Le Marxiste-Léniniste

Numéro 111 - 25 juin 2010

G8/20

Non à la brutalité policière et
à la criminalisation de la dissidence !


Toronto le 23 juin 2010. (Oren Zev/Activestills)

CALENDRIER D'ACTIVITÉS

G8/20
Non à la brutalité policière et à la criminalisation de la dissidence !
Condamnons les attaques du gouvernement Harper contre les femmes
Manifestation pour la justice pour les sexes

Sommet populaire de Toronto
Destruction brutale par les monopoles miniers canadiens en Amérique centrale
Solidarité avec les travailleurs mexicains

60e anniversaire de la guerre de Corée
Ne touchez pas à la Corée ! - Déclaration du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)

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G8/20

Non à la brutalité policière et
à la criminalisation de la dissidence !

Le Marxiste-Léniniste dénonce la répression d'État et la brutalité policière contre les activistes sociaux et politiques qui manifestent contre les sommets du G8/20 à Toronto. C'est un signe de l'approfondissement de la crise d'illégitimité politique des cercles dirigeants au Canada et à l'étranger quand non seulement les revendications du peuple sont laissées de côté, mais que cela se fait en recourant à la brutalité policière, aux détentions arbitraires et à la menace de violence déchaînée, avec l'érection de clôtures et le déploiement d'armes offensives, comme les canons sonores et les canons à eau, par l'appareil de sécurité.

Mercredi après-midi, le Comité du mouvement de défense et le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto ont tenu une conférence de presse au quartier général de la police sur la rue College à Toronto. Dans un communiqué conjoint, ils notent qu'au cours des deux derniers jours la police de Toronto a effectué au moins 12 détentions illégales et soumis beaucoup de simples citoyens à des fouilles sans raison. On cible les gens sur la rue en se basant sur les apparences et on cible les organisateurs et activistes.

« La police viole toutes les lois, des gens sont détenus et harcelés sans cause », dit Irina Ceric du Projet juridique du Comité du mouvement de défense, qui a formé une centaine d'observateurs juridiques et les a déployés dans toutes les actions entourant le sommet.

Par ailleurs, l'Association canadienne pour les libertés civiles (ACLC) et le Congrès du travail du Canada étaient devant les tribunaux mercredi matin pour demander une injonction contre l'utilisation des canons sonores durant les manifestations. La police de Toronto a fait l'acquisition de canons sonores qui, utilisés à pleine capacité, peuvent occasionner des conséquences physiques à long terme pour les manifestants et le public. La Police provinciale de l'Ontario en a également acheté trois. La GRC en possède plusieurs, bien qu'elle ait donné l'assurance trompeuse que l'arme ne sera pas utilisée durant les sommets. Suite aux protestations que cette arme a soulevé dans la population, les corps policiers prétendent maintenant qu'ils vont s'en servir uniquement pour diffuser des messages pré-enregistrés à l'attention des manifestants.

Les canons sonores pouvant émettre jusqu'à 150 décibels, ces armes peuvent facilement devenir préjudiciables, dit l'ACLC dans un communiqué. « En comparaison, un Boeing 747 au décollage produit entre 130 et 140 décibels, à une distance de plusieurs dizaines de mètres ; les tympans peuvent rompre à partir de 160 décibels. » Les manifestants doivent se protéger en utilisant des bouche-oreilles ou des casques protecteurs.

Dans son mémoire à la cour, l'ACLC écrit : « Les appareils acoustiques à longue portée sont des appareils "non mortels" non testés capables de causer une douleur extrême et une perte permanente de l'audition. Puisque ce sont des armes, on les appelle communément "canons sonores". Mis au point pour une utilisation en haute mer et utilisés par la suite dans des zones de guerre en Irak et en Afghanistan, les canons sonores ont récemment été déployés dans des situations urbaines pour disperser les foules et faire respecter les ordres par la douleur et l'inconfort. »

Paul Cavalluzzo de l'ACLC refuse d'accepter les fausses assurances des corps policiers. « Ils ont dit la même chose à Pittsburgh lors du dernier sommet du G20. Les policiers en situation d'émeute n'ont pas suivi les protocoles établis pour leur utilisation. »

