équitable et
soient libérés.

Lettres à la rédaction
Nous ne «tournerons pas la page»
sur le hooliganisme de l'État!
Plus on prend connaissance de l'ampleur des
brutalités et des illégalités commises contre les
gens lors du G-20, plus il est difficile de trouver les mots pour dire
les sentiments qu'elles font naître vis-à-vis ces hommes
dits « politiques » qui déclenchent une
telle inhumanité contre hommes et femmes,
en particulier nos jeunes, et ce, au nom de grandes
« valeurs » ronflantes. En plus, le message
central des déclarations de ces « sommets
sociaux » indique que c'est ce que ces
« dirigeants » réservent à tous les
collectifs et même à des pays entiers, si ces derniers ont
d'autres
plans pour l'avenir que les plans destructeurs et inhumains des grandes
puissances. L'heure n'est pas à « tourner la
page », ni d'émettre une quelconque
déclaration cherchant à se dissocier « de
toutes formes de violence ». La bête est à la
porte, et il faut s'en occuper.
Une lutte se mène à l'instant même
juste pour rétablir les faits, des faits qui établissent
sans ambiguïté qui déchaîne la violence contre
qui. Les faits sont comme ça. La vérité n'est pas
bicéphale. Il faut démystifier les manipulations qui
veulent faire croire que 1 000 personnes ont été
arrêtées parce qu'elles étaient
associées à une auto patrouille vandalisée !
Ça suffit !
Le réflexe spontané qui fait dire
« s'il s'est fait arrêter, il doit avoir fait quelque
chose » ne tient vraiment plus face à
l'expérience vécue et chronique d'arrestations
arbitraires, de blessures infligées par des chevaux
utilisés lors des manifs, les gaz lacrymogènes, les coups
de matraques, sans parler
des perquisitions, des arrestations dites
« préventives », d'enlèvements purs
et simples de personnes, toutes des activités aussi
illégales les unes que les autres.
L'État cherche à créer la division
parmi ceux qui s'opposent à ces politiques
néolibérales, que ce soit au pays ou à
l'étranger. Quelqu'un peut penser, j'étais à cent
lieux des événements, qu'est-ce qu'on peut me
reprocher ? Mais voilà que par extension et par
« association », le but visé est de
discréditer toute opposition en prêtant des
« intentions violentes » à toute
opposition, aussi « légitime » soit-elle.
Par exemple, article du journal Le Droit décrit
comment le fils du maire de Gatineau fut arrêté au G-20.
Le jeune homme y décrit ses conditions de détention ainsi
que les circonstances de son arrestation, qui confirment
entièrement les compte-rendus publiés dans les pages du Marxiste-Léniniste.
Le titre de la conclusion de cet article est :
« Pas à ses premières frasques ».
Selon le Petit Larousse, une
« frasque » est un écart de conduite.
Quels sont ces « écarts de conduite » tels
que décrits par le journaliste ? « À la
veille de son départ
pour le G20, il a défendu ses positions antimondialistes au
moyen de lettres publiées dans Le Droit et Le
Devoir. Il est aussi associé à Réseau
vigilance Outaouais, un regroupement d'organisations communautaires et
syndicales. » On peut mieux comprendre que si écrire
des lettres et être membre d'un regroupement d'organisations
communautaires et syndicales est un « écart de
conduite », que dire du fait d'avoir un foulard autour du
cou ou d'être vêtu de noir ? ! Ainsi, comme le
déclare le communiqué du G20, quiconque s'organise, fait
partie d'un collectif
dont le but est de défendre des droits sociaux ou
d'émettre des opinions politiques autres que celles
dictées par ces hommes qu'on dit
« politiques » qui détiennent le pouvoir,
alors tout le monde est déclaré suspect et susceptible de
voir ses droits les plus fondamentaux suspendus à tout moment.
Deux choses s'imposent. 1) « Tourner la
page » ne marche pas quand les hooligans qu'on appelle
communément « les gardiens de la paix »
poursuivent leurs actes illégaux au nom de défendre un
État qui défend un « état de
droit » qui nie le droit à l'existence du peuple.
2) Nous devons exposer et dénoncer ces tactiques
léguées par la Gestapo, tout en déclarant que nous
ne laisserons aucune section de la société se faire
traiter de la sorte et que nous nous tenons comme les doigts de la
mains à la défense des droits de tous !
Un enseignant de l'Outaouais

La résistance est un droit
Quelques jours avant la manifestation du G20, je n'avais
pas encore décidé si j'allais y participer. C'est
très tranquille où je vis. Mais plus j'entendais parler
des préparatifs « high tech » des forces
policières et des armes d'intimidation, des nouveaux pouvoirs
d'arrestation et de saisie et du nombre
sans précédent de voyous en uniforme qu'on
s'apprêtait à déployer, plus j'avais envie de me
rendre à Toronto pour rejoindre mes frères et soeurs dans
les actions de protestation. Il ne faut pas laisser passer ces menaces
et ces tactiques d'intimidation.
J'ai vu qu'il y avait un grand esprit de
solidarité parmi les manifestants. Les bannières, les
pancartes et les drapeaux exprimaient très bien les vrais enjeux
de ces sommets.
Ce qui s'est produit samedi et dimanche est
entièrement la faute des autorités policières,
fédérales et provinciales avec leurs provocations et
grands déploiements des semaines à l'avance.
Les médias monopolisés jouent un
rôle méprisable à répandre ces provocations.
Ils ont fait la sourde oreille aux messages sur les questions de
justice sociale, de santé, d'éducation et de travail,
tout comme les chefs du G20.
Le G20 et les actions policières étaient
un exercice de pouvoir pur et simple, rien à voir avec la
sécurité. Il faut s'y opposer par tous les moyens.
Une illustratrice

Voilà la démocratie canadienne à
l'oeuvre,
ce n'est pas une aberration
Maintenant que les faits commencent à sortir au
sujet de la violence de la police et du centre de détention
« Torontonamo », on commence à voir toute
l'ampleur de l'État policier à l'oeuvre à Toronto
durant les manifestations contre le G20. Il faut une enquête
publique sur ce qui s'est passé.
Suite aux agissements illégaux de la GRC lors des
manifestations contre l'APEC en 2005, l'État canadien avait tenu
une enquête. Mais les violations des droits lors de
manifestations n'ont pas cessé pour autant. À Windsor,
durant la rencontre de l'Organisation des États
américains, la ville au complet a été
militarisée
et beaucoup de personnes ont été arrêtées
sans raison. Il n'y avait pas eu de vandalisme mais les gens ont
été arrêtés quand même. Puis à
Québec il y a eu des arrestations massives et encore durant le
Sommet des Amériques à Kanasaskis et à Montebello
et ce n'est pas d'hier qu'on assiste à la criminalisation des
revendications des Premières Nations au Canada qui
réclament la reconnaissance de leurs droits ancestraux. Et la
liste continue...
Les agissements de l'État canadien à
Toronto ne sont pas une aberration, quelque chose qui se produirait
normalement ailleurs qu'ici, c'est la démocratie canadienne
à l'oeuvre. Lorsque les citoyens prennent position à la
défense de leur droit de décider de leur avenir, ils se
heurtent à la violence et à la criminalisation
de la dissidence. Il faut certainement une enquête sur ce qui
s'est produit à Toronto. Mais ces enquêtes ne doivent pas
servir à cacher les vrais problèmes et la crise du
système politique canadien, le besoin de renouveau
démocratique au Canada. Si on ne permet pas que l'enquête
aille au fond des choses, elle ne servira
qu'à saper le mouvement populaire pour le renouveau
démocratique et le progrès.
Un étudiant de Windsor