Il a dit au juge que les directives d'emploi ne sont pas claires et que les policiers de Toronto n'ont pas été correctement formés. « Leur formation est totalement absurde, dit-il. Ils ont eu un cours de deux heures suivi d'un examen et tous les participants ont eu 100 %. »

Nathalie Desrosiers, également de l'ACLC, a fait valoir que les canons sonores provoquent des inquiétudes légitimes. « Nous craignons que s'ils sont utilisés dans une situation urbaine ils vont causer des pertes d'audition permanentes. Ce sont des armes dangereuses et elles auraient dû être approuvées comme il se doit et testées comme il se doit. »

Le Marxiste-Léniniste dénonce les explications intéressées de l'État et des corps policiers pour justifier la répression violente des protestations politiques avec des canons sonores et autres méthodes. Tout le monde sait que les messages adressés aux manifestants peuvent être transmis par mégaphones ou à l'aide de haut-parleurs ordinaires. L'utilisation de cet appareil du calibre d'une arme militaire dans le contexte de l'expression de démocratie populaire ne peut avoir pour objectif que de criminaliser la dissidence et s'inscrire dans la fascisation de l'État.

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Condamnons les attaques
du gouvernement Harper contre les femmes

Le Marxiste-Léniniste dénonce vigoureusement les attaques du gouvernement Harper contre les femmes et leurs collectifs. Depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2006, c'est devenu la marque de commerce de ce gouvernement de nommer des femmes à la Condition féminine qui ont pour toute mission de justifier les coupures de budget pour les groupes de femmes et les programmes sociaux et de bloquer la création d'un système national de garderie. Ces mesures contre le bien-être des femmes s'inscrivent dans les politiques antisociales de ce gouvernement qui ramènent la société au moyen-âge, quand les femmes étaient persécutées pour le simple fait d'exprimer leurs opinions.

Ayant institué cette offensive antisociale et anti-femme au Canada, le gouvernement Harper veut maintenant s'en servir comme tremplin au sommet du G8/20 pour encourager la régression à l'endroit de femmes partout dans le monde avec son Initiative sur la santé de la mère et de l'enfant, selon laquelle l'aide internationale des pays industrialisés aux pays en voie de développement doit « être axée sur sauver la vie des nouvelles mères et de leurs enfants ». La proposition de Harper omet tout financement en soutien aux programmes d'avortement sécuritaire. L'accès à l'avortement sécuritaire sauverait des vies, car sans cela dans bien des pays les femmes doivent recourir à des procédures de ruelles et risquer leur vie. Cette prétendue initiative pour la santé des mères est l'oeuvre d'un gouvernement qui ne donne pas sa place pour ce qui est de justifier les crimes de guerre et les autres violations du droit international par les impérialistes américains, les sionistes et les autres forces de la réaction, dont les femmes et les enfants sont très souvent les premières victimes.

Résolument opposé aux politiques anti-femme du gouvernement Harper et au caractère antidémocratique du G8/20, Le Marxiste-Léniniste salue les femmes du Canada qui luttent pour leurs droits, pour l'égalité et contre la violence, et qui font connaître leur présence durant la semaine d'actions contre le G8/20. Pour démontrer leur opposition aux politiques antisociales et anti-femme du gouvernement Harper, elles seront au premier rang de la marche de la Journée d'action de vendredi à Toronto et de la marche « Le peuple d'abord » samedi. Nous lançons l'appel à tous de se placer résolument du côté des femmes dans leurs actions contre le G8/20 et pour la réalisation de leurs revendications.

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Manifestation pour la justice pour les sexes

Plus de 80 femmes ont participé le 21 juin à un panel de discussion organisé par la Coalition ontarienne pour les cliniques d'avortement (COCA). La discussion se tenait dans le cadre de la mobilisation contre le G8/G20 sur le thème « Les attaques de Harper contre les droits en matière de reproduction au pays et à l'étranger ». En plus de la panelliste de la COCA, les panellistes représentaient l'Association canadienne pour la liberté de choix, le Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones, le Centre de santé des femmes immigrantes et un groupe d'étudiants d'universités qui s'opposent à un soi-disant groupe pro-vie aux États-Unis. La directrice de l'engagement communautaire et pour la parité du Women's College Hospital a aussi pris la parole. Des jeunes femmes de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants de même que plusieurs autres jeunes et activistes de longue date ont aussi participé à la discussion animée qui a suivi les présentations.

Les oratrices ont dénoncé l'hypocrisie de la soi-disant préoccupation de Harper pour la santé des mères et des enfants dans le monde alors que les attaques contre les femmes ont été l'une des marques de commerce de ce gouvernement. Les femmes du Canada doivent développer la lutte contre les attaques de Harper contre les droits des femmes en matière de reproduction telles qu'on les retrouve dans l'Initiative du G8 pour la santé de la mère et de l'enfant. Cela fait partie de la lutte commune des femmes du Canada et du monde pour affirmer leur droit à disposer de leur corps et leur droit à la santé, comprenant le droit de décider si et quand elles veulent avoir des enfants.

Avec son Initiative sur la santé de la mère et de l'enfant, a dit une panelliste, le gouvernement canadien s'attaque aux plus vulnérables, soit les femmes et les enfants dans les pays pauvres. Elle a dit que chaque fois qu'un gouvernement au Canada pendant les vingt dernières années s'en est pris au droit des femmes au libre choix, il a été obligé de reculer et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui le gouvernement cherche à nier ce droit par étapes en refusant de financer les services de santé liés à l'avortement à l'échelle internationale. Avoir des enfants a un impact social et économique énorme et ne pas être en mesure de contrôler combien d'enfants elles ont accroît souvent la pauvreté des femmes et de leurs enfants. De plus, avoir de nombreux enfants dans ces conditions accroît la mortalité des mères tout comme le font les avortements auxquels les femmes doivent avoir recours dans des conditions non sécuritaires, ce qui multiplie le nombre d'orphelins et rend les enfants toujours plus vulnérables.

Toujours dans le cadre des actions contre le G8/G20, des centaines de personnes ont occupé l'intersection des rues Queen et Yonge mardi après-midi et manifesté sous le thème : « Transformations civiques créatives et théâtre de rue pour la justice pour les sexes ».

Selon un rapport de Media-Co-op, les manifestants scandaient aux policiers qui avaient encerclé la manifestation : « Non à la police sexiste ! Pas de paix sans justice ! » « Nous avons une histoire de résistance à la brutalité policière et à la répression de nos corps par l'État », a dit Ro Velasquez du Réseau de résistance queer. « Nous savions que les policiers seraient en nombre aujourd'hui. Nous avons décidé de leur faire face. »

« Nous avons voulu nous joindre aux communautés qui organisent et mobilisent à Toronto et en Ontario et leur signifier notre appui et notre solidarité », a dit Jordan Roberts de la Ligue féministe pour l'agitation et la propagande de Halifax. « Nous sommes ici pour nous opposer au G8 et au G20 et un de nos messages aujourd'hui est que nous nous opposons à la présence policière à Toronto . »


(Oren Zev/Activestills)

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Sommet populaire de Toronto

Destruction brutale par les monopoles miniers canadiens en Amérique centrale


Toronto le Premier Mai 2010

Un atelier animé a eu lieu au Sommet populaire le 20 juin à Toronto à propos de l'exploitation minière canadienne et le libre-échange en Amérique centrale.

La discussion était centrée sur la dénonciation et sur comment mettre fin aux activités destructrices des monopoles canadiens exploitant en Amérique centrale, et sur le renforcement des liens entre les activistes au Canada et en Amérique centrale dans cette lutte. Naty Atz Sung, coordonnateur du CEIBA, l'Association pour le développement communautaire et la promotion au Guatemala, a parlé de la destruction de l'environnement naturel et social des monopoles canadiens, qui comprend le vol de l'eau et la criminalisation des luttes du peuple. Cette impunité comprend l'intimidation par des attaques, des viols et même des assassinats par tueurs à gages interposés. Pendant ce temps, non seulement l'État ne défend pas le peuple, il le criminalise lorqu'il tente de se défendre, allant jusqu'à porter des accusations d'usage « d'armes chimiques » pour l'utilisation de linges imbibés de vinaigre, destinés à se protéger contre les gaz lacrymogènes. Il a été souligné que l'importance de la terre pour le peuple est telle que malgré tout cela, les gens continuent de bâtir leur résistance en mobilisant leurs communautés.

James S. Hodgson, coordonnateur de programmes pour l'Église unie du Canada, a témoigné des résultats des activités destructrices des monopoles miniers canadiens pour l'environnement et la vie des peuples de communautés dans les pays d'Amérique centrale. Gus van Harten, professeur adjoint à Osgoode Hall en droit de l'investissement international, a dénoncé le diktat des monopoles miniers qui poursuivent en justice des pays sous la clause 11 de l'ALENA et d'autres traités qui empiètent sur la souveraineté nationale avec impunité. Les monopoles miniers poursuivent des pays pour « expropriation de marchés » et ne reconnaissent pas de limites à leur « droit » de faire ce qui leur plaît. Un exemple est la compagnie minière Pacific Rim, de Vancouver, qui poursuit le gouvernement du Salvador aux termes de l'Accord de libre-échange d'Amérique centrale pour avoir refusé à la compagnie la permission d'extraire de l'or dans une région rurale du nord du pays. Le Canada n'est même pas signataire de cet accord, donc Pacific Rim se sert d'une compagnie auxiliaire américaine pour mener la poursuite.

Les présentations ont été suivies d'un vivant échange de points de vue sur comment briser le silence à propos des activités des monopoles et comment être efficace dans la lutte contre le gouvernement canadien, qui facilite le diktat de ces monopoles en signant ces accords de libre-échange et par d'autres moyens.

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Solidarité avec les travailleurs mexicains


Les dirigeants syndicaux mexicains participent au Sommet populaire à Toronto. De gauche à droite: Martin Esparza Flores, secrétaire-général du Syndicat mexicain des électriciens (PME), Napoleon Gomez Urrutia, le secrétaire-général du conseil exécutif national du Syndicat national des mines, de la métallurgie et des travailleurs unis du Mexique (SNTMMSRM), Francisco Hernandez Juarez, co-président de l'Union nationale des travailleurs.

Plus de 250 personnes ont assisté à un forum d'une journée lié au Sommet des peuples sur la lutte des travailleurs du Mexique pour leurs droits. Des dirigeants syndicaux du Mexique ont présenté un rapport sur l'offensive brutale du gouvernement de Félipe Calderon pour écraser le mouvement ouvrier indépendant. Le forum était co-présidé par Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos (USW), et Dave Coles, président du Syndicat canadien des travailleurs de l'énergie et du papier (SCEP), et mettait en vedette les dirigeants syndicaux de nombreux secteurs de l'économie mexicaine dont les mines, la métallurgie et l'acier, des ouvriers de l'électricité, du téléphone, les travailleurs des secteurs techniques et professionnels. Trois de ces dirigeants sont Martin Esparza Flores, secrétaire général du Syndicat mexicain des électriciens (PME), Francisco Hernandez Juarez, co-président de l'Union nationale des travailleurs, élu en septembre 2009 au Congrès fédéral, et Napoleon Gomez Urrutia, secrétaire général du Conseil exécutif national du Syndicat national des mines, de la métallurgie et des travailleurs unis du Mexique (SNTMMSRM), actuellement obligé de vivre en exil au Canada en raison de menaces faites à sa vie.

Ce forum public a été organisé dans le cadre des activités en cours pour renforcer la collaboration internationale entre les syndicats du Mexique, du Canada et des États-Unis. Vingt-huit années du FMI, de la Banque mondiale, du néolibéralisme, du G8 et du G20 n'ont apporté que plus de misère et une répression brutale des travailleurs mexicains, tandis qu'une très petite minorité de gens très riches a prospéré.

Les dirigeants syndicaux ont décrit le Mexique comme un État échoué dans le sens qu'il a abdiqué toute notion de responsabilité publique envers le bien-être du peuple. Ainsi, le droit et le diktat de monopole bafouent la primauté du droit. Les forces de la police fédérale sont complices des assassinats et de la terreur paramilitaires. Les syndicats indépendants sont brutalement attaqués alors que des syndicats fascistes sanctionnés par l'État imposent aux travailleurs « des ententes de protection ».

Comme dans de nombreux autres pays dans le monde entier, les entreprises canadiennes, en particulier dans l'industrie minière, sont parmi les importants monopoles internationaux responsables de ce programme antinational et antiouvrier. Ils ont même à Mexico leur propre chambre de commerce, composée de plus de 1600 entreprises canadiennes.

La situation montre que les travailleurs canadiens doivent trouver les moyens d'exercer un contrôle sur l'économie, pour eux-mêmes mais aussi pour s'acquitter de leur responsabilité internationaliste, pour faire en sorte que les relations du Canada avec les autres nations soient sur la base de l'avantage réciproque.

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60e anniversaire de la guerre de Corée

Ne touchez pas à la Corée !

Il y a soixante ans, le 25 juin 1950, les impérialistes américains encourageaient le gouvernement fantoche de Syngman Rhee qu'ils avaient installé au pouvoir au sud du 38e parallèle de la Corée à déclencher une guerre fratricide contre la partie nord de la nation. En dépit de tous les éléments de preuve qui établissent clairement pourquoi, quand, où et comment les États-Unis ont planifié et lancé des provocations qui ont conduit à cette guerre d'agression (la désinformation anglo-américaine dont le Canada fait partie, lui qui a pleinement collaboré avec les États-Unis en envoyant plus de 27 000 soldats en Corée), les États-Unis continuent de blâmer « l'agression du Nord » pour la guerre.

Cette désinformation criminelle qui continue jusqu'à ce jour montre à quel point les États-Unis en sont rendus pour justifier leur domination militaire et politique de la Corée du sud qui sert de tête de pont aux visées géopolitiques de l'impérialisme américain de contenir la Chine, dominer l'Asie orientale et dominer le monde entier.

La désinformation au sujet de la guerre de Corée et de qui était l'agresseur sert également à dissimuler le fait que ce sont les États-Unis et leurs alliés comme le Japon, la Grande-Bretagne et le Canada qui sont responsables de la division continue de la Corée, de l'instabilité politique qui en résulte et du danger de guerre constant qui existe dans la péninsule coréenne et en Asie.

Maintes fois les États-Unis ont refusé de signer un traité de paix avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC), selon les termes de l'Accord d'armistice qui a mis fin aux combats dans la guerre de Corée. La proposition d'un traité de paix faite à nouveau en janvier dernier par la RPDC renforcerait la paix et favoriserait la stabilité politique dans la péninsule coréenne. Cela aussi a été rejeté par l'administration Obama.

Le régime fasciste de Lee Myung Bak installé par les Américains, qui a été porté au pouvoir en février 2008, a la même conception anti-communiste que le régime de Syngman Rhee, installé au pouvoir en Corée du sud après la Deuxième Guerre mondiale et dont les troupes, sous le diktat des États-Unis, ont mené les provocations qui ont abouti au déclenchement de la guerre de Corée. Plus récemment, ce régime fasciste sous le diktat des États-Unis a organisé l'incident du Cheonan - le naufrage d'une corvette sud-coréenne durant les exercices militaires annuels Foal Eagle, menés conjointement par la Corée du sud et les États-Unis. Cet « incident » a été organisé pour briser la résistance du peuple coréen face à l'impérialisme américain et fournir une justification à la Corée du sud pour sa servilité envers l'impérialisme américain. Cette soumission sert finalement de prétexte pour une nouvelle guerre de Corée, comportant le risque d'une guerre nucléaire catastrophique non seulement pour la péninsule coréenne mais pour le monde entier.

À l'occasion du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses salutations révolutionnaires au peuple coréen tout entier, lui qui s'est battu héroïquement durant la guerre de Corée et a défait les États-Unis et leurs alliés qui avaient déclenché cette agression avec le drapeau des Nations unies. Notre Parti honore l'héritage du président Kim Il Sung et du Parti du travail de Corée, dirigeants de la victoire du peuple coréen pendant la guerre, et la direction actuelle du général Kim Jong Il qui dirige le peuple coréen dans la défense de son pays contre l'impérialisme anglo-américain, la réunification de la patrie et la lutte pour l'indépendance, l'autodétermination et la liberté jusqu'à la victoire finale.

La classe ouvrière et le peuple canadiens doivent faire preuve de vigilance, se tenir avec le peuple frère de Corée, soutenir sa lutte pour la réunification, l'indépendance et la paix et s'assurer que les États-Unis ne parviennent pas à provoquer une autre guerre d'agression contre la RPDC et que le Canada ne participe pas à ces activités guerrières.

Vive la lutte du peuple coréen pour la réunification, l'indépendance et la paix !
Ne touchez pas à la Corée ! Troupes américaines, hors de la Corée !


